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Accueil du site > Actualités > Europe > Les fossoyeurs de l’UE

Les fossoyeurs de l’UE

La mixture idéologique du PS français exhale un relent d’intime contradiction à l’égard du traité de Lisbonne qui devrait, enfin, offrir un cadre institutionnel pour l’UE à vingt-sept.

Si Vincent Peillon et quelques parlementaires, partisans du non en 2005, ont enfin reconnu l’échec absolu de la stratégie de rejet (« espérant créer un rapport de forces qui permettrait de renégocier le traité (...) ce n’est pas ce qui s’est passé ») certains socialistes prônent la plus contradictoire des alternatives : l’appel à un nouveau référendum ou l’abstention des élus ! Crainte de servir Nicolas Sarkozy en reconnaissant la réussite de sa volonté de relancer la locomotive européenne, ou peur d’assumer au grand jour ses divisions internes persistantes ? Si Hollande, le Sert-à-rien général, en arrive à ce degré zéro de la position politique, le mouvement de refondation sera mort-né.

 

Valéry Giscard d’Estaing revient, dans un article teinté d’amertume condescendante (« La boîte à outils du traité de Lisbonne », Le Monde du 27 octobre) mais pertinente, sur les paradoxes et faux-semblants de ce traité. Il glorifie ainsi, à rebours, la qualité du projet constitutionnel qui avait une vraie cohérence et l’objectif de simplifier (eh oui !) les textes fondamentaux de l’UE.

 

Avec Lisbonne, on en revient à la bonne vieille pratique technocratique de l’ajout par amendements à des traités antérieurs (Rome et Maastricht en l’espèce). Résultat : sous couvert d’une appellation première de « traité simplifié », une forme indigeste, illisible pour le citoyen, sauf à lui pondre une version compilatrice. Là où le traité constitutionnel formait un ensemble autonome pour une avancée notable dans cette construction d’intégration pacifique, le traité de Lisbonne reprend les seuls aspects techniques pour faire fonctionner les institutions, laissant à l’état de capharnaüm inaccessible pour le citoyen les dispositions des autres traités synthétisées dans la partie III du traité rejeté par les Français et les Néerlandais.

 

On a donc « bricolé », pour l’ancien président, délaissant toute allusion à l’envergure constitutionnelle, une « maladie honteuse » sans doute, comme le déplore VGE.

 

Que les nonistes hostiles à la construction européenne aient soutenu de casser la dynamique, rien de plus logique. La vraie faute politique revient à tous ces modérés prétendus qui ont détourné la question référendaire pour servir leurs ambitions nationales (avec un échec cinglant pour la plupart, suite aux résultats de l’élection présidentielle). Ceux-là devraient au moins admettre la stérilité de leur positionnement claironné, deux ans et demi plus tard. Et bien non, certains s’obstinent à vouloir avoir raison.

 

Ainsi Laurent Fabius, de passage sur France Inter, qui s’adonne à une démonstration en règle de la mauvaise foi politique. A nouveau, le voilà s’érigeant en censeur du nouveau projet européen. Ses arguments s’entrechoquent, et parfois se contredisent, sans que cela lui pose le moindre cas de conscience.

 

« Déni de démocratie », formule choc qu’il assène pour stigmatiser la voie parlementaire retenue pour ratifier le traité de Lisbonne. Outre que cela révèle son total mépris pour la démocratie représentative, tout aussi légitime que la démocratie directe comme le rappelle l’article six de la Déclaration des droits de l’Homme, cela constitue la plus éclatante manifestation d’un populisme de gauche qui sacralise à outrance la voie populaire. Dangereux penchant qui pourrait décider, à ce titre, à remettre en cause quelques grandes lois de la République (sur l’IVG, sur l’abolition de la peine de mort) sur lesquelles le peuple n’a pas été convié à se prononcer.

 

Contradiction interne révélatrice de l’opportunisme argumentatif de Fabius : tout en estimant que le Parlement ne peut se prononcer sur un texte rejeté par référendum, ce qui sous-entend traité de Lisbonne = traité constitutionnel, il affirme, dans le même temps, que les défenseurs du oui avaient bien (dès 2005, sans doute !) un plan B, contrairement à ce qu’ils prétendaient, ce qui suppose deux textes bien différents. Alors quoi ? Il faut que le prétendu portefaix de la parole du peuple choisisse et cesse ses escroqueries intellectuelles.

 

Sans vergogne, l’anti-européen de fait reproche au traité de Lisbonne d’être illisible ! Incroyable. Le même reprochait au traité constitutionnel d’être trop compliqué, alors que son objectif était bien de se substituer aux autres traités et donc de simplifier la lisibilité des règles institutionnelles de l’Union. Fabius s’est pourtant battu pour son rejet et le voilà aujourd’hui qui reproche au traité de Lisbonne d’avoir abandonné cette perspective, renouant avec la tradition cumulative par amendements. Là encore, c’est tout et son contraire à dénoncer également, sans honte de son incohérence absolue à deux ans et demi de distance. Et ça se revendique encore partisan de l’UE.

 

Autre reproche invraisemblable de l’ex Premier ministre reconverti en fossoyeur de l’Europe : le traité de Lisbonne ne serait pas assez ambitieux, car il ne prévoit rien sur les politiques communes à mener. Le traité constitutionnel reprenait, dans sa partie III, le contenu des politiques antérieures en développant ou simplifiant certains points : ça ne lui convenait pas. Le traité de Lisbonne se contente, dans une certaine urgence, de fixer les règles institutionnelles : ça ne va pas mieux. Il faut que les Fabius et compères assument pleinement leur rôle d’opposants à la construction européenne, sauf à ne retenir qu’un seul Etat membre, si possible peuplé des seuls adeptes de leurs fumeuses positions.

 

Il est grave que des élus, s’affichant pro-européens, se permettent de tels écarts avec l’honnêteté intellectuelle de base. C’est bien d’un déni de représentativité auquel ces élus vont se livrer en refusant de prendre part au vote sur la ratification de ce texte vital pour une UE paralysée. Et ils prétendent encore défendre l’élargissement des pouvoirs du Parlement, alors qu’ils conchieront ainsi son rôle actuel en ne se prononçant pas sur le traité soumis.

 

Les coups de boutoir sans masque des souverainistes valent presque mieux que les tortillements pernicieux de ces hypocrites contempteurs.

 


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218 réactions à cet article    


  • Neos 2 novembre 2007 09:32

    Bonjour, cet article souligne à sa manière l’étonnante subsistance en France d’un discours qui, malgré ses erreurs et ses mauvais calculs, trouve toujours (apparemment) des oreilles attentives auprès de nos concitoyens.

    Il est légitime de vouloir croire à une alternative au projet actuel de construction européenne. La tendance actuelle de l’Union vise à consolider l’architecture structurelle de son marché intérieur et de digérer lentement l’élargissement de 2004. Ce qui prendra du temps. Face à ces 2 chantiers, sur lequel se grève un défi politique - trouver le moyen d’impliquer toujours + les peuples européens et tenter d’inverser la dérive du déficit démocratique - les voix qui prétendent qu’il faudrait ’faire autrement’ ne présentent que très peu d’arguments concrets pour expliquer ’une autre voie’.

    Critiquer l’absence de réaction européenne à l’égard des ’non’ français et néerlandais en prétendant que ’rien n’aurait changé’ est un mensonge. Pendant plus d’un an, entre 2005 et 2006, les Etats et les institutions européennes ont consulté. Finalement, le processus engagé avec le traité établissant une constitution européenne a été abandonné. Le changement en soi porte sur ce coup d’arrêt d’un processus engagé en 2001 lors de la déclaration de Laeken (BE).

    Critiquer la méthode que les Etats ont adoptée en 2007 pour porter le traité ’modificatif’ (il n’y a bien qu’en France que les médias et autres consorts parlent de ’traité simplifié’ car lisez bien le titre du projet original, c’est un traité ’modifiant’ les traités existants... par simplifiant ces textes) est un autre point sur lequel il me semble important de dire un mot.

    La peur de la consultation populaire a semble t-il emporté décision au sein du Conseil de l’UE. Les Etats membres craignent cet outil qui, non seulement peut avoir des incidences politique à l’échelle nationale (le Président francais aurait il eu l’audace de faire comme son prédécesseur en 2005 et ne pas ’en tirer les conséquences’ si d’aventure un nouveau ’non’ était sorti des urnes après ce referendum hypothétique qui n’aura pas lieu à la fin de 2007), mais aussi à l’échelle européenne puisque l’unanimité est requise pour valider la ratification du texte... or, un nouvel échec sur les institutions aurait un poids négatif sur le projet de construction européenne tel qu’aucun Etat ne veut prendre la responsabilité, même collective, de la possibilité de voir cet échec se concrétiser un jour.

    Alors voilà. Le Paléosocialisme français, dont M. Fabius se veut être le leader, surfe sur une logique qui est la sienne de trouver bon de continuer de croire qu’il y aurait une alternative à la stratégie de construction européenne (marché intérieur + approfondissement). Bien. On lui demandera gentiment de préciser laquelle... En 10 points par exemple.

    Constituer une vague sur une base d’anti-tout, de tout-et-rien est une chose. On attendrait cependant un peu mieux de la part de quelqu’un qui a été, rapellons-le, Premier ministre de la République.


    • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 10:56

      Apport et mise en perspective à saluer. J’ajoute, pour revenir vers le problème français qu’exploite politiquement le sieur Fabius, qu’il y a un vrai manque de « culture politique » du référendum en France. On dramatise toujours et on radicalise les positions, au point d’y greffer, parfois par pure mauvaise foi, des sujets qui n’ont strictement rien à voir avec le thème soumis au vote.


    • JPL 3 novembre 2007 05:55

      à l’auteur et à Neos

      J’étais personnellement peu enthousiasmé par le traité constitutionnel : il avait le mérite technique de faire une remise à plat d’un patchwork de traités et amendements et le (faible) mérite de solenniser quelques symboles (drapeau etc.). En revanche pas vraiment de progrès en matière d’Europe, si ce n’est un processus de décision moins bancal que celui (en vigueur) du traité de Nice. Ce dernier point était bien le seul qui me paraissait justifier de voter pour ce texte. Inversement il me paraissait légitime que d’autres s’y opposent et vous n’avez en aucune manière le droit de présupposer que les opposants sont par essence de mauvaise foi ou calculateurs (et je ne suis pas un fan de M Fabius).
      Votre attitude n’est pas honnête, en tout cas pas rigoureuse, sauf si vous acceptez que les « autres » pensent la même chose de la motivation de vos positions, et après on n’avance guère...).

      Ce préalable étant posé, qu’est ce que le traité (en aucune manière simplifié comme on l’ânonne dans trop de textes en France : c’est un Traité modificatif voir sur le site de l’UE) qui est proposé ? C’est une réorganisation et récriture du projet de texte de constitution en :

      - un ensemble d’amendements aux traités existants (au lieu d’avoir un nouveau texte qui se substitue à l’ensemble)

      - de longues annexes qui accueillent les morceaux qui ne sont pas repris comme amendements.
      C’est d’ailleurs essentiellement comme cela que le voit Giscard d’Estaing, a priori bon expert du sujet.

      Dès lors il est malhonnête (je pèse mes mots) d’écarter l’argument qui consiste à dire : le même texte (sur le fond) ayant été écarté par référendum, la moindre des choses serait de le soumettre à nouveau aux citoyens plutôt que de le ratifier par une autre voie contre leur avis exprimé antérieurement. Dire cela n’est pas dire que le référendum est intrinsèquement mieux que la voie parlementaire (comme vous l’insinuez), c’est constater que si c’est refusé par référendum il est pour le moins litigieux de contourner ce non en passant par la voie du congrès.
      Encore une fois, aussi peu enthousiasmant que cela soit, je suis plutôt favorable à son adoption. Mais un peu d’honnêteté dans le débat que diable ! et défendez ce texte en mettant en avant les raisons qui vous poussent à vouloir son adoption, pas en taxant les adversaires de malhonnêteté parce que cela vous arrange ou en balayant de manière incorrecte des arguments valables quant au processus de ratification.


    • JPL 3 novembre 2007 06:11

      J’ajoute pour qu’il n’y ait pas de réponse à côté de la plaque : je suis conscient du fait qu’il y a des morceaux, d’abord la charte des droits fondamentaux, du TCE non repris dans le Traité modificatif. Cependant ces morceaux là n’ont pas d’implication juridique sérieuse, cette charte faisait partie des symboles solennisés mais sans grande conséquence pratique. Sur ce qui compte au quotidien le Traité modificatif est bien dans la lignée du TCE... comme le rappelle VGE.


    • Neos 3 novembre 2007 12:34

      @ JPL :

      « Dès lors il est malhonnête (je pèse mes mots) d’écarter l’argument qui consiste à dire : le même texte (sur le fond) ayant été écarté par référendum, la moindre des choses serait de le soumettre à nouveau aux citoyens plutôt que de le ratifier par une autre voie contre leur avis exprimé antérieurement. »

      Je comprends votre point de vue, mais je souhaite apporter 2 remarques :

      1) même si je pressens que votre opinion ne bougera pas sur le contenu du texte, on ne peut toutefois pas dire que celui-ci est le même. D’un point de vue ’politique’, comme l’a souligné ces jours ci François Bayrou dans les colonnes du Figaro, le traité modificatif a beaucoup perdu en substance, là où l’essentiel ’technique’ a été conservé pour permettre aux insitutions européennes de s’adapter aux changements et bouleversements qui ont suivis l’élargissement aux Etats 12 d’Europe centrale.

      2) Les français ont souvent du mal à tenir compte de l’argument qui suit, mais l’UE est constituée de 27 Etats membres qui possèdent la même légitimité à s’exprimer sur un texte. Au même titre que les autres peuples, je pense que si les Etats membres décident de modifier un texte fondateur comme l’est un traité européen de cet acabit, et si l’on souhaite impliquer les peuples dans le processus de construction européenne au XXIe siècle, une consultation populaire préalable, avec une préparation pédagogique sérieuse pour expliquer les réels enjeux de la construction européenne, me semble être louable et nécessaire.

      Je suis parmi ceux qui pensent que l’UE ne peut plus se faire sans ses peuples. Même si nos dirigeants sont effrayés à l’idée de consulter leurs citoyens, faute de ne les avoir jamais suffisamment éduqués sur la question européenne, le temps est venu d’avoir le courage de le faire.


    • Neos 3 novembre 2007 12:38

      @ JPL : « cette charte faisait partie des symboles solennisés mais sans grande conséquence pratique. »

      JPL, cette Charte des droits fondamentaux, si le traité modificatif entre en vigueur un jour, aura force obligatoire (sauf au UK) et s’imposera de jure dans les ordres juridiques internes des Etats membres.

      Vous et moi pourrez ainsi (je ne vous le souhaite pas naturellement, mais ce sera ainsi, sachez le) l’invoquer devant le juge national (donc egalement francais) si nécessaire.

      Vous voyez bien que ce texte a bien une portée pratique de grande ampleur.


    • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 3 novembre 2007 16:00

      A M. JPL Pour rappeler quelques apports de cette réforme institutionnelle :

      - L’élection, par les chefs d’Etats et de gouvernement, d’un président du Conseil européen pour deux ans et demi,

      - La désignation d’un haut représentant chargé de la politique étrangère,

      - L’extension de la pratique de la majorité qualifiée,

      - Le renforcement des pouvoirs et des compétences du Parlement européen.

      Voilà pour les principales évolutions institutionnelles.

      Concernant la complexité de ce traité et son mode rédactionnel illisible, je n’ai pas dit autre chose dans mon article, mais cela ne m’empêche pas de percevoir l’urgence de l’adopter pour relancer la construction dans le sens de l’action.

      Sans doute que la voie parlementaire n’est pas la meilleure des voies : je préfèrerais, comme l’avait défendu Cohn Bendit, que tous les peuples européens se prononcent le même jour. Mais va-t-on refuser une évolution nécessaire des institutions de l’UE sous prétexte que le mode d’adoption n’est pas satisfaisant ? Les parlementaires restent des émanations de la souveraineté populaire, il me semble.

      Quant au désolant abandon de la Charte des droits fondamentaux : certes, pour nous, cela ne fait pas grande différence, puisqu’elle était, en grande partie, inspirée par nos propres textes du bloc de constitutionnalité ; mais pour les pays de l’UE moins avancés (sans condescendance aucune de ma part) en terme de protection juridique, des libertés fondamentales, cela aurait constitué un vrai nouvel apport, dont on les a privés.


    • fg 3 novembre 2007 16:50

      Et de toute façon quand on vote non au texte parce qu’il est mauvais, inefficace et que l’union européenne est une passoire qui ramène la vie sociale vers le 19ème siècle sous pretexte de s’adapter à la concurrence chinoise ou indienne qui font travailler enfants et prisonniers on vous explique que vous avez voté contre Chirac.

      Un des domaines dans laquelle l’action de l’UE est allée le plus loin est le domaine agricole : bilan on ne sait plus ce qu’on mange, le chocolat n’en est plus, on n’a plus assez de vaches laitières, on fait mettre les terres en jachère et on n’a plus assez de production, en bref connerie sur connerie. Mais là encore dire stop c’est voter contre Chirac.

      On ne veut pas de l’entrée de la Turquie mais on l’aura malgré tout, là aussi ce sera à cause de Chirac ?

      L’Union Européenne n’a aucune légitimité démocratique et une peur bleue de demander l’avis des peuples en direct, mais cela ne gène pas les petits messieurs qui s’en mettent plein les poches même si c’est au détriment de la majorité des personnes, jusqu’au moment ou cela leur pétera à la figure et là ils diront encore : Salaud de Chirac avec son réfendum.


    • fg 3 novembre 2007 16:58

      Comme les partisans du Oui se contentent de sauter comme des cabris en chantant l’europe l’europe, un petit résumé d’un partisan du non qui lui a lu le texte en entier :

      Généralités

      Première question sans réponse : avec qui contractons nous ? L’Europe n’est pas définie dans le texte. On nous demande de nous engager sans aucune définition des entités avec lesquelles on s’engage et encore moins des critères exigibles pour faire partie de l’entité. Article 1 ne le définit pas : ouverte à tous les états européens, qu’est ce qu’un état européen ?

      Deuxième point : la phrase qui revient le plus souvent dans le texte est : est nommé ou sera nommé au singulier ou au pluriel. Des membres de commissions, des commissions nouvelles, de nouvelles entités avec à chaque fois deux personnes par pays, plus le personnel et les traducteurs. Cela va donner lieu à une croissance non maîtrisable de l’administration européenne.

      L’europe pourquoi faire ?

      3 axes de pertinence pour avancer dans la construction européenne : 1. une amélioration de la situation économique et sociale des habitants, 2. être une puissance diplomatique influente par agrégation des puissances de la communauté, 3. être une force permettant de préserver l’environnement et d’avoir un mode de développement économique compatible avec la préservation de la planète. Est ce que cette constitution apporte des réponses dans ces domaines ?

      Amélioration de la situation économique et sociale

      Est ce que nous sommes dans une situation d’efficacité dans ce domaine ?

      L’europe se caractérise par une séparation des responsabilités : économique qui reste en partie dans les pays, fiscale dont l’homogénéisation est interdite de fait par la constitution de par la volonté anglaise, monétaire la banque centrale européenne est autonome. Ceci interdit toute cohérence d’ensemble au niveau économique avec comme résultat que la zone euro a les plus mauvais résultats économiques par rapport à la zone dollar ou à l’asie du Sud Ouest. Elle est en effet incapable d’assurer un relais de croissance par accompagnement des politiques monétaires et des politiques de crédit, ce qui de plus s’aggrave par un effet monomaniaque sur les aspects blocage de l’inflation et euro fort qui désavantage la compétitivité internationale vis à vis du dollar.

      La constitution ne permet aucune avancée dans ces domaines. Les directives européennes (Bolkestein, directive temps de travail avec montée à 68 heures de la durée hebdo du travail) ne vont pas non plus dans ce sens.

      Le passage au privé d’activités rentables du secteur public ne permet plus d’assurer le financement des activités non rentables de ce secteur. (Péréquation des tarifs de l’électricité permettant de financer l’équipement des zones isolées par exemple). Cela détruit également toute politique d’aménagement du territoire, les zones isolées n’intéressent pas le privé et le secteur public n’a plus les moyens de les financer.

      Dans le domaine économique, 45% des fonds européens ont été dépensés pour l’agriculture. Pour quel résultat : des nappes phréatiques polluées, des aliments qui ne sont pas fiables et qui sont chargés chimiquement, une recrudescence des cancers et maladies créées par l’homme.

      L’augmentation de la centralisation bureaucratique de Bruxelles dans une Europe à 25 ne permettra pas non plus une bonne efficacité. Nous marchons entre un mouvement national de régionalisation parce que le niveau national n’est pas efficace (sauf s’il s’agit d’une stratégie délibérée d’affaiblissement de l’état pour laisser le champ libre à une connexion directe Europe - Région) et une centralisation européenne supra nationale.

      Puissance diplomatique

      En quoi le fait d’avoir un ministre des affaires étrangères va t il permettre de faire parler deux clans d’une seule voie ?

      Quelle avancée avons nous pour nous garantir de la vassalisation de l’angleterre par les USA. Qui va jusqu’à espionner les autres pays européens avec Echelon par exemple, sans qu’aucun pays européen ne mette de veto.

      Que ce serait il passé dans le cas de l’Irak avec la représentation de l’Europe par un ministre ?

      L’Union Européenne obtenant une personnalité juridique par la constitution va demander à être représentée en son nom propre au niveau international et en particulier au conseil de sécurité de l’ONU. Qui cédera son siège ? la France ? l’Angleterre ? les deux ? Dans tous les cas il y aura affaiblissement de cette représentativité et baisse d’influence française.

      De plus les nouveaux entrants sont des pays qui ont d’abord adhérés à l’Otan et considèrent que leur sécurité dépend des USA, l’UE n’étant qu’un porte monnaie dans lequel venir puiser pour améliorer leur développement économique. Les USA ont réussi à être les « sauveurs » en le faisant financer par l’Europe.

      Le nombre d’états de l’Europe et le fait de laisser la règle de l’unanimité sur les aspects de politique extérieure fait que 13 pays en Europe ont la majorité des voix avec 10,5% de la population européenne.

      Ces aspects de population ne simplifient pas le fonctionnement qui navigue entre droit des états et droits des citoyens. 6 pays (Allemagne, France, Angleterre, Italie, Espagne Pologne) représentent 74% de la population et 77% du PIB. Les 4 premiers font 57% Dans les pays entre 8 et 16 millions d’habitants : 8 pays pour 19 % de la population et 17% du PIB. En dessous de 8 millions : 11 pays pour 7% de la population et 6% du PIB.

      D’ou la complexité de la majorité qualifiée avec 55% des états,15 pays mini et 65% de la population.

      L’élargissement de l’union fait que les pays fondateurs locomotive de l’Europe ne sont plus majoritaires, maintenant pour avancer il faut que les wagons tirent le train.

      En terme de sécurité, en cas d’attaque, l’Europe doit d’abord se réunir sous 48h avant de déterminer quelle riposte adopter. La dissuasion nucléaire est morte, hors elle a contribué à la paix au moins autant que l’UE. Nous passons dans un système ou la France n’est plus maîtresse de son destin et ne pourra avoir comme choix pour assurer sa sécurité qu’un alignement sur les USA.

      Préservation de l’environnement et amélioration des conditions sanitaires

      Le point clé de la constitution est l’accent mis sur la libre circulation des marchandises. L’effet de serre est du en majeure partie au transport. En augmentant la circulation des marchandises on détériore encore plus les conditions atmosphériques, d’autant plus qu’il n’y a pas de projets d’infrastructures de transport non polluantes, mais que l’on accélère la mise en place de moyens de transport à bas pris par des pavillons de complaisance qui portent en eux des risques écologiques fort.

      La constitution indique qu’un de ces objectifs est d’avoir une agriculture productiviste et utilisant les moyens techniques : on a vu ce que cela donne comme résultat en terme écologique et sanitaire. La dessus pas d’inflexion.

      Sans oublier les aberrations européennes : ajout de graisses végétales (10 fois moins chères) à la place du cacao dans la définition du chocolat. Pourtant il n’y avait pas à aller dans le sens de Nestlé qui est suisse ni de mars qui est américain pour détériorer la qualité du chocolat. Encore une fois on tire vers le bas et pas vers le haut même dans des domaines plus anecdotiques.

      Articles et commentaires

      Article 2- 3 : économie sociale de marché hautement compétitive avec un niveau élevé de protection et d’amélioration de l’environnement : un ensemble d’objectifs divergents dans une même phrase. Elle promeut la cohésion économique sociale et territoriale. Mais elle n’œuvre pas à l’obtenir.

      Article 2-9 point 3 : à chaque fois que l’Europe estime qu’elle fait mieux que les pays, elle prend la main.

      Article 2-10 : la constitution a primauté sur le droit des états membres

      Article 2- 29 : l’objectif n°1 au niveau économique est la stabilité des prix avec un minimum de dérapage. Raté : la hausse depuis l’euro est entre 12 et 15%

      Article 2-39 point 5 : avant d’entreprendre toute action internationale, chaque état membre consulte les autres au sein du conseil Européen ou du conseil des ministres.

      Article 3-43 coopération renforcées que si les objectifs ne peuvent être atteints par l’ensemble dans des délais raisonnables, au moins 1/3 des états membres, et 3_325 avec accord du conseil des ministres, de la commission européenne et du parlement européen.

      Article 3-80 : la banque mondiale doit être déconnectée de toute instruction et de toutes les autres institutions. Résultat nous avons une politique monétaire totalement déconnectée des besoins économiques, incapable de soutenir une relance ou de limiter une surchauffe par exemple.

      Article 3-88 : discipline budgétaire, surveillance et mise sous tutelle.

      Articles 3-75 et 3-95 incohérents : les états ne sont pas garants des engagements pris par d’autres administrations ou organismes d’un autre état (75) mais il y a concours mutuel (95), avec des actions concertées, et des mesures pour éviter les détournements de trafic et les octrois de crédits.

      Articles 3-97 à 102 politiques pour l’emploi Aucune mesure concrète, que des vœux pieux, et 3_101 : pas d’harmonisation des dispositions réglementaires et législatives des états, porte ouverte au dumping social. Comité de l’emploi : caractère consultatif

      3-103 : le marché intérieur favorisera l’harmonisation : par le bas uniquement. Aucun progrès social n’est arrivé par application des règles du marché.

      Les points : Sécurité sociale et protection sociale des travailleurs Protection sociale des travailleurs en cas de résiliation du contrat de travail Représentation et défense collective des intérêts des travailleurs Conditions d’emploi des ressortissants des pays tiers se trouvant en séjour régulier sur le territoire Sont adoptés par le conseil des ministres à l’unanimité. Chances d’évolution : 0

      Article 3-123 agriculture et pêche : accroître la productivité de l’agriculture en développant le progrès technique en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu’un emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main d’œuvre.

      On continue à mettre de l’engrais au max et à développer le productivisme au dépends de l’environnement.

      Article 3-124 2 : le marché partout sauf pour les prix agricoles.

      Article 3-129 protection élevée de l’environnement : cohérence avec le 123 ? Et règles permettant de ne rien faire si on veut D) de l’article si cela ne gène pas le développement économique équilibré des régions.

      3-132 : protection des consommateurs : une demi page et que du vent.

      3-133 à 3-143 : transports : sont uniquement abordé les prix et interdictions de protection : pas un mot sur l’aménagement du territoire, la sécurité et les règlements pour respecter la sécurité routière.

      3-168 : l’union développe une politique commune de l’immigration visant à assurer une gestion efficace des flux migratoires (qu’est ce que c’est ?) article 5 : n’affecte pas le droit des états membres de fixer des volumes d’entrée des ressortissants de pays tiers en provenance de pays tiers sur leur territoire . Si ils viennent directement des pays 1/3 on peut si ils on ne veut pas et qu’ils passent d’abord par un autre pays européen on ne peut pas.

      Article 3-181 Culture : aucune protection de la culture européenne

      Article 3-196 : le conseil européen définit les orientations générales de politique étrangère et de sécurité commune y compris sur les questions ayant des implications en matière de défense.

      Si un développement international l’exige, le président du conseil européen convoque une réunion extraordinaire du conseil européen afin de définir les lignes stratégiques de la politique de l’union.

      Que devient la dissuasion nucléaire dans ce cadre ? Que devient l’autonomie de la France à L’ONU ? et le droit de veto au conseil de sécurité ?

      Article 3-197 : l’Union est représentée par le ministre des affaires étrangères européen qui s’exprime au nom de l’Europe dans les instance internationales.

      Appliquée à l’Irak : soit on se couche, et on obéit, soit l’Europe explose.

      Article 3-200 : en cas de crise on se réunit dans un délai de 48 h

      Article 3-201 : statue à unanimité sauf si il adopte une position sur proposition que le ministre présente à la suite d’une demande spécifique que le conseil européen lui a adressée de sa propre initiative.

      Article 3-206 : au sein des organisations internationales et lors des conférences internationales ceux qui y participent défendent les positions de l’union. ONU : les états membres qui y siègent demandent que le ministre des affaires étrangères de l’union soit invité à présenter la position de l’union.

      Article 3-214 : en cas d’attaque d’un pays membre, il informe les autres qui se réunissent et décident éventuellement de l’aider ; Trop long, trop lourd, et entre Turcs et Grecs que se passe t ‘il ?

      Article 3-225 : les accords internationaux conclus par l’Union lient les états membres.

      Article 3-234 : le parlement demande à la commission de soumettre toute proposition d’évolution de la constitution. La commission fait ce qu’elle veut, si elle ne soumet pas elle doit juste informer sur les raisons.

      3-243 : pour renverser la commission il faut une majorité des 2/3 des votants au parlement + majorité des membres totaux.

      Article 3-248 idem que le 234 sauf que la demande vient du conseil des ministres.

      Article 3-252 : le président de la commission peut virer qui il veut.


    • JPL 5 novembre 2007 05:54

      à l’auteur :
      Je n’ai pas dû être assez clair : si ce texte est très loin de m’enthousiasmer et - à mon avis - ne fera pas sérieusement avancer l’Europe sur le fond (ce qui restera difficile pendant très longtemps avec le Royaume-Uni), il me paraît nécessaire qu’il soit adopté ne serait-ce que pour sortir des mécanismes du traité de Nice.
      Ceci étant dit, sachant qu’il s’agit d’un traité modificatif qui pour l’essentiel reprend la consitution rejetée par référendum, la bonne démarche serait de faire une grande campagne d’explication pour in fine procéder à un nouveau référendum. Le temps est compté ? Je n’ai pas cru que cela dérangeait M Sarkozy sur d’autres sujets que de foncer (pour les peines plancher ou autres boucliers fiscaux).
      Le résultat prévisible de la manoeuvre qu’il entreprend sera de rendre les français encore plus méfiants quant à la construction européenne (et des hommes politiques), sur le mode « même quand on n’est pas d’accord ils s’entendent sur notre dos pour faire ce qu’ils veulent ».
      Beau résultat en perspective...


    • JPL 5 novembre 2007 06:06

      à Neos,

      Je suis très dubitatif quant à la portée réelle de la Charte. Il s’agisasit avant tout d’un plus grand dénominateur commun, recherché en espérant in fine obtenir un texte acceptable par tous les pays, Royaume-Uni ou Pologne comprise. De ce point de vue là ça n’a guère fonctionné.
      A l’arrivée ce dénominateur commun, nivellement par le bas, pourrait représenter un garde fou dans une Pologne qui resterait pilotée par le PiS ou un alliance dominée par lui. Mais pour les pays d’Europe de l’ouest ? je ne vois guère d’implication juridique réelle, qu’est ce qui ne serait déjà pas dans nos constitutions ?


    • JPL 5 novembre 2007 06:13

      à l’auteur ;
      Je crois devoir insister une nouvelle fois : parce qu’il faut sortir des mécanismes du traité de Nice, je pense qu’il faut que la consitution ou ce traité modificatif (et pas simplifié !) qui la remplace soit adopté. C’est dit sans enthousiasme mais par réalisme et je le dis clairement.

      Ceci étant dit, il faut que les politiques en faveur de cette adoption, M Sarkozy le premier, se lancent à fond pour expliquer le pourquoi et justifier le choix qu’ils proposent.. à tous les français consultés à nouveau par référendum.

      Cela prendrait du temps ? Rien n’obligeait en juin dernier à se dépêcher et - qui plus est - depuis 4 ou 5 mois le président et son gouvernement auraient largement eu le temps de faire une campagne sur ça (au lieu de faire campagne pour eux-mêmes comme s’ils devaient être réélus demain).

      Au lieu de cela on s’achemine vers la pire des solutions. Un texte a été rejeté par référendum et le succédané qui le remplace va être adopté par le congrès. Qu’est-ce qui va en rester ? On aura renforcé chez les gens le sentiment du fait que l’Europe se fait sans eux, voire contre eux. « On vote contre et puis ils s’entendent dans notre dos pour faire comme bon leur semble... ». Beau résultat pour la crédibilité de l’UE et des politiques...


    • Asp Explorer Asp Explorer 2 novembre 2007 09:47

      Contradiction interne révélatrice de l’opportunisme argumentatif de Fabius : tout en estimant que le Parlement ne peut se prononcer sur un texte rejeté par référendum, ce qui sous-entend traité de Lisbonne = traité constitutionnel, il affirme, dans le même temps, que les défenseurs du Oui avaient bien (dès 2005, sans doute !) un plan B, contrairement à ce qu’ils prétendaient, ce qui suppose deux textes bien différents. Alors quoi ? Il faut que le prétendu portefaix de la parole du peuple choisisse et cesse ses escroqueries intellectuelles.

      Ne pouvant quoter toutes les absurdités de votre article, je me contenterai de réagir à ce paragraphe assez emblématique.

      En premier lieu, et contrairement à ce que vous racontez, cette histoire de plan B était essentiellement une invention des ouiouistes qui n’avaient, il est vrai, que cette rhétorique médiocre à opposer à l’évidence pointée par les nonistes : le TCE était un texte nul. De par le fait de sa médiocrité, il a été à juste titre rejeté par deux des peuples à qui on avait eu le « tort » de demander leur avis, ce qui a dispensé d’autres pays de se lancer dans l’aventure. C’est bien dommage que le processus de ratification ne soit pas allé au bout, on aurait eu au moins une situation claire et nette des forces en Europe. Toujours est-il que, suite à ce rejet, il a fallu deux ans et demie pour qu’on arrive au traité dit simplifié. Pourquoi ce temps ? Parce qu’il fallait attendre... les élections françaises ! C’était donc ça la « tragique perte d’influence de la France », tout le monde nous attendait. Le traité dit simplifié est-il meilleur ou moins bon que le TCE ? S’il est meilleur, c’est qu’on a eu raison de rejeter le TCE, puisqu’à l’évidence il était possible de trouver mieux. Néanmoins, la plupart des observateurs sont d’accord pour considérer que le traité dit simplifié est inférieur au TCE. Donc, le TCE, présenté au peuple par référendum, n’était pas assez bon pour remporter son adhésion, voici pourquoi on en fait adopter de façon scélérate un vulgaire ersatz. Mais au fait, à quoi servait le TCE à l’origine ? Officiellement, à réconcilier les citoyens avec la démocratie européenne ! Le procédé me semble discutable.

      Enfin, pour quitter le domaine des idées pour entrer dans celui de la politique politicienne, vous semblez considérer que monsieur Fabius s’est rendu coupable d’une ignominie invraisemblable en dénonçant le TCE par pure démagogie, pour faire avancer sa carrière. En premier lieu, c’est une opinion assez communément admise dans les cercles ouiouistes, mais je me demande dans quelle mesure elle est exacte. C’est en effet faire un procès d’intention relativement stérile que de spéculer sur les intentions réelles ou supposées d’un homme. La presse (du oui) prétend que Fabius est fourbe est cruel parce que la presse (ouiouiste) dit qu’il est cruel et fourbe, avouez que l’argumetn est un peu court. Et pour ce qui est de la démagogie, faut-il rappeler que Fabius avait appelé à voter « non » bien avant que cette opinion ne soit majoritaire dans l’opinion, quand le « oui » était donné à 60% ? C’est une bien étrange conception de la démagogie que celle-là. En second lieu, et en supposant que vous ayez raison, que Fabius soit un opportuniste, en quoi serait-ce un scandale ? Qu’un homme politique prenne soin de sa carrière ne constitue pas un délit, c’est la définition d’un homme politique. Reprocha-t-on, par exemple, à Jacques Chirac de choisir la voix référendaire dans le but de diviser le PS ? Reproche-t-on, aujourd’hui, aux députés socialistes de voter d’un bel ensemble la révision constitutionnelle préalable à l’adoption du traité dit simplifié dans l’unique but de ne pas réveiller les divisions du PS, alors qu’en privé, ils sont globalement consternés par ce texte ?

      Au demeurant, un parti qui renie ses principes pour sauvegarder son intégrité mérite-t-il de survivre ? C’est un autre débat.


      • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 11:52

        Je passerai rapidement sur votre esprit éclairé qui réduit à des « absurdités » mon apport au débat.

        Je vais donc tenter de souligner les approximations et les oublis (volontaires ?) de votre logorrhée.

        Le plan B n’a jamais été une invention intrinsèque des partisans du « oui ». Il est la simple réponse à ceux des nonistes qui prétendaient que le rejet du TCE pourrait laisser émerger un autre projet (le plan B donc), sans doute l’oeuvre commune de tous les nonistes européens. Les « ouiouistes » n’ont pas cru un instant à cette perspective et ils ont eu raison : depuis deux ans et demi pas l’ombre d’un projet de traité crédible des nonistes. De là à dire que noniste = nihiliste...

        Je passe sur votre simplisme risible à juger le travail de la commission présidée par VGE comme étant « un texte nul », une « médiocrité »... Sans doute qu’à une autre période et dans une autre contrée, européenne, vous auriez aussi, coûte que coûte, défendu le choix populaire de porter au pouvoir l’un des pires dirigeants sanguinaires pour l’humanité. Le peuple a bien sûr toujours raison et il est hors de question de tenter de contre argumenter une fois qu’il s’est prononcé... Amen !

        S’il est incontestable que les peuples français et néerlandais ont bien rejeté le TCE, je vous rappelle, car vous semblez l’occulter de votre conscience embrumée, que les peuples d’Espagne et du Luxembourg ont eux embrassé le projet constitutionnel. Il ne me semble pas que des peuples valent plus que d’autres... Si ? Voie référendaire : deux partout, la balle au centre !

        Vous espériez que les consultations aillent jusqu’au bout pour qu’on puisse avoir une « situation claire et nette des forces en Europe ». Quel utopisme invétéré vous affichez ! Je vous rappelle que, rien qu’en France, aucune unité n’existait entre les nonistes, hormis l’appel au Non ! De Le Pen à Besançenot, quelle formidable harmonie... Et vous croyez un instant que les différents rejets supposés des autres peuples non consultés auraient abouti à une quelconque unité ? Ce n’est plus du raisonnement là, c’est de la puérile bouillabaisse !

        Juste pour souligner un défaut formel de votre raisonnement dans votre réponse vindicative : « (...) la plupart des observateurs sont d’accord pour considérer que le traité dit simplifié est inférieur au TCE. DONC, le TCE, présenté au peuple par référendum, n’était pas assez bon pour remporter son adhésion, voici pourquoi on en fait adopter de façon scélérate un vulgaire ersatz. » Vous m’expliquerez le rapport de cause à effet marqué par le « Donc », car il y a comme un défaut.

        Le problème de l’Union européenne n’est pas de savoir si le traité de Lisbonne est supérieur ou inférieur au TCE, il reprend simplement les dispositions institutionnelles du TCE pour tenter que les modes de décision s’affirment, que l’UE ait un visage stable et que le Parlement ait davantage de pouvoir. Vous êtes contre ces évolutions et vous vous dites européen, comme Fabius ? La bonne blague... Alors proposez autre chose de crédible, et on jugera sur pièces.

        Enfin, concernant l’objet de mon ire, le sieur Fabius : ce n’est pas son opportunisme qui me gène, c’est, en effet, logique qu’un politique chercher à asseoir sa carrière et consolide son influence, ce n’est même pas sa sincérité éventuelle d’une position qui va à l’encontre de toute sa première partie de carrière politique. Ce qui m’indigne, c’est qu’il s’associe de fait à ceux qui veulent la simple destruction de l’UE sans avoir avancé, pendant deux ans et demi, le moindre projet cohérent adoptable par les chefs d’Etat et de gouvernement, et qu’il réapparaisse, comme l’oiseau de mauvais augure, pour improviser une nouvelle charge contre ce traité avec des arguments inaudibles si on les compare avec ceux de 2005. Voilà ce que je lui reproche.


      • Zalka Zalka 2 novembre 2007 13:31

        « S’il est incontestable que les peuples français et néerlandais ont bien rejeté le TCE, je vous rappelle, car vous semblez l’occulter de votre conscience embrumée, que les peuples d’Espagne et du Luxembourg ont eux embrassé le projet constitutionnel. Il ne me semble pas que des peuples valent plus que d’autres... Si ? Voie référendaire : deux partout, la balle au centre ! »

        Balle au centre ? Dans ce cas comptons les pays où le traité est passé par le parlement alors que les sondages donnaient une opinion globalement négative : Allemagne, Grèce. Je ne parle même pas des pays où les dirigeants ont poussé un grand ouf de soulagement à l’annonce des non français et néerlandais : Britannique et danois.

        Pendant ce temps, les bobos ouiouistes dans votre genre ont sauté de joie lorsqu’il y avait « un signal fort » du genre : le parlement finlandais a ratifié le TCE. Et les finlandais, ils en pensent quoi au juste ? Peu importe pour les pseudos journalistes qui pululent dans nos médias. Ce qui importent, c’est la ratification, pas ce qu’aurait pu en penser les bouseux finlandais. On ne va pas risquer d’appendre qu’ils soient contre : on n’a pas besoin de savoir s’ils sont pour puisque le parlement l’est !


      • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 16:26

        « bobos ouiouistes dans votre genre » ? C’est quoi ce procès d’intention fantasmatique qui préjuge de ma qualité ? Je n’ai strictement rien à voir avec cette étiquette... renseignez-vous un peu plus avant de sombrer dans la stigmatisation tellement facile qu’elle se dégonfle en piètre baudruche...

        Avec votre argumentation, on en revient à ce que je développe dans mon article : la démocratie représentative est, pour vous, a priori indigne pour se prononcer sur un sujet européen... Quel peu de respect vous affichez pour les parlementaires des pays européens, et de la Finlande en particulier... vous a-t-on seulement appris ce qu’était les principes fondateurs d’une démocratie et du fonctionnement de la souveraineté populaire ?

        Et puis le peuple a toujours raison... bien sûr ! Il suffit d’ailleurs de relire aujourd’hui les amalgames et déclarations alarmistes des responsables politiques nonistes pour apprécier combien le peuple a pu être subtilement éclairé (http://pamphletaire.blogspot.com/2005_06_23_archive.html)


      • abelard 3 novembre 2007 00:25

        Alors là, Asp, chapeau... Je suis entièrement d’accord avec ce que vous dites... Et un joli style avec ça. Ouf, ça fait du bien, merci...


      • Dolores 10 mai 2008 20:58

        Je fais partie de ceux qui ont voté "non" au TCE, mais aussi bien avant cela au Traité de Maastricht.

        Je fais partie de ces imbécile ignorants qui se sont donné la peine de lire de la première à la dernière ligne ces 2 traités. Je n’ai donc pas voté sous l’influence de qui que ce soit, dans un camp comme dans l’autre. Mais Fubius, quoi qu’on en pense par ailleurs, a fait son travail en ne mentant pas effrontément sur les conséquences de ce traité comme l’ont fait ( et comme un seul homme) tous les ouiistes et les médias

         Des gens "bien intensionnés" ont expliqué aux Français que ces textes étaient totalement illisibles et qu’il valait mieux faire confiance les yeux fermés à tous ceux qui voulaient un vote positif. Ces gens-là, une forte proportion du monde politique, prennent les Français pour des idiots incapables de comprendre ce qu’ils lisent. Et vous reprennez cette façon de penser en nous affirmant que c’est trop ardu pour le commun des mortel de lire le "mini traité" alors que la majorité d’entre nous ne peut juger sur pièce puisque celui-ci n’a pas été diffusé.

        Personnellement, ce qui m’inquiète c’est de constater que la démocratie peut être bafouée sans que personne ne s’en émeuve . Apparemment cela ne vous choque pas.

        Le referendum de mai 2005 a donné une large majorité au "non". Si la France était une véritable démocratie, ( " le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple" selon la constitution )on serait passé à autre chose. Pourquoi ne pas plancher sur un plan B totalement nouveau ?

        Le gouvernement actuel nous dit au contraire : vous avez voté "non" ? on s’en tamponne, on fera comme si vous aviez voté "oui " quitte à "tripatouiller" un peu le texte pour faire croire que ce n’est pas le même !  

        Ce qui amène à se poser la question de la représentation dans une démocratie. Puisqu’on va faire ratifier ce traité par l’Assemblée pour être sûr qu’il sera adopté, on démontre la collusion des politiques entre eux,tous partis confondus, pour ignorer le "peuple souverain". Et contre la volonté de ce peuple ". Ce qui signifie en clair que nous avons de représentants qui ne nous représentent pas , sinon on devrait obtenir 55% de "non" au moment du vote par les députés. Et Sarkozy est sûr qu’il sera adopté !!!!!!!

        Ces pratiques s’apparentent à une dictature et font très mal augurer de ce que sera l’europe et ses institutions puisqu’elle se fonde sur la négation des droits des peuples et de leur volonté.

        C’est justement de cette europe-là dont les Français ne veulent pas, et pour de bien d’autres raisons tout aussi fondées. 

         


      • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 11 mai 2008 01:00

        Bouh ! j’ai peur ! la France est donc une dictature ? mazette ! Cachons-nous ! vite ! L’UE est un monstre froid qui va nous bouffer tout cru.

        Je confirme et paraphe que le traité constitutionnel et a fortiori le traité de Lisbonne est inaccessible à la plupart des citoyens... Désolé, l’angélisme ou la démagogie qui consiste à déceler l’intelligence subtile de la majorité de mes congénères... pas pour moi !


      • Internaute Internaute 2 novembre 2007 10:00

        @Neos

        Le Non du référendum n’a pas rebondi pour la seule raison qu’il n’y a pas d’appareil politique d’importance qui soit contre la forme actuelle de l’Europe.

        Le Plan B est une invention de journaliste. Les nationalistes proposent depuis longtemps une Union Européenne qui soit une association de nations. Ce modèle a trés bien fonctionné, il n’a rien d’utopique et c’est à lui qu’on doit les grandes réussites mises au crédit de l’Europe. Je ne vois donc pas pourquoi vous dites qu’il n’y a pas d’autre solution.

        L’unité politique de l’Europe n’est pas un objectif souhaitable. C’est vrai que si vous ne concevez l’Europe que comme une entité supranationale avec un gouvernement central, quelque soit l’appellation qui lui soit donnée, alors il n’y a pas d’autres alternatives et il vaut mieux ne rien avoir du tout.

        L’unité de l’Europe doit se faire sur le plan économique en renforçant la préférence européenne et le marché commun. Les accords politiques doivent se limiter à la défense des intérêts des peuples européens. Il faut suuprimer tout le système qui conduit par exemple à refaire les plaques automobiles ou créer une super-justice et une super-police. Celui-là est nuisible. Les associations politiques peuvent trés bien se faire de manière ponctuelle et momentanées entre un groupe de nations européennes qui ont envie d’y participer mais cela doit rester un objectif secondaire. Tout ceci n’a rien d’utopique mais demande de résister aux sirènes du pouvoir mondial et de l’OMC, ce qui n’est évidement pas facile pour un président en campagne qui va rendre visite au Congrés Juif Mondial avant même d’aller à la Maisaon Blanche.

        @l’auteur,

        Le PS n’a pas besoin d’exister pour couler l’Europe. Lisez ci-dessous notre avenir et méditez à ce que cela signifie.

        http://fr.rian.ru/world/20071101/86304848.html

        TBILISSI, 1er novembre - RIA Novosti. La Géorgie est un pays européen et un membre potentiel de l’OTAN, a déclaré jeudi à Tbilissi le sous-secrétaire d’État américain pour l’Europe et l’Eurasie Daniel Fried, en visite de 24 heures à Tbilissi.

        « Nous devons adopter la même approche à l’égard de la Géorgie qu’à l’égard des pays baltes, de la Pologne et des autres nouveaux membres de l’Alliance. Tout dépend de la Géorgie. L’OTAN est, avant tout, une alliance des valeurs. Les pays qui cherchent à y adhérer doivent renforcer leur démocratie. La Géorgie doit mériter d’être membre de l’OTAN », a indiqué M.Fried.

        « Le sort de la Géorgie est encore incertain. Beaucoup dépend des décisions que le peuple et les irigeants géorgiens prendront dans l’avenir », a-t-il ajouté avant de noter que les autorités géorgiennes oeuvraient pour réformer le régime géorgien selon les normes démocratiques.

        Voici le CV de M. Fried

        http://www.state.gov/r/pa/ei/biog/46525.htm


        • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 12:02

          En effet, votre projet à l’avantage de la clarté... Quant aux multiples réussites apportées par le nationalisme, l’histoire du XXème siècle est là pour le confirmer !

          J’ai attentivement lu votre petit lien, et je ne vois pas ce que cela signifie autre qu’un rappel des principes à un pays qui souhaiterait devenir membre d’une alliance militaire... Quel rapport avec la construction de l’Union européenne et le traité de Lisbonne ? On s’égare là...


        • Internaute Internaute 2 novembre 2007 12:33

          Votre réponse est bien superficielle. Ce sont justement les associations de nations dans des projets utiles qui ont conduit à la CECA, au Concorde, à la PAC (à réformer) à l’ESA, EADS etc. Vous ne nierez pas qu’il s’agit de réalisations un peu plus positives que ce que propose l’UE actuellement.

          Le lien que je donne est en plein sujet car il montre que l’Europe n’est toujours pas définie sur le plan géographique. On demande au public d’adhérer (on lui impose maintenant) à un projet sans contenu et sans limites, au nom des droits de l’homme et du politiquement correct. C’est une duperie et une impasse. Ce lien montre aussi que les décisions nous concernant sont prises au premier niveau à Washington. Ce n’est pas ce que j’attend de l’UE. J’attend qu’elle travaille à la sauvegarde des intérêts des peuples européens et non pas à la défense d’intérêts supranationaux qui nous considèrent comme du bétail et de la chair à canon.


        • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 16:45

          Sur le plan juridique, il n’y a aucune différence entre la démarche de la CECA et celle du traité de Lisbonne : nations qui ratifient, ou non, un traité.

          Vous avez tendance à tout confondre dans votre énumération : des projets portant sur la construction européenne, type CECA, Rome, Maastricht ou Lisbonne, des politiques communes comme la PAC et des initiatives d’entreprises privées sur le plan économique (type EADS).

          Pourquoi juger positivement la collaboration économique entre nations empêcherait-il de vouloir réformer les institutions de l’UE, inadaptées à un fonctionnement à 27 ?

          Pour en revenir à votre lien : jamais je n’ai prétendu que l’Europe était définie géographiquement, mais, puisque vous l’évoquez, il me semble que la notion géographique de l’Europe existe bien... Ainsi la Turquie a-t-elle une partie (minoritaire) de son territoire appartenant à la plaque occidentale et une autre partie relevant de la plaque orientale. Le tout est de savoir si politiquement, culturellement, elle relève davantage de l’une ou de l’autre. Il s’agit là d’un positionnement face à une réalité géographique ambiguë.

          Quand a-t-on demandé, voire imposé selon votre terminologie (il est vrai que les chefs d’Etat et de gouvernement qui se réunissent aux Conseils européens sont tous des autocrates non élus !) aux peuples d’adhérer à « un projet sans contenu et sans limites » ? Vous affirmez, vous ne démontrez rien.

          Püisque vous semblez effrayé qu’on se trouve sous la coupe des Etats-Unis, il faut peut-être donner les moyens à l’UE de s’en affranchir. Pour cela il lui faut des outils institutionnels qui tiennent la route, qui soient efficaces. Le traité de Lisbonne est proposé pour cela !

          Alors bien sûr, on peut encore faire la fine bouche comme en 2005, rejeter le projet et estimer que l’Europe ça ne sert à rien, qu’on est tous des vendus aux Américains et que rien avance... Bien sûr, on peut... Mais reconnaissez que l’Europe de Monnet et Schuman n’a jamais avancé sur la voie du refus systématique.


        • stradiuvarius 2 novembre 2007 22:19

          Fausse et mauvaise grille de lecture Decrauze, les guerres du XXème siècle ne sont pas la conséquence des « Nationalismes » , mais le reliquat du démantelement des Empires passés (Austrro Hongrois, Ottoman entre autre), lesquels ressemblent d’ailleurs à s’y méprendre à cet infâme Union Européenne qui se construit aujourd’hui, sous vos yeux écarquillés et pleins d’une béate admiration, parce qu’on vous a dit qu’elle était un projet « de paix » (les pauvres Kosovars en 1995 peuvent en attester sans problème).


        • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 3 novembre 2007 10:11

          J’ai passé l’âge de la naïveté, le Stradiuvarius, et je connais vos contrées intellectuelles pour les avoir fréquentées de longues années.

          Votre façon de tourner l’histoire à l’avantage de votre chapelle idéologique, votre manière de discréditer la thèse de l’autre en présupposant son endoctrinement par le système européen tient de la grosse, de la maousse couture.

          Je réitère donc ma remarque : la tendance nationaliste alliée à l’esprit revanchard a contribué de façon déterminante au déclenchement des deux guerres mondiales.

          Pas besoin qu’on me dise quoi que ce soit sur l’UE que vous jugez infâme (allez essayer d’autres espaces puisque celui-ci semble tellement abjecte... ah mais non, pas possible, votre précieux endroit, celui où vous êtes né, va vous manquer...) : la paix nous l’avons depuis quelques décennies. Les Kosovars ne faisaient justement pas partie de l’UE, si cela vous avait échappé.


        • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 3 novembre 2007 16:12

          Le petit donneur de leçon de Stradivarius voudrait qu’on s’intéresse à sa prose perturbée ? Je ne lui ferai pas ce petit plaisir jubilatoire.

          L’insignifiance qui s’ébroue petits poings en avant, et qui croit ainsi dépasser son évidente médiocrité. Abstenez-vous de traîner sur ces pages, vous encombrez.


        • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 3 novembre 2007 17:45

          Il est rigolo ce stradiminus : il réclame tout et son contraire, doit avoir le ciboulot vermoulu le pôvre...

          Pour vous contrarier : je suis parfaitement heureux et je reste là pour vous déplaire atrocément...

          Je suis dans le privé, et oui... un autre, vous pouvez vous sentir visé, gesticule dans le néant...

          Allez, encore un ’tit tour stradiminus ?


        • JL JL 2 novembre 2007 10:09

          C’est quoi l’Europe ? c’est avec les US la partie du monde la plus riche ! C’est aussi un territoire où l’on entre comme on veut. C’est enfin un vaste marché organisé par une commission non démocratique, elle-même influencée, c’est un euphémisme, par les lobbies au services de multinationales plus voraces les unes que les autres.

          Tout sur la construction de l’UE, sur le TCE et sur son clone dit « traité » simplifié a été dit. A votre titre « Fossoyeur de l’UE » je réponds « Fossoyeurs de la République ». Mais dans ce crime de haute trahison qui se prépare, s’il aboutit il sera prescrit à tout jamais, car il n’y aura plus d’instance pour l’instruire, sinon l’Histoire peut-être, puisque l’instance mourra avec la République.

          Vous écrivez, et c’est là le seul véritable argument des ’fossoyeurs de la souveraineté populaire’ : «  »populisme de gauche qui sacralise à outrance la voie populaire. Dangereux penchant qui pourrait décider, à ce titre, à remettre en cause quelques grandes lois de la République (sur l’IVG, sur l’abolition de la peine de mort) sur lesquelles le peuple n’a pas été convié à se prononcer.«  » Comparaison n’est pas raison. Votre seul argument n’est qu’un sophisme.


          • Internaute Internaute 2 novembre 2007 10:16

            Je rappelle quand-même que sur les 55% qui ont dit NON, 27% de ceux-ci étaient les électeurs du Front National (15% de 100% font 27% de 55%). Le NON a traversé toute la population quelle que soit son appartenance politique. Fabius était le chef de file des noniste du PS, et du PS seulement.


          • arturh 2 novembre 2007 10:43

            Vous oubliez aussi une chose, JL, l’UE, c’est d’abord et avant tout la base militaire et le porte avion des USA de ce côté de l’Atlantique.

            http://www.eucom.mil/english/index.asp


          • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 12:12

            Sophisme d’un côté, peut-être, mais oeillères de l’autre... l’un des projets du traité de Lisbonne est de renforcer les pouvoirs du Parlement et donc la souveraineté populaire européenne...

            Mais je me rends compte qu’il est vain d’argumenter puisque, pour vous, la richesse d’une zone où il fait bon vivre parce que, avant tout, la guerre ne l’a pas atteinte grâce aux initiatives prises six ans après la fin de la Seconde guerre mondiale (la CECA, 1951), est une infamie en soi.

            Je vous laisse donc à vos fantasmes de haute trahison, de fin de la République parce qu’on cherche à donner des outils à une Union qui nous a offert de telles conditions de vie. Allez vite rejoindre les zones préservées de tels crimes !


          • JL JL 2 novembre 2007 12:18

            l’auteur : Vous écrivez : «  »pour vous, la richesse d’une zone où il fait bon vivre ... est une infamie en soi.«  »

            Où avez-vous lu ça ? Cette remarque de votre part est aberrante. A l’avenant avec le reste.


          • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 12:30

            Où j’ai lu cela ? Votre point d’exclamation à la fin de « la partie du monde la plus riche ! » ne semble déjà pas relever du laudatif, mais suivons le fil de votre « raisonnement » : une zone riche, ouverte à tous les vents migratoires et dirigée par des institutions non démocratiques (le Parlement n’existe pas, bien sûr !). Tout cela dans le même paragraphe. Vous a-t-on seulement expliqué que dans une unité rédactionnelle, le paragraphe, une seule idée (argument) doit émerger, sous peine de sombrer dans la confusion ?

            Lorsque je lis ces trois constituants dans une tonalité négative à l’égard de l’UE, laquelle est confirmée par la suite, j’en déduis que pour vous, en effet, la richesse européenne permise, notamment, par l’existence d’une union économique, est une infamie ! Je paraphe et contresigne !


          • JL JL 2 novembre 2007 17:52

            à loic decroze, vous écrivez : «  »Vous a-t-on seulement expliqué que dans une unité rédactionnelle ... blabla".

            Vous en avez d’autres, d’arguments de ce tonneau ? Ridicule !


          • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 18:55

            ... de vos interventions, je n’ai rien de plus à vous offrir. On en restera donc là.


          • Forest Ent Forest Ent 2 novembre 2007 10:36

            Personnellement, j’ai été longtemps « euro-enthousiaste », et il m’a fallu (trop) longtemps pour réaliser que ce qui se construisait avec l’UE était tout sauf l’Europe. J’ai voté « non » au TCE pour des raisons de fond plus que de forme, qui me font aussi trouver le TCE2 inacceptable, et le fait de le faire passer sans référendum révolutionnaire au sens propre. C’est un coup d’état : la démocratie va reculer, sans légitimité populaire. Je deviens souverainiste par défaut : non pas par principe, mais par désespoir de voir une UE moins nocive émerger.

            C’est évidemment dévastateur aujourd’hui pour le PS. C’est sa punition pour ne pas avoir été clair en 2002, 2005 et 2007. J’espère que ça permettra de savoir enfin ce qu’est la gauche.

            Mais je pense qu’il y a à terme les mêmes soucis pour l’UMP. Après tout, elle s’est fait élire avec un discours extraordinairement ambigü autour de la protection sociale et de l’identité nationale. Je ne pense pas non plus que tous ses électeurs apprécient à terme de se voir refourguer le TCE tel quel, avec tous les acquis du chiraquisme.


            • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 12:20

              Avec l’intervenant précédent, nous étions dans le « crime de haute trahison », avec vous on passe une marche et on atteint « le coup d’Etat » ! Et c’est moi qui suis excessif...

              Je vous rappelle, tout de même, que Nicolas Sarkozy n’a affiché aucune ambiguité, avant l’élection présidentielle, quant à ses intentions de faire adopter un nouveau texte pour l’Europe sans passer par le référendum. Le peuple serait-il inconscient ? Masochiste ? Adepte du coup d’Etat claironné avant une élection démocratique ?

              Alors si maintenant la démocratie représentative est un recul de la démocratie... on atteint les zones absurdes ou dangereuses du raisonnement.


            • JL JL 2 novembre 2007 13:37

              Sophisme encore : si le peuple a accepté un traité simplifié il n’a jamais donné son accord pour un traité complexifié. Arrêtez donc de dire des inepties, ce traité est un puzzle plus ou moins mal reconstitué de son clone, le TCE. C’est VGE lui-même qui le dit.

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