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Accueil du site > Actualités > Europe > Les Français et la « nouvelle Europe »

Les Français et la « nouvelle Europe »

L’Europe à vingt-sept enthousiasme peu l’opinion publique française. L’élargissement de l’Union européenne à l’Est est mal compris en France. Cette réticence illustre un malentendu entre le sens de l’Union à l’Ouest et celui qui prévaut à l’Est, mais les Français en sont en partie responsables.

Les Français ont vraisemblablement accueilli avec indifférence l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’Union européenne le 1er janvier 2007. L’élargissement vers l’Est du projet européen est mal compris. Les Français ont longtemps cru que l’aventure européenne se réduisait au moteur franco-allemand, issu d’une courageuse réconciliation dans les années 1950. Aussi déterminante cette impulsion soit-elle, le rêve européen des " pères fondateurs " est aussi celui de la réunification de l’Europe de l’Ouest avec les pays de l’Est. Le projet d’intégration européenne est né d’un projet de paix après la Seconde Guerre mondiale en rapprochant les efforts économiques des pays belligérants mais il n’est pas seulement le projet de l’après-guerre. C’est également celui de l’après... Guerre froide. C’est une dimension politique forte que la marche vers le marché unique et la création de l’euro dans les années 1980-1990 ont pu occulter dans l’opinion ouest-européenne et notamment française, alors que les pays de l’Est se libéraient du joug soviétique. En 1957, les traités de Rome avaient été signés en pleine période de glaciation européenne (intervention soviétique à Budapest en 1956, construction du mur de Berlin en 1961...). Pour les " pays de l’Est ", l’Union européenne a donc une dimension politique et identitaire " d’ancrage à l’Ouest " dans une société de liberté et de marché. Une dimension que seule l’Otan remplissait... jusqu’au grand élargissement de mai 2004, avec l’accueil de dix pays (dont la Pologne et la Hongrie), créant alors une " nouvelle Europe ". Sans sous-estimer les attentes en matière de prospérité, l’enthousiasme manifesté dans les rues de Sofia et de Bucarest le 1er janvier 2007 fait écho à celui qui a prévalu à Varsovie ou Budapest en mai 2004 : il tranche avec l’actuel désenchantement français. Dans leur éditorial du 2 janvier, Les Echos évoquent l’existence d’un " malentendu historique " entre l’Est et l’Ouest : " A l’Ouest, l’idée européenne a pris corps en réaction aux conflits ravageurs de la première moitié du XXe siècle : il fallait assurer la paix entre les anciens belligérants en les liant par des intérêts communs. Les considérations de sécurité face à la menace soviétique ont joué, sans être déterminantes : les deux puissances nucléaires (France et Grande-Bretagne) n’ayant pas vocation à sanctuariser l’ensemble du territoire de la Communauté, celle-ci s’en remettait au " parapluie " américain. Les pays d’Europe centrale et orientale, eux, n’ont pas les mêmes références historiques. La Première Guerre mondiale a été pour la plupart d’entre eux l’occasion d’échapper à la domination des empires continentaux (Autriche, Allemagne, Russie), et de conquérir ou de recouvrer leur indépendance, voire leur existence en tant qu’Etats. Leur grande catastrophe du XXe siècle a été de tomber après 1945 sous l’emprise soviétique, et ils considèrent toujours la Russie comme leur principale menace. D’où la priorité qu’ils accordent à l’Otan, et leur attachement aux Etats-Unis. "

Ce malentendu est illustré par le recul du rêve européen dans l’opinion française depuis maintenant une douzaine d’années. La France ne semble plus chez elle en Europe. Le très court oui au traité de Maastricht en 1992 et la fin des présidences Delors à la Commission en 1995 marquent le début d’un attentisme que confirmera le non au projet de traité européen en mai 2005. Les Français ne s’enthousiasment pas pour la " nouvelle Europe " atlantiste et libérale. Ils y voient un affaiblissement du couple franco-allemand. Mais ils en en partie sont responsables. " Le malentendu [entre la France et les pays de l’Est] commence dès la chute du communisme, lorsque François Mitterrand propose de créer une confédération européenne, sorte d’union politique destinée à stabiliser le continent ", note Arnaud Leparmentier dans Le Monde au lendemain du référendum de 2005 (2). " En 1991, Mitterrand est soupçonné de vouloir fermer aux pays de l’Est les portes de la Communauté européenne, il a inclus dans son projet les anciens oppresseurs russes, mais pas les Américains, dont la présence protectrice est souhaitée par les anciens vassaux de Moscou. " En 1993, quand les Européens discutent d’un élargissement, c’est pour définir des critères techniques sans débat sur le sens politique du rapprochement entre l’Est et l’Ouest. " Tout débat sérieux fut évacué. Seul le ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine essaie de freiner la machine en 2001, mais il n’est suivi ni par Lionel Jospin ni par Jacques Chirac. Nul ne préparera les Français à l’élargissement de 2004, invoquant seulement le devoir historique. " L’idée du noyau dur lancé par la France n’a aucun soutien politique. Et pour cause : " Il incarne la nostalgie d’une petite Europe-puissance à la française ", dira justement H. Védrine.

Les Français prennent conscience aujourd’hui que l’Europe a toujours été libérale depuis les traités de Rome. Contrairement à ce que leurs dirigeants ont longtemps expliqué. Tant que l’intégration européenne se limitait à l’Ouest, apportait croissance et protection face à la mondialisation (à l’instar de la politique agricole commune), elle était acceptée. Mais depuis quelques années, l’Europe ne passe plus en France, depuis qu’elle s’aventure aux confins de l’Est. Les Français doivent se familiariser avec une nouvelle dimension européenne.

(1) Les malentendus de l’élargissement, Les Echos, 2 janvier 2006.
(2) Lire l’excellent dossier paru au lendemain du référendum, Le rêve européen confisqué, Le Monde, 27 mai 2006.


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57 réactions à cet article    


  • Wells 7 février 2007 11:03

    Je crois pas que l’on soit contre intégré les pays de l’est. Mais cela est fait trop vite, trop tôt et finalement ça n’apportera rien de bon pour eux comme pour nous.


    • (---.---.54.212) 7 février 2007 23:42

      Le message que les dirigeants Européens se sont jusqu’à présent toujours efforcés de faire passer était avant tout émotionnel. On nous a affirmé d’abord que l’Europe , c’était la Liberté, la Solidarité, la Fraternité, et bien entendu, la Prospérité .

      Or, après avoir adhéré volontiers à ces valeurs généreuses, les citoyens, en particulier Français ; se sont aperçus qu’ils avaient fait un marché de dupes. Hausse des prix, délocalisations, transferts des richesses, en particulier de nos impots vers d’autres pays, poids des lobbies, perte de souveraineté nationale, adhésions de nouveaux membres sans que les citoyens soient consultés.

      Qui peut ainsi admettre que des réglementations européennes supplantent nos propres lois ?

      D’où un revirement progressif des Français vis à vis de cette Europe et cela ne fait que commencer, car si nous avons voté contre cette convention et mis ainsi cette évolution technocratique momentanément en échec, d’autres n’ont pas eu cette opportunité (leur parlement a voté oui malgré l’opinion très méfiante, sinon opposée) ou ont arrêté le processus (GB) en cours pour éluder la question.

      Oui, l’envie pour cette europe « économique et politique » régresse dans l’esprit des citoyens, et les potiticiens ne répercutent pas ces changements de leurs électeurs.

      D’où également leur perte de crédibilité.


    • LE CHAT LE CHAT 7 février 2007 11:42

      la croatie était certainement à intégrer avant , de mon avis ; tout va trop vite et en absence de transparence et sans demander l’avis des autres européens....


      • Non666 (---.---.7.210) 7 février 2007 12:19

        Encore une fois, le probleme n’est pas dans l’erreur d’appeciation des français sur le liberalisme de l’Europe qu’il decouvrirai, il est dans le fait qu’aucun des choix fait au nom de l’Europe et des europeens ne s’est fait devant le peuple.

        Entre l’Europe simple marché commun libre echangiste, voulue par les anglais et l’Europe grande puissance souveraine voulue par les français, les europeens n’ont JAMAIS eu le choix clair et exprimé.

        Du coup de majoritaire et dominant, la vision française, diluée par la sous-representativité des grands pays et la surepresentation des lobbies est devenue minoritaire et diluée.

        Nous avions tous nos attibuts de puissance ( monnaie, diplomatie, armée ) , nous les abandonnons au profit d’une entité qui ne les revendique meme pas...

        La defense est sous-traitée a une compagnie US :l’Otan La monnaie est sous-tratée a une banque apatride qui ne se soumet qu’a un conseil des banques ou sont curieusement representés ceux qui n’ONT PAS fait de l’Euro leur monnaie... La diplomatie se fait dans une cole des fans ou tout le monde est a egalité


        • krokodilo (---.---.253.241) 7 février 2007 12:25

          Vous avez oublié la langue : l’égalité des langues n’est plus respectée, l’anglais est devenu la langue véhiculaire de l’Union, au mépris des textes fondateurs, et la France est complice de ce processus en acceptant de travailler sur des documents européens en anglais (souvent reçus par les ministères sans traduction), en acceptant que certains de ses représentants parlent en anglais dans des situations officielles, de financer France 24, une télé en anglais, d’imposer l’anglais à l’école primaire au mépris de tout choix des langues.


        • philéas (---.---.157.104) 7 février 2007 16:19

          « La monnaie est sous-tratée a une banque apatride qui ne se soumet qu’a un conseil des banques ou sont curieusement representés ceux qui n’ONT PAS fait de l’Euro leur monnaie... »

          N’importe quoi ! Vous confondez avec le Système européen des banques centrales : http://www.ecb.eu/ecb/orga/escb/html/index.en.html

          L’organe décisionnel de la BCE est le conseil des gouverneurs uniquement composé de représentants des membres de la zone euro http://www.ecb.eu/ecb/orga/decisions/govc/html/index.en.html

          Mais comme on dit : plus le mensonge est gros, mieux il passe. Au lieu d’avaler la propagande noniste, vous feriez mieux de vous renseigner par vous-même.


        • Non666 (---.---.230.161) 7 février 2007 23:32

          « N’importe quoi ! Vous confondez avec le Système européen des banques centrales : http://www.ecb.eu/ecb/orga/esc... »

          Je parlais effectivement de ce systeme, prevu dans le TCE.

          Or, quand on nous a fait voter Maastricht, un des arguments utilisé par Mitterand etait que l’Euro etait un prealable indispensable a la creation de l’Union.

          Aujourd’hui on decouvre que ceux qui n’ont pas renoncé a leur monnaie peuvent defendre mieux leurs interets et influencer les autres. Au contraire, ceux qui ont adheré a la monnaie unique ont abandonné tous leurs droits et acceptent d’etre influencé par ceux qui n’amenent rien dans la maison commune...

          Bref ce TCE est un renoncement sur tous les attrubuts de souveraineté sans que l’ensemble former ne revendique aucun des attrubuts auquel nous renoncons.

          Pas d’Europe puissance independante et souveraine Pas de monnaie ne se soumettant a personne (90% des reserves sont en dollar et la BCE a repris l’engagement de soutien de cette monnaie de singe) Pas de Diplomatie credible.

          Nous abandonnons notre statu de puissance moyenne mais souveraine pour rien, juste un grand marché sous protectorat US


        • alpo47 (---.---.121.100) 7 février 2007 12:34

          Le message que les pro-europe s’efforcent de faire passer est avant tout émotionnel. D’abord l’europe (je mets volontairement une minuscule), c’est la Liberté, la Solidarité, la Fraternité, bien entendu, la Prospérité ...etc.

          Or, après avoir adhéré à ces valeurs généreuses, les citoyens, en particulier Français s’aperçoivent qu’ils ont fait un marché de dupes. Hausse des prix, délocalisations, transferts des richesses, en particulier de nos impots vers d’autres pays ... D’où un revirement de l’opinion et cela ne fait que commencer, car si nous avons voté contre cette convention et mis ainsi cette évolution quelque peu en échec, d’autres n’ont pas eu cette opportunité (leur parlement a voté malgré l’opinion très méfiante) ou ont arrêté le processus (GB) en cours.

          Oui, cette europe « économique et politique » régresse dans l’esprit des citoyens, les potiticiens sont terriblement en retard pour répercuter les opinions de leurs électeurs. D’où également leur perte de crédibilité.


          • docdory docdory 7 février 2007 13:26

            @ l’auteur

            Lorsqu’on veut faire partie d’un club , la moindre des choses est de demander à chacun des membres du club s’ils souhaitent l’arrivée d’un nouveau membre .

            Pour l’Europe , c’est pareil . Tout nouvel état-membre devrait être soumis à l’approbation de l’unanimité des peuples faisant déjà partie de l’union , peuples qui devraient obligatoirement être consultés par référendum !


            • Asp Explorer Asp Explorer 7 février 2007 22:07

              Quelles sont les dernieres grandes realisations europeennes positives ?

              Ben, l’A380 !

              Euh, non... attends...

              Galileo ?

              Euh...

              Attends, je cherche et je reviens.


            • (---.---.138.115) 11 février 2007 12:20

              NON, tout cela aurait très bien pû se faire sans l’europe par des accords industriels et de recherche.

              L’apport de l’europe doit se situer ailleurs : politique étrangère, défense, social, juridique, monaitaire et fiscal, etc. sinon l’europe ne sert effectivement à (presque) rien.


            • szia (---.---.130.240) 7 février 2007 18:11

              Je crois que l’opinion des Français envers l’Europe se rapproche de l’actuel scepticisme général à l’égard de tous changement en France (attention je ne dis pas que tous changement est positif). L’Union européenne qui s’élargit n’est vu que par la négative. Pourtant d’un point de vu économique ces élargissements sont largement en faveur des anciens pays de l’UE (cf. balance commerciale). D’un point de vu social, les différences du coût du travail sont réelles, mais sont également compensées par les nouvelles débouchés que représentent cette zone économique en expansion pour les entreprises françaises (donc aussi des emplois en France) Il serait intéressant d’avoir des chiffres sur les entreprises qui délocalisent et sur les échanges commerciaux avec ces nouveaux membres et les convertir en maintien d’emploi ou création d’emploi dans les autres pays de l’UE). Ensuite la législation européenne s’applique maintenant dans 27 pays avec entre autre les mêmes normes environnementales, les mêmes droits de douanes, une solidarité accrue entre les pays membres, mais aussi des valeurs communes appliquées par tous les pays de l’Union (droits de l’homme, l’abolition de la peine de mort...). Dans quelle partie du monde peut-on s’enorgueillir d’avoir volontairement abandonné une partie de notre souveraineté pour créer de toutes pièces une communauté de destin ? Je vous pose aussi la question, est-il préférable d’intégrer dans l’Union européenne ces différents pays en leur offrant la possibilité de rattraper leur retard de développement plus rapidement et en nous garantissant aussi une zone de stabilité plus grande en Europe. N’y aurait-il pas eu plus de risques (économiques et politiques) à les avoir fait attendre et laisser se mettre en place une zone tampon entre l’Union européenne et la Russie). Un jour un Tchèque m’a dit, si nous avions été libérés par les Américains plutôt que par les Soviétiques cela ferait longtemps que nous serions dans l’Union européenne !! A méditer pour nous Français qui avons la mémoire si courte.


              • darkfox (---.---.106.187) 7 février 2007 20:05

                C’est ma foi normale que les français soient sceptiques... une europe sociale qui n’en est pas une. (temps de travail, vacances, dumping sur les impots..)

                les marchés européens ? mais nous les aurions eu de toute façon, la zone euro à juste permis de faire un pré carré rien de plus. A l’heure actuelle, l’europe est surtout économique rien de plus. Les lois deviennent abhérantes car elles ont de plus en plus dictée par des lobby puissants. Il n’y a aucune politique extérieure commune... On remercie même la pologne pour tirer des balles dans le pied de l’Europe. Si les Etats de l’Est sont si friant des Etat-uni alors pourquoi se battent ils pour l’ue ? les sous point barre. L’intérêt qu’à la france de rester dans l’union Européenne ? je n’en vois que peu économiquement parlant cela change peu ou pas. si ce n’est que nous pouvons pêcher dans nos territoriales et pas laisser les portugais ou les espagnols y pecher.le controle de nos frontières et de nos lois.. car certaines lois débiles de Bruxelles en font peurs ( quoi ? on a plus le droit de faire des engrais maison .. ?? ) On donne des sous à d autres pays ... donc le retour ou est il ? Si les Tchèques avaient été par les Etat Unis.. bah déjà les Français et les Etat unis sont une vieille histoire au delà de l’argent l indépendance des Etat unis s’est payé aussi en sang francais... alors que les Tchèques et les slovaques n’ont pas réussit à rester uni bien longtemps.. Donc mille excuse mais je ris


              • candide (---.---.89.124) 13 février 2007 22:14

                « D’un point de vu social, les différences du coût du travail sont réelles, mais sont également compensées par les nouvelles débouchés que représentent cette zone économique en expansion pour les entreprises françaises »

                - en langage clair et intelligible cela se nomme les D E L O C A L I S A T I O N S. Avec tous les bénéfices que l’on connait aujourd’hui pour les chômeurs Français mis sur la carreau par ce biais ainsi que des familles entières sur la paille,plus tard au resto du coeur, à la soupe populaire et on en passe... Sympa votre europe. Mais vous aviez oublié de nous dire que son projet est à peu de chose prêt le même que celui de l’Europe des années 30 ! Avec les saupoudrages clairement nationalistes que cette dernière, telle une veuve effarouchée, mais pas tant complice, se plait à dénoncer tout en en promouvant les rouages dangereux.

                « (donc aussi des emplois en France) Il serait intéressant d’avoir des chiffres sur les entreprises qui délocalisent et sur les échanges commerciaux avec ces nouveaux membres et les convertir en maintien d’emploi ou création d’emploi dans les autres pays de l’UE) »

                Affolant ! Quand il y a une délocalisation c’est que le coût de la main œuvre est trop chère en France par exemple. Donc peut-être des retours sur investissements pour les firmes philanthropiques, mais surtout des chômeurs de plus pour le pays. Et ce n’est pas Bruxelles qui, jusqu’à preuve du contraire, en supporter la charge, mais l’Etat Français c’est-à-dire le contribuable.

                « Ensuite la législation européenne s’applique maintenant dans 27 pays avec entre autre les mêmes normes environnementales, les mêmes droits de douanes, une solidarité accrue entre les pays membres, mais aussi des valeurs communes appliquées par tous les pays de l’Union (droits de l’homme, l’abolition de la peine de mort...). »

                Ce qui est faux puisque l’avortement est toujours pénalisé en Irlande, plusieurs pays d’Europe sont toujours des Monarchies constitutionnelles etc etc... La solidarité entre les pays membres consiste en quoi ? Soyez plus précis ! A subventionner le déficit budgétaire Espagnol pour son développement et voir ce même pays critiquer la mauvaise gestion du budget Français alors que ce dernier participe via sa contribution nette à sa vigueur ? Vous plaisantez ou quoi ? C’est ça votre solidarité !

                « Dans quelle partie du monde peut-on s’enorgueillir d’avoir volontairement abandonné une partie de notre souveraineté pour créer de toutes pièces une communauté de destin ? »

                On ne s’en enorgueillit pas on est écoeuré, dégoûté !

                « Je vous pose aussi la question, est-il préférable d’intégrer dans l’Union européenne ces différents pays en leur offrant la possibilité de rattraper leur retard de développement plus rapidement et en nous garantissant aussi une zone de stabilité plus grande en Europe. »

                C’est donc du donnant donnant, bien loin finalement de vos intentions « humanistes » servies en première intention. Ce sera donc désormais du FRIC contre la garantie de ne pas faire la guerre ou de fermer sa g.... (Ce qui n’est pas très loin somme toute). Et c’est comme cela , avec de telles énormités conceptuelles que l’on se retrouve à engager des négociations d’adhésion avec la Turquie qui refuse d’admettre son génocide , qui au nom de l’article 301 , muselle ses journalistes, qui occupe depuis 1974 de manière illégale un territoire souverain etc etc ....

                « Un jour un Tchèque m’a dit, si nous avions été libérés par les Américains plutôt que par les Soviétiques cela ferait longtemps que nous serions dans l’Union européenne !! A méditer pour nous Français qui avons la mémoire si courte. »

                Très bon exemple que la Tchéquie puisque le président de ce même pays est un farouche opposant au traité constitutionnel. Et que Mme Merkel, en visite récemment dans le pays pour lui forcer la main, s’est vertement faite rabrouée !

                Voilà l’état de votre union européenne, c’est-à-dire épurée du fantasme et des mensonges Ouiouistes


              • szia 15 février 2007 00:06

                En fait si je vous comprends bien il n’y ’a que « Nous » Français qui sommes parfaits puisque nous avons refusé le Traité constitutionnel. Et au fond la pauvreté de nos pays voisins tout juste sortis de 50 années de privation de droits on s’en fout (tous des nationalistes, nous en France on a pas amené un extrémiste pur et dur au second tour de la présidentielle, à voir encore si on ne le fera pas une deuxième fois !!).

                Vous dites que l’Union européenne ce n’est pas l’application dans certains domaines de lois communes à 27 pays, que l’avortement est toujours pénalisé en Irlande, que plusieurs pays d’Europe sont toujours des Monarchies constitutionnelles etc etc... Mais ou est le problème des monarchies constitutionnelles, ça reste des démocraties parlementaires et c’est leur régime démocratique ; Alors selon vous l’UE devrait intervenir pour modifier notre régime constitutionnel qui confère la quasi totalité des pouvoirs au Président !! Vous seriez le premier outré. Et cette question de l’avortement elle m’a déjà suffisamment énervé avec le référendum. Cette question n’est pas de la compétence de l’UE. Ce sont les différents traités qui fixent les compétences de l’Union. Et des fois certaines de ces compétences sont régies par un vote à l’unanimité (donc blocage). Contrairement à ce que la majorité des gens de ce pays pensent, l’Europe ne s’occupe pas de tout. Ce sont les portugais par exemple qui ont choisi de légaliser l’avortment, un jour cela viendra pour l’Irlande, et peut être aussi parce que ce sont les valeurs defendues par ses partenaires européens... Un conseil si un jour un nouveau traité est soumis à la consultation du peuple, regardez tous les points, plutôt qu’à chaque fois rendre l’Europe, parce qu’elle à ouvert les frontières, la cause de tous les mots de notre société.

                Enfin je ne me sent pas un Européen béa, il est certain que l’Europe devra évoluer par une prise en compte plus grande des conséquences sociales du marché commun. Mais,vous, vous êtes d’une mauvaise fois absolue à ne rien reconnaître de positif dans la construction européenne.

                Pour ce qui concerne le budget, c’est la première fois que la France est contributeur net de l’UE, mais cela ne signifie pas que la France ne reçoit rien de l’Europe. Je ne crois pas me tromper (mais c’est à vérifier) en disant que la France verse un milliard d’euro de plus qu’elle ne reçoit de l’UE (soit 1/15è de ce qu’elle verse, soit 16€ par habitant) Pour info le budget de la France est de 300 milliards. Alors votre crédo les autres profitent de notre argent, un peu facile ...

                Enfin pour finir sur la Turquie, comme vous l’avez dit justement, la Turquie est un pays candidat, et la question des droits de l’homme fait partie des critères d’adhésion. Et c’est pour le non respect de ce critère que les négociations de certains chapitres ont été suspendues.

                Mais il y’a une chose que je sais c’est que je ne vous ferai pas changer d’avis mais au mois ceux qui vous liront ne prendront pas ce que vous dites pour des vérités.

                C’est facile de dire tout serait mieux sans l’UE, mais comment vérifier, à part à se référer aux cicatrices de l’Histoire. Mais il est d’usage de dire aujourd’hui que c’était mieux avant !


              • candide (---.---.80.215) 15 février 2007 19:46

                « En fait si je vous comprends bien il n’y ’a que « Nous » Français qui sommes parfaits puisque nous avons refusé le Traité constitutionnel. Et au fond la pauvreté de nos pays voisins tout juste sortis de 50 années de privation de droits on s’en fout (tous des nationalistes, nous en France on a pas amené un extrémiste pur et dur au second tour de la présidentielle, à voir encore si on ne le fera pas une deuxième fois !!).

                Où ai-je dit qu’il n’y avait que « Nous » Français qui étions « parfaits » ?

                Le fait de refuser le TCE n’est pas une marque d’intelligence ou de sottise, ce vote a juste un sens, tout comme celui de la présidentielle en 2002. Je ne prends pas parti, je constate comme vous.

                « Vous dites que l’Union européenne ce n’est pas l’application dans certains domaines de lois communes à 27 pays, que l’avortement est toujours pénalisé en Irlande, que plusieurs pays d’Europe sont toujours des Monarchies constitutionnelles etc etc... Mais ou est le problème des monarchies constitutionnelles, ça reste des démocraties parlementaires et c’est leur régime démocratique ; Alors selon vous l’UE devrait intervenir pour modifier notre régime constitutionnel qui confère la quasi totalité des pouvoirs au Président !! »

                Je constate juste, encore une fois, les différences qui en font la richesse, et je dis qu’on n’harmonise pas, on ne nivelle pas dans l’absolu ce qui est si éloigné conceptuellement et culturellement. On RESPECTE !

                « Contrairement à ce que la majorité des gens de ce pays pensent, l’Europe ne s’occupe pas de tout. »

                Dans ce cas, il faudra leurs expliquer , ou faire en sorte que cela soit moins le cas, voir plus du tout, car ça a l’air de les déranger de plus en plus.

                « Ce sont les portugais par exemple qui ont choisi de légaliser l’avortment, un jour cela viendra pour l’Irlande, et peut être aussi parce que ce sont les valeurs defendues par ses partenaires européens... »

                Qu’est ce qui vous fait dire qu’un jour cela viendra pour l’Irlande ? Vous avez besoin d’utiliser la même marque de savon que votre voisin, vous lever à la même heure, et manger la même chose que lui pour vivre harmonieusement ou en bonne intelligence avec ?

                « Un conseil si un jour un nouveau traité est soumis à la consultation du peuple, regardez tous les points, plutôt qu’à chaque fois rendre l’Europe, parce qu’elle à ouvert les frontières, la cause de tous les mots de notre société. »

                Mais c’est bien ce que j’ai fait avant que de refuser le TCE en 2005 . Ne soyez pas chagrin.

                « Enfin je ne me sent pas un Européen béa, il est certain que l’Europe devra évoluer par une prise en compte plus grande des conséquences sociales du marché commun. Mais,vous, vous êtes d’une mauvaise fois absolue à ne rien reconnaître de positif dans la construction européenne. »

                Je vous retourne le compliment. Parce qu’ouvrir les frontières et libéraliser est une bonne chose sur le papier ou sous votre plume « inspirée »...beaucoup moins dans la réalité. Et , contrairement à vous, je ne vis pas de chimères ou de mensonges bien appris.

                « Pour ce qui concerne le budget, c’est la première fois que la France est contributeur net de l’UE, mais cela ne signifie pas que la France ne reçoit rien de l’Europe. Je ne crois pas me tromper (mais c’est à vérifier) en disant que la France verse un milliard d’euro de plus qu’elle ne reçoit de l’UE (soit 1/15è de ce qu’elle verse, soit 16€ par habitant) Pour info le budget de la France est de 300 milliards. Alors votre crédo les autres profitent de notre argent, un peu facile ... »

                Ben si, vous vous trompez justement. La France verse plus (contributeur net ! ) qu’elle ne perçoit de Bruxelles. Vous parlez du Budget de la France, mais vous oubliez son déficit .Est-ce qu’on finance une machine monstrueuse de bureaucratie et d’iniquité quand on en a pas les moyens ? Pas sûr, à moins d’être un mauvais gestionnaire !

                « Mais il y’a une chose que je sais c’est que je ne vous ferai pas changer d’avis mais au mois ceux qui vous liront ne prendront pas ce que vous dites pour des vérités. »

                Je ne vous le fais pas dire. Il n’empêche que ce que je dis, à défaut d’être une vérité absolue aux yeux des « européistes béat » reflète la stricte réalité .


              • Ar Brezonneg (---.---.33.33) 7 février 2007 19:14

                Les oligarques de Bruxelles essayent de faire par règlement de compte ce que les guerres n’ont jamais réussi à faire : désintégre la France....


                • darkfox (---.---.106.187) 7 février 2007 19:49

                  je suis bien cntent que vous ayez tort pour ma part si la croatie est intégré à l union européen alors n peut prendre la Chine .. Car au dernière nouvelle , un pays qu a fait de l épuration ethnique, qui n’aide pas à traduire les personnes responsable et qui est limite fiers de ça.. c’est à vomir


                  • ratatouille (---.---.194.249) 7 février 2007 20:36

                    « Les Français ne s’enthousiasment pas pour la » nouvelle Europe « atlantiste et libérale. » d’accord avec ce diagnostic.

                    Mais aucune solution à ce problème n’est même évoquée, et on conclut par : « Les Français doivent se familiariser avec une nouvelle dimension européenne. » Pourquoi ? Sont-ils censés se convertir soudainement au libéralisme et à l’atlantisme ? Est-ce que ça inclut participer à la prochaine guerre d’Irak ? Il y a quand-même là un désaccord assez fondamental, peut-on simplement l’oublier ?

                    La construction européenne se fait un peu de cette manière en ce moment : on balaie sous le tapis des désaccords fondamentaux et on essaie d’avancer quand-même. Mais on ne peut pas avancer ensemble si on n’est pas d’accord sur la direction à prendre. Il faudrait peut-être traiter le problème avant de demander aux français de s’enthousiasmer.


                    • Asp Explorer Asp Explorer 7 février 2007 22:15

                      Le problème principal, c’est qu’on nous a toujours présenté l’UE comme un jeu gagnant-gagnant. En l’occurrence, quand la Bulgarie entre dans l’UE, je vois bien en quoi ça peut profiter aux Bulgares, mais qu’est-ce que ça me rapporte à moi, Français ?

                      Ah oui, Carrefour peut ouvrir de nouveaux hypermarchés à Sofia.

                      Et alors ? Je ne suis pas actionnaire de Carrefour. Je ne suis pas dirigeant de Carrefour. Et je doute que le Carrefour de Sofia vende des produits français. De fait, dans la « vieille Europe », cette histoire d’élargissement a coûté à tous les contribuables mais n’a guère profité qu’à quelques-uns. Il suffit pour s’en convaincre de comparer l’évolution des bénéfices des entreprises du CAC 40 ces dernières années avec l’évolution des salaires de leurs employés.


                      • Neos 10 février 2007 13:18

                        Bonjour, parmi les commentaires que je lis ça et là sur l’Union européenne depuis que je suis inscrit sur Agoravox, beaucoup posent des questions, beaucoup d’autres expriment une répulsion voire des remords. Symptômatiques d’une tendance globale en France, l’essence de ces réactions à l’égard de l’Union européenne a en effet des explications. L’auteur a dressé avec talent un tableau synthétique de la politique française Parmi les commentaires que je lis ça et là sur l’Union européenne depuis que je suis inscrit sur Agoravox, beaucoup posent des questions, beaucoup d’autres expriment une révulsion voire des remords sur le sujet. Symptômatiques d’une tendance en France à la marginalisation du thème européen, ces réactions à l’égard de l’Union européenne ont des causes variées mais toujours singulières. Faute d’activité de relais décryptée de l’information européenne par des représentants nationaux qui affichent sans ambages leur préférence à la diffusion de l’information nationale, devant une information accessible (http://www.europa.eu/index_fr.htm et http://www.eu2007.de/fr/) en principe mais qui exige souvent l’aide d’un technicien pour accompagner la recherche (on en revient au précédent point sur le rôle de nos représentants élus), le sujet européen concentre les résignations, l’incompréhension, voire pire attise les angoisses chez certains d’entre-nous. L’auteur du texte « Les Français et la nouvelle ‘Europe’ » a dressé avec talent, ces derniers-jours un tableau synthétique de l’évolution de la politique française vis à vis des Etats d’Europe centrale et de l’est depuis 1945 et souligné avec justesse l’imbrication (au moins dans ses conséquences politiques) des choix effectués par nos dirigeants au sortir de la 2e guerre mondiale et à la suite de la chute du mur et l’implosion du géant soviétique entre 1989 et 1992. Nos chefs d’Etat et de gouvernement sont responsables (ils le continuent d’ailleurs) de l’inaptitude française, établie progressivement depuis 1989, à modeler la vision française de la construction européenne aux réalités géopolitiques de la « réunification » (je préfère le mot « unification ») de l’Europe occidentale (sous influence américaine depuis 1945) avec l’Europe libérée du joug communiste et aspirant (...) à s’inviter à la table des Etats membres de l’OTAN. J’ajouterai que la désinformation ambiante sur le thème de l’Union européenne, alimentée à grand renfort de « protectionnisme médiatique » fondé sur une préférence nationale systématique (avez-vous déjà vu sur TF1 votre ministre de l’Intérieur s’exprimer sur l’immigration en conférence de presse après un Conseil Justice et Affaires intérieures sur des dossiers particulièrement importants auquel il - ainsi que ses 26 autres collègues des Etats membres - a apposé sa signature, engageant par-là même la responsabilité de la France et accessoirement l’obligation (très souvent) pour la France d’appliquer la mesure décidée par lui et les autres ?), handicape lourdement le citoyen qui souhaiterait investir de l’énergie pour y voir plus clair sur ce thème déjà très compliqué.

                        Je n’irai pas plus loin. Ceci doit cesser.

                        On l’a compris le 29 mai 2005, le visage actuel de l’Union européenne ne plaît pas à une majorité de français. Absente des « ateliers et cours d’architecture » depuis trop longtemps, l’élève France ne sait plus très bien manier le pinceau et le crayon à papier, là où parfois ses collègues allemand (un peu) et anglais (beaucoup) contemplent satisfaits leurs œuvres picturales. Reprenons notre pinceau et notre crayon. L’UE d’aujourd’hui ne nous plaît pas ? Retournons en cours avec les autres, intéressons-nous aux techniques des autres élèves, apprenons des autres ce que nous avons oublié depuis trop longtemps. Avec leur soutien, et notre imagination française si reconnue, redessinons ensemble une Union européenne qui nous plaira à tous et correspondra à nos aspirations d’ensemble. Ce n’est pas à un seul élève de l’UE qu’il revient de dire ce que les autres peuples d’Europe doivent penser de notre avenir en commun. Certes, tout le monde a un avis, et les Français et les Néerlandais se sont clairement exprimés, il y a 2 ans. Mais ce n’est pas en travaillant seul dans son coin que l’on progresse et ce n’est pas ainsi que la meilleure architecture de l’UE de demain verra le jour.

                        Apprenons à dessiner l’Union européenne de demain avec les autres. Corrigeons les défauts qui tapissent les structures actuelles du système européen en nous impliquant tous ensemble à la tache. La France peut, si elle le veut, être l’initiatrice d’un retour collectif et motivé des élèves en cours d’architecture européenne.

                        Cela ne dépend que de nous et de notre volonté à tous, citoyens français, de confier les rennes de notre beau pays, dès cette année, à un Président de la République éclairé sur les questions européennes.

                        Un Président de la République européen.


                        • Neos 10 février 2007 13:21

                          Vous l’aurez noté, une partie au début de mon intervention apparaît en double : « Parmi les commentaires que je lis ça et là sur l’Union européenne depuis que je suis inscrit sur Agoravox, beaucoup posent des questions, beaucoup d’autres expriment une révulsion voire des remords sur le sujet. Symptômatiques d’une tendance en France à la marginalisation du thème européen, ces réactions à l’égard de l’Union européenne ont des causes variées mais toujours singulières. »

                          Navré pour ce désagrément, bonne lecture !


                        • candide (---.---.61.242) 13 février 2007 00:50

                          « Bonjour, parmi les commentaires que je lis ça et là sur l’Union européenne depuis que je suis inscrit sur Agoravox, beaucoup posent des questions, beaucoup d’autres expriment une répulsion voire des remords. »

                          -  il n’y pas qu’Agoravox pour rejoindre « la répulsion » manifestée en France vis-à-vis de l’Europe Bruxelloise.
                          -  De quel remord parlez vous au juste ?

                          « Faute d’activité de relais décryptée de l’information européenne par des représentants nationaux qui affichent sans ambages leur préférence à la diffusion de l’information nationale, devant une information accessible (http://www.europa.eu/index_fr....ethttp://www.eu2007.de/fr/) »

                          Un des 2 liens proposés fait référence à la voix de son maître puisque europa.eu est une officine directement subventionnée par les instances technocratiques depuis la capitale Belge (ainsi qu’avec nos impôts : Merci l’Europe !). Autant dire que l’information donnée ne sera que par trop partiale et par conséquent imparfaite et inconséquente puisque tronquée pour le compte de ses « institutions » et de ses dignitaires.

                          « En principe mais qui exige souvent l’aide d’un technicien pour accompagner la recherche »

                          Depuis quand des institutions ont-elles le recours nécessaires à des techniciens voir à des spécialistes pour « expliquer » ce qu’elles sont fondamentalement au citoyen ?

                          Par ailleurs la campagne pré référendaire a permis à chaque Français de se faire une idée assez précise de l’imbroglio technocratique, de l’imbrication insondable de son fonctionnement avec à la clef une opacité qui en fait à propos et à juste titre l’objet principal de sa « répulsion » . Ce qui est clair s’exprime et s’explique simplement.

                          « Le sujet européen concentre les résignations, l’incompréhension, voire pire attise les angoisses chez certains d’entre-nous »

                          -  les résignations Non puisque les Français ont dit NON au TCE en 2005, donc ils jouent bien un rôle actif dans les choix décisionnaires et qu’ils se sont appropriés le texte, dans des débats contradictoires et vifs, pour montrer son caractère dirigiste, politiquement orienté, anti démocratique, impérialiste à bien des égards et surtout profondément à rebours du sentiment européen tel qu’exprimé ou désiré par les technocrates de Bruxelles et sa lourde Bureaucratie
                          -  1er acte et 1er échec donc.

                          « la politique française vis à vis des Etats d’Europe centrale et de l’est depuis 1945 »

                          Faux : pas de politique Française entre 1945 et 1990 avec les pays d’Europe central, mais avec... Moscou.

                          « des choix effectués par nos dirigeants au sortir de la 2e guerre mondiale et à la suite de la chute du mur et l’implosion du géant soviétique entre 1989 et 1992 »

                          Le choix de la réconciliation avec l’Allemagne n’est pas exactement la même chose qu’un proto état européen vidé de son essence, de son émulation, de son génie parfois, qu’on retrouve à contrario de Bruxelles justement, dans les différences et la variété qui la caractérisent. On peut être varié sans forcément être uni. Par ailleurs, la CECA est un projet économique (le grand marché). Pas un projet politique, parce que pour ce qui regarde les institutions, il faudra en passer obligatoirement par la voie démocratique. Et les Français ont dit NON le 29 Mai 2005 à 54% ; les Néerlandais à 60 % . 2 contributeurs nets, membres fondateurs qui rejettent les prémices d’un conglomérat politique, cela devrait commencer à vous parler !

                          « Nos chefs d’Etat et de gouvernement sont responsables (ils le continuent d’ailleurs) de l’inaptitude française »

                          Ils sont la souveraineté du peuple Français, son émanation, pas les sbires ou les vassaux de Bruxelles. Mauvais mélange des genres. On ne peut promouvoir un projet (l’Europe) et prétendre aller à l’encontre du sentiment ou du ressentiment de la majorité qui s’exprime au travers des urnes, et qui vous met à ce poste, à moins d’être ou de se croire oligarche, monarque ou Dictateur. 2 ème acte : la démocratie.

                          « J’ajouterai que la désinformation ambiante sur le thème de l’Union européenne, alimentée à grand renfort de « protectionnisme médiatique » fondé sur une préférence nationale systématique (avez-vous déjà vu sur TF1 votre ministre de l’Intérieur s’exprimer sur l’immigration en conférence de presse après un Conseil Justice et Affaires intérieures sur des dossiers particulièrement importants auquel il - ainsi que ses 26 autres collègues des Etats membres - a apposé sa signature, engageant par-là même la responsabilité de la France et accessoirement l’obligation (très souvent) pour la France d’appliquer la mesure décidée par lui et les autres ?), handicape lourdement le citoyen qui souhaiterait investir de l’énergie pour y voir plus clair sur ce thème déjà très compliqué. »

                          C’est plutôt de matraquage médiatique dont il est question pour la vertueuse Europe de Bruxelles. France 2, France 3, arte sont aussi et surtout la voix de son maître. Le ministre des affaires étrangères est en France responsable de la politique étrangère de la France avant tout. Les traités, les accords passés avec les 25 ou 26 sont des signatures de principe dont il aisé, et souvent salvateur, de déconstruire voir de contrevenir à l’engagement initial dés lors qu’il ne répond pas ou plus à votre intérêt en propre. Vous ne jetez pas l’eau, le bébé et la mère avec...l’Europe c’est pareil. Quand ça ne plait plus, quand ce n’est plus efficient, mais lourd, chère et fondamentalement inique, on s’en débarrasse quitte à fâcher ces « pauvres » allocataires dont quelques 20 pays au bas mots qui pourront toujours geindre sur le manque de solidarité (quand on passe à la caisse quoi de plus normal) de ses riches voisins. On s’en tape les c....

                          « On l’a compris le 29 mai 2005, le visage actuel de l’Union européenne ne plaît pas à une majorité de français. »

                          Bien vous progressez...

                          « Absente des « ateliers et cours d’architecture » depuis trop longtemps, l’élève France ne sait plus très bien manier le pinceau et le crayon à papier, là où parfois ses collègues allemand (un peu) et anglais (beaucoup) contemplent satisfaits leurs œuvres picturales. »

                          « L’élève France » qui ne manie plus « le pinceau » mais qui manie par contre très bien la subvention nette et la perte sèche que cette dernière implique. Le discours est ici franchement infantilisant, paternaliste comme si Nos savait personnellement ce qu’il reste à la France à apprendre auprès de « ses collègues » européens. Se gardant bien de dire ou d’énoncer quoi au juste ? Mais le sait il lui-même ? Notez bien l’écart et la progression dans les termes : ce ne sont plus des « partenaires » mais des « collègues ». On finira bien par admettre que ce sont déjà des voisins, et que c’est déjà pas si mal que de l’admettre, que pour bien s’entendre, on est pas forcément obligé de coucher avec la femme du concierge, d’élever le bambin du voisin de prendre la même marque de Café ou d’utiliser le même déo.

                          « Retournons en cours avec les autres, »

                          Mais qui donne la leçon ? Quel est donc le nom du professeur ?

                          « intéressons-nous aux techniques des autres élèves »

                          Si elles existent vraiment, merci de nous préciser lesquelles.

                          « apprenons des autres ce que nous avons oublié depuis trop longtemps »

                          Qu’avons-nous donc à apprendre donc à réapprendre que nous aurions par le fait oublié ? Vous ne précisez toujours pas.

                          « notre imagination française si reconnue »

                          Vous dites en substance que les Français sont de vilains eurosceptiques aux yeux des autres pays. Vous les trouvez imaginatifs quand ils agréent à votre idée européenne. Ne pensez vous pas être un peu contradictoire dans vos élucubrations ?

                          « Certes, tout le monde a un avis, et les Français et les Néerlandais se sont clairement exprimés, il y a 2 ans »

                          Quand les Danois, les Anglais et les Tchèques pourront ils donc s’exprimer avant que de tirer des plan sur la comète des Non Français et Néerlandais ?

                          « Mais ce n’est pas en travaillant seul dans son coin que l’on progresse et ce n’est pas ainsi que la meilleure architecture de l’UE de demain verra le jour. »

                          Vous parlez d’une maison à construire, mais 2 pays membres fondateurs et contributeurs nets vous ont dit qu’ils ne voulaient pas vivre avec vous ! 2 options : vous ne pouvez pas construire votre maison, donc vous écoutez ce qu’ils ont à vous dire ou ce qu’ils vous ont dit Vous construisez une cabane dans les arbres ou vous plantez votre tante avec les 25 restants.

                          « La France peut, si elle le veut, être l’initiatrice d’un retour collectif et motivé des élèves en cours d’architecture européenne. »

                          Oui mais quand comprendrez vous qu’elle n’en a pas envie ? Etes vous à ce point adepte du mariage forcé et de la camisole de force ?

                          « Cela ne dépend que de nous et de notre volonté à tous, citoyens français, de confier les rennes de notre beau pays, dès cette année, à un Président de la République éclairé sur les questions européennes. »

                          Si A Hitler avait été un européen convaincu, vous auriez appelé de vos vœu à voter pour lui exactement de la façon dont vous le faites plus haut à savoir au motif seul qu’il partage ce désir qui vous sied. C’est tout juste misérable de votre part, et cela nous montre bien à tous, la pauvreté abyssal de l’argumentaire que vous développez ici et ailleurs du reste.


                        • Neos 15 février 2007 16:53

                          Après relecture, il semble que mes propos aient été quelque peu ... mal interprétés. Je voulais parler des élections françaises de 2007 et de l’élection d’un « Président de la République FRANCAISE (qui soit) européen ».

                          Mea culpa pour le contre sens qui a pu, je le reconnais, en brusquer + d’un. Etant depuis longtemps un admirateur de Jean Monnet, loin de moi l’idée de verser dans une conception Gaulienne de la construction européenne.


                        • candide (---.---.80.215) 15 février 2007 18:09

                          Jean Monnet, ce grand « humaniste » devant l’eternel ce « grand homme » qui a refusé de coopérer avec la Général de Gaulle au lendemain de la débacle de 1940 pour la création de la « France Libre ».

                          Certain ont la mémoire plus que sélective sur ce site !


                        • moebius (---.---.102.232) 10 février 2007 21:05

                          Qu’est ce que ça nous rapporte à nous européens l’Europe française gaullienne ?


                          • moebius (---.---.102.232) 10 février 2007 21:06

                            Des cacahuétes...


                          • Neos 10 février 2007 21:50

                            Justement, c’est bien l’inverse d’une politique gaulienne qu’il nous faut en France.

                            Les grandes orientations de politique générale françaises étant prises par le Chef de l’Etat, pour changer de comportement politique en Europe (certaines mauvaises langues diraient « cesser d’être arrogant sur la scène européenne »), et donc sortir de notre « blocage européen » franco-français, nous devons avoir un chef d’Etat qui sorte de la vision gaulienne du siècle passé et adopte une politique européenne active, inspirée et solidaire.

                            Et travailler (enfin !) AVEC les autres Etats membres afin de définir ENSEMBLE (et non pas en voulant imposer une vision franco-française) une vision communautaire à 27 sur notre avenir européen.


                          • faxtronic (---.---.186.48) 11 février 2007 23:44

                            Mais on s’en bat les c****** de l’europe, qu’elle creve !


                          • Laurent_K (---.---.152.44) 10 février 2007 23:12

                            La conclusion de l’article me laisse songeur : « Les Français doivent se familiariser avec une nouvelle dimension européenne. » J’ai pour ma part l’impression qu’ils se sont déjà familiarisé avec cette nouvelle dimension européenne mais qu’ils l’ont rejeté.

                            L’élargissement de 2004 qui a profondément modifié l’essence même de l’Union n’a fait l’objet d’aucune consultation des citoyens alors qu’il constitutait l’acte de décès de toute intégration politique de l’Europe. C’était déjà difficile de trouver un accord à 6, 9, 12 ou 15 alors à 25... L’Union dans ces conditions ne peut plus être qu’un outil de mise en concurrence des états et des systèmes sociaux et conduire à un démantèlement des système de protections sociales les plus protecteurs.

                            Les citoyens français ont douloureusement pris conscience de cet état de fait lors du débat sur le traité constitutionnel et la contreverse sur la directive Bolkestein. La familiarisation de cette nouvelle dimension européenne a donc déjà eu lieu et a conduit à un rejet.


                            • szia (---.---.150.164) 11 février 2007 21:59

                              L’élargissement de 2004 tout comme celui de 2007 ont été approuvés par tous les représentants des peuples européens. D’accord pas par la voie référendaire, mais de là à dire que les peuples n’ont pas été consulté, c’est remettre en cause le système de la démocratie représentative.

                              Aussi, si en 1951, Robert Schuman avait demandé une ratification du traité de Paris instituant la communauté européenne du charbon et de l’acier, juste quelques années après la guerre et avec le souvenir très proches des stigmates, je ne suis pas certain que cette proposition aurait obtenu l’assentiment du peuple.

                              Le peuple n’avait pas non plus participé directement à l’acte de naissance de l’Union, alors maintenant parler d’acte de décès parce qu’il n’a pas été consulté en 2004 me laisse également songeur.

                              Cette année l’Union va fêter les 50 ans des traités de Rome (seulement 50 ans). Même s’il est vrai que l’Europe politique est plutôt en panne, réduire l’Union alors à une mise en concurrence pure et simple de ses états membres ; alors que les 3/4 de son budget sont consacrés à des politiques de solidarité entre ses membres (PAC, politique régionale...). Plutôt que de parler, l’année de ses 50 ans, d’acte de décès, moi je parlerais peut-être de crise d’adolescence.


                            • candide (---.---.89.124) 13 février 2007 21:25

                              « D’accord pas par la voie référendaire, mais de là à dire que les peuples n’ont pas été consulté, c’est remettre en cause le système de la démocratie représentative. »

                              C’est exactement ce que vous expliquait Laurent dans son message précédant, à savoir que pour faire de l’Europe un « outil » démocratique au service du citoyen, son mode de fonctionnement actuel y compris représentatif, n’est tout simplement pas adapté pour administrer correctement et de manière démocratique 450 millions d’individus.Il faudra bien remettre en cause ce mode de fonctionnement par un débat élargi , en France déjà, quitte à découdre l’Europe ici vendue au rabais, pour une autre qui corresponde aux vraies aspirations des Européens

                              « Aussi, si en 1951, Robert Schuman avait demandé une ratification du traité de Paris instituant la communauté européenne du charbon et de l’acier, juste quelques années après la guerre et avec le souvenir très proches des stigmates, je ne suis pas certain que cette proposition aurait obtenu l’assentiment du peuple. »

                              Il s’agissait d’un accord strictement économique qui ne subordonnait point les européens à une politique plus élargie. D’ailleurs ce ne sont pas les Français qui finançait leur économie à l’ouest, mais les Américains au travers du plan Marshall, et les pays orientaux par le biais du plan Jdanov. Vous postulez que la France et l’Allemagne étaient prospères et libres en 1951, alors qu’elles entamaient tout juste leur reconstruction, et qu’elles mettaient en commun l’Industrie et l’Energie (la CECA) pour aller plus vite dans ce sens. Et l’Allemagne était militairement occupée, donc exempte de toute possibilité de faire la guerre.

                              « Le peuple n’avait pas non plus participé directement à l’acte de naissance de l’Union, alors maintenant parler d’acte de décès parce qu’il n’a pas été consulté en 2004 me laisse également songeur. »

                              Tant que l’Europe ne prenait pas clairement parti pour une politisation dirigiste ultra libérale, elle n’intéressait que très peu les européens qui voyaient chez les Technocrates de Bruxelles des calibreurs de cageots ou des adeptes invétérés de la directive. Aujourd’hui que le tournant politique est clairement affiché, elle s’expose à des attaques de toute part qui vont lui être mortelles, fatalement. Mais on ne s’en plaindra pas

                              « Cette année l’Union va fêter les 50 ans des traités de Rome (seulement 50 ans). Même s’il est vrai que l’Europe politique est plutôt en panne, réduire l’Union alors à une mise en concurrence pure et simple de ses états membres ; alors que les 3/4 de son budget sont consacrés à des politiques de solidarité entre ses membres (PAC, politique régionale...). Plutôt que de parler, l’année de ses 50 ans, d’acte de décès, moi je parlerais peut-être de crise d’adolescence. »

                              Le problème pour l’adolescent c’est que vous ne trouvez ni remède ni cure à sa mue, à son acné juvénile, à son impertinence et à son attitude réfractaire et désinvolte pour la démocratie. Un jeune con pareil, moi je lui mets un bon coup de pied au c.. Et je le fou dehors.

                              Votons tous juste et bien contre l’Europe de Bruxelles aux prochaines élections !


                              • moebius (---.---.15.190) 11 février 2007 21:38

                                @ néos Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je disais « qu’est ce que ça nous rapporte à nous EUROPEENS cette Europe gaullienne » c.a.d. une Europe qui serve les intéréts et surtout la grandeur « perdue » de la France dans le monde face à la puissance américaine par exemple, belle chimére dans une Europe à vingt et un. Quant au couple franco-allemand, avec la chute du mur les Allemands ont sans doute d’autres priorités que celui de satisfaire la nostalgie française d’un empire perdue ... Avant d’etre français je suis européen pour moi c’est un fait et je suis catastrophé par le manque de précisions de la part de nos futurs dirigeants sur la question européenne. Electeur de gauche, « le non de gauche » et le ralliement de Chevénement à Ségoléne, me dissuade définitivement de voter à gauche à ces élections


                                • parkway (---.---.18.161) 12 février 2007 11:02

                                  Moebius,

                                  vous ne précisez pas ce qui est pour vous un parti de gauche.

                                  Pour moi le PS n’est plus à gauche depuis bien longtemps.

                                  Vous oubliez aussi les mensonges et les demi-vérités assénées par les politiques de droite (umps) et les médias.

                                  Dans ce climat, il était tout-à-fait normal d’appliquer le principe de précaution comme l’on fait aussi les hollandais qui ne sont pas particulièrement gauchistes.

                                  J’espère que les français appliqueront ce même principe pour les élections présidentielles face à la médiatisation effrénée en faveur de sarko-ségo !

                                  Et nous attendons toujours que nos braves politicards nous disent ce qu’ils attendent et ce qu’ils veulent faire pour l’Europe...


                                • moebius (---.---.15.190) 11 février 2007 22:48

                                  « Européen », c’est un point de vue


                                  • miaou (---.---.13.233) 11 février 2007 23:41

                                    Pourquoi prétendre que les Français ont mal compris l’Europe ? Il est tout à fait possible qu’au contraire ce soit un certain nombre de pays (notamment le Royaume-Uni, certains nouveaux entrants) qui l’aient mal comprise. Il est symptomatique que depuis le blocage français, il y a eu peu de réelles avancées ; notamment la présidence britannique, auréolée par certains de nombreux espoirs, a été calamiteuse, Tony Blair ayant réussi à se mettre à dos nombre de ses « alliés » d’Europe orientale.

                                    L’Europe doit certes contenir une part de libéralisme , mais avec des règles communes pour lutter face à l’extérieur et non se disperser en luttes intestines


                                    • parkway (---.---.18.161) 12 février 2007 11:07

                                      dès le départ, mettre les anglais dans l’Europe a été une erreur, une grosse erreur.

                                      il n’ont pas la monnaie commune et reste pro-atlantique.

                                      Pourquoi n’ont-il pas fait le pas comme tous les autres membres, et pourquoi l’a t on accepté ?

                                      les british suivent les ricains et appuient de toutes leurs forces pour que l’Europe deviennent un vallet des usa.

                                      on n’en sortira jamais avec ces gens là.


                                    • Jimmie Danger (---.---.164.192) 12 février 2007 08:52

                                      « Elargissement.. »

                                      - L’élargissement de l’Union aux pays de l’Est n’a pas suscité de débat aussi important en France que celui qu’avait provoqué la candidature de la Turquie.

                                      - L’Europe, c’est ainsi, tel qu’un commentateur l’a souligné plus haut : des discussions mouvementées sur des sujets d’ordre émotionnel et une acceptation sans remous des décisions prises sur des sujets d’ordre économiques..

                                      Jimmie Danger


                                      • Internaute de passage (---.---.180.55) 12 février 2007 10:30

                                        Votre article ne dit pas en quoi les Français sont responsables de cette incompréhension. Il n’explique pas bien non plus pourquoi l’Europe ne fait plus rêver les Français. Pourtant c’est très simple. Nous n’avons aucun pouvoir. Nous ne pouvons pas influencer les décisions de la Commission, traduites automatiquement en droit français, sans que personne n’y trouve rien à redire. Elle favorise une libéralisation dont nous ne voyons pas les fruits sur notre territoire. Elle n’offre aucune vision politique à long terme. Tout ce que fait l’Europe, c’est assimiler des pays, les uns après les autres, et les convertir à l’économie de marché. L’Europe est dirigée par des technocrates gestionnaires, pas par des politiques qui portent la voix des peuples européens. L’Europe n’a permis aucune résolution du problème du chômage, dans quelque pays que ce soit. L’Euro a contribué à la baisse du pouvoir d’achat. L’Europe ne protège pas des nationalismes, notamment à l’Est. L’Europe ne se préoccupe pas de progrès social.

                                        L’Europe est une superstructure qui flotte au-dessus d’un continent, sans aucun lien avec lui. Elle lui bouche l’horizon.

                                        Cdlt

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