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Accueil du site > Actualités > Europe > Les Français vont-ils laisser détruire l’agriculture française (...)

Les Français vont-ils laisser détruire l’agriculture française ?

Les agriculteurs français – mais aussi les pêcheurs – sont entrés dans une phase critique de leur histoire. C'est désormais leur existence même, en tant qu’exploitants individuels, qui est menacée de disparition pure et simple, comme cela n’a jamais été le cas au cours des deux millénaires qui les ont précédés.

L’extrême gravité de leur situation résulte de la « prise en tenailles » entre deux contraintes structurelles, qui sont en train de les broyer comme deux mâchoires.

La première mâchoire : l'Union Européenne

Comme l'actualité le démontre chaque jour, la production agricole française souffre énormément de la concurrence étrangère dans la plupart de ses filières comme la viande, les légumes, le vin, les fruits et le lait. Cette concurrence est imposée par les Traités de l'Union Européenne (*1). On peut d'ailleurs dire que la concurrence est l'essence même de la plupart des articles des traités et des directives européennes.

À titre d’illustration, on mentionnera par exemple, dans le Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE), les articles 26 (alinéa 2), 28 (alinéa 1 et 3), 30, 34 et 119 (alinéa 2). Sans que l’écrasante majorité des Français n’en aient conscience le moins du monde, ces articles imposent une ouverture totale du marché agricole et, dans le même temps, interdisent de protéger les productions locales et nationales du dumping social, salarial, sanitaire et environnemental que subissent nos agriculteurs depuis les 22 ans et demi qu’est entré en vigueur le Traité de Maastricht. Les textes européens traquent tout ce qui peut s’apparenter de près ou de loin à des quotas, des taxes, des aides publiques, une dépréciation compétitive de la monnaie, ou l’interdiction d'importation d'un produit.

La conséquence de cette chasse frénétique, obsessionnelle, à la moindre mesure de protection sectorielle est aussi simple qu’inéluctable : puisque les salaires agricoles sont plus élevés et que les réglementations sont plus sévères en France que dans le reste de l’UE – a fortiori que dans le reste du monde -, les charges d'exploitation y sont aussi nettement plus élevées. La mise en concurrence sans protection contraint donc les agriculteurs français, encore plus que les agriculteurs des autres pays de l’UE, à lutter pour leur survie en accroissant sans cesse leur productivité.

L’alternative dans laquelle ils sont placés ne souffre aucune discussion : soit ils parviennent à obtenir toujours plus de rendement, soit ils mettent la clé sous la porte.

Pendant de nombreuses années, cette course au rendement et à la survie s’est traduite par un agrandissement constant des surfaces d’exploitation, une intensification des cultures, la traque des pertes de production et un recours croissant aux engrais et pesticides.

Mais ces solutions palliatives n’ont qu’un temps. Après plusieurs décennies de mise en œuvre, ces remèdes sont en train d’épuiser leurs effets. La production agricole française, déjà très efficace, a atteint ses limites dans le cadre réglementaire et social qui est le nôtre. Elle en a même parfois déjà trop fait, en intensification et en recours aux engrais par exemple.

L’agriculture française est donc confrontée à un nouveau et implacable défi : faute d’obtenir la moindre mesure de protection, et faute de pouvoir accroître encore massivement sa compétitivité, elle est désormais dans l’impossibilité de s'aligner sur les autres pays du monde. Sauf si nous consentons à briser notre modèle social et réglementaire pour les harmoniser au niveau des autres.

Très concrètement, cela signifie que l’agriculture et la pêche artisanales françaises doivent, sous peine d’anéantissement, procéder désormais :

  • à la baisse des salaires. Il faut savoir que la charge salariale représente 75% des coûts de production dans les filières légumes, vins et fruits par exemple, ce qui représente un impact déterminant dans la course à la compétitivité.
  • à l’abaissement des normes d'hygiène et sanitaires nationales : elles sont nettement plus élevées en France, dans les filières viandes et lait notamment, mais aussi dans la pêche.
  • à la dégradation des normes environnementales : en règle générale, elles sont plus élevées en France, et dans toutes les filières, que dans les autres pays de l’UE et du monde.
  • à la poursuite effrénée de l'intensification, en augmentant encore et encore l’utilisation de produits chimiques en agriculture.

11252346_10153349166692612_7506399151924856101_nProduction industrielle de poulets aux États-Unis

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La ferme-usine des 1000 vaches a été construite sur le territoire des communes de Buigny-Saint-Maclou et de Drucat, près de l'aérodrome d'Abbeville, dans la Somme. Elle est conçue pour gérer de façon industrielle environ 1 000 vaches laitières (à l'origine de son surnom) et une unité de méthanisation de 1,3 mégawatts.

On voit désormais clairement la perspective ainsi tracée par les contraintes européennes - que le projet de grand marché transatlantique TAFTA ne va faire qu'aggraver :

  • une industrialisation forcenée de l’agriculture et de la pêche, devenues de simples filiales de production des multinationales de l’agro-alimentaire et de la distribution,
  • la fin des terroirs (sauf dans les rares sanctuaires bénéficiant de « l’Appellation d’Origine Protégée » : AOP),
  • et la disparition à terme des agriculteurs et des pêcheurs artisanaux, dont les derniers spécimens seront ravalés au rang d’attractions touristiques, comme des Amérindiens parqués dans des réserves.

En bref, il s’agit de la destruction de l’identité bimillénaire de la France agricole.

Cette monstrueuse perspective est, bien entendu, rejetée sans hésitation par l'UPR. Ce rejet constitue d'ailleurs l’une des raisons pour lesquelles nous appelons les Français à se rassembler en urgence pour faire sortir la France des traités européens.

11180611_10153349183777612_7917546135088515636_n Jean-Pierre, 43 ans, habite à Riom-ès-Montagnes (Cantal). Éleveur célibataire, il vit seul avec sa mère dans l'exploitation familiale. « Les agriculteurs, on nous voit riches avec nos terres.... C'est peut-être "Le bonheur est dans le pré", mais les gens ne voient pas que derrière, il y a les banques, les emprunts... » confie Jean-Pierre, dont les dernières vacances ont été un séjour à l'hôpital. Source : article du Figaro du 29/11/2013 "Les oubliés de nos campagnes"

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Le suicide des agriculteurs qui n'arrivent plus à gagner suffisamment d'argent pour rembourser leurs emprunts a pris de telles proportions que les pouvoirs publics ont lancé une ligne téléphonique spéciale pour tenter de sauver les agriculteurs en détresse.

Le mythe de « l'harmonisation vers le haut »

Mais la gravité de la menace qui pèse sur l’agriculture française est cachée à la grande masse des Français. Les responsables des autres partis politiques et des syndicats professionnels préfèrent botter en touche et tenir les habituels propos ambigus et trompeurs du type : « il faut une harmonisation européenne »…

Ce qu’ils ne disent jamais, c'est que si les traités européens ont en effet pour conséquence de forcer à l’harmonisation, cette harmonisation n’a aucune chance de se faire « vers le haut » (c'est à dire vers le niveau français) puisque la sacro-sainte philosophie de la concurrence des euro-atlantistes ne cesse de pousser à l’alignement vers le bas, comme le prouvent à l’envi les décennies écoulées.

Le caractère inéluctable de cette harmonisation « vers le bas » découle de deux logiques concomitantes qui se renforcent l'une l'autre :

  • d'une part, les multinationales de la distribution et de l’agro-alimentaire, dont les lobbyistes sont omniprésents dans les couloirs de Bruxelles, ne sont pas précisément des sociétés philanthropiques. Ce sont des grands groupes qui doivent dégager des profits trimestriels colossaux pour satisfaire aux exigences de leur actionnariat et qui, de ce fait, exercent une pression constante à la baisse sur les prix payés aux producteurs à travers le monde.
  • d'autre part, les pays de l’Union européenne qui ont les conditions salariales et les normes sanitaires les moins contraignantes en matière agricole bénéficient d’un avantage compétitif considérable. C'est cet avantage qui leur a déjà permis de s’emparer de grosses parts de marché, aussi bien en France que dans le reste du monde. Leurs dirigeants n’accepteront jamais une « harmonisation vers le haut » qui ruinerait cet atout décisif, par exemple en alignant leurs salaires sur les nôtres. Rappelons ici que la France ne peut en aucun cas forcer ces pays à modifier les règles européennes à notre avantage et à leur détriment, puisque tout changement des traités européens ne peut se faire qu’à l’unanimité des États-membres (article 48 du traité sur l'Union européenne - TUE).

Les politiciens et les syndicalistes ayant table ouverte dans les grands médias peuvent bien réclamer une « harmonisation vers le haut », toutes leurs déclarations ne peuvent donc rester qu’au stade du vœu pieux et de l’incantation. C'est d'ailleurs exactement ce que l’on constate depuis des années.

La solution au problème est évidemment ailleurs : dans la sortie de ce système européen absurde qui entraîne notre agriculture à la ruine. Comme le dit le proverbe : « Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées ».

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Murielle, 54 ans, habite à Signy-L'Abbaye (Ardennes). Son mari était agriculteur. Il s'est suicidé 3 mois avant cette photo. Un autre suicide d'agriculteur a eu lieu quelques jours avant, à 12 km. Source : article du Figaro du 29/11/2013 "Les oubliés de nos campagnes"

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Loin, très loin du problème des agriculteurs français.... L'actuel Commissaire européen à l'Agriculture et au développement rural est l'Irlandais Phil Hogan, depuis le 1er novembre 2014. Auparavant ministre de l'Environnement, du Patrimoine et des gouvernements locaux de la République d'Irlande, il y a laissé une traînée de scandales : dépenses somptuaires et inutiles, grossièretés sexistes, etc.

Parmi ses derniers scandales, l'Irish Times a dénoncé le voyage d'agrément, tous frais payés par le contribuable, avec sa maîtresse - son attachée de presse - à Doha, capitale du Qatar. À l'évidence, cet homme préfère la vie luxueuse de l'émirat du Qatar à la vie précaire des agriculteurs français qu'il conduit à la ruine.

La deuxième mâchoire : la guerre des prix dans la grande distribution.

Le 4e Rapport au Parlement de l'Observatoire National de la Formation des Prix et des Marges (*2) qui vient d’être publié en avril 2015 a fait ressortir une baisse des prix à la production, en 2014, sur l'ensemble de la chaine agroalimentaire, de -5% par rapport à 2013.

Cette chute de -5% en un an est considérable. Elle a une conséquence catastrophique sur notre agriculture, car environ 70% des produits agricoles français sont vendus en grande distribution, les autres 30% étant écoulés par la vente directe et l'exportation. Toutes les filières sont concernées, à l'exception du blé dur qui est un produit de base, consommé dans les pays du monde en forte croissance démographique, donc avec une demande toujours croissante et des prix en hausse.

Certains observateurs tentent de se rassurer en montant ce dernier point en épingle et en affirmant que le marché du blé dur est porteur pour les producteurs français. Ce n’est certes pas faux. Mais se porter sur ce créneau impliquerait une spécialisation du métier vers le blé, ce qui est tout bonnement impossible pour environ la moitié de nos exploitations, à cause de facteurs naturels, en plaine ou en montagne. Cela poserait aussi le problème de l’abandon de notre autonomie alimentaire nationale, laquelle ne peut être assurée que par la diversification.

Ce même rapport montre que, dans la plupart des cas et en moyenne, les grandes surfaces de distribution ont récupéré de la valeur ajoutée en 2014 (point également souligné par la revue L'Information Agricole du Rhône, n°2326, page 9).

En d’autres termes, les entreprises de grande distribution profitent de la concurrence étrangère pour faire baisser les prix payés aux agriculteurs français, mais elles ne répercutent ces baisses, selon les produits, que très peu, voire pas du tout, dans le prix de vente aux consommateurs. Les marges de la distribution augmentent donc encore.

On constate ainsi, encore une fois, que les seuls vrais bénéficiaires de la Politique Agricole Commune sont désormais les grandes entreprises de distribution et leurs actionnaires.

Il faut insister sur le fait que cette guerre des prix est AUSSI une conséquence indirecte des traités européens. Car ce sont ces traités qui sont principalement responsables de la baisse du pouvoir d'achat des Français, laquelle résulte du chômage dû aux délocalisations tous azimuts autorisées par l'Union Européenne (article 63 du TFUE).

Les grandes enseignes cherchent à s'adapter à cette baisse globale du pouvoir d'achat en pesant sur les prix payés aux producteurs.

Conclusion

D'un coté les agriculteurs français ne peuvent pas diminuer leurs coûts de production, sauf dans le cadre d’un abaissement drastique des salaires et des normes sanitaires et environnementales.

De l’autre côté, leurs prix de vente sont orientés à la baisse, ce qui engendre une baisse de leurs revenus à court et moyen terme dans le cas général, à long terme dans le meilleur des cas.

L'avenir de l'agriculture française est donc très sérieusement mis en danger par cet effet de ciseaux, qui découle directement des contraintes européennes. Il en résulte que, si notre pays reste dans l’Union européenne, et quelles que soient les divagations sur une « harmonisation vers le haut » à la Saint-Glinglin :

  • le nombre d’agriculteurs et de pêcheurs en France va continuer à diminuer rapidement jusqu’à leur quasi-disparition, au profit d’une agriculture et d’une pêche industrielles de qualité médiocre, destructrice de l’environnement, de l’identité de nos terroirs et de la civilisation agricole de notre pays ;
  • les quelques dizaines de milliers d’agriculteurs français subsistants seront ceux qui ont la chance matérielle de se situer dans des marchés de niche (grâce aux AOP notamment), lesquels sont limités par le pouvoir d'achat des consommateurs.

Précisons que ces marchés de niche sont réservés aux plus riches et ont un impact environnemental très important, car ils contraignent les agriculteurs qui s'y livrent à devoir exporter leurs productions aux quatre coins du monde. Dans le même temps, vu que le pouvoir d'achat des Français baisse, nous devrons aussi importer de plus en plus des produits agricoles « bon marché » de moindre qualité.

Dans tous les cas, le résultat complémentaire de ces évolutions sera une augmentation en flèche de « l’empreinte carbone », du fait d'un recours massif aux exportations et aux importations de produits agricoles. Soit dit en passant, ce résultat nocif est totalement contradictoire avec les « objectifs carbone » proclamés par la Commission européenne en février 2014, qui s’est « engagée » à une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030… (*3)

Il est fondamental que les Français aient une conscience claire de ces sombres perspectives.

Si nous laissons faire, - c'est-à-dire si nous restons dans l'UE -, le pays que nous transmettrons à nos enfants et petits-enfants aura perdu ses agriculteurs, ses pêcheurs, ses paysages, sa douceur de vivre et son âme.

François ASSELINEAU
Site Internet : http://www.upr.fr
Facebook : http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau
Twitter : https://twitter.com/# !/UPR_Asselineau
Blog : http://www.francoisasselineau.fr

Et

Christophe BLANC
Agriculteur
Responsable national de l’UPR chargé de l'agriculture.

 

NOTES

(*1) : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:12012E/TXT&from=FR

(*2) : https://observatoire-prixmarges.franceagrimer.fr/Lists/Liste%20des%20etudes%20autres/Attachments/138/Rapport_2014_v17_.pdf

(*3) : http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-91772-empreinte-carbone-objectif-ambitieux-et-resolution-radicale-pour-leurope-1002504.php


Moyenne des avis sur cet article :  3.96/5   (55 votes)




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125 réactions à cet article    


  • Spartacus Spartacus 27 mai 2015 09:05

    Le malheur des agriculteurs c’est surtout la « MSA » cette sécurité sociale OBLIGATOIRE qui fait qu’un agriculteur touchera 8 fois mois que Asselineau à la retraite, en cotisant 20 fois plus que lui dans toute sa carrière.


     Asselineau en « disponibilité » ou « détachement » qui passe son temps à vendre le directivisme d’état et la soumission à l’état préfère accuser l’Europe quand l’agriculteur ne peut lui pas prendre un congé.

    Asselineau voudrait pas aussi prendre le régime social de l’agriculteur pour voir si c’est vraiment l’europe ?

    Quand le cartel des intouchable de l’ENA phagocyte tous les partis, même les plus petits. 

    Asselieneau, Le Maire a donné sa « démission de la fonction publique pour entrer en politique, conscient du conflit d(intérêt de ne pas être sous »dépendance de l’état" qu’il est censé orienter au nom de la société. Il existe maintenant un précédent et une prise de conscience de l’incongruité d’être fonctionnaire et politicien.

    Si les uns en ont conscience, pourquoi les autres n’en ont pas conscience ?

    Je vais faire la réponse. Quand un Enarque a goutté aux avantages et privilèges de l’état. Le pouvoir, la gamelle, l’intouchabilité sans le risque, il ne peut plus s’en passer......

    Comment apprendre aux autres à nager si on sait pas le faire soi-même ?
    Groupuscule politique fouareux dès le départ.

    • Jasken 27 mai 2015 12:56

      @Spartacus

      Et hop, encore un procès d’intention contre Asselineau.
      Vous n’avez vraiment rien d’autre à proposer, je ne sais pas, une analyse sur le fond des articles.
      Et puis en passant, l’auteur de l’article est Christophe Blanc, agriculteur membre de l’UPR, pas F. Asselineau !


    • Tythan 27 mai 2015 14:44

      @Jasken

      F Asselineau signe également cette article, il en est également le coauteur.

      Après, je ne jette pas forcément la pierre à l’encontre de François Asselineau pour cela, mais il est tout de même problématique que cette personne, qui n’est pas élue, soit payée par l’Etat alors que son activité est au bas mot à 90 % dédiée au développement de l’UPR...

      On pense ce qu’on veut de Bruno Le Maire, mais son attitude est tout de même salutaire de ce point de vue.

    • Spartacus Spartacus 27 mai 2015 17:06

      @Jasken
      Allez sur le fond.....Je vous l’accorde !.


      Dans un article constater que «   la charge salariale représente 75% des coûts de production  » 
      Et en arriver à ne pas déduire que les charges salariales sont « la raison » de l’appauvrissement des agriculteurs.....

      L’europe n’est qu’un lieu de libre échange....Et le commerce et l’échange est le fondement de la prospérité. 

      Mais quand un agriculteur Français supporte la charge de 25 fonctionnaires (type Asselineau et privilégiés) qui payent moins que lui leur santé, moins que lui leur retraite alors que lui paye la leur en régime spéciaux......
      L’agriculteur Allemand lui paye pour 17 fonctionnaires à statut unique et payé moins cher et qui cotisent plus que lui....
      Et accuser l’europe alors qu’il faut accuser la gabegie d’un état remplis de profiteurs qui se gavent de régimes spéciaux et privilèges...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 mai 2015 19:37

      @Tythan
      Vous évitez soigneusement d’expliquer pourquoi Asselineau s’est retrouvé placardisé par Sarkozy...
      Parce qu’il avait rendu un rapport sur l’avenir de l’euro et de l’ UE qui n’a pas convenu à sa Majesté.
      Une sanction politique digne d’une dictature.


    • gorgonzola 27 mai 2015 21:47

      @Fifi Brind_acier : l’UPR doit gêner DLF pour que Tythan en arrive à la diffamation. Malheureusement pour lui c’est bien Dupont-Aignant qui utilise les enveloppe à entête du parlement pour envoyer ses courriers à ses adhérents DLF, et non F. Asselineau ;)


    • Spartacus Spartacus 27 mai 2015 23:29

      @Fifi Brind_acier


      Quand on est pas content on donne sa DÉMISSION
      On prend son libre arbitre.

      Mais quand on a goutté aux privilèges et fastes de la république. Impossible de s’en passer.

      « L’emploi à vie » la prison ou c’est enfermé Asselineau. Une vie en servitude de la facilité.....

      C’est pas demain avec un comique pareil que les régimes spéciaux et privilèges disparaîtrons. Un inutile qui se gave aux frais de l’état.



    • Ruoma Ruoma 27 mai 2015 23:40

      @Spartacus
      Des inutiles et des nuisibles qui se gavent, c’est pourtant pas ce qui manque, mais pour vous, c’est secondaire.
      Alors que celui-là, qui voudrait que les Français s’unissent pour faire sortir leur pays de « l’Union » €uropéenne, c’est insupportable ! smiley
      Il a donc le tort d’être sorti de son cabinet pour tenter quelque chose.
      Vous n’auriez rien trouvé à redire s’il était resté sagement à s’engraisser dans les couloirs dorés des ministères.
      Critique à géométrie variable... smiley


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 mai 2015 06:53

      @Spartacus
      « Les fastes de la République »..., vous devez confondre les fonctionnaires avec les élus de la République ! Le prix de revient d’un repas à l’ Elysée est de 3000 euros par personne.

      Quels que soient leurs postes, ils sont payés selon la grille indiciaire correspondant à leur recrutement, grille gelée jusqu’à la St Glinglin...


      Vous devriez comparer avec les salaires de nos députés européens, ou fonctionnaires européens : « L’Europe, c’est la PAIE ! » 
      Sans parler des Commissaires européens, non élus, mais grassement rémunérés par vos impôts. Mario Draghi touche 370 000 euros par an, non imposable, cela va de soi.
      Christine Lagarde, élue par personne : 380 000 euros par an, non imposable aussi.

      C’est curieux, vous critiquez tout le temps les fonctionnaires français, mais jamais ce que coûtent aux contribuables français, ceux qui font tourner l’usine à gaz européenne....

    • Spartacus Spartacus 28 mai 2015 08:33

      @Ruoma

      Sorti de son cabinet avec le statut en « détachement » ? ??? 
      Dans le déni de la réalité ?

      La gamelle sans l’approbation de son employeur ? 
      C’est une déontologie disqualifiée. On ne peut pas donner des leçons de morale républicaine quand on se comporte en incestueux de la gamelle d’état.

      Géométrie variable ? 
      Mais regardez donc mes articles, je n’ai pas votre culture de donner des leçons de morale sans légitimité pour le faire....
      Et j’ai la liberté pour le faire, ayant gagné mon propre libre arbitre sans être en soumission d’une gamelle d’un autre. 

      Le dernier était sur le scandale des « préfets sans préfectures ». 
      Ou celui ci sur l’iniquité sociale des régimes spéciaux et dérogatoires ?

      Merci, vous pouvez m’accuser de bien des choses mais pas cela.

    • Jimmy 28 mai 2015 08:51

      @Spartacus
      Spartacus, parasite inutile, payé avec l’argent de nos impôts pour défendre les oligarques de Bruxelles. Tu critiques les fonctionnaires ? mais pourtant ils servent à quelques chose, ils sont au service du public, regarde au service de qui tu t’es mis.


    • Tythan 28 mai 2015 13:52
      @ Fifi Brin d’Acier

      Une sanction digne d’une dictature... Comme vous y allez ! Je crois qu’il n’y a pas beaucoup de dictatures où un haut fonctionnaire serait payé par l’Etat pour en fait développer un parti d’opposition...

      @gorgonzola
      Je ne vois pas en quoi mon commentaire serait diffamatoire. Les éléments factuels que j’ai rapporté, à savoir que François Asselineau est dans un placard, sont avérés et attestés par l’intéressé lui-même...

      Quant au fait d’envoyer via la poste du parlement des courriers à ses adhérents, je vois mal en quoi cela pourrait être reproché à Nicolas Dupont-Aignan, qui fait bien ce qu’il veut des moyens mis à sa disposition par l’Assemblée Nationale.

      Contrairement à François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan bénéficie de la légitimité populaire : il est élu et d’ailleurs avec un très large soutien de ses administrés.

      Tythan

    • Spartacus Spartacus 28 mai 2015 18:11

      @Jimmy


      Au service du public des « détachés » ? Qui crachent dans la soupe de leur employeur....

      De toute façon Anselineau ne craint rien. Il fait partie des intouchables Enarques. Même voleurs(e) le mois suivant un poste de placard doré est prévu....

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 mai 2015 18:25

      @Spartacus
      Adressez vous à Sarkozy, c’est lui qui l’a placardisé et a supprimé son service à Bercy !
      Vous ne voudriez pas en plus d’une sanction politique, qu’il soit SDF ?
      Vous vous croyez en URSS ?


    • soi même 28 mai 2015 20:47

      A ce demandez si Asselineau, n’est pas des quatre chevaux de l’Apocalypse ... ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 mai 2015 07:20

      @soi même
      Surtout ne vous fatiguez pas à démontrer vos jugements..., salissez, salissez, il en restera bien quelque chose !


    • COURTILLE COURTILLE 30 mai 2015 23:05

      @Spartacus
      Bien vu Spartacus, il fallait que ce soit dit au sujet d’ASSELINEAU ce francmac très ripoublicain énarque toujours payé par l’état français alors qu’il fait de la propagande anti gouvernementale depuis 2007, cherchez l’erreur....
      En plus , il a beau être énarque, il est plus couillon qu’un pauvre rat de laboratoire :
      Il tient absolument à la jouer légale en passant par les urnes pourries de la gueuse pour faire sortir la France de l’Europe et de l’Euro, ces mêmes urnes pourries d’où était sorti le NON à l’Europe en 2005 !
      Je crois qu’il est le pire de tous ces politicards français !


    • gorgonzola 9 septembre 2015 13:10

      @COURTILLE : vous avez oublié de préciser qu’il était aussi violeur de grand-mère et égorgeur de chihuahuas... dans votre « description »


    • Fergus Fergus 27 mai 2015 09:09

      Bonjour, François.

      « Pendant de nombreuses années, cette course au rendement et à la survie s’est traduite par un agrandissement constant des surfaces d’exploitation, une intensification des cultures, la traque des pertes de production et un recours croissant aux engrais et pesticides. »

      En écrivant ceci, vous montrez que vous pouvez énoncer des vérités. Hélas ! comme toujours dans les discours de l’UPR, elles ne visent qu’à servir de base à un anathème en direction de l’Union Européenne, le Grand Satan de votre propagande.

      Car cette dérive que vous dénoncez n’a pas été le fait de l’UE, comme j’ai souvent eu l’occasion de le dire à Fifi_Brin d’acier, votre porte-paroles attitré sur le site : elle est venue des agriculteurs français eux-mêmes, groupés dès 1946 au sein de la FNSEA. Ce sont ces agriculteurs français - notamment les céréaliers - qui ont voulu cette agriculture intensive et productiviste qui a ensuite assez largement essaimé hors de nos frontières et contribué, dans notre pays, à détruire les petites exploitations, malgré l’action utile et nécessaire de syndicats minoritaires comme la Confédération paysanne. Cela, toute le monde le sait dans ma propre famille, largement constituée de paysans dont certains sont encore en activité.

      D’accord en revanche avec vous sur la guerre imposée par la grande distribution. Mais là également, ce n’est pas l’Union Européenne qui porte la responsabilité des problèmes posés, mais le fait que cette UE-là soit actuellement régie par des textes libéraux qui facilitent cette forme d’oppression née d’une course aux profits sans limites.

      C’est pourquoi les textes qui régissent l’UE doivent être réformés, et ils le seront inéluctablement, ne serait-ce qu’en raison des menaces que font peser les problèmes environnementaux sur nos écosystèmes et l’économie qui en découle. Une réforme nécessaire qui se fera de l’intérieur, malgré le carcan actuel du Traité de Lisbonne qui est d’ores et déjà appelé à être fortement amendé dans les années à venir sous peine d’un risque d’éclatement de l’Union qui serait une catastrophe géopolitique majeure.


      • Alex Alex 27 mai 2015 12:13

        @Fergus

        « ce n’est pas l’Union Européenne qui porte la responsabilité des problèmes posés, mais le fait que cette UE-là soit actuellement régie par des textes libéraux »

        Donc ce n’est pas l’UE rêvée, mais l’UE actuelle...
        Je comprends ce que vous voulez dire, mais reconnaissez que c’est un peu tiré par les cheveux !

      • Jasken 27 mai 2015 12:59

        @Alex

        Donc, comme seul le réel compte et que l’UE est ce qu’elle est et restera ainsi, l’UE a une grand part de responsabilité, comme le montre l’article !
        Ce genre de remarque de Fergus me fait penser aux idéalistes communistes vis-à-vis de l’Union Soviétique....


      • Jasken 27 mai 2015 13:15

        @Fergus

        Pour rappel, l’auteur de l’article n’est pas F..Asselineau mais Christophe Blanc, agriculteur, hé hé.
        Vous parlez de propagande à propos de l’UPR.
        Facile, sauf que vous ne reprenez jamais les arguments et démonstrations de l’UPR qui sont sourcés et toujours irréfutés par les européistes.
        Par contre, le dogme européiste que vous défendez, lui, fonctionne sur de la propagande, puisqu’il cache non seulement ses origines, mais ses buts et qui dirige en sous-main cette usine à gaz inutile et bureaucratique.


      • Fergus Fergus 27 mai 2015 13:19

        Bonjour, Alex.

        Non, ni l’Europe rêvée ni l’Europe actuelle ne sont responsables du fait que les agriculteurs français groupés au sein de la FNSEA se sont lancés d’eux-mêmes dans la voie de l’agriculture productiviste intensive. L’UE n’a rien arrangé par la suite, certes !, mais elle n’a fait que prolonger et étendre le modèle français !


      • geronimo1859 27 mai 2015 14:19

        @Fergus Visiblement, vous tenez absolument à disculper les responsabilités de l’UE, il suffit pourtant d’aller sur le site de la FNSEA :

        « La Politique agricole commune, est l’une des plus anciennes et pour ne pas dire l’unique véritable politique intégrée. Du fait de cette totale intégration, elle est très étroitement liée à l’histoire de l’Union européenne, tant dans l’évolution de sa composition que dans celle de ses choix et priorités. A l’origine, la PAC, initiée par les 6 membres fondateurs en 1957, n’a qu’un seul double objectif, accroitre la productivité de l’agriculture et garantir la sécurité des approvisionnements à des prix raisonnables pour les consommateurs tout en permettant aux exploitants de dégager un revenu. [...] » (Source http://www.fnsea.fr/toutes-les-thematiques/europe-et-international/pac/articles/politique-agricole-commune-la-france-a-l-heure-des-choix- !/)

        Ça fait donc depuis plus de 50 ans que l’UE est impliquée dans cette politique agricole commune et comme vous pouvez le constater ce n’est pas l’UPR qui le dit. Je vous rappelle également qu’en matière de réglementation d’OGM, de pesticides, etc. c’est le droit communautaire européen qui fixe les orientations législatives et pas la FNSEA.


      • riff_r@ff.93 riff_r@ff.93 27 mai 2015 15:30

        @fergus

        Votre argument est malhonnête. La FNSEA est un syndicat. Je n’ai aucune sympathie pour Xavier Beulin, mais si un syndicat peut peser sur une politique, s’il peut tenter de s’opposer à telle ou telle mesure, un syndicat n’est pas en mesure d’imposer un cadre légal !!!

        Ce n’est pas la FNSEA qui a instauré l’union douanière, mais bien l’UE  :
        ’’L’Union comprend une union douanière qui s’étend à l’ensemble des échanges de marchandises et qui comporte l’interdiction, entre les États membres, des droits de douane à l’importation et à l’exportation et de toutes taxes d’effet équivalent, ainsi que l’adoption d’un tarif douanier commun dans leurs relations avec les pays tiers.’’ ( art. 28 du TFUE )

        Ce n’est pas non plus la FNSEA qui a imposé l’union économique et monétaire et son « principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre. » ( art119 du TFUE ). En plus, tu parles d’un marché concurrenciel ! L’UE est notoirement connue pour être le paradis des lobbyistes de tous poils, ce qui contrevient à l’évidence au principe de ’’concurrence parfaite’’ que Bruxelles impose par contre aux petits producteurs.


      • aimable 27 mai 2015 16:19

        @Fergus

        bonsoir Fergus

        je suis d’accord avec vous pour dire que la FNSEA aura été le fossoyeur de la paysannerie
        avec pour complices tous les gouvernements de droite successifs
        mais l’UE est tellement pratique et comme on dit chez moi elle a le dos large !!


      • aimable 27 mai 2015 16:30

        @aimable
        j’ai oublié , en plus du syndicat et des politiques , la fameuse banque soit disant agricole, qui elle c’est bien engraissée !


      • Alex Alex 27 mai 2015 16:42

        @Fergus

        Je n’avais fait que reprendre un passage de votre texte.
        Bien sûr, j’avais lu vos arguments, que je partage en partie seulement puisque, pour l’essentiel, vous rejetez sur les agriculteurs la faute de leur situation actuelle. 
        Vous auriez pu expliquer comment ils en sont arrivés là : concentration des terres => obligation de remplacer les animaux par des tracteurs et autres machines ; formation de jeunes dans les lycées agricoles => utilisation des engrais et pesticides, incitation à la culture intensive ; pressions intéressées des banques, industriels et autres vendeurs de produits miracles, etc.
        J’ai toujours eu beaucoup de respect pour leur métier car il est vital, parce que les paysans (j’aime ce mot) ont toujours été traités de bouseux par des « intellectuels » (essayez de trouver l’origine de ce mépris...), et parce qu’ils ont été les derniers esclaves que j’ai connus dans ma prime jeunesse (essayez de partir en vacances quand vous avez des animaux à nourrir)
        Les mettre en concurrence avec des pays où la main-d’œuvre est 10 fois moins coûteuse est proprement scandaleux... tant que nos politiques ne sont pas payés comme les Bengalais.
        En outre, je considère que les services vitaux (bouffe, santé, énergie) doivent rester majoritairement en France.
        Le premier rôle de l’UE devrait être d’améliorer les conditions de vie de ses habitants, PAS de ses députés. Les résultats actuels me laissent sceptique.

      • malitourne malitourne 27 mai 2015 16:55

        @Fergus
        « C’est pourquoi les textes qui régissent l’UE doivent être réformés, et ils le seront inéluctablement, ne serait-ce qu’en raison des menaces que font peser les problèmes environnementaux sur nos écosystèmes et l’économie qui en découle. Une réforme nécessaire qui se fera de l’intérieur, malgré le carcan actuel du Traité de Lisbonne qui est d’ores et déjà appelé à être fortement amendé dans les années à venir sous peine d’un risque d’éclatement de l’Union qui serait une catastrophe géopolitique majeure. »

        L’UE ne peut pas être réformée. Vous comptez attendre que tout soit détruit pour le comprendre ?


      • Fergus Fergus 27 mai 2015 17:45

        Bonjour, malitourne

        Je persiste à penser que l’UPR et vous êtes dans l’erreur : l’UE craque et ses dirigeants (le Conseil européen) devront en tenir compte, faute de quoi il n’y aura que des perdants sur le continent. 


      • Fergus Fergus 27 mai 2015 17:54

        @ Alex.

        Je ne rejette pas la faute sur « les agriculteurs », mais sur une partie d’entre eux : ceux qui, au sein de la FNSEA, ont été les artisans actifs des dérives de l’agriculture et de la mise en place des systèmes dont ils sont aujourd’hui victimes. J’ai trop de respect pour les paysans (j’en suis issu et plusieurs des membres de ma famille sont aujourd’hui encore exploitants agricoles en zone de montagne malgré les difficultés) pour mettre dans le même sac ceux qui, dès le début des années 60, avaient une vision lucide des risques pris, et ceux qui, en quête de profits juteux, ont joué les apprentis sorciers en soutenant les remembrements de manière irresponsable et en faisant toujours plus appel aux engrais chimiques et aux pesticides pour augmenter les rendements.

        Quant à la PAC évoquée par ailleurs, elle a été du pain béni pour les gros exploitants, comme par hasard là aussi des adhérents puissants de la FNSEA qui ont su imprimer aux décisions européennes un tour favorable à leurs intérêts. Et pendant ces années, les « petits » ont commencé à disparaître comme jamais auparavant. 


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 mai 2015 19:45

        @Fergus
        Quand les textes seront-ils révisés ? Quand les 28 pays, qui n’ont pas les mêmes intérêts, seront-ils d’accord ? Comment se fait-il que cela n’arrive jamais ?


        Pourquoi voulez-vous que l’ Espagne et l’ Allemagne, qui n’ont pas de SMIG agricole, ce qui leur donne un avantage compétitif, changent d’avis ?

        Et comme « un seul pays peut s’opposer à tout changement des Traités », vous avez la réponse à la question : « Pourquoi les Traités ne changent jamais ? »
        Parce que les 28 ne sont jamais d’accord sur rien.

      • eau-du-robinet eau-du-robinet 27 mai 2015 20:59

        Bonjour Fergus,
        .

        Voici mes sources, non UPR, qui confirment les analyses de l’UPR.
        .
        Salon de l’agriculture 2015
        François Hollande, Manuel Valls et Phil Hogan, commissaire européen à l’Agriculture et au développement rural, se sont déplacés ce week-end à la 52ème édition du salon de l’agriculture à Paris. Les exposants français, inquiets de la situation en Europe et méfiants envers l’Union européenne, ont fait part de leurs doléances.
        http://www.touteleurope.eu/actualite/revue-de-presse-salon-de-l-agriculture-angoisses-et-mefiance-envers-l-union-europeenne.html
        .
        « Se disant conscient des difficultés du moment, avec notamment l’embargo russe sur les produits alimentaires, le président de la République a insisté : ’Nous devons être, l’Etat, auprès des agriculteurs’ » et d’ajouter que « l’Etat et l’Europe doivent ’sécuriser’ cette situation », rapporte BFM TV http://www.bfmtv.com/politique/francois-hollande-visiteur-matinal-du-salon-de-l-agriculture-865076.html
        .
        Doit je rappeler que ce sont les européens qui ont été le premier, sous la pression américaine davoir annonce l’embargo envers la Russie !
        C’est donc bien la politique européenne qui met en difficulté l’agriculture française !!!
        .
        Tous les deux jours, un paysan français se suicide dans l’indifférence générale. A l’heure du Salon de l’agriculture cette triste réalité doit être prise en compte. Notre agriculture, clé de voûte d’une industrie agroalimentaire qui constitue un atout majeur de notre pays, une marque de qualité reconnue est en train de disparaitre sous les effets conjugués d’une politique agricole commune défaillante, de l’instauration de réglementations tatillonnes et absurdes par Bruxelles et de décisions diplomatiques catastrophiques (embargo russe).
        http://france-renaissance.org/2015/attention-lagriculture-francaise-est-en-danger/
        .
        Selon l’INSEE La France compte 515 000 exploitations agricoles. En 20 ans, leur nombre a baissé de plus de la moitié. Les petites et moyennes structures sont les plus touchées alors que le nombre de grandes reste supérieur à celui de 1988.
        .
        L’échec de la politique agricole commune :
        Entrée en vigueur en 1962 à l’époque de l’Europe des 6, la politique agricole commune, intelligente, était efficace et la France en bénéficiait largement. Mais l’élargissement massif et à outrance de l’Union européenne a fait basculer la donne avec l’arrivée de nouveaux pays agricoles, notamment à l’est. Nos dirigeants « mis en minorité dans une Union européenne à 28 pays, ont laissé détruire la PAC, plaçant nos exploitations à la merci des fluctuations des prix mondiaux et de la concurrence déloyale intracommunautaire » selon Nicolas Dupont-Aignan. Si la France reste première bénéficiaire des aides de la PAC avec une enveloppe de 63 milliards d’euros pour les sept prochaines années (2014-2020), le député veut « tordre le cou à cette fausse idée que c’est l’UE qui finance l’agriculture française  ». En effet c’est la France qui finance l’agriculture française. Il s’appuie pour le démontrer sur les « 7 milliards d’euros » de contribution nette négative de la France au budget européen. La France abonde en effet plus pour le budget de l’UE qu’elle n’en reçoit de fonds.
        http://france-renaissance.org/2015/attention-lagriculture-francaise-est-en-danger/
        .
        La cerise sur le gâteaux !
        Fergus, imaginez que je vous donnée 500 euros et vous me rendez 300 euros tout en me dictant ce que je doit faire avec ses 300 euros !
        C’est exactement ce que ce passe pour la France avec l’UE !
        .
        L’agriculture française menacée par l’accord transatlantique
        Le traité de libre-échange transatlantique négocié en tout secret par la commission européenne comporte plusieurs dispositions qui menacent directement les exigences environnementales en vigueur dans l’Union européenne, et en France en particulier.
        Il prévoit entre autres la suppression des barrières non tarifaires, c’est-à-dire l’exigence pour des produits exportés de se conformer à la réglementation du pays d’importation. Cette harmonisation des réglementations se fera nécessairement vers le bas.
        http://www.fne.asso.fr/fr/l-agriculture-francaise-menacee-par-l-accord-transatlantique.html?cmp_id=33&news_id=14126
        .
        En discussion également, le mécanisme de règlement des différends investisseurs-Etats, qui permet aux investisseurs et aux multinationales d’attaquer directement, devant un tribunal international se plaçant au-dessus des réglementations nationales, un Etat dont les lois feraient « obstacle » à l’exercice de leur commerce et à la maximisation de leurs profits. Un déni de l’intérêt général et de la démocratie au profit des intérêts particuliers.
        Et la c’est encore la Commission européenne qui est mise en cause cher Fergus !
        .

        Le pire est que les aides de la PAC ne sont pas plafonnées, si bien que certaines exploitations reçoivent plusieurs millions d’euros par an (c’est le cas de toutes les grandes sociétés agroalimentaires françaises ou encore de la Reine d’Angleterre…). Ce n’est pas pour rien qu’en dépit des multiples réformes censées rendre la PAC plus juste, 80 % des aides vont toujours à 20 % des producteurs… La Cour des comptes européenne, qui a examiné à la loupe ce système en 2011 (pour l’Europe de l’Ouest) et en 2012 (pour l’Europe de l’Est), a aussi mis à jour une série de fraudes. Les agriculteurs ont ainsi déclaré des terres qui n’ont jamais été cultivées (100.000 hectares en Slovaquie, 150.000 hectares, dont une réserve naturelle, en Écosse par exemple).
        http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2013/02/07/les-cerealiers-gobent-la-pac-manne/
        .
        Le pire est que les aides de la PAC ne sont pas plafonnées, si bien que certaines exploitations reçoivent plusieurs millions d’euros par an (c’est le cas de toutes les grandes sociétés agroalimentaires françaises ou encore de la Reine d’Angleterre…). Ce n’est pas pour rien qu’en dépit des multiples réformes censées rendre la PAC plus juste, 80 % des aides vont toujours à 20 % des producteurs… La Cour des comptes européenne, qui a examiné à la loupe ce système en 2011 (pour l’Europe de l’Ouest) et en 2012 (pour l’Europe de l’Est), a aussi mis à jour une série de fraudes. Les agriculteurs ont ainsi déclaré des terres qui n’ont jamais été cultivées (100.000 hectares en Slovaquie, 150.000 hectares, dont une réserve naturelle, en Écosse par exemple).
        http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2013/02/07/les-cerealiers-gobent-la-pac-manne/

        La France, elle, souhaite redistribuer ce budget plus équitablement, par exemple en accordant une surprime aux 50 premiers hectares, ce qui bénéficierait aux petits paysans. Une position très minoritaire pour l’instant. Pas question de toucher au blé des riches paysans.
        http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2013/02/07/les-cerealiers-gobent-la-pac-manne/
        .
        Et la cher Fergus c’est encore la France qui est pénalisé par la politique de l’UE !!!
        .
        Sortons de l’UE de l’Euro et de l’OTAN qui est une organisation criminelle.
        .
        http://www.upr.fr
        .
        .


      • Attilax Attilax 27 mai 2015 22:04

        @Fifi Brind_acier
        Ce n’est pas vrai : il y a un mois, la commission européenne a autorisé la vente d’OGM Monsanto sur le continent européen, alors que les 28 états membres étaient contre. Vous voyez qu’ils peuvent être d’accord ! Et que ça ne change rien smiley


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 mai 2015 07:12

        @Attilax
        J’aime bien votre humour, mais non ils ne sont pas d’accord.
        Même sur le maïs OGM 1507, 19 ont voté contre , les autres ont voté pour !


        Sur les sanctions contre la Russie, avec les dégâts collatéraux sur l’agriculture, 7 pays sont contre, les autres sont pour. Pour cette raison, l’ UE n’est pas réformable, les 28 ont des intérêts différents.

        Et de toute façon, quand la majorité des pays a voté contre le maïs 1507, la Commission européenne est passée outre ! Ce qui prouve bien ce que dit l’ UPR depuis longtemps, que la Commission européenne, constituée uniquement de gens non élus cernés par les lobbies, décide bien en dernier ressort.

      • Attilax Attilax 28 mai 2015 22:08

        @Fifi Brind_acier
        Hé oui, on est d’accord, Fifi : tout ce bidule est une gigantesque arnaque, et les pays n’ont plus voix au chapitre (je parle même pas des citoyens). Mais contrairement à vous, je ne pense pas qu’on puisse réformer le système de façon légale et pacifique, ils ont tout verrouillé. Tous ces gens, membres ou larbins des « 0.03% » ne lâcheront jamais leur os sans se battre, ils ne respecteront qu’une seule chose : une force plus grande que la leur. Je vous conseille « Le Talon de Fer » de Jack London si vous voulez comprendre notre situation... Le livre a beau avoir été écrit en 1905, ce bon vieux Jack avait tout compris et anticipé. Il fût d’ailleurs lâché par le PS américain juste après la publication du livre ! Ces gens ont toujours été des traîtres à leur propre cause.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 mai 2015 07:25

        @Attilax
        L’UPR ne veut rien réformer dans cette usine à gaz !
        L’UE n’est pas réformable, elle ne peut qu’empirer avec TAFTA.


        L’UPR propose qu’on se tire de là, le plus vite possible, et définitivement.
        Comme ils ont été obligés de mettre une clause de sortie au Traité de Lisbonne, l’article50, autant l’utiliser !

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 mai 2015 17:32

        @Attilax
        Si Cameron envisage la sortie, on ne voit pas pourquoi la France n’en ferait pas autant ?
        Les Anglais savent très bien qu’il y a une clause de sortie à l’ UE, ce sont des juristes anglais qui l’ont faite ajouter...


      • Attilax Attilax 31 mai 2015 23:11

        @Fifi Brind_acier
        Je suis d’aqccord avec vous, Fifi, mais pour que cela ait une chance d’arriver, encore faudrait-il que l’UPR ait une chance d’être entendu. Et c’est là où le bât blesse : aucun media de grande écoute ne donnera la parole à un de vos représentants, c’est trop dangereux. Votre parti est donc condamné à l’anonymat de masse. Et s’ils vous sortaient du placard, ce serait pour vous pointer du doigt comme extrêmistes, populistes, complotistes ou que sais-je encore... Même si les intérêts des puissants les poussaient à vous mettre en avant, ils se serviraient de vous comme d’idiots utiles, ils en ont l’habitude. Pour changer les paradigmes, il faut décapiter les puissants, ou au moins les empêcher d’agir, et je ne vois aucune façon pacifique de le faire. Mais vous avez ma bénédiction, pour ce qu’elle vous servira...


      • Plus robert que Redford 27 mai 2015 09:54

         « les textes qui régissent l’UE doivent être réformés, et ils le seront inéluctablement »

        Vous rêvez !!

        La réforme que vous appelez de vos vœux est totalement contraire aux désidérata des groupes d’intérêt fortement structurés qui détiennent les rênes du marché, à savoir l ’industrie agro-alimentaire et la grande distribution, et par delà, la finance dénationalisée, voire désincarnée...

        Rien ne peut résister au pouvoir de feu de ces gens, adorateur du dieu Dollar.

        On voit se dessiner l’avenir, sombre pour nous, comme dans la fable de la grenouille et du scorpion : nous allons crever de leur rapacité, « parce que c’est dans leur nature !... »

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