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Accueil du site > Actualités > Europe > Les lobbies, instrument de la démocratie ?

Les lobbies, instrument de la démocratie ?

L’Europe traverse une grave crise de légitimité démocratique, pendant ce temps-là, on nous présente les lobbies comme un atout démocratique, justement. Les lobbies contribueraient à renforcer la démocratie européenne en informant les citoyens sur les sujets chauds à Bruxelles. Hélas, il ne s’agit-là que d’un mensonge éhonté, qui se base sur l’ignorance qu’ont les citoyens des rouages bruxellois. Les lobbies, répétons-le, ne travaillent pas pour l’intérêt général, mais pour des intérêts particuliers.

« Le lobbying a un rôle démocratique en Europe.  »

Voilà la soupe qu’on nous sert actuellement, alors que nous sommes bien obligés de constater les failles du processus démocratique562_AGIR_BLOG_LOBBY européen. Il y a plein de formes de lobbying à Bruxelles : les syndicats, les régions, mais surtout les multinationales. Leur but n’est pas de démocratiser l’Europe, mais de peser sur les décisions politiques afin qu’elles leur soient favorables. Les exemples montrant que le poids des lobbies a joué contre l’intérêt général sont innombrables (voir infra), et le processus toujours le même : la fourniture de « rapports » et d’ « expertises » aux institutions concernées.

Mais aujourd’hui, les lobbies sont gentils. Du moins, c’est l’angle d’attaque de la propagande pro-lobbies actuelle. Propagande orientée vers l’opinion essentiellement car, à Bruxelles, ça ne choque personne. La Commission, en 1992, a même déclaré qu’elle recherchait « Un dialogue ouvert et structuré entre la Commission et les groupes d’intérêt ». Les « groupes d’intérêts » et les lobbies travaillent donc la main dans la main, comme l’a reconnu Jacques Delors quand il était président de ladite Commission au sujet de sa collaboration avec l’ERT (European Round Table, qui regroupe une cinquantaine de multinationales européennes) pour réformer l’éducation et préparer la « stratégie de Lisbonne », destinée à « faire de l’Europe l’économie de la connaissance la plus compétitive ».

Où l’on est capables d’entendre, de la plume de deux pros de la science politique et des affaires internationales que les lobbies sont des vecteurs comme les autres d’information sur l’Europe, d’autant plus qu’il existe « un déficit structurel d’information des Français sur l’Europe  ». Les 1 500 et quelques « groupements d’intérêts évoluant au contact de la sphère européenne » (dont 350 multinationales) œuvreraient donc pour l’intérêt général (d’autres sources plus fiables parlent de 2 600 groupements d’intérêts à Bruxelles, dont 70 % représenteraient l’industrie). Au total, officiellement, on compte un peu plus de 15 000 lobbyistes à Bruxelles. Il n’y a rien, là, qui choque, nos deux spécialistes. Celles-ci affirment d’ailleurs plus loin - comble de la mauvaise foi ou de la méchante propagande, au choix - que :

«  Les groupes d’intérêt jouent un rôle de relais de diffusion, au niveau national, d’un certain type d’informations sur l’Europe. Ils agissent certes selon des logiques différentes, à destination de publics-cibles, en mobilisant une multiplicité de méthodes et stratégies de communication (et la « communication » n’a rien à voir avec l’information, ce n’est pas pour rien qu’il y a la section « info » et la section « com » dans facs), mais opèrent tous une sélection, souvent à travers un cadrage national ad hoc, de l’information sur l’Europe (et, apparemment, c’est vraiment génial que les lobbies sélectionnent les infos qu’ils fournissent aux citoyens, qui seraient probablement mieux informés avec une info relativement objective). En ce sens, ils assurent une médiation partielle de l’information produite massivement par la « machine communautaire » pour l’adapter à leurs publics. Il n’en demeure pas moins que, en dépit de leurs stratégies propres de communication et du rapport instrumental qu’ils ont à l’information, ces relais nationaux sectoriels jouent un rôle positif dans la sensibilisation des publics aux questions européennes, en particulier par l’éclairage expert qu’ils apportent sur ces dernières. Ils semblent ainsi participer de l’éveil d’une « conscience européenne » »

lobbying_whoreMais c’est vraiment magnifique ! Les lobbies, comme par hasard, présentent l’Europe (via une sélection des « informations ») de la manière qui convient le mieux pour vendre cette même Europe, selon les critères des Européens convaincus. Alors de deux choses l’une : soit l’Europe telle qu’elle est convient réellement à ces lobbies, et ils la promeuvent parce qu’elle leur est favorable ; soit - mais on n’ose l’envisager - les lobbies et les intérêts qu’ils représentent font une active propagande auprès de l’opinion pour qu’elle adhère à l’idée de l’Europe qu’on lui vend, et ne cherche pas à comprendre ce qu’est réellement l’Europe ni comment elle fonctionne.

Quoi qu’il en soit, les canaux de cette « information » sur l’Europe sont bien rodés, puisque les médias reprennent complaisamment leurs communiqués de presse. On nous cite même en exemple le Medef, qui « forme » ses adhérents sur les questions européennes. Sur le site de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, on a même la diligence de nous fournir un guide intitulé « Réflexes et atouts du lobbyiste européen. Mémento des démarches à suivre », où l’on peut lire comme première recommandation de « démystifier le lobbying et comprendre qu’il s’agit d’un outil démocratique ». Etrangement, on retrouve le même argument que celui de nos spécialistes en sciences politiques, qui ont manifestement fait leur le credo des lobbyistes.

Une autre spécialiste nous explique la «  place centrale » de l’ « expertise » des groupes d’intérêt (= lobbies) pour « l’efficacité du système politique communautaire ». Déjà, en parlant d’ « expertise », on frôle la désinformation. Les cabinets de lobbying sont certes « experts » dans leurs domaines, mais les rapports qu’ils fournissent à la commission sont évidemment complètement orientés, car c’est bien là leur raison d’être. Il est vrai qu’aujourd’hui on nous sort des « experts » et autres « spécialistes », comme un étendard justifiant tout et n’importe quoi, de la guerre en Irak aux OGM. S’il y a controverse « attention : expert ! », devient argument d’autorité. Par qui ledit expert est financé, pourquoi a-t-on fait appel à lui, tout cela n’est que détail.

L’auteure explique que la Commission est souvent dans « l’incertitude » par rapport aux dossiers qu’elle traite et que, fort heureusement, les « experts » sont là pour fournir foison de rapports et d’informations tout à fait objectives.

Elle cite l’exemple du nucléaire, parfaitement révélateur de la manière dont les choses se passent. Les étapes sont toujours les mêmes :

  1. la Commission décide de s’informer sur la question, et forme au début des années 90 une cellule (Nusac) d’experts externes et européens sur la question de la coordination de la sécurité nucléaire ;
  2. les entreprises et industries nucléaires européennes, comme par hasard, sont déjà regroupées dans le Twinning Programme Engineering Group (TPEG, avec dedans EDF, la Belge Tractebel et l’Italienne Enel, l’Espagnole DTN, la Britannique Magnox, la Suédoise Vattenfall, la Néerlandaise GKN, la Finlandaise IVO/TVO, et l’association VGB, représentant en particulier l’entreprise allemande RW, mais il y en a d’autres comme le TSOG...), et travaillent déjà régulièrement sur le sujet avec la Commission ;
  3. la commission commande des « études techniques » au TPEG, et les premières sont carrément faites par les entreprises (mais pour toutes les réformes, y compris celle du marché du travail ou des retraites, c’est le même système) ;
  4. en 1993, la Commission - après avoir bien lu les « expertises » des entreprises du secteur - élabore son « plan directeur » (c’est souvent un Livre Vert), « préparé suite à un rapport technique fourni par le TPEG », dixit l’auteure pro-lobbies. Comme par hasard, la Commission conclut que la fermeture des réacteurs les moins sûrs serait « économiquement difficile » car on dépend trop du nucléaire. (on aurait pu y penser avant, mais les experts ont dû dire qu’il y avait le temps).

Après, le processus législatif ou réglementaire est lancé.


Et puis, il faut à ce stade comprendre ce qu’est la technique dite « du tourniquet » : un attaché parlementaire à Bruxelles, par exemple,LobbyingGovt travaillera deux ou trois ans à ce poste, puis passera dans un cabinet de lobbying, puis redeviendra fonctionnaire, ce qui lui permettra de faire passer les revendications des lobbies avec lesquels il a travaillé. Cette technique, comme le lobbying en lui-même, nous vient des Etats-Unis, où c’est chose classique qu’un administrateur de multinationale ait des responsabilités au sein du gouvernement, par exemple. Souvent, là-bas, il n’y a d’ailleurs même plus de tourniquet : ils occupent les deux types de fonctions en même temps.

Il est hélas un constat réel dans tout cela, corroboré par Florence Autret, journaliste très calée sur le lobbying et l’Europe : « la Commission a éminemment besoin des lobbies, au point de les solliciter, voire de les susciter  ». La même explique que les consultations de la société civile par la Commission ne sont qu’un « vernis démocratique », car l’influence prépondérante n’est pas détenue par les citoyens, mais par les « experts » qui défendent des intérêts particuliers.

Il faut admettre aussi, hélas, que les lobbies sont parfaitement institutionnalisés au sein de l’Europe, au point qu’ils décident eux-mêmes de se doter (ou non) d’un code d’éthique, absolument pas contraignant faut-il le préciser ? On en est même, en France, à estimer que nous avons un gros retard sur le lobbying à Bruxelles, même si nos parlementaires considèrent qu’il y a depuis quelque temps «  un léger mieux  ». Car effectivement, à ce jeu-là on ne peut pas avoir moins d’influence que les autres. C’est donc lobby contre lobby, et alliances de lobbies en fonction des thèmes sensibles, à Bruxelles. Attac Bruxelles évoque d’ailleurs une « gouvernance des experts », qui n’a rien à envier à la bureaucratie soviétique.

Quand on sait, pour ne prendre qu’un exemple évocateur, que l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique, qui a pour but de défendre le nucléaire et a de nombreux « experts » proches des industries nucléaires qui font des rapports très objectifs) empêche toutes les études sérieuses sur les conséquences de Tchernobyl, on relativise l’objectivité des informations véhiculées par les groupes d’intérêts. Mais ce n’est qu’un cas parmi tant d’autres.

Quelques exemples de lobbying à Bruxelles :

- sur le projet Reach destiné à limiter les produits chimiques dangereux en Europe ;

- sur les OGM ;

- sur les retraites ;

- sur les émissions de CO2 ;

- sur la transparence du lobbying à Bruxelles ;

sur les médicaments génériques.


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38 réactions à cet article    


  • Roland Verhille Roland Verhille 14 avril 2008 11:39

    Ce qui vaut pour la Commission européenne vaut pour chacun des grands Etats. Les politiques ayant accaparé le pouvoir d’Etat pour satisfaire leur soif de puissance et leurs intérêts personnels sont comme les poissons sur le sable à défaut des courroies de transmission complices et intéressées que sont les "partenaires sociaux".

    A réunir entre leurs mains le pouvoir exécutif et le pouvoir délibératif émanant des citoyens, ils en sont tellement éloignées, ils vivent tellement dans un monde qui n’est pas le leur, qu’ils se transforment en bureaucraties sourdes, aveugle, stupides seulement capables de produire des absurdités.

    L’exemple des directives européennes sur les comptes des entreprises commerciales européennes est édifiant.


    • Ceri Ceri 14 avril 2008 13:40

      est-ce que vous pouvez me dire quand a été discuté ce texte sur les comptes des entreprises européennes, parce que je n’en ai pas encore entendu parler ?


    • Roland Verhille Roland Verhille 14 avril 2008 14:39

      Oh, c’est vieux ! Je visais la quatrième directive du Conseil des Communautées européennes de 1978 sur les comptes des sociétés commerciales. Le Conseil en a péniblement accouché après quatorze années de disputes entre les comptables et autres groupes de pression européens.

      Cela a tellement dégoûté la Communauté qu’elle a juré qu’on ne l’y reprendrait plus. Elle s’en est sortie en se soumettant à l’IASB aux mains des Anglo-saxons.


    • ZEN ZEN 14 avril 2008 12:18

      Merci pour la richesse de l’information

      J’en rajoute une couche, car ce problème me préoccupe beaucoup, depuis votre premier article là-dessus et la lecture de Jennar

      Il y a moins de réglementation qu’aux USA (voir le constat à la fin de cette analyse)

       

       

      -Europe : feu la démocratie

      Bilderberg & Co : le lobbying de l’European Round Table à Bruxelles

      " .... le lobbying court circuite littéralement le processus démocratique.Les cas sont innombrables, AMI, REACH, réforme des retraites pronée par les compagnies d’assurance privée, OGM, graisses et sel dans l’agrolimentaire, campagnes de vaccination, nucléaire, guerres etc...je me permets... de mettre un lien vers un article qui parle du lobbying au niveau européen pour "réformer" l’école, c’est-à-dire la diparition programmée des enseignants et les bienfaits des logiciels, (la formation tout au long de la vie) et la privatisation complète du système éducatif. C’est écrit dans les rapports des lobbies et groupes d epression, et recopié tel quel dans les textes de la Commission...Les gens vont dire "oui mais les syndicats aussi ce’st des lobbies". Certes, mais comparé aux multinationales les syndicats n’ont aucun poids, ni nationalement, ni internationalement (sinon les choses se passeraient autrement).Tiens, un truc à savoir : Frederic Lefebvre, député UMP et membre de la commission sur l’avenir de l’audiovisuel public, a un cabinet de lobbying (pic conseil) dont sont clientes de grosses multis concernées par ce domaine (et d’autres , Suez, Bouygues, Alcatel, Sodexho, les casinos Lucien Barrière, le fabricant de rhum Bacardi, le cigarettier Altadis) Mais ce ’nest pas le seul, ce qui se passe à l’Assemblée se passe dans toutes les institutions, nationales ou internationales, loin du regard des citoyens à qui on demande seulement de payer leurs impots et de se taire." (Ceri)

      La Planète des Lobbies.
      ".. Bienvenue dans la « Lobbycratie » bruxelloiseLa complexité des procédures de prise de décision, le fait que les décideurs n’aient pas toujours de comptes à rendre et le manque de véritable débat public au niveau européen font de Bruxelles un petit paradis pour les lobbyistes des entreprises. Bruxelles rivalise désormais avec Washington D.C. pour le titre de capitale mondiale du lobbying. La scène du lobbying industriel à Bruxelles compte plus de mille lobbies, des centaines d’entreprises de relations publiques et de cabinets d’avocats proposant des services de lobbying, des douzaines de thinktanks financés par les intérêts industriels ainsi que les « bureaux des affaires européennes » de plusieurs centaines d’entreprises différentes. La grande majorité des 15.000 professionnels du lobbying qui travaillent à Bruxelles représente les intérêts de grandes firmes..."


      - Novethic.fr :
      "...L’Observatoire européen des entreprises, une ONG néerlandaise créée en 1997 pour surveiller le lobbying des multinationales, assure au contraire qu’il est très difficile de savoir à quel point la Commission est influencée et regrette que l’Union européenne ne se soit pas dotée d’une réglementation semblable à celle qui existe aux Etats-Unis et qui force les multinationales à publier les informations relatives à leurs activités de lobbying. "Mais de toute façon, d’un point de vue démocratique, le système des lobbies ne nous semble pas une bonne solution, note Erik Wesselius de l’Observatoire européen des entreprises, Dans la "lobbycratie", on paie pour avoir de l’influence et cela renforce le côté bureaucratique de l’Europe. Il vaudrait mieux que les questions européennes aient plus de place dans le débat public."
      Autre argument des anti-lobbies : le manque de contre-pouvoir. Face aux entreprises, ONG, syndicats et associations humanitaires disposent en effet de peu de moyens. Selon l’Observatoire européen des entreprises, seul 10 % des lobbyistes travaillent ainsi pour des ONG. Ils ne sont par exemple qu’une petite centaine dans les organisations de défense de l’environnement. "Ce déséquilibre pose problème, souligne Paul Lannoye, député européen écologiste, Car les entreprises financent toujours des quantités d’études pour justifier leur point de vue et les ONG ne peuvent pas en faire autant."


      • foufouille foufouille 14 avril 2008 13:00

        avec le tsunami, on a vu a quoi servaient le ONG : vous n’etes pas malheureux, c’est pire ailleurs. nous avons besoin d’argent pour nos hirsch et nos 4x4........


      • dapeacemaker911 14 avril 2008 16:36

        .... euh... bilder...bilder...bilderberg ??? connais pas !

         

        http://www.dailymotion.com/m4j1k/video/x4m2t6_bilderberg-connais-pas-2_politics

         

        Citoyens !!!! ON VOUS MENT.

        DPM


      • alceste 15 avril 2008 10:34

        à l’auteur, pour son article très clair et abondamment documenté,
        et à Zen,
         "Face aux entreprises, ONG, syndicats et associations humanitaires disposent en effet de peu de moyens. Selon l’Observatoire européen des entreprises, seul 10 % des lobbyistes travaillent ainsi pour des ONG. Ils ne sont par exemple qu’une petite centaine dans les organisations de défense de l’environnement. "Ce déséquilibre pose problème, souligne Paul Lannoye, député européen écologiste, Car les entreprises financent toujours des quantités d’études pour justifier leur point de vue et les ONG ne peuvent pas en faire autant."
        La disproportion des moyens d’influence saute aux yeux, et c’est particulièrement inquiétant quand on se demande ce qu’il peut bien rester comme "moyens" aux groupes les plus démunis et les plus vulnérables de nos sociétés. La rue ? les actions désespérées ? la guérilla ? Tout cela, relayé par les médias, tend le plus souvent à retourner l’opinion contre ceux qui cherchent à se faire entendre. Alors, on en revient à "Silence aux pauvres ! " ?
        Si nos démocraties ne veulent pas ou ne parviennent pas à rééquilibrer les forces en présence en donnant la parole de façon équitable aux représentants des diverses strates de la société, a-t-on de quoi en être si fier ?


      • foufouille foufouille 14 avril 2008 12:56

        le probleme est surtout leur salaire. on ne voit pas les memes choses comme importantes avec un smic

        si ils etaient payer au maxi 2 smic ou avec un controle des richesses, ca changerait bcp


        • Nobody knows me Nobody knows me 14 avril 2008 13:26

          Merci pour votre article très bien documenté. Je furèterai sur les liens ce soir.

          J’avais vu un reportage sur le lobbying au parlement européen. Ca fait un bail maintenant mais je me rappelle d’un truc, c’est que les lobbyistes avaient carrément des bureaux dans l’enceinte du parlement - donc sûrement pas payés par eux-mêmes ou par les groupes qu’ils représentent - afin d’être au plus près des parlementaires. Pouvez-vous me confirmer ceci ?

          Merci encore et bonne semaine.


          • Ceri Ceri 14 avril 2008 13:38

            en fait ils n’ont pas un bureau à l’assemblée, mais ils trainent dans les couloirs grace à des laissez passer donnés par certains parlementaires.
            D’autres sont lobbyistes et députés, ou lobbyistes et attachés parlementaires, ce qui leur permet de faire courroie de transmission des revendications des lobbyistes vers les politiques.


          • ZEN ZEN 14 avril 2008 13:38

            Extrait éloquent d’un lien fourni par l’auteur à propos des retraites

            C’est Mr Bébéar qui doit se réjouir...

            "...L’UNICE qui représente les entreprises
            auprès de l’Union européenne ne
            semble pas très active sur la question des
            retraites. Celle-ci ne figure pas parmi les
            dix priorités qu’elle s’est fixée. L’UNICE
            joue son rôle de lobby réactif pour les aspects
            de la compétence communautaire –
            essentiellement les dispositifs soumis aux
            règles du marché – et pour lesquels se
            mettent en place des normes communautaires.
            Elle apporte ainsi son soutien aux
            efforts de la Commission, visant à établir
            un cadre juridique (règles prudentielles,
            règles fiscales, diminution des obstacles à
            la libre circulation, à la libre prestation)
            pour favoriser le développement des dispositifs
            de retraite par capitalisation proposés
            par le marché"


            • Ceri Ceri 14 avril 2008 13:42

              oui, encore une fois la commission sollicite les lobbies des entreprises au lieu de faire des consultations citoyennes.

              Je ne comprends même pas que certains osent affirmer que les lobbies jouent un role démocratique, je trouve ça vraiment mensonger, et il suffit de regarder un peu comment sont négociés les textes de loi dans tous les domaines pour comprendre que l’intéret des lobbies et l’intéret général sont tout à fait différents.


            • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 14 avril 2008 14:14

               

              Cet article fournit une description pertinente du disfonctionnement antidémocratique des institutions européennes qui écrivent les « lois » (règlements ou directives) sous la dictée des lobbies.

               

              Ce comportement des institutions qui gouvernent l’Europe est en accord avec le mépris de la démocratie affiché en général par les politiques qui alternent au pouvoir dans les institutions de l’UE mais aussi dans les États membres.

               

               

              En traitant du sujet des lobbies à Bruxelles, l’auteur dénonce ce que je dénonce souvent dans mes articles : la démocratie n’est pas mise en application.

               

              L’article est instructif dans son ensemble, dans la description des faits et dans les jugements. Par exemple l’auteur observe avec raison :

               

              « Les cabinets de lobbying sont certes « experts » dans leurs domaines, mais les rapports qu’ils fournissent à la commission sont évidemment complètement orientés, car c’est bien là leur raison d’être. Il est vrai qu’aujourd’hui on nous sort des « experts » et autres « spécialistes », comme un étendard justifiant tout et n’importe quoi, de la guerre en Irak aux OGM. S’il y a controverse « attention : expert ! », devient argument d’autorité. Par qui ledit expert est financé, pourquoi a-t-on fait appel à lui, tout cela n’est que détail. »

               

              et aussi :

               

              « les consultations de la société civile par la Commission ne sont qu’un « vernis démocratique », car l’influence prépondérante n’est pas détenue par les citoyens mais par les « experts » qui défendent des intérêts particuliers ».

               

               

              Cependant, comme je l’ai souvent signalé dans mes articles, les institutions de l’UE ne sont pas les seules structures politiques qui ont éliminé tout espoir de voir mise en œuvre la démocratie véritable. Cela ne concerne pas uniquement la place faite aux lobbies mais puisque le sujet de l’article porte sur le rôle des lobbies, voyons le cas de la France.

               

              Le lobbying est interdit en France. Pourtant les lobbies agissent sans entraves :

               

              – 50 organismes disposent d’un badge d’accès à l’Assemblée parlementaire française. Parmi eux : Air France, EDF, GDF, TotalFinaElf, le Medef, la FNSEA. 

               

              – 128 groupes d’études siègent à l’Assemblée parlementaire française : sur les biocarburants, l’industrie aéronautique, la presse, l’armement, …

               

              – une centaine d’assistants parlementaires travaillent également pour des cabinets de conseil.

               

               

              Parmi de nombreux exemples de corruption on peut par exemple constater comment est « facilitée » la privatisation des entreprises du secteur public. Pour ne donner qu’un petit exemple (petit car il n’implique pas des dizaines de millions d’euros ce que sont des montants courants associés au lobbying), on sait ainsi qu’en France, en juillet 2006, une vingtaine de députés ont été conviés à la Coupé du monde de foot en Allemagne, par Suez… avant l’examen du projet de loi de privatisation de Gaz de France.

               

               

              Sur le lobbying en France vous trouverez ces informations et plus encore dans l’article « Comment contrer les lobbies de toute sorte et comment aller vers la démocratie » qui a été publié sur AgoraVox (y figurent les sources concernant l’affaire sus-mentionnée de Suez ou concernant les badges d’accès à l’Assemblée parlementaire française).

               

               

               

              De nombreux articles et des livres ont été écrits sur les lobbies. On sait que les lobbies sont la négation de la démocratie. Car la volonté majoritaire des simples citoyens tranquilles est ignorée, car les simples citoyens tranquilles ne savent pas se faire entendre de façon bruyamment médiatisée et n’ont pas les moyens de payer les sociétés de lobbying.

               

              Ceux qui gouvernent ne respectent pas la volonté majoritaire des citoyens.

               

              Ils respectent la volonté des lobbies et des agitateurs des groupes de pression.

               

               

              Si les décisions doivent être réservées à une élite, alors la démocratie n’existe pas. Rappel : en démocratie toutes les décisions doivent être conformes aux désirs de la majorité des citoyens, de tous les citoyens qui souhaitent exprimer leur volonté. Si la règle est que les décisions politiques doivent être seulement conformes aux désirs d’une certaine « élite », en l’occurrence soutenue par les lobbies, alors on ne se situe pas dans un système démocratique.

               

              Si nous voulons vivre en démocratie, alors même les individus les plus éclairés ne doivent pas imposer leurs opinions contre la volonté de la majorité. Face à plusieurs individus éclairés mais aux idées opposées, chacun convaincu de la justesse de sa conviction, personne ne saurait être l’arbitre qui dira de façon certaine qui a raison dans l’absolu, à très long terme, en harmonie avec les finalités de l’univers. Parce que l’être humain qui serait l’arbitre suprême n’existe pas, la solution démocratique est que la volonté de la majorité doit départager pour choisir quelle direction doit prendre la communauté. Ceux qui dirigent la communauté ne doivent sur aucun point, par aucune loi, être en opposition avec ce que veut la majorité des citoyens.

               

              Le fait d’accepter cette règle de la démocratie évite la guerre civile et les coups d’État.

               

              De façon collective, la masse des citoyens n’est peut-être pas souvent génératrice d’idées constructives. Les grandes idées qui apportent le progrès à la communauté viennent souvent d’individus qui sont capables d’exposer leur vision, de l’argumenter et de convaincre les citoyens. Ces individus font progresser l’humanité parfois en étant au départ contre l’opinion du plus grand nombre. Mais il est important en démocratie que ces individus n’imposent pas leurs idées contre la volonté de la majorité des citoyens : ils doivent convaincre les citoyens et c’est toujours l’opinion du plus grand nombre qui doit décider. 

               

              J’insiste sur le fait qu’en démocratie ce qui compte, la règle d’après laquelle devrait être prise chaque décision qui engage la société à tout niveau - municipalité, région, pays, union de pays - c’est l’opinion de la majorité des citoyens.

               

              En démocratie, le devoir des individus qui représentent le pouvoir - politique, éducation publique, médias officiels - est de respecter la liberté d’opinion et d’appliquer systématiquement et scrupuleusement les décisions qui viennent de la volonté de la majorité des citoyens. Aucune décision politique, aucune loi, aucun traité international ne doivent être contraires à ce que veut la majorité des citoyens.

               

               

              C’est cette conviction démocratique que j’exprime dans mes articles.

               

               

              Dans le système politique actuel les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser etc., sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes.

               

              Concernant l’absence de démocratie, concernant l’oligarchie des « élites » qui a éliminé la démocratie, de nombreux articles ont été écrits, ici sur AgoraVox ou ailleurs, et des livres ont été publiés.

               

              De même concernant en particuliers les lobbies de nombreux articles et livres ont été écrits pour dénoncer le règne des groupes de pression au dépens de la démocratie. Qu’est ce que ça a changé ? C’est pourquoi je pose la question : concernant ce sujet comme concernant les autres questions qui relèvent des décisions politiques, les articles que l’on peut écrire, sur AgoraVox ou ailleurs, peuvent-ils amener les politiques qui sont au pouvoir à respecter les règles fondamentales de la démocratie véritable ?

               

               

               


              • Ceri Ceri 14 avril 2008 14:30

                bonne question, à laquelle nous sommes obligés de répondre non. Depuis le temps qu’on évoque ces quetsions, rien ne change, au contraire ca continue de pire en pire.

                Obligée de constater que les politiciens soit se foutent complètement de l’intéret général, soit qu’ils sont complètement déconnectés. Peut etre un subtil mélange des deux.

                C’est pour ça que notre seul moyen d’action est de faire circuler ce genre d’information que je qualifie de "citoyenne", c’est pour ça que vous ou moi, comme beaucoup d’autres ici, continuent à envoyer des articles sur ce site, coute que coute oserais-je dire !

                 

                 


              • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 14 avril 2008 15:15

                 

                En effet : informer les citoyens est certes primordial. Mais quelle est l’efficacité de l’action qui consiste à faire « circuler ce genre d’information » ?

                 

                Car même si les gens deviennent conscients de la manipulation, ceux qui alternent au pouvoir ont les leviers de commande et ont instauré un système qui leur permet de garder les commandes quels que soient les évènements. Le fait de changer périodiquement le drapeau « gauche » ou « droite » qui est au fronton des parlements n’est qu’un leurre, destiné à détourner l’attention vers des questions superficielles, une agitation de façade qui ne change pas le cours antidémocratique de la politique. 

                 

                Dans l’article « La France et l’Union européenne face aux citoyens : comment obtenir la démocratie ? » j’ai posé la question de savoir s’il est encore possible de sortir de l’oligarchie.

                 

                 

                 

                Même si les citoyens dans leur majorité devenaient conscients qu’ils vient dans une oligarchie qui se donne des déguisements de démocratie, même si les citoyens voulaient aller vers la démocratie, qu’est ce qui obligerait les politiques à tenir compte de cette aspiration ?

                 

                 

                Parce que la société française et la société européenne ne disposent pas de moyens démocratiques, régulés par la loi, d’imposer la volonté de la majorité, en définitive seuls ceux qui sont en position de force, en position de chantage, arrivent à imposer certaines décisions aux politiques (alors qu’ils ne sont même pas majoritaires). C’est le règne des grèves, des émeutes et des groupes de pression divers, y compris des lobbies professionnels qui agissent sur contrat.

                 

                La question reste posée mais naturellement je serais assez étonné qu’on me donne une réponse convaincante : quelles actions faut-il entreprendre pour obliger enfin les politiques au pouvoir à mettre en application la démocratie véritable ?

                 


              • Ceri Ceri 14 avril 2008 15:33

                il me semble que si les gens sont informés, au moment critique ils suivront le mouvement.

                Comme vous le suggérez, en dehors des grèves les gens n’ont pas de moyen de pression. L’Histoire est un rapport de forces, et aujourd’hui ce rapport de forces nous est tout à fait défavorable, mais en 36 ce n’était franchement pas mieux.

                Je ne me fais pas d’illusions à court terme, et je pense que Sarko sera réelu dans 4 ans à force de propagande et de bling bling. Mais dans peu de temps j’ai l’impression qu’on sera acculés, il faudra aller dans la rue ou oublier l’ensemble des acquis sociaux. C’est pour ce moment-là qu’on doit chercher les infos et informer sans arret. Histoire de contrebalancer la propagande...

                 

                Quant à nos hommes politiques, je crois que seuls les médias peuvent les faire flancher à force de tapage médiatique, et les médias ne retournent leur veste que si l’opinion publique retourne la sienne.


              • Bern 14 avril 2008 14:31

                 

                Le Tourniquet : qui contrôle qui ? 
                  
                La Food & Drug Administration Monsanto ou Monsanto la Food & Drug Administration ?
                 
                 
                MICHAEL R. TAYLOR :
                -Vice President for Public Policy at MONSANTO Company
                -Administrator of the US Department of Agriculture’s Food Safety and Inspection Service. 
                -Deputy Commissioner for Policy at the Food and Drug Administration.
                 
                MARGARET MILLER :
                 
                MONSANTO’s top rBGH hormone dairy scientist. She left Monsanto to join the FDA and review her own studies for approval.
                 
                SUZANNE SECHEN :
                -Primary reviewer for rBGH in the Office of New Animal Drugs between 1988 and 1990. Her professor was one of MONSANTO’s university consultants and a known rBGH promoter.
                -Researcher for several MONSANTO-funded rBGH studies.
                -Now employed by the Food & Drug Administration
                 
                 
                Margaret Miller, Michael Taylor, and Suzanne Sechen were the subjects of a U.S. General Accounting Office (GAO) investigation in 1994 for their role in the U.S. Food and Drug Administration’s approval of Posilac-rBGH, Monsanto Corporation’s formulation of recombinant bovine growth hormone (rbST or rBGH). The GAO Office found "no conflicting financial interests with respect to the drug’s approval" (! !!!!!!!!!!!) and only "one minor deviation from now superseded FDA regulations". (Quotations are from the 1994 GAO report).
                 
                WILLIAM D.RUCKELSHAUS :
                -former chief administrator of the US Environmental Protection Agency, now (and for the last 12 years) a member of the board of directors of MONSANTO.
                 
                MARCIA HALE :
                -former assistant to the President of the United States and director for intergovernmental affairs, now Director of International Government Affairs for MONSANTO.
                 
                LINDA J. FISHER :
                -Former Assistant Administrator of the United States Environmental Protection Agency’s Office of Pollution Prevention, Pesticides, and Toxic Substances, now Vice President of Government and Public Affairs for MONSANTO.
                 
                She also served on a U.S. Agriculture Department advisory committee on biotech foods. One of the major issues currently before the EPA is a request from Aventis SA to approve a genetically- modified corn known as StarLink for human consumption. StarLink, a variety altered to repel pests, was barred from human food in 1998 due to concerns that it might trigger allergic reactions in some people.
                 
                 
                MICHAEL A. FRIEDMAN,M.D :
                -Former acting commissioner of the United States Food and Drug Administration (FDA) Department of Health and Human Services . . .now senior vice-president for clinical affairs at G. D. Searle & Co., a pharmaceutical division of MONSANTO.
                 
                The prestigious British medical journal, THE LANCET, issued a warning that GM foods should never have been allowed into the food chain. Britain’s Medical Association (the equivalent of the AMA) with 100,000 physicians and Germany’s with 325,000 issued similar statements. In a gathering of political representatives from over 130 nations, approximately 95% insisted on new precautionary approaches.
                 
                The National Academy of Science released a report that GM products introduce new allergens, toxins, disruptive chemicals, soil-polluting ingredients, mutated species and unknown protein combinations into our bodies and into the whole environment.
                 
                This may also raise existing allergens to new heights as well as reduce nutritional content. Even within the FDA, prominent scientists have repeatedly expressed profound fears and reservations. Their voices were muted not for cogent scientific reasons but due to political pressures from the administration to buttress the nascent biotech industry.
                 
                 
                RESULTAT : Monsanto a obtenu que la FDA (… et maintenant Bruxelles ?) partage sa position, à savoir :
                 
                “The recommended actions should be the same for cultivars developed by new and traditional methods, because it’s the product and not the process that is regulated”
                 
                Autrement dit, il n’existe aucune différence entre un OGM et un hybride naturel, entre le peuplier-scorpion obtenu par génie génétique et le Cabernet-Sauvignon, don des dieux. 
                 
                 
                La Droite a encore raté une belle occasion de ne pas laisser le monopole de la lutte anti-OGM de plein champ à l’irreductible Jose Bove.
                 
                 
                 

                • geko 14 avril 2008 15:34

                  Merci pour ces précisions factuelles, inutile d’ergoter sur la sémantique.

                  Factuellement ma carte d’électeur est un gag qui donne le bourdon lorsque les élus soient-ils européens travaillent à des intérêts contraires à ceux de la collectivité européenne.


                • nounoue david samadhi 14 avril 2008 14:41

                  alors que celle ci laisse faire les paradis fiscaux et que l’europe est gourner depuis un paradis fiscal :)

                  laisser moi rire :)

                  surtout quand la fin commencera à ce faire ressentir ici aussi, ne nous trompons pas de cible !


                  • foufouille foufouille 14 avril 2008 14:59

                    exemple d’ONG qui sert de "contre" pouvoir

                    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64709


                    • foufouille foufouille 14 avril 2008 16:11

                      etant donne que les referendums citoyens n’existeront pas avant longtemps....

                      il nous reste les petitions mesopinions.com, thepetition.eu

                      des fois ca marche


                      • Henri François 14 avril 2008 16:45

                        Même le sport au plus haut niveau de sa direction y va de son lobbying. Sur la foi de récentes dépêches concernant une affaire judiciaire mettant en cause Total pour rupure abusif de contrats envers deux régions russes derrière lesquelles s’était camouflé Guelfi ancien directeur d’Elf, le Comité International Olympique apparaîtrait clairement pour avoir en son temps, c’est à dire en 1997, favorisé par ses réseaux "sportifs" l’adjudication des dits contrats à la compagnie pétrolière française.En l’espèce cette sorte de lobbying se paie en "espèces sonnantes". Vraisemblablement en...Suisse où siège le fameux gouvernement du sport mondial et ses coffre-forts. Au fait, qui nous dira un jour d’où viennent les fortunes que gère ce même CIO ? 


                        • JL JL 14 avril 2008 16:50

                          Article précieux qui fournit avec les commentaires une mine de renseignements utils. Merci.

                           "La rue c’est le lobby du peuple".


                          • Gilles Gilles 14 avril 2008 16:54

                            martin & ceri

                            "De même concernant en particuliers les lobbies de nombreux articles et livres ont été écrits pour dénoncer le règne des groupes de pression au dépens de la démocratie. Qu’est ce que ça a changé ?"

                            Comme vous le suggérez, en dehors des grèves les gens n’ont pas de moyen de pression.

                            Effectivement. Et encore.... ;les grèves maintenant c’est peu productif et pire, de plus en plus villipendé par l’opinion.

                            Mais moi j’en vois un de moyen de pression ! Ne pas voter ou voter blanc aux élections européennes et nationales. Ils s’en foutront au début mais perdront alors toute légitimité. A la longue cela légitimera toute campagne de désobéissance civile de la part des citoyens puisque ceux qui décident et ceux qui subissent font partis de deux mondes décorélés.

                            D’ailleurs n’est ce pas le but de toutes ces pseudo campagnes citoyennes incitant à coup d’arguments moraux limite lavage de cerveau les gueux comme nous à voter à tout prix ? Ce système n’a qu’un but : légitimer les politiques décidée à paris, Bruxelles ou ailleurs...ben oui zavez voté, zavaz choisi vos représentants donc maintenant shut up !

                             


                            • foufouille foufouille 14 avril 2008 17:52

                              ne pas voter ne sert a rien. ils se moquent deja des manifs !!!

                              par contre on peut voter pour un petit candidat. chaque voix rapporte de l’argent. en plus le vote blanc ou l’abstention n’est jamais compter.

                              les petitions ca marche quand on est nombreux (100 a 200 000). ca a marche pour "pas de zero de conduite"


                            • Antidote Europe 14 avril 2008 17:30

                              J’abonde sur vos propos. Il est exact que la plupart des lobbies qui agissent en coulisse sont aux services d’intérêts particuliers, industriels, commerciaux le plus souvent. Ces intérêts sont souvent divergents , si ce n’est antagonistes avec ceux des citoyens européens. L’argent est le nerfs de la guerre. De puissants conglomérats industriels sont en position de force pour faire passer des textes de lois parfois très défavorables aux millions de consommateurs, plus simplement aux populations de l’union européenne. 

                              Le même raisonnement est transposable aux Etats membre de l’union, notamment en France où la polémique qui ressort de la législation en discussion au parlement sur les OGM est le révélateur.

                              En effet, on conbstate que le "lobbing" effectué par les nombreuses associations de défense de consommateurs sur la dangerosité avérée ou tout au moins potentielle des OGM pour la santé humaine qui représente des dizaines de milliers de familles, consommateurs, citoyens français n’ont eu qu’une influence dérisoire sur les textes en préparation visant les OGM. Il est d’ailleurs admis que les intention qui en résultent scellent la fin, la "mort née" du grenelle de l’environnement. 

                              A part des femmes et hommes d’exceptions, notre élite gouvernementale et parlementaire ,semble, pour l’instant, oublier qu’en tant qu’élus, ils sont avant toute chose les représentants du peuple et de la nation. Certains députés de premier plan ont déjà fait savoir ouvertement qu’ils comptaient revenir sur le peu de concessions obtenues par les associations écologistes, et qu’ils " se réservaient pour la prise de sanction" à l’égard des députés qui s’accordent avec les associations qui réclament un principe de précaution. ( Intimidations non voilée ) . A la question : Quelle sanction ? sur canal+ , le président de l’assemblée nationale a éludé la question par la langue de bois.

                              Raison de plus pour ne pas baisser la garde ! 

                               

                              ""Lettre ouverte au Premier ministre -M. François Fillon- et aux ministres
                              de l’Ecologie -M. Jean-Louis Borloo et Mme Nathalie Kosciusko-Morizet- et
                              de la Santé -Mme Roselyne Bachelot- concernant la polémique actuelle sur
                              les OGM.

                               

                              OGM : QUE LA VRAIE SCIENCE TRANCHE !

                              La polémique née de l’examen de la loi sur les OGM est liée en premier
                              lieu à l’ignorance. Ignorance dans le camp des "pour" comme dans celui des
                              "contre", de données scientifiques sur les effets des OGM sur la santé
                              humaine. Et ce n’est pas la création de Hauts Comités divers chargés de
                              donner des avis ou des recommandations qui vont changer cet état de fait.
                              Il n’y a qu’une solution à la controverse : établir, par des moyens
                              scientifiques rigoureux et pertinents, les effets des OGM sur l’homme, et
                              en premier lieu sur du matériel biologique humain, nos cellules.

                              De telles méthodes existent depuis près de 15 ans : les « -omics », qui
                              permettent d’observer, dans des cellules en culture, l’ensemble des
                              réponses biologiques. Le savoir-faire pour mettre en oeuvre ces méthodes
                              est présent en France. Parmi les organisations compétentes, Antidote
                              Europe regroupe des scientifiques issus des établissements publics de
                              recherche et a une bonne pratique de l’une de ces méthodes, la
                              toxicogénomique. Cette technologie permet de mesurer les perturbations
                              dans l’expression des gènes de la cellule quand celle-ci est soumise à une
                              substance chimique ou autre stress (voir http://www.antidote-europe.org).

                              Antidote Europe a identifié dans les OGM trois types de risques :

                              1. Ceux liés à la construction génétique elle-même (voir l’effet des
                              promoteurs). Il est prouvé qu’une certaine quantité de ces constructions
                              se retrouvent dans les cellules de l’organisme humain ou animal qui

                              <script type="text/javascript"><!--
                              D(["mb","\nconsomme l'OGM, en particulier les cellules de l\'intestin. Ces promoteurs\u003cbr /\u003e\npeuvent se trouver insérés devant des « oncogènes » et en commander\u003cbr /\u003e\nl'expression. Les oncogènes, dont l'activité est indispensable durant le\u003cbr /\u003e\ndéveloppement embryonnaire, sont associés aux pathologies cancéreuses\u003cbr /\u003e\ns'ils continuent à s'exprimer à l'âge adulte.\u003cbr /\u003e\n\u003cbr /\u003e\n2. Ceux liés aux produits issus de cette construction, par exemple la\u003cbr /\u003e\nprotéine \u0026quot;bt\u0026quot; contenue dans le maïs génétiquement modifié. Le fait que\u003cbr /\u003e\ncette protéine provoque des trous dans les parois intestinales des\u003cbr /\u003e\ninsectes exposés a déjà été documenté. Grâce à la toxicogénomique, on\u003cbr /\u003e\npourrait apprécier l'effet du \u0026quot;bt\u0026quot; sur des cellules humaines en culture.\u003cbr /\u003e\n\u003cbr /\u003e\n3. Ceux liés aux pesticides dont l'utilisation est encouragée par cette\u003cbr /\u003e\nconstruction (le glyphosate, par exemple, toléré par les OGM « Roundup\u003cbr /\u003e\nReady »). La toxicogénomique permettrait aussi d\'évaluer les effets du\u003cbr /\u003e\nglyphosate sur des cellules humaines en culture ; Antidote Europe a déjà\u003cbr /\u003e\nréalisé ce type de test pour d'autres pesticides.\u003cbr /\u003e\n\u003cbr /\u003e\nTant que ces tests n\'auront pas été faits, le consommateur continuera à\u003cbr /\u003e\nêtre exposé aux risques éventuels de ces organismes génétiquement\u003cbr /\u003e\nmodifiés.\u003cbr /\u003e\n\u003cbr /\u003e\nAntidote Europe est une association à but non lucratif oeuvrant pour une\u003cbr /\u003e\nmeilleure prévention en matière de santé humaine.\u003cbr /\u003e\n\u003cbr /\u003e\nRestant à votre disposition pour toute information complémentaire, nous\u003cbr /\u003e\nvous prions d\'agréer, Mesdames et Messieurs les ministres, nos bien\u003cbr /\u003e\nrespectueuses salutations. Nous vous informons que nous transmettons cette\u003cbr /\u003e\nlettre ouverte aux media.\u003cbr /\u003e\n\u003cbr /\u003e\nPerpignan (France), le 11 avril 2008.\u003cbr /\u003e\n\u003cbr /\u003e\nDr Claude REISS\u003cbr /\u003e\nBiologiste moléculaire, Président d\'Antidote Europe\u003cbr /\u003e\nTél : 04 76 36 35 87 ; 04 68 80 53 32\u003cbr /\u003e\n25 rue Jacques Callot - 66000 Perpignan (France)\u003cbr /\u003e\n\u003cbr /\u003e\n\u003cbr /\u003e\n\u003cbr /\u003e\n\u003c/div\u003e",0]
                              );

                              //--></script>

                              consomme l’OGM, en particulier les cellules de l’intestin. Ces promoteurs
                              peuvent se trouver insérés devant des « oncogènes » et en commander
                              l’expression. Les oncogènes, dont l’activité est indispensable durant le
                              développement embryonnaire, sont associés aux pathologies cancéreuses
                              s’ils continuent à s’exprimer à l’âge adulte.

                              2. Ceux liés aux produits issus de cette construction, par exemple la
                              protéine "bt" contenue dans le maïs génétiquement modifié. Le fait que
                              cette protéine provoque des trous dans les parois intestinales des
                              insectes exposés a déjà été documenté. Grâce à la toxicogénomique, on
                              pourrait apprécier l’effet du "bt" sur des cellules humaines en culture.

                              3. Ceux liés aux pesticides dont l’utilisation est encouragée par cette
                              construction (le glyphosate, par exemple, toléré par les OGM « Roundup
                              Ready »). La toxicogénomique permettrait aussi d’évaluer les effets du
                              glyphosate sur des cellules humaines en culture ; Antidote Europe a déjà
                              réalisé ce type de test pour d’autres pesticides.

                              Tant que ces tests n’auront pas été faits, le consommateur continuera à
                              être exposé aux risques éventuels de ces organismes génétiquement
                              modifiés.


                              Dr Claude REISS
                              Biologiste moléculaire, Président d’Antidote Europe
                              Tél : 04 76 36 35 87 ; 04 68 80 53 32
                              25 rue Jacques Callot – 66000 Perpignan (France)""


                               


                              • bulu 14 avril 2008 19:29

                                Ne perdez pas de vue Monsieur le biologiste, que la dangeurosite (averee ou ecartee) n’est pas le coeur du debat en ce qui concerne les OGM.

                                Le coeur du debat, c’est

                                - la privatisation du vivant

                                - la dissemination (averee elle) des genes modifies

                                 

                                 


                              • Radix Radix 14 avril 2008 18:50

                                Bonjour

                                Dans un parlement siègent des parlementaires élus par le peuple qui doivent défendre l’intérêt général.

                                Comment faire coïncider l’intérêt général et les intérêts de quelques "particuliers" qui leur sont opposés ?

                                Réponse le lobbying, qui n’est que la façon politiquement correcte d’appeler et d’intitutionaliser la corruption !

                                Radix


                                • chris11 14 avril 2008 18:59

                                  le lobbying n’est que la forme pseudo démocratique de l’ancienne mafia .On ne regle plus ses affaires a coups de flingues mais a coups de chequier ..... Et pourtant même armés seulement de chequiers , ils mériteraient des coups de flingues .....


                                  • moebius 14 avril 2008 21:50

                                     Ami parano bonsoir.... avez vous pensé a créer un lobby anti- lobby, pardon ; un groupe de pression citoyen anti- lobby


                                    • Atlantis Atlantis 15 avril 2008 07:49

                                      parmi les derniers mouvement "tendance" : le politique ré-écrit même pas les rapports des lobby. En matière de "projet financés par l’EU" (dans ma spécialité du moins), c’est maintenant le groupe de lobby qui prend les décisions, distribue l’argent etc ... (oui vous avez bien lu). Tout au plus ce qui sera "négocié" avec les "élus" c’est l’enveloppe globale.

                                       

                                      Ca fait plusieurs années (depuis que les budget servent à autre chose qu’à de la recherche fondamentale) que de toute façon c’est du sponsoring des gands groupe. Sauf qu’il y avait quelques minces barrières pour le tout le fric ne parte pas en fumée. Maintenant ça sera le cas.

                                       

                                      A quand les politiques qui laissent physiquement leur siège aux lobbys ?


                                      • Internaute Internaute 15 avril 2008 09:48

                                        L’auteur ne parle que des lobbies économiques. Les lobbies politiques sont aussi puissants et sont bien plus dangereux car les décisions qu’ils provoquent ont un caractère irréversible.

                                         

                                        La Newletter de l’Ambassade d’Israël en France.
                                         

                                        Newsletter n° 65 du 19/2/2004
                                         

                                        L’American Jewish Committee a inauguré le 12/02/2004 à Bruxelles le Transatlantic Institute, un organisme
                                        dont l’objectif est de renforcer les liens entre l’Europe et les Etats-Unis. Plusieurs ministres européens ont
                                        participé à la soirée de gala qui s’est tenue pour son inauguration. Javier Solana a rendu hommage à cette
                                        initiative qui renforcera les "triangles" Etats-Unis-Europe-Israël et christianisme-judaïsme-islam.
                                         

                                        ------------------------------------

                                         

                                        Ce lobby travaille pour l’entrée de la Turquie en Europe et le métissage des populations européennes. Cela me paraît autrement plus dangereux que telle ou telle décision économique qu’on pourra toujours annuler d’un trait de plume.

                                         

                                        Rappelons-nous que le simple cri de Schultz et Cohen Bendit au parlement européen « L’Europe n’est pas un club chrétien » a suffi pour supprimer définitivement toute référence aux racines chrétiennes de l’Europe dans le projet de constitution. Ce projet avait pourtant été soigneusement préparé par des centaines d’experts venants de tous les pays d’Europe. Au dernier moment il a suffi que ce lobby dise stop pour que leurs travaux soient corrigés sans appel.

                                         

                                         


                                        • mandrier 15 avril 2008 09:56

                                          On savait que cette commission etait composée de vendus, mais à ce point ! ;; ;;

                                           

                                          Et quand ils pourront librement massacrer les opposants (cf traité de lisbonne) en cas de soulèvement, d’emeute, ou de sécession, ce sera pire que la Chine !

                                          Cette CE est pire que le IV Reich et les trusts !!!


                                          • koanzench koanzench 15 avril 2008 10:31

                                            Je suis entrain de lire un livre-témoignage passionnant sur un lobbying très particulier  : "Romania For Export Only"
                                            The untold story of the Romian ’orphans’
                                            , écrit par Roelie POST.
                                            Une actrice et un témoin privilégié ayant travaillé à la Commission Européenne de 1999 à 2007 sur le dossier "Les enfants roumains et leurs protection" dans la perspective de l’intégration de la Roumanie dans l’Union Européenne.

                                            Résumé (texte au dos du livre) :

                                            - Romania needed to reform its child rights policy, as one of the conditions for its future EU Membership. Large ’orphanages’ were closed and replaced by modern child protection alternatives.

                                            - The author Roelie POST kept a diary on her work for the European Commission that aimed to held Romania reform its child protection.

                                            - She soon found out that the intercountry adoption system in place was nothing short of a market for childre, riddled by corruption. After international criticism this practice wa halted temporarily. When redrafting laws, it became clear that in Romania’s reformed child protection there was neither place nor need for intercountry adoptions.

                                            A ferious lobby that wants to maintain intercountry adoptions stepped out.

                                            - The reader is taken along on an eight-year-travel, and will be shown the story of the Romanian ’orphans’ from a different light, where global politics and private interests compete with the rights of the child.

                                            En 1999, la politique d’adoption des orphelins roumains s’apparentait à un système de traite d’enfant sous le couvert de la corruption. La Commission Européenne demanda à la Roumanie de réformer sa politique des droits de l’enfant, pour conditions de sa future adhésion à l’Union. Des fonctionnaires furent engagés à l’y aider. Parmi eux, Roelie Post qui emmène le lecteur dans ses huit ans d’aventures entre la Roumanie et la CEE.

                                            Les grands orphelinats furent fermés et la majorité des enfants placés aux seins de familles roumaines. Depuis, l’application de la réforme fait apparaître que l’adoption internationale n’a plus lieux d’être. Un groupe de pression puissant et féroce s’est créé pour maintenir les adoptions internationales.

                                            A travers l’histoire des orphelins roumains, Roelie Post fait une autre lumière sur la politique globale de l’adoption internationale et les intérêts privés qui font concurrence aux droits de l’enfant.

                                            Son blog : http://www.romania-forexportonly.blogspot.com/

                                             


                                            • Internaute Internaute 15 avril 2008 10:58

                                              Que dire du soutien de Sarkozy et de Kouchner au lobby des trafiquants d’organes ?

                                              Une information insoutenable est sortie hier dans le Figaro.

                                              http://www.lefigaro.fr/international/2008/04/14/01003-20080414ARTFIG00326-le-premier-ministre-kosovar-accuse-de-trafic-d-organes-.php

                                              Agim Ceku, Premier ministre du Kosovo de mars 2006 à janvier 2008 et Hashim Thaci actuel Premier ministres sont tous deux accusés par Carla Del Ponte, l’ancien procureur du Tribunal Pénal International de la Haye, de trafic d’organes prélevés sur 300 prisionners serbes en 1999. Les malheureux à qui on ne prélevait qu’un rein étaient mis en maison de repos en attendant qu’on leur enlève d’autres organes. Ceux-ci étaient revendus par des cliniques albanaises.

                                               

                                              Sarkozy et Kouchner ont apporté leur soutien à ces assassins et leur reconnaîssent une autorité morale suffisante pour justifier l’indépendance du Kosovo au mépris du droit international.

                                               

                                              Bien entendu, la télé n’a même pas parlé de ce scandale, les journalistes couvrant eux-aussi ces agissements. Pourtant, carla Del Ponte n’est pas un scribouillard des tabloïds anglais. Elle a instruit pendant des années les procès de crimes contre l’humanité faits aux dirigeants serbes. Rappelons que Milosevic est mort dans ses geôles avant d’avoir pû être jugé. On ne peut donc pas l’accuser de parti-pris.

                                               


                                            • brigit brigit 16 avril 2008 10:29

                                              La Constitution Française propose deux moyens de dialogue avec les Députés et les Institutions : le référendum et la question écrite posée au gouvernement. Ils sont mis en oeuvre sur décision de nos dirigeants politiques , mais ne l’oublions pas , la force de l’opinion publique est déterminante.En 1986 , les étudiants ont remis en question le projet de Loi Devaquet . Qu’en est-il aujourd’hui pour le Débat : les lobbies , instrument de la Démocratie ? Ou encore , les lobbies :une réalité bonne ou mauvaise ? Ou tout autre article sur le même sujet ? Dans un premier temps il faudrait multiplier les articles pour informer , demander des émissions radiophoniques et télévisées aux partenaires d’Agoravox ; les journalistes indépendants de ce site ont le poids pour intervenir auprès de leurs confrères . Ce sujet doit être omniprésent dans tous les esprits pour être pris en considération . Puis ensuite , il faudrait lancer le processus de question écrite au Gouvernement. Le support pourrait-être un article sur cette question daté , signé indiquant notre circonscription électorale adressé à notre Député . Si 50 Députés se mobilisent sous la pression des citoyens, et ont le courage de transmettre cette doléance au gouvernement ,cette question sera considérée comme sérieuse et fera l’objet d’un Débat National .En 2006 , un tract " Total , à profits extraordinaires de 13 Milliards , taxe exceptionnelle au profit des consommateurs " a inondé les permanences parlementaires : plus de trente questions écrites ont été posées au Gouvernement , à l’initiative de l’UFC qui a rebondi sur une inititive d’Yves Cochet . No Pasaran , disaient les étudiants contre la Loi Devaquet ; nous n’avons pas de badge d’accès à L’Assemblée Nationale , mais nous pouvons ébranler le système par l’envoi de supports écrits à nos Parlementaires . A vous de rivaliser d’imagination , le sujet de fond étant le même pour tous , c’est cela le vrai visage de la Démocratie. Brigit.


                                              • pragma 19 avril 2008 12:18

                                                D’accord sur le constat, les faits n’ayant rien de nouveau, pas plus à Bruxelles qu’à Paris.

                                                Bien sûr, il faut faire quelque chose, mais quoi ?

                                                Si on admet que les "représentants du peuple" sont, dans leur grande majorité, totalement ignorants des sujets sur lesquels ils sont amenés à voter, il paraît nécessaire de les informer, avant qu’ils ne se prononcent, comme cela est trop souvent le cas, en fonction seulement des mots d’ordre de leur parti, ou des convictions orientées de quelques-uns de leurs collègues qui siègent dans les commissions.

                                                Les experts indépendants ? Cela existe t’il ? Par qui sont-ils choisis et payés ? Comment vérifie t’on leur indépendance ? ...Les scientifiques neutres deviennent très rares de nos jours : à les entendre quelques minutes, on détecte très vite leur lien avec telle ou telle industrie ou groupe de pression d’origine politique, syndicale, sinon confessionnelle...Mais, malgré leurs divergences d’opinion, chacun d’eux détient des éléments de vérité susceptibles d’éclairer les avis des parlementaires.

                                                On ne pourra certainement pas supprimer le lobbying (qui existe depuis la nuit des temps, mais est stigmatisé par les anti-tout depuis qu’on lui a donné un nom anglo-saxon...). Mais on pourrait tendre à réguler son activité, et organiser un équilibre des poids, par le jeu des autorisations, par exemple, par des interdictions absolues aux parlementaires d’accepter conférences ou voyages d’études proposés par des groupes, ...etc.

                                                On peut imaginer, par exemple, que dans le cas de règlementation pour des produits de grande consommation, par exemple, le poids des lobbies des organisations de consommateurs soit du même ordre que celui des professionnels...

                                                En conclusion, ne soyons pas naïfs, mais pratiques : les groupes de pression ne seront pas rayés de la carte avant 50 ans, et encore, à condition de s’y atteler tout de suite...Et le jour où ce serait le cas, on se mettrait à considérer qu’ils étaient bien un instrument de la démocratie !

                                                 

                                                 


                                                • David Carayol David Carayol 20 avril 2008 12:08

                                                  Bonjour Ceri et à tous,

                                                  Si vous en avez assez vous aussi de la non démocratie européenne, alors rejoignez-nous à Newropeans, 1er mouvement citoyen à se présenter au Parlement en 2009 dans tous les pays de l’Union Européenne : Son objectif démocratiser l’Union Européenne. www.newropeans.eu

                                                  Ci-dessous un article paru sur le sujet également cette semaine :http://www.newropeans-magazine.org/content/view/7918/110/ 

                                                  A bientôt

                                                  David

                                                  dcarayol@yahoo.fr

                                                   

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