Nos médias sont très discrets sur les évènements qui se déroulent en Grèce et les autres pays comme l'Espagne, l'Irlande. Il ne faut pas faire peur aux Français. On leur parle des élections Ivoiriennes, de la Russie. Ils ont beaucoup parlé des fraudes des élections en Russie, des manifestations, des arrestations musclées, d'une dictature, etc. Mais quid de l'Europe, des indignés, de la tentative de sabotage orchestrée par les banques.

Cela fut prévisible. Il n'est pas agréable de jouer les Cassandre, et encore moins quand les prévisions se réalisent. Si l'on nous parle de crise, c'est pour nous endormir, à mon avis la crise est une création pour avancer des réformes autrement non acceptables par les peuples. De deux choses l'une, soit les politiques sont de mèche avec les institutions financières, les banksters, soit ils sont incompétents.
Les politiques peuvent êtres incompétents, mais ils sont généralement entourés par des conseillés. Supposons qu'ils soit incompétents, ils ont eu le loisir de constater leur œuvre. Et de se rendre compte que la voix dans laquelle ils persistent est très dangereuse et ruineuse pour les peuples et la démocratie. Puisqu'ils s'entêtent, ce n'est plus de l'incompétence, mais bel et bien de la complicité avec des voleurs et des escrocs.
La crise est faite de toute pièce, une création, du pain béni pour les ultra-libéraux, et alibi pour les politiques. La crise n'est rien qu'un moyen pour spolier en toute tranquillité les peuples. Et ce n'est pas fini. De sommet en sommet, d'urgence en urgence, et la dépossession démocratique et économique des peuples se fait par petits bouts. Une révolution par le haut, bien calculée et bien programmée. Un agenda que les politiques ont l'obligation de respecter et d'appliquer.
J'avais proposé un article à la modération d'Agoravox au début de mois de juin 2011 que j'ai intitulé « Jean-Claude Trichet ministre des finances de l'Union européenne ». Son discours passa inaperçu dans les médias et chez les politiques. Je n'ai pas douté un instant que le discours de Trichet fut un discours basé sur un agenda. Il savait ce qui allait se mettre en place, qu'il ait crise ou non.
D'abord, Trichet a utilisé le verbe « devoir » tout au long de son discours. À sa lecture, on ne peut plus douter qu'il donne une injonction, qu'il sait ce qui doit ou devait se mettre en place dans un prochain avenir. Ce que le gouvernement propose comme « règle d'or » et « les sanctions automatiques » ne sont que la traduction des injonctions de Trichet.
Voici des extraits de qu'il a dit le 02/06/2011 lors de son discours prononcé à Aix-la-Chapelle :
« Il est primordial de mener à bien les réformes et de procéder à un ajustement structurel de l’économie. Dans les pays en crise, le gouvernement et l’opposition doivent être unis dans l’effort. Les pays contributeurs, quant à eux, doivent examiner minutieusement la mise en œuvre du programme. » donc, comme ce qu'a vécu et vit toujours la Grèce pendant maintenant plus de sept mois d'une manière flagrante. On lui impose des réformes structurelles, qui la mettent à genoux Notre gouvernement nous parle de l'union nationale, par ailleurs dans les pays soumis aux diktats de l'Europe, du FMI et la BCE. Il n'y a plus d'opposition et de majorité, mais des représentants des intérêts d'organismes et d'institutions financières. Le gouvernement invite le PS à signer la règle d'or, en donnant en exemples les autres pays européens.
Le leitmotiv est l'union sacrée, l'union nationale contre les déficits. Le PS est prêt bien sûr, mais il joue la vierge effarouchée.
« Mais si un pays n’obtient toujours pas les résultats attendus, je pense qu’une deuxième étape s’impose et qu’elle devra être d’une tout autre nature. Serait-ce aller trop loin que d’envisager, dans cette deuxième phase, de permettre aux autorités de la zone euro d’exercer une influence beaucoup plus forte et plus décisive sur l’élaboration de la politique économique au sein du pays concerné si celle-ci dérape dangereusement ? Une influence directe, allant bien au-delà de la surveillance renforcée que l’on propose actuellement ? » Hors de question d'un referendum pour les Grecs. Les responsables politiques européens ont été sidérés par une telle annonce. Et par ailleurs ils ont tout fait pour mettre à la porte celui qui a eu l'idée saugrenue de consulter son peuple, et ont mis à sa place des technocrates bien aptes de sang froid et prendre de hauteur leur peuple.
« Pour justifier une telle approche, il conviendrait de trouver un équilibre entre la souveraineté des États et l’interdépendance de leurs actions, en particulier dans des circonstances exceptionnelles. En effet, l’appartenance à l’Union européenne, et plus encore à l’UEM, implique l’exercice de la souveraineté à un niveau collégial. L’interdépendance signifie que les États ne jouissent pas, de facto, d’un contrôle total sur les conditions économiques nationales. Ils peuvent se trouver confrontés à des crises causées entièrement par les politiques économiques inadaptées menées par d’autres. » Vous avez eu l'occasion d'entendre le mot souveraineté prononcé par Sarkozy et les médias. Un mot banni du vocabulaire français chez les politiques, puisque ils estiment qu'il est synonyme d'extrême droite. Voici ce qu'a dit Sarkozy lors de son discours de Toulon « Il y a une réalité que chacun doit comprendre, que chacun doit accepter : la souveraineté ne s’exerce qu’avec les autres. L’Europe, ce n’est pas moins de souveraineté, mais davantage de souveraineté. » « niveau collégial » ou dit autrement « avec les autres », l'idée est la même. Ils parlent de souveraineté partagée.
Continuons donc avec le discours de Trichet : « Je pourrais imaginer que les autorités européennes aient le droit d’opposer leur veto à certaines décisions de politique économique nationale. Cette compétence pourrait en particulier concerner les principaux postes de dépense budgétaires et les facteurs déterminant pour la compétitivité du pays. » On y est. Le retrait de la Grande Bretagne a éclipsé la question du veto et de la sanction à certaines décisions nationales. Mais au-delà des sanctions, qui sont une aberration puisque cela suppose de ponctionner un État déjà exsangue, comme avec l'exemple de la Grèce. La réforme des traités c'est l'ingérence dans les affaires internes de l'État. En clair l'État n'a plus de souveraineté et par conséquence n'a aucune possibilité de suivre une politique différente de celle imposée par les institutions financières. La démocratie c'est le consentement à l'impôt. C'est la base de la démocratie. Comment un État peut financer son armée et sa défense s'il y a une surveillance de l'extérieur ?
Il ajoute : « Dans cette Union que nous aurons demain, ou après-demain, il y aura bien évidemment un marché unique, une monnaie unique et une banque centrale unique. Serait-ce une idée trop hardie que d’envisager, sur le plan économique, un ministère des finances de l’Union ? » Je parie que bientôt Trichet serait le premier ministre des finances de l'Union. Une Union européenne non démocratique, ayant fait les poches aux peuples, satisfait les marchés, et des intérêts particuliers. Et par dessus tout, ils comptent renforcer la BCE, comme si elle n'est pas assez forte, assez indépendante.

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Gardez espoir et engagez vous Maintenant que le constat est fait, il nous faut devenir acteur (...)
16/12 01:35 - sasquashToutes ces décisions des politiques n’affectent en rien leur train de vie personnel Et à (...)
13/12 08:34 - PtetmaiBonsoir à tous, Ce jour, encore de bonnes nouvelles Sarko, sauveur de l’Union, (...)
13/12 01:58 - bigglopOui et beaucoup de banquiers et de millionnaires quittent les US, ce n’est pas çà qui les (...)
13/12 00:29 - FYI"Puisqu’ils s’entêtent, ce n’est plus de l’incompétence, mais bel et (...)
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