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Accueil du site > Actualités > Europe > Les temps longs de l’européanité

Les temps longs de l’européanité

La dimension divine et universelle de notre européanité me transporte de joie, efface ma peine et me laisse espérer l'acception fédérale de la construction européenne. De variations labyrinthiques en méandres de l'Histoire, la - LECTIO DIVINA - nécessite un temps, une géographie, une identité, une culture, un patrimoine enracinant le dessein de la Nation européenne. Par exemple, la transmission des - Lieux de mémoire - nous laisse conter l'incontestable richesse architecturale de l'Europe. De l'autre côté de l'Atlantique, le choc des civilisations trouva malheureusement sa traduction dans les tours effondrées de Manhattan, symbolisant la revanche des fanatiques d'Allah sur le génie humaniste des Lumières.

Euro crisis ... Greece default ... De taille édifiante, le spectre de la récession frappe d'effroi les économies de la zone euro. Bien qu'étant une institution étiquetée de digue financière, la Banque Centrale Européenne n'offre que de faibles marges de manœuvre. A l'instar de l'Allemagne, ancre de stabilité de la zone euro, les États vertueux, enrayant les réactions en chaîne aux effets dévastateurs, appliquent un tour de vis aux pays endettés. Par exemple, les europhiles formulent une proposition avec pour axiomes - fédéralisation budgétaire, mutualisation des risques et contrôle des déficits. Dans ce monde en totale mutation, le décryptage du printemps arabe adresse un satisfecit pour la démocratisation de la rive sud de la Méditerranée. Suite à l'effondrement de l'Union soviétique ayant pour conséquence la réunification du continent européen, le monde diplomatique donna naissance à une nouvelle ère - liberté, démocratie, paix, initiative économique, justice fiscale - dans une stabilisation de long terme de l'ordre mondial. Sur la scène internationale, évitant toutefois de trouver un écho dans un refuge en enfer, l'Europe entreprend sa mue pour un décryptage des questions sociales, industrielles, culturelles, écologiques et éducatives face aux rapports de force imposés par les autres Puissances.

Le temps politique respecte l'équilibre entre les trois temps, court, moyen et long terme. Acteur engagé dans la démocratie, Député, ancien Ministre et Président du Mouvement Démocrate, François Bayrou, philosophe la notion de temps d'urgence - L'état d'urgence ne durera pas. L'état d'urgence, c'est précisément le temps pendant lequel on peut encore faire quelque chose - 2012 état d'urgence. Avocate, ancienne Ministre, Présidente de CAP 21, Corinne Lepage, distingue la temporalité suivant deux temps à unir - Savoir marier temps court et temps long. Survivre dans l'un et l'autre n'a pas n'a pas le même sens. Mais, il est inimaginable de sacrifier la survie à long terme au très court terme, comme il n'est pas pensable de ne pas répondre concrètement à l'immédiat, faute de quoi il n’y a pas d'avenir - Vivre Autrement. Avec auto-dérisionn, Alain Minc, conseiller politique, essayiste, économiste, décrit le « déclinisme » européen sur un temps séculaire - Habitués à nous comporter pendant les siècles des siècles en " sujet de l'Histoire " - suivant la terminologie hégélienne -, nous nous glissons sans remords ni état d'âme dans le simple statut d'"objet de l'Histoire " - Un petit coin de paradis.

La divine volonté de l'instant, c'est emprunter debout le chemin menant à un temps nouveau, donnant tout son sens au fédéralisme et assurant aux générations futures la transmission de l'idée originelle, telle que les Pères fondateurs la conçurent. Le temps de la construction européenne, du Traité de l'Élysée au Traité de Maastricht, est évalué comme long. Illuminant ma vie, le jubilé fait mémoire d'une réalité fédérale contemporaine. Le temps passé n'est plus, le temps futur poindra, mais seule notre volonté l'imposera.

Pierre-Franck HERBINET


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2 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 17 septembre 2011 11:52

    L’état – de l’économique

    Qu’est ce que la fortress europe ? non ce n’est pas un rêve nazi, c’est beaucoup plus vieux, c’est une vision d’un empire et d’une société politique, de l’espagne à la russie. Et la fortress europe politique et économique à toujours était la véritable HANTISE des anglais américains  !!! Vous imaginez cet empire ? Indépendant de l’emprise « anglosaxone » , ah… dans un monde ou le pouvoir sur le monde n’est pas de la rigolade on prend soin de tout faire pour que le « malheur » de la fortress europe n’advienne pas.

    Il faudrait de la conscience politique et économique, et les bonnes personnes, pour faire du nettoyage politique, comme on sait le faire en russie ou ailleurs d’autres manières.

    On corrompt avec de l’argent, on corrompt l’idéologie, on met en place des personnes avec des visions idéologiques douteuses : et contre l’intérêt des peuples de l’europe ( ca se fait dans tous les pays du monde ). C’est une relecture intéressante de l’après guerre jusqu’aujourd’hui ?

    182. Bien plus loin que l’Oural

    Avec la Russie, l’EU quintuple sa superficie, sa population passe de 500 à 700 millions d’habitants – plus du double des USA – et son PIB tend vers 40 % du PIB mondial, en faisant de loin la première puissance commerciale et industrielle du monde. Cette Europe élargie a une parfaite autosuffisance en hydrocarbures et est le plus vaste réservoir de matières premières de la planète. L’Europe ainsi agrandie est autarcique. Je ne dis pas ici qu’il faudrait en fermer les frontières – c’est un autre débat – mais il n’est pas mauvais de faire le constat que ce bloc n’a vraiment besoin de rien ni de personne. Bon pour l’évolution et bon pour la paix , car on n’aime sincèrement que quand on aime gratuitement. Sans dépendances.

    Le bloc ainsi créé n’est pas un agglomérat disparate : il est le cœur de la civilisation occidentale. Il est au bout de la filiation «  Athenes, Rome, Byzance, Renaissance, Science, Droits de l’Homme et Liberté ». Il y a eu des moments noirs dans le cheminement de Occident, des croisades à la colonisation, mais ce qui en résulte aujourd’hui s’exprime dans une culture postchrétienne laïque qui se réclame de la tolérance et de la raison. Ce résultat me satisfait. Je ne veux pas en changer. Je souhaite que la civilisation occidentale continue…

    [...]

    Or, au moment où il faudrait cette union, tout un pan de l’Occident sur lequel on croyait pouvoir compter se désagrège. Les USA on quitté la famille. En discuter serait un autre débat, mais la suppression progressive des libertés et le retour vers la religion montrent bien que l’Amérique a pris une voie différente de celle de l’Europe. Aujourd’hui, les USA sont dans le camp de l’obscurantisme et marchent à grand pas vers la tyrannie. On peut souhaiter le retour de l’enfant prodigue, mais en attendant il faut se compter et faire sans eux…


    • BA 17 septembre 2011 23:44
      Vendredi 16 septembre 2011 :

      66 % des Allemands sont contre l’aide à la Grèce et aux autres Etats surendettés.

      60 % des Allemands pensent que l’Allemagne n’a plus rien à gagner à rester dans l’Union Européenne.


      Zwei Drittel der Deutschen (66 Prozent) sprechen sich gegen Hilfen für Griechenland oder andere Staaten in der Schuldenkrise aus. Nur 34 Prozent bejahten die Frage, ob es richtig sei, Griechenland und anderen Ländern mit dem Euro-Rettungsfonds zu helfen. 

      Nur 40 Prozent sind zudem der Ansicht, dass Deutschland trotz aller Risiken nach wie vor von der Europäischen Union (EU) profitiert. 60 Prozent sehen das anders.

      Deux tiers des Allemands (66 pour cent) se sont prononcés contre l’aide à la Grèce et aux autres pays subissant une crise de la dette. Seulement 34 pour cent ont répondu qu’ils étaient pour aider la Grèce et d’autres pays en utilisant le fonds de sauvetage européen. 

      Seuls 40 pour cent des Allemands pensent que l’Allemagne, malgré les risques, gagne à rester dans l’Union européenne (UE). 60 pour cent pensent le contraire.

      Samedi 17 septembre 2011 :

      Les Français hostiles à l’augmentation de l’aide française à la Grèce : 68 % des Français la désapprouvent.

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