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Les travailleurs de France sont contre l’UE

Voici un sondage pas inintéressant de l'IFOP pour le Figaro sur l'opinion des français vis-à-vis de l'UE et de l'Euro. A prendre avec les précaution d'usage, vu que l'IFOP appartient à L Parisot du Medef, que le directeur du service des sondages politiques est un proche du FN (frère de F Philippot) et au vu des questions posées de façon biaisées (comme toujours).

Néanmoins, il est possible de tirer quelques enseignements utiles. Voici quelques résultats généraux et la façon dont ils se déclinent selon les catégories sociales et politiques.

http://www.ifop.com/media/poll/1978-1-study_file.pdf

Première enseignement, à ceux qui nous parle de peuple européens en formation, il convient de noter que ce n'est pas une réalité à l'heure actuelle. L'échelon auquel se sentent appartenir nos concitoyens est très nettements la Nation  : (40% contre 7% pour l'europe). On notera que le sondeur pose la question pour la commune et la région... mais pas le département.
De façon logique, le sentiment d'appartenance à la commune est plus fort dans les petites villes que dans les villes moyennes ou grandes agglomération. Mais le sentiment d'appartenance à l'europe est également faible partout.

Second enseignement, à la question de savoir si l'UE présente un intérets pour le pays, ouvrier et employés sont loin d'être convaincus (35% d'accord, 35% pas d'accord, le reste sans opinion). Et pour cause. Car lorsque des questions plus concrètes sont posées, le rejet est massif :

  • 82% des ouvriers et employés considères que l'UE agit de façon innefficace face à la crise (76% pour l'ensemble de la population)
  •  62% considère que l'euro est un handicap. Le rejet de l'euro est d'ailleurs en constante progression au cours des sondages (45% de nos concitoyens considère que c'est un handicap contre 23% un atout). Le rejet est massif aussi chez les professions intermédiaires. Seul cadre et profession libérale se prononce nettement pour l'euro.
  • L'ensemble de la population juge d'ailleurs l'effet de l'euro très négatif que ce soit sur les prix, le chomage ou la compétitivité de l'économie (89% et 60% respectivement) et augmentent de 10% si l'on considère la classe ouvrière.
  • depuis 2010, 30 à 40% de nos concitoyens est pour sortir de l'Euro. ce chiffre passe à 50% pour les ouvriers et employés.
  • 67% des français considère que depuis Maastricht l'UE va dans la mauvaise direction. Il sont 64% a exprimer qu'ils voteraient non s'ils avaient l'occasion de revoter. Les français condamne donc sans appel l'UE et l'euro capitaliste. Cette condamnation est encore plus nette dans la classe ouvrière (77%)
  • Quand la question est posée de plus ou moins d'intégration. L'opinion général est à moins d'intégration, exprimant donc une volonté de retour à la souveraineté nationale (60% - 72% pour les ouvriers et employés), volonté en constante augmentation ces dernières années. logiquement près de 60% de nos concitoyens ne souhaitent pas un état européen unique (et sans doute plus si la question n'était pas posée de façon si tordue !)

Ce sondage indique sans discussion possible que nos concitoyens sont massivement opposés à l'UE et à l'Euro. Ce rejet est encore plus massive si l'on considère les catégories sociales sans doutes les plus représentatives de la classe des travailleurs.

Cela confirme l'analyse de ceux qui considèrent à gauche que la mobilisation du peuple passe par la sortie de l'UE et de l'euro . Car c'est une condition pour recouvrer la souveraineté indispensable pour pouvoir conduire une politique progressiste alors que l'UE capitaliste constitue un carcan permettant à la classe dominante d'imposer toujours son pouvoir totalitaire au service de l'exploitation des travailleurs. Et ce sondage montre bien que les plus exploités d'entre nous - ceux qui vivent la mise en concurence des peuples par l'UE (délocalisation, import de mains d'oeuvre à bas coups) avec pour conséquence la casse de la production et la destruction des conquètes sociales, la baisse des salaires -sont bien conscient de cela. Il est donc illusoire d'essayer de leur vendre pour la nieme fois le mensonge de "l'autre europe".

On doit donc se poser la question de la stratégie du FdG, qui continue à défendre ce mirage de l'autre europe, et de dire avec P Laurent du PC que l'Euro est notre monnaie. PRCF et M'PEP, à gauche, interpellent d'ailleurs régulièrement leurs camarades du FdG. Et il faut reconnaitre qu'un nombre significatif et croissant d'entre eux affirment publiquement partager la revendication de la sortie de l'UE et de l'Euro. Le récent congrès du PG a semblé faire état d'un début d'évolution.

Mais il faut aussi constater qu'un bon nombre de cadres du PC (principalement les mutants dont on peut mesurer le potentiel d'opportunisme à la trajectoire de R Hue, Gayssot & Co) sont vent debout, sans doute plus par opportunisme (afin de rester PS compatible et PGE compatible) que par conviction politique. Et que d'autres, influencés par les théories gauchistes théorisant que la révolution ne peut être que mondiale ou par le reflexe conditionné totalement non fondé assimillant Nation à Nationalisme et fascisme, chantent les mérites de la fin des frontières pour les capitaux et les biens s'accompagnant de la mise en concurence des peuples. Il laisse là le champ libre aux experts de l'opinion du FN qui développe une réthorique eurosceptique marketting (il est facile de démontrer que dans le fait le FN n'est ni pour la sortie de l'UE ni de l'Euro, je l'ai fait à plusieurs reprises dans mes interventions sur agoravox, reprennant les analyse du PRCF et du MPEP). Ils laissent ainsi détourner le rejet légitime du totalitarisme capitaliste qu'est l'UE en une nauséabonde et désastreuse division xénophobe de la classe ouvrière par le FN.

Néanmoins, ce sondage a le mérite de mettre aussi les pendules à l'heure en ce qui concernent la position des sympathisants du FdG. l'effet des prises de positions de leurs états majors est net sur les réponses mais il n'empèche pas près de 40% des sympathisants FdG de se déclarer pour la sortie de l'euro et ne trouve aucun intéret à faire partie de l'UE, en contradiction avec la ligne officielle du FdG ! En terme d'effets concret de l'UE, ces mêmes sympathisants sont aussi ultra-conscient des conséquences désastreuses de l'UE et de l'Euro : 57% jugent ainsi que l'euro est un handicap. Ils souhaitent à 73% moins d'intégration européenne, et sont les plus opposés à l'éventualité d'un état européen unique (60% soit nettement plus que les electeurs du FN qui ne le sont qu'à 54%...).

Plus que jamais, il est urgent de conduire un vrai débat politique à gauche prenant appui sur la réalité de ce qu'est l'UEet de ce qu'est sa perception dans les catégories populaires et non sur une vision idéaliste. Pour ma part, je trouve que la position du PRCF, reposant sur une analyse de la situation de la lutte des classe au niveau national et international et la plus pertinente. La récente conférence internationale qu'il a initier à Paris, à la suite de celle qui se sont tenue à Madrid et Rome, démontre d'ailleurs que cette position est largement partagées par les différents partis communistes d'Europe et du monde.

Il faut viser les 4 sorties : de l'UE, de l'Euro de l'OTAN et du capitalisme pour construire le socialisme. Pour cela, il est possible de construire un large front populaire progressiste et patriotique, proteur d'une politique au service des travailleurs, à la manière de ce que fut le CNR impulsé par les communistes au sortir de la guerre.


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34 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 16 mai 2013 11:37

    voici l’evolution par rapport a un SONDAGE DE 2010


    • subliminette subliminette 16 mai 2013 12:08

      « Le récent congrès du PG a semblé faire état d’un début d’évolution ».

      Voulez-vous dire que JLM serait prêt à changer d’avis sur ce point ?


      • taktak 16 mai 2013 14:07

        je crois cela très difficile, au vu de sa position de social démocrate trotskisant, ainsi que de son parcours personnel. Cependant, je ne m’interdit pas de penser qu’on puisse le convaincre.

        Non, ce dont je suis convaincu c’est que le travail du PRCF et du MPEP, ajouté à l’évolution de la situation qui donne raison à l’analyse politique portée par le PRCF depuis plus de 10 ans, paye. Et que nos camarades du FdG commencent largement à partager la position du PRCF sur la construction européenne.

        Il est tant de débattre ensemble, entre militant,s hors des contraintes des gros appareils de ces partis politiques liés au PS ou au PGE.
        Le PRCF est tout à fait ouvert à un débat, y compris face aux pointures du FdG, sur la question. Le problème de ces dernière années est que jusqu’à présent il est impossible de discuter de cette question avec le PC qui refuse tout échange avec PRCF ou MPEP malgré des sollicitation répétés.


      • LE CHAT LE CHAT 16 mai 2013 12:48

        Rien d’étonnant à ce que les ouvriers votant pour FN et FDG soient en grande majorité hostiles à cette Europe là !


        • Sarah Sarah 16 mai 2013 13:10

          Sur le fil Fête de l’Europe : devoir d’espoir , j’avais posé une question, ci-après en plus clair et plus précis, j’espère :

          "Il est étonnant de voir combien de lecteurs d’Agoravox, pourtant d’habitude si méfiants vis-à-vis du mainstream médiatique, se sont laissés prendre à la propagande insidieuse, distillée jour après jour par ces mêmes médias,.

          La tactique de ces médias consiste à ne pas attaquer de front les concepts d’UE et d’Euro, mais à inflltrer petit à petit dans l’esprit des gens que c’est là la cause de tous leurs malheurs.

          Pour simplifier à l’extrème, les médias et certains partis (FN à l’Extr.Dr., d’autres à l’Extr.G.) essaient de faire passer l’idée que s’il n’y avait ni UE, ni Euro, ni Bruxelles, tout irait mieux.

          Leur ruse consiste à faire en sorte que les gens pensent que cette idée vient d’eux-mêmes, ce qui plus pernicieux qu’une propagande ouverte.

          Or, qui tient les médias ?"

          Personne n’a répondu. Aujourd’hui, vous avez un début de réponse.

          A votre avis, pourquoi le grand patronat (pas seulement français ou de l’UE) est-il derrière cette campagne contre l’UE et l’Euro ? Quels sont ses intérêts ?


          • devphil30 devphil30 16 mai 2013 13:26
            Pourquoi le grand patronat est derrière cette campagne ?
            Quels sont ses intérêts ? 

            Philippe 

          • citoyen citoyen 18 mai 2013 13:10

            Sarah,

            votre question m’apparait pertinente, et comme vous je déplore que de plus en plus de gens tombent dans le piège.

            trivialement l’intérêt de ce qu’on appelle à tort le « patronat » c’est de faire du profit et toujours plus.
            la grande crise précédente avait abouti a des systèmes hybrides, dit « sociaux-démocrates » ou « fordistes » avec une nouvelle forme d’impérialisme dit « néocolonial ». A la fin des années 60, les gains de productivité s’effrondrent, le taux d’équipement des ménages est à niveau ne permettant plus la croissance spectaculaire, etc. bref les marges de profit s’amenuisent, le pétrole augmente fortement et les entreprises ont atteint les limites de leurs possibilités d’expansion sur des marchés d’aires d’influence nationale. Une partie du monde est soustraite à loi du marché et mobilise les peuples des pays d’extraction de matières premières pour le Nord capitaliste et soutient leurs velleités d’indépendance.

            tout bascule dans les années 70 avec toute la force que l’hégémonie US peut donner à sa stratégie de dérégulation. Mettre à bas tous les moyens de la régulation keynésienne, et passer à une hase de guerre économique aboutissant à la destruction des économies administrées.

            l’implacable réussite de cette stratégie fait que l’oligarchie européenne peut jouer sur les deux tableaux : tant que ça tient avec une UE qui assure la concurrence débridée et le libre échange, elle maintient les Etats en situation de compétition et c’est à qui paiera le moins ses salariés, démantèlera le plus d’acquis sociaux, et fera le lus d’enchères our attirer des capitaux. lus le dispositif avance et plus les défenses s’affaiblissent, et ce qui n’était pas à vendre le devient et à pas cher. Par contre si ça craque, eh bien il faut soigner le chauvinisme de façon à ce que ça craque de façon non coopérative entre prolétaires. Exposant ainsi un pays sans grande défense à la loi du plus fort, et les plus fort...ce sont eux..plutôt Hitler que le Front populaire.

            De part les effets du libre-échange, ce qui entre et sort de chacun des Etats Européens induit une structure de la production et de la consommation telle que toute tentative prématurée de la jouer en solo revient à revenir très rapidement dans le rang..je ne vois même pas quel genre de dictature arriverait à tenir en respect les masses immenses de mécontents...
            et c’est donc tout aussi intérêt de se goinfrer grace à un Etat chauvinisme qui pour la gloriole nationale appelle ses travailleurs à travailler plus, plus longtemps et pour moins cher, cracher encore quelque temps des intérêts de dette publique ou privée et bien sûr des dividendes.

            et donc, je ne dis pas que ça va se passer comme ça, mais en tout cas c’est la stratégie que j’emploierais à leur place, mieux vaut jouer sur les deux tableaux, à la fois écrire « le piège marine le pen » pour maintenir la cohésion des plus privilégiés d’entre les prolétaires, pour continuer le chantage en leur faisant peur, et d’autre part être là pour ramasser les fruits du mécontentement des moins privilégiés s’ils choisissent la voie « national-capitaliste »...
            De ce fait le temps joue pour eux.

            ce quiles intéresse, c’est que le budget de la Sécurité sociale (montant des dépenses), toutes branches confondues, a été en 2010 de 311,5 milliards d’euros pour le régime général et de 427,5 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes obligatoires de base, rien qu’en France. je vous laisse imaginer les sommes faramineuses quand on additionne ça dans toute l’Europe. Ceci est pour le moment du salaire socialisé, un budget supérieur à celui de l’Etat en France. Il ne rémunère le capital que lorsqu’il est dépensé dans des cliniques privées ou pour consommer des biens et services privés et enfin lorsque le régime est mis en déficit par la non correspondance des montants de cotisations nécessaire et qu’il faut donc emprunter. La tenaille en place et les stratégies du choc à répétition font avancer la part des régimes assurantiels privés pour la santé (faussement appelés mutuelles), les retraites (double intérêt de la capitalisation, qui arrime le quidam au sort du capitaliste rentier), etc. Mais vous voyez bien que la manne à capter est énooorme ! une extrême droite qui n’aime pas les syndicats, n’aime pas les « charges » et ne veut pas que les immigrés aient les mêmes droits sociaux et veut rembourser les dettes...ma foi ça doit pouvoir trouver un terrain d’entente...


          • kimbabig 19 mai 2013 03:48

            Les médias n’infiltrent pas le sentiment que la construction européenne, c’est juste qu’ils ont de plus en plus de mal à dissimuler ses effets néfastes. Il y a bien un moment où il faut toucher 2 mots des émeutes et manifestations dans les pays ruinés par les plans d’austérité, ou d’autres infos intéresantes de ce genre :

            D’abord on nous annonce que des analystes de Goldman Sachs ont émis l’idée que la France devrait baisser ses salaires de 30% pour retrouver la compétitivité.
            http://www.leparisien.fr/economie/goldman-sachs-conseille-a-la-france-de-baisser-les-salaires-de-30-30-01-2013-2525317.php

            Ensuite la commission européenne annonce que la France doit faire des « réformes » qui consistent à foutre à la poubelle le code du travail et à encore augmenter l’âge de retraite (mesure totalement injustifiée en France sachant que les Français sont les plus productifs au Monde http://www.businessinsider.com/are-the-french-the-most-productive-people-in-the-world-2009-8 et qu’elle est capable de renouveller sa population par son accroissement naturel, contrairement à l’Allemagne ou bien d’autres pays de l’union européenne dont la démographie est dramatiquement vieillissante).

            http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/09/france-les-trois-reformes-exigees-de-bruxelles_3174114_3234.html

            Enfin, malheureusement pour nous, Hollande capitule en rase campagne, dans la honte, et nous l’annonce en direct dans un beau décor solennel... Un président qui avait promis à ses électeurs qu’il était socialiste (bon, il est vrai qu’il y avait peu de chances qu’il le soit vraiment, et qu’il a été élu pour virer l’immonde nabot précédent), et qui finit par poursuivre le travail de destruction des acquis sociaux. Certains pourraient dire qu’il aurait fait mine de s’opposer à une décision qu’il approuverait en s’en dédouanant de la responsabilité. Mais le problème est qu’il ne peut que faire mine de s’opposer à la décision tant qu’il ne peut convaincre, au conseil européen, des dirigeants de pays représentant 35% de la population cumulée des pays membres de l’ue, et que par conséquent la seule responsabilité qu’il a à assumer à ces décisions est celle de vouloir maintenir la France dans l’union européenne, qui lui demande d’appliquer ces décisions.

            De cette séquence événementielle il apparaît évident, logique, que l’union européenne est la courroie de transmission des décisions de Goldman Sachs contre le peuple Français. Et c’est confimé lorsque l’on sait que les instances dirigeantes de l’union européenne sont noyautées par des anciens de cette banque. http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/14/goldman-sachs-le-trait-d-union-entre-mario-draghi-mario-monti-et-lucas-papademos_1603675_3214.html

            Donc pour éviter d’avoir à subir les décisions de Goldman Sachs, il convient en tout premier de supprimer le moyen qui leur permet de nous les imposer : l’union européenne et l’euro.

            Ces informations sortent certes de grands médias, mais on ne peut pas dire qu’elles y figurent en 1ère page (ce qui ne justifie de dire qu’elles seraient « insidieusement distillées » dans un but obscur), ni qu’elles soient erronées, donc leur véracité confirme la conclusion qu’elles amènent logiquement.

            Que cette conclusion discorde avec le catéchisme européiste qu’on nous inflige dans les grands médias peut en troubler certains. Car dans les grands médias, le seul parti qui est présenté comme remettant en cause la construction européenne est le Front National.

            Or, non seulement c’est une imposture car le FN n’a qu’une opposition de façade envers la construction européenne (ils se contentent d’enfumer les gens avec la prétention de pouvoir faire changer l’ue http://www.m-pep.org/spip.php?article3312), mais en plus ce parti ne sert qu’à diaboliser toute opposition à la construction européenne pour la faire apparaître comme inéluctable, à moins d’être un extrêmiste.

            Autrement dit c’est un piège redoutable tendu aux Français, car, comme l’a fait remarqué citoyen, sachant que le FN ne souhaite pas sortir de l’ue, cette dernière s’accomoderait sûrement d’un régime « national-capitaliste » autoritaire et répressif pour tenir les Français en laisse, exacerber les divisions entre eux avec des politiques racistes. Quoi de mieux pour étouffer toute contestation des réformes anti-sociales à y imposer ?

            Pour sortir de ce piège, il est vital que d’autres voix que le FN demandent la sortie urgente de l’union européenne et de sa monnaie (mais aussi de l’otan puor des raisons géopolitiques), notamment parmi les partis de gauche vraiment progressistes. Pour les partis de gauche progressistes, il y a le M’PEP et le PRCF, sinon, il y a l’UPR (dont le programme, bien que pas spécialement de gauche, permet bien plus une politique progressiste, grâce au retour de la souveraineté, que celui de n’importe quel candidat « de gauche » souhaitant le maintien de la France dans l’union européenne).

            C’est la seule solution : cette organisation, l’union européenne, est complètement vérolée et manipulée par la haute finance, et c’est ainsi depuis l’origine. Il faut donc la détruire. Ensuite, de nouvelles coopérations internationales pourront être construites sur des bases saines avec les pays qui le désirent, où qu’ils soient dans le monde, en europe ou ailleurs.

            Il convient d’ailleurs de se souvenir que les pays et les les peuples avec lesquels le peuple Français a le plus de liens culturels humains se trouvent justement hors d’europe.


          • Edmon Edmon 16 mai 2013 13:27

            Le mec se réfère à Lénine et prétend nous sauver , j’en ai des frissons .


            • buygold buygold 16 mai 2013 13:45

              Europe = Diktature, esclavage, fin du peu de liberté et de souveraienté qu il nous restait, 


              En 2005 la france a voté non a la constitution europeen, 
              ce vote n a pas été respecter, 

              lamentable europeistes ouvrez vos yeux : l europe est un echeque total, l euro est un désastre, 



              • eric 16 mai 2013 16:17

                Le CNR ? Le Général de Gaulle, Jean Moulin, Parodi, Bidault, et le rapport Courtin (un protestant attache au libéralisme). Bref, les gaullistes et les démocrates chrétiens. Une inspiration liberale et sociale qui caracterise les droites depuis la guerre. On ne voit pas très bien ce que le PCF a a voir concretement la dedans, a part les quelques points de son programme stalinien repris a titre de concession a l’époque. Et ce n’est pas un jugement de valeur. A l’époque le PCF est entièrement et complétement stalinien.


                • taktak 16 mai 2013 16:30

                  les quelques points qui constitue la quasi totalité de notre modèle sociale sont :

                  - la sécu (retraite, assurance maladie...)
                  - nationalisation des transports, de l’énergie des télécommunications avec la création des grandes entreprises publiques qui ont fait la richesse et le succès de la france
                  - nationalisation de grandes entreprises industrielles ayant collaboré (Renault)
                  - soutien à la presse (bien dévoyé depuis)
                  - statut de la fonction publique d’état
                  -....

                  détail direz vous
                  Une conférence complète sur le CNR et comment le continuer aujourd’hui


                • epicure 16 mai 2013 23:47

                  « D’une façon générale, les droites, « empiriques et conservatrices »[4] sont peu enclines à « programmer ». De Gaulle lui-même exprime ses doutes sur l’utilité des programmes politiques lorsqu’il sera élu président du Gouvernement provisoire de la République française[3]. Si la tradition de gauche se montre plus ouverte à l’usage de programmes de gouvernement, les seuls précédents historiques antérieurs à 1940 sont ceux de 1849 et de 1936[5]. »

                  mais oui bien sûr, c’est vria que els grandes mesures sentent le libéralisme et les idées de droite suffrage universel, nationalisations, sécuroté sociale collective.
                  mais alors pourquoi c’est toujours la droite qui critique les nationalisations et la sécurité sociale ?
                  Alors que toutes ces proositions de programme sont plus en phase avec les idées de gauche.
                  D’aileurs comme par hasard,le premier programme proposé dans ce sens vient de socialistes ( pas du genre DSK ou hollande mais plus proche de blum ou jaurès ), mais en plus radical puisque contenant la suppression de la concurrence capitaliste.

                  « Au moment de la Libération, les socialistes de la SFIO représentent, avec les syndicalistes de la CGT réunifiée, les partisans les plus convaincus du programme du CNR. »
                  comme par hasard

                  EN fait si on suit el déroulement des événements, le document original a été rédigé apr le « front national » mouvement d’inspiration comuniste, notamment son dirigeant villon membre du PCF, puis remanié pour faire l’unanimité dans la résistance, .
                  Donc au final si les droites et les libéraux l’ont accepté, ils n’en sont pas les inspirateurs principaux.

                  Depuis le programme de al droite décomplexée a consisté à remettre en cause tous les aspects du programme du CNR.


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 16 mai 2013 20:59

                  Les Eurosceptiques s’intéressent de plus en plus à l’UPR (Union Populaire Républicaine) , partie politique qui propose de restaurer les services publics en France, de sortir de l’Europe et de sortir de l’Euro...

                  On nous à martèle avec le message que l’Europe c’est la paix ... puis pour rendre crédible ce mensonge l’Europe à même reçu le prix Nobel pour la paix, tout comme Barack Obama au part avant !

                  De qui se moquent t’ils ?
                  L’Europe c’est la paix ... Quel mensonge ! Les forces de l’extrême droite sont en forte progression en Bulgarie, en Grèce, ....  C’est ça la paix ?

                  Les banques ce sont renfloue avec de l’argent public, argent qui est pris aux travailleurs par les programmes d’austérités. En Espagne tous les jours des gens sont expulsé de leurs logements et mis à la rue ... Selon la banque d’Espagne, près de 40.000 logements ont été saisis de l’autre côté des Pyrénées en 2012 à la suite d’impayés. L’Europe c’est la paix ... le croyez vous ce mensonge ?

                  Non, l’Europe avec sa politique actuelle est entrent de préparer les terrains pour des futurs conflits ! La politique Européenne est une menace pour la liberté de toutes les citoyennes et citoyens Européens.

                  Pour remettre l’Europe en marche, et pas seulement la France, il est incontournable de dissoudre l’Europe, une Europe qui est dirigé par une horde d’environ 15.000 lobbyistes qui œuvrent pour des multinationales et les banques. L’Europe ne rime pas avec l’intérêt général et les services publics, bien au contraire !

                  Cette sortie de l’UE ne risque-t-elle pas de faire le lit du nationalisme cher à l’extrême-droite ?

                  La jonction entre les concepts de nation et de souveraineté des peuples a été effectuée par les révolutionnaires en 1789 et surtout en 1792. Durant la bataille de Valmy, l’armée révolutionnaire stoppa les aristocraties européennes coalisées qui voulaient remettre les Bourbons sur le trône. À l’issue de cette bataille, la République fut proclamée. Goethe, le célèbre poète allemand, écrivit : « de ce jour et de ce lieu date une ère nouvelle dans l’histoire de l’humanité ». Pour la première fois, un peuple affirmait sa souveraineté collective sur son propre avenir. source

                  Hors aujourd’hui la république française est dépourvue des pouvoirs pour prendre des décisions, car une bonne partie des pouvoirs ont été transféré à Bruxelles. Pour rappel : les gens au parlement Européens qui rédigent des nombreuses lois ne sont pas élus par des Européens !  L’Europe à détruit les valeurs républicains, par exemple les services publics.

                  L’UPR compte à ce jour 2 845 adhérents (9 Mai 2013 pour être exact) , c’est-à-dire un nombre supérieur à celui de plusieurs partis politiques largement médiatisés. Pour rappel l’UPR comptait 707 adhérents au 31 décembre 2011.


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 16 mai 2013 21:09

                    Erratum :

                    faux :
                    les gens au parlement Européens qui rédigent des nombreuses lois ne sont pas élus par des Européens ! 

                    vrai :

                    les gens à la commission Européene qui rédigent des nombreuses lois ne sont pas élus par des Européens !


                  • taktak 16 mai 2013 22:16

                    Je vois que l’UPR reprend les arguments exposés de longue date du PRCF. Tant mieux.

                    Il reste qu’il n’y a pas que l’UPR qui est un parti de droite qui nie l’existence d’une classe dominante (qui pousse à la construction européenne) qui exploite les travailleurs, mais qu’il y a aussi des partis défendant la classe des travailleurs.

                    Site internet du PRCF et de son journal mensuel : www.initiative-communiste.fr


                  • c’est pas grave 16 mai 2013 22:43

                    Taktak , vous avez tort de soutenir que l’UPR est un parti de droite , c’est terriblement réducteur, réducteur de plus de la moitié des adhérents et probablement des sympathisants
                    du reste , vous reconnaissez la similitude d’ intention et de contenu entre les deux mouvements
                    je crois donc tout à fait inutile de nous écharper à ce sujet

                    (merci pour vos liens , je vais aller voir ça )


                  • taktak 16 mai 2013 22:52

                    Il suffit de lire le point 10 du programme de l’UPR typique des programmes de droite :
                    Réussir l’alliance entre capital et travail => comme si elle était possible. C’est la négation de la lutte des classe
                    Développer l’actionnariat salarié qui permettra de dissuader de délocaliser et de grossir les fonds propres => il s’agit surtout de mieux exploiter les salarié
                    Améliorer la répartition de la valeur ajouté => le fait de ne pas dire pour qui veut tout dire


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 16 mai 2013 23:21

                    Bonjour Taktak,

                    « Je vois que l’UPR reprend les arguments exposés de longue date du PRCF. Tant mieux. »

                    C’est bien le contraire !!!

                    Le PRCF a présenté des candidatures communes avec le M’PEP aux élections législative de 2012 dans quelques circonscriptions, et ce afin de faire entendre son analyse politique pour une sortie de l’UE et de l’Euro par la porte de gauche.
                    source

                    L’UPR été crée en 2007 par son président François Asselineau et sur la page d’accueil du site web de l’UPR est indique :

                    La Charte fondatrice de l’UPR

                    Elle a été adoptée en congrès le 25 mars 2007 par des Français de tout âge et de toute condition qui ont décidé de se rassembler pour rétablir la démocratie en France et rendre au peuple français sa souveraineté et son indépendance. Elle précise la spécificité des analyses, des propositions et du positionnement de l’UPR. La charte explique pourquoi il faut sortir de l’UE, sortir de l’euro et de l’OTAN.

                    Dire qu’on reprend vos arguments est un mensonge grossier !!!

                    « Il reste qu’il n’y a pas que l’UPR qui est un parti de droite qui nie l’existence d’une classe dominante (qui pousse à la construction européenne) qui exploite les travailleurs, mais qu’il y a aussi des partis défendant la classe des travailleurs. »

                    D’où sortez vous ses âneries ?

                    L’UPR est un partie qui réunit de gens de droite comme de gauche.

                    Les mots droite et gauche sont représentatif d’une et même politique qui défend les intérêts oligarchiques.
                    Pourquoi croyez vous que la grande majorité des Français ne vote plus du tout ?

                    J’étais militant du PCF « Bordeaux - Cauderan » durant environ 2 années, puis j’ai soutenu durant une année l’LCR, toujours comme militant.... il y à quelques années déjà. Je partage les valeurs humanistes des deux parties politiques, que je respecte mais pas leur politique de terrain inefficace et inadapté pour faire face aux sources des problèmes .... Ses parties de la dite « gauche » regroupent des gens révolte (comme je l’était et je le suis plus que jamais) et servent comme amortisseur et frein, pour ne pas réellement changer le système actuel. Les adhérants sont en réalité trompé par leur dirigeants !!!!

                    C’est aussi la raison pour la quelle ses deux parties politiques ont perdu une très grande partie de leur adhérents !

                    Un autre objectif de l’UPR est de rendre à la banque de France son statut comme il existait avant le 3 Janvier 1973. Ce privilège accordé aux banques privées est une des causes de la dette publique de la France qui à dépasse les 1.820 milliards d’Euros ...

                    Quel est le nombre d’ahérents du PRCF ?


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 16 mai 2013 23:58

                    Bonjour Taktac,

                    « Il suffit de lire le point 10 du programme de l’UPR typique des programmes de droite :
                    Réussir l’alliance entre capital et travail => comme si elle était possible. C’est la négation de la lutte des classe
                     »

                    Vous avez raison il faut que les adhérants de l’UPR soient vigilants en ce que « la réussite de l’alliance entre capital et travail » soit base sur une rémunération juste et honorable des traveilleurs ( je suis moi même traveilleur (Informaticien) ).

                    Parlons du PCRF ...

                    Sur la page

                    http://www.initiative-communiste.fr/prcf-presentation/

                    est marque :

                    « Un pôle marxiste-léniniste, qui mobilise l’outil scientifique théorisé par Marx et matérialisé par Lénine, .. »

                    Franchement s’appuyer sur les idéologies marxiste-léniniste ne correspond vraiment pas à notre temps (2013) ou le 21ème siècle !!!

                    Petit rappel historique ... un parmi d’autres ...

                    Grâce à l’ouverture des archives soviétiques, des données fiables existent pour les quatorze années du 1er janvier 1934 au 31 décembre 1947 : elles montrent que, dans l’ensemble des camps du Goulag, 963 866 prisonniers sont morts, soit environ 69 000 par an ; comme la mortalité était d’un peu plus de 10 % des déportés, cela permet d’évaluer leur nombre total durant ces 14 ans à environ dix millions (5 % de la population). source

                    Il faut vire avec son temps et laisser les démons dormir !

                    L’UPR se bat entre autre pour la reconnaissance du vote blanc ... élément indispensable pour un état démocratique. Nous devons aussi inclure l’organisation des référendums à la suite des initiatives populaires ... au niveau régional et national... similaire au système en Suisse.


                  • taktak 17 mai 2013 08:59
                    Bonjour eau du robinet

                    L’UPR été crée en 2007 par son président François Asselineau et sur la page d’accueil du site web de l’UPR est indique :

                    Le PRCF a été créé en 2004, prenant la suite de la FNARC et du CNUC créé en 2000 qui était déjà présents aux élections de 2002 sur une ligne de sortie de l’Euro et de Maastricht. Si vous êtes un ancien du parti communiste, vous ne pouvez l’ignorez l’existence du PRCF de longue date et sa ligne anti UE et anti Euro.

                    D’où sortez vous ses âneries ?

                    L’UPR est un partie qui réunit de gens de droite comme de gauche.

                    Les mots droite et gauche sont représentatif d’une et même politique qui défend les intérêts oligarchiques.
                    Pourquoi croyez vous que la grande majorité des Français ne vote plus du tout ?

                    Tout simplement de la lecture du programme (pas de la charte qui est de l’eau tiède) : l’UPR défend l’actionnariat, l’alliance entre capital et travail et l’amélioration de la répartition de la valeur dans les entreprises : il s’agit d’euphémismes habituels pour défendre le système établit.

                    Les gens ne votent plus car ils en ont raz le bol du système : de l’UE qui confisque toute souveraineté au profit de la classe capitaliste, mais aussi du capitalisme qui les exploitent et qui est aussi responsable de l’absence de souveraineté du peuple puisque c’est la classe capitaliste qui commande. On le voit bien d’ailleurs puisque cette classe capitaliste continue à pousser les feux de l’intégration européenne pour se mettre à l’abri de la colère du peuple

                    C’est aussi la raison pour la quelle ses deux parties politiques ont perdu une très grande partie de leur adhérents !

                    C’est bien pourquoi le PRCF travaille à la renaissance d’un parti communiste révolutionnaire, combatif, défendant la classe des travailleurs, à la place de ce PCF qui est devenu une nieme organisation social démocrate euro compatible.

                    Un autre objectif de l’UPR est de rendre à la banque de France son statut comme il existait avant le 3 Janvier 1973.

                    Cela ne suffit pas, cette banque de france n’était pas plus au service de la souveraineté populaire. Les banques doivent être nationalisées (ce que ne proposent pas l’UPR) et la politique monétaire décidée sous le contrôle de la Nation.

                    Quel est le nombre d’ahérents du PRCF ?

                    J’en sais fichtre rien. Nombreux, mais jamais assez !, Nous sommes présents dans tous les départements, et ce qui est sûr c’est qu’en terme d’action de terrain, on en fait beaucoup plus que l’UPR qui se résume aux conférences itinérantes d’Asselineau. plutôt que de se compter et de s’auto célébrer, je suis convaincu qu’il serait profitable à tous que l’UPR s’engage dans l’action unitaire avec l’ensemble des forces progressistes et républicaines anti UE et euro, dans un front d’action commune plutôt que de clamer qu’en dehors d’elle il n’existe rien. Cela serait bien mieux pour tout le monde.


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 16 mai 2013 21:09

                    Erratum :

                    faux :
                    les gens au parlement Européens qui rédigent des nombreuses lois ne sont pas élus par des Européens ! 

                    vrai :

                    les gens à la commission Européene qui rédigent des nombreuses lois ne sont pas élus par des Européens ! 


                    • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 17 mai 2013 11:15

                      Taktak,

                      L’UPR est un MOUVEMENT de LIBÉRATION NATIONALE.

                      Il est, comme le CNR, une UNION PROVISOIRE de tous les Républicains et Démocrates pour retrouver la liberté, l’indépendance, la souveraineté et la démocratie en France, au delà des clivages.

                      Vous faites semblant de ne pas comprendre, ou vous ne comprenez pas le français ?

                       MOUVEMENT DE LIBERATION NATIONALE.

                      Vous voulez sortir de l’ UE « par la Gauche », c’est fort bien. Vous comptez faire comment pour obtenir un referendum sur la sortie de l’UE, de l’euro et de l’ OTAN ?

                      Le PRCF + le M’PEP, ça fait 51% de l’électorat français ?
                      Aucun Parti Français n’arrive à 51 % tout seul.
                      Rêvasser c’est bien, être lucide, c’est mieux.

                      Vous attendez quoi ? Que 51 % des électeurs français soient communistes ?

                      A la Gauche de la Gauche, vous n’êtes même pas capables de vous mettre d’accord...
                      Le programme du NPA n’est pas celui du FDG, pas le même que celui du PRCF, différent de celui du M’PEP et j’en oublie sans doute...

                      Si vous vous imaginez que l ’ UPR va attendre que vous vous mettiez d’accord, à la St Glinglin, vous vous trompez !

                      Le programme de l’ UPR est sans condition, il regroupe tous ceux qui veulent sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN, sans condition d’origine, ils viennent de partout, y compris de gauche qui constitue pratiquement la moitié des adhérents.

                      Vous parlez tout le temps du CNR, regardez donc les organisations qui le composaient :

                      Il y avait le PCF, et la SFIO, mais aussi la CFTC, des mouvements de résistants de Droite, des démocrates chrétiens, la Fédération Républicaine qui était la Droite conservatrice et catholique, et le parti Radical.

                      Où avez vous vu qu’ils s’agissait uniquement de communistes ?


                      • taktak 17 mai 2013 12:07

                        @ pilou

                        on se calme.

                        1°) le CNR c’est avant tout un programme politique progressiste. Je me borne à constater que l’UPR travaille très peu sur cette axe là. La souveraineté du peuple c’est avant tout celle des 99% de travailleurs qui la compose et qui n’ont pas voix au chapitre dans le système capitaliste puisque le système fait que le pouvoir réel est exercé par les 1% de la classe dominante. Ce qui reste de l’action du CNR, ce n’est pas les noms des représentants de chaques parti, mais bien le résultat politique. Et celui là (nationalisation, sécu, retraites, entreprises publiques, fonction publiques... on le doit aux ministres communistes de la libération... pas à la droite)

                        2°) le PRCF, le MPEP les CPLF (pas étiqueté à gauche ces derniers...) propose à TOUS (UPR compris qui a été invité à plusieurs reprise) de former un front populaire, progressiste et patriotique pour sortir de l’UE pour conduire une politique progressiste. Il s’agit donc bien sur de rassembler au delà des partis. Mais dans le respect des différences politique.
                        C’est bien ce respect des différences politiques que l’UPR demande de taire, en se proclamant seul le rassemblement. L’UPR avec son petit millier de sympathisant ne fait pas 51% de l’électorat français non plus. Et sa ligne politique que je qualifierai de droite républicaine (et ne faite pas l’éfarouchée, j’ai donné des citations plus du programme de l’UPR qui le prouve) ne peuvent pas permettre à un communiste ou un militant de gauche de s’y retrouver.

                        3°) en clair ce que je reproche à l’UPR s’est de faire cavalier seul et justement de saboter les possibilité de rassemblement. Politiquement, je suis en total désaccord avec sa négation de la lutte des classes. C’est bien pourquoi je ne comprend pas pourquoi des gens de gauche y adhèrent... Sans doute ne connaissent il mal le PRCF ou le MPEP et tout aussi mal le programme de l’UPR et qui est Asselineau...


                      • citoyen citoyen 18 mai 2013 14:42

                        TakTak

                        "Politiquement, je suis en total désaccord avec sa négation de la lutte des classes. C’est bien pourquoi je ne comprend pas pourquoi des gens de gauche y adhèrent...« 

                        tu vois bien que c’est par ignorance...si le seul argument qu’on te renvoie, c’est »marxisme-leninisme=goulag« ...c’est dire le niveau !

                        bon en attendant, j’ai de sérieux doutes quant à la qualité des analyses stratégiques, et l’attitude face à la revendication d’une Constituante m’a conforté dans mes perceptions de ce qu’est le M’PEP ou le PCRF...

                        un ouvriérisme sondagier qui consiste à suivre ce que pensent les ouvriers inorganisés plutôt que de suivre les raisonnements dialectiques, n’invite pas à suivre ces »Lumières« ...une histoire de vessie et de lanternes je crois.

                        Et si l’idée c’est de sortir de l’Euro tout se suite, on peut en débattre, et ces débats existent dans le FdG...mais la nature des invectives de ces petites chapelles qui ne se sentent pas assez à l’aise avec le débat démocratique pour entrer dans le Front, laisse supposer qu’on est face à des gens qui n’ont pas conscience de la période historique et préfèrent leur sentiment de pureté idéologique et révolutionnaire à la défense des exploités ; pardonne moi mais si ça c’est pas du gauchisme..

                        d’autant qu’une arme dont peut disposer un mouvement qui, (c’est une évidence mais apparemment pas chez vous »camarades« ) n’a pas le pouvoir et pire, ne peut sur un mot lever des millions de personnes et prendre le pouvoir et en finir avec l’austérité, le capitalisme ou ce que tu veux, c’est bien la constituante, dont pourrait au moins sortir un RIC et avec lequel les idées défendues pourrait être soumises à référendum...par exemple sortir de l’Euro...ma foi, ça n’a pas eu l’air d’intéresser les »ouvriéristes marketing"...la démocratie, c’est pas prioritaire il parait...donc, si j’ai bien compris, on va sortir de l’euro par la grâce de la parole du M’PEP, du PCRF et de leurs copains d’extrême droite (dont on se demande où sont les manifs monstres...) mais, pour ëtre bien sûr de se faire enc... on fait en sorte d’être bien sûr que ce sera à Ayrault et Moscovici de s’en occuper...c’est ça l’idée ? fasciné par autant d’intelligence tactique..Lenine doit être fier...


                      • taktak 18 mai 2013 16:33

                        @ Citoyen

                        D’abord merci d’avoir pris la peine de me répondre.

                        bon en attendant, j’ai de sérieux doutes quant à la qualité des analyses stratégiques, et l’attitude face à la revendication d’une Constituante m’a conforté dans mes perceptions de ce qu’est le M’PEP ou le PCRF...

                        => le PRCF est bien sûr pour une constituante. J’ai d’ailleurs publié un article sur Agoravox sur la question. Comme d’autre (Sapir, Lordon...) il se borne à constater qu’une constituante sans sortir de l’UE capitaliste n’aurait qu’une portée très limité. En revanche une constituante suite à la sortie de l’UE ouvrirait des possibilités réelles de construire le socialisme.
                        http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/lettre-ouverte-aux-manifestants-du-134946

                        un ouvriérisme sondagier qui consiste à suivre ce que pensent les ouvriers inorganisés plutôt que de suivre les raisonnements dialectiques, n’invite pas à suivre ces »Lumières« ...une histoire de vessie et de lanternes je crois.

                        Je pense que c’est mon article sur l’Euro qui vous a déplus. Soit. il montre juste que de plus en plus de citoyens, en particulier dans les classes populaires ainsi qu’un nombre très conséquent de sympathisants du FdG, rejoignent la position du PRCF justement issu d’une analyse dialectique sur la nécessité de sortir de l’UE et de l’Euro. L’analyse du PRCF n’est pas fondé sur les sondages. Elle est issue d’une analyse de classe et était la même lorsque ces sondages étaient alors largement défavorables. Ce n’est pas notre faute si nos idées progressent poussés par la concrétisation de notre analyse. Il ne s’agit pas non plus d’ouvriérisme. C’est d’ailleurs rigolo que vous nous reprochiez cela alors que d’autres accuse le PRCF d’être trop intellectuel....

                        Et si l’idée c’est de sortir de l’Euro tout se suite, on peut en débattre, et ces débats existent dans le FdG...mais la nature des invectives de ces petites chapelles qui ne se sentent pas assez à l’aise avec le débat démocratique pour entrer dans le Front, laisse supposer qu’on est face à des gens qui n’ont pas conscience de la période historique et préfèrent leur sentiment de pureté idéologique et révolutionnaire à la défense des exploités ; pardonne moi mais si ça c’est pas du gauchisme..

                        Je ne peux pas te laisser dire ça :

                        1) le MPEP a officellment demandé à adhérer au FdG, et c’est le FdG qui a officiellement refusé. Et malgré cela, le MPEP a soutenu la candidature de Mélenchon

                        2) les militants du PRCF étaient tous avant au PCF. La plupart se sont fait virer du PC (et oui interdiction de leur remettre les cartes avec y compris dans certains endroits des menaces physiques). Le traitement lors des congrès de l’opposition interne a fait aussi la preuve qu’il était impossible de débattre à l’intérieur du parti (voir le traitement du texte du pas de calais à Martigues.... et le dernier congrès). Là ou c’est possible, certains de nos camarades sont restés au PC. Par ailleurs, nous avons d’excellente relations avec la plupart des mouvements internes qui sont pour la sortie de l’UE et de l’Euro avec qui nous avons signé un appel commun. Contrairement à ce que tu penses, nous avons aussi dans bien des endroits, et lorsque c’est possible sur des bases claires des actions communes avec le FdG : candidatures communes aux municipales, soutien à des caravanes contre l’austérité, lutte antifasciste par exemple. Enfin, comme le MPEP, le PRCF avait demandé officiellement à débattre avec le FdG sur la question de l’europe et de l’euro. Vu que le FdG n’a même pas dénié répondre comment envisager de faire campagne pour vous ?
                        Bref, nous accuser de sectarisme et de craindre le débat alors que c’est le FdG qui le refuse c’est un peu gros. Sans doute êtes vous mal informé.

                        d’autant qu’une arme dont peut disposer un mouvement qui, (c’est une évidence mais apparemment pas chez vous »camarades« ) n’a pas le pouvoir et pire, ne peut sur un mot lever des millions de personnes et prendre le pouvoir et en finir avec l’austérité, le capitalisme ou ce que tu veux, c’est bien la constituante, dont pourrait au moins sortir un RIC et avec lequel les idées défendues pourrait être soumises à référendum...par exemple sortir de l’Euro...ma foi, ça n’a pas eu l’air d’intéresser les »ouvriéristes marketing"...la démocratie, c’est pas prioritaire il parait...donc, si j’ai bien compris, on va sortir de l’euro par la grâce de la parole du M’PEP, du PCRF et de leurs copains d’extrême droite (dont on se demande où sont les manifs monstres...) mais, pour ëtre bien sûr de se faire enc... on fait en sorte d’être bien sûr que ce sera à Ayrault et Moscovici de s’en occuper...c’est ça l’idée ? fasciné par autant d’intelligence tactique..Lenine doit être fier...

                        Encore une fois, le PRCF est pour une constituante. Il était d’ailleurs dans la manif du 5 mai (en nombre limité puisque nous organisions une conférence internationale de longue date ce jours, réunissant des dizaines de partis communistes d’europe et du monde, dont nombre approuvent la nécessité de sortir de l’UE et de l’euro et de défendre la souveraineté nationale....). Ce qui est sur c’est que Constituante ou pas, c’est pas avec P Laurent que l’on va sortir de l’UE et de l’Euro (« l’euro est notre monnaie, il faut la sauver.... ») ni avec un Mélenchon qui dit que par un bon coup de gueule il va révolutionner l’europe (pour sortir du dogme de la stabilité des prix .... il faut sortir du traité de Rome où c’est déjà inscrit). Car ce que le PRCF reproche au FdG c’est pas d’appeler à une constituante, c’est bien dans son appel de ne pas au moins dire un mot sur l’europe et donc que ce ne soit pas un de ses objectifs....
                        C’est bien de prôner la révolution permanente et d’attendre que les conditions pour que la révolution mondiale (ou du moins à l’échelle des 27 pays de l’UE) soient réunis qui ne doivent pas rendre Lénine très fier. Le gauchisme, c’est bien de refuser de dénoncer l’UE capitalisme au prétexte de l’objectif irréalisable à ce jour des états unis socialistes d’europe cher aux trotskystes... et de laisser la classe ouvrière se faire laminer dans chaque pays par une troika sur laquelle elle n’a par construction aucune espèce de prise institutionnelle (la BCE et la commission, le FMI font bien ce qu’ils veulent quoi qu’on vote).


                      • citoyen citoyen 18 mai 2013 21:45

                        TakTak,
                        pardonne-moi, effectivement j’étais mal informé...il faut dire qu’il y a tellement de groupuscules à gauche qu’on ne peut pas tous les connaître comme il faut.

                        bien donc j’ai dit des c..., et ça mérite des excuses, d’autant plus volontiers accordées que si j’ai bien une orga dans le collimateur, c’est le PCF...le FdG aurait une autre tronche si ce parti faisait son aggiornamento démocratique et idéologique (ou disparaissait...)

                        par contre je ne vous suis pas sur votre bizarre inversion d’ordre...je vous dis, si pas de constituante, pas de possibilité de sortie, et, vous savez bien que le programme du fdG prévoie le renversement de la hiérarchie des normes...donc si les traités ne sont pas conformes à la constitution ils seront de fait caducs. Et ce petit effort de refondation démocratique nous épargneras quelques attaques faciles, enfin c’est en tout cas ma conviction profonde.

                        Et là, je ne comprends pas, on dirait du NPA dans le texte : ce que le PRCF reproche au FdG c’est pas d’appeler à une constituante, c’est bien dans son appel de ne pas au moins dire un mot sur l’europe et donc que ce ne soit pas un de ses objectifs....
                        il y a quand même eu un sacré paquet de choses dites sur l’Europe et pourquoi l’austérité, etc., enfin, et la preuve en est que personne ne vous empêche d’appeler à une constituante qui clairement permettrait d’en finir...qu’est-ce que c’est que ces pinailleries...le torchon brûle !

                        et là, vous fantasmez total :
                        C’est bien de prôner la révolution permanente et d’attendre que les conditions pour que la révolution mondiale (ou du moins à l’échelle des 27 pays de l’UE) soient réunis qui ne doivent pas rendre Lénine très fier. Le gauchisme, c’est bien de refuser de dénoncer l’UE capitalisme au prétexte de l’objectif irréalisable à ce jour des états unis socialistes d’europe cher aux trotskystes...
                        elle est où votre analyse des rapports de force..27 pays comme vous y allez...c’est l’Allemagne, les pays-Bas, l’autriche à la limite, et où avez vu que si les conditions ne sont pas réunies on n’avancerait pas quand même ? eh bien dans votre tête et du coup vous jouez les cassandres pour sortir des prophéties auto-réalisatrices...si vous trouvez un seul militant du FdG qui ne dénonce pas l’UE capitaliste, chapeau !

                        franchement, ça n’est pas sérieux, vos anathèmes n’arrangent rien. En même temps, je comprends, vu le traitement inadmissible qui a été fait au PCRF (si du moins je vous crois) et au M’PEP.

                        Par contre, je rete en désaccord avec vous, la sortie de l’UE ne peut être un préalable, il faut d’abord assurer nos arrières, géopolitiquement et surtout par la planification écologique, la relocalisation, etc. sans quoi les « travailleurs » paieront très cher leur confrontation au capital.

                        en revanche, en France, 1% de la population est dans un parti, 8% des salariés sont syndiqués...ça vous laisse de quoi faire votre bout de chemin sans vous acharner sur le FdG, même si comme vous sans doute, j’estime que l’heure est à l’union des forces de transformation sociale...c’est d’ailleurs pourquoi je soutiens le FdG alors même que je ne cautionne pas les formes organisationnelles actuelles, que je suis fermement opposé au capitalisme d’Etat et ne suis pas pour des nationalisations autres que temporaires mais bien pour des socialisations, que je ne suis pas pour une assemblée à la proportionnelle mais pour des mandataires d’assemblées primaires à la base, l’abolition de la propriété lucrative, et que j’attends au tournant les élus FdG aux municipales qui ont selon moi le devoir d’appliquer sans contexte legal le référendum d’initiative populaire, le révocatoire, etc....donc voyez-vous, je ne suis pas tout à fait en phase avec la dominante très social démocrate du FdG..mais enfin je vois bien qui est président...ça n’est pas Melenchon...il sera temps de jouer les aiguillons le moment venu...avec vos types d’attitudes (que je comprend, mai mets dans le même sac que le NPA) jamais un gouvernement comme celui de Chavez n’aurait été élu.

                        merci toutefois de faire le nécessaire dans la lutte anti-fasciste, ce sera toujours ça de pris !

                        Quand je vois certains ex-camarades du PCF ou de la CGT passés au FN, je me dis qu’on n’est jamais trop intello... ;)


                      • taktak 18 mai 2013 22:05

                        merci d’avoir pris la peine de me répondre aussi honnêtement. C’est appréciable de débattre sincèrement.

                        Si je vous comprend bien vous me dite : le FdG veut une constituante pour sortir des traités européens. Ce qui revient à dire le FdG posera ses conditions à prendre ou à laisser en terme d’évolution des traités. Soit. Ce qui revient à dire que le FdG est pret à sortir de l’UE et de l’Euro.
                        Le problème c’est que ce n’est pas ce que dit le FdG, et c’est bien la question qui a été posée par le PRCF au FdG qui a refusé de répondre et qui reste donc posé : Etes vous pret à dire que - si vous étiez au pouvoir - si vous n’obtenez pas satisfaction dans la modification radicale de l’UE (à laquelle je ne crois absolument pas, mais admettons que j’ai tord) vous sortirez la France de l’UE et de l’Euro pour pouvoir quand même appliquez votre politique et faire primer les décisions de la constituante ?

                        En attendant, le FdG continue à défendre par la personne de P Laurent « l’euro qui est notre monaie » et à aucun moment le FdG n’a envisagé la possibilité d’une sortie de l’Euro.

                        Quant à l’aspiration au etats unis socialiste d’europe, ce n’est pas un fantasme, c’est bien Mélenchon qui en parle dans son bouquin qu’il s’en aille tous.


                      • citoyen citoyen 18 mai 2013 23:52

                        Taktak,
                        attention, ça va être compliqué, donc tu dis :
                        si je vous comprend bien vous me dites : le FdG veut une constituante pour sortir des traités européens. Ce qui revient à dire le FdG posera ses conditions à prendre ou à laisser en terme d’évolution des traités. Soit. Ce qui revient à dire que le FdG est pret à sortir de l’UE et de l’Euro.

                        le FdG a mis dans son programme des impératifs visant la reprise en main par le peuple des intérêts qui le concerne. Tous considérant que les traités de l’UE vont à l’inverse de ces intérêts, il va de soi que personne au FdG ne souhaite aboutir à une Constitution qui permette la compatibilité en la norme démocratique, écologique, sociale fondamentale du peuple français d’avec ce machin démophobe qu’est et la Vème République et l’UE.
                        Maintenant, ce qui est explicite dans le programme (qui n’est jamais qu’un compromis entre ceux qui ont eu voix au chapitre...), c’est la désobéissance aux traités. Quand j’écoute Mélenchon, je n’entends pas la même chose que vous, et je trouve que pour moi c’est très clair, effectivement, ce sera à prendre ou à laisser. Et je crois partager avec lui une abscence de fétichisme ou de purisme, moyennant quoi, je préfère que les objectifs politiques puissent être réalisables. et donc je considère parfaitement acceptable de rester dans l’UE et dans l’Euro, tant que nous pouvons avancer en se servant de l’UE et son Euro comme bouclier. Tout bonnement parce que la structure de notre économie ne nous permet pas de faire les fanfarons, surtout quand vous venez par miracle d’élire un représentant qui n’est pas du sérail, il ne faut pas vous attendre à une « alternance » mais à un déchainement de haines contre notre camp, et qu’à ce moment-là, des millions de gens peuvent basculer d’un côté ou de l’autre selon ce que vous arrivez à faire...et on ne peut pas faire grand chose quand on est occuper à courir derrière une hyperinflation et des attaques spéculatives à répétition...vous supporterez donc aisément quelques semestres de plus dans l’Euro...Mais, en appliquant le quart du programme de l’Humain d’abord, vous avez plus de chance que la France soit expulsée de l’UE, plutôt qu’elle ne sorte d’elle-même...

                        Le problème c’est que ce n’est pas ce que dit le FdG, et c’est bien la question qui a été posée par le PRCF au FdG qui a refusé de répondre et qui reste donc posé : Etes vous pret à dire que - si vous étiez au pouvoir - si vous n’obtenez pas satisfaction dans la modification radicale de l’UE (à laquelle je ne crois absolument pas, mais admettons que j’ai tord) vous sortirez la France de l’UE et de l’Euro pour pouvoir quand même appliquez votre politique et faire primer les décisions de la constituante ?

                        ce n’est pas ce que dit le FdG, justement parce que ça n’est déjà pas la position de tout le monde, et qu’en bon marxiste vous comme moi avez du mal à voir les choses en statique mais bien en dialectique et que donc ceci ne devrait pas vous effrayer outre mesure, mais surtout, j’insiste, le couillon de la lune qui voudrait dès son élection sortir de l’Euro, a perdu la bataille dès l’instant où il le mettrait dans son programme...revenez à la note de J. Sapir, pour en sortir sans catastrophe, ça se passe à la seconde près, bloquer les capitaux, placer les bonnes personnes à la BdF, fermer la bourse, etc., autant de choses que vous ne pourrez faire une fois élu car vous prendrez vos fonctions des semaines plus tard...bref, voçus n’aurez quevos yeux pour pleurer...et, j’insite encore, me référant toujours à ladite note Sapir, qu’il faut d’abord sérieusement avoir réorienté l’économie, relocalisé, etc. avec des mesures protectionnistes préalables...tout ça est dans le programme du FdG.

                        En attendant, le FdG continue à défendre par la personne de P Laurent « l’euro qui est notre monaie » et à aucun moment le FdG n’a envisagé la possibilité d’une sortie de l’Euro.

                        Ecoute, je ne suis pas Pierre Laurent, et lui n’est pas le FdG, car le FdG c’est une diversité et c’est un movement qui va bien au-delà des orgas qui le compose. il y a donc des gens qui sont en avance ou en retard, du point de vue de la conscientisation, mais déjà fortement en décalage avec le reste de la société...donc je préfère que le passage par les urnes se fasse sur un programme socdem que pas de victoire du tout, mais j’en conviens, c’est juste une question de confiance dans les camarades...bien entendu, face à certaines réalités et points de blocage, certains basculeront définitivement vers leur tropisme capitaliste version PS, mais je crois que la plupart chemineront dans la radicalisation...j’ai confiance pour avoir vu le phénomène au Venezuela,on n’y parlait pas de socialisme en 97...

                        je crois d’ailleurs que c’est au peuple, par ses implications que la constituante pourrait permettre, de pousser un gouvernement à l’affrontement et au courage. A mon sens donc, mais, j’attends vos argument pour prouver le contraire, les armes conceptuelles et programmatiques sont suffisamment solide pour éviter un second « tournant de 81 ». En tout cas, c’est à nous d’y travailler et voilà pourquoi il faut s’attacher à définir d’abord des objectifs et non comme vous le faites, des moyens (la sortie de l’UE est un moyen pour des objectifs qui reste inaudibles derrières vos slogans..). Par la conscientisation massive, les obstacles sauteront plus sûrement.

                        Quant à l’aspiration au etats unis socialiste d’europe, ce n’est pas un fantasme, c’est bien Mélenchon qui en parle dans son bouquin qu’il s’en aille tous.

                        je dis que vous fantasmez car vous affirmez que l’homme serait prêt à sacrifier le sort des travailleurs à ce rêve. Lui et tous ceux qui le suivent. c’est d’une part profondément insultant et d’autre part une marque de piètre confiance dans le mouvement populaire...je vous l’accorde, le fait qu’il y ait besoin d’un Mélenchon pour faire l’union de ce qu’il reste de la gauche, faire un malheureux 11% et relancer une dynamique presque offensive du mouvement social, laisse peu de place pour se réjouir, même si ma foi, ça parait plus solide que de la piétaille indignée..

                        par contre je me dois de vous dire, je n’irais pas pleurer sur les cendres fumantes de la commission européenne, mais s’il y a une opportunité pour des Etats Unis Socialistes d’Europe, je ne vois pas pourquoi je ne la saisirais pas, et je vois que vous y oeuvrez en recevant vos camarades européens....ou alors vous n’avez vous aussi de communistes que le nom ?


                      • taktak 19 mai 2013 00:57

                        ce n’est pas ce que dit le FdG, justement parce que ça n’est déjà pas la position de tout le monde, et qu’en bon marxiste vous comme moi avez du mal à voir les choses en statique mais bien en dialectique et que donc ceci ne devrait pas vous effrayer outre mesure, mais surtout, j’insiste, le couillon de la lune qui voudrait dès son élection sortir de l’Euro, a perdu la bataille dès l’instant où il le mettrait dans son programme

                        1) je sais bien qu’il n’y a pas unanimité au FdG. Par exemple, il semble que près de 40% de ses militants soit pour sortir de l’Euro malgré les directives des directions des partis. Je sais aussi les évolutions récentes qu’il y a eu au congrès du PG sur le sujet, non partagé par la direction (mutante) du PCF très lié au PS et au PGE

                        2) Ce avec quoi le PRCF n’est pas d’accord, c’est la défense de l’illusion d’une réorientation sociale de l’UE, illusion (ou faux semblant opportuniste pour ce concilier les graces du PGE et du PS ?) au nom de laquelle on n’aurait pas le droit de dire que le cas échéant il faut sortir de l’UE et de l’Euro car c’est la souveraineté du peuple qui doit primer, le tout sous pretexte que sortir de l’UE serait nationaliste. il me semble que l’on est d’accord sur l’essentiel. Et je ne suis pas surpris puisque je sais ce point de vu largement partagé par les militants et sympathisant du FdG. Mais je me répète, force est de constater que le discours du FdG et en particulier du PC, ne veut pas remettre en cause l’euro ni convenir qu’une europe sociale est peu probable. Il suffit de voir les rappels à l’ordre brutaux qui ont visé Mélenchon et Delapierre...

                        3) Je comprend vos crainte sur le fait d’annoncer l’objectif de sortie de l’UE et de l’Euro.
                        Tout d’abord, il faut comprendre que si d’aventure un gouvernement appliquant un programme tel que celui du FdG était porté au pouvoir, il aurra quoiqu’il arrive à supporter la pression dantesque de notre classe capitaliste, et s’il reste dans l’UE celle de l’ensemble de la classe capitaliste européenne. La BCE étant indépendante, la commission indépendante, l’ensemble des institutions européennes le combattra. La fuite des capitaux, les attaques spéculative sur la dette etc... on n’y coupera pas et une explosion de la zone euro est à envisager. Admettons qu’il soit possible de gérer cela en restant dans l’UE et l’Euro, et même que vous ayez raison que ce soit préférable, après tout je peux avoir tort, la seule chose que j’attend du FdG c’est l’expression publique et assumé qu’il appliquera son programme s’il est porté au pouvoir même si pour cela il doit quitter l’UE et sortir de l’Euro. C’est le sens de la lettre que j’ai mis en commentaire ci après.

                        Pourquoi poser cette condition ? pas par dogmatisme. Mais dans un souci d’efficacité et de crédibilité auprès de nos concitoyens. Je reconnais les qualités d’orateur de JLM. Mais je constate que systèmatiquement il est renvoyé dans les cordes quand ses contradicteurs lui dise que son programme est incompatible avec l’UE. Et l’argument de je taperai du poing sur la table n’est pas crédible, puisque tant que la France ne récupér pas sa souveraineté y compris monétaire, le pouvoir est bien dans les mains de l’UE. Qui plus est indiquer qu’on est pret à sortir de l’UE et de l’Euro, c’est aussi poser véritablement le rapport de force avec un vrai soutien populaire montrant que l’on ne cédera pas.
                        Surtout, pour obtenir la constituante, l’application de votre programme, il faut bien réunir une majorité. JLM a fait 10% à la présidentielle, on en est loin. Et pourtant la campagne était brillante. C’est donc bien le manque de crédibilité de cette stratégie de « l’autre europe » qui a montré son échec depuis des décennies qui plombe le FdG (JLM et Buffet était bien dans le gouvernement de la gauche plus rien non ? celui qui a fait le traité de nice et la stratégie de Lisbonne ?). Place au peuple dit le FdG. Ok, mais cela veut dire souveraineté de la Nation (au sens progressiste du terme). Et donc aussi affronter le FN sur ce terrain et pas le laisser seul occuper le terrain de la défense de la France, avec des discours gauchistes affirmant que souveraineté nationale = replis national = nationalisme là ou en fait il ne s’agit que de défendre l’Europe du capital.

                        En tout cas, notre discussion montre qu’il y a là un débat vivant à conduire. Ce que je regrette le plus c’est que pour l’instant la direction du FdG refuse de le mener.


                      • citoyen citoyen 19 mai 2013 17:45

                        TakTak,
                        pour que la direction accepte de mener le débat, ce n’est qu’une question de rapports de force en interne...
                        par contre sur le fond du débat, vous admettez vous même sur la base de je ne sais quel sondage avoir numériquement tort...enfin dans le FdG, donc j’imagine sur « l’électorat de gauche »...

                        donc ce que vous exigez, c’est très compliqué...vous êtes mieux placés que moi pour le savoir car je ne serais jamais rentré dans une orga aussi stal que le PCF, et c’est bien cet héritage qui nous emm... sinon il n’y aurait pas eu besoin de Mélenchon, il y avait les CUALs en 2007 le PCF a flingué l’initiative, rapidement suivi par le NPA...ça a au moins permis de leur montrer qu’ils ne valaient rien dans une élection nationale et n’étaient plus capables de mettre personne dans la rue....ni même d’empêcher sarkosy de faire son oeuvre.

                        donc je vous avoue que toutes ces causeries pour savoir s’il faut que untel dise ceci ou cela pour s’engager dans la construction du FdG commencent à m’exaspérer fortement...question de conscience de la gravité de l’époque...
                        salutations fraternelles


                      • taktak 18 mai 2013 22:09

                        @ l’attention de l’ensemble des camarades du FdG voici la lettre qu’avait adressé le PRCF au citoyen Mélenchon, candidat du FdG à la présidentielle. Lettre restée sans aucune réponse il faut le préciser... dommage de refuser le débat.

                        http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/lettre-du-prcf-au-citoyen-jean-luc-melenchon-candidat-a-la-presidence-de-la-republique/

                        Lettre du PRCF au citoyen Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidence de la République.

                        Cher citoyen Mélenchon,

                        Le Pôle de Renaissance Communiste en France a, à plusieurs reprises, sollicité une rencontre avec vous, y compris par l’intermédiaire de militants et de cadres du Parti de Gauche. Aucune réponse, fût-elle négative, ne nous a été donnée et nous ne comprenons pas cette attitude. Nous souhaitons pouvoir échanger nos analyses pour définir nos divergences et surtout nos convergences. Cela n’a pu se réaliser jusqu’à présent mais nous sommes évidement prêts à une telle rencontre, si vous la jugez également utile.

                        Toujours est-il que les élections présidentielles s’approchant, la situation politique étant ce qu’elle est, nous souhaitons vous adresser ce courrier afin de clarifier un point qui nous parait fondamental.

                        Nous avons apprécié, et nous l’avons dit publiquement, un certain nombre de vos positions : sur Cuba socialiste, sur l’Amérique Latine, sur Stalingrad, sur le Tibet, sur le patriotisme, sur la République, sur la laïcité….

                        Cependant vous n’êtes pas sans savoir que subsiste entre nous une divergence politique importante sur l’analyse que nous faisons respectivement de l’Union Européenne. Vous et le Front de Gauche affirmez la possibilité d’une « Europe sociale ». Pierre Laurent, président du Parti de la Gauche Européenne, ne cesse d’intervenir en défense de l’euro, au nom duquel tous les acquis sociaux et toutes les souverainetés nationales sont ravagés, et d’affirmer qu’on peut transformer ce poison violent qu’est la monnaie unique en un outil au service du progrès.

                        Comme d’autres forces politiques progressistes, nous pensons au contraire que l’UE est intrinsèquement une construction du capital, que l’Euro est l’axe structurant de cette politique de guerre au monde du travail et aux nations constituées. Nous jugeons donc impossible une orientation progressiste de l’UE : on ne transforme pas un crocodile en doux végétarien. Rappelons que 80% de la classe ouvrière, selon les derniers sondages, partage notre constat et plus largement les couches populaires de façon majoritaire.

                        Bien entendu il ne s’agit pas simplement de constater la divergence mais d’étudier la manière de la surmonter de façon dynamique, dans une perspective qui nous serait éventuellement commune, et cela dans une situation où notre pays vit sa crise existentielle la plus grave depuis 1940, ce qui appelle à des efforts unitaires de tous les patriotes progressistes. Et cela d’autant plus qu’il serait gravissime d’abandonner au FN le combat contre l’euro : ce combat, à la fois national et social, fut en effet au cœur de la campagne du PCF de G. Marchais et de la CGT d’Henri Krasucki pour le « non » à Maastricht, qui impliquait le « non » à la monnaie unique.

                        C’est pourquoi nous souhaitons vous interpeller sur une question cruciale.

                        Si une fois élu président, vous constatiez, - ce qui nous parait inéluctable au vu des rapports des forces en Europe et en Allemagne -, que vos propositions pour transformer l’UE se heurtent au refus des autres gouvernements de l’UE (menaces et sanctions financières à l’appui),

                        quelle serait votre attitude ?

                        Vous soumettre en attendant des jours meilleurs comme l’a fait Jospin en 1997 ? Ou bien vous battre frontalement pour dégager notre pays de l’étau qui paralyse toute alternative progressiste, y compris jusqu’à la sortie unilatérale de l’euro et à la rupture totale avec l’Europe supranationale du grand capital ? Le vote de millions de citoyens dépend en réalité de la levée de toute ambiguïté sur cette question.

                        Ce point est en effet fondamental non seulement en termes stratégiques mais en termes tactiques et électoraux, en particulier vis-à-vis de notre combat commun et radical contre le Front dit National dont la montée en puissance repose largement sur l’exploitation de l’aspiration très légitime de la classe ouvrière à « produire en France » et à rompre avec le libre-échangisme mondial, qui n’est que le masque de la domination planétaire des monopoles capitalistes. C’est d’ailleurs dans le fait que le FN feint de récupérer le combat de G. Marchais pour produire en France (avec des Français et des immigrés, faut-il le dire !) et pour défendre la souveraineté de notre pays et son droit à coopérer avec tous les pays du monde que prend naissance l’écho ouvrier et populaire très alarmant suscité par Marine Le Pen.

                        L’affirmation, par un candidat progressiste, de cette double dimension idéologique : le combat pour l’indépendance nationale et l’engagement pour la solidarité internationale des peuples (une solidarité qui dépasse et de loin le cadre européen), nous parait une condition nécessaire pour rassembler l’électorat ouvrier et populaire car, comme le disait Jean Jaurès, « la souveraineté politique du peuple est le socle de l’émancipation sociale » et aussi : « un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène ».

                        Enfin, et parce que notre pays est entraîné vers des chemins très dangereux par l’oligarchie capitaliste, nous voudrions que vous affirmiez avec clarté qu’une République présidée par Jean-Luc Mélenchon ne se trouvera mêlée, ni de près ni de loin, à une intervention impérialiste en Iran ou en Syrie, comme elle le fut tout récemment en Libye.

                        Voilà, cher citoyen Mélenchon, ce que nous tenions à vous dire
                        dans l’attente d’une réponse à notre interrogation qui n’a cure de l’esprit de chapelle et relève exclusivement de ce qui est notre responsabilité à tous : permettre à une dynamique progressiste et à une perspective révolutionnaire de s’affirmer à un moment où se décident l’avenir, et même la survie au 21ème siècle, d’une France républicaine et sociale.

                        Salut et fraternité !

                        Pour le PRCF,

                        * Léon Landini, président du PRCF, a. officier FTP-MOI, Grand Mutilé de Guerre, Médaille de la Résistance et officier de la Légion d’honneur
                        *
                        Pierre Pranchère, vice-président du PRCF, a. député, ancien FTPF, Combattant volontaire de la Résistance
                        *
                        Jean-Pierre Hemmen, vice-président du PRCF
                        *
                        Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF
                        *
                        Antoine Manessis, secrétaire à l’action unitaire
                        * Jany Sanfelieu, secrétaire à l’orga.
                        * Annette Mateu Casado, trésorière nationale du PRCF


                        • kimbabig 19 mai 2013 08:06

                          Très bon article (pour pas changer) !

                          Il est impératif de sortir la France de l’union européenne et de la zone euro, car il est vain d’espérer pouvoir mener une politique socialiste dans l’union européenne, les intérêts incompatibles des pays membres couplés à l’instinct de survie d’instances communautaires noyautées par la finance internationale rendent impossible la poursuite d’une politique sociale et progressiste dans cette organisation vérolée depuis le début.

                          Mélenchon doit s’en rendre compte et demander la sortie de l’euro, au lieu d’essayer de faire croire qu’il pourra infléchir la politique de l’union européenne.

                          Il devrait plutôt prendre exemple sur le M’PEP, le PRCF, qui ont compris la nocivité intrinsèque de la construction européenne et la nécessité d’y mettre un terme, pour passer à des coopérations internationales sur des bases plus saines. Ce sont ces mouvements qu’il faut soutenir à fond si l’on souhaite vraiment une politique progressiste.

                          La bonne nouvelle est que la majorité des Français est désormais hostile à l’union européenne.

                          Pour exploiter au mieux cette majorité, il serait sans doute judicieux, dans le cadre de l’élection présidentielle, et seulement celle-là, vu sa prépondérance dans la vie politique et son déroulement au scrutin majoritaire, d’accorder stratégiquement le vote utile à un candidat républicain qui souhaiterait vraiment sortir de l’ue, de l’euro et de l’otan, même si ce n’est pas à proprement parler un candidat de gauche, afin d’éviter de se retrouver avec 2 candidats totalement soumis à l’ue en finale, pour avoir au final un gagnant qui applique les politiques antisociales de l’ue par refus d’en imaginer la sortie...

                          Et se regrouper derrière le PRCF et le M’PEP aux législatives comme aux autres scrutins.

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