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Accueil du site > Actualités > Europe > Mauvaise Grèce : à quand le retour du Roi ?!

Mauvaise Grèce : à quand le retour du Roi ?!

La crise de la dette souveraine de la Grèce, qui plonge la monnaie européenne depuis près d’un an et demi dans une épreuve sans précédent, est l’occasion de revenir sur le régime politique grec. Une histoire républicaine finalement très récente qui met en scène deux dynasties légendaires : les Caramanlis et les Papandréou.

En 1979, un humoriste français s’amusait à décrire les préjugés sur les Grecs : « J'suis allé en Grèce aussi, en bateau ; le capitaine a dit : "tout l'monde a fini d'écrire ? Je jette l'ancre". Bon, on a accosté, j'suis pas resté ; la Grèce, c'est très pauvre. Quand ils mangent du poisson, ils gardent la queue pour peindre. J'vous dis, la misère qu'y a dans ces pays-là. ».

C’était l’un des fameux sketchs de Coluche dont on a fêté le vingt-cinquième anniversaire de la mort dimanche dernier.

Jeter l’encre ? Plutôt, revenir sur les origines du régime politique grec actuel.

Je me suis amené à connaître les raisons du régime des colonels, en Grèce : comment ce pays à l’histoire si prestigieuse a-t-il pu sombrer dans la dictature militaire, et en corollaire, comment a-t-il pu s’en éloigner quelques années après ?

J’avais bien compris (à l’époque) que l’entrée de la Grèce dans la Communauté européenne en 1981 avait constitué un élément majeur pour accrocher ce pays dans le camp des démocraties, et que cela avait été aussi le cas pour l’Espagne et le Portugal cinq ans plus tard.

Mon arrière-pensée, c’était de me demander si la situation quasi-insurrectionnelle que connaît la Grèce aujourd’hui avec sa faillite financière pouvait aboutir à une nouvelle dictature.


Le Roi des Hellènes

Je savais qu’avant la dictature des colonels, la Grèce était une monarchie, mais ce que je ne savais pas, c’est que le Roi qui fut congédié… eh bien, il est toujours vivant !

Et non seulement il est toujours vivant, mais il n’est pas encore très âgé : il vient d’avoir 71 ans le 2 juin 2011.

Mais quel âge avait-il donc quand il était Roi ? Il avait seulement 23 ans. Un gosse ! Je venais de terminer mes études et j’étais au service militaire. Lui, Roi.

Son père, Paul Ier, devint Roi de Grèce le 1er avril 1947 après la mort de son frère, Georges II. Constantin II, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est naturellement devenu le dauphin (à 6 ans donc).

Constantin II était surtout passionné de sport, dans sa jeunesse, jusqu’à obtenir une médaille d’or aux J.O. de 1960 à Rome (en voile) et une ceinture noire de karaté (cela me fait un peu penser à Poutine).

Le 6 mars 1964, il succéda à son père à la mort de celui-ci. Quelques jours plus tôt (le 18 février 1964), Georgios Papandréou, déjà deux fois Premier Ministre, gagnait haut la main (53%), à 73 ans, des élections qui changeaient radicalement le climat politique vers un centrisme progressiste, amplifiant sa première victoire de novembre 1963. Il était le père d’Andréas, économiste, futur créateur du PASOK, parti socialiste, et futur Premier Ministre lui aussi en 1981, qu’il nomma comme son plus proche et influent ministre en 1964 (Andréas avait alors 44 ans).


Une cohabitation inflammable

1964 fut ainsi une année de grand changement politique en Grèce, avec un chef du gouvernement expérimenté et très âgé et un jeune Roi à peine sorti de l’adolescence.

Un peu comme le différent entre le Président monarchiste MacMahon et la majorité parlementaire républicaine au début de la IIIe République en France, un différent arriva assez rapidement entre le gouvernement qui voulait renvoyer des officiers proches de l’extrême droite et l’entourage du Roi qui s’y était opposé. Andréas Papandréou était surtout la bête noire des officiers (et aussi des Américains).

Le 15 juillet 1965, ce fut la rupture. En dépit de l’usage institutionnel, le jeune Roi congédia son Premier Ministre avec l’aide de Constantin Mitsotakis (lui aussi futur Premier Ministre en 1990, futur opposant à Andréas Papandréou) qui se désolidarisa de Georgios Papandréou (pourtant du même parti). Le Roi initia une longue suite de crises ministérielles. L’instabilité politique entraîna l’organisation de nouvelles élections législatives pour le 28 mai 1967.

Très populaire, Georgios Papandréou était (encore) le favori de ces élections. Aidés peut-être par la CIA qui craignait la victoire des Papandréou, des officiers (d’importance très moyenne) prirent le pouvoir au cours d’un coup d’État le 21 avril 1967.


Une véritable dictature militaire

Constantin II refusa de lutter contre eux pour éviter un massacre, contre la volonté du Premier Ministre Panagiotis Knellopoulos. Constantin II proposa au contraire aux putschistes de légitimer leur pouvoir à la condition de garder son pouvoir de nomination du gouvernement. Les militaires acceptèrent et le laissèrent nommer Constantin Kollias à la tête du gouvernement.

Constantin II crut ainsi maîtriser le coup d’État mais dans les faits, sa présence fortifia surtout leur assise car elle faisait croire à un semblant de vie politique alors que ce ne fut que censures, répressions, arrestations politiques, persécutions et tortures. Le thème principal du nouveau régime était l’anticommunisme.

Georgios Papandréou mourut le 1er novembre 1968 en résidence surveillée et ses obsèques furent l’occasion, pour la foule, de manifester contre les putschistes.

Le 13 décembre 1967, encouragé par le Président américain Johnson, Constantin II essaya de reprendre le pouvoir aux colonels mais échoua. Il a dû partir en exil à Rome puis à Londres tout en restant Roi car les militaires ont préféré maintenir la monarchie en nommant un régent du Royaume dès le lendemain, Georges Zoitakis.

Ce dernier fut remplacé le 21 mars 1972 par le principal putschiste, Georgios Papadopoulos (colonel puis général, ancien résistant) qui, le 1er juin 1973, décida de déposer Constantin II et d’instaurer une république présidentielle qui l’installa à sa tête pour un mandat de huit ans le 29 juillet 1973.

Papadopoulos, malgré ses dérives dictatoriales (qui entraînèrent sa condamnation à mort le 23 août 1975 mais il ne fut pas exécuté), cherchait à faire évoluer le régime vers une transition démocratique (metapolitefsi). Il fut arrêté par un autre putschiste, Dimitrios Ioannidis, le 25 novembre 1973, et remplacé par l’amiral Phaedon Ghizikis.


L’issue démocratique

Le régime des colonels se termina dans la débandade le 20 juillet 1974 après la déplorable tentative des putschistes d’annexer Chypre (ce qui se solda par l’occupation de la partie nord-est de l’île par l’armée turque, situation toujours pas débloquée de nos jours), et par le retour d’exil de France de Constantin Caramanlis (au bord de l’avion présidentiel de Valéry Giscard d’Estaing) redevenu Premier Ministre d’un gouvernement d’union nationale le 21 juillet 1974. Il organisa le référendum du 8 décembre 1974 qui confirma la nature républicaine du régime à près de 69%.

Constantin Caramanlis fut ensuite élu deux fois Président de la République grecque du 15 mai 1980 au 10 mars 1985 puis du 5 mai 1990 au 10 mars 1995.

Constantin II, gendre du Roi Frédéric IX du Danemark, beau-frère du Roi Juan Carlos Ier d’Espagne et de la Reine Margrethe II du Danemark, descendant de la reine Victoria, resta donc en exil londonien et n’a pu retourner à Athènes que lors de l’enterrement de sa mère (en février 1981), puis en août 1993, puis, à l’occasion des J.O. d’Athènes (en août 2004) comme membre du Comité international olympique, et enfin, en décembre 2004.

Ses héritiers, prétendants au trône, sont son fils Pavlos (né le 20 mai 1967) puis son petit-fils Constantin Alexis (né le 29 octobre 1998) dans un ordre qui refuse obstinément les femmes (comme en France, mais pas comme au Royaume-Uni).


Le film "Z"

"Z" (1969), le film très connu de Costa-Gavras (zêta est l’initiale de zoô, je vis), retrace cette période trouble de la Grèce.

Ce film évoque l’assassinat du député socialiste Gregoris Lambrakis (joué par Yves Montand) par des militants d’extrême droite le 22 mai 1963 à Thessalonique qui a eu lieu dans un climat très mauvais : Georgios Papandréou refusait d’admettre la victoire du Premier Ministre Constantin Caramanlis aux élections du 29 octobre 1961 et Caramanlis démissionna le 17 juin 1963 à la suite d’un différent avec le Roi Paul Ier. Le parti de Caramanlis échoua aux élections de novembre 1963 (au profit de Georgios Papandréou) et il s’exila de la vie politique grecque (jusqu’en juillet 1974).

Le "petit juge" (joué par Jean-Louis Trintignant), Christos Sartzetakis, devint Président de la République le 29 mars 1985 (jusqu'au 5 mai 1990), élu par une majorité socialiste (PASOK) dirigée par le Premier Ministre Andréas Papandréou (au pouvoir du le 21 octobre 1981 au 2 juillet 1989 et du 13 octobre 1993 au 22 janvier 1996).


Aujourd’hui…

Aujourd’hui, le Premier Ministre grec est Georgios Papandréou Jr, 59 ans, fils d’Andréas Papandréou et petit-fils de Georgios Papandréou Sr, depuis le 6 octobre 2009 et la victoire électorale de son parti, le PASOK, aux élections législatives anticipées du 4 octobre 2009, et il a succédé à son adversaire Kostas Caramanlis, 55 ans, Premier Ministre grec du 10 mars 2004 au 6 octobre 2009, neveu de Constantin Caramanlis et ancien député de Thessalonique.

En réponse à la vague de protestation populaire du 15 juin 2011, Georgios Papandréou Jr a fortement remanié son gouvernement le 17 juin 2011, sans toutefois réussir à convaincre l’opposition de rejoindre un gouvernement d’unité nationale, en nommant son principal rival au sein du PASOK, Evangelos Venizelos, 54 ans (ancien député de Thessalonique), au poste stratégique de Ministre des Finances (et Vice-Premier Ministre) à la place de Giorgos Papakonstantinou, 49 ans, fortement contesté.

Georgios Papandréou Jr est également depuis 2006 le président de l’Internationale socialiste à laquelle participait également, aux côtés des socialistes français et européens, Ben Ali qui a été condamné par contumace à trente-cinq ans de prison à Tunis ce 20 juin 2011.

Quant au putschiste Dimitrios Ioannidis, il est mort récemment, le 16 août 2010, à 87 ans... toujours en prison.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (21 juin 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Vive la République !
Vous avez dit Europe ?

Comment sauver l’euro et les peuples européens ?


Illustrations : 1° Constantin II et Georgios Papandréou Jr ; 2° affiche du film "Z".


Documents joints à cet article

Mauvaise Grèce : à quand le retour du Roi ?!

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15 réactions à cet article    


  • LA PLUS MAUVAISE« GRAISSE » c ’est la MONARCHIE OU ’L’ OLIGARCHIE COMME EN FRANCE

    NOS ELUS ONT UN POUVOIR DE NUISANCE 10 FOIS PLUS GRAND QU AUX USA...CHEZ
     
    EUX UN ELU POUR 1000 HABITANTS CHEZ NOUS 1 POUR 100 HABITANTS..

    .
    DONC NOUS EN AVONS 90% DE TROP QUI CREENT DES CONFLITS D INTERETS..

    conclusion : si on veut diminuer de 90% les conflits d’interets...on élimine 90% de nos élus et cela ira mieux...

    tousensemble


    • schwitters schwitters 21 juin 2011 11:06

      Vous vouliez dire mauvaise « graisse » à besoin d’un roi ? 

      merci pour l’historique politique, mais où voulez vous en venir ?
      le roi, la crise, les grecs, les socialistes etc,

      La bradrerie des infrastructures est-elle une bonne chose ? l’outil public ne sera vendu qu’à cette condition, vu l’ambiance de toute la grèce (dette, impôt, chômage)... le Grec fortuné n’a rien à y perdre, tandis que les gens en difficulté seront sacrifiés avec la disparition de l’état acteur de la nation...
      Je n’est pas compris le sens de votre article, entre description, bonnes intentions et « nostalgie », le peuple y est absent à part dans l’humour de Coluche.

      Je vous cite : « C’était l’un des fameux sketchs de Coluche dont on a fêté le vingt-cinquième anniversaire de la mort dimanche dernier. » Est-ce de hasard d’utiliser sa moquerie, pas très sympa pour les grecs, en enchaînant sur l’anniversaire de sa mort".
      Je ne pense pas être paranoïaque, mais j’ai cru y voir une forme de réjouissance, surtout que vous enchaînez avec les rois.

      Vous êtes certes en accord avec l’idée qu’une forme insurrectionnelle menace : mais sur les solutions, penchez vous vers un conservatisme (rois qui figurent dans les classements olympiques, avec une ceinture noire populiste) ou pour une révolution, et un nettoyage d’un environnement véreux ?
      Cdt

      • Aldous Aldous 21 juin 2011 14:00

        Article intéressant mais superficiel à mon goût.

        Il aurait été intéressant de rappeler que la Grèce moderne n’a été libérée du joug turc que depuis 1920, voire 1913 pour la Crète, l’Epire et la Macédoine.

        Il aurait été intéressant d’expliquer les racines de la royauté en Grèce, fondée par Othon 1er (de Bavière) et renversée par un coup d’état militaire et (déjà) la crise de la dette souveraine de l’état.

         Il est remplacé par l’élection de Guillaume de Danemark qui montera sur le trone en 1863 sous le nom de Georges 1er.

        C’est le fils du roi du Danemark, frère de la reine Alexandra d’Angleterre.

        La Grèce passe à la faveur de cette banqueroute des la sphère de la famille de Bavière à celle des Saxe-Cobourg-Gotha.

        En 1923 la Grèce doit accueillir 1,7 millions de réfugiés Grecs chassé de Turquie (une partie ira s’installer à Melbourne en Autralie)

        Pendant la 2eme guerre mondiale, les grecs refusent infligent sa première defaite à l’axe (en Epire) et subissent une cruelle occupation Germano-Italo-Bulgare qui affamera le pays et tuera 8% de la population.

        Pour éviter de perdre le contrôle sur le pays, Churchill fera mourir les volontaires grecs républicains dans les sables mouvant du desert égyptien. Les britanniques aideront les monarchistes à écraser le maquis (républicain et communiste) dans une guerre civile sanglante qui durera jusqu’en 1949. (150 000 morts)

        En 1955, nouvelle vague de réfugiés Grecs chassés d’Istanbul par des pogroms.

        Il faut attendre 1963 pour qu’il y ait des élections libres et elles sont remportées par l’Union des Centres de Georges Papandreou (senior).

        Il est destitué en 1965 par le roi Constantin II sous la pression des militaires, c’est à dire les services secrets britanniques.

        Une série de gouvernements instables se succèdent entre juillet 1965 et avril 1967.

        A ce moment, l’Union des Centres et de l’ERE décident de faire un gouvernement d’union nationale.

        Les USA y voient la perte du contrôle du pays par les britanniques et fomentent le coup d’État des colonels qui sera une dictature sanglante aux ordres de la CIA qui finira par exiler le roi devenu inutile relais des anglais.

        La situation est en tous points comparable au renversement d’Allende par Pinochet.

        La gestion du pays par l’armée est catastrophique économiquement.
        Kissinger poussera la junte à organiser un coup d’état à Chypre le 15 juillet 1974 pour renverser Me Makarios qui défiait les Britanniques et tentait un rapprochement avec les Russes.

        Le coup aboutira à l’occupation et l’épuration ethnique du nord de l’île par la Turquie.

        C’est ce fiasco qui fait chuter les colonels.

        Pour résumer, en moins de 200 ans d’existance, la Grèce n’a connu que 36 ans de démocratie.

        Avant cela, elle a connu deux dynasties étrangères, quatre guerres, une guerre civile et plusieurs déportations massives de population.

        pour ajouter à cela elle est toujours en situation de conflit ouvert avec la Turquie à propos de la mer Egée, des iles Ioniennes et de Chypre.

        Ce que le public ignore, c’est que pendant que l’UE discute des chapitres d’adhésion de la Turquie, la chasse turque effectue régulièrement des intrusions dans l’espace aérien grec, causant la mort d’un pilote grec en 2005 dans une collision avec un intercepteur grec.

        La Grèce paye aujourd’hui sa lutte de longue haleine pour s’arracher à la tutelle étrangère.

        Voici ce qu’en disait Henry Kissinger en 1974 (époque où il baignait dans le coup de Chypre) :

        "Le peuple grec est anarchique et difficile à dompter. C’est pour cette raison que nous devons les frapper en profondeur dans leurs racines culturelles : Peut-être alors pourrons-nous les forcer à se soumettre. Je veux dire, bien sûr, s’en prendre à leur langue, leur religion, leurs ressources culturelles et historiques, de sorte que nous puissions neutraliser leur

        capacité à se développer, à se distinguer, ou à prévaloir ; ce qui éliminera un obstacle majeur à nos projets stratégiques vitaux dans les Balkans, la Méditerranée et le Moyen-Orient."


        • Aldous Aldous 21 juin 2011 14:00

          erratum : la Grèce moderne n’a été libérée du joug turc que depuis 1820.


          • Aldous Aldous 21 juin 2011 14:02

            2eme erratum : Pendant la 2eme guerre mondiale, les grecs refusent l’ultimatum de Mussolini...


            • CAMBRONNE CAMBRONNE 21 juin 2011 14:03

              SALUT


              Il est inutile de vouloir se donner mauvaise conscience à propos de la Grêce .

              La Grèce n’a du son entrée en Europe que grâce à VGE . Logique , Europe est un personnage de la mythologie grecque et Démocratie est un mot grec il n’en a pas fallu plus et puis on était riche et sans souci .

              La Grèce d’aujourd’hui est à la république de Péricles ce que l’Egypte de Moubarak est à celle des Pharaons .

              Donc la Grèce qui n’aurait jamais du entrer en Europe et encore moins dans la zone Euro a vécu au dessus de ses moyens et tous les grecs en ont profité , plus ou moins . Ils ont cru , comme les Irlandais , les portugais et les Espagnols qu’en ne payant pas d’impôts et en ne travaillant pas on pouvait devenir une grande puissance économique .

              Pour avoir connu la Grèce des années 60 où les enfants mendiaient dans la rue il est certain qu’un bond en avant a été fait . Mais payé par qui ? Par les peuples européens , vous et moi alors que les riches armateurs sous pavillon de complaisance ne payaient pas un radis . Comme d’ailleurs l’ensemble des citoyens de ce pays .

              En conclusion , je ne vois pas de solution car en plus les grecs sont cons et violents .

              La révolution avec possibilité de contagion est un risque sérieux . Mais arrêtons de condamner nos gouvernements qui sont très vertueux à coté de tous les régimes grecs malheureusement élus par le peuple grec .

              Révolution , sortie de l’Euro, dévaluationssssss , misère , contre révolution et retour des colonels . Voila un scénario possible .

              Avec en plus les grandes banques françaises qui ont placé beaucoup de notre argent et qui vont se retrouver dans la merde .

              Vive la république quand même !

              • Aldous Aldous 21 juin 2011 14:52

                Désolé mais vous racontez n’importe quoi.

                Où avez vous vu que ce sont les pays occidentaux qui ont financé la croissance grecque ?

                La Grèce a la première flotte marchande du monde et une place non négligeable dans le marché de l’aluminium. (16% du tonnage total mondial en 2010)

                Quand à vos propos sur le fait que personne n’y paye d’impôts c’est juste du propos de comptoir agrémenté de propos racistes (ils seraient cons et violents)


              • CAMBRONNE CAMBRONNE 21 juin 2011 14:15

                ENCORE MOI


                A propos de la guerre civile qui opposa les royalistes et démocrates aux communistes de 1945 à 1949 je rappellerai qu’à la fin, devant leur défaite imminente les communistes retranchés au nord du pays n’ont pas hésité à envoyer leurs enfants en Tchécoslovaquie pour échapper aux forces non communistes .

                Des milliers de jeunes grecs ont vécu au paradis des soviets ! Merci Papa , merci Maman .

                • Aldous Aldous 21 juin 2011 15:48

                  Vous savez ce que faisaient les troupes monarchistes et le corps expéditionnaire UK quand ils attrapaient un maquisard pendant la guerre civile ?

                  Il plantaient sa tête coupée sur un poteau pour dissuader ses concitoyens de se battre pour la république.

                  Ca incite à envoyer ses enfants à l’étranger.


                • Aldous Aldous 21 juin 2011 16:02

                  Et pour votre information le maquis (l’armée populaire de libération nationale) avait le soutient de l’église grecque et une très forte proportion de la base des combattants était loin d’être communiste.

                  La guerre civile grecque fut une guerre entre les résistants légitimes (qui avaient combattu les Fascistes et les Nazi) et la couronne britannique qui voulait imposer son contrôle sur le pays avant même Yalta.

                  Les démocrates, contrairement à ce que vous dites, n’étaient pas au cotés des royalistes lesquels au début ne comptaient que quelques milices d’extrême droite.

                  Les démocrates, eux, avaient boycotté les élections organisées dans un climat de terreur en 1945-46


                • Michel Maugis Michel Maugis 22 juin 2011 05:07

                  @ CAMBRONNE


                  « A propos de la guerre civile qui opposa les royalistes et démocrates aux communistes de 1945 à 1949  »

                  C`est drôle, quand je vous lis je pense immédiatement à la matière grasse que suggère votre pseudo.

                  Vous avez oublié de dire de quelques côtés se trouvaient les fascistes ? des démocrates ?

                  Losqu´on est obligé de diffamer et mentir pour défendre son idéologie, c’ est qu´on est vraiment la matière grasse de votre pseudo.

                • CAMBRONNE CAMBRONNE 22 juin 2011 13:39

                  Merci pour ces fleurs en direct de Cuba .



                  Vous êtes dans le même état que votre idole , c’est à dire pas très frais !



                • BA 21 juin 2011 21:08
                  Qui commande en Europe ?

                  Réponse : ce ne sont pas les Européens qui commandent en Europe.

                  C’est John Lipsky !

                  Lundi 20 juin, au petit matin, le patron du FMI, John Lipsky, s’empare du stylo et corrige la déclaration finale de l’Eurogroupe !

                  Lisez cet article :

                  Washington est de plus en plus inquiet de la situation à Athènes et des divisions européennes. Les Américains s’appuient sur le FMI pour durcir les conditions d’aide aux pays exsangues financièrement.

                  Dans la tempête grecque, la galère de l’euro embarque un 18ème passager. Il n’a rien d’un clandestin, il lui arrive même de vouloir prendre les commandes. Les États-Unis sont aussi inquiets d’un naufrage de la Grèce que le Vieux Continent. Ils n’ont cessé d’imprimer leur tempo ces derniers jours pour forcer l’équipage européen à se ressaisir.

                  À Luxembourg, lieu depuis dimanche d’un énième ballet ministériel d’urgence, l’effort américain s’est trouvé une figure de proue : John Lipsky, patron par intérim du FMI depuis la démission de Dominique Strauss-Kahn. Lundi, au petit matin, on l’a même vu s’emparer du stylo et aider à corriger de ce qui allait devenir la déclaration finale de l’Eurogroupe, d’après plusieurs témoins. 


                  • morice morice 22 juin 2011 00:01

                    je rêve là : on le savait réac, mais à ce point ...


                    « Je savais qu’avant la dictature des colonels, la Grèce était une monarchie, mais ce que je ne savais pas, c’est que le Roi qui fut congédié… eh bien, il est toujours vivant ! »

                    ah ben c’est comme vous alors.Et comme vous, il n’a plus rien à dire d’intéressant !

                    « Constantin II était surtout passionné de sport, dans sa jeunesse, jusqu’à obtenir une médaille d’or aux J.O. de 1960 à Rome (en voile) et une ceinture noire de karaté »

                    un abonnement à Points de Vues Images du Monde à celui qui lit plus loin...


                    Sylvain se prend pour Léon Zitrone !

                    • wesson wesson 22 juin 2011 03:07

                      pfff, il manquait plus que l’articulet de M. Rakotoarison .... déjà que les grecs n’ont plus rien à vendre mis à part eux-même peut-être, et vous voulez en plus leur re-coller un roi !

                      La Grèce fait trembler jusqu’au USA, et dire que son PIB ne représente que 2% du PIB européen, qu’est-ce que cela va être quand ça sera le tour du Portugal, de l’Irlande, de l’Espagne, de l’Italie et de la France !

                      En fait ce qui fait chier les USA, c’est que si l’Euro disjoncte, ils peuvent dire adieu à leur suprématie économique mondiale.

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