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Accueil du site > Actualités > Europe > Mutti Merkel, la reine du monde ?

Mutti Merkel, la reine du monde ?

Anniversaire spécial ce 17 juillet pour celle qui est au sommet de sa carrière : « Je ne suis pas vaniteuse. Je sais utiliser la vanité des hommes. » (Angela Merkel).



Un million de citoyens allemands se sont rassemblés autour de la Porte de Brandebourg à Berlin le mardi 15 juillet 2014 pour honorer l’équipe allemande de retour du Brésil avec la victoire de la coupe du monde de football. Parmi les heureux, celle qu’on pourrait maintenant appeler, après Margaret Thatcher dans les années 1980, la nouvelle dame de fer, Angela Merkel, la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne depuis le 22 novembre 2005, qui fête ce jeudi 17 juillet 2014 son 60e anniversaire.

À l’exception notable de Barack Obama, de David Cameron et de Matteo Renzi, la soixantaine semble être l’ordinaire des dirigeants de ce monde. Vladimir Poutine l’a atteinte il y a presque deux ans, François Hollande l’aura dans moins d’un mois, tout comme ses concurrents potentiels, Nicolas Sarkozy l’aura en janvier prochain tandis que François Fillon l’a déjà fêtée en mars dernier.

Cet été, Angela Merkel a donc de quoi être heureuse : démarrant un troisième mandat à la tête de l’Allemagne, son autorité en Union Européenne est incontestable, et puis, cette victoire sportive ne pouvait pas lui déplaire. Elle qui est une passionnée de football n’avait pas hésité à assister au Brésil à tous les matchs de son équipe, dès le 16 juin 2014, pour l’encourager dans sa volonté de vaincre. Également présente lorsque ses joueurs préférés, dans le passé, perdaient, elle a toujours été là pour impulser ce petit plus afin qu’une bonne équipe devienne excellente. Une démarche de véritable manager.

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Cette victoire allemande est donc symbolique dans un monde en pleine recomposition où l’aspect psychologique compte sans doute autant que les performances techniques : le moral influe directement sur l’économie, ainsi que le patriotisme des citoyens consommateurs. C’est n’est d’ailleurs pas anodin qu’Angela Merkel est l’une des rares dirigeantes européennes (d’un grand pays) à avoir été reconduite dans ses fonctions malgré une crise qui se prolonge (et reconduite deux fois, en 2009 et 2013).


Dirige-t-elle le monde ?

En France, de plus en plus de monde croit pertinent d’élever Angela Merkel au rang d’épouvantail du mal. Elle dirigerait l’Europe voire le monde. Certes, le magazine "Forbes" la classe régulièrement (au moins neuf fois) comme la femme la plus puissante du monde. C’est quand même oublier un peu vite que si cette dame très volontaire n’a jamais caché ses ambitions, elle a toujours eu une attitude collective.

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Aujourd’hui encore, plus qu’hier, car elle n’est pas libre. Les élections législatives du 22 septembre 2013 ont donné à la CDU/CSU la plus éclatante victoire depuis vingt ans, avec 41,5% des voix et 311 députés sur 631, mais 5 sièges ont manqué pour lui assurer la majorité absolue au Bundestag et l’éviction électorale du parti centriste FDP ne lui a pas permis de maintenir sa majorité sortante. Résultat, après un début de négociations très laborieux à partir du 17 octobre 2013, le SPD (avec 192 députés) et la CDU/CSU ont trouvé un accord le 27 novembre 2013 avec l’institution d’un salaire minimum fédéral, permettant à Angela Merkel sa réélection pour un troisième mandat le 17 décembre 2013 avec 462 voix (contre 150 et 9 abstentions).

Plus pragmatique qu’idéologue, Angela Merkel revient de loin. D’abord parce qu’elle est une femme et que les Allemands n’avaient jamais confié le pouvoir à une femme. Conservant le patronyme de son premier mari, comme Martine Aubry, remariée, elle se fait parfois appeler "Mutti" alors qu’elle n’a pas d’enfant. Peut-être est-ce qu’elle est devenue, par son autorité morale sans cesse croissante, une mère pour tous les Allemands ? À l’instar de Tonton Mitterrand. Et maintenant, elle n'a plus rien à voir avec Martine Aubry.

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E
t son parcours est très symbolique. Parce qu’elle vient de l’ancienne Allemagne de l’Est, elle est foncièrement anticommuniste, libérale économiquement et atlantiste stratégiquement, au point d’avoir été plutôt favorable à l’intervention militaire américaine en Irak en 2003 (au contraire du gouvernement allemand de l’époque, et du gouvernement français notamment).


Une physicienne est-allemande

Née le 17 juillet 1954 à Hambourg, Angela Merkel a passé toute son enfance en Allemagne de l’Est en y suivant de brillantes études. Parlant l’anglais et le russe, Angela Merkel est avant tout une scientifique, ce qui est rare dans la vie politique (rare également en France, à part le mathématicien Paul Painlevé, théoricien de l’aéronautique, il me semble, à ma connaissance, qu’il n’y a pas eu de professionnel de la science à la tête du gouvernement français dans les au moins cent dernières années).

Pour son master en physique (Diplomarbeit) obtenu à Leipzig en juin 1978, Angela Merkel a présenté un mémoire sur l’influence de la corrélation spatiale sur la vitesse de réaction dans les réactions élémentaires bimoléculaire en milieu dense, puis elle a soutenu son doctorat en chimie quantique à Berlin-Est le 8 janvier 1986 : "Étude du mécanisme des réactions de décomposition avec rupture de la liaison simple et le calcul de leurs constantes de vitesse sur la base de la chimie quantique et des méthodes statistiques".

Elle a poursuivi sa carrière de physicienne à Berlin-Est jusqu’à la chute du mur de Berlin, en novembre 1989. C’est dans le milieu scientifique qu’elle rencontra son premier puis son second mari.


Une ascension politique fulgurante

À partir de décembre 1989, Angela Merkel s’est investie dans le mouvement populaire de démocratisation des institutions. Dans son dossier de la police politique, on indiquait qu’elle soutenait Solidarnosc en Pologne. Son engagement au sein de la CDU est-allemande aurait étonné ses proches qui l’imaginaient plus proche des Verts. Après les premières (et dernières) élections libres en RDA (Allemagne de l’Est) du 18 mars 1990, Angela Merkel fut nommée le 12 avril 1990 porte-parole adjointe du gouvernement dirigé par Lothar de Maizière jusqu’à la Réunification allemande le 3 octobre 1990. Elle fut alors mise sous la protection du Chancelier Helmut Kohl qui, séduit par son efficacité, la hissa à une vice-présidence de la CDU.

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Élue députée au Bundestag le 2 décembre 1990, elle fut nommée par Helmut Kohl dans son quatrième gouvernement comme Ministre des Femmes et de la Jeunesse du 18 janvier 1991 au 17 novembre 1994. Elle avait alors 36 ans en entrant au gouvernement fédéral et a donc démarré sa carrière politique nationale de manière très rapide. Après la victoire électorale du 16 octobre 1994, elle fut nommée dans le cinquième gouvernement d’Helmut Kohl comme Ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et de la Sécurité nucléaire du 17 novembre 1994 au 27 octobre 1998.

L’échec électoral d’Helmut Kohl après seize années de pouvoir (depuis le 1er octobre 1982) lors des élections législatives du 27 septembre 1998 a donné à Angela Merkel les moyens de conquérir le pouvoir au sein de la CDU de manière progressive et efficace. Considérée comme une protégée d’Helmut Kohl, elle fut élue secrétaire générale de la CDU le 7 novembre 1998 lors de son congrès à Bonn au cours duquel le dauphin attitré Wolfgang Schaüble (l’actuel Ministre des Finances) remplaça Helmut Kohl à la présidence de la CDU.


Leader incontestable de la CDU

Le scandale des caisses noires de la CDU a éclaté le 4 novembre 1999, touchant notamment Helmut Kohl et Woflgang Schaüble. Au congrès suivant à Essen le 10 avril 2000, ce fut sans beaucoup de surprise qu’Angela Merkel fut élue présidente de la CDU, mandat qu’elle a renouvelé triomphalement au congrès de Hanovre le 4 décembre 2012 (pour la septième fois), et qu’elle a cumulé avec la présidence du groupe CDU/CSU au Bundestag du 24 septembre 2002 au 21 novembre 2005.

Très vite, au grand dam de son illustre prédécesseur, Angela Merkel s’éloigna d’Helmut Kohl éclaboussé par les affaires politico-financières et mit en place à la CDU une équipe nouvelle, rajeunie et féminisée. Consciente que sa force est dans la perspicacité, elle laissa opportunément le Bavarois Edmund Stoiber aller s’échouer aux élections législatives de 22 septembre 2002 qui a conduit à la réélection du Chancelier SPD Gerhard Schröder. Tenant les rênes à la fois du parti et du groupe parlementaire, Angela Merkel prit le leadership de l’opposition jusqu’à sa victoire (certes faible) aux élections législatives anticipées du 18 septembre 2005.

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Aucun des deux grands partis n’a pu former une coalition gouvernementale sans l’autre si bien qu’un gouvernement de "grande coalition" a été négocié. La CDU dépassant de près de cinq cent mille voix (soit 4 sièges en plus) le SPD, la chancellerie fut confiée à la présidente de la CDU. Malgré les réticences de Gerhard Schröder, un accord CDU-SPD fut signé le 10 octobre 2005.


Chancelière de la quatrième puissance mondiale

Après un discours programme devant les députés le 12 novembre 2005, Angela Merkel fut élue première femme Chancelière d’Allemagne le 22 novembre 2005 avec 397 voix contre 202 et 12 abstentions. Elle fut aussi, à 51 ans, la plus jeune à occuper ce poste de toute l’histoire allemande récente (Hitler avait 43 ans en devenant Chancelier). Mandat qu’elle renouvela lors des élections du 27 septembre 2009 (où elle a pu gouverner seule le pays avec son allié centriste FDP, sans le SPD) puis lors des élections du 22 septembre 2013 (de nouveau en "grande coalition" avec le SPD).

Toute son action a été de pérenniser les réformes économiques et sociales lancées par son prédécesseur pour assurer aux entreprises allemandes les meilleures conditions d’activité dans un monde globalisé. Elle a notamment mis en place un système de chômage partiel cofinancé par l’État qui a empêché les plans sociaux et aidé les entreprises en difficulté à passer une période délicate avant un retour à la croissance.

Angela Merkel s’est politiquement impliquée dans l’élection de trois Présidents de la République fédérale d’Allemagne : Horst Köhler (CDU) le 23 mai 2004, Christian Wulff (CDU) le 30 juin 2010 et Joaquim Gauck (SPD) le 18 mars 2012.

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En tant que Chancelière, elle a par ailleurs connu trois interlocuteurs français (son premier déplacement le 23 novembre 2005 fut pour Paris), les Présidents Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, et comme son mandat se termine en principe en automne 2017, elle aura de grandes chances d’en connaître un quatrième.


Simplicité et détermination

Ce qui déroute chez Angela Merkel, c’est sa relative modestie. Elle n’a jamais misé sur sa féminité (comme Margaret Thatcher) et sa grande réserve (sur elle-même, sa vie privée, etc.) lui a donné une image de sagesse, de femme posée et travailleuse qui ne surréagit pas à l’actualité. Elle fait ses courses elle-même, simplement. Elle habite avec son mari en plein centre de Berlin, en face du Pergamonmuseum, sur "l’île aux musées", dans un appartement au quatrième étage d’un petit immeuble gris à peine surveillé au bas duquel est ouvert un bistrot accessible à tout le monde.

Cette attitude simple et studieuse lui a ainsi apportée une constante popularité renforcée par le leadership économique de l’Allemagne en Europe de plus en plus accentué à mesure que la France s’éloigne de son redressement économique.

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Pourtant, elle est une redoutable tacticienne, spécialiste des luttes d’appareil et de la politique politicienne, mais aussi capable de rassembler autour d’elle pour servir ses ambitions.


Les lois de la physique

Dans un portrait dans le journal "Le Monde", la journaliste Marion Van Renterghem la décrivait ainsi : « "La femme la plus puissante du monde" ne paie pas de mine. C’est son atout. Avec sa coiffure en boule, ses joues rondes et sa frange coupée juste un peu trop court, Angela Merkel ne s’est jamais fait remarquer. Se laisser sous-estimer, telle est sa devise, son arme secrète. (…) Helmut Kohl, le premier, n’a rien vu venir. La première victime d’Angela, c’est lui. (…) Elle [était] timide, fagotée à la soviétique, la frange carrément au-dessus des sourcils. (…) Elle [avait] le double mérite d’être supérieurement intelligente et dévouée à lui. (…) Inoffensive Angela. Sa première chance, dans la grande Allemagne à construire, est de répondre à tous les "quotas" : elle est femme, jeune, divorcée, sans enfant, "ossie" et fille de pasteur, au milieu de vieux barons conservateurs catholiques de l’Ouest cossu. Son autre chance : se trouver à la bonne place, au bon moment. De tout cela, elle a su jouer. Habilement, tranquillement, sans passion. (…) Quelle est la recette d’Angela Merkel ? Sa patience. Sa capacité à créer le consensus. Son art du calcul politique. (…) C’est à se demander si (…) la gamine à la frange devenue mère du peuple, avec sa lenteur rigoureuse et son extraordinaire sens politique, n’est pas taillée pour diriger ainsi des forces antagonistes. Si elle n’est pas faite pour les grands écarts consensuels, plus épanouie comme arbitre que comme leader charismatique. Si elle n’excelle pas à évaluer les rapports de forces en appliquant à la politique les lois de la physique qu’elle connaît bien. » (14 mai 2009).

Mécanisme des réactions de décomposition avec rupture de la liaison simple, c’était le sujet de thèse (cité plus haut) de la doctor rerum naturalium. Il n’y a pas à dire, il manque cruellement, en France, d’une Angela Merkel simple et efficace, qui redonne l’espoir aux Français.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (17 juillet 2014)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La libéralisation de l’Europe communiste.
Le mur de Berlin en morceaux.
La chute du mur de Berlin.
La Réunification allemande.
L’amitié franco-allemande.
La tentation germanophobe de députés socialistes.

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25 réactions à cet article    


  • lsga lsga 17 juillet 2014 21:35

    c’est qui le peuple ? tu as une définition précise, qui pour n’importe quelle personne, permette de savoir si oui ou non elle fait partie du peuple ? 


  • Tall 17 juillet 2014 18:03

    Bravo l’auteur .... vous encensez là la principale responsable de l’austérité européenne. Une austérité qui a profité surtout à l’Allemagne ( et encore, il faut voir pour quelle classe sociale ) ...


    • lsga lsga 17 juillet 2014 21:37

      vous, incontestablement, vous ne comprenez rien au fonctionnement de l’économie Capitaliste. La principale cause de l’austérité, la voilà :


      Nous vivons la 24ème crise économique mondiale depuis le début du 19ème siècle. Merkel n’y est foutrement pour rien. 

    • Tall 17 juillet 2014 23:27

      Vous confondez « austérité » et « crise économique ». L’austérité budgétaire est une réaction politique à la crise, et c’est la + inadaptée qui soit.

      Il n’y a que l’UE qui est assez mal foutue pour encore la pratiquer aujourd’hui dans le monde.

    • Tall 17 juillet 2014 23:33

      Et votre cycle machin-truc, c’est du vent ... car si les mesures de régulation financière prises dans les années ’30 ( suite au krash de ’29 ) n’avaient pas été supprimées par Thatcher et Reagan, le krash de 2008 n’aurait jamais eu lieu.


    • lsga lsga 18 juillet 2014 01:39

      nous vivons la 24ème crise économique mondiale depuis le début du 19ème siècle.


      L’Étatisme et le Libéralisme s’alternent depuis 200 ans. Aucune politique publique n’est capable de faire face à ces crises.
       
      Juste avant la crise de 1970, les économistes affirmaient sans rire que leurs politiques anti-cycliques avaient abouti. L’échec est tellement flagrant, qu’aujourd’hui, plus personne n’osent parler des cycles de Kondatriev.
       
      Pourtant, nous sommes en plein dedans. 
       
      L’économie Capitaliste est non-régulable, car incompatible avec le progrès technologique. La crise que nous vivons, encore une fois, est une crise de surproduction, c’est à dire d’effondrement du taux de profit (croissance en berne en occident). 

      Pour rappel : aux USA, ce sont des villes entières, flambant neuves, qu’ils ont rasés au buldozer. Et vous, vous croyez encore que le problème est de relancer la demande ou l’offre ? Vous ne comprenez RIEN. 

      Ce système économique totalement chaotique, totalement incompatible avec le progrès et la science. Les bidouillages keynésiens ont simplement démontré leur capacité à accélérer la venu des guerres mondiales. Ils sont totalement inefficace pour sortir des cycles de crises économiques. 

    • Tall 18 juillet 2014 08:44

      Juste avant la crise de 1970

      Il n’y a pas eu de krash boursier en 1970 ... mais le mot « crise » a bon dos, il permet de tout mélanger, y compris les effets de guerres économiques ( Opep 1973 ).

      Ceci dit, là où je suis d’accord, c’est sur le problème de l’automatisation de la production qui s’avère désastreux depuis la généralisation de l’informatique (années 80 ). Mais ce n’est pas cyclique, c’est une pression qui s’accentue linéairement, et c’est toute la jeunesse actuelle qui écope en premier. Et là, la solution, c’est le revenu de base universel.

      Il faut empêcher la misère, mais pas l’enrichissement. C’était ça l’erreur du communisme : ils voulaient empêcher les 2.

    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 18 juillet 2014 10:11


      MUTTER MERKEL EST BIEN LA FURHERIN DES 2 ALLEMAGNE ET DES PAYS DE L EST

      ELLE JOUE UN TRIPLE JEU CELUI DES USA ET DU TAFTA CEUI DE L UE ET CELUI DES RUSSES DE POUTINE : ne l’a t elle pas invité comme un ami a la finale de la coupe du monde AU BRESIL !!!!!!!!!!!!!!

      elle dit flatter la vanité des hommes ELLE VA COULER L EUROPE ET REVENIR A L ORDRE NOUVEAU RUSSIE-ALLEMAGNE AGENT TRIPLE !!!!!!

      EIN VOLK EIN FURhERIN MERKEL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    • lsga lsga 18 juillet 2014 10:31

      Pour rappel, la crise de 1973 était une crise mondiale, qui a commencé avant le choc pétrolier. 


      Si le choc pétrolier a bien causé des dégâts considérables dans les petits pays néo-coloniaux comme la France, ce n’est pas du tout la cause de la crise aux USA et au Japon. 
       
      La Chute du taux de profits de 1965 à 1973 est impressionnante. Par exemple, pour les USA, il passe de 8,3% en 1965 à 5,3% en 1970. C’est une crise classique de surproduction... comme celle que nous vivons aujourd’hui.

      Ni les politiques sociales et de subventions publiques (Bismarkisme / Keynésianisme) ni les politiques libérales n’ont jamais permis de mettre fin aux cycles des crises économiques. En revanche, le Keynésianisme, le protectionnisme, accélère considérablement la venu des guerres mondiales (1870, 1914, 1939). 

    • Tall 18 juillet 2014 12:45

      Désolé Isga, mais les années 70, c’est ma jeunesse et je m’en souviens très bien. Il n’y avait pas de crise, c’était même carrément l’opulence et le plein emploi d’avant l’informatique. N’importe quel jeune non qualifié n’avait qu’à ouvrir le journal, parcourir les petites annonces pour trouver un job en 48h. Je le sais bien, j’en étais. Et c’était bien payé. Je m’étais offert ma 1ère moto après 3 mois de boulot à peine.


    • lsga lsga 18 juillet 2014 13:11

      ah oui : tu t’en souviens, donc c’est objectif...

       
      Donc, plutôt que de parler de tes souvenirs d’enfance, on va recentrer le débat :
       
      1. Nous vivons la 24ème crise économique mondiale depuis le début du 19ème siècle
       
      2. Les politiques de l’offre et de la demande ont toutes été utilisées, en vain. Aucune d’entre elles ne permet en quoi que ce soit de lutter contre les cycles économiques du Capitalisme et ses crises régulières.
       
      3. Aujourd’hui, comme en 73, nous vivons à l’échelle mondiale une crise économique de surproduction, c’est à dire d’écroulement du taux de profit
       
      4. Les politiques d’austérités n’ont absolument pas pour mission de relancer l’économie. ON NE PEUT PAS RELANCER L’ÉCONOMIE. Ce sont les innovations technologiques et scientifiques qui ont systématiquement relancé l’économie ces 200 dernières années, pas les politiques de relances.

      5. L’austérité a pour objectif de protéger les profits. Elle le fait très bien. Ex : Quand la bourgeoisie US a rasé des quartiers résidentiels entiers en 2008, ce n’était certainement pas pour relancer l’économie. 

      Alors vos analyses Keynésiennes, qui nous vendent du protectionnisme et de l’imposition à gogo, qui font fi des contraintes extérieures (relancer la demande en Europe, c’est relancer l’offre en Chine), et qui nous mènent droit à la guerre mondiale : BASTA YA !
       
      On a déjà eu 1000 fois l’occasion de voir ce que ça donnait. En ce moment même, en Ukraine et en Israël, on voit bien où sont en train de nous mener les politiques Sociales-Nationalistes. 

    • L'enfoiré L’enfoiré 18 juillet 2014 14:02

      Exact Tall. Je confirme.

      Les études supérieures avaient encore un sens.
      Les études deviennent des MOOC 

    • L'enfoiré L’enfoiré 18 juillet 2014 14:05

      Mais c’est aussi vrai qu’en 73, a commencé les premiers soubresauts contraires.

      Le choc pétrolier a été le catalyseur.
      En cette année, j’étais déjà sur la « piste des étoiles » 
      Je rigole bien sûr... je crois avoir quelques piges en plus
       smiley

    • lsga lsga 18 juillet 2014 14:18

      la crise commencent dès 1965, bien avant le choc. La France, qui est un petit pays néocoloniale, a été laminée par le choc pétrolier. 

       
      Mais ce n’est vrai que pour la France. 
       
      Pour les USA et le Japon, à l’époque, c’est comme toujours la surproduction qui a déclenché la crise et la chute du taux de profit qui a déclenché la crise. Voir :
       

    • Tall 18 juillet 2014 14:34

      La crise en 65 ... ? Oui, en URSS alors > extrait wiki


      URSS :
      • Récoltes désastreuses des années 1963196519691972 et 1975, dues aux conditions climatiques mais aussi à l’inefficacité du secteur agricole collectivisé et à l’exode rural des jeunes gens vers les villes. Pour éviter la famine, l’URSS est contrainte de faire des achats massifs de blé au Canada et aux États-Unis, ce qui accroit sa dette extérieure.

    • lsga lsga 19 juillet 2014 16:15

      mondiale en effet. La crise en 1965 commence aussi aux USA, au Japon, etc. et en URSS, qui était un pays capitaliste comme un autre (enfin, à la sauce Bismarckienne )

       
      Bref : vous n’arrivez pas à concevoir que vos solution Keynésiennes et Étatistes ont déjà été testés de dizaines de fois, qu’elles n’ont jamais permis d’empêcher les cycles du Capitalisme et ses crises économiques.
       
      Franchement : comment pouvez-vous croire que le but de l’austérité est de relancer l’économie ? C’est d’une telle niaiserie... 

      Dans le cadre d’une crise de surproduction, l’austérité est une mise en jachère de l’économie. Mais c’est sûr que vous autre keynésiens, vous avez beaucoup de mal à le comprendre ; car vous n’admettez pas que le Capitalisme est incompatible avec l’abondance.
       

    • gaijin gaijin 17 juillet 2014 18:22

      bien sur qu’elle est populaire puisque l’allemagne a le leadership de l’europe
      mais c’est oublier que c’est ce même leadership qui entrainera l’éclatement de l’ europe
      et on se souviendra alors du prix payé ......( par les allemands aussi ......)


      • lsga lsga 17 juillet 2014 21:38

        si il y a un pays où le risque de retour du fascisme est quasi nul, c’est en Allemagne.

        Pour rappel : le pays européen où le risque de retour du nazisme est le plus important, c’est la France, la France Keynésienne, la France Impérialiste, la France néo-coloniale, la France Raciste, la France Nationaliste. 


      • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 18 juillet 2014 10:17

        N ’IMPORTE QUOI  ISGA JEAN MARIE (si la france te plait plus va habiter vers dachau ou buckenwald  !!!!!) ....LES FACHOS FRANCAIS SONT RIDICULES EN UE ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;;PERSONNE NE VEUT S ASSOCIER A LEURS PITRERIES PERE_FILLE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


      • ZEN ZEN 17 juillet 2014 19:58

        La canonisation, c’est pour quand ?
        Il faudrait en parler à François (le pape, pas l’autre)


        • ahtupic ahtupic 17 juillet 2014 21:08

          Elle pourrait également entrer dans le groupe des Femen smiley


        • L'enfoiré L’enfoiré 18 juillet 2014 13:59

          Un livre a émoussé les idées reçues en Allemagne. 

          Titre « La Marraine ». 
          Sujet : Angela Merkel. 
          Auteur : Gertrüd Höhler, une ancienne conseillère d’Helmut Kohl qui s’était vue regardée de haut par Schoeder et qui dit que sa « plus grande chance, c’est d’avoir toujours été sous-estimée ». 
          Merkel, la femme considérée comme la plus puissante selon Forbes, ancienne chercheuse de l’Académie des Sciences de RDA, est pour Höhler, une personne dévorée par l’ambition marquée pendant 35 ans derrière le rideau de fer. Qualifiée de « gamine », de « cheffe de meutes », de « pilote d’essais dans le parc d’attraction de la CDU », selon Höhler, elle voudrait restaurer la dictature par la destruction de la démocratie. Un pavé dans la mare ou, au minimum, un pamphlet sanglant, ce livre.

          • alinea alinea 18 juillet 2014 14:32

            Quelle femme ! Pour un peu j’en pleurerais !


            • aimable 18 juillet 2014 18:35

              François et elle ?
              comme c’est un dragueur !
              c’est le couple Franco-Allemand !


            • César Castique César Castique 18 juillet 2014 18:51

              « En France, de plus en plus de monde croit pertinent d’élever Angela Merkel au rang d’épouvantail du mal ».



              C’est la Boche éternelle que Gustave Le Bon annonçait dès 1918 :

              « Les futures tentatives d’hégémonie industrielle de l’Allemagne seront aussi redoutables que son rêve d’hégémonie militaire. » « Hier et demain - Pensées brèves », Flammarion, 1918 - page 94 de la version Word,

              Mais qui, parmi les princes qui font semblant de nous gouverner, lit encore Gustave Le Bon ?



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