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Accueil du site > Actualités > Europe > Nouveau rapport européen sur l’apprentissage précoce des (...)

Nouveau rapport européen sur l’apprentissage précoce des langues

Le formatage des esprits se poursuit !

Sauf erreur, il s’agit du troisième rapport sur le sujet. Il est, comme le deuxième, favorable à l’apprentissage précoce des langues étrangères, alors que le premier était plus que précautionneux.

La rigueur scientifique dudit rapport est déjà apparente dans le résumé en français :

« La Commission européenne est très favorable à l’enseignement des langues vivantes aux jeunes enfants, afin de développer leurs connaissances linguistiques, mais aussi leur sentiment d’appartenance et leur sens de la citoyenneté et de la communauté, tout en leur donnant conscience des opportunités qui leur sont offertes dans une Europe multilingue. »

Quelques remarques :
A ce jour, il est disponible uniquement en anglais, énième exemple de la politique linguistique de l’UE...

« It is evident from the observation of primary school classrooms that young children generally are highly motivated by their learning of an additional language. »

Ma fille m’a dit exactement l’inverse : que la majorité de la classe détestait les leçons d’anglais au primaire. Mais ça n’a pas de valeur statistique, of course. Ni le témoignage pince-sans-rire d’un prof d’anglais, d’après lequel le système mis en place permet d’amener en 6e des enfants déjà dégoûtés de l’anglais !

Une longue liste de publications est censée donner du poids à leurs conclusions. Mais, à notre connaissance, il n’existe aucune étude scientifique sérieuse à l’appui de leurs dires. En 2006, une étude dirigée par un sociologue réputé, Hartmut Esser, a examiné les données empiriques et les études disponibles, en concluant à des lacunes méthodologiques et statistiques scandaleuses. En observant les données sur les enfants immigrés turcs en Allemagne parlant leur langue maternelle à la maison, aucun avantage particulier en matière cognitive ou scolaire n’apparaît. Ce n’est pas un handicap, et c’est une richesse culturelle, mais l’assimilation linguistique au pays d’accueil reste la meilleure voie (étude rapportée par Courrier international, N°847, 2007).

Mais ce qui ne va pas dans le sens du dogme actuel est vite archivé...

En outre, ils disent eux-mêmes manquer d’études et de preuves !

« There is a serious lack of such co-ordinated information which would not only combine research, good practice and principles but would do so on a recurrent basis and make the resulting information available. »

« Although it has been pleasing to report a considerable increase in published research studies since Blondin et al. (1998), in fact the research that has been published provides relatively little information on the extent to which principles such as those set out above are understood, accepted or implemented, but there is a strong suspicion that for this to happen, a great deal of discussion and elaboration would be needed, involving all the main stakeholders in early languages learning, such as transnational and national authorities, teachers, teacher educators, advisers, inspectors, school management, not forgetting pupils themselves and their parents. »

« Much of the best research offers insight into specific aspects, e.g. aptitude, motivation, strategies, but there is a lack of integrated research and development which could provide a ‘bigger picture’ of how the main variables leading to success in early language learning influence each other. Such research could result in forming different clusters of good practice. There is little information about certain key topics which can be regarded as crucial for the success of ELL. »

Lack of information, little information, lack of research, Bref, que du solide !

Il s’agit donc une nouvelle fois de doctrine, d’idéologie, non de science. Pourtant, les sciences sociales aussi savent faire montre de rigueur ou établir des protocoles d’étude, des statistiques fiables, lorsque le but est scientifique... Ici, le but est la manipulation de l’opinion publique, des médias, des pédagogues et des Européens, chaque maillon répercutant en cascade la parole venue d’en haut... Ce qui rappelle assez les religions.

Et, comme toute religion, ils en veulent toujours plus - étendre le territoire, augmenter son influence, multiplier les fidèles. En matière de langues étrangères, l’équivalent c’est la doctrine que les langues étrangères doivent être utilisées dans toutes les autres matières !

« These include the early introduction of reading and writing in children’s first language, home language and additional target language ; the development of a discourse about local community languages and cultures ; the embedding of the target language in the broader curriculum of the primary school, e.g. science, history, geography, physical education, art and design. »

Si on les laissait faire, des inspecteurs viendraient vérifier au domicile des parents s’ils obligent bien leurs enfants à regarder des dessins animés en anglais !

Un bon point quand même : le rapport précise qu’une langue au primaire peut correspondre à des situations très différentes. Ce peut être une langue étrangère stricto sensu, mais aussi une autre langue nationale du pays (Belgique, Suisse), ou une langue locale « indigène » sans statut officiel.

En somme, on mélange des carottes et des navets ! Toujours la rigueur scientifique.

Puisqu’il s’agit d’idéologie, une opinion différente est donc tout aussi légitime : par exemple que l’apprentissage précoce peut être une initiation linguistique non spécialisée dans une langue, comme le programme Evlang (éveil aux langues), avec apprentissage des sons différents, une découverte de quelques alphabets européens différents, histoire d’exploiter les aptitudes musicales des enfants, les seules démontrées en matière linguistique. Ce peut être aussi d’offrir un vrai choix au primaire, ainsi qu’au secondaire.

Notre proposition de réforme :

Au primaire, le CHOIX entre la langue régionale, l’anglais (ou une autre langue selon les possibilités de l’établissement), le programme Evlang (Éveil aux langues, non spécialisé) ou l’espéranto. Chaque enseignant chargé de cette initiation (il faut aussi accepter qu’il s’agit seulement d’initiation...) pouvant tourner sur quelques écoles primaires proches. Ainsi, cette réforme est simple, respectant à la fois la diversité linguistique et le libre choix, elle est de plus possible à coût constant.

Au secondaire, les choses sont plus compliquées, mais également possibles ; notre proposition.

Conclusion

On ne sait pas à l’école primaire, de quelle langue on aura besoin à l’âge adulte, car cela dépend du métier et du pays éventuel de résidence, d’expatriation.

L’école primaire est l’âge des découvertes, de l’initiation large, pas de la spécialisation.

A quoi bon discuter de la valeur des publications citées à l’appui de ces théories pédagogiques ? En cette matière, le seul bon sens suffit : qui pense sérieusement que ce rapport traite de l’apprentissage précoce de l’italien, du maltais ou du polonais ?

Le but de cette pression idéologique est d’intensifier l’apprentissage précoce et généralisé de l’anglais dans tous les pays européens. Mais ne le répétez pas, c’est un secret. De polichinelle.

« Last but not least », il est probable que des gens aient été payés pour pondre de tels rapports, inconsistants et manipulateurs... Zut, encore un secret d’État trahi !

(Nota : l’llustration ne représente en aucun cas un enfant équipé d’un appareil à apprendre l’anglais à la maternelle.)


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129 réactions à cet article    


  • zelectron zelectron 23 mars 2009 10:21

    Déja une mise en pli à cet âge là ?


    • plancherDesVaches 23 mars 2009 22:03

      Excellente remarque, Zelectron.
      Mais qui mérite d’être explicitée.

      En effet, la langue française fût la langue des échanges internationaux jusqu’à la montée suffisante des anglo-saxons. 19ième siècle.
      Ainsi, la montée du commerce international ainsi que la simplicité de cette langue issue pour moitié des Normands qui arrivèrent en Grande Bretagne balaya ce Français trop complexe.
      Bref, quand on veut parler fric à des cons, on s’adresse à eux comme à des singes, c’est plus simple.

      Et si l’Europe voulait un léger peu de crédibilité, elle mettrait la langue du pays frontalier en première langue obligatoire, et non une langue qui, certes permet de s’adresser aux singes uniquement intéressés par l’argent, mais, la mettant en deuxième langue, permettrait au moins d’échanger avec nos voisins.

      N.B. : nombre de mes soi-disant délires se sont révélés être appliqués par la suite. Intuition féminine, peut-être... smiley


    • Krokodilo Krokodilo 23 mars 2009 23:05

       Plancher des vaches, cette fois je crois que vos intuitions ne se réaliseront pas... La France a au moins 6 langues frontalières... Laquelle sera obligatoire ? Et si c’est structuré par région frontalière, où seront les limites territoriales de chaque obligation ? Non, la réponse est dans la souplesse de l’organisation et la liberté : laissez les gens libres d’apprendre la ou les langues de leur choix ! C’ets pourtant pas bien compliqué.


    • plancherDesVaches 24 mars 2009 07:43

      J’ai été marqué, dans ma jeunesse, par une mère posant une question en français à son garçon de ... bof, 4-5 ans, qui lui a répondu en allemand.
      Been oui, c’est ça les Suisses. Français+italien et français+allemand sont des choses normales chez eux.
      Les Hollandais parlent le néerlandais, mais aussi courament l’anglais ET le français. Plus l’allemand pour certains....

      Dans les langues les plus difficiles, le français et l’allemand arrivent en tête. (et sont majoritaires en Europe)
      L’espagnol au milieu.
      L’anglais est le plus facile et l’italien le plus proche du français. Il n’est quasiment pas la peine de les apprendre, (d’autant que plus de la moitié des chansons écoutées par les jeunes sont en anglais) car si vous parlez correctement le français et l’allemand, l’anglais vient naturellement.

      Vous vous débrouillez pour faire apprendre correctement le français avec l’allemand en deuxième langue. Les autres langues doivent juste être initiées pour être pratiquées, QUAND on est déjà BILINGUE.

      Par contre, avec une jeunesse SMS, on est mal partis, là tout de suite......


    • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 24 mars 2009 18:03

      La france n’a pas 6 langues frontalières.


      - espagnol


      - italien


      - allemand


      - néerlandais

      ça fait quatre.

      Si on veut jouer au malin et rajouter des frontières maritimes, on peut rajouter l’anglais. ça fait cinq.

      Si on rajoute les DOM, ça fait :


      - portugais du Brésil

      et, limitrophes maritimes :


      - malgache


      - swahili ou ce qu’ils parlent aux Comores


      - Une pléiade de langues pacifiques, dont certaines sont aussi des langues régionales.

      Sans oublier la langue des manchots de Terre Adélie, si vous n’avez pas ratifié le traité de l’Antarctique.

      Il y en a quand même un peu plus que six. Et ça devient encore plus problématique lorsqu’on inclue les langues régionales, les notres et celles de nos voisins.

      Vous ne me nierez pas ce point : le tout-anglais à au moins le mérite de la simplicité

      Typhon


    • Krokodilo Krokodilo 24 mars 2009 18:48

      Ce qu’il est impossible de nier, c’est la place qu’occupe votre message. Moins vous avez à dire, plus vous tirez à la ligne.
      En outre, vous avez oublié le catalan et le basque.


    • Jovitourtiste Jovitourtiste 24 mars 2009 19:11

      Vous, vous pondez une douzaine d’articles et une centaine de commentaires qui disent tous la même chose. Alors pour les lignes inutiles, vous n’avez pas de leçons à donner.


    • Jovitourtiste Jovitourtiste 24 mars 2009 19:13

      J’oubliais : vous faites également des remarques sur la forme, pas sur le fond. Cela prouve vraiment que vous n’avez rien à dire.


    • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 24 mars 2009 23:21

      Comme vous le faites remarquer vous-même avec justesse, mon message n’est pas très long à lire, cher kro.

      Du coup, vous êtes d’autant moins excusable de ne pas l’avoir lu, puisque dans le dernier paragraphe, je parle des langues régionales, ce qui inclue donc le catalan et le basque, le bavarois, le gallois, les langues indiennes du brésil...

      Typhon


    • Wàng 25 mars 2009 16:38

      Et le luxembourgeois (francique mosellan)...sans parler des langues régionales frontalières (wallon, picard, suisse alémanique, franco-provençal, etc).


    • J.F. Clet 9 avril 2009 11:28

      et le breton


    • Wlad Wlad 23 mars 2009 10:25

      Lack of information, little information, lack of research, Bref, que du solide !

      Je ne vois pas en quoi ça te choque. Les auteurs du rapport affirment (péremptoirement, je te l’accorde) que les enfants sont enthousiastes devant l’apprentissage d’une autre langue, et préconisent de rentabiliser ce fait, bien qu’ils confessent ignorer comment s’y prendre le plus efficacement possible. Ca vaut toujours mieux que ce que font certains monomaniaques avec leurs "imposons l’esperanto à l’école ! Il est évident qu’en appliquant la méthode lernu, on obtient les meilleurs résultats !" sans apporter de résultats concrets.

      « These include the early introduction of reading and writing in children’s first language, home language and additional target language ; the development of a discourse about local community languages and cultures ; the embedding of the target language in the broader curriculum of the primary school, e.g. science, history, geography, physical education, art and design. »

      Là, je suis d’accord, c’est abusé. Commençons par leur faire parler français correctement, on verra après pour l’anglais en sport.

      Au primaire, le CHOIX entre la langue régionale, l’anglais (ou une autre langue selon les possibilités de l’établissement), le programme Evlang (Éveil aux langues, non spécialisé) ou l’espéranto. Chaque enseignant chargé de cette initiation (il faut aussi accepter qu’il s’agit seulement d’initiation...) pouvant tourner sur quelques écoles primaires proches. Ainsi, cette réforme est simple, respectant à la fois la diversité linguistique et le libre choix, elle est de plus possible à coût constant.

      Il va falloir que tu m’expliques...

      On ne sait pas à l’école primaire, de quelle langue on aura besoin à l’âge adulte, car cela dépend du métier et du pays éventuel de résidence, d’expatriation.

      D’où l’intérêt d’apprendre l’anglais.

      Pas mauvais, comme article, mais il faut que tu relativises, Krokolidio : ceci n’est jamais qu’un énième rapport, qui de par sa nature a de fortes chances de ne déboucher sur rien de concret.


      • Krokodilo Krokodilo 23 mars 2009 10:42

        Déboucher sur rien de concret, j’en doute, car c’est ce genre de rapport d’aspect faussement scientifique, présumé signé par des pointures de la pédagogie (si ça veut dire quelque chose, car c’est un domaine plus que flou), qui se voit ensuite répercuté en cascade à tous les échelons de la pédagogie, qui est repris et amplifié par les médias, friands de messages simplistes, et qui au final cautionne le tout anglais dès la maternelle qui ne saurait tarder (on en est à le prévoir au CP prochainement).
        C’est d’autant plus malhonnête que le premier rapport de ce type commandé par l’UE était extrêmement prudent sur le sujet, très ambigü, et probablement trop honnête…

        Pour le coût constant, simple. Un enseignant de langue régionale disponible pour quelques écoles primaires, c’est déjà le cas. Pour l’anglais, il y aura bientôt pléthore, vu que la plupart des apprentis instits (PDE) valident actuellement l’anglais dans les IUFM. Les quelques inconscients qui peuvent faire de l’initiation à l’espagnol, italien, allemand, etc. existent et pourraient le faire si seulement le choix était présenté. Le programme Evlang était quasiment finalisé, et, comme il s’agit d’une initiation à la diversité linguistique, aux différents alphabets, il est possible de former des enseignant par quelques stages, sous réserve de leur fournir aussi du matériel pédagogique adapté à cette présentation (audiovisuel). Reste l’espéranto, idem, un enseignant pour quelques écoles, et comme l’enseignement de cette langue est beaucoup moins exigeant que les autres, ça reste faisable en quelques années par la formation des instits volontaires.
        Sans oublier l’économie réalisée en arrêtant de faire venir des native english, étudiants ou autres, voire comme je ne sais plus quelle mairie (vu à la télé), des contrats très chers avec des boites privées qui fourniront de beaux écrans interactifs pour causer avec des étudiants en direct de Londres.



      • Wlad Wlad 23 mars 2009 10:57

        Les quelques inconscients qui peuvent faire de l’initiation à l’espagnol, italien, allemand, etc. existent et pourraient le faire si seulement le choix était présenté.

        Et les déplacements ? (les leurs, dans le cas d’un nombre d’élèves suffisant, ou ceux des élèves, dans le cas où il faudrait les réunir dans un même lieu pour avoir plus de 3 élèves simultanément). A leurs frais, histoire de garder un coût constant ? J’en connais qui gueuleraient.

         sous réserve de leur fournir aussi du matériel pédagogique adapté à cette présentation (audiovisuel).

        Un peu plus un peu plus un peu...

        Reste l’espéranto, idem, un enseignant pour quelques écoles, et comme l’enseignement de cette langue est beaucoup moins exigeant que les autres,

        Ca reste à prouver. De plus on retrouve le problème de la formation et des déplacements.


      • Cascabel Cascabel 23 mars 2009 20:11

        Si déjà les enfants savaient lire et écrire correctement dans leur propre langue correctement ce serait bien. La priorité devrait être là.


      • Muadib 23 mars 2009 10:45

        Le problème de l’apprentissage d’une langue est avant tout un problème de coût.

        En Belgique, on est fort bien placé pour le savoir...

        Comment peut-on espérer apprendre le Ndls, l’anglais ou l’esperanto avec 4h/semaine et des classes de 25 élèves ?

        L’immersion en Wallonie concerne 8% des écoles et les résultats sont probants. Par immersion s’entend :


        - Classe réduite : 10-15 élèves au grand maximum.

        - 1/3 du cursus dans la langue étrangère désirée.

        Cet immersion est en général appliquée dès la primaire et cela jusqu’à la fin du secondaire. Soit, en Belgique, environ 12 années.

        Cependant, et cela constitue une absurdité sans nom pour le pays qui est le nôtre, certaines immersions se font en anglais...sur demande des parents. C’est particulièrement le cas dans une école à Arlon ou le Ndls n’est mis en avant que vers la 3ème année de secondaire...


        De plus, en soi, ce n’est pas la langue qu’on apprend qui est important mais l’apprentissage tout court. Il est bien plus aisé de passer du bilinguisme au trilinguisme que du monolinguisme au bilinguisme.

        Il faut aussi tenir compte des spécificités du pays et priviligiér en premier lieu les langues officielles. Cela parait une évidence, mais en Wallonie, on en est loin.

        L’anglais, de toute façon, l’université s’en charge la plupart du temps particulièrement dans les filières scientifiques.





        • foufouille foufouille 23 mars 2009 11:24

          le but est de creer une langue unique pour que l’europe ait une langue commune
          quand tout le monde parlera anglais, les pauvres pourront etre delocalise


          • Krokodilo Krokodilo 23 mars 2009 11:40

            « Le Laboratoire européen d’anticipation politique - Europe 2020 s’intéresse à l’évolution linguistique dans l’Union européenne. Il a identifié cinq tendances lourdes susceptibles de modifier les équilibres linguistiques d’ici une génération. »
            http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/03/23-lavenir-des-langues-en-europe.qc



            • foufouille foufouille 23 mars 2009 12:47

              l’anglais est donc bien minoritaire en europe
              par contre il est utilise en informatique et dans le commerces
              et surtout tres tres proche de l’americain..............
              et le nwo est americain


            • Bigre Bigre 23 mars 2009 18:31

              Je vois ça : www.leap2020.eu/Quelles-langues-parleront-les-Europeens-en-2025-Tendances-lourdes-des-nouveaux-equilibres-linguistiques-dans-l-UE-d-ici_a1033.html sur le site de Leap. Bof.

              J’avais aussi lu et écrit à l’auteure de Proposition concrète pour une politique européenne d’apprentissage des langues par Marie-Hélène Caillol : www.europe2020.org/spip.php ... parce que ce texte me semble bien plus utopique que l’esperanto. L’auteure y raconte sa facilité à communiquer en plusieurs langues européennes, .... facilité acquise on ne sait comment ... Krokodilo, voici du grain à moudre !

              Bigre !


            • Krokodilo Krokodilo 23 mars 2009 18:59

              Bigre,
              Oui, merci. Pour le deuxième, j’avais lu l’article à l’époque, malgré le titre rien de concret ; et il était impossible de commenter.


            • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 23 mars 2009 12:30


              « It is evident from the observation of primary school classrooms that young children generally are highly motivated by their learning of an additional language. »

              Ma fille m’a dit exactement l’inverse : que la majorité de la classe détestait les leçons d’anglais au primaire. Mais ça n’a pas de valeur statistique, of course. Ni le témoignage pince-sans-rire d’un prof d’anglais, d’après lequel le système mis en place permet d’amener en 6e des enfants déjà dégoûtés de l’anglais
               !

              Etude statistique vs expérience personnelle, quelle honnêteté intellectuelle. Et tel père, telle fille, si j’ose dire.

              D’après mon expérience personnelle à moi, plus un apprentissage est précoce, et quel qu’en soit la nature, mieux il est maitrisé. Entendons nous bien, il ne s’agit pas de deux ou trois éléments, ou de "bases", mais bien d’un apprentissage formel complet.

              Typhon


              • Krokodilo Krokodilo 23 mars 2009 13:27

                 Et où avez-vous vu des statistiques sur le sujet ?


              • Wlad Wlad 23 mars 2009 13:55

                Attention, Typhon, pas de H-S : nous commentons ici une phrase qui affirme une thèse avec un aplomb typiquement massono-krokodilo-skirletien ("Il est évident que..."), sans l’appui d’une once de raisonnement ou de preuve. En l’occurence, je ne sais pas si les gamins sont vraiment motivés : avec les méthodes que j’ai connues au CM2, je comprends qu’il y en ait qui soient restés bloqués devant l’anglais.

                Maintenant, concernant lafille de Krokodildo, je doute moi aussi de son impartialité.


              • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 23 mars 2009 14:21

                Admettons que les rédacteurs du rapport soient aussi fiables que des espérantistes. ça ne fait pas beaucoup avancer le débat. Ce qui est en gras est en gras, ce qui est souligné l’est par moi.

                Recommendation 5 : La progression des enfants dans l’apprentissage précoce des langues devrait être plus étudiée. Il faudrait notamment chercher des moyens de collecter et d’analyser des données. Les enseignants, et leurs formateurs devraient réfléchir au meilleur moyen de suivre la progression de l’apprentissage chez les élèves et les groupes avec qui ils sont en contact
                .

                Il y n’ya pour l’instant que très peu de données relatives aux progrès des enfants dans leur seconde langue.
                Ce qui semble clair est que le parcours de progression émergeant des recherches sur l’acquisition du langage, qui contient des phases de stagnation, de régression, et de "systemturbulenz" n’est pas celui que l’on trouve dans les livres de cours[...], qui est celui d’une progression uniforme.

                DEBUT DE PASSAGE INCRIMINE :Il est évident d’après des observations des classes d’école primaires que les jeunes enfants ont généralement une forte motivation pour apprendre leur deuxième langue. On en sait relativement peu, cependant, sur la manière dont cette motivation évolue au cours de leur scolarité primaire. Il y a des indices qui montrent que, au début, leur motivation est extrinsèque, et liée aux activités amusantes de la classe, et qu’avec une bonne pédagogie elle se transforme en motivation intrinsèque, par défi intellectuel et désir d’accomplissement. Mais il est difficile de savoir par quel moyen un bon professeur réussit à motiver ses élèves de cette manière.

                This insight is important because it can positively affect schemes to secure
                continuity and raise interest in learning other languages, as well as teachers’ beliefs
                about language learning.

                Bon, j’ai la flemme de traduire. En gros ça dit que cette connaissance est importante parce qu’elle pourrait permettre d’améliorer la pédagogie de l’apprentissage des langues. Il y a aussi une liste de référence longue comme le bras.

                Typhon


              • Wlad Wlad 23 mars 2009 14:29

                Malgré les coupes franches de Krokolidio, j’avais bien compris (et d’ailleurs je le disais dans une de mes interventions ci-dessus, quand je parlais d’imposer l’e-o) que le propos des auteurs était qu’on manque de données sur la motivation des enfants face à la langue, et qu’il faudrait commencer à en rassembler de façon scientifique. Merci de l’avoir confirmé.


              • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 23 mars 2009 14:31

                Ce qui ne contredit donc absolument pas le témoignage de krokodilette, que son heureux père devrait envoyer aux rédacteurs du rapport plutot que de le larguer sur l’intraweb.

                Typhon


              • Krokodilo Krokodilo 23 mars 2009 15:49

                Pour la 1285e fois, ce ne sont pas mes coupes franches, mais celles de la modération, à qui j’ai signalé le message délirant de Jovitouriste. Et je n’ai pas signalé le premier message (prem’s).


              • Wlad Wlad 23 mars 2009 16:21

                Je parlais de tes coupes franches dans le texte du rapport, rétablies par Typhon, mais si tu es chatouilleux sur le sujet de la dénonciation, tant pis pour toi...


              • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 23 mars 2009 16:32

                Oui. Mais rassure toi, personne ici ne songe à t’accuser de faire preuve de mauvaise foi en coupant des passages hors de leur contexte pour leur faire dire ce qu’ils ne disent pas.
                Personne ne t’accuse d’être hypocrite, de mentir sciemment, de fausser le débat, de couper les cheveux en X=2^10, d’être à coté de la plaque.

                Typhon


              • Jovitourtiste Jovitourtiste 24 mars 2009 13:57

                Pour la 1285e fois, ce ne sont pas mes coupes franches, mais celles de la modération, à qui j’ai signalé le message délirant de Jovitouriste. Et je n’ai pas signalé le premier message (prem’s).

                Lequel ?


              • hareng hareng 23 mars 2009 12:49

                A partir du moment où une culture domine toutes les autres, et on le voit avec l’anglais, il n’y a pas d’ouverture, mais un écrasement.
                On le voit bien avec la chanson, les programmes radio-TV, etc. : au moment où l’on nous parle de l’Europe, combien de chansons en italien, allemand, grec, finnois ou autre des 25 langues de l’UE chacun de nous a pu entendre durant l’année écoulée ?
                Et ceci sans parler des autres continents. La majeure partie des films nous vient des EUA ou de la Grande-Bretagne, etc.
                C’est ça, la découverte des cultures étrangères, l’ouverture ?

                Il faut savoir en premier lieu à qui rapporte la dictature de l’anglais : Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent.
                (David Rothkopf, directeur général du cabinet de consultants Kissinger Associates,In Praise of Cultural Imperialism ? 1997).


                Donc il s’agit bien de l’intérêt des EUA über alles et non du celui de l’humanité toute entière.

                Le surréalisme, c’est de voir tant de gens sacrifier un temps fou, de l’argent et des efforts injustifiés pour pouvoir communiquer plutôt mal que bien quand un moyen plus adéquat, plus facile d’accès et surtout plus équitable, existe.
                Le surréalisme, c’est de voir à quel point des gens, qui n’ont pas pourtant pas fréquenté des écoles parmi
                les plus minables, peuvent apparaître comme frappés d’idiotie lorsqu’ils s’efforcent de parler l’anglais : ,

                Il est évident que, au départ, l’anglais a au moins un atout que l’espéranto n’a pas : tout le monde croit qu’il est non seulement utile, nécessaire, indispensable, qu’il n’est point de salut sans lui, etc. Tout le monde sait qu’il existe alors que le pourcentage de personnes qui ont connaissance de l’existence de l’espéranto est peu élevé, même dans les milieux intellectuels. Ce n’est motivant d’apprendre une langue que lorsque l’on sait qu’elle peut être utile, qu’elle peut apporter bien des satisfactions, que ce n’est pas un simple passe-temps, qu’elle a un usage professionnel répandu (ce qui, il faut le reconnaître, est encore un handicap pour l’espéranto, mais ce n’est pas une situation définitive).

                L’espéranto est pourtant un des meilleurs moyens de faire trouver, aux enfants, un intérêt très vif aux exercices, si souvent fastidieux, des cours de langues. Quand il abordera l’étude des langues étrangères, cet assouplissement du sens linguistique sera d’une valeur inestimable. L’espéranto se plaçant à mi-chemin entre le français et l’allemand, par exemple, ou le latin, permettra en les fractionnant de réduire considérablement les difficultés.


                • Muadib 23 mars 2009 13:06

                  "on le voit"

                  "
                  On le voit bien"

                  Une belle manière de commencer une argumentation.


                • hareng hareng 23 mars 2009 17:38

                  Raisonnement absurde basé sur une ignorance totale du sujet et des supputations non moins absurdes !

                  Buffon avait écrit :
                  La seule vraie science est la connaissance des faits.

                  Et là, nous voyons quelqu’un qui n’a aucune connaissance des faits, je ne demande à personne de me croire, mais je donne à chacun la possibilité de découvrir des choses très souvent ignorées du grand public. 
                  Le monde réel est celui où des puissances ont trouvé et continuent de trouver largement leur compte dans l’imposition de leur langue NATIONALE dans le rôle de langue INTERNATIONALE, mais cela, il faut un certain degré de maturité politique pour le comprendre.
                  IAucune invention, aucune propagande, en tout ça : il suffit de faire usage de son cerveau et de juger sur pièce.
                  Même sans démontration scientifique, toute personne qui dispose d’un cerveau et sait en faire usage en arrive à la conclusion que l’on peut faire beaucoup mieux avec l’espéranto, et en moins de temps, qu’avec l’anglais. Son seul désavantage est d’être encore beaucoup moins utilisé, mais l’information circule et ne dépend plus totalement des médias, comme c’était le cas auparavant, et ce désavantage peut être contrebalancé.


                • Jovitourtiste Jovitourtiste 24 mars 2009 11:53

                  Le Massonotron devient de plus en plus efficace.


                • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 24 mars 2009 12:31

                  Nan mais en postant des résultats tels quels, j’aurais été grillé encore plus vite.

                  Typhon


                • Jovitourtiste Jovitourtiste 24 mars 2009 17:59

                  Poster ce genre de commentaire en réponse à un passage de 1984, c’est assez gros quand même...


                • Jean-paul 23 mars 2009 14:29

                  Les esperantistes seraient ils plus de gauche ,donc ils n’aiment pas la langue anglaise qui represente l’ imperialisme americain )


                • Romain Desbois 23 mars 2009 14:31

                  Des propositions des internautes ont été étudiées par une centaine de français cette fin de semaine dernière ; l’espéranto occupe la septième position (gràce au groupe de pression des très actifs militants espérantistes)
                  http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu/fr/propositions
                  Hélas comme d’hab. le résultat se transforme en eau de boudin , même si l’idée d’une langue européenne reste dans les proposition (bien que les moyens proposés n’ont pas grand chose à voir)
                  http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu/fr/news/22032009/les-dix-propositions-francaises-pour-lavenir-de-lunion-europeenne


                  Les enfants adorent inventer des langages incompris des adultes. L’apprentissage de l’espéranto pourrait être proposé aux enfants comme un code ludique qu’eux seuls comprendraient (avec l’Eo ya pas de souci [je me troll comme ça c’est fait] ;o) )
                  L’on entend souvent des plaintes sur la baisse de la qualité de la pratique de la langue française. Or l’espéranto peut être utilisé comme méthode propédeutique non suelement pour facilité l’enseignement d’autres langues mais également de sa langue maternelle ou paternelle d’ailleurs (en Eo on n’aurait pas ce genre de soucis sémantique)
                  Personnellement je l’ai testé sur moi même et lorsque je cherche à savoir si un mot français est un adverbe ou un adjectif, je regarde en eséranto ou c’est par sa terminaison tout de suite visible. Ce n’est qu’un exemple de l’utilité d’une langue comme l’espéranto et c’est vraiment dommage de s’en priver.


                  • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 23 mars 2009 14:36

                    Or l’espéranto peut être utilisé comme méthode propédeutique non suelement pour facilité l’enseignement d’autres langues mais également de sa langue maternelle ou paternelle d’ailleurs (en Eo on n’aurait pas ce genre de soucis sémantique)

                    La propédeutique de l’espéranto ? On parle bien d’un truc sur lequel le manque de données fiable est à peu près aussi criant que celui d’eau dans le désert d’Atacama ?

                    Personnellement je l’ai testé sur moi même et lorsque je cherche à savoir si un mot français est un adverbe ou un adjectif, je regarde en espéranto ou c’est par sa terminaison tout de suite visible..

                    Je ne conteste pas cette expérience personnelle, après tout, les statistiques sont basées dessus. N’éanmoins, je doute de la fiabilité de cette méthode, ne serait-ce que parce qu’une incapacité à trouver la nature d’un mot donne en général de grosses difficultés pour traduire.

                    PROTIP : si ça s’accorde, c’est un adjectif.

                    Typhon

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