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Accueil du site > Actualités > Europe > On nous mène en bateau avec le « modèle allemand »

On nous mène en bateau avec le « modèle allemand »

Si le modèle allemand était si fantastique, la première ministre allemande ne serait pas dans une logique de dérive nationaliste et prisonnière de l’extrémisme de son allié bavarois de la CDU, ou, du moins, elle aurait critiqué vertement les articles carrément racistes et dédaigneux des tabloïdes populaires allemands concernant la Grèce et par extension tous les pays du sud européen. Elle n’aurait pas tardé non plus à prendre des décisions aux prémices de la crise de la dette, ce qui aggrava la crise grecque et rendit caduques les premières mesures, trop tardives, de l’Europe, juste pour ne pas perdre les élections de plusieurs Länder. Peine perdue par ailleurs : depuis qu’ Angela Merkel est au pouvoir elle a perdu toutes les élections intermédiaires, même dans les fiefs historiques de la CDU, tandis que ses alliés libéraux mangent la poussière à chaque scrutin. Par contre, De Linke, qui n’était fortement implanté jusque là que dans les Länder de l’est représente désormais plus de 11% des suffrages nationaux. Tout cela n’est que calcul pour éviter des résultats électoraux calamiteux. 

Mais ces résultats ne sont que le résultat effectif de ce que la partenaire du président Sarkozy considère comme un modèle idyllique à suivre et à imposer au reste de l’Europe. Précarité de l’emploi, très bas salaires pour une grande partie de la population active, protection sociale anémique, prédation par les grandes enseignes à l’Est sur le dos des friches industrielles est-allemandes, pression sur les salaires par une population surexploitée de travailleurs saisonniers issue des pays limitrophes (Pologne, Ukraine, Biélorussie, etc.), paupérisation des classes moyennes, des scientifiques des universitaires de l’ex Allemagne de l’est, stagnation en conséquence du pouvoir d’achat interne que les exportations cachent mal. Que le président Français ose dire, puisqu’il fait de l’Allemagne un modèle à suivre impérativement, quel est le pourcentage des femmes dans le marché du travail. Qu’il indique quel est le salaire moyen des salariés mobiles, flexibilisés et corvéables à merci. Qu’il nous explique pourquoi il clame que les charges sont plus importantes en France quand en fait, en calculant les spécificités allemandes (dont les « impôts religieux ») les charges en France sont 20% moins importantes. Qu’il dise ouvertement que les multiples caisses d’assurance maladie sont des « fonds de pension », spéculent et - quand tout va bien - redistribuent, ce qui explique des salaires convenables, mais aussi la place de la finance dans le marché du travail et tout ce qui en découle. 

« L’Allemagne sera la cible de la fureur européenne  » vient de déclarer à Munich Robert Zelik, président de la Banque Mondiale, « si elle persiste dans sa politique de rigueur sans contrepartie significative de mesures de relance  ». Que le président français, qui prépare en ce moment une interview croisée avec Angela Merkel, assume cette politique d’austérité qui ne répond désormais qu’aux intérêts bien compris de la finance et de l’industrie exportatrice allemande et aux besoins électoraux de la coalition au pouvoir à Berlin. Et que les spécialistes et autres commentateurs audio-visuels prennent enfin la peine d’expliquer en détail ce que signifie pour le citoyen français l’alignement à cette politique. Au lieu de répéter invariablement qu’il n’existe pas d’autre choix. 


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82 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 4 février 2012 09:35

    Bonjour, Michel.

    100 % d’accord avec cet article dont le titre résume parfaitement le regard que l’on devrait porter sur l’Allemagne dessinée par Schröder : une Allemagne de l’extrême précarité et de l’isolationnisme qui porte les germes de son prévisible effondrement socioéconomique.


    • Emmanuel Aguéra LeManu 4 février 2012 14:57

      Bonjour à l’un et à l’autre. Rien à ajouter ni à l’article ni au commentaire de Fergus.
      Si pourtant...
      Il neige dans l’arrière pays niçois et hier soir j’ai vu « les nouveaux chiens de garde », de Pierre Carles.
      Eh bien allez-y et surtout envoyez-y vos voisins de droite.
      Merci M. Carles.


    • lagabe 4 février 2012 17:18

      oui et quel que soit le modéle occidental , on est au limite , à moins d’une grosse remise en cause
      LES DECLINOLOGUES PRENNENT LA PLUME
      L’Occident est fini, il doit céder son sceptre... Mais pourquoi maintenant ? Dans
      Civilization, The West andtheRest (« Civilisation l’Occident et le reste », publié en mars 2011 en anglais aux éditions Allen Lane), l’historien écossais Niall Ferguson identifie « six innovations clés qui ont donné à l’Occident l’avantage sur les autres civilisations : la concurrence, la science, le droit de propriété, la médecine, la protection des consommateurs, l’éthique au travail », résume Andrew Preston dans une critique du livre parue dans The Globe and Mail. Mais, après cinq siècles de domination occidentale, ces valeurs sont tombées en désuétude. Selon Niall Ferguson, l’Occident a dilapidé son propre héritage, causant les raisons de sa chute. Pour l’historien lan Morris, qui a publié en octobre 2010 Why the West Rules -For Now (« Pourquoi l’Occident domine pour le moment », publié en anglais chez Fanas, Straus and Giroux), la chute des civilisations, quelles qu’elles soient, est inéluctable. Passé un certain degré de développement, elles font face à un goulet d’étranglement et sont incapables de concilier leurs besoins avec la raréfaction des ressources et la dégradation de l’environnement.
      Or l’Occident est allé bien au-delà de ce seuil. Une « anomalie » qui pourrait prouver qu’il a su triompher de ce que lan Morris appelle « le paradoxe du développement social ».

      donc faut remettre aussi en cause le modéle français


    • BOBW BOBW 4 février 2012 20:51

      @ LeManu :je confirme : cet prés midi l « Grande Corniche » avec ses hauteurs et les villas avoisinantes autour de La Turbie étaient recouvertes de neige.


    • Ariane Walter Ariane Walter 4 février 2012 09:45

      Bonjour Michel,

      je partage , évidemment , ton indignation.
      En fait , l’Allemagne est un modèle quand on veut que le peuple soit pauvre et crève et que les fonds de pension nourrissent les vieux nantis.
      C’est un des arguments de la campagne de Mélenchon que j’apprécie le plus. Il sait parfaitement ,lui, l’ami d’Oscar Lafontaine qui assiste à ses meetings, remettre à sa place le fameux modèle allemand !
      Oui, bcp d’allemands ne vivent pas mieux que les Grecs !
      Nous sommes actuellement un des derniers ilots de société sociale ! Bon dieu, il faut se battre pour garder ça !


      • Rensk Rensk 4 février 2012 13:24

        Oui et l’Allemagne risque très fortement de casser la libre circulation... en effet ils obligent des gens au chômage a Berlin de prendre un job en Suisse sous réserve de perdre tous leurs droits.

        La Suisse est donc devenu la « réserve du chômeur germain », il y en a tellement qu’il y a eu deux réactions :
        1) Les bochs ont obligé de parler la « bon » allemand dans les crèches (on en revient gentiment de cette imposition de croyance de supériorité)
        2) Nous n’avons plus de logements a prix abordable à cause d’eux !!!

        Il y a un vrai risque que des gens vont lancer une initiative pour dédier le contrat avec l’UE...


      • herbe herbe 4 février 2012 10:32

        Ah c’est fabuleux en politique (mais pas que hélas) cette tentation de la réduction pour au final faire le choix qui conforte son idéologie.


        Déjà il n’y a pas « un » modèle allemand...
        Comme chez nous et ailleurs il y a plusieurs courants en lutte d’influence politique et idéologique. (Merkel peut très bien perdre les prochaines batailles..)

        Pour comprendre imaginons la situation dans l’autre sens, que prendre du « modèle » français ?
        L"héritage du CNR ou ceux qui veulent sa peau au nom de l’adaptation au libéralisme ?

        Ceux qui vantent tant le modèle allemand paraîtraient un peu moins suspects si dans leur choix d’importation ils incluaient l’exemple Allemand quand au choix énergétique, ah bon ça on prend pas ?

        pfff ce sont les mêmes qui nous vendaient le miracle espagnol d’hier :

        • Ariane Walter Ariane Walter 4 février 2012 10:41

          Herbe : excellente comparaison avec le modèle espagnol !!
          Je pense aussi à Sarkozy vantant les subprimes américains !!!
           Celle-là on peut la ressortir !
           Il a quand même une analyse politique d’une étonnante sûreté !


          • herbe herbe 4 février 2012 11:03

            Tout à fait Ariane !


            Quand on y regarde de plus près en effet, il y a de quoi s’étonner...

            Il n’y a pas si longtemps non plus il y avait plutôt un alignement sur les anglo que sur les saxons...mais à chaque fois avec un filtre sacrément orienté.

            Un seul exemple, la flexibilité/dérégulation tant vantée qu’on voulait importer de Londres oubliant de préciser que les salaires y étaient sans commune mesure (ce qui permettait de compenser certains aléa voire même de venir tranquillement s’acheter un petit bout de terrain en France !)

            Quand au modèle Allemand, là encore tri sélectif de tout ce qui ressemble à de la précarisation mais silence assourdissant sur leur politique énergétique et leur organisation politique.
            Les Lands ont autrement plus de compétences que nos régions : http://fr.wikipedia.org/wiki/Land_(Allemagne)#Comp.C3.A9tences

          • ZEN ZEN 4 février 2012 10:49

            C’est bien de remettre les choses en place, Michel

            Après le modèle américain de JJSS, le modèle japonais, suédois, finlandais, voici le modèle allemand...
            La France douterait-elle d’elle-même, pour chercher ailleurs des modèles  contestés, sans prendre en compte les deux faces d’une réalité idéalisée pour les besoins de la cause et sans remettre en question les comparaisons non pertinentes ?
            Symptôme d’un grand déficit d’idées et d’un désarroi manifeste
            .

            [Nicolas Sarkozy : «  J’admire le modèle économique allemand  » Jean-François Copé  : « Nous devrions utiliser le modèle allemand comme exemple » François Fillon  : « Il faudra aller vers un temps de travail commun, vers un âge de retraite commun […], c’est la clé de la survie de la zone euro » Laurence Parisot  : «  il est indispensable que la France et l’Allemagne aient une approche économique et sociale de plus en plus similaire, pas forcément identique mais similaire et ce que veut dire le mot convergence, c’est réduire les divergences  »]
            __Nobody’s perfect, Sarkozy liebt das deutsche Modell . Avec angélisme ou opportunisme, il semble proclamer modestement Ich bin ein Berliner ! et se ranger (officiellement) du côté d’Angela, pourtant en plein dilemme.
            _Le prétendu recul du chômage Outre-Rhin n’est pas un miracle, quand on connaît les dessous de la compétitivité allema
            nde et le nombre masqué de travailleurs pauvres.


            • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 4 février 2012 11:02

              @ ZEN et Arianne. Le problème avec les hommes politiques c’est qu’ils n’ont plus aucune vision ; bateaux ivres dans une mer déchaînée de la mondialisation. Ils se disent pragmatiques mais en fait, ils sont des pick poket’s. D’où leur propention à dénicher des modèles, c’est à dire des idées et des modus vivendi, sans même penser sur leur adaptation. De toute façon, ce ne sont que des mots, des postures, des slogans. Au moindre remous ils prennent la tangente. Au nom d’une harmonisation européenne ils essaient de pomper ce qui leur paraït efficace chez leurs voisins. Mais ça ne marche pas. Tout simplement parceque sans pensée autonome, sans pensée résultant de leur propre histoire (et ils se servent de l’histoire exactement de la même façon, en prédateurs d’idées, de phrases de personnages) il est impossible de construire quoi que ce soit. A remarquer, que les uns et les autres puisent essentiellement chez leurs adversaires politiques. Des adversaires idéologiques (s’appuyant sur une vision du monde déffinie et utopique) il n’en existe plus...


            • Defrance Defrance 4 février 2012 16:06

                @ l’auteur, 

                  Le problème avec les hommes politiques c’est qu’ils n’ont plus aucune vision ; bateaux ivres dans une mer déchaînée de la mondialisation

                Une marionnette NE DOIT PAS avoir de vision, uniquement celui qui tire les ficelles sait et voit ou il va ? Et l’ivresse aide bien a faire faire n’importe quoi ? 

                Si on elisait le monde de la finance ce probleme changerait ( je ne dis pas disparaitrait) ? 


            • lagabe 4 février 2012 18:14

              TOUT est foutu : Et puis ; non. La semaine der¬nière, c’était le sommet de la dernière chance (voir p. V. On le clamait à la une des journaux : « Il reste dix jours pour sauver l’Europe ! » Aujourd’hui, sommes-nous sauvés ? Pas sûr. A peine le sommet achevé, les agences de notation dégradaient la note des banques. Et mena¬çaient de dégrader toute l’Eu¬rope. Pourquoi ne pas dégra¬der la Terre entière, et baste ?
              C’est curieux, cette atmo¬sphère d’apocalypse lente. Ces mauvaises nouvelles qui se succèdent par vagues inces¬santes. On a peur de tout. On ne fait plus confiance à personne. L’ambiance est plom¬bée. On n’y comprend plus rien. Sarkozy n’arrête pas de sauver la situation ; elle n’ar¬rête pas d’empirer. Il y a quelque chose qui cloche.
              Et voilà qu’au hasard d’un rangement de bibliothèque on retombe sur ce bref bouquin de Castoriadis. On le relit : Il date de plus de dix ana. Il parle d’aujourd’hui : « Les libéraux nous disent « il faut faire confiance au marché ». Mais ce que disent aujourd’hui ces néoli¬béraux, les économistes aca¬démues eux-mêmes l’ont ré-futé dans les années 30. Ils ont montré qu’il ne peut pas y avoir d’équilibre dans des sociétés capitalistes. » Qu’aujourd’hui la crise nous colle aux pattes. Rien d’étonnant, donc. « Ils ont montré que, tout ce que racon¬tent les libéraux sur les vertus du marché qui garantirait la meilleure allocation possible, qui garantirait des ressources, la distribution des revenus la plus équitable possible, ce sont des inepties ! » Mais, ces inep¬ties-là, on continue de les entendre tous les jours, même si au fond plus personne n’y croit. « L’humeur, la disposi¬tion générale est une disposi¬tion de résignation. » On laisse Sarkozy et Merkel s’activer pour réparer la machine eu¬ropéenne. Les peuples regar¬dent ça de loin : de toute façon, ils n’ont pas leur mot à dire. « Nous n’en sortirons que par la résurgence d’une critique puissante du système et une re¬naissance de l’activité des gens, de leur participation à la chose commune. » L’Europe, notre « chose commune » ? De moins en moins... Tout simplement parce qu’on ne sait pas dans quelle direction elle va. Sau¬ver l’euro ? réduire la dette ? arrêter de vivre au-dessus de nos moyens ? aller vers plus de solidarité, ou vers le cha¬cun pour soi ? Castoriadis, tou¬jours : « La société capitaliste ajourd hui est une socièté qui à mes yeux court à l’abîme à tout point de vue parce que c’est une société qui ne sait pas s’autolimiter. Et une société vraiment libre, une société autonome, comme je l’appelle, doit savoir s’autolimiter. » C’est tout l’inverse aujourd’hui : ce ne sont pas les peuples qui dé¬cident de quelle autolimitation ils veulent, mais « les mar¬chés », comme on dit, qui nous imposent la rigueur, c’est-à-dire une limitation autoritaire, pas voulue, pas négociée, pas discutée, qui pèse sur les plus pauvres. « Je crois qu’actuel¬lement tout le monde dans la société -à part 3 ou 5 % — a un intérêt personnel et fondamental à ce que les choses changent. » Nous sommes les 99 %, disent les Indignés. Cas¬toriadis est mort en 1997. Ça fait du bien, une pensée tou¬jours vivante.
              Jean-Luc Porquet
              • Cornelius Castoriadis, « Post-scriptum sur l’insignifiance : en¬tretiens avec Daniel Mermet (Editions de L’Aube, 199


            • leypanou 4 février 2012 11:04

              @auteur :
              Quand il s’agit de suivre le modèle allemand dans le sens qui les arrange, la majorité actuelle et les « nouveaux chiens de garde » (que je ne vais pas citer pour ne pas leur faire de la peine, ils passent souvent chez Y. Calvi par exemple) ne tarissent pas d’éloge. Par contre, ils ne parlent jamais ou presque du nombre d’annuités de 35 ans par exemple. De la même manière, quand « ils » disent que la cause du chômage en France est le manque de fléxibilité, « ils » se gardent bien de dire qu’au Royaume Uni où la flexibilité est à son maximum, cela n’a pas empêché le Royaume Uni d’avoir un taux de chômage qui a augmenté vertigineusement malgré cette flexibilité tant souhaitée.

              Bref, on a affaire à un enfumage permanent et les économistes non mainstream genre Frédéric Lordon ne trustent pas tous les jours les écrans de télé comme les « journalistes » du Figaro par exemple.


              • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 4 février 2012 11:07

                Absolument. C’est à la carte, au bon plaisir et en oubliant contraintes et résultats. Attitude a-historique par excellence...


              • Fergus Fergus 4 février 2012 11:24

                Bonjour, Leypanou.

                Bien d’accord, Sarkozy et ses amis libéraux ne font référence aux modèles socioéconomiques étrangers que dans leurs aspects négatifs, jamais les aspects positifs. Cela s’appelle de la « duplicité ». Il est vrai que la duplicité est la marque du sarkzoysme !


              • lagabe 5 février 2012 09:46

                le modèle du CNR a l’époque actuelle serait il tenable
                la réponse est NON


              • Pierre-Yves Martin 4 février 2012 11:57

                Bonjour,

                Sur un point particulier, l’importance électorale de Die linke, j’aimerais bien que ce que vous dites soit exact. Malheureusement, ce ne l’est pas. Die Linke a beaucoup reculé depuis quelques années, tant aux élections aux landtags qu’aux intentions de vote pour le Bundestag.

                Les derniers sondages le placent aux alentours de 7% globalement

                En réalité ce sont les verts, et plus surprenant le, parti « Piraten » qui progressent. On ne peut pas classer les verts à gauche ; ce sont ds opportunistes qui s’allient tantôt avec la CDU, tantôt avec le SPD. Ils sont à leur zénith, mais je pense qu’ils commenceront bientôt à décliner. Quant aux pirates, je ne sais rien d’eux.

                Tout se passe comme si certains allemands essayaient tour à tour tous les nouveaux partis qui émergent, puis s’en détournaient. Signe sans doute d’une perte de confiance profonde d’une minorité d’entre eux, qui n’est pas sans rappeler les intentions de vote élevées pour le FN chez nous, mais pas poussée de gauche.


                • Defrance Defrance 4 février 2012 12:08

                   Bonjour, 

                    Die Linke a surtout du mal a l’Ouest ou le parti communiste était interdit il n’y a pas encore si longtemps, pourtant ils arrivent doucement a entrer dans les gouvernements des Lands . 

                     Par contre a l’est ils arrivent a 20% en Saxe, Poméranie et Brandebourg . 

                   Par contre le FDP (parti centriste) qui était la force d’apuis de Merkel est tombé a 3% 


                • Pierre-Yves Martin 4 février 2012 12:16

                  Je crois qu’il y a surtout des problèmes entre :

                  • les dirigeants de l’est, venus de la mouvance ex-communiste et, surtout, qui peuvent obtenir des postes,
                  • et ceux de l’ouest, dissidents du SPD et plus contestataires, parce que sans grands espoirs d’arriver aux pouvoir, même localement.

                  Une situation qu existe potentiellement en France entre PCF et parti de gauche. Nous risquons d’ailleurs de nous apercevoir assez vite.

                • Defrance Defrance 4 février 2012 12:37

                     vouus avez raison, en Allemagne (comme aux USA) le fait d’etre connu comme sympatisant communiste ferme beaucoup de portes ! 

                       Pourtant le Reichstag à brulé depuis longtemps ? 


                • chantecler chantecler 4 février 2012 13:20

                  En ex RDA peut être il y a t’il certaine nostalgie de l’ère communiste , où le niveau de vie n’était pas bien élevé mais les protections contre le chômage, pour l’éducation , la santé le logement étraient bien présentes .
                  Mais couvaient aussi les nostalgiques du III éme Reich qui expliquent un peu la violence du régime RDA .
                  A la chute du mur , il est bien évident que l’attirance vers le monde occidental , le modèle américain , la protection OTAN , sont arrivés au premier plan .


                • Defrance Defrance 4 février 2012 11:57

                  Bonjour a tous,

                  L’Allemagne triche énormément , depuis longtemps sur son import camouflé et son export de « made in Germany » qui est de plus en plus du « made in n’importe ou » !

                  Déjà dans les années 90 des poulets débarquaient a Hambourg das des emballages « élevés et abattus en Allemagne alors qu’en vérité ils arrivaient de Saïgon !

                   Je dénonce depuis des années la triche des allemand qui exportent du »made in n’importe ou « déguisé en Made in Germany ! 

                  Et on leur cire les pompes en les montrant en exemple !
                  Dejà dans les années 80-90 mon épouse a vu arriver a Hambourg des poulets Vietnamiens dans des emballages marqués »élevés en Allemagne«  !

                  Une scie sur Table a 89 euros » Made in germany «  ??????
                  Une ponceuse de 600w a 25 euros »Made in Germany«  ???????

                  Quand on regarde à l’intérieur de ces machines, TOUT vient d’Asie y compris l’emballage ! ! le montage est »peut être« réalisé en Allemagne par des 1€ jobs , mais rien de plus !

                  Les plans de la Commission de l’UE
                  L’industrie est inquiète »Fabriqué en Allemagne« 

                  DAPD

                  L’équipementier automobile ZF Friedrichshafen AG : DIHK craints »des dégâts immenses » causés par les plans de l’UE

                  L’UE veut compliquer la *tâche de l’étiquette « Fabriqué en Allemagne »* claire : Il faut seulement distinguer les produits qui composent *d’au moins 45 *pour cent de matières recyclables allemand. Les entreprises sont outrés - et selon la DIHK (chambre d’industrie et du commerce), menace également la perte d’une orientation du consommateur.

                  Berlin - Il est considéré comme l’un des sanctuaires de l’industrie allemande - selon violente chute de la réponse de l’économie sur les plans de l’UE : Le label « Fabriqué en Allemagne » appareils avec le changement envisagé à l’origine du droit des biens en danger, a déclaré le Président de la DIHK Hans Heinrich Driftmann au journal « Die Welt ». « Si l’avenir de l’origine et la valeur des matières sont cruciaux pour de nombreux produits ne sont plus considérés comme allemands, » at-il dit.

                  Commissaire Algirdas Semeta envisage de rendre le label « Fabriqué en Allemagne » qu’aux produits qui sont dérivés d’au moins 45 pour cent de la portion de valeur de l’Allemagne. Jusqu’ici, selon les règles de l’UE, le pays est le pays d’origine, où « la dernière transformation substantielle et économiquement justifiée et« a été faite. Par conséquent, aujourd’hui, les produits sont également marqués avec l’étiquette »Fabriqué en Allemagne« , si ils ont fait plus de*90 pour cent étranger*, mais ont été modifiés en Allemagne.

                  Driftmann dit le journal continue, les plans de la Commission européenne, a entraîné une perte énorme pour l’économie allemande. L’initiative de Bruxelles toucherait principalement les exportations à forte intensité de secteurs comme l’industrie automobile, électrique, mécanique et génie végétal. Les consommateurs devraient également être privé d’un guide important, a dit Driftmann.

                  Une décision finale sur l’évolution de l’origine légale des biens n’a pas diminué. La résistance au projet, non seulement dans les affaires, même au sein de l’autorité de la Commission, il est controversé.

                  La raison pour laquelle les plans de l’UE était un différend sur des droits antidumping sur les produits de la Corée du Nord qui ont été fabriqués à partir de câbles d’acier chinois. Contre les marchandises coréennes du Nord de Bruxelles actuellement imposées fonctions. En revanche, un groupe allemand s’était plaint devant la Cour européenne de justice (CEJ). Les cordes étaient faites de pièces chinoises et ne furent assemblés en Corée du Nord, il dit. Le groupe a gagné.

                  De plus la democratie n’existe pas en Allemagne, le FDP qui permet a la droite de survivre est autour de 3 a4% dans les sondages !

                  les allemands veulent aussi revenir a l’assurance maladie publique !
                  traduction google)

                  *Primes d’assurance élevées**
                  Fuites de l’assurance santé privée*

                  Le projet de loi a été salé, le grand choc : de nombreux compagnies d’assurances privées ont leurs contributions à la première A fortement augmenté en Janvier. Or, selon les informations SPIEGEL augmente le nombre de patients privés qui veulent retourner à l’assurance obligatoire.

                  Hambourg - Beaucoup assurance santé privée ont dès Janvier 2012 augmenté leurs contributions, parfois jusqu’à 50 pour cent. Maintenant, le nombre de patients privés, qui veulent passer à l’assurance maladie obligatoire de manière significative. « nous sommes submergés de demandes de renseignements téléphoniques d’assurés privés qui veulent revenir au Public », explique Wilfried Jacobs, chef du Spiegel AOK Rheinland / Hambourg DER. Le même rapport a également d’autres fonds.

                  Pour Barmer GEK environ 27 600 assurés ont déjà changé quitté la concurrence privée au cours de la dernière année, neuf pour cent de plus qu’en 2010. Une tendance similaire a été confirmée, le technicien de la compagnie d’assurance-maladie dit SPIEGEL. Il étudiés dans la dernière année, 68 000 patients refuge privé, près de douze pour cent de plus qu’en 2010.

                  Échappatoires pour la sortie

                  Le législateur a prévu pour le retrait du fonds privés dans des cas exceptionnels. Quiconque est au chômage, par exemple, est autorisé à quitter l’assurance maladie privée, ainsi que les employés dont le salaire dans la limite de l’assurance obligatoire de € 45 900 glissades, ou travailleurs indépendants, le passage à un poste permanent avec un niveau de salaire similaire.

                  Quiconque est sérieux au sujet du changement, dont certaines espèces pour vous aider à trouver des échappatoires, »Il y a des moyens pouraider les patients privés« , explique un gestionnaire de l’assurance maladie dit SPIEGEL. « Pourvu que l’employeur respectif consente. »

                  Les allemands se vantent aussi de la montée des contrats de travail sans dire que beaucoup de jeunes, comme les miens ont parfois trois mini job pour gagner 1000€ /mois !

                   Trois emplois , mais un seul employé ! 


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 4 février 2012 12:00

                    Ya t il des dominants industriels autre que les soumis aux dominants financiers étasuniens ?

                    " il y a soixante dix ans, nos envahisseurs allemands n’avaient réussi leur avancée sur le terrain, uniquement qu’après avoir réquisitionné tout le parc de nos célèbres Traction Avant Citroën. Ce sont celles-ci, bien plus véloces que toute la gamme de leurs tanks civils patauds et lourdauds, qui leur ont assuré la victoire au sol. Leur légèreté et tenue de routes, vivacité et nervosité sont dues à la motricité directement transmise au train directeur supportant l’organe le plus lourd de l’ensemble, le moteur, elles paraient par leurs facultés actives à la mauvaise qualité des réseaux routiers de nos deux pays confondus. Quand à la gamme proposée, 7cv, 11cv, 15cv, 22cv, légère, normale, commerciale, familiale, limousine, cabriolet, faux cabriolet, 15 hydro, qui dit mieux ?

                    Ces voiture ont d’ailleurs finalement petit à petit, sans qu’aucun ne s’en vante, donné le « LA » à toute la concurrence, malgré quelques voitures allemandes qui sont encore aujourd’hui récalcitrantes à la générale unanimité et juste récemment passées de la propulsion aux quatre roues motrices en haut de gamme, certains modèles persistent. N’ayons pas peur des mots, les deux seuls arguments valables de nos anciens ennemis ont été l’attaque, qui a souvent été la meilleure défense, et la réquisition de nos outils nettement plus efficaces. Cela datait déjà de la guerre précédente où se sont honorés les fameux taxis de la marne, des Renault pour l’occasion. Il n’y avait plus que les colonels, les généraux et Hitler lui même pour rouler encore en voiture allemandes sur le territoire français. Toutes les autres factions en charge de l’avancée sur le terrain ne se sont pas cachées de s’être vraiment régalés au volant de nos fleurons nationaux, sur nos tentaculaires réseaux routiers, très inégaux et imprévisibles, mais dont les défauts étaient effacés par les Citroën légères.

                    Jusqu’aux années soixante dix, les voitures allemandes n’avaient aucun mérite ni aucune renommée."

                    Je vous laisse méditer là dessus. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/j-ai-teste-pour-vous-la-ford-fuck-92621 Merci


                    • Defrance Defrance 4 février 2012 12:29

                        Bonjour Lisation , 

                        En Allemagne la voiture est un signe de reconnaissance Politiique : 

                          CDU /CSU roulent ghlobalement en Mercedes 

                          SPD et Grünen fürher Roulent en BMW

                         FDP en Audi 

                       et tout ce qui est classé Prolät roule en WW ! 

                       Pour continuer, BMW à des usines au Vietnam, tout comme Bosch , ce qui permet de fabriquer du Made in Germany pas cher ! 

                        Par contre a Saïgon, il y a l’unique garage Citroen qui ne vend que des DS3 au fond d’une cour invisible depuis la chaussée ! 

                        J’avais envisagé de monter un atelier de fabrication de 2cv au vietnam, la seule voiture qui s’adapte au réseau routier local, mais la complexité administrative Française m’a dissuadé ! 

                         


                    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 4 février 2012 13:32

                      Bonjour Defrance, dont le vrai nom doit être probablement Debosch... je plaisante bien sur.

                      « En Allemagne la voiture est un signe de reconnaissance Politique : CDU /CSU roulent globalement en Mercedes... ... SPD et Grünen fürher Roulent en BMW... ...FDP en Audi et tout ce qui est classé Prolät roule en WW ! » En France, aussi, le peuple à consonance locale roulaient en production locale 2O3, puiis 4O3, et enfin 4O4 bâchées. Le monde entier a fini par copier avec insistance, à une nuance près, que nos véhicules étaient destinées à la vocation uniquement utilitaire et non militaires comme toutes le Wagon ou Patrol...etc...  

                       " Par contre a Saïgon, il y a l’unique garage Citroen qui ne vend que des DS3 au fond d’une cour invisible depuis la chaussée ! ... ... mais la complexité administrative Française m’en a dissuadé ! « n’est ce pas là justement l’argument récemment exposé par les agences de notations S&P... ?

                      Personnellement, j’aurais bien persisté à rouler toute ma vie en 2CV aujourd’hui devenue depuis le temps électrique de 600 kg. Voulez que je vous dise, je roulerai en allemande quand ils sortiront une 911 bâchée...Vous êtes donc mon » modèle ".

                      Amitiés.L.S.


                    • Rensk Rensk 4 février 2012 13:54

                      Hemmm... Defrance,

                      Comment expliquez-vous que la Suisse achète plus de WV que de « Merz » où de BMW(ir) ?


                    • Defrance Defrance 4 février 2012 15:42

                      Comment expliquez-vous que la Suisse achète plus de WV que de « Merz » où de BMW(ir) ?

                         Je ne connais pas la « société Suisse » mais il se peut que les critères ne soient pas les mêmes qu’en Allemagne ? Pour un allemand : 1/ la voiture

                                                                  2/ la femme ! 

                       Peut être les taxes ? 

                       J’ai du me rendre trois ou 4 fois en suisse, a Genève et a Veuvey à titre professionnel , je ne connais donc rien a ce magnifique petit pays .

                        

                             

                        


                    • Defrance Defrance 4 février 2012 15:46

                         @LS 

                        Je suis Picard depuis au minimum 1630 ! (le plus loin dans ma généalogie ! Mais j’ai adopté le Vietnam, nettement plus favorable pour mes rhumatismes ! 


                    • louviellas louviellas 4 février 2012 16:32

                      Pour l’instant, pas de 911 bâchée en vue.

                      Par contre, Mercedes vient de nous piquer le Kangoo.


                    • Robert GIL ROBERT GIL 4 février 2012 12:28

                      En Allemagne, un emploi sur trois n’est ni à temps plein, ni à durée indéterminée, un sur dix est un mini-job de moins de 400 €, qui n’ouvre pas droit aux cotisations sociales. On observe dès lors au cours de ces dernières années une explosion des emplois « atypiques » (CDD, intérim, temps partiel, particulièrement pour les femmes) qui ont progressé de près de 130 % entre 1998 et 2008. Au total, 2.5 millions de salariés travaillent pour moins de 5 € de l’heure dans un pays où le salaire minimum n’existe pas....

                      http://2ccr.unblog.fr/2012/02/04/sarkozy-et-le-modele-allemand/


                      • Defrance Defrance 4 février 2012 12:32

                         Exact Robert Gil , 

                            Deux de mes enfants sont dans cette situation ..... et ils ne sont pas seuls ! 

                         Autre signe la durée de vie moyenne d’un SDF allemand est de 33 ans contre 48 en France ! 


                      • Yvance77 4 février 2012 14:42

                        Salut,

                        Eh oui cela ne se nomme « dérégulation » d’un marché (du travail ici) et on en voit tous les jours la dangerosité et le basculement rapide dans la précarité.

                        Sarko ce qu’il ne pige pas est que notre pays s’est construit sur une République que les citoyens aspirent à être « égalitaire ». L’on a abolit la noblesse et les titres qui vont avec. Les Anglais eux ont faire l’inverse, ils ont conservé un modèle type « aristocratique ».

                        Je ne juge pas les choix des peuples, mais nous nous savons ce que nous voulons et ce n’est ni le schéma allemand, pas plus que le britannique et encore moins l’américain.

                        Alors que ce crétin dégage du trône car marre d’être gouverné par des cons dangeureux


                      • Defrance Defrance 4 février 2012 15:29

                        Sarko ce qu’il ne pige pas est que notre pays s’est construit sur une République que les citoyens aspirent à être « égalitaire ». L’on a abolit la noblesse et les titres qui vont avec. Les Anglais eux ont faire l’inverse, ils ont conservé un modèle type « aristocratique ».

                        C’est bien pour cela que l’Usurpateur ne se présente pas sous son vrai nom : 

                          Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa !   avec ce nom segoléne Royale aurait peut être été élue ? 


                      • Defrance Defrance 4 février 2012 12:41

                            On ne nous dit pas aussi que de nombreux magasin disparaissent, surtout depuis un an ! 

                             Ces six derniers mois, au minimum le quart des boutiques d’une des plus grande gallerie marchande de Cologne sont a reprendre ???? 

                            

                         


                        • sdzdz 4 février 2012 12:41

                          En Anjou, les producteurs de légumes dont les asperges sont concurrencés et leur comptabilité mise dans le rouge par des producteurs allemands faisant payer leurs charges sociales dans le pays d’origine des salariés immigrés...


                          Il y a quelques années, l’Allemagne était importatrice nette, elle est aujourd’hui exportatrice nette. Qui donc est aux responsabilités depuis 2002 ?

                          Certains secteurs d’activité sont donc incapables de supporter la concurrence des pays de l’est, après l’Espagne, la Grêce. Comment préserver des emplois avec un système européiste ouvert quand par ailleurs dans bien d’autres secteurs, le coût salarial est 15 à 20 fois moins cher en Asie, 50 fois moins cher demain en Afrique !?! Réponse : on ne le peut pas !

                          « On vous ment, on vous spolie » était un excellent slogan de campagne... même si l’on n’est pas obligé d’être collectiviste comme Laguiller !


                          • Rensk Rensk 4 février 2012 13:04

                            La « matrone » aurai aussi dû réagir au scandale du http://www.verfassungsschutz.de/

                            A vous de voir ce qui est en train de se faire en France... Justice ? Égalité ? smiley

                            Quand je pense au scandale réel « des terroristes du TGV » que vous voyez en France comme étant un acte de français alors que des allemands ont en revendiqué en être les auteurs...

                            Les bosch sont plus crédible que les frouzes car ils sont aussi plus présent lors de transport « atomiques »...


                            • Rensk Rensk 4 février 2012 13:39

                              Votre « référence » = BFM-TV est en soit déjà un mensonge, une manipulation... N’oubliez jamais que ces « Journalistes » -là... ont complétement oublié leurs règles crée par la profession elle-même... Et attention, la dernière mouture me semble avoir été faite chez les bosch ! Si sérieux !!!


                            • Defrance Defrance 4 février 2012 15:52

                               Il y a une différence culturelle entre Français et Allemands. Les Allemands ont le sens du collectif

                                  Collectif national peut être , on en sait quelque chose, par contre collectif citoyen, surement pas ! 

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