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Accueil du site > Actualités > Europe > Où commencera le démontage de l’euro : Athènes, Madrid, Rome (...)

Où commencera le démontage de l’euro : Athènes, Madrid, Rome ?

Bien sûr, pour l’instant, ces pays seraient plutôt partants pour une évolution fédérale où l’Allemagne leur apporterait une solidarité financière et la BCE interviendrait pour les aider. Mais avec le refus des créditeurs d’accorder plus d’argent, l’explosion de la zone euro devrait venir du Sud.
 
L’impasse de l’austérité sauvage
 
L’impasse dans laquelle se trouve la zone euro est une combinaison de pays créditeurs qui veulent retrouver l’argent qu’ils ont prêté et, qui, dans la crainte d’en perdre une partie, refusent absolument tout crédit supplémentaire aux pays en difficultés. Du coup, ils imposent aux pays débiteurs une austérité sauvage pour essayer de retrouver au plus vite l’argent qu’ils ont avancé. Les pays débiteurs suivent globalement les recommendations de la troïka et les peuples acceptent.
 
Mais cette stratégie est totalement suicidaire. Comme on le voit à Madrid et Athènes, les coupes drastiques dans les budgets publics et les baisses de salaires sont vouées à l’échec. En effet, en déprimant la demande globale, elles provoquent une récession économique qui annule en bonne partie les efforts de baisse de dépenses, qui sont compensés par une baisse des recettes fiscales. D’où la réduction très lente des déficits et le fait que les objectifs ne soient pas tenus.
 
De la soumission à la rébellion
 
Pour l’instant, les peuples du Sud de l’Europe acceptent cette austérité sauvage car ils ne souhaitent pas mordre la main européenne qui les a tant aidés, ni quitter une monnaie unique, signe illusoire de progrès. Cette acceptation de la torture économique, parfaitement prévisible (comme je l’avais écrit dès 2010), a été malheureusement confirmée par la vctoire de la droite en Grèce, même s’il faut noter que la révolte des peuples contre les plans d’austérité ne cesse de gagner du terrain.
 
En effet, il y a un moment où les peuples vont finir par refuser cette austérité sauvage qui provoque une immense régression sociale sans même véritablement résoudre les problèmes financiers de leur pays. A quoi bon ces programmes d’ajustement s’il faut sans cesse de nouveaux programmes. En juin, les Grecs ont failli renverser la table et nul doute que la prochaine élection devrait amener au pouvoir des opposants aux mémorandums. L’Espagne et l’Italie pourraient suivre le même chemin.
 
L’impasse créditeurs / débiteurs
 
En outre, la situation ne cesse de se détériorer. Les créditeurs sont agacés par le fait que les objectifs de déficit ne sont jamais tenus, en Grèce, comme en Espagne (8,9% de déficit en 2011 au lieu de 6%...) et que de nouveaux plans doivent sans cesse être mis en place. Du coup, non seulement ils ne veulent plus donner plus d’argent mais ils imposent des conditions drastiques pour essayer de récupérer les montants prêtés initialement, ce qui provoque une révolte populaire.
 
Certes, la Grèce a obtenu plusieurs plans et on parle d’une nouvelle restructuration. Il faut dire que si les pays européens le refusent, ils prennent le risque d’un défaut à l’argentine… Mais du coup, cette expérience malheureuse à Athènes fait que les cordons de la bourse auront du mal à se desserrer pour l’Espagne (et je ne parle même pas de l’Italie) car les montants seraient nettement plus importants. Les créditeurs ne veulent pas être les otages de Madrid ou Rome, après Athènes.
 
Parce que les créditeurs imposent des conditions monstrueuses, les populations des pays débiteurs finiront par se révolter, comme en Argentine, et voter pour des partis favorables à un plan B. Ce n’est qu’une question de temps. On ne peut pas torturer indéfiniment des peuples.

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18 réactions à cet article    


  • Yvance77 6 août 2012 12:19

    Salut,

    Monsieur Pinsolle, depuis l’été 2008 tous les trimestres on annonce la fin de la fin. en vain, jusqu’à présent.

    Quatre année plus tard (et cet été encore cela devait sauter) on se rend compte que rien ne bouge. si les pauvres le sont un poil plus chaque jour, et les riches se portent toujours comme un charme.

    En quoi, cela vous fait dire que démontage il y aura ?

    Et c’est un de ceux qui désirent la mort de cette Europe qui vous écrit


    • Lea Andersteen Lea Andersteen 6 août 2012 17:10

      Positivons : les craquements sont de plus en plus audibles.


    • BA 6 août 2012 12:47

      Les gouvernements se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait. Les grandes compagnies d’assurance se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait. Les grandes banques se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait.

       

      Nous venons d’apprendre que les compagnies aériennes se préparent à la dislocation de la zone euro, elles-aussi.

       

      Et nous venons d’apprendre que les compagnies pétrolières se préparent à la dislocation de la zone euro, elles-aussi.

       

      Conclusion : en zone euro, les acteurs politiques et les acteurs économiques se préparent tous à la dislocation de la zone euro.

       

      IAG prête à une sortie de l’Espagne.

       

      Le groupe International Airlines Group (IAG), qui réunit la compagnie aérienne britannique British Airways et l’espagnole Iberia, a reconnu se préparer à l’éventualité d’une sortie de l’Espagne de la zone euro.

       

      "Vu notre présence dans ce pays, et notre exposition en zone euro de façon générale, nous avons réfléchi à la manière de réagir en cas de dislocation de la zone euro", a expliqué le directeur exécutif du groupe, Willie Walsh, vendredi lors de la présentation des résultats d’IAG, cité par The Telegraph.

       

      Un groupe de travail « Sortie de l’Espagne de la zone euro » a été mis en place il y a quelques temps avec l’aide de conseillers extérieurs.

       

      Ses travaux ont « très bien avancé », a précisé Willie Walsh.

       

      Résultat, le groupe IAG a réduit son exposition aux établissements financiers espagnols de 27% à 3% en six mois.

       

      Il serait « surprenant » que les autres grandes compagnies qui opèrent en Europe n’aient pas des plans d’urgence similaires, a estimé Willie Walsh.

       

      http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/08/04/97002-20120804FILWWW00357-iag-prete-a-une-sortie-de-l-espagne.php

       

      Le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell préfère retirer des fonds des banques européennes à cause des risques associés à la crise de la dette en zone euro, a indiqué l’un de ses dirigeants.

       

      "Nous n’avons plus la même volonté de prendre des risques de crédit en Europe", a expliqué le directeur financier Simon Henry au journal The Times paru lundi.

       

      Shell préfère ainsi déposer ses 15 milliards de dollars de liquidités sur des comptes américains ou les transformer en bons du Trésor américains, poursuit le responsable, selon des propos rapportés par le quotidien britannique.

       

      Le groupe basé à La Haye est certes contraint de garder des liquidités en Europe pour y financer ses opérations mais préfère ainsi en laisser l’essentiel ailleurs pour éviter les risques associés à la crise en zone euro.

       

      "Nous faisons une différence entre les différents risques de crédit" en Europe, a toutefois précisé M. Henry, alors qu’on lui demandait s’il considérait de la même manière l’Allemagne et les pays les plus fragiles du sud du continent.

       

      http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00458922-shell-retire-des-fonds-des-banques-europeennes-a-cause-de-la-crise-350797.php


      • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 6 août 2012 14:36

        Chaque plan de récession accentue la récession, ce qui diminue les rentrés d’argent et augmente le déficit.


        En Espagne, par exemple, la TVA augmente, ce qui diminue les achats, et a pour résultat de diminuer les rentrés fiscales.

        Et comme toutes les mesures vont dans le même sens, avec une réduction sur la culture, l’enseignement et la santé en priorité, les gens sont plus pauvres, dépensent moins, ce qui accenute la récession.

        De nombreux commerces ferment, coincés entre la rareté du crédit et la diminution des vents. Seuls les gros (dont les français « croisement », « aux prés » et « Merlin Leprince ») vont y gagner, une fois de plus. 

        Aucune chance donc de réduire la dette d’autant plus qu’une partie est constituée des intérêts. La seule solution serait un prêt direct de la BCE, dont les allemands ne veulent névrotiquement pas (par phobie de l’inflation).

        Il faudrait que l’Allemagne sorte de l’Euro  !


        • Antoine Diederick 7 août 2012 09:48

          oui, il faudrait que l’Allemagne sorte de l’Euro.


        • Antoine Diederick 7 août 2012 09:59

          ensuite, il faudrait « chiffrer » la sortie de l’euro....


        • BA 6 août 2012 15:15
          Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre, Malte, Slovénie : ces huit Etats européens sont incapables de sauver leurs banques de la faillite.

          Ces huit Etats européens foncent vers le défaut de paiement.

          Lundi 6 aout 2012 :

          L’économie chypriote est dans « un état pire que prévu », jugent les représentants de la « troïka » - Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Union européenne -, selon des documents auxquels Reuters a eu accès.

          Les émissaires de la troïka ont visité deux fois l’île depuis que Chypre est devenu le 25 juin le cinquième état de la zone euro à demander une aide financière. 

          Les deux principales banques chypriotes, Popular Bank et Bank of Cyprus, ont subi des pertes importantes après l’annulation d’une partie de la dette grecque il y a quelques mois, acceptée par Chypre comme par l’ensemble des membres de l’UE. 

          Selon les représentants de la troïka, qui prévoient une récession à Chypre pour 2012 et 2013, les problèmes chypriotes ne se résument cependant pas au secteur bancaire, mais concernent également des déséquilibres budgétaires qui doivent être comblés. 

          « Ce que nous avons vu, c’est que votre système budgétaire est pire que prévu, les perspectives de croissance sont plus faibles que ce que nous attendions, et, en conséquence, il y a un gros écart entre vos recettes et vos dépenses », a déclaré Maarten Verwey, représentant de la Commission européenne, selon le compte rendu d’une réunion à huis clos avec la commission des finances du parlement chypriote. 

          Maarten Verwey a ajouté qu’il faudrait « une augmentation et un renforcement significatifs de la surveillance du secteur bancaire », et a jugé prématurée une estimation du montant du plan de sauvetage. « Vous ne pouvez pas conserver votre train de vie actuel si cela continue », a-t-il ajouté. « Le gouvernement ne sera pas capable de payer les traitements (des agents de l’Etat), il y a donc un besoin urgent d’ajustement. » 


          • JM 6 août 2012 15:18

            Merci Laurent P pour ce post très élucidant.
            Comme d’habitude, tout le monde va y aller de son analyse, en citant tel ou tel expert, les médias et les hommes politiques nous relayant à leur tour, les conneries qu’on leur aura demandées de raconter, pour finalement, être tous enfumés.

            Voilà ce que moi je vois venir :
            http://www.leap2020.eu/GEAB-N-66-est-disponible-Alerte-Rouge-Crise-systemique-globale-Septembre-Octobre-2012-Quand-les-trompettes-de-Jericho_a11063.html

            Les indicateurs pour septembre-octobre 2012 étant tellement mauvais, bien d’avantage qu’en automne 2008, il est donc logique et censé d’affirmer, que nous allons morfler pour la prochaine saison à venir.
            D’autant plus, qu’en 2008, Le Portugal, l’Italie, la Grèce, et l’ESpagne (Les PIGS comme les financiers les appellent dans les hautes sphères financières, charmant , les interessés apprécieront) n’étaient pas encore dans la mouise que ces pays connaissent actuellement.
            Rajoutons à cela, que nos chères banques françaises Dexia, BNP, Société Générale et Crédit Agricole, se sont exposées comme jamais aux dettes des PIGS, je pense donc que le système bancaire français va connaitre un tsunami, qui ne sera pas sans conséquence.
            Que les banques crèvent, cela me va, mais ce qui m’inquiète, sont les 2 chiffres simples suivants :

            Le Revenu Disponible Brut (RDB 2012) en France, s’élève à 1 323,5 Mds d’Euros (nos économies en gros)
            Le Fonds de Garantie des Dépots (FGD) a amassé à ce jour 2,8 Mds Euros, soit seulement 0,211% du RDB.

            Conclusion : On a beau vouloir nous rassurer, en nous disant à quel point les banques françaises sont solides et que nos sousous sont bien gardés, (bien sûr, bien sûr, BNP & co en sont la preuve). Lorsque tout le monde se ruera à sa banque pour retirer ses économies avant de se faire fourguer de la monnaie de singe, il n’y en aura pas pour tout le monde. (Demandez donc au épargnants des Banques espagnoles qui ont été renflouées récemment).


            • Yvance77 6 août 2012 16:06

              Au sujet de Leap2020 je prendrais cela avec plus de légèreté. Pendant deux années je les lisais 2009/2010 et le mot qui revenait souvent et m’avait marqué était : « dislocation ».

              Tout les semestres, il devait y avoir l’armageddon final au sein de la finance planétaire selon ces érudits. Moralité, rien à bouger sauf dans les fouilles désespérément vides des pauvres


            • NeverMore 6 août 2012 20:16

              On pourrait penser que Merkel et d’autres, presque tous, font tout ce qu’il faut pour que ce soit « un autre » qui soit acculé à l’impensable, et reste marqué pour l’histoire du sceau de l’infamie.

               


              • NeverMore 6 août 2012 20:30

                En réalité, il n’y aura pas de démontage de L’Euro. Draghi aura les mais libres pour faire ce qui est nécessaire.

                Car il devient évident que la cassette de l’Allemagne, constituée de la dette des autres, est finalement virtuelle, et qu’il vaut mieux continuer à faire des affaires que de voir la cassette partir en fumée.

                Ce que Merkel et d’autres commencent à comprendre, c’est qu’il faut que que la machine tourne, point barre..

                 


              • tf1Goupie 6 août 2012 20:56

                Oui tout va plus en plus mal, c’est de pire en pire, on est de plus en plus près du démarrage de la fin du bord gouffre, l’Euro n’en a plus pour longtemps.

                Je vous fais ma petite prophétie : l’Euro disparaitra avant la fin du siècle ... mais un certain nombre de lecteurs risquent de ne plus être là pour le voir.

                Soigner votre santé Mr pinsolle pour tenir suffisamment longtemps.


                • Mugiwara 7 août 2012 04:21

                  ce qu’il y a de bien dans cette crise, c’est qu’il y a une solution qui peut résoudre une partie des problèmes. 


                  le fait que les taux soient négatifs permettent aux pays de mieux rembourser et de financer les projets prévus par le gouvernement actuel. 

                  de ce fait, il existe pléthores de pays qui sont endettés et quand il faut rembourser tous en même temps, c’est difficile. en revanche, avec des taux négatifs pour une période limitée (disons jusqu’à ce que les recettes soient enfin supérieurs aux dépenses), ça peut inciter les banques à prêter plus. pour ce faire, il ne faut qu’un seul perdant, et ce doit être la BCE. 

                  par exemple, pourquoi pas imaginer que la BCE accepte de perdre de l’argent en prêtant de l’argent aux banques afin que ces dernières puissent à leur tour prêter aux entreprises.

                   une récompense devrait être donnée aux meilleures banques pour leurs capacités à rembourser dans le délai déterminé par la bce. genre donner un bénéfice de 5 pour cent pour les plus sérieuses, 4 pour cent pour les moins sérieuses et ainsi de suite. ce qui ne peut se faire qu’avec la supervision bancaire prévue prochainement. en revance, cette supervision doit se faire à titre temporaire (histoire de voir si cela fonctionne et ne pas décourager les marchés financiers si cela n’était pas le cas). 

                  cela aura pour conséquence une confiance retrouvée entre banques (disons sur 3 ans), un bol d’air pour les entreprises et les ménages, comme pour les puissances publiques. 

                  le tout sans donner une licence bancaire à la mes mais en donnant des pouvoirs temporaires à la bce jusqu’à ce que les budgets de chaque pays soient excédentaires.

                  mais autrement, je m’en tape des banques, elles peuvent crever que je serai toujours là, et les marchés financiers avec, puisque n’ayant jamais été riche ... 

                  • BA 7 août 2012 14:51
                    Mardi 7 aout 2012 :

                    L’Italie s’enfonce dans la récession au deuxième trimestre.

                    L’économie italienne s’est enfoncée dans la récession au deuxième trimestre avec une nouvelle contraction de 0,7% de son Produit intérieur brut (PIB) par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée mardi par l’institut de statistiques Istat.

                    Cette contraction correspond exactement aux prévisions des économistes, qui tablaient sur une baisse de 0,7%, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires.

                    Plombée par la crise de la dette et des plans d’austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, la troisième économie de la zone euro est entrée en récession au quatrième trimestre 2011 avec un repli de 0,7% du PIB.

                    Avec cette nouvelle contraction de 0,7%, le PIB italien enregistre une baisse pour le quatrième trimestre consécutif. En glissement annuel, celui-ci s’est contracté de -1,9%, selon les données diffusées mardi par l’Istat.

                    La contraction du deuxième trimestre reste néanmoins inférieure à celle du premier trimestre 2012 (-0,8%) et bien moindre que celle enregistrée au premier trimestre 2009 quand le PIB s’était effondré de 3,5% sur un trimestre, sous les coups de boutoir de la crise économique mondiale.

                    Le 17 juillet, la Banque d’Italie a revu à la baisse ses prévisions pour le PIB italien tablant sur un repli de -2% en 2012 (contre un maximum de -1,5% prévu précédemment) et une poursuite de la récession en 2013 (-0,2%) alors qu’auparavant elle misait sur une reprise (+0,8%) l’an prochain.

                    Pour sa part, le gouvernement italien table toujours sur une contraction de 1,2% du PIB en 2012 et un retour à la croissance de 0,5% en 2013, tandis que Bruxelles et le FMI sont plus pessimistes prévoyant respectivement une contraction de 1,9% et de 2% pour le PIB italien.

                    « Les prévisions du gouvernement sont clairement dépassées », a analysé pour l’AFP Chiara Corsa, économiste à Unicredit. 

                    L’experte tablait en réalité sur un net ralentissement de la récession au deuxième trimestre et une chute du PIB limitée à - 0,5%. « Après l’annonce de mardi, la fin de l’année suscite une forte inquiétude », a-t-elle souligné.

                    « Nous sommes dans une phase de contraction grave. Les investisseurs sont désormais à la recherche d’une preuve que le gouvernement Monti peut aller au-delà de l’austérité, vers la croissance », a estimé Giuliano Noci, expert économique à l’Ecole polytechnique de Milan.

                    L’Istat ne donne pas de détail sur les composantes du PIB, mais selon les dernières statistiques publiées, la production industrielle, pilier de l’économie italienne très liée aux exportations manufacturières, s’est contractée de 1,7% au premier trimestre 2012, et de 8,2% sur un an.

                    La consommation a également accusé un nouveau repli de 0,2% en mai sur un mois, après avoir déjà enregistré des baisses de 1,7% en avril et 0,7% en mars, selon des données diffusées par l’institut de statistiques Istat, les Italiens se serrant la ceinture sur fond d’austérité et de récession.


                    • BA 7 août 2012 17:20
                      Mardi 7 aout 2012 :

                      Une dépêche AFP très importante :

                      En mars, la zone euro avait lancé un deuxième programme d’aide à la Grèce, d’un montant de 130 milliards d’euros, passant par un effacement notable de la dette grecque détenue par le secteur privé. Grâce à ce programme, la dette du pays devait revenir en-deçà de 120% d’ici 2020 contre plus de 160% actuellement.

                      Mais le programme est « sorti des rails », selon de nombreux responsables européens, et a pâti de plusieurs mois d’inertie politique en Grèce. Résultat, les besoins financiers de la Grèce ont augmenté.

                      « On n’a plus de marge de manoeuvre s’il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables nationaux », a estimé un diplomate européen.

                      La Grèce pourrait donc être contrainte de négocier une restructuration de sa dette vis-à-vis de la Banque centrale européenne et des Etats de la zone euro.

                      Cette idée a déjà circulé en mars dernier mais n’a jamais pris forme, face au refus de la zone euro et de l’institut monétaire.


                      La phrase importante est ici :

                      « On n’a plus de marge de manoeuvre s’il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables nationaux », a estimé un diplomate européen.

                      En clair : il va y avoir une deuxième restructuration de la dette grecque. Les prêteurs publics vont perdre des dizaines de milliards d’euros : il va falloir recapitaliser la BCE.

                      Les contribuables de la zone euro peuvent préparer leurs carnets de chèques.

                      La deuxième restructuration de la dette grecque sera, en bout de chaîne, payée par les contribuables de la zone euro.

                      • SamAgora95 SamAgora95 8 août 2012 12:18

                        Ces crises ont été crée volontairement, de façon à casser le système sociale européen et offrir de la main d’oeuvre bon marché et corvéable à merci aux multinationales, un peu comme aux USA, si vous êtes  grand, beau, intelligent tant mieux pour vous, sinon vous finissez esclave (90% de la population).


                        Conclusion, l’Europe ne sera pas démontée, les gents sortiront dans les rues par millions, mais vous ne les verrez pas sur TF1 ni sur les autres chaines d’ailleurs, on vous montrera juste les 10% qui profiteront du système, avec leur piscine privée et la joie de vivre, ceux qui se lèvent à 5h pour aller travailler à l’usine et vivent dans des cages à lapins et qui ne partent pas en vacances seront totalement absents de nos médias, comme s’ils n’existaient pas.

                        C’est cette Europe qu’ils veulent, et ils la feront de gré ou de force ! Je dirais même que c’est ce monde qu’il veulent.







                        • JANCAP JANCAP 8 août 2012 14:34

                          L’EURO AURA BIEN JOUE SON ROLE POUR LA REGRESSION SOCIALE

                           

                          LES RATS COMMENCENT A QUITTER LE NAVIRE… CA SENT LA FIN POUR L’EURO ET ACTUELLEMENT, LES GRANDES MULTINATIONALES TRANSFERRENT DISCRETEMENT LEUR ARGENT DE LA ZONE EURO VERS D’AUTRES CIEUX, PLUS SURS…

                          IL NE RESTE QUE LES SOCIALISTES FRANÇAIS POUR Y CROIRE ENCORE.

                           

                          La spirale infernale de l’austérité, de la pauvreté et de la faillite se met doucement en place dans cette Europe dite développée socialement. On va dans le mur à vitesse constante, sans freins, et en klaxonnant comme si on avait gagné avec les plans d’austérité !

                          Les plus fragiles sont touchés en premier : Grèce, Portugal, Espagne, Italie, Irlande, Chypre... Ils n’ont aucune chance de rembourser leur dette. Puis viendra la France, l’Allemagne, très dépendantes de ces pays pour leurs exportations…

                           

                          L’Euro et la crise sont une construction machiavélique des financiers et des gouvernements néolibéraux pour "la revanche sociale" et la captation de l’argent des peuples. Par la dérégulation et la mondialisation, délocaliser chez les pauvres pour faire augmenter chômage et pauvreté chez nous. Puis baisser l’impôt des riches pour organiser des déficits, emprunter pour augmenter la dette et les intérêts qui seront payés par l’augmentation de la fiscalité sur les populations, la réduction des revenus et de la protection sociale.

                           

                          Mais cette austérité appauvrit le peuple. Il y aura moins de rentrées fiscales (impôts, TVA…) car il consomme moins. Et c’est ainsi que les plans d’austérité provoquent l’inverse de l’effet recherché : le déficit se creuse, la dette augmente et les intérêts gonflent encore ( 52 Milliards cette année pour la France, pour 1800 Milliards de dette ! ). Il faut donc encore plus d’austérité et « vendre les bijoux de famille » (privatisations), pour plus de pauvreté …et mourir guéris. Les peuples grecs et espagnols sont actuellement dans cette tourmente.

                          Et comme l’Euro interdit à chaque gouvernement de financer ses déficits par sa banque centrale ou de dévaluer pour redevenir compétitif à l’export, dette et récession agissent comme un garrot qui étrangle petit à petit le pays et son peuple.

                           

                          L’Euro, monnaie forte, faite pour l’économie allemande mais aussi pour les rentiers, financiers et spéculateurs, a progressivement tué la croissance et l’économie de l’Europe développée, grâce à la mondialisation et aux paradis fiscaux. La monnaie unique aura épuisé et appauvri ses peuples, au grand bénéfice des financiers et des multinationales qui eux, commencent à quitter le navire Euro, avant sa mort programmée, suite à une lente agonie.

                           

                          La torture économique imposée par l’Euro et la mondialisation auront eu le résultat espéré par 30 ans de vague néolibérale : arrêter tout développement social et humain dans le monde et provoquer une récession sociale de grande ampleur dans sa partie la plus développée, l’Europe de l’ouest.

                          Pour le moment, les privilégiés de la planète ont gagné. Grâce à la dérégulation de l’économie, aux délocalisations et à une mondialisation néocolonialiste et néo-esclavagiste qui interdit tout développement social dans les pays pauvres, l’internationale des spéculateurs et des multinationales a réussi à capter tous les bénéfices du travail humain, ne laissant aux populations que les miettes nécessaires pour consommer les produits fabriqués par les pauvres.

                           

                          On sait que l’humanité avance très lentement vers la liberté et le progrès social, de trois pas en avant, suivis de deux en arrière. Et que dans les phases de régression, comme en Europe depuis les années 80, les révoltes populaires généreuses et désordonnées ne suffisent pas à rétablir cette marche en avant de l’humanité, si elles ne sont pas porteuses d’un projet démocratique réellement alternatif et cohérent, c’est-à-dire progressiste et humanisme.

                          « Los indignados » et les mouvements altermondialistes nous en apportent la preuve. Et en France, l’arrivée de la Gauche au pouvoir n’est qu’une alternance néolibérale de plus.

                           

                          En tous cas, dans le grand casino mondial de la manipulation monétaire, l’Euro aura bien joué son rôle : casser le développement social et humain de l’Europe de l’ouest, sans avoir recours à la guerre.

                           

                          JANCAP

                          8 Août 2012


                          • Jean-Louis CHARPAL 12 août 2012 10:13

                            Ce qu’il faut surtout démonter ce n’est pas l’euro ou l’ Europe qui ne sont que des moyens, mais l’ultra libéralisme.

                            Le danger mortel pour les peuples d’Europe (et du monde aussi) c’est la dictature des marchés, c’est à dire des spéculateurs, des banksters et des plus grosses multinationales.

                            Quand les peuples souverains auront repris le pouvoir des mains de cette oligarchie, par l’intermédiaire d’hommes politiques dignes de ce nom, la monnaie ne sera plus qu’un question technique.

                            Le choix pourra consister à adopter une monnaie commune ou un ensemble de monnaies de référence. mais le plus dur sera fait.

                            Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs !

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