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Accueil du site > Actualités > Europe > Ouverture d’un musée de l’espéranto en Tchéquie, dans la ville (...)

Ouverture d’un musée de l’espéranto en Tchéquie, dans la ville de Svitavy

Beau contraste avec l’attitude française envers cette langue construite !

1. Un peu de tourisme : en bon Européen, découvrons La ville de Svitavy
(page en français)

La liste (également en français) des sites ou activités touristiques recommandées en Tchéquie, par le site de L’Office National tchèque du tourisme

Présentation en français de ce nouveau musée de l’espéranto, par ce même site :
(page bilingue tchèque-espéranto)
La galerie photo.

Il ne se sont pas moqués du monde, le bâtiment est superbe (photo), et, comme ils disent « Jusqu’alors, il fallait se rendre en Pologne ou en Autriche pour visiter des musées similaires. Dans celui-ci, se trouve également une salle d´étude disposant d’un dictionnaire électronique et une bibliothèque fournie en livres écrits en espéranto. Vous y trouverez aussi toute l´histoire de la langue, de nombreux dictionnaires et un ordinateur où vous pourrez trouver toutes les informations sur l’espéranto. »

Comme tout musée actuel, outre les vitrines, il dispose aussi d’une salle d’étude, et vise à un peu d’interactivité, avec des écrans tactiles, la possibilité d’écouter des textes en Eo, ou des chansons. Selon la revue espérantophone Monato (article de Chrdle), le musée dispose aussi de trois chambres d’hôte payantes.

A noter que Svitavy est la ville de naissance d’Oskar Schindler, qui a sauvé des centaines de juifs de la déportation et de la mort, histoire popularisée par le magnifique film de Spielberg "La Liste de Schindler".
Le mémorial Schindler (fr.)

Un compte-rendu en français de l’exposition sur Schindler.

A noter que l’espéranto devient ainsi une des trois expositions permanentes de la ville de Svitavy. La ville permettra également des expositions temporaires, comme en octobre 2009, « Espéranto et jeunesse ».


2. Un rapide petit tour ailleurs qu’en Tchéquie

En Pologne, Ilona Koutny, Hongroise d’origine, a créé et dirige depuis dix ans le cours d’interlinguistique en espéranto à l’université Adam Mickiewicz (UAM) de Poznań ; elle enseigne également le hongrois et le programme de linguistique dans la spécialité "hongrois".

Il ne s’agit pas d’un cours d’espéranto à l’université, comme il en existe déjà dans divers pays, ni d’un cours sur l’espéranto en polonais, mais d’un module universitaire EN espéranto, probablement le premier du genre, fonctionnant depuis dix ans, ce qui justifie largement son élection comme espérantiste de l’année (cf. article de Libera folio, en Eo).

Citons également la Chine et son site polyglotte China.org, en dix langues dont l’Eo. Dans un tel régime, un tel site ne peut se concevoir sans l’aval et la surveillance des autorités. La Chine permet aussi l’enseignement de l’espéranto dans diverses classes primaires. Peut-être ce pays est-il tellement vaste qu’il peut se permettre d’avoir plusieurs fers aux feux.

3. Et en France ?


De nombreuses villes de France ont une rue Zamenhof (dont la mienne), ce qui est une reconnaissance de la nation assez facile à obtenir post-mortem pour un général, victorieux ou pas, mais exceptionnelle pour un ophtalmo linguiste autodidacte, qui confirme son statut de grand personnage historique, quoique méconnu.

Mais de là à promouvoir cette langue construite et à mettre à disposition de superbes locaux dans un bâtiment historique, puis l’inclure dans la liste des 133 sites touristiques et visites proposées...

On mesure le contraste entre l’attitude de la Tchéquie envers l’espéranto et celle qui prévaut en France, trop souvent faite de méfiance et de préjugés ; quoique les radios, médias en ligne et journaux régionaux aient progressivement changé, en se montrant maintenant plus ouverts.

Il est probable que se niche dans ce rejet un certain complexe de supériorité, une crainte que le rayonnement culturel de la France et du français ne s’accommodent pas du développement de l’espéranto.

Cette attitude finalement similaire à celle du British Council, mais à une échelle plus modeste, se voit bien dans la doctrine pédagogique qui tente d’infiltrer les cours de langues dans les autres matières : certains veulent en effet que les langues, l’anglais, soit utilisé pour enseigner l’histoire, la géo, les maths, etc.

Or, on retrouve souvent ce même raisonnement et ce thème de l’enseignement bilingue dans les disciplines non linguistiques, sous la plume de gens concernés par l’enseignement du français langue étrangère, par exemple dans la revue Le Français dans le monde.

Signe qu’il s’agit bien de territoire, de pouvoir, les articles optimistes sur l’étendue de la francophonie alternent avec les articles pessimistes, généralement adoucis par un titre au contenu rassurant : « pays de conquête ».

Le vocabulaire martial évoque en somme des nouvelles du front de la guerre des langues, celle qui selon certains n’existe pas...

Les apprenants du français ne sont pas seulement attirés par le rayonnement culturel de la France et du français, mais aussi par l’existence de structures, de fonds, de perspectives d’embauche et d’avenir, c’est bien rapporté dans l’article sur la Guinée équatoriale.

Nous avons tendance à ne voir que le rayonnement culturel, en négligeant ce que contient de violence toute lutte de territoire : nous la jouons grands Seigneurs !

N’est-ce pas cette petite tendance à la mégalomanie et à l’impérialisme linguistique qui nous rend si réticents envers le thème d’une langue véhiculaire commune ? Au point de refuser carrément le débat sur la politique linguistique de l’UE, de boycotter le sujet de la barrière des langues, pourtant essentiel à l’UE et au monde ?

Au fond, se disent bon nombre de nos dirigeants, la place de numéro deux linguistique de l’UE, derrière le dieu anglais, n’est pas si mauvaise que ça...

D’ailleurs, seuls sont encore réticents les 20 heures et grands journaux nationaux, comme par exemple Le Monde ou Le Nouvel Obs, dont j’apprécie les dossiers mais qui semble ignorer jusqu’à l’existence du mot espéranto ! Quant à rapporter des faits comme le soutien de quelques députées européennes, pour eux ce ne sont ni des faits ni de l’info ! Curieuse conception du journalisme...

Mais soyons justes : quelques femmes politiques ont su braver ces préjugés d’un autre âge, Hélène Mandroux, Mairesse de Montpellier, a permis le site officiel en huit langues dont l’Eo, et Mme Catherine Trautmann a soutenu la présence de l’Eo parmi les langues disponibles pour la visite de Strasbourg en bateaux-mouche,
dans les deux cas, grâce aux liens noués depuis des années entre les associations locales et la Mairie ; la démocratie locale n’est pas un vain mot.

Quoi qu’il en soit, le destin de l’espéranto n’est pas dans les musées, il est d’être parlé, lu, écouté à la radio, chanté - bref, de servir de langue-pont entre les autres langues, de langue véhiculaire simple (mais non simpliste) entre les peuples.
Que l’UE se saisisse de cette occasion ou la rejette au profit de l’anglais, l’espéranto poursuivra sa route et restera une porte ouverte sur le monde que chacun peut franchir, ne serait-ce que pour jeter un coup d’oeil !


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175 réactions à cet article


  • Zalka Zalka 19 mars 2009 12:58

    Super, je sais où j’irais passer mes vacances cet été. Quelle bonne idée de mettre l’esperanto à sa vrai place !


    • Krokodilo Krokodilo 20 mars 2009 11:55

      Erratum sur le lien vers la présentation en français du musée, faite par l’office du tourisme :

      http://www.133premier.cz/fr/pr...


    • mcm 19 mars 2009 13:09

      Espéranto, quel plaisanterie de mauvais goût de consacrer des budgets à l’onanisme intellectuel quand des gens meurent de faim.


      • Romain Desbois 19 mars 2009 14:36

        Ce qui m’a toujours désolé avec les humains c’est qu’ils aiment pleurer sur leurs malheurs, mais pas pour qu’on les aident, non pour qu’on les plaignent et qu’ils puissent pleurer sur votre épaule.
        Lorsque l’on se risque à faire des propositions , plutôt que de les étudier , ils préfèrent souvent défendre le système dont ils sont victimes.
        C’est valable au sujet de l’espéranto, comme cela se vérifie au sujet des banques, des maladies, de l’écologie, etc.

        Mais l’espéranto a un énorme obstacle à franchir , celui du snobisme et de l’élitisme dont bénéficie le globish.
        Même ceux qui au bout de six ans d’études ne le baraguouine même pas, revendique la langue d’outre manche.

        Car ils rêvent un jour d’être du côté de ce manche, du côté de l’élite.

        Il n’y rien de pire que les victimes consentantes !


      • Trashon Trashon 19 mars 2009 14:59

        @mcm

        A vous lire sur un autres article, il semble bien que vous vous investissiez pour traduire des langues mortes au détriment d’un engagement dans une ONG par exemple ,votre commentaire apparaît pour le coup fort déplacé.


      • Krokodilo Krokodilo 19 mars 2009 15:45

        Mcm,
        On disait déjà ça quand les Etasuniens sont allés sur la lune. Ce raisonnement suppose que les gens meurent de faim parce qu’on investit ailleurs, ce qui est totalement faux. Même manifestement trop nombreux, nous avons pour l’instant la capacité de nourrir tout le monde. Ce sont entre autres les guerres et leurs conséquences, désorganisation sociale, déplacement de population, arrêt de l’éducation, enrôelment de senfants soldats, etc. sans oublier la sécheresse, les maladies, l’avidité de Monsanto and co qui veut vendre ses semences chaque année... , qui sont responsables.
        En outre, votre raisonnement pourrait s’applqiuer à n’importe quoi : pourquoi aller voir des ballons rentrer dans un rectangle (ça s’appelle le foot), pourquoi ne pas verser les énormes salaires des footballeurs à des ONG ? Et la F1, à quoi ça sert, sinon à polluer ? etc.


      • Wlad Wlad 19 mars 2009 17:03

        Romain,

        Lorsque l’on se risque à faire des propositions , plutôt que de les étudier , ils préfèrent souvent défendre le système dont ils sont victimes.

        Tu m’expliques en quoi on est victimes de l’anglais ?


      • Wlad Wlad 19 mars 2009 17:07

        Ce sont entre autres les guerres et leurs conséquences, [...] qui sont responsables.

        Mais malheureux, sans guerres il n’y aurait déjà plus de place sur la planète ! En revanche, je suis d’accord, l’accès à l’éducation est fondamental pour réduire la surnatalité.

        En outre, votre raisonnement pourrait s’applqiuer à n’importe quoi : pourquoi aller voir des ballons rentrer dans un rectangle (ça s’appelle le foot), pourquoi ne pas verser les énormes salaires des footballeurs à des ONG ? Et la F1, à quoi ça sert, sinon à polluer ? etc.

        Sur ce coup-là, je te soutiens.


      • Romain Desbois 19 mars 2009 19:12

        @Wlad
        je vous invite à lire toute l’oeuvre de Krokodilo et de quelques spécialistes du rôle de la suprématie d’une langue nationale sur une autre.


      • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 19 mars 2009 19:18

        Ah, quel blagueur vous faites, j’en ai mal aux cotes. Sans blague, en quoi le fait d’apprendre l’anglais fait-il de quelqu’un une victime ?

        Espéranto, quel plaisanterie de mauvais goût de consacrer des budgets à l’onanisme intellectuel quand des gens meurent de faim

        Heureusement, beaucoup de gens sont d’accord avec ce point de vue.

        Typhon


      • Krokodilo Krokodilo 19 mars 2009 23:42

         Romain Desbois,

        merci, mais je reste réaliste, disons oeuvre de journaliste amateur, qui pallie quelques lacunes de cette noble profession. J’ai raté pas mal de tes articles, j’ai fait un tour sur ton site, c’est du féroce...
        J’aime bien ce passage :
        « J’accepte enfin de donner au Téléthon, Sidathon, Restothon, Sarkothon et autres michethons, l’Etat ayant tellement d’autres chats à nourrir. »
         

      • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 19 mars 2009 23:45

        Vous admettez êtreplus mavais qu’un journaliste ? Mais vous saviez qu’en dessous de zero, c’est dangereux ?


      • jbagsb jbagsb 20 mars 2009 09:05

        Est-ce que « mom » sait de quoi il parle ? je ne le pense pas !

        S’il se renseignait auprès de gens compétents (et non espérantistes !) il apprendrait qu’utiliser l’espéranto ferait économiser plusieurs milliards d’euro (voir le rapport Grin) à tous les pays d’europe (sauf à l’Angleterre).

        De plus, tout le monde pourrait apprendre cette langue géniale. Il n’est pas nécessaire d’être « doué » en langue. Il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’argent pour aller dans le pays. Et cela n’empècherait pas d’apprendre –en plus mais SI on aime- toutes les autres langues.

        Bref, je m’arrête là, mais je pourrai remplir des pages entières présentant les avantages de l’ESPERANTO. 


      • Muadib 19 mars 2009 14:37

        Il coûte combien ce musée ?

        Vu que l’auteur est attentif aux coûts de France 24, cet investissement est-il rentable ?


        • Hermes Hermes 19 mars 2009 15:16

          Pour vous répondre je pense que c’est rentable, cela est une partie de l’histoire de l’humanité


        • Muadib 19 mars 2009 15:31

          Comme France 24, nous sommes d’accord smiley


        • Krokodilo Krokodilo 19 mars 2009 15:49

          Certainement beaucoup moins que les 160m/an que coûte la télé French24 aux Français. Pourquoi ne pas écrire à la Mairie de la ville pour le leur demander ?


        • Muadib 19 mars 2009 18:54

          Malheureusement, je n’écris pas encore l’esperanto. Je ne pourrai donc pas leur envoyer mes questions.

          A moins qu’ils comprennent l’anglais ? Mais j’en doute, cette langue n’est guère connue en dehors des frontières de la G-B.




        • Romain Desbois 19 mars 2009 19:19

          Ca me rappelle l’époque (et oui je suis très très vieux) où les gens disaient mais pourquoi choisir le téléphone, le télégraphe marche très bien et tout le monde est équipé alors que le téléphone juste quelques personnes !
           smiley


        • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 19 mars 2009 19:28

          Je doute que qui que ce soit ait jamais émis une imbécillité pareille, outre le fait que votre comparaison est hautement ridicule et caricaturale.

          Typhon


        • Wlad Wlad 19 mars 2009 16:53

          Comme tout musée actuel, outre les vitrines, il dispose aussi d’une salle d’étude, et vise à un peu d’interactivité, avec des écrans tactiles, la possibilité d’écouter des textes en Eo, ou des chansons. Selon la revue espérantophone Monato (article de Chrdle), le musée dispose aussi de trois chambres d’hôte payantes.

          A noter que Svitavy est la ville de naissance d’Oskar Schindler, qui a sauvé des centaines de juifs de la déportation et de la mort, histoire popularisée par le magnifique film de Spielberg "La Liste de Schindler".
          Le mémorial Schindler (fr.)

          Un compte-rendu en français de
          l’exposition sur Schindler.

          Le rapport avec la Sauerkraut ? Tu tentes une maladroite mise en parallèle de l’e-o et du sauvetage de centaines de Juifs ? Mais quelle malhonnêteté intellectuelle, c’est pas possible. En plus l’expo ne se trouve pas dans le musée de l’e-o.


          • Krokodilo Krokodilo 19 mars 2009 17:21

            Du tout, il s’agit d’une sommaire présentation des principaux éléments touristiques de la ville, d’autant qu’il est maintenant connu de tous grâce au film ; c’est à la fois un remerciement pour leur soutien à l’Eo et un geste amical envers nos partenaires européens. Pour la définition d’amical, voir le dictionnaire.


          • Wlad Wlad 19 mars 2009 17:25

            OK, alors dans ce cas je me permets de passer le bonjour à Asp Explorer, auteur des Aventures de Kalon, qu’il faut absolument avoir lues (en n’étant pas trop regardant sur les fautes, puisque la version en ligne n’est pas la version corrigée) si l’on aime l’heroic-fantasy.

            En effet, sans lui, je ne participerais pas à ce fil de discussion.


          • Krokodilo Krokodilo 19 mars 2009 22:49

             Ce commentaire est un publireportage sans aucun rapport avec l’UE ! 


          • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 19 mars 2009 22:54

            Donc je confirme : des messages ne contenant aucun contenu diffamatoire, injurieux, commercial, raciste... peuvent être supprimés sans préavis ni justification par les nervis de la dictature Avocienne, qui se comportent en petites frappes arrogantes.

            Vive Agoravox, lieu ou un rédacteur publié peut être un menteur fieffé doublé d’un hypocrite, soutenir des thèses absurdes, mensongères et contradictoires, et être applaudi, mais ou, pour une raison mystérieuse, on ne peut pas parler de pingouins sans se faire censurer. déjà, les pudeurs de vierge effarouchées quant au supposé « contenu injurieux » de mes messages m’avaient l’air peu franches du collier. Là, c’est carrément surréaliste.


          • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 22 mars 2009 13:48

            screencap it, dammit !

            Typhon


          • Wlad Wlad 19 mars 2009 16:55

            En Pologne, Ilona Koutny, Hongroise d’origine, a créé et dirige depuis dix ans le cours d’interlinguistique en espéranto à l’université Adam Mickiewicz (UAM) de Poznań ; elle enseigne également le hongrois et le programme de linguistique dans la spécialité "hongrois".

            Il ne s’agit pas d’un cours d’espéranto à l’université, comme il en existe déjà dans divers pays, ni d’un cours sur l’espéranto en polonais, mais d’un module universitaire EN espéranto, probablement le premier du genre, fonctionnant depuis dix ans, ce qui justifie largement son élection comme espérantiste de l’année (cf.
            article de Libera folio, en Eo).

            Citons également la Chine et son
            site polyglotte China.org, en dix langues dont l’Eo. Dans un tel régime, un tel site ne peut se concevoir sans l’aval et la surveillance des autorités. La Chine permet aussi l’enseignement de l’espéranto dans diverses classes primaires. Peut-être ce pays est-il tellement vaste qu’il peut se permettre d’avoir plusieurs fers aux feux.

            Mais quel est, là encore, le rapport avec le titre de l’article ? Tu pouvais pas l’appeler, je sais pas moi, "Des nouvelles de l’espéranto" ou "Femmes sans frontières" ?


            • Krokodilo Krokodilo 19 mars 2009 17:14

              Le titre spécifie qu’il s’agit d’espéranto (5e mot en partant de la gauche, celui qui commence par un "e"),
              et le sous-titre précise que le thème associé est la différence d’attitude envers l’Eo entre deux pays européens. C’est donc à la fois dans l’actualité et en Europe.


            • Wlad Wlad 19 mars 2009 17:22

              Non, le titre spécifie que tu vas parler de l’ouverture du musée de l’e-o en Tchéquie. C’est tout. Et le sous-titre ne parle que de l’opposition France-Tchéquie.


            • Krokodilo Krokodilo 19 mars 2009 17:32

              J’ai dérivé sur la Pologne, pays lui aussi européen et partenaire, soit dit en passant, pour renforcer le fait que la France est plus réfractaire à l’idée que d’autres pays européens ; il s’agit d’un argument supplémentaire, en somme.
              Et j’ai, Dieu me damne, fait un léger hors-sujet par quelques lignes sur la Chine, située hors-UE comme chacun sait, mais auprès de laquelle l’UE soutient exclusivement l’anglais, comme chacun ne sait pas. Les questions de l’UE, d’une langue véhiculaire et de l’attitude envers l’Eo sont liées, comme vous devriez le savoir depuis le temps que vopus suivez le sujet...
              En d’autres temps, pareil hors-sujet eût mérité le bûcher, surtout avec des procureurs comme vous.


            • Jovitourtiste Jovitourtiste 19 mars 2009 21:05

              Krokodilo, à quoi vous servent ces articles ? Vous ne persuadez personne d’apprendre l’espéranto et votre conduite ridicule décrédibilise votre cause et décourage tout le monde de s’y intéresser. Pourquoi insister ?


            • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 19 mars 2009 21:20

              En d’autres temps, pareil hors-sujet eût mérité le bûcher, surtout avec des procureurs comme vous.

              Raffinement de mauvaise foi. Qui a invoqué de façon systématique le Hors Sujet pour éviter de répondre aux questions embarassantes de ses contradicteurs, bien qu’étant lui-même hors sujet la moitié du temps ?

              indice : ça commence par K et finit par Roccodilo

              Typhon


            • Arunah Arunah 20 mars 2009 03:38

              @Jovitourtiste

              Je suis d’accord avec vous. A quoi servent ces articles ? Sûrement pas à donner envie d’apprendre l’espéranto ! 
              Il y a quelques années, j’avais passé une après-midi à m’informer sur l’espéranto, pour conclure qu’il était urgent de l’ignorer. Ce n’étaient après tout que de doux idéalistes qui ne faisaient de mal à personne. Mais depuis que j’ai lu les différents articles et leurs commentaires sur Agoravox, j’ai révisé mon jugement.
              Au minimum, les espérantistes sont des complexés qui ne supportent pas le succès des autres ( langues, pays, individus, etc.). Beaucoup viennent d’ailleurs de pays communistes où l’on ne tolère pas ceux qui sortent du lot. Ils proposent en fait de tout "rationaliser", de tout aplatir, d’éradiquer toute fantaisie, tout succès, toute excellence, comme au bon vieux temps du communisme. Certains sont de vrais teignes qui préconisent une monnaie mondiale unique entre autres joyeusetés. Nous sommes loin des doux rêveurs : ce sont de dangereux utopistes qui rêvent d’un monde totalitaire ( un seul parti, une seule langue... ça ne vous rappelle rien ? ).
              J’ose espérer que certains d’entre eux sont parfaitement innofensifs et me réjouis que l’espéranto ait enfin trouvé sa vraie place - au Musée - et qu’il y reste. 

              Merci à Krokodilo de m’avoir ouvert les yeux. 


            • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 20 mars 2009 06:57

              " La Yougoslavie a six Républiques, cinq nations, quatre langues, trois religions, deux alphabets et un seul parti."

              Josip Broz Tito

              Typhon


            • skirlet 20 mars 2009 09:08

              Bon, Arunah, je vais vous répondre, bien que votre psychanalyse à deux balles n’est pas très sympa.

              Premièrement, montrez-moi dans ces articles quelque chose d’illégal, de subversif. S’il n’y en a pas, ils ont le droit d’exister. Couper la parole n’est-il un signe de dictature que vous fustigez ?

              Au minimum, les espérantistes sont des complexés qui ne supportent pas le succès des autres ( langues, pays, individus, etc.)

              Mouais, on peut faire plus nul comme remarque, mais celle-ci est déjà très méritoire.

              Beaucoup viennent d’ailleurs de pays communistes où l’on ne tolère pas ceux qui sortent du lot. Ils proposent en fait de tout "rationaliser", de tout aplatir, d’éradiquer toute fantaisie, tout succès, toute excellence, comme au bon vieux temps du communisme.

              Encore une connerie. Les gens qui viennent des pays "communistes" (c’est lesquels ?) ont tellement soupé du régime, que votre remarque relève davantage d’un cliché basé sur la totale ignorance des réalités que sur les faits. Ne brandissez pas l’horrible spectre de l’uniformisation mondiale apportée par les cocos, ce n’est plus la bonne époque, vous êtes en retard. Et je vous rappelle que sous les régimes "communistes" l’espéranto était sévèrement réprimé. J’ai eu de la chance qu’à mon époque on ne les envoyait plus dans les camps, en se contentant à pourrir le parcours professionnel.

              Certains sont de vrais teignes qui préconisent une monnaie mondiale unique entre autres joyeusetés.

              Pour ça, il faut voir plutôt du côté d’Olivier et d’Arlette que des espérantistes.

              Nous sommes loin des doux rêveurs : ce sont de dangereux utopistes qui rêvent d’un monde totalitaire ( un seul parti, une seule langue... ça ne vous rappelle rien ? ).

              Si. Moi, ça me rappelle un récit de Karel Čapek sur les procédés malhonnêtes dans le journalisme, où on attribue à l’adversaire des idées qu’il n’a pas exprimées. Si vous n’avez pas compris que les espérantistes ne souhaitent pas le monde totalitaire, alors soit vous vous êtes mal renseigné (e), soit vous êtes de très mauvaise foi. Préconiser le libre choix d’une (ou plusieurs) langues à apprendre, demander l’espéranto en option, est-ce un appel au monde totalitaire ? Imposer l’anglais comme unique "choix" est-ce un signe de démocratie ? Et montrez-moi, qui veut un seul parti, une seule langue etc. Sinon vos affirmations ne sont que des calomnies.


            • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 20 mars 2009 09:19

              Oh, pauvre chose opprimée, vous allez me faire pleurer tiens.

              Typhon


            • Krokodilo Krokodilo 20 mars 2009 11:13

              Arunah,
              Bel exemple de désinformation, un peu faible peut-être par rapport aux experts de la CIA, de l’ex-KGB, des multinationales de l’industrie pharmaceutique , ou des "spindoctors" de la politique, mais c’est bien essayé.

              Quelques mensonges "habilement glissés", comme une monnaie mondiale unique ou une langue mondiale unique qu’aucun espérantiste n’a jamais soutenue, d’une part parce que c’est impossible, d’autre part parce que c’est absurde. De plus, les polyglottes sont nombreux parmi nous - outre l’Eo je veux dire.

              Et un petit coup de diviser pour régner, c’est vieux mais c’est une méthode éprouvée par le temps : les gentils espérantistes d’un côté, genre hippies au coin du feu, qui laisseraient l’UE imposer l’anglais sans ouvrir leur gueule, polis et inoffensifs, limites bênets, et les méchants militants de l’autre. C’est une caricature qui irait à la rigueur pour un dessinateur humoristique un peu fatigué.

              Quant à la blague sur le musée, vous êtes un peu en retard, tout le monde y a pensé, moi le premier, relisez la conclusion !

              Elève Arunah : peut mieux faire comme vacherie.


            • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 20 mars 2009 12:43

              C’est vrai qu’en temps qu’expert en hypocrisie et distillation de mensonge et de mauvaise foi, vous ête en position de juger celle des autres.

              Typhon, la vache rit ? Probablement qu’elle se fout de votre gueule.


            • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 20 mars 2009 18:02

              Ah ouais, aussi, Skirlet, je sais que ton biais slave te fait considérer le subjonctif comme inutile mais tu sera gentille d’arrêter de coller des indicatifs après "bien que" pour te plier aux règles de la langue dans laquelle tu écrit tes indispensables commentaires.

              Typhon


            • skirlet 20 mars 2009 19:22

              Aspeux, lernu la francan.

              Selon Grevisse :

              Après "bien que", "quoique", "encore que", "malgré que", "pour ... que", "si ... que", on emploie parfois, en dépit de la syntaxe rigide, l’indicatif pour marquer la réalité, ou le conditionnel pour marquer l’éventualité.

              Quand il s’agit d’un fait réel, certains estiment que le subjonctif n’a pas sa valeur ordinaire ; Brunot (Pensée, p. 866) parle de « servitude grammaticale ». H. Bonnard justifie le subjonctif en disant qu’il « semble exprimer ici l’attitude d’esprit qui rejette (fictivement) du réel un phénomène que l’effet dément » (dans le Grand Lar. langue, p. 854).

              Si le subjonctif est le mode régulier, on constate que l’indicatif (y compris le conditionnel) est fréquent dans la langue parlée. Il n’est pas si rare dans la langue écrite, surtout dans les concessives introduites par une véritable conjonction [comme bien que]. Certains auteurs peuvent subir l’influence de la langue parlée (cela est voulu dans les romans champêtres de George Sand), mais d’autres se réclameraient plutôt de l’usage classique et de la tradition.

              Historique — L’hésitation entre l’indic. et le subj. est très ancienne dans la langue. Elle était courante au XVIIe et au XVIIIe s. encore. Malherbe réservait le subj. aux choses douteuses, l’indic. aux choses certaines : cf. Brunot, Hist., t. III, p. 575.

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