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Paris souhaite-t-elle la création d’un nouvel Empire (carolingien) ?

L’Académie et la mairie de Paris ont participé à la campagne d’information consacrée au concours du « Prix européen Charlemagne de la jeunesse » dont la cérémonie de remise de prix aura lieu le 29 avril prochain à Aix-la-Chapelle.

Ce concours a été lancé par le Parlement européen en association avec la Fondation du Prix Charlemagne international d’Aix-la-Chapelle. Ces derniers invitent « les jeunes de tous les Etats membres de l’Union européenne à participer à un concours sur l’évolution de l’Union européenne, l’intégration et l’identité européennes »(1). Voilà un sujet de concours particulièrement intéressant, en particulier si on essaye de connaître les instigateurs de celui-ci...

Pour la majorité des citoyens français, cette Fondation est totalement inconnue. Il me semble pourtant nécessaire de la connaître et je suppose que le recteur de l’Académie de Paris ainsi que le maire de Paris - tout du moins leurs services - ont pris soin de se renseigner avant de faire apparaître sur leurs sites respectifs ce concours (2).

L’idée de décerner un Prix Charlemagne est née en 1949 et le Prix Charlemagne international d’Aix-la-Chapelle fut décerné la première fois en 1950 au comte Richard Coudenhove-Kalergi. En 2003, le lauréat fut Valéry Giscard d’Estaing qui dans son discours salua en ces termes Richard Coudenhove-Kalergi : « Vous, membres du Comité du Prix Charlemagne, vous avez été particulièrement clairvoyants en attribuant, en 1950, votre premier prix au père du mouvement paneuropéen, M. Coudenhove-Kalergi. Si vous relisez aujourd’hui son discours, vous serez émus comme moi par son engagement et par sa vision. C’est aujourd’hui, que nous devons réussir la construction européenne d’un continent uni » (3). En quoi le Comité du Prix Charlemagne a-t-il été « particulièrement clairvoyant » ? M. Valéry Giscard d’Estaing a-t-il été touché par les passages suivants du discours de 1950 de Richard Coudenhove-Kalergi ? :

" (...)Mais le chemin qui mène à une Europe unie, de l’Islande à la Turquie comme de la Finlande au Portugal, est encore loin. Des années passeront avant que nous puissions l’atteindre. D’autant plus que nous devons mettre nos meilleures forces au service de l’organisation strasbourgeoise afin qu’un jour tous les peuples d’Europe s’associent. (...) A ce nouveau groupe d’Etats (ndlr : France, Allemagne, Italie et Bénélux) qui s’étend de l’Elbe aux Pyrénées, il était plus digne de le relier à l’Europe de la grande tradition et de lui donner le nom d’ « Union Charlemagne ». (...) Il s’agit ni plus ni moins que la renaissance d’un Empire carolingien selon des principes démocratiques, fédéraux et sociaux. (...) Le temps est venu de mettre un terme à l’état de guerre entre l’Allemagne et la France, non pas par un traité de paix qui conduirait immanquablement à des protestations et à des efforts de révision, mais par une constitution fédérale qui fonderait la relation franco-allemande de l’avenir sur des lois et non sur des traités. (...) Ce n’est que maintenant avec la signature d’un pacte atlantique que cette crainte (ndlr : rejet des Anglo-Saxons face à cette unité fédérale européenne) est devenue sans objets depuis que l’Angleterre, l’Amérique et l’Europe s’associent dans un système de défense commun. (...) La réalisation d’une « fédération Charlemagne » est pour cela dans les intérêts des Anglais comme des Américains. L’Union atlantique deviendrait une fédération à trois avec l’Empire britannique comme pont entre l’Amérique et l’Europe. La renaissance de l’Empire carolingien dans l’esprit du XXe siècle serait un pas décisif vers une Europe unie. Un nouvel Empire mondial naîtrait dont la population serait plus grande que celle des Etats-Unis d’Amérique et dont le territoire, de la mer Baltique jusqu’au Katanga, ne serait dépassé en taille que par l’Union soviétique. (...)" (4)

Constitution fédérale, Turquie, Union atlantique... Sommes-nous en 1950 ? Je vous invite à lire totalement ce discours qui à lui seul permet de comprendre la « construction européenne ».

On peut d’ailleurs remarquer la présence parmi les lauréats du Prix Charlemagne international d’Aix-la-Chapelle de trois Américains particulièrement connus : George C. Marshall (1959), Henry Kissinger (1987) et Bill Clinton (2000). Ce dernier dans son discours de juin 2000 à Aix-la-Chapelle avait exprimé une réelle satisfaction pour cette construction européenne (5) - avec le transfert de l’autorité politique de l’Etat au profit des régions, ces dernières traitant de plus en plus directement avec les autorités supranationales de Bruxelles, mais aussi avec les lobbies anglo-saxons satisfaisant ainsi la politique américaine. Il est à noter que le lauréat 2008 n’est autre qu’Angela Merkel (6) qui s’est fait remarquer en 2007 par sa promotion d’un marché unique transatlantique (7) ! A quand l’Union atlantique ? Ah oui ! Il faut aussi faire l’Union méditerranéenne... Et pourquoi pas un Etat mondial ?

Qui est à l’origine du concours du « Prix européen Charlemagne de la jeunesse » au Parlement européen ? Est-ce le député européen Bernd Posselt qui est « à la fois président de la Paneurope Allemagne et président de l’association sudète membre de la Fédération des réfugiés (BDV) défendant le principe d’une Europe des régions selon des critères ethniques dans un cadre fédéral » (8) ? Malheureusement, je n’ai pas réussi à avoir la réponse...

En tout cas, après les déclarations de juillet 2007 du président de la Commission européenne, M. Barroso, qui avait comparé l’Union européenne à un Empire, et la vidéo de Vladimir Bukovsky, ancien dissident soviétique qui a fait une étonnante comparaison entre l’Union européenne et l’Union soviétique, ce concours du « Prix européen Charlemagne de la jeunesse » avec ses à-côtés troublants est bien malvenu...

Qu’en pensez-vous M. Delanoë ? Et vous, M. Darcos ? Une simple maladresse des services à Paris qui n’ont pas pris soin de s’informer ? Tout comme la Direction départementale de la Jeunesse et des Sports de la Mayenne ?

En 1962, grâce au général de Gaulle, l’Empire français disparaissait. Certaines personnes en France n’ont toujours pas été vaccinées contre le virus de l’impérialisme...

« Le principe des nationalités [et de l’Etat-nation], dit-on, portait la guerre de 1914 dans ses flancs. A moins que ce fût le principe impérial qui écrasant les nationalités, les exaspérait » (Régis Debray).

(1) Présentation du concours.

(2) Sites de l’Académie de Paris et Mairie de Paris

(3) http://www.karlspreis.de/index.php?id=13&doc=45&r=4

(4) Discours de Richard Coudenhove-Kalergi à Aix-la-Chapelle, le 18 mai 1950 : lire l’article "L’unité de L’Europe : une histoire ancienne" par Pierre Hillard

(5) http://www.karlspreis.de/index.php?id=13&doc=42&r=4

(6) Source.

(7) Article : « Le marché unique transatlantique et l’Assemblée transatlantique »

(8) Chapitre 17 « L’Union Charlemagne », p. 75 à 79 du livre La Décomposition des nations européennes, écrit par Pierre Hillard, édition François-Xavier de Guibert, Paris, 2005.

PS : pour les personnes intéressées par une connaissance plus approfondie de la construction du bloc euro-atlantique, je vous invite à lire un article très complémentaire avec celui donné en (7) : « L’architecture du bloc euro-atlantique » par Pierre Hillard.

Documents joints à cet article

Paris souhaite-t-elle la création d'un nouvel Empire (carolingien) ?

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14 réactions à cet article    


  • Jean-Paul Doguet 28 avril 2008 10:25

    Article sans contenu, et complètement vide, qui se contente de multiplier les points de suspension d’insinuation et les point d’interrogation de soupçon, les rapprochements qui tiennent lieu d’amalgame. Le tout au service semble-t-il d’une démagogie antieuropéenne qui n’ose pas se présenter ouvertement pour ce qu’elle est. 


    • Le Canard républicain le canard républicain 28 avril 2008 18:12

      Conférence de presse tenue au Palais de l’Élysée par le général de Gaulle, 23 juillet 1964 : " Mais quelle Europe ? C’est là le débat."

      Comme beaucoup de citoyens, je refuse cette construction européenne. Maintenant, il me semble particulièrement important de connaître les "textes fondateurs" comme le discours de M. Richard Coudenhove-Kalergi, fondateur de la Paneurope. Ce discours est prophétique.

      Tout comme il est essentiel de connaître un autre discours prophétique, mais cette fois-ci sur les dérives et les dangers de cette construction européenne : celui de M. Pierre Mendès France le 18 janvier 1957 à l’Assemblée nationale :

      http://sauvonslademocratie.neufblog.com/le_canard_republicain/2008/03/disco urs-de-pie.html

      Cordialement

      le canard républicain

       


    • Jean-Paul Doguet 1er mai 2008 11:36

      Coudenhove-Kalergi n’a pas joué de rôle très important dans la construction européenne réelle, qui s’est réalisée selon des modalités qu’il n’avait pas prévues. D’ailleurs il y contradiction entre texte "prophétique" et texte "fondateur’. Ce qui est fondateur ne peut pas être prophétique et réciproquement.


    • Le Canard républicain le canard républicain 2 mai 2008 09:49

      Bonjour Monsieur.

      Selon vous, "Coudenhove-Kalergi n’a pas joué de rôle très important dans la construction européenne réelle".

      C’est faux : un petit aperçu avec ma réponse à M. Sylvain Reboul ci-dessous.

      Cordialement.

      le canard républicain


    • aquad69 28 avril 2008 15:20

      Bonjour Canard Républicain,

      Le projet européen, une tentative de recréer l’empire carolingien ? C’est une théorie dont nous avions déjà entendu parler il y a quelques temps...

      Evidemment, à première vue, celà paraît une drôle d’idée chez des gens qui se veulent cartésiens, rationnels et athées ; mais, au delà des apparences, le sont-ils vraiment, et cette idée d’Europe n’a-t-elle donc que des racines et des justifications économiques, ou est-elle en rapport avec une certaine ambition coloniale, anachronique et frelatée, de conserver à l’Occident moderne son leadership sur le Monde ?

      Il y a des années, pendant la guerre froide, nous avions été frappés par cette image de l’Europe-origine-du-modernisme mise sous tutelle, immobilisée et travaillée depuis la guerre par les deux grandes puissances du moment, URSS et USA, qui représentaient en quelque sorte les deux projets concurrents, les deux voies possible du modernisme.

      L’expérience en a décidé et l’URSS s’est effondrée -et d’ailleurs très vite reconvertie- et la globalisation se fera donc sous la domination du libéralisme économique...

      Mais son champion, les USA, est, d’une part, aujourd’hui complètement usé, exangue, sans prestige ni autorité, et paraît dépassé par un tel rôle, et ,d’autre part, il est géographiquement très excentré par rapport à ce qui parait être le moyeu de la problématique actuelle.

      Alors, après la "cristallisation" de l’esprit humain dans le matérialisme, sa "dissolution" dans on ne sait quelle nouvelle religion et la fondation d’une cité, d’un empire correspondant ?

      De toute façon, si nouvelle religion il y a, elle n’aura aucun rapport avec les précédentes, quel que soit le nom qu’elle prendra, et ne pourra qu’en être une caricature inversée et grotesque.

      Mais celà n’exclue pas qu’elle puisse se révéler très brutale à l’expérience...

      Cordialement Thierry

      .


      • Le Canard républicain le canard républicain 28 avril 2008 18:28

        Bonsoir Thierry.

        Ce projet européen, une tentative de créer ..."Un nouvel Empire mondial" (R. C-K).

        L’Union européenne est peut-être qu’une étape avant l’Union atlantique...

        Merci pour votre commentaire.

        Cordialement.

        le canard républicain

         


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 28 avril 2008 18:48

        L’invocation d’un empire européen pour parler de l’UE est certainement mal venue, dès lors qu’il s’agit de tout autre chose que l’impérialisme d’une puissance au dépens des autres ; sauf à considérer l’Europe comme un état étranger, ce qui est particulièrement étrange quand on connaît ses institutions transnationales.

        Vous faites des raprochements sans aucune valeur historique, dans le droit fil de ceux que vous critiquez. Seriez-vous donc au fond d’accord avec eux pour considérer l’Europe actuelle comme équivalent à l’empire de Charlemagne ?

        Nous sommes là dans le domaine du mythe et non de la réalité historique et celui-ci est en effet mystificateur : nul besoin de ressusciter la figure de l’empereur franc (et plus français qu’allemand, alors que ni l’Allemagne, ni la France n’existaient à l’époque) ) pour penser l’Europe politique en construction, sauf pour tromper sur son caractère pacifique et volontaire.


        • Le Canard républicain le canard républicain 28 avril 2008 20:56

          Bonsoir Monsieur. Il est toujours très intéressant de constater que vous faîtes la distinction entre les architectes- les plans et la construction. Cette construction européenne, elle n’est pas tombée du ciel : "Et Dieu créa l’Union européenne...". Amen

          M. Richard Coudenhove-Kalergi est l’un de ces architectes de cette europe-là auquelle nous avons droit.

          Sur le site de la Fondation Coudenhove-Kalergi (http://www.coudenhove-kalergi-stiftung.org/stiftung_richardcoudenhovekalergi1.asp), il est rappelé l’importance de ce personnage :

          - "L’Union Paneuropéenne a été créée par Coudenhove-Kalergi en 1923"

          - "Ce fut à nouveau l’initiative privée de Coudenhove-Kalergi qui conduisit à l’Union Parlementaire européenne, laquelle contribua à la création, en 1949, du Conseil de l’Europe. Le Conseil de l’Europe fut créé en tant que conseil de ministres et avait à ses côtés, comme organe consultatif, une assemblée parlementaire. Le parlementarisme européen était né. L’Union Parlementaire européenne s’était transformée en Conseil de l’Europe".

          - "Par la suite, Coudenhove-Kalergi se consacra de nouveau à la refondation du Mouvement Paneuropéen. Le 6ème congrès paneuropéen, qui se tint à Baden-Baden en 1954, mit sur pied un conseil central international composé d’hommes d’Etat, d’intellectuels et d’industriels. Le président incontesté de l’Union Paneuropéenne restait Coudenhove-Kalergi."

          Sur ce même site de la fondation (http://www.coudenhove-kalergi-stiftung.org/stiftung_stiftungsratsmitglieder1.asp), on trouve quelques noms de membres de celle-ci :

          - André Rossinot (Coordinateur pour la coopération avec Nancy) ; feu Raymond Barre
          (Ancien Premier ministre de France, ancien maire de Lyon) ; Jean-Paul Bled (Professeur à Paris Sorbonne) ; Maurice Druon (Secrétaire perpétuel de l´Académie Francaise) ; etc.

          Il est spécifié dans les textes officiels que "La structure de l’Union paneuropéenne se caractérise par la large autonomie laissée à chacune des organisations qui y ont adhéré ou y sont associées (...). Par contre, l’unité de doctrine, telle qu’elle est exprimée dans la "Déclaration de base" de Strasbourg de 1973, réactualisée en 1995, découlant des propositions de Richard Coudenhove-Kalergi, forme le ciment qui unit entre elles ces différentes associations dans la pensée et dans l’action"

          "Enfin, il est intéressant de relever les noms des principales personnalités au sein de la Paneurope France favorables à ces idées depuis les années 90 d’autant plus que la présence de certains étonne au vue de leur action officielle. Depuis 1993, trois présidents se sont succédés : Yvon Bourges (1993-2000), Hervé Gaymard (2000-2002, actuel ministre de l’agriculture du gouvernement Raffarin) et Alain Terrenoire (depuis 2002, conseiller régional de Basse-Normandie). Le Comité directeur, élu le 29 janvier 2002, se compose de plusieurs Présidents d’honneur (sans tous les citer) comme : Jacques Chirac, Raymond Triboulet, Yvon Bourges ou Hervé Gaymard. A cela, il faut ajouter à ce Comité un groupe où l’on retrouve par exemple : Hervé Lavenir de Buffon, Alain Madelin, Lucien Neuwirth ou encore Roland Nungesser. Enfin, le Comité d’honneur regroupe des personnages en vue comme : Jacques Chirac, Hélène Carrère d’Encausse, Michel Barnier, Raymond Barre, Jean-François Deniau, Alain Juppé, Christian Poncelet (Président du Sénat), Yves Thibault de Silguy (ancien commissaire européen) ou encore Philippe Seguin." (voir chapitre 17 L’Union Charlemagne).

          Toutes ses personnalités qui ont fait ou qui font cette Europe-là ont une "Bible" dont l’auteur est M. Richard Coudenhove-Kalergi.

          Cordialement.

          le canard républicain


        • ZORBA 29 avril 2008 21:44

          A CETTE BROCHETTE DE "GRANDS "PERSONNAGES ,JE PREFERE ENCORE LE GENERAL DE GAULE

          QUI VOULAIT L’EUROPE DES NATIONS ET LA GRANDE BRETAGNE LOIN D’ICI.,PENDANT QUE D’AUTRES "SAUTAIENT COMME DES CABRIS EN CRIANT :EUROPE EUROPE .


        • Le Canard républicain le canard républicain 29 janvier 2009 16:24
          Nous sommes le jeudi 29 janvier 2009.
          Je tiens à signaler que l’adresse du site de la Fondation Coudenhove-Kalergi a été modifiée. smiley
          Vous pouvez retrouver leur nouveau site à l’adresse suivante :
          La liste des membres a changé depuis le 28 avril 2008.  smiley

        • armand armand 28 avril 2008 19:34

          Nouvel Empire carolingien ?

          Surtout que le Grand Charles se pensait en restaurateur de l’Empire romain, et que ses successeurs ont effectivement donné naissance au Saint Empire Romain... germanique !!!

          Sérieusement, il y aurait de très bonnes choses à reprendre pour donner un peu de consistence à une mythologie européenne en devenir. Charlemagne et plus tard Frédéric II de Hohenstaufen cherchaient non l’affrontement, mais la coopération étroite avec l’Orient. Frédéric II, "stupor mundis" a conçu une fascinante idée des ’deux corps’ royaux, le sien propre et le corps ’public’ qui ne meurt jamais - à méditer par les chefs d’état qui confondent trop fonction et vie privée.

          L’Empire carolingien, d’ailleurs, tout chrétien qu’il fût, était tolérant en matière de religion. Outre les excellents rapports entre Charlemagne et Haroun Al -Rachid, et la proposition de mariage que le Franc fit à Irène de Byzance, les Juifs n’étaient pas frappés par les mesures discriminatoires qui se font jour vers l’An Mil.

          Et puis, cela permet de faire de l’histoire-fiction : et si Charlemagne avait épousé Irène, s’était allié à Haroun al-Rachid... et si le fils de ce dernier, Al-Mamoun, avait réussi à faire de l’Imam chiite son héritier...


          • Jam’s 26 juillet 2008 15:31
             

            FRANCE RICAINE (La). - écrit le 22/12/96 - 

            145-139 av. N.E. :
            deuxième guerre mondiale, les Américains interviennent en France et fondent l’Alliance Atlantique.

            89 av. N.E. : fin de la Guerre Froide, chute du mur de Berlin, conquête en douceur de l’U.R.S.S. L’empereur Reagan et son successeur Bush font rattacher à l’U.E. (Union Européenne) de nouvelles provinces venues du pacte de Varsovie et du Sud.

            81 av. N.E. : après une dizaine d’années de round, les Européens (français et allemands en tête) sont vaincus par l’empereur Clinton I à la bataille du GATT en Uruguay.

            79 av. N.E. : avec ses marchés financiers, Bill Clinton II conquiert la France malgré la résistance de nombreux chefs, notamment celle de Chirac, qui capitule en haut du somment du G-Seven.

            L’ultra-libéralisation de la France est rapide, favorisée par la fondation de nombreuses colonies.

            Le statut du francericain démocrate et républicain, conféré à quelques européens est étendu à tous les hommes libres et travaillants du Nouveau Monde Cybernétique (édit de Washington).

            La France jouit d’une réelle prospérité en devenant la 4ième province. L’argent et l’essence coulent à flot. La création d’un immense réseau autoroutier et ferroviaire à grande vitesse, le déboisement, la monoculture biogénétique et le développement d’Internet favorisent l’expansion économique.

            77 av. N.E. : la France subit les premiers grands raids terroristes qui la déstabilisent.

            Elle réprime avec facilité, démagogie et mépris, les révoltes des esclaves travailleurs désorganisés, désunis et dispersés. L’avilissement est total. L’assujettissement se fait par les jeux, les médias et la cupidité idolâtrée.

            75 av. N.E. : reprise en main par les marchés ; l’U.E. est disloquée et les colonies sont réorganisées. Clinton II fonde 17 provinces économiques dont la France ricaine comme capitale politique DAVOS et comme capitale économique BRUXELLES.

            L’empire du Nouveau Monde englobe les ¾ de la planète. Les empereurs successifs y installent des barbares asiatiques ultra-libéraux en tant que colons ou fédérés pour assujettir les campagnes et défendre le néo-limes. Le Nouveau Monde connaît jusqu’à la fin de son ère une période de prospérité. L’ultra-libéralisme, implanté dans la vallée du Rhin, dans les cities et dans les technopoles, pénètre peu à peu dans les campagnes grâce au zèle des places financières et des gouverneurs de banque centrale de province.

            70-60 av. N.E. : la cyber-monnaie supplante doucement les monnaies existantes et tue la monnaie frondeuse en gestation ; l’Euro. Les révoltes des colonies en voie de développement et la coalition européenne sont vite anéanties par une stratégie appropriée de zizanie et de corruption par l’argent virtuel.

            La justice, la police, les représailles et les embargos internationaux sont du ressors des américains.

            Pour exclure toute contestation dangereuse et simuler la démocratie, les élections dans chaque province des représentants fictifs du peuple se font obligatoirement sur le Net.

            L’anglais supplante les dialectes français et la religion judéo-chrétienne disparaît peu à peu au profit de la religion du Cyber-Dieu IAS (Intelligence Artificielle Suprême).

            Malgré le néo-limes contre l’émigration, les grandes invasions des barbares affamés (chinoise, hindoue et africaine etc..) affectent la France avant le terrible désastre que l’on connaît au début de notre ère.

            486 ap. N.E. : Sclivo, roi des Envahisseurs, descendant de colon venu de Polynésie, décontamine le territoire et restaure l’unité de la France que ses fils et successeurs achèveront. La physionomie actuelle de la France ressemble étrangement à la Gaule romaine.

             

            Architecture : cette civilisation de 3 siècles, nous laisse des tas de ferrailles et des pyramides profanées en béton qui dissipent une chaleur naturelle encore inexpliquée.

            Je remercie Larousse Multimédia Encyclopédie pour la définition de la Gaule romaine. Je n’ai changé que quelques mots.



            • Jam’s 26 juillet 2008 15:44

              Je suis désolé. Après 12 ans, je me suis trompé sur l’Euro. Encore que ? Qui sait ?

              Article refusé par AGORAVOX (Article non lié à l’actualité). 

              Il manque sur ce site une rubrique "Science Fiction". 


            • Floriangauthier 14 janvier 2009 14:33

              The Institute for Cultural Diplomacy (ICD) is pleased to announce four programs taking place in Berlin throughout February 2009. All programs are currently accepting applications…

              The ICD Academy for Cultural Diplomacy (2nd – 6th February, 2009)

              Europe Meets Latin America : A Forum for Young Leaders (9th – 13th February, 2009)

              Cultural Diplomacy in Europe : A Forum for Young Leaders (16th – 20th February, 2009)

              Cultural Diplomacy in Africa : A Forum for Young Leaders (23rd – 27th February, 2009)
              The ICD is an international, not-for-profit, non-governmental organization focused on the theoretical and practical promotion of cultural exchange as a tool for improving relations in all areas. To learn more about our activity, please visit http://www.culturaldiplomacy.org.

              The ICD programs bring together Young Leaders from across the world for an analysis of cultural diplomacy, an exploration of the relationship between their cultures, and to create a sustainable network between likeminded individuals. Participants are encouraged to use the networks they develop to organize their own leadership initiatives in the future.

              The ICD Academy for Cultural Diplomacy (2nd – 6th February 2009)
              The ICD offers the Academy for Cultural Diplomacy to allow individuals of all backgrounds to gain an introduction in, or deepen their knowledge of, the field of Cultural Diplomacy. A diverse, inter-disciplinary curriculum featuring leading figures from the public sector, private sector and civil society will stimulate discussions of the salient issues in the field of Cultural Diplomacy today.
              Further information : www.culturaldiplomacy.org/index.php ?en_icdacademy_introduction
              Enquiries :  academy@culturaldiplomacy.org


              Europe Meets Latin America : A Forum for Young Leaders (9th – 13th February 2009)
              Europe Meets Latin America : A Forum for Young Leaders will bring together young leaders for a consideration of the bi-regional relationship between Europe and Latin America, and an exploration of important issues. Areas of focus will include regional Vs. national identity, the influence of development criteria on economic relations, and a consideration of the importance of cultural exchange in strengthening ties.

              Further information : www.culturaldiplomacy.org/index.php ?en_program_emla_introduction
              Enquiries :  emla@culturaldiplomacy.org

              Cultural Diplomacy in Europe : A Forum for Young Leaders (16 – 20 February 2009)
              Cultural Diplomacy in Europe : A Forum for Young Leaders (CDE) has been designed to bring together young, influential people from Europe and across the world to explore the need for, and practice of, Cultural Diplomacy within Europe. Through carefully selected case studies and workshops, CDE will encourage the participants to explore the role cultural exchange can play in addressing regional, national, and local cultural divisions in Europe.
               
              Further information : www.culturaldiplomacy.org/index.php ?en_program_cdie_introduction
              Enquiries :  europe@culturaldiplomacy.org

              Cultural Diplomacy in Africa : A Forum for Young Leaders (23 – 27 February 2009)
              Cultural Diplomacy in Africa : A Forum for Young Leaders (CDA) was developed to address the urgent need for cultural diplomacy on the African continent. CDA will consider how Cultural Diplomacy can help to strengthen relations between different cultural groups within Africa, will highlight and look at examples of initiatives that currently exist in this area, and will encourage discussions on the role that external influences can, and should, place in the development of Africa.
              Further information : www.culturaldiplomacy.org/index.php ?en_program_cda_introduction
              Enquiries :  cda@culturaldiplomacy.org

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