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Accueil du site > Actualités > Europe > Parlez-vous français ?

Parlez-vous français ?

175 millions de personnes sur cinq continents s’exprimant (ou s’escrimant) dans la langue de Voltaire. Cela dans pas moins de 53 pays de par le monde. Cela fait du monde et pourtant, il faut la défendre, notre belle langue.

medium_Parlez-vous_francais_00.jpgNous venons de perdre un jongleur de mots de la langue française à nul autre pareil. Jamais égalé, il avait ce don de rassembler mots et idées antagonistes ou en contresens pour ajouter la réflexion à des concepts bien différents. Les figures de style n’avaient pas de secret pour lui et il en avait même inventé de nouvelles avec folie et sentiments.

Raymond Devos, car il s’agit de lui, a toujours été un soutien à la langue française. medium_Parlez-vous_francais_10.3.jpgPar ses textes et ses sketches étudiés avec un soin infini qui n’appartenait qu’à lui, que de moments de rires n’aura-t-il pas générés dans des foules d’admirateurs. Ses sketches se retrouvent même en classe et prennent racine dans les manuels scolaires des petits et grands. La richesse de la langue française, par sa subtilité, n’a jamais trouvé meilleur porte-parole dans l’originalité. Son souci de surprendre son auditoire par la coexistence de mots anodins sublimés et présentés dans un cadre inédit arrivait à faire croire que notre langue était unique.

Si vous voulez le connaître mieux allez lire l’interview de Bruno Coppens et des frères Taloche qui l’ont très bien connu.

Sans en arriver à cette pensée extrême et peu démocratique, la langue française jouit, il est vrai, de synonymes qui ont juste ce qu’il faut pour donner une couleur particulière, un pittoresque de bon aloi et qui se veut le plus précis possible par la nuance dans l’expression des idées. Cette richesse ne va pas sans difficulté, ringardise, diraient ses détracteurs non connaisseurs, dans son apprentissage.

Incontestable. Sans être "chinoise", cette langue nécessite une grande dose d’application pour parvenir à sa maîtrise. Etudiée dès l’enfance, elle donne sans conteste des atouts dans son approche. Les règles grammaticales grevées d’une multitude d’exceptions, les genres des mots, les accords de toutes sortes rendent la langue française rébarbative ou sous-estimée pour les difficultés de son apprentissage. Quant à l’orthographe, bonjour les dégâts.

De cette contestation, on remarque des lacunes chez les étudiants qui n’auront pas été suivis bien loin en âge. Alors quand on n’a pas fait ses travaux d’approche très tôt...

Poussé dans le dos par le seul prétexte d’universalité, l’étudiant d’aujourd’hui est plus enclin à s’atteler à l’étude de l’anglais.

Le français, lui, entre-temps, a pris ses quartiers en retrait sur le surf d’Internet et dans les relations internationales. Il a même été difficile de faire accepter le français comme langue vernaculaire dans l’enceinte du grand hémicycle de la Commission européenne. C’est tout dire. Attaqué de toute part par les instances officielles, un besoin commun de rassemblement s’est très vite fait ressentir et un lien à la francophonie s’est créé avec un représentant élu pas nécessairement en provenance de France. Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, a présidé le 6 juillet 2006 à Paris le XIe Sommet de la Francophonie dans sa 60e session.

La chaîne télé par satellite TV5 est un exemple de réussite de cette francophonie volontaire. Cette chaîne inonde le monde avec notre langue et il ne faut pas en être peu fier.

Les chiffres mentionnés en préambule ont suffisamment de poids pour ne pas prendre à la légère un phénomène d’une telle ampleur. Mais il ne faut pas lâcher prise, il faut se battre tous les instants pour garder une place sur le podium des langues du monde. Non, la bataille n’est pas gagnée.

Malgré ce que je viens de dire plus haut, Internet accueille pourtant un nombre non négligeable de pages dans lesquelles Shakespeare n’a rien à voir. L’histoire explique le pourquoi de la présence insolite de mots français entre les mots de phrases telles que "My taylor is rich". Il suffit de prendre la clé des champs dans le Sud de l’Europe pour se rendre compte que du travail de "maintenance" est à faire. Le français n’a pas vraiment la cote. L’anglais ne doit d’ailleurs pas se sentir mieux dans sa "peau" verbale dans beaucoup de cas. Un concurrent de poids historique, l’allemand, vient supplanter son concurrent commercial. Avec l’ouverture de l’Europe aux nouveaux pays de l’Est, qu’adviendra-t-il ? Qui prendra la place de l’autre ?

Sera-ce seul le côté quantitatif en population qui sera prépondérant ?

Le qualitatif, pour peu que l’on puisse en parler dans le cas d’une langue, aura-t-il son mot à dire ? La difficulté d’apprentissage prendra-t-elle le poids déterminant avec une modernité qui ne se veut pas trop regardante sur le côté "précision" du langage (au moins précis, au plus de chance de se sortir de mauvais pas) ? Qui sera du voyage dans la pérennité ?

L’esperanto, facile d’apprentissage et d’utilisation, n’a pas eu cette chance par son côté artificiel.

Un polyglotte pourrait répondre par un avis impartial et tellement juste : plus on connaît de langues, moins on sera désorienté et plus on sera dans le coup.

De toute manière, se cantonner dans sa langue maternelle, anglaise ou non, aujourd’hui, fermera des portes plus certainement que des frontières. Pas besoin d’être parfait dans la pratique d’une langue étrangère. Baragouiner, dans la majorité des cas, suffira amplement.

Ne laissons pas les Etats-Unis seuls sur terre à jouir du statut de forteresse inexpugnable par le seul adjectif Unis. Sinon, l’Europe n’arriverait jamais à constituer ce qu’elle a toujours voulu être : "forte".

Le journal LEcho titrait ce 5 juillet : "Apprendre une autre langue n’est plus une contrainte, mais une plus-value". D’après lui le chemin est encore long. La maîtrise d’au moins une langue "étrangère" devient un lieu commun et même obligé.

En Belgique, nous avons la chance, je dis bien "chance", de nous farcir des langues bien "tranchées". Le français, le néerlandais, l’allemand liés à la région avec l’anglais comme langue des affaires. Nous sommes bien chargés et si on veut communiquer avec nos populations "importées" de manière "habituelle" ou "artificiellement" par le siège de la CE, on ne manquera pas d’occasions de s’agiter avec les mains par le comique de la pantomime.

En France, pour des raisons de maintien de la langue, que j’accepte pour ne pas contredire mon texte, tous les textes étrangers, tous les programmes d’ordinateur (et souvent anglais) doivent être légalement traduits.

Bien. Mais, à une condition, c’est de ne pas repousser les autres langues dans les cordes de l’oubli. L’effort pour apprendre mieux les autres par l’intermédiaire de la langue aura certes sa contrepartie victorieuse dans le spectacle des nations et de l’âme particulière culturelle des peuples.

Bonne fête nationale aux Français...

"Langue. Greffe d’un sens commun dans le cerveau de chacun, qui permet à chacun d’être un pays, de faire partie d’un peuple." Jacques Ferron

"Un homme qui parle trois langues est trilingue. Un homme qui parle deux langues est bilingue. Un homme qui ne parle qu’une langue est anglais" Claude Gagnière

"Celui qui ne connaît pas les langues étrangères ne connaît rien de sa propre langue." J.Goethe

"La langue propre à chaque peuple peut devenir un grand pont pour son propre avenir." Petar Préradovic

"En dehors du français, il y a une seule langue nationale que la Constitution tolère : la langue de bois !" Vincent Roca


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129 réactions à cet article    


  • krokodilo (---.---.66.83) 18 juillet 2006 11:46

    Bravo pour l’hommage à Raymond Devos, bien mérité, mais expédier l’espéranto d’une seule ligne ambigue, c’est un peu court. Heureusement, Agora vox est par ailleurs un des rares médias à traiter ce sujet correctement, notamment par les articles de H. Masson, auxquels je vous renvoie. Mais le sempiternel refrain qu’il faut apprendre le plus possible de langues est lassant. Libre à ceux qui en ont le goût, le don, l’opportunité, le temps, l’obligation professionnelle, de s’y consacrer, mais il y a beaucoup d’autres choses à apprendre sur Terre que les langues, et notre cerveau aussi bien que notre temps sont limités. J’ai lu d’autres articles qui ne semblaient pas présenter le multilinguisme en Belgique comme le paradis sur Terre, mais comme une source de complications quotidiennes, de même que le multilinguisme de la Suisse, « forcée » d’adopter plus ou moins l’anglais faute d’une entente entre ses quatre langues. Est-ce qu’en France on doit aussi apprendre le corse, l’occitan, le breton, le catalan, l’alsacien, pour mieux sentir l’âme de nos régions ? Ou bien doit-on comme vous le suggérez se contenter de « baragouiner » cinq ou six langues nationales ? Ca ne me paraît pas une solution constructive, et ça laissera comme toujours le champ libre au tout-anglais : on baragouinera les autres langues, mais les employeurs exigeront un anglais fluent. Pour défendre le français, on pourrait commencer par se mobiliser contre cette absurde idée d’une télévison française en anglais (pour l’essentiel), qui va démarrer très prochainement, ou demander pourquoi les titres de films « made in US » ne sont plus traduits depuis des années, pourquoi les emballages alimentaires sont presque davantage anglais que français. Malheureusement, la majorité des journalistes sont anglophones par nécessité professionnelle et n’y voient pas de problème. Quant à l’Académie française, existe-t-elle réellement ? Avec cette canicule...


    • L'enfoiré L’enfoiré 18 juillet 2006 14:02

      @Krokodilo et aux autres, « espéranto...article H.Masson... » >> J’ai été lire « Polémique autour de l’esperanto ». Pour une langue née en 1887, l’esperanto, il faut bien l’avouer n’a pas fait des étincelles en feux d’artifice. D’accord, il n’a pas eu la « pub » suffisante, mais, malgré tout, son problème majeur est sa concurrence avec une langue bien plus ancienne, mais bien vivante, elle, et surtout plus parlée dans le monde de fait. Artificielle, toutes les langues le sont, mais il ne faut jamais être une des dernière en piste pour avoir une chance de passer. Dommage, parce qu’elle est facile à apprendre...

      « apprendre le plus possible de langues est lassant » >> Mais, à première vue, je vous dirais, vous avez raison. Combien de temps perd on à apprendre l’usage d’un « outil » alors que l’on connait un autre depuis toujours, qui permet la même chose ? Au pire, une langue maternelle et une autre pour communiquer avec les autres seraient bien suffisants. Bien d’autres choses à connaitre et à se farcir pour former un homme. Oui, MAIS. Ce n’est pas comme ça que ça marche. Le choc des cultures et celui qui est associé des langues imposent un peu d’humilité et de volonté d’apprendre ce que pense une autre communauté. En Belgique, nous sommes servis, c’est vrai, et bizarrement, c’est le côté francophone qui a le plus souvent traîné les pieds pour se lancer dans l’aventure. L’école dans le sud est très responsable de cela. Donc, pas de paradis, c’est sûr, mais une certain obligation qui, en définitive, apporte ce pluralisme d’idées à celui qui veut s’en donner les moyens. Bruxelles peut être considéré comme trait d’union parfois (pas toujours) avec une certaine dose de spécificités.

      « Le Français...apprendre occitan, corse... » >> Bien sûr que non, En Belgique, pas de cours de Wallon à moins de le vouloir. Je ne parlais pas de langues régionales. En Catalogne, beaucoup de catalan sur les mûrs mais l’espagnol, comme lien.

      « Baraguiner ? » >> Mais oui. Cela suffit dans les premiers contacts avec l’« étranger ». Ce premier contact vaut de l’or car il est initiateur de tout. J’ai des anecdotes suffisantes qui le prouvent. Essayer de communiquer avec les mots de l’autre et vous verrez.

      « Fluent English » >> Ben, encore oui. Comme je le disais plus haut, elle est candidate faute de mieux à établir les « vrais » liens. Donc, il faudra être précis.

      « majorité des journalistes sont anglophones », >> Oui, et il n’y a pas qu’eux. N’en déplaise. Ce qu’il faut préserver quand on connait la richesse de notre langue, c’est de donner le maximum de chance à sa propagation par « tous les moyens ». Le fait d’être minoritaire n’élimine pas le besoin de richesse. Raymond Devos en était à mes yeux le meilleur colporteur. Cela n’empêche que de vouloir traduire par la force de loi tous documents, tous logiciels, tous mots « exotiques » comme il est de coutume en France, est casse gueule (en français dans le texte). Mais je ne suis qu’un petit belge plein d’idées rétros. A+


    • krokodilo (---.---.66.83) 18 juillet 2006 17:28

      Puisque j’ai l’honneur de voir votre commentaire accroché au mien, je continue : il me semble sentir une certaine ambiguité dans votre description de la situation en Belgique, au point que je ne comprends pas si vous y voyez un avantage du type ouverture à l’autre, etc, ou bien un inconvénient. Pour ma part, j’ai lu par exmple que dans les grands hôpitaux, on peut légalement exiger d’être soigné par du personnel parlant sa propre langue, ce qui doit être un incroyable casse-tête pour l’hôpital, quasiment mission impossible.

      « Cela n’empêche que de vouloir traduire par la force de loi tous documents, tous logiciels, tous mots »exotiques« comme il est de coutume en France, est casse gueule » Je crois au contraire que la France peut être fière de son entêtement, de l’exception culturelle si souvent critiquée, sans laquelle on se demande où en seraient l’édition ou le cinéma français. Mais on ne va pas assez loin dans la défense du français, les francophones nous le serinent avec raison, et le Canada est depuis longtemps plus vigilant que nous. D’accord avec Claude à ce sujet. Les langues vivent et s’échangent des mots, mais quand cela tourne au raz-de-marée à sens unique...

      « Le choc des cultures et celui qui est associé des langues imposent un peu d’humilité et de volonté d’apprendre ce que pense une autre communauté. » Pas d’accord du tout : l’essentiel de ce que l’on sait des autres cultures, on le tient de traductions. Si une infime minorité a le niveau et la volonté de faire connaissance avec une culture en VO, au mieux ce ne sera que pour une, voire deux langues dans le monde, c’est-à-dire un pourcentage infime de la culture mondiale. Ce cliché de l’altérité, de l’indispensable ouverture à l’autre par l’apprentissage des langues est incroyablement tenace, je le trouve pourtant totalement illogique et contredit par la réalité. C’est idéal si c’est possible, et ça l’est pour très peu de gens dans très peu de pays, mais ce n’est pas une solution rationnelle à la communication mondiale. Dans le domaine des langues, il y a une distorsion surprenante entre les théories et la réalité, comme si les convictions l’emportaient sur la réflexion. Même le Ministère de l’Education nationale utilise maintenant l’expression « anglais de communication », admettant implicitement la distinction entre communication et culture, ce qui eût été sacrilège il y a dix ans. Ce ridicule globish est l’aveu qu’une langue de communication est nécessaire à l’heure de la mondialisation. Or, l’espéranto est aussi facile que le globish mais représente une vraie langue, simple mais complète, structurée, évolutive. Par contre, celui qui apprend le globish ne peut évoluer que vers l’anglais, tout simplement parce que le globish c’est du broken english. Ce n’est qu’une liste de mots sans grammaire, avec quelques gestes, d’après son « inventeur ».

      A la question langues parlées, quel ingénieur osera mettre sur son CV : globish ? Connaissez-vous l’étylmologie du mot globish ? Ca vient du français gober, c’est pour nous faire gober l’anglais comme lingua franca de l’Europe ! Heu... non, excusez-moi, je me suis trompé sur l’étymologie, et comme cet « inventeur » est allé je crois jusqu’à déposer un brevet pour sa langue (?), j’ai peur d’un procès. Ca doit (peut-être) venir de G.Bush... enfin, je continue les recherches.


    • skirlet (---.---.11.164) 18 juillet 2006 18:42

      « Pour une langue née en 1887, l’esperanto, il faut bien l’avouer n’a pas fait des étincelles en feux d’artifice. »

      Avant les représailles de Hitler et de Staline (j’ai honte d’avoir un tel compatriote), l’espéranto a fait des étincelles. Par exemple, les panneaux dans les gares européennes étaient aussi en espéranto... la Chambre du Commerce française et l’Académie des Sciences ont demandé l’introduction de l’espéranto en plus des langues nationales... etc. Mais y a-t-il une date limite pour l’espéranto ? Il se développe constamment, les associations qui défendent la langue française commencent à prendre en considération cette solution, et les mentalités changent de plus en plus, car les gens ne veulent pas être inférieurs uniquement parce qu’ils ne sont pas les anglophones natifs.

      « son problème majeur est sa concurrence avec une langue bien plus ancienne, mais bien vivante »

      L’espéranto est une langue vivante. Souvenez-vous également, quel âge a l’anglais et depuis combien de temps il domine... y a une sacrée différence !

      « surtout plus parlée dans le monde de fait »

      Oui, quelques phrases en broken engliche qui mènent à plein de malentendus smiley) Ce n’est pas ça qu’on peut raisonnablement qualifier comme « parlée dans le monde ».

      « mais il ne faut jamais être une des dernière en piste pour avoir une chance de passer »

      L’hébreu moderne a le même âge, le pisin et le romanche normalisé sont plus jeunes... je peux continuer la liste smiley Par ailleurs, il y a des langues bien plus anciennes que l’anglais qui n’auront jamais le droit de passer les premières.

      « Au pire, une langue maternelle et une autre pour communiquer avec les autres seraient bien suffisants. »

      En réalité, c’est surtout la langue maternelle et les gestes pour communiquer avec les autres smiley

      « Le choc des cultures et celui qui est associé des langues imposent un peu d’humilité et de volonté d’apprendre ce que pense une autre communauté. »

      Bien dit. On se demande pourquoi, à une demi-heure de la frontière espagnole, pas moyen d’avoir l’espagnol en première langue...

      « Cela suffit dans les premiers contacts avec l’ »étranger« . »

      Mais c’est une étape très vite dépassée... Je dirais en l’espace d’une demi-heure smiley) Ensuite, il faut sortir un litre de vodka pour avoir un semblant de communication smiley Essayez d’obtenir une chose précise dans une langue que vous connaissez à peine, comme l’achat d’un forfait métro précis, et vous m’en donnerez des nouvelles.

      « Comme je le disais plus haut, elle est candidate faute de mieux à établir les »vrais« liens. Donc, il faudra être précis. »

      C’est une langue tellement contextuelle que même les natifs parfois comprennent la même phrase de plusieurs façons...

      Il faudra... mouais. Pour éviter les bouchons et ne pas polluer l’air, il faudrait léviter au boulot. Mais entre dire et la possibilité de faire il y a un fossé.

      « Le fait d’être minoritaire n’élimine pas le besoin de richesse. »

      Ca s’applique bien à l’espéranto ça smiley)

      « Un polyglotte pourrait répondre par un avis impartial et tellement juste : plus on connaît de langues, moins on sera désorienté et plus on sera dans le coup. »

      Me voilà smiley Un avis n’est jamais impartial par définition, mais je vais essayer de pondre le mien : apprendre les langues est un énorme boulot. Moi, ça me plaît, mais tout le monde n’est pas obligé d’aimer cette activité (ni avoir le temps ou les conditions nécessaires), et la motivation est primordiale dans l’apprentissage de langues. Même pas l’obligation, car il y des immigrés qui vivent en France des dizaines d’années et connaissent peu le français. Désorienté, on l’est toujours quand on se trouve en contact avec une langue inconnue, et avec les 6000 langues dans le monde, les possibilités ne manquent pas smiley En plus, même avec une bonne maîtrise d’une langue étrangère il y a des pans entiers du vocabulaire qui manquent, j’en sais quelque chose. Bref, si être polyglotte comporte quelques points positifs (je ne vais pas m’étendre ici sur les négatifs), ce n’est pas une solution pour tout le monde, et encore moins en Europe à 25 langues.

      La seule possibilité de communiquer de façon non discriminatoire, c’est l’utilisation d’une langue neutre. Une Europe à deux vitesses, non merci.


    • L'enfoiré L’enfoiré 18 juillet 2006 19:10

      Cher KroKodilo,

      « ambiguité.. en Belgique... avantage du type ouverture à l’autre, etc, ou bien un inconvénient. »

      >>> Pardon pour l’ambiguité. Et je ne vais pas vous aider. Oui, la situation est ambigüe. Certains ne voit aucun inconvénient pour « switcher » (voilà que ça me reprend) d’une langue à l’autre. D’autres y voient la plaie de notre situation belge et voudrait bien voir exploser cette « entente cordiale ». A vouloir traduire tout, surtout dans le langage informatique, on ne comprend plus chez nous, du moins pour les professionnels de la chose.

      « ...grands hôpitaux, on peut légalement exiger d’être soigné par du personnel parlant sa propre langue, ce qui doit être un incroyable casse-tête pour l’hôpital, quasiment mission impossible. »

      >>> oui et non, tout dépend de ce que vous appelez « propre langue » et de l’endroit où se trouve votre hôpital. Les langues nationales (français, néerlandais et un peu l’allemand) seulement. Etre bilingue est souvent une condition d’engagement à Bruxelles. L’anglais pour certaines professions l’est aussi. Casse tête ? Non, puisque les règles du jeu sont fixées d’entrée de jeu. Ailleurs, c’est selon...

      « Je crois au contraire que la France peut être fière de son entêtement, de l’exception culturelle si souvent critiquée, sans laquelle on se demande où en seraient l’édition ou le cinéma français. Mais on ne va pas assez loin dans la défense du français, les francophones nous le serinent avec raison, et le Canada est depuis longtemps plus vigilant que nous. »

      >>> fière, oui, quand on vit en autarcie ou quand la seule idée seule de l’Europe fait gerber (Je connais votre « Non » dans ce domaine quoique, j’étais d’accord avec lui pour le vrai fond, ce qui se cachait d’incidieux au point de vue emploi.) Défendre le Français, je l’ai dit dans le texte. Fermer la porte pour le reste, non.

      « Les langues vivent et s’échangent des mots, mais quand cela tourne au raz-de-marée à sens unique... »

      >> à sens unique ? demandez aux Chinois, aux Indiens.

      « l’essentiel de ce que l’on sait des autres cultures, on le tient de traductions. »

      >> Traductions qui est faites par qui ? Par des Chinois ?

      « une, voire deux langues dans le monde, c’est-à-dire un pourcentage infime de la culture mondiale. »

      « l’altérité » = caratère de ce qui autre, métaphysiquement (Larousse). ????

      « apprentissage des langues est incroyablement tenace,... illogique et contredit par la réalité. »

      >>> « Non, peut-être » : on dit ça aussi chez nous.

      « C’est idéal si c’est possible » >>> Ouf

      « mais ce n’est pas une solution rationnelle à la communication mondiale. »

      >>> Là, je ne comprends plus. Tout le monde doit parler Français, bien d’accord.

      « Dans le domaine des langues, il y a une distorsion surprenante entre les théories et la réalité, comme si les convictions l’emportaient sur la réflexion. Même le Ministère de l’Education nationale utilise maintenant l’expression »anglais de communication", admettant implicitement la distinction entre communication et culture, ce qui eût été sacrilège il y a dix ans.

      >>> J’espère que la réflexion emporteront les convictions. D’accord la culture, rien de changer, restera toujours indépendament de la langue.

      « Or, l’espéranto est aussi facile que le globish mais représente une vraie langue, simple mais complète, structurée, évolutive. »

      >>> no problemo, parlato nen esperanto. Probato.

      « A la question langues parlées, quel ingénieur osera mettre sur son CV : globish ? »

      >>> Non, il le fera en English s’il postule pour une multinationale.

      Pardon, de vous secouez un peu. Mais nous sommes, bien malheureusement à l’heure de la mondialisation. A+


    • L'enfoiré L’enfoiré 18 juillet 2006 19:44

      @skyrlet

      « l’espéranto a fait des étincelles. »

      >>> oui, en fait-elle encore ? Vous parlez souvent avec verbes au passé simple. Désolé, pour ça.

      « Il se développe constamment, les associations qui défendent la langue française commencent à prendre en considération cette solution, et les mentalités changent de plus en plus, car les gens ne veulent pas être inférieurs uniquement parce qu’ils ne sont pas les anglophones natifs. » L’espéranto est une langue vivante. Souvenez-vous également, quel âge a l’anglais et depuis combien de temps il domine... y a une sacrée différence !

      >>> Parfait. Pour l’anglais, je suis absolutment d’accord. Si cela avait été une autre langue en dehors du Français, même commentaire ? Au fait, si on continuait la conversation en esperanto ? Je suis vraiment intéressé. J’aimerais en savoir plus, rien que pour info.

      « broken engliche qui mènent à plein de malentendus » smiley) Ce n’est pas ça qu’on peut raisonnablement qualifier comme « parlée dans le monde »" En réalité, c’est surtout la langue maternelle et les gestes pour communiquer avec les autres smiley

      >> Encore une fois, d’accord. C’est bon pour un début. Après, il faut y mettre un coup supplémentaire.

      « à une demi-heure de la frontière espagnole, pas moyen d’avoir l’espagnol en première langue... »

      >>>Je n’ai pas dit cela. J’y étais en juin. L’Espagnol a seulement du partager.

      « Essayez d’obtenir une chose précise dans une langue que vous connaissez à peine, comme l’achat d’un forfait métro précis, et vous m’en donnerez des nouvelles. »

      >>> Là, vous abondez dans mon sens. Du moins si vos vacances ne se passe plus obligatoirement sur les plages bleux...

      « C’est une langue tellement contextuelle que même les natifs parfois comprennent la même phrase de plusieurs façons... Il faudra... mouais. Pour éviter les bouchons et ne pas polluer l’air, il faudrait léviter au boulot. Mais entre dire et la possibilité de faire il y a un fossé. »

      >>> Hélas.

      Ca s’applique bien à l’espéranto ça smiley)

      "apprendre les langues est un énorme boulot. Moi, ça me plaît, mais tout le monde n’est pas obligé d’aimer cette activité (ni avoir le temps ou les conditions nécessaires), et la motivation est primordiale dans l’apprentissage de langues.

      >>> D’accord 100%

      « pas l’obligation, car il y des immigrés qui vivent en France des dizaines d’années et connaissent peu le français. »

      >>> Problème d’écolage ou de manque de communication voulue ?

      "La seule possibilité de communiquer de façon non discriminatoire, c’est l’utilisation d’une langue neutre. Une Europe à deux vitesses, non merci.

      >>> Langue neutre. L’esperanto, compris. Ma proposition tient toujours. Les vitesses, c’est nous qui tenons le manche. Enfin, presque.


    • skirlet (---.---.11.164) 18 juillet 2006 19:52

      « demandez aux Chinois, aux Indiens. »

      Je crains de ne pas avoir compris. Que l’anglais se transforme en pidgin dans des pays colonisés, c’est un fait. Mais est-ce que ce pidgin qui compte, quand on demande des « native english speakers » ?

      « Traductions qui est faites par qui ? Par des Chinois ? »

      Si ce sont les traductions vers le français, ce n’est pas (encore) les Chinois qui les font smiley)

      « Tout le monde doit parler Français, bien d’accord. »

      Vous êtes d’humeur badine aujourd’hui smiley

      « D’accord la culture, rien de changer, restera toujours indépendament de la langue. »

      Detruisez la langue, vous détruirez la culture.

      « no problemo, parlato nen esperanto. Probato. »

      Tiun mi vidas smiley)

      « Mais nous sommes, bien malheureusement à l’heure de la mondialisation. »

      Pas tout mettre sur le dos de la mondialisation...


    • skirlet (---.---.11.164) 18 juillet 2006 20:07

      C’est skirlet mon pseudo. Le « i » et pas le « y ». Capito ? smiley

      « oui, en fait-elle encore ? Vous parlez souvent avec verbes au passé simple. »

      Oui, il en fait. Une langue qui arrive à survivre malgré des persécutions, qui connaît un développement considérable avec la Toile, n’est pas au passé (ni simple, ni compliqué smiley)

      « Si cela avait été une autre langue en dehors du Français, même commentaire ? »

      Ben évidemment. Mes langues maternelles sont le russe et l’ukrainien. Je ne vais pas prôner la suprématie du français (ni du russe ou de l’ukrainien d’ailleurs smiley

      « Après, il faut y mettre un coup supplémentaire. »

      C’est justement là que le bât blesse...

      « Je n’ai pas dit cela. J’y étais en juin. »

      Non, vous ne l’avez pas dit. C’est le collège local qui a dit « anglais in-con-tour-na-ble ! »

      « Problème d’écolage ou de manque de communication voulue ? »

      Chais pas. Je constate le phénomène. Pour ma part, je ne pourrais jamais vivre dans un pays et ne rien comprendre, ça m’agace trop smiley

      « Au fait, si on continuait la conversation en esperanto ? Je suis vraiment intéressé. J’aimerais en savoir plus, rien que pour info. »

      Ĉu vi vere deziras paroli esperante ? Ĉu vi certas ĉion kompreni ? smiley Et est-ce que vous êtes vraiment intéressé, ou c’est juste dans le genre "cause toujours ? smiley Pour en savoir plus, il a des sites. Je mentionnerai un seul pour l’instant : http://www.esperanto.qc.ca/frame-fr.htm


    • skirlet (---.---.11.164) 18 juillet 2006 20:13

      « ce ne sont pas les francais de france qui contribue au rayonnement de la langue mais les expatries... »

      Pas toujours smiley) Je dirai même que telle n’est pas la règle.

      Sur l’édition française, j’aurais pu dire plusieurs choses. Il y a plein d’auteurs intéressants dans d’autres pays, mais quand je vais à la FNAC, je vois deux gros meubles « littérature anglophone » (ce qui désigne les bouquins traduits de l’anglais), et un seul pour la littérature d’Europe, tous pays confondus, où Tolstoï se retrouve en plein dans les quelques bouquins tchèques... Un autre meuble pour « littérature du monde ». Si quelqu’un m’expliquait la raison de ceci smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 18 juillet 2006 20:54

      Chère skirlet,

      Capito ? Sûr.

      Ĉu vi vere deziras paroli esperante ? Ĉu vi certas ĉion kompreni ? smiley Et est-ce que vous êtes vraiment intéressé, ou c’est juste dans le genre "cause toujours ? smiley Pour en savoir plus, il a des sites. Je mentionnerai un seul pour l’instant : http://www.esperanto.qc.ca/frame-fr.htm

      >>> Vraiment, merci. Je ne connais pas l’esperanto. Je suis assez surpris d’y voir des accents. J’ai mémorisé l’URL dans mes favoris. Je vous promets d’y jeter un regard attentif.


    • skirlet (---.---.13.60) 19 juillet 2006 01:07

      Oui, il y a quelques lettres accentuées (ĵ, ĥ, ĝ, ĉ, ŝ, ŭ), c’est pour le principe phonétique « un son, une lettre ».

      La section « questions - réponses » sur le site que j’ai indiqué est fournie. Si vous avez le temps, visitez-le un peu, l’espéranto mérite au moins un coup d’oeil, sans forcément aller jusqu’à l’apprendre smiley


    • skirlet (---.---.13.60) 19 juillet 2006 01:14

      J’avais oublié : une illustration de l’espéranto comme langue-pont. Message écrit par votre compatriote en espéranto et traduit en plusieurs langues... le multilinguisme, quoi smiley

      http://weblog.jrc.ec.europa.eu/comments/wallstrom/Weblog/football_brazil_an d_being_prime#comment81


    • claude (---.---.137.18) 18 juillet 2006 11:54

      bon comme mon vote est le deuxième et qu’il équilibre la balance j’en déduis qu’il y a eu une opinion exactement opposée à la mienne.

      je ne me cache pas d’être un fervent de ma langue et j’ai eu la grande chance de faire toute ma scolarité hors de france, dans des pays où ma langue maternelle était prisée et honorée. Même sans ce contexte mon amour pour le français aurait été le même car ainsi qu’à pu le réaliser Raymond Devos il est possible de ciseler l’expression écrite ou orale grâce aux mots

      Raymond Devos fut un orfèvre et un magicien en la matière et je ne peux qu’être profondément attristé quand je lis ou entends les dérives quotidiennes du français ; majoritairement d’ailleurs par le biais des publicistes qui, au motif de produire un effet à des fins commerciales n’hésitent pas à s’égarer dans toutes les dérives linguistiques ( dérives de styles, de néo-vocabulaire etc...)

      il serait souhaitable, afin d’être crédible hors de nos frontières dans un combat pour le maintien et la sauvegarde du français, de balayer à l’intérieur même ; le passage devant une commission de surveillance de la langue devrait s’imposer pour chaque publicité avant toute diffusion ; cela ne pourrait qu’être utile à tous les enfants qui écoutent et regardent chaque jour à répétition des pulicités souvent approximatives.


      • Adolphos (---.---.59.170) 18 juillet 2006 12:03

        Plus il y a de gens parlant français, plus il y a des immigrés. Donc ca n’a aucun interet cette histoire de francophonie. C’est juste pour se consoler de la Révolution et du suicide politique qu’elle fut pour la France..


        • L'enfoiré L’enfoiré 18 juillet 2006 14:13

          Bonjour à tous, J’ai attaché involontairement ma réponse à vos commentaires à celui de Krocodilo. Comme, c’était la fête nationale française, je trouvais important de parler de la francophonie et de ce qui s’y rattache. Si mon article de la semaine suivante (fête nationale belge) passe le cap des modérateurs, je vous exposerai l’autre côté de la médaille. En « Belge », une fois.. Mais continuer, vos remarques m’intéressent. Mon approche n’est qu’en provenance de l’extérieur. A+


        • JAMES (---.---.205.189) 18 juillet 2006 13:06

          Il faut persuader le nouveau proprieteur, Liberty Global, de notre reseau cable de Dublin de remettre TV5MONDE sur le cable EN BASIQUE...enlevee il y a quatre annees par l’ancien, ntl, après une presence de huit ans de 1994 à 2002.....suite a une campagne de ’persuasion’ qui a duré neuf ans, Liberty Global fournit une service minimum multi-langues dans la plupart des pays où elle est presente donc pourquoi pas Dublin...... et oui, pourquoi pas dans tous ses 599,000 foyers en Irlande..... donc a vos claviers à M Robert DUNN, le nouveau pdg d’UPC Irlande.

          TOUT CELA POUR AVANCER LA LANGUE DE MOLIERE EN IRLANDE.....


          • (---.---.82.139) 18 juillet 2006 13:07

            C’est un peu hors sujet, mais je souhaite réagir tout de même.

            « L’esperanto, facile d’apprentissage et d’utilisation, n’a pas eu cette chance par son côté artificiel. »

            Je vous renvoi à la définition du Littré :

            "Artificiel : (ar-ti-fi-si-èl, è-l’) adj.

            Qui se fait par art, opposé à naturel."

            Qui peut prétendre que sa langue n’est pas artificielle ?


            • Le Panda Le Panda 18 juillet 2006 13:18

              Bonjour Toi dont le pseudo est l’enfoiré !!

              Oui l’hommage que tu rends à Raymond Devos ressemble comme deux gouttes d’eau, y compris sur l’image à celui publié dans le Le Panda, en France, donc je ne pense à aucun droit *d’auteur. Ton article reste le reflet de la culture française de par le monde cela est évident. Mais de là à penser que les nations dîtes bien pensantes sont désireuse l’ombre d’un seul instant de « produire » une langue « universelle » c’est un rêve aussi grand que celui du Petit Prince. La communication comprise reste le réel de l’homme, allez ton article semble un peu « rêveur » mais pour l’hommage à Devos un de plus en point.

              Cordialement,

              Le Panda.

              N.B. A propos je vais en Belgique le 15 août à la frontiéren uniquement pour ton information ou autres.


              • nono (---.---.196.191) 18 juillet 2006 14:44

                la francophonie en afrique c’est plus un handicap pour la france.... car les immigres du continent africain c’est bien ceux dont les pays du nord veulent le moins.... pas de diplome, majoritairement mussulman et globalmeent criminogene... y’a bien que la france qui sert de poubelle pour cette immigration que aucun pays du nord ne veut....


                • Thucydide (---.---.101.8) 18 juillet 2006 14:51

                  Bonjour aux Bruxellois... et aux autres.

                  J’ai eu plaisir à lire cet article, qui démontre une fois de plus, malheureusement, que la défense du français vient rarement des Français eux-mêmes. Pourtant, la francophonie n’est pas une bizarrerie exotique juste bonne à être ressassée par de vieux barbons amateurs de « bijoux, cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux et poux ». La francophonie est avant tout un mode d’influence prépondérant dans le monde. J’en sais quelque chose, je suis originaire d’un pays où elle était fortement implantée mais dont elle a pratiquement disparu, en quelques décennies. La France ne se donne plus les moyens d’entretenir cette francophonie, et ce faisant, elle perd une immense part de son influence, et de ses rentrées commerciales, par la même occasion, ce qui est un très mauvais calcul pour quelques économies de bouts de chandelle.

                  Quant au fait que la langue est inutilement complexe, pour moi, c’est un autre problème. La langue peut être simplifiée, réformée, comme le font régulièrement les Allemands avec le pragmatisme qui les caractérise. Cette complexité n’est que prétexte pour les paresseux qui multiplient les fautes non pas d’orthographe, mais de syntaxe et de logique. Et le tout-anglais est loin d’être aussi indispensable qu’on veut bien le faire croire. Comme le dit bien l’article, ce n’est pas le bout du monde de maîtriser honnêtement une langue maternelle (sans forcément être un spécialiste des dictées de Pivot), et de se débrouiller dans une ou deux autres langues.

                  Quant à la langue internationale, ce n’est déjà plus l’anglais. Le « globish » pratiqué actuellement préfigure ce que sera le futur espéranto, non artificiel, celui-ci.


                  • Adolphos (---.---.59.170) 18 juillet 2006 14:59

                    « Le »globish« pratiqué actuellement préfigure ce que sera le futur espéranto, non artificiel, celui-ci. »

                    Le chinois, plutôt...


                  • skirlet (---.---.11.164) 18 juillet 2006 15:05

                    Attention, « globish » est une marque déposée et s’applique à une liste de 1500 mots anglais smiley Le sabir primitif utilisé actuellement ne va même pas jusqu’au globiche, qui est déjà primaire. L’espéranto, tout en étant plus facile, est bien plus fonctionnel.


                  • skirlet (---.---.11.164) 18 juillet 2006 15:01

                    Bel hommage à Raymond Devos ; mise en relief de la problème des langues. Cependant...

                    - > L’esperanto, facile d’apprentissage et d’utilisation, n’a pas eu cette chance par son côté artificiel.

                    Toute langue est un produit de l’esprit humain, toute langue est donc artificielle. Mais ce n’est pas son côté « artificiel » qui empêche l’adoption de l’espéranto. Les langues sont des outils de domination là où les armes ne sont pas utilisées. En 1921, quand l’espéranto a été proposé comme langue de travail à la société de Nations, c’est la France dont la langue dominait avait tout fait pour que l’espéranto ne soit pas adopté. En 1922, le circulaire interdisant toute propagande en faveur de l’espéranto :

                    "(...) Je crois aujourd’hui devoir appeler votre attention sur les dangers que l’enseignement de l’Espéranto me parait présenter dans les circonstances que nous traversons. Il serait fâcheux que l’éducation à base de culture latine que nous défendons puisse être amoindrie par le développement d’une langue artificielle qui séduit par sa facilité. Le français sera toujours la langue de la civilisation et, en même temps, le meilleur moyen de divulguer une littérature incomparable et de servir à l’expansion de la pensée française. (...)

                    Aussi bien, les dangers de l’espéranto semblent s’être accrus depuis ces derniers temps. Des organisations internationales, qui ont leur siège à l’étranger, s’efforcent de dévevelopper les relations entre les groupes espérantistes des divers pays. (...) Ces groupements visent surtout l’esprit latin et, en particulier, le génie français.

                    (...) Pour ces diverses raisons, je vous prie d’attirer l’attention des parents et des élèves des établissements qui sont placés sous votre autorité sur la propagande espérantiste. (...) Je vous prie également d’avertir les professeurs et les maîtres d’avoir à s’abstenir de toute propagande espérantiste auprès de leurs élèves. Vous inviterez les chefs d’établissements à refuser d’une manière absolue le prêt des locaux de leurs établissements à des Associations ou des organisations qui s’en serviraient pour organiser des cours ou des conférences se rapportant à l’espéranto."

                    Voir les documents ici : http://fr.nitobe.info/esplorado/index.php


                    • Adolphos (---.---.59.170) 18 juillet 2006 15:05

                      Lespérontau n’a pas d’interet, car il n’ouvre pas à l’autre et à l’altérité, comme peut le faire une vrai langue reflet de la mentalité d’un peuple, avec sa litérature, sa philosophie, son droit, etc..

                      Par ailleur c’est une bonne forme de selection, donc c’est mieux que l’espérantau (car de toute façon, trés peu de personne comunique en langue étrangére de toute façon).


                    • L'enfoiré L’enfoiré 18 juillet 2006 15:30

                      @skyrlet et adolphos,

                      Langue universelle, oui, un rêve... Esperanto, un moyen ou un opportunité ? Sur Internet, c’est aux abonnés absents. Adolphos donne la réponse par sa simple manière d’écrire « EsperanTAU ». Oui, bien peu savent de quoi il retourne avec cette langue de « communion ».

                      En attendant, de trouver mieux, désolé, l’anglais est une alternative obligée. Mais comme je l’ai dit dans l’article, il ne fait l’unanimité quand on commence à se promener en Espagne, en Italie, en Turquie, en Grèce... L’histoire a ses lois qui transportent avec elle des « obligations » moins officielles. Alors, pour ajouter un peu d’humour, faudra-t-il parler « Franglais » ou « Glandfrais ». Le verlan a de ses subtilités ! A+ (j’ai mis le carré blanc)


                    • krokodilo (---.---.66.83) 18 juillet 2006 17:52

                      Très juste que peu de gens finalement communiquent en langue étrangère, d’où une faible perception dans le public du problème des langues en Europe, et de la communication dans le monde, une méconnaissance malheureusement entretenue par le mur du silence des médias nationaux (hormis Marianne en ligne, France-Culture, FR3 et Agora vox !)


                    • (---.---.11.164) 18 juillet 2006 18:04

                      Lanfouaré... oh pardon, l’enfoiré, un petit effort afin de ne pas déformer les pseudos... C’est une politesse minimale sur les forums smiley

                      Sur Internet, tapez « espéranto » sur google (qui existe aussi en espéranto) pour voir le nombre de réponses. Adolphos n’est pas représentatif smiley) Et ce n’est pas la langue de « communion » mais de communication.

                      L’anglais ne fait pas l’unanimité, vous l’avez dit, et plus ça va, moins il la fait smiley Préparez-vous au mandarin smiley


                    • skirlet (---.---.11.164) 18 juillet 2006 18:08

                      « il n’ouvre pas à l’autre et à l’altérité, comme peut le faire une vrai langue reflet de la mentalité d’un peuple, avec sa litérature, sa philosophie, son droit, etc. »

                      Adolphos, vous récidivez ! Encore de l’ignorance smiley Vous avez essayé de connaître l’autre dans son altérité grâce à l’espéranto ? Non ? Alors pas de conclusions hâtives. Par ailleurs, dites-moi dans combien de langues arrivez-vous à lire les romans (en VO, je le souligne). M’est avis que vous êtes fâché même avec l’orthographe français smiley


                    • krokodilo (---.---.66.83) 18 juillet 2006 18:26

                      Pour revenir au sujet, ça me rappelle la grande messe télévisée récente consacrée à la francophonie : j’aime le français et notre culture, mais j’ai ressenti comme un malaise à cette autocélébration de l’influence française, car finalement, on poursuit dans la voie du combat des langues les unes contre les autres, du français contre l’anglais, avec les autres prétendants en embuscade : espagnol, allemand, voire chinois prochainement. C’est une sorte de guerre pacifique qui dure depuis des siècles, pas toujours pacifiquement d’ailleurs.... L’espéranto représente une autre voie possible, une solution à la fois idéaliste et rationnelle. Dire que c’était une bonne idée, une grande idée, une généreuse idée, mais que ça a échoué, que c’est artificiel, etc (la liste des clichés est longue), est trop facile Malgré mon pseudo, je dis non aux larmes de crocodile qu’on verse si souvent sur cette noble idée « qui a échoué ». La pluie marchait très bien, mais les hommes ne s’en sont pas contentés, ils ont inventé l’irrigation et même les puits, soupçonnant qu’il y avait peut-être une meilleure solution que d’attendre la fin de la saison sèche. Evidemment, c’était mauvais pour le business des sorciers et leurs incantations... Heureusement que tous nos ancêtres n’ont pas écouté ceux qui trouvaient la pluie facile, et déjà présente dans le monde entier. Que l’on critique, ou que l’on préfère l’anglais, soit, c’est une opinion dans un débat, mais si on trouve l’idée de l’espéranto noble et sa réaisation efficace, on se doit de le soutenir, sinon ce n’est pas logique. Que l’anglais soit présent, c’est une évidence, en quoi cela empêche-t-il de proposer et d’essayer enfin une autre solution ? Par ailleurs, je lance un appel aux linguistes : Existe-t-il au monde d’autres langues ayant une phonétique aussi aberrante que celle de l’anglais ? renseignements pris auprès de quelques polyglottes, ils ne voient pas pour l’instant... A part ça, l’anglais est une langue « facile » !


                    • Adolphos (---.---.59.170) 18 juillet 2006 18:27

                      « Vous avez essayé de connaître l’autre dans son altérité grâce à l’espéranto ? Non ? Alors pas de conclusions hâtives. »

                      L’épéranto n’est qu’un langue artificiel, qui ne véhicule aucune vision du monde, aucune mentalité. Elle ne doit avoir aucune éthymologie, aucune profondeur de signification du vocabulaire..

                      « Par ailleurs, dites-moi dans combien de langues arrivez-vous à lire les romans (en VO, je le souligne). M’est avis que vous êtes fâché même avec l’orthographe français smiley »

                      Qu’est-ce que ca vient faire avec l’espérento ? Il n’y aura jamais d’original avec ce volapuk...


                    • krokodilo (---.---.66.83) 18 juillet 2006 18:45

                      Adolphos : Je dois vous signaler que vous étalez votre ignorance : l’étymologie (au fait : sans H) d’une bonne moitié des mots de l’espéranto est la même qu’en français, vu que les racines sont essentiellement latin-grec, et un tiers germaniques et divers, au point que certains l’ont surnommé le latin moderne (quoique la grammaire soit totalement différente.)


                    • skirlet (---.---.11.164) 18 juillet 2006 18:51

                      Non, Adheaulfoce, débiter les bêtises sur l’espéranto ne compte pas pour réponse. Avez-vous essayé ou pas ?

                      « Elle ne doit avoir aucune éthymologie, aucune profondeur de signification du vocabulaire.. »

                      Si, il a l’une (étymologie) et l’autre, tout plein. Mais bien sûr, vous n’avez jamais rien lu sur le sujet, d’où vos réponses à côté de la plaque.

                      « Qu’est-ce que ca vient faire avec l’espérento ? »

                      Ca a à voir avec la phrase que vous avez proférée, cher Adaulfosse :

                      « une vrai langue reflet de la mentalité d’un peuple, avec sa litérature, sa philosophie, son droit, etc. »

                      Admettons qu’une « vrai langue » peut le faire. Mais vous, combien de « vraies » langues parlez-vous ? Et si aucune, vous êtes dans l’incapacité de connaître l’étranger dans son altérité smiley)

                      « Il n’y aura jamais d’original avec ce volapuk... »

                      Une oeuvre écrite directement dans une telle langue est une oeuvre originale. Faut tout vous expliquer... Par ailleurs, sans jamais avoir lu un seul bouquin en espéranto, vous donnez de nouveau un avis tarte. Oui, je comprends, se renseigner est dur, et dire des inepties est facile smiley


                    • Adolphos (---.---.59.170) 19 juillet 2006 09:02

                      «  »une vrai langue reflet de la mentalité d’un peuple, avec sa litérature, sa philosophie, son droit, etc."

                      Admettons qu’une « vrai langue » peut le faire. Mais vous, combien de « vraies » langues parlez-vous ? Et si aucune, vous êtes dans l’incapacité de connaître l’étranger dans son altérité smiley)"

                      Ba, quand je lis shakespeare pendant une semaine, le français et la mentalité française me semble bizare. Et quand je lisais du latin, ciceron était une façon trés puissante de découper et classer le monde qui n’existe pas en français. L’esperanto n’est qu’une mécanique sans âme.

                      « Une oeuvre écrite directement dans une telle langue est une oeuvre originale. Faut tout vous expliquer... »

                      Pffffff, citez moi une seule oeuvre en esperento qui arrivent à la cheville de Proust, Shakespeare, Virgile ou qui vous voulez des classiques ? Nada. Votre espéranto n’a pas été façoné et poli par les générations, il n’a pas d’identité, il n’est pas national, il n’est pas truffé de bizarerie grammatical (ancien état d ela langue) qui font aprécier l’homme en tant qu’homme plutôt que de le considérer comme une pure plasticité abstraite. Votre esperanto, c’est une idée d’ingénieur, pas d’humaniste.

                      Sans doute c’est peut être un moyen de comunication, mais communiquer n’a pas d’interet pour l’immense majorité des gens. La langue n’est donc pour eux qu’un moyen de selection scolaire, et d’ouverture à une autre mentalité. Donc votre esperanto n’a pas vraiment d’interet. En plus il part de l’idée stupide que s’il y a des guerre, c’est parce que les gens ne parlent pas la même langue. Une telle naiveté est bien digne du XIXéme siécle !

                      Tout ce qui est beau est rare autant que difficile.


                    • skirlet (---.---.1.226) 19 juillet 2006 09:54

                      Hadaulfausse, vous voulez dire « quand vous avez passé une semaine à déchiffrer la première page d’une pièce de Shakespeare » ? smiley) Excusez-moi, mais je ne crois pas que vous ayez lu Shakespeare et Cicéron en VO. Déjà en français vos lectures m’ont l’air bien pauvres, si vous n’avez toujours pas compris qu’il n’y a pas une seule façon de découper, classer et percevoir le monde.

                      « communiquer n’a pas d’interet pour l’immense majorité des gens »

                      Au contraire, sinon l’espéranto n’aurait pas survécu. Si la communication ne vous intéresse pas, désolée de vous le rappeler, mais vous n’êtes la l’humanité entière smiley

                      « Tout ce qui est beau est rare autant que difficile. »

                      Un phrase qui ne veut pas dire grand-chose...

                      Pour conclure, tout ce que vous dites sur le littérature en espéranto n’a pas la moindre valeur, tant que vous n’avez pas lu un seul livre dans cette langue. En ignorant le sujet, vous êtes un expert nul.


                    • Adolphos (---.---.59.170) 19 juillet 2006 13:21

                      « Hadaulfausse, vous voulez dire »quand vous avez passé une semaine à déchiffrer la première page d’une pièce de Shakespeare«  ? smiley) Excusez-moi, mais je ne crois pas que vous ayez lu Shakespeare et Cicéron en VO. »

                      hum, une semaine pour lire Hamlet, la premiére fois, ce n’est pas trop.. Mais sans doute vous ignorez complétement de quoi vous parlez.

                      « Déjà en français vos lectures m’ont l’air bien pauvres, si vous n’avez toujours pas compris qu’il n’y a pas une seule façon de découper, classer et percevoir le monde. »

                      Le comprendre est une chose, le vivre en le « pensant » (mentalité, donc inconscient) en est une autre.

                      « Au contraire, sinon l’espéranto n’aurait pas survécu. Si la communication ne vous intéresse pas, désolée de vous le rappeler, mais vous n’êtes la l’humanité entière smiley »

                      On ne vois pas en quoi l’espérento serait plus facile pour un japonais, un zoulou ou un chinois que n’importe qu’elle autre langue étrangére, vous êtes victime d’un préjugé ethnocentriste. D’ailleur les chnois et les japonais peuvent facilement communiquer, grâce aux idéogrammes qu’ils partagent. Vous feriez bien mieux de vous mettre au chinois.

                      «  »Tout ce qui est beau est rare autant que difficile."

                      Un phrase qui ne veut pas dire grand-chose..."

                      Spinoza est donc un crétin. On avance.

                      « Pour conclure, tout ce que vous dites sur le littérature en espéranto n’a pas la moindre valeur, tant que vous n’avez pas lu un seul livre dans cette langue. En ignorant le sujet, vous êtes un expert nul. »

                      Il n’y a pas d’écrivains en espérento. Ou alors vous avez une conception de la littérature qui n’est pas la mienne, réduite sans doute au chansons à boire et à la bande déssinés..


                    • skirlet (---.---.16.102) 19 juillet 2006 17:44

                      « Mais sans doute vous ignorez complétement de quoi vous parlez. »

                      Bien sûr, je ne vous tenais pas la bougie smiley) Pourtant, vous parlez de quelque chose que vous ignorez totalement, et ça ne vous gêne pas plus que ça. N’empêche, j’ai du mal à croire que quelqu’un qui maltraite sa propre langue peut en apprendre une autre en nuances. Ca ne colle pas au profil smiley Mais c’est juste mon avis smiley

                      « Le comprendre est une chose, le vivre en le »pensant« (mentalité, donc inconscient) en est une autre. »

                      Vous vous croyez le modèle de la mentalité française ? Heureusement, je sais que c’est faux, sinon ce serait dommage pour les Français smiley)

                      « On ne vois pas en quoi l’espérento serait plus facile pour un japonais, un zoulou ou un chinois que n’importe qu’elle autre langue étrangére, vous êtes victime d’un préjugé ethnocentriste. »

                      « On », c’est vous, comme d’hab ? smiley Hadeaulphauss, il ne faut pas « voir », il faut poser des questions aux Asiatiques, ils vous répondront. Un Français, malgré le fait de pouvoir reconnaître plusieurs racines en anglais, a le plus souvent un niveau minable (pas parce que les Français sont nuls en langues, du tout). Croyez-vous vraiment qu’un Asiatique peut se farcir des racines inconnues, + un tas d’exceptions, + une prononciation très difficile pour eux, et tout ça facilement ? L’espéranto est proche par plusieurs points des langues asiatiques, mais ça, vous ne le savez pas et ne voulez pas savoir. Comme j’ai dit, s’informer est dur smiley Quant aux préjugés, non seulement vous n’êtes pas dans ma tête, mais en plus vous n’avez jamais communiqué avec les Asiatiques pour leur poser une question sur l’espéranto, s’il est plus facile à apprendre.

                      « D’ailleur les chnois et les japonais peuvent facilement communiquer, grâce aux idéogrammes qu’ils partagent. »

                      Ne faites pas rire mes pantoufles... Les Franças et les Polonais partagent le même alphabet ; ça leur donne-t-il la possibilité de communiquer ? smiley)

                      « Vous feriez bien mieux de vous mettre au chinois. »

                      Ne diru al mi, kion fari, kaj mi ne diros al vi, kien iri.

                      « Spinoza est donc un crétin. »

                      C’est vous qui le dites. Une phrase hors contexte ne signifie rien. Appliquons-la aux langues, et il en ressortira que toute langue minoritaire est belle et précieuse, et celle de grande diffusion ne l’est pas. Absurde.

                      « Il n’y a pas d’écrivains en espérento. »

                      Génial smiley)))))) Eh ben, Adhaulphauç, si vous n’êtes jamais venu à Okinawa, elle n’existe pas smiley

                      « Ou alors vous avez une conception de la littérature qui n’est pas la mienne »

                      Et c’quoi la vôtre ? Vous avez lu tous les classiques mondiaux en VO ?

                      Je repose ma question : avez-vous essayé de connaître un étranger à l’aide de l’espéranto ? (enfin, si vous n’arrivez même pas à mémoriser l’orthographe de ce mot, ça craint smiley


                    • marrant (---.---.138.166) 18 juillet 2006 19:59

                      J aimerais savoir si la francophonie est si belle...je le pense mais expliquez moi pourquoi des auteurs antillais, africains (donc qui parle francais) ne sont pas publies en France avec la place qu ils meritent alors qu il contribue au rayonnement de la france aux etats unis et a travers le monde.

                      Vous n etes pas sans savoir que la majorité des grandes universites americaines recuperent tous les auteurs antillais, qui en france sont ridiculisés, non publies ou classé dans le registre divers.

                      Alors pourquoi ne pas mettre en valeur des auteurs qui apprennent cette langue..

                      Que je sache ce ne sont pas les francais de france qui exportent la langue mais bien ces enseignants ecrivains non metropolitains.

                      Alors je veux bien qu on exhalte la langue mais halte a l hypocrisie... Prenons l exemple de Marise COnde que la majorite des francais ne connait pas, enseignante a boston (si je ne me trompe) reconnue aux etats unis et partout dans le monde sauf...en FRANCE... Ou meme Aime cesaire, sans la crise avec Sarko combien d entre vous l aurait connu...bizarre son oeuvre majeur est sorti cela fait 50 ans...

                      Il n y a qu a se rendre dans une librairie pour voir la maniere dont sont traites certains de ces chef d oeuvres...serait-ce ce complexe de superiorite qui serait a l origine de cet etat de fait...probable

                      quoiqu il en soit en agissant ainsi, la france se prive de ses meilleurs ambassadeurs...vu que de plus en plus devant le refus de promotion de leur livre en france ils swith to english..

                      Et la...le francais a plus tard

                      N oublions pas ceci...ce ne sont pas les francais de france qui contribue au rayonnement de la langue mais les expatries...

                      etant moi meme expatries je sais de quoi je parle cordialement


                      • (---.---.44.250) 18 juillet 2006 20:25

                        C’etait moi qui a apporte a Paris le modelle de la haute couture le plus celebre. Comment Vous me voulez fair croir que la langue joue une role si mes filles ont des cheveux blonds et des yeux bleues ? Comme toutes mes filles elle parlait le bon Allemand et les Francais n’ont surement apprecie ca.


                        • gem (---.---.117.250) 18 juillet 2006 22:02

                          Faut être lucide : notre langue n’est pas belle, elle est même atroce et stupide. Et, contrairement à ce que vous écrivez, elle est très, très, récente : Rabelais ni Molière n’ecrivaient dans notre idiome, sans parler de leur parler (et qu’est-ce que trois ou quatre siècles, à l’échelle des temps linguistiques ?). On est déjà obliger de les traduire en « français », et je suis sur qu’il existe déjà d’excellentes traductions en anglais.

                          La seule raison de défendre le français, c’est qu’il est commode pour ceux dont il est la langue maternelle. Et, quand on voit comme il est difficile de changer simplement de monnaie, on mesure l’effort qu’il faudrait pour changer de langue... Mais c’est possible : dans les iles anglo-normandes, ça n’a pris qu’un siècle...


                          • (---.---.44.250) 18 juillet 2006 22:10

                            Contre-example : la jeune Veronique Samson a voulu gagner de l’argent et ca aillerait ..

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