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Accueil du site > Actualités > Europe > Parviendrons-nous à éviter une nouvelle guerre en Europe ?

Parviendrons-nous à éviter une nouvelle guerre en Europe ?

Voilà un sujet délicat et que personne n'évoque jamais dans les discussions publiques. Depuis les guerres du siècle dernier, l'Europe s'est construite avec la grande et saine idée qu'il fallait absolument tout faire pour que de nouveaux conflits ne puissent jamais plus émerger. Une Europe pacifiée (et massivement démilitarisée) dont le principal objectif, constitutionnel d'ailleurs, est la protection de ses concitoyens dans un environnement de paix et de prospérité.

Mais une Europe pacifiée jusqu'à quel point de rupture ?

Quand vous avez un peuple moderne et éduqué, de plus de 500 millions d'habitants, dans 27 pays, subissant une série de pressions (financière, psychologique, sociale, professionnelle, sanitaire, etc.) désormais en augmentation quotidienne, dont la force vive (les gens de moins de 30 ans) ont de toute évidence compris que leur avenir était le néant, ne connaissant que les crises depuis de nombreuses années, je ne pense pas qu'on puisse considérer que la situation ne soit pas au minimum explosive.

 

Alors quelle est la situation ?

Le monde occidental enchaîne une série de crises, d'abord une crise sécuritaire, dont on peut considérer que le point de départ est le 11 septembre 2001, qui lentement nous amène à une crise financière pure, qui démarre en 2007, puis une crise de la dette des États, qui démarre tranquillement en 2009 pour s'enflammer ensuite, puis très vite une crise des crédits financiers en général, qui s'installe dès 2010, puis une crise de confiance généralisée bien présente dès 2011.

Très peu d'analystes font le lien entre les évènements de 2001 et nos crises récentes. Je pense qu'il n'est plus possible de continuer à fermer les yeux et à ne pas pouvoir regarder au delà de quelques années en arrière sans comprendre une série de liens évidents, complexes et tordus, certes, mais bien factuels.

Pour tenter de remédier à toutes ces crises, dont toutes les conséquences sont essentiellement financières, nos courageux et bienveillants dirigeants politiques n'apportent qu'un seul type de solution, emprunter encore davantage auprès de leurs fidèles amis banquiers, puis rembourser encore plus longtemps, tout en augmentant encore plus les intérêts de toutes ces dettes, qu'on fait supporter aux peuples et aux entreprises des peuples, en augmentant leurs charges fiscales respectives, alors qu'ils sont déjà submergés eux-mêmes de dettes.

Bien que ce soit facile à dire, cette solution d'éponger les dettes par encore plus de dette, qui n'est qu'un processus de cavalerie financière, absolument illégal dans toutes les zones de droit pénal, est celle qu'il ne fallait absolument jamais envisager. Pourtant, c'est ce qui est fait, et cela ne semble gêner personne aux USA ou en Europe (mais également au Japon, un cas d'école). Probablement tout simplement parce que les gens ne comprennent rien à tout cela, et surtout parce qu'ils ont encore tous de quoi manger. C'est Henry Ford qui disait "si les peuples comprenaient le système bancaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin".

Toutes ces crises, qui se cumulent les unes aux autres, ne vont pas s'éteindre pour autant, car en toute logique, un bateau qui sombre lentement, sur lequel on ajoute continuellement de la charge, ne va miraculeusement jamais se remettre à flot. De ce côté là, c'est plié.

Le plus dramatique dans l'histoire, c'est que bien d'autres crises vont faire leur apparition dans les tous prochains temps, dont la très attendue crise énergétique, celle du pétrole rare et cher, qui devrait définitivement compromettre toute chance de redressement des civilisations humaines modernes. Envisageons cela à une échéance de 10 à 50 ans, dans une vision optimiste.

Entre temps, nous aurons eu la crise des CDS ("Credit Default Swap", un mécanisme machiavélique qui fonctionne quand tout va bien, qui devient infernal quand tout va mal, et qui va achever la finance mondiale, et l'industrie de l'assurance), la crise immobilière qui va mettre tout le monde d'accord (sic !), la crise de l'or et des matières premières, et la crise sociale et humanitaire qui conduira à la réintroduction, dans les pays modernes, des "bons alimentaires", des quotas de rations alimentaires pour les "pauvres" et les "démunis", des files d'attentes interminables devant les commerces et les pharmacies, puis les hôpitaux.

Bref, dans les années à venir, on n'a pas finir d'entendre parler des crises, de quoi devenir paranoïaque, objectivement.

 

Mais quid des peuples en souffrance, quelles réactions en attendre ?

C'est la grande inconnue. Une double inconnue même. Quand le point de rupture sera-il atteint en Europe ? Et avec quelle force de réaction les peuples vont-ils se retourner contre le "système" ?

Je pense que la première question est simple à répondre. L'élément crucial, c'est l'alimentation humaine, nourriture et eau potable, le point de rupture est atteint quand il y aura défaillance dans l'alimentation humaine. Tant que les gouvernements parviendront à maintenir une organisation qui permettra l'approvisionnement sécurisé et adéquat en alimentation, et surtout en eau potable, toutes les manifestations violentes, ici ou là en Europe (qui deviendront néanmoins permanentes un peu partout) ne seront que des broutilles, faciles à gérer avec des forces de l'ordre très opérationnelles, bien équipées et bien formées (mais qui fatigueront néanmoins).

Personne ne peut prédire quand interviendra ce point de rupture en Europe, on peut juste pronostiquer que l'échéance arrivera tôt ou tard, les premiers signaux ne sont pas encore très visibles.

La deuxième question est déjà beaucoup moins évidente à traiter. Quelle est la puissance de réaction des peuples quand ils vont se retourner contre le "système". Là on parle bien de violence, d'affrontements, de révolution, et il y aura des victimes, car 500 millions de personnes qui ont faim dans le pic de la situation, c'est ingérable.

Là non plus personne ne peut rien prédire, en Europe, les armes ne sont pas en circulation libre et le port d'arme est généralement prohibé, l'immense majorité des gens ne sont pas formés aux combats, l'Europe étant pacifique, on voit mal comment soudainement des masses de gens pourraient s'organiser et se confronter aux autres, par la violence comme on la connaît dans les pays arabes ou africains.

De plus, avec l'expérience qu'on a en Europe des manifestations même les plus violentes, on voit bien que des dizaines de milliers de gens "armés" de cornes de brume, de vuvuzela, de drapeaux, de bannières et même de pavés ne pèsent pas lourd devant des centaines de policiers "RoboCop" des forces de maintien l'ordre, suréquipés, formés, très mobiles, organisés et surtout armés.

Le tournant se fera dès lors que les manifestations seront vraiment organisées, que les manifestants seront prêts à se sacrifier, et surtout qu'ils seront décidés à s'équiper lourdement eux aussi. On constate que c'est le cas quand on observe les groupes hyper radicaux comme les "Black Bloc", dont le phénomène finira par faire des émules à mon avis.

 

Éviterons-nous les affrontements très violents, et même la guerre ?

Pour qu'il y ait une guerre, il faut des ennemis identifiés, et organisés. Est-ce que des États européens vont entrer en guerre pour protéger les intérêts de leurs peuples ou leurs intérêts stratégiques ? Difficile à dire, difficile à croire, mais on ne peut pas l'exclure, surtout si un pays se dit victime des agissements d'un autre, et que la tension monte jusqu'à la rupture du dialogue diplomatique, jusque là soigneusement évité. Généralement, les pays victimes des autres en Europe seront nécessairement les plus faibles. Mais comment les choses vont-elles se passer si plusieurs petits pays européens s'unissent contre un plus gros ?

Tout le monde pense à l'Allemagne, en bouc émissaire idéal, mais la France, membre fondateur de l'Europe, n'est pas loin.

Je ne pense pas que le scénario d'une guerre intraeuropéenne puisse voir le jour à brève échéance, il faudrait de nouveaux évènements majeurs, comme une rupture unilatérale des relations politiques européennes à l'initiative de l'Allemagne (ou de la France d'ailleurs) qui abandonnerait ses 26 autres partenaires à leur sort, et qui pourrait conduire certains pays à chercher à contraindre l'Allemagne (ou la France) à partager davantage de ses richesses, par la force.

Je crois plutôt à une désorganisation générale qui conduira à des guérillas (urbaines) plutôt qu'une guerre, et opérées par des milices plutôt que des armées nationales. Dans ce scénario, les opposants seraient, soit les peuples contre les fonctionnaires de l'État de toute nature (les représentants du "système") et contre les banques, soit les riches contre les pauvres, ou même un mélange de tout cela en même temps.

Qui peut nous assurer que demain, les espagnols, mais aussi les millions de chômeurs grecs ne vont pas monter à Berlin (en passant d'ailleurs par Paris) avec des centaines de bus de transport ou en train pour réclamer à l'Allemagne de partager immédiatement avec eux ? Notons que ça ne leur prendrait que moins de 2 jours pour faire le voyage, en toute légalité, et une telle opération se monte sur Facebook et Twitter en quelques heures.

Quoi qu'on en dise, au minimum, on peut parier sur une hausse continuelle de la criminalité généralisée dans les 25 années à venir, et des situations chaotiques dans les zones d'Europe les plus sensibles ou les moins facilement contrôlables.

 

Quelles solutions à court terme ?

Si on voulait vraiment sauver les peuples et notre monde moderne, il faudrait s'attaquer aux banques internationales, entrer en guerre frontale contre quelques centaines d'institutions, constituer une force armée internationale, une task force constituée d'enquêteurs et d'experts financiers, de policiers et de militaires spécialisés dans les interventions de ce nouveau genre, les contraindre à annuler leurs dettes, liquider leurs entreprises financières, nationaliser leurs activités, traquer et emprisonner tous ceux qui ont nuit aux intérêts des peuples. C'est ce genre de guerre là qu'il faudrait mener à très brève échéance. Une guerre qui ne "coûterait" que quelques centaines de milliers de victimes (entre ceux qui vont perdre leur emploi dans les banques, ceux qui se suicideront, ceux qui finiront en prison et les rares qui résisteront dans leurs bureaux, et qui devront être éliminés par la force). Stop. Absolument inimaginable aujourd'hui, de la pure science fiction.

Sur le plan politique et social, il me semble absolument indispensable par contre (bien que cette idée sera également considérée déraisonnable) que des décisions fortes soient prises pour occuper les dizaines de millions de chômeurs en Europe, il faut absolument les former continuellement, et pourquoi pas à des tâches d'intérêt public et au maintien de l'ordre public et républicain, comme l'assistance aux autres au moins le temps qu'ils puissent trouver un emploi. On ne doit en aucun cas maintenir inactifs tous ces gens, qui ont besoin de se sentir utiles, il faut leur offrir l'avantage d'être utiles, visiblement.

 

Quelles solutions à plus long terme ?

Je crois que la décroissance contrôlée est la clé, mais pas seulement. Je conseille aux gens d'apprendre à produire leur nourriture, et fonctionner par l'entraide en petit réseaux locaux, entrer en contact avec les producteurs et artisans, comprendre qui fait quoi, et qui peut aider à faire quoi, progressivement introduire l'autonomie dans son mode de vie, et la mutualisation des ressources locales. On peut aussi envisager de se mettre à l'écart des zones à risque, changer de vie, partir loin. La mondialisation ne doit pas être le modèle.

On ne peut pas exclure que dans les 50 prochaines années, le monde moderne fasse un brutal retour en arrière de deux siècles.

Mais restons optimistes et gardons espoir, la nature humaine a toujours su s'adapter à toutes les situations, et parfois, il faut reculer pour mieux sauter.


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27 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 12 juillet 2012 11:38

    Il est désormais bien loin, le temps des certitudes. L’économie, jadis moteur de la construction du « bloc » occidental, en est devenue le talon d’Achille. Alors que de nouveaux acteurs attendent de s’affirmer sur la scène internationale, le repère planétaire qu’est l’Occident s’enfonce dans une crise dont les répercussions sont encore imprévisibles. Une chose est sure : elles seront incommensurables. Derrière l’agonie de l’euro, dont l’aggravation continue augure un final dramatique, se dessine une autre crise, plus profonde. Vingt ans après celle de l’URSS, une nouvelle chute se dessine : celle du monde occidental tel qu’on l’a connu jusqu’à présent.............
    voir :
     http://2ccr.unblog.fr/2012/01/14/la-fin-des-certitudes/


    • 4strO 12 juillet 2012 13:08

      1455 -> invention de l’imprimerie par Gutenberg

      1780 -> début de la révolution française

      1972 -> invention d’internet
      2010 -> début de la révolution arabe (terme discutable)
       ???? -> révolution occidentale (mondiale) :)

      Excellent article, mis à part le fait que je ne pense pas du tout que nous ferons un retour en arrière de deux siècles. Au lieu d’avoir 10 paires de chaussures nous n’en auront plus que 4 mais nous auront toujours des chaussures au pied (à moins que nous ayons inventé un sol auto nettoyant et agréable au contact auquel cas l’utilisation de chaussures deviendrai obsolète ;)

      Il n’est pas question de suppression mais plutôt de réorganisation. Voila ce qu’internet nous apporte et ce que les gens commencent à exiger.

      • Stalouk 12 juillet 2012 15:32

        Incontestablement un des meilleurs articles que j’ai jamais lu sur ce site. Bravo.
        Non pas par sa prose, mais par le sujet abordé, crucial, par la clarté du raisonnement et la lucidité sur notre monde en général.

        L’historique des crises montre bien que la pire reste à venir, avec la crise énergétique qui va influer sur l’alimentation.
        Or nous n’anticipons pas du tout cela, pire nous rafistolons le système financier à court terme dans l’intêret des plus riches, alors qu’il faut clairement penser à long terme dans l’interet général (comprendre des pauvres)

        Une des pistes pourrait être de reprendre le pouvoir politique à notre main, c’est à dire d’établir une vraie démocratie en France (voir le travail passionnant du Prof. Etienne Chouard) afin de servir l’interet du plus grand nombre et non pas celui des plus riches comme actuellement.

        J’en arrive parfois à douter que nos pseudo dirigeants sont conscients de la moitié de ce qui est écrit ici.
        Lire cet article rend moins bête. Vraiment.


        • travelworld travelworld 12 juillet 2012 16:31

          La seule solution avancer vers les Etats Unis d’Europe ou une fédération, confédération, comme on voudra avec l’élection au suffrage universel pour ses dirigeants, de toute façon avons nous un autre choix ???


          • CHIMERE 13 juillet 2012 11:00

            " La seule solution avancer vers les Etats Unis d’Europe ou une fédération, confédération, comme on voudra avec l’élection au suffrage universel pour ses dirigeants, de toute façon avons nous un autre choix ???« 


            Poser cette question revient à nier le principe démocratique.

            Cette question  » de toute façon avons nous un autre choix ???«  se résume par le désormais très célèbre  »T.I.N.A." (There Is No Alternative)

            Alors,cher travelworld,j’ai le très grand honneur de vous répondre : 

            OUI,,cinq fois OUI,nous avons le choix,nous reprenons nos souverainetés : 

            -POPULAIRE
            -DÉMOCRATIQUE
            -DIPLOMATIQUE
            -MILITAIRE
            -MONÉTAIRE

            En quittant :

            - la prison financière antidémocratique de l’UE et de l’euro
            - L’organisation terroriste de l’OTAN


            Oui,nous avons le choix... !!!!


          • L'enfoiré L’enfoiré 12 juillet 2012 19:18

            Bon article.
            Une seule chose que vous n’avez pas pensé, ce sont les règles que Malthus a édictées, il y a bien longtemps déjà, alors qu’à l’époque nous étions loin des 7 milliards d’êtres humains.
            Je n’aimais pas les entendre, mais...


            • alinea Alinea 12 juillet 2012 19:28

              Quelle guerre ?
              Les gouvernements sont frères et complices et ne voudront rien entreprendre pour « sauver leur peuple » dont ils n’ont rien à foutre.
              les peuples ne sont pas encore frères car trop consentants aux discours de certains politiques qui les dressent les uns contre les autres.
              Mais ce qui a marché jusque là ne marchera pas forcément toujours ; la prise de conscience se fait par étape mais la dernière ( du genre la goutte d’eau qui fait déborder le vase) peut advenir très rapidement.
              La force du peuple ? Ce n’est pas prendre des bâtons pour se battre... mais bon sang, avec qui ? Non, c’est de prendre conscience de sa force et .. d’arrêter ; arrêter de travailler pour enrichir les gros !
              Ainsi il nous faudra mettre tout en oeuvre pour constituer des réseaux d’entre aide pour le jour où la majorité n’aura plus rien à perdre et la minorité restante acceptera de perdre ce qu’elle a pour un avenir meilleur.
              En attendant, il faut tous les jours des articles, ici et ailleurs, de la teneur de plusieurs d’entre eux lus aujourd’hui sur Agoravox. Car rien n’est inutile sur le chemin de la conscience
              Ne laissons pas refroidir l’été !!


              • Login Login 12 juillet 2012 19:28

                 L’internet ne peut permettre que de s’organiser pour affronter la crise à venir et rien d’autre...

                • alinea Alinea 12 juillet 2012 21:56

                  Login : c’est déjà pas mal ! Car là où en sont les « classes sociales », les citoyens, atomisés, isolés, Internet est un liant qu’il suffit d’utiliser à bon escient !


                • tf1Goupie 12 juillet 2012 22:05

                  Avant, bien bien avant qu’on en soit aux tickets de rationnement, la population d’obèses aura fini d’augmenter en France.
                  Et c’est pas demain la veille....

                  Sinon y a aussi la crise d’adolescence, la crise des vocations, la crise de conscience, la crise de nerfs.

                  La seule chose qui ne sera jamais en crise dans ce pays : la vente d’anti-dépresseurs !


                  • Bobby Bobby 12 juillet 2012 23:06

                    Bonsoir,

                    Excellent article !

                    Renverser la crise, les crises, mais oui ! il faut, c’est simple, il faudrait une égalité bien plus large entre les individus ! Vous savez cette notion, partie de la devise française qui a toujours fait défaut...
                    mais pour cela, il faudrait renverser tout le système, le penser, et en même temps diminuer le nombre de la population mondiale. tout un programme ! l’exact inverse des théories de Hayeck et Friedman... qui ont fait tant de tord à tous, sauf aux déjà plus riches.

                    Le PNAC (project for a new American Century) prévoit une division par 9 pour réduire la population mondiale entre 6 et 8 cents millions (selon les sources) car il est évident que nous sommes non seulement en surnombre, mais que notre mode de vie tout entier doit changer !

                    Là où le bât blesse, c’est les moyens pour y arriver ! faudra-t’il se résoudre à copier le comportement des lemmings ? boire le bouillon, la cigüe ou confier aux policiers et autres uniformes le soin du « dégraissage » nécessaire ? pas bien réjouissante la perspective !

                    Et cependant garder l’espoir d’un possible, de la haute voltige sans aucun doute !


                    • bert bert 12 juillet 2012 23:53

                      est ce que l’auteur de l’article parviendra a éviter une nouvelle guerre aux usa ??????


                      • pens4sy pensesy 13 juillet 2012 00:48

                        La guerre semble bien le moyen ultime envisagé par l’impérialisme US soutenu par l’UE. C’est eux qui décideront quand et ou la déclencher. 
                        Le Golfe d’Oman, la Syrie, l’Iran sont les endroits les plus probables et la conséquence presque immédiate serait l’arrêt brusque des approvisionnements en pétrole. Il ne faudrait que quelques jours, voire 2 ou 3 semaines pour que les populations d’Europe, notamment celles des grandes villes se retrouvent dans des situations de dénuement (plus de pétrole, plus de nourriture dans les magasins et super marchés, pillages, emeutes etc...).
                        Et donc dans la situation que l’auteur décrit parfaitement.
                        Oui, il faut envisager ce scénario parce qu’il est le plus probable, il suffit de s’informer pour voir qu’on avance inexorablement vers sa réalisation.
                        Il y aura des exodes massifs comme en 40. Nous ne pouvons que nous y préparer.


                        • CHIMERE 13 juillet 2012 11:09

                          Je le pense également.


                          La guerre est de toute manière au coeur du « PROJECT FOR A NEW AMERICAN CENTURY »
                          Pour ceux que la langue de Shakespeare ne rebute pas,ouvrez ce lien et lisez :

                          Vous verrez,tout y est écrit depuis presque vingt ans.

                          Ce n’est pas une « crise »,ni même « des crises »,que nous vivons.

                          Ce n’est que le déroulement d’un plan.

                          Heureusement,il y a un salutaire grain de sable dans cette mécanique.

                          Son nom : VLADIMIR POUTINE 

                        • Antoine Diederick 15 juillet 2012 23:47

                          euh, le grain de sable, c’est toi...laisse donc Poutine là où il est....nous sommes les grains de sables.


                        • Hubu 13 juillet 2012 07:16

                          La descente aux enfers se poursuit : dégradation supplémentaire de l’Italie ce matin par Moody’s


                          • John Eastwood 2 John Eastwood 2 13 juillet 2012 09:29

                            Quel avenir pour les jeunes ?

                            On est au bord de la plus grande crise.

                            Mais le Senat reflechit a une loi pour interdire les salon UV, c’est tres important semble-t-il....


                            • CHIMERE 13 juillet 2012 11:17

                              " Mais le Senat reflechit a une loi pour interdire les salon UV, c’est tres important semble-t-il....« 


                              Oui.

                              Le gouvernement »socialiste« veut également interdire la prostitution.C’est très important.
                              Le gouvernement »socialiste« s’occupe de tous les dossiers »importants« .
                              C’est très »important« de s’occuper des dossiers »importants« .

                              Ça permet,pendant ce temps là,à l’oligarchie financière/Goldman Sachs/BCE/OTAN/complexe militaro-industriel/ etc de bosser tranquilles pour leurs intérêts,

                              Tout ça,avec la bénédiction d’un »gouvernement « socialiste »...

                            • lionel-pg44 15 juillet 2012 15:23

                              @l’auteur


                              Vous semblez vouloir croire qu’une insurrection armée serait quasi impossible. En êtes vous bien sûr ?

                              Bien que détenir une arme dans notre beau pays soit extrêmement difficile au sens légal du terme et l’on peut s’en réjouir. Sauf que des armes, il y en a partout, cf les règlements de comptes entre voyous. Il y en a des armureries civiles pour les chasseurs, il y en a dans les commissariats, les gendarmeries, les casernes militaires... et chez les fabricants.

                              Dans le cas d’une insurrection de grande ampleur, il y a beaucoup d’armes qui ne le sont pas mais qui peuvent le devenir. Un engin de chantier, genre bulldozer correctement blindé par des plaques d’acier, quoi de mieux pour défoncer une armurerie même militaire. Un super camion canon pompe à incendie peut devenir un redoutable lance flammes.
                              Si depuis 10 ans, il n’y a plus de service militaire obligatoire où l’on append à manier les armes les plus efficaces, quelques générations se souviennent encore comment fonctionne un AMX30 ou une automitrailleuse. 

                              Et c’est sans compter avec la rotation extraordinaire des personnels engagés dans l’armée française que l’on envoie sur les théâtres d’opérations afghans, africains et autres...

                              Une ville de cent mille habitants possédant un commissariat de police, une caserne de bidasses quelconques, une gendarmerie et une gendarmerie mobile... un groupe d’une centaine de personnes bien décidées, possédant quelques armes de point et utilisant du matériel de transport et de chantier « lourd » se rends maître de la ville en quelques heures avec les armements en prime.

                              Si l’opération est coordonnée sur l’ensemble du pays, ça donne quoi ?

                              Le seul danger pour les insurgés, c’est le ciel...


                              • citoyenrené citoyenrené 15 juillet 2012 16:30

                                @ Lionel,

                                non de non, vos remarques sont tout à fait pertinentes, y compris la conclusion

                                ajoutées au point de rupture souligné par l’auteur : l’alimentation

                                dans de tels cas de figures, les lopins de terre et les campagnes auront une « valeur » nouvelle


                              • citoyenrené citoyenrené 15 juillet 2012 16:24

                                article tout à fait captivant, par la logique raisonnée de son cheminement

                                entre autres, l’alimentation comme point de rupture et la nécessité d’une attaque frontale contre la finance internationale la plus incontrolable

                                et la conclusion vers des portes de sortie positives, voire « par le haut »

                                l’apparition en Grèce de monnaies locales, de circuits courts alimentaires, de « retour à la terre », d’autogestion sont autant de sorties par le haut qu’il nous faut avoir en tête comme horizon

                                et comme le dit Stalouk, une refonte du système de gouvernance pour aller vers une démocratie pleine et entière


                                • mortelune mortelune 15 juillet 2012 16:29

                                  Tout ça pour dire « payons la dette coute que coute et foutons nous sur la gueule quand tout ira mal »... C’est ça ?

                                  Il est bien connu que le coq français ne chante bien que lorsqu’il a les pieds dans la merde ;o)
                                  En attendant il est fort en gueule le français alors il rouspète un peu et puis il met femme et enfants dans la voiture pour remplir son kadi à l’hyper le plus proche. Après il allumera sa télé pour suivre le tour de France et les Jo en ne pensant surtout pas qu’il a raté sa vie en s’attardant sur celle des autres. 
                                  Une guerre ! Quelle guerre ? Le français ne fait pas la guerre, on la lui fait faire. Il préfère mourir au travail ou se suicider (10000/an). Les français sont des honnêtes gens qui veulent vivre en paix, c’est pour cela que je suis fière d’être française. 
                                  La crise ! Quelle crise ? Il y a une crise en Europe ? Depuis des dizaines d’années ont nous rabats les oreilles avec les crises. Envoyez une godasse dans votre télé et allez à la pêche, vous verrez qu’il n’y a aucune crise qui vaille la peine d’aller mourir à la guerre. 


                                  • Antoine Diederick 15 juillet 2012 23:40

                                    la finance fait la guerre aux Etats, les Etats ce sont presque nous....nous sommes déjà en guerre.....

                                    c’est un guerre dans laquelle les prédateurs sont identifiés mais les résistants pas encore vus..


                                    • Antoine Diederick 15 juillet 2012 23:44

                                      très bon article....

                                      La paix doit inspirer le révolutionnaire, la prise de parole dominer l’indifférence. Celui qui se lève pour parler calmement et justement peut rompre les alliances invisibles et injustes.


                                    • xmen-classe4 xmen-classe4 24 juillet 2012 12:15

                                      « Je crois que la décroissance contrôlée est la clé »

                                      Chez les autre et encore, êtes vous prêt à vivre de pain sec et d’eau ?
                                      Les catholiques recrute des prêtres pour leur église.

                                      « il faut absolument les former continuellement, et pourquoi pas à des tâches d’intérêt public et au maintien de l’ordre public et républicain »

                                      et les retraités faudrait les occuper aussi ?
                                      ETAT= PLUS DE SOUS

                                      « une task force constituée d’enquêteurs et d’experts financiers, de policiers et de militaires spécialisés dans les interventions de ce nouveau genre »

                                      commercant VS militaire. c’est les militaires qui gagnent à tout les coups.

                                       scénario c’est le bon mot L’Europe patience et nous regarde élaborer tout sorte de scénarios tous aussi stupide les uns que les autres. les même qui veullent l’europe ne veullent pas payer sa construction, et plus il veullent leur salaire.

                                      • xmen-classe4 xmen-classe4 24 juillet 2012 12:17

                                        le pire c’est que certain découvre que ce qui marchais avec l’algérie ne marche pas avec l’Angleterre.

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