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Accueil du site > Actualités > Europe > Perdons la recherche !

Perdons la recherche !

La recherche est comme le temps. Le meilleur moyen de la sauver est de la perdre.

 
Le meilleur moyen de sauver la recherche française est, sans le moindre doute, de la perdre, en apparence du moins, car les vrais problèmes ne sont pas dans les individus, mais dans les structures, aussi archaïques qu’inadaptées, ce que tou le monde sait, même si nul n’ose le dire.
 
Nicolas Sarkozy a donc eu tort de s’en prendre, comme il l’a fait, aux chercheurs, même s’il y a beaucoup à dire sur les chercheurs du CNRS (où, naguère encore, on progressait souvent, plus vite et plus sûrement, en faisant du syndicalisme que de la recherche !) et des EPST, comme sur les enseignants-chercheurs des universités, dont on peut admettre, à la louche, que près de la moitié, surtout hors des sciences dures, ne satisfait guère à ses obligations statutaires en la matière. Rappelons ici que, normalement, un enseignant-chercheur, comme son nom l’indique, doit consacrer la moitié de son temps de travail à la recherche (les obligations administratives se déduisant de l’un et de l’autre). Ce n’est pourtant guère le cas dans certains secteurs, comme le droit, où nombre d’enseignants sont avocats, conseillers, consultants, experts, etc. en tout et n’importe quoi.
 
Le problème des enseignants-chercheurs des universités est donc rendu complexe par la diversité des disciplines ; toutefois, l’idée d’imposer un service d’enseignement plus lourd à des professeurs qui choisissent de ne pas faire de recherche, le plus souvent pour exercer une autre activité plus rémunératrice, n’a donc rien de choquant, bien au contraire.
 
Le malentendu, exploité de façon très consciente, est venu de l’expression « mal évalué ». Comme l’évaluation n’est jamais pédagogique, mais uniquement scientifique (à partir des publications), un enseignant est « évalué » là-dessus et là-dessus seulement. S’il n’a aucune publication, son évaluation ne peut être que « mauvaise », ce qui ne veut nullement dire qu’il est un mauvais professeur, mais simplement qu’il ne fait que la moitié du service pour lequel il perçoit l’intégralité d’un traitement.
 
Est-ce tolérable ? Est-ce équitable à l’égard de ceux qui remplissent l’ensemble de leurs obligations ? Lui demander d’enseigner plus est donc non seulement logique, mais juste, en particulier vis à vis de ceux de ses collègues qui, tout en enseignant autant que lui, consacrent le reste de leur temps à des travaux scientifiques, qui font partie du service, mais qui, naturellement ne leur assurent pas des compléments de rémunération.
 
J’en reviens donc à la question des chercheurs à plein temps qui relèvent du CNRS ou des EPST (IRD, INSERM, etc .). Le seul point que je voudrais aborder tient à une de ces contre-vérités que les chercheurs eux-mêmes mettent en avant et que les médias reprennnent aussitôt, sans rien vérifier, comme toujours.
 
Les syndicats de chercheurs, comme les autres, ne connaissent qu’une revendication : « Plus de postes et plus de moyens ». Désormais, ils jouent aussi volontiers à faire peur, en prédisant la fuite de nos jeunes chercheurs. Ces derniers seraient, en effet, si bien formés en France et si mal payés en début de carrière, que les pays étrangers se les disputent et que, comme les rémunérations sont supérieures à l’étranger, tous vont déserter la France.
 
Je laisse de côté ici les Etats-Unis, faute de données mais aussi en raison du fait que, si les salaires peuvent y être effectivement très supérieurs, cela ne veut pas dire grand chose, car les disparités sont là-bas énormes suivant les structures scientifiques prises en compte (un chercheur peut gagner 50.000 $ ou 500.000 $ selon le laboratoire où il est employé). En outre, les situations et les garanties qui s’attachent à ces emplois ne sont pas du tout les mêmes non plus. Si l’on est recruté à 28 ans au CNRS par exemple, on sait qu’on y coulera des jours paisibles jusqu’à la retraite, quoiqu’il arrive et quoiqu’on fasse, y compris rien du tout ! Il en est évidemment tout autrement aux Etats-Unis !
 
Tenons-nous en donc à l’Union européenne, puisque des chiffres précis sont disponibles et que les choses sont, sinon identiques, du moins proches. Voici les donnnées. Les salaires (charges incluses) sont indiqués successivement, de 0 à 4 ans après la thèse, de 8 à 10 ans et plus de 15 ans (toujours après la thèse).
 
Norvège - 51.400 62.500 73.700
Danemark  42.500 61.800 81.000
France 28.200 51.600 75.000
Finlande  26.100 41.000 56.000
Pays-Bas  25.600 56.900 88.200
Suède  27.600 56.400 85.200
Royaume-Uni  24.600 53.600 82.500
Allemagne  24.500 51.200 78.000
Espagne  14.000 32.000 49.900
Italie  12.300 32.000 52.000
Pologne   6.600 12.000 17.400
 
(Source : Commission européenne, 2006).
 
On constate donc que, si l’on met à part la Norvège et le Danemark, Etats faiblement peuplés et à qui le pétrole et le gaz de la Mer du Nord permettent de vivre sur un très grand pîed, la France se classe en tête pour la rémunération des jeunes chercheurs en début de carrière et dans le peloton de tête pour les milieux et fins de carrières.
 
Comme on nous parle sans cesse de ces jeunes chercheurs qui vont traverser la Manche et de l’attrait du Royaume-Uni, on doit supposer que nos jeunes savants, si brillants par ailleurs, ne savent pas compter pour envisager d’aller travailler dans des laboratoires anglais où ils seront moins bien payés qu’en France !

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26 réactions à cet article    


  • beubeuh 25 février 2009 00:51

    L’échelle de salaire publiée ici doit être relativisée, parce que les salaires sont variables selon les organismes. Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont plus faibles dans les Universités que dans les EPST.

    Quelques remarques :


    - Ces salaires sont très inférieurs à ce que peut gagner n’importe quel cadre commercial qui vend du vent dans des ampoules ou un trader qui jongle avec de l’argent virtuel et ne produit rien... voire même un ex-trader à Londres qui vient toucher les assedics à Paris.


    - Un post-doc qui obtient un poste voit son salaire diminuer. S’il a effectué son post-doc à l’étranger (aux Etats-Unis, par exemple) il divise souvent son salaire par 2 ou 3.


    - Le CNRS comporte un nombre de chercheur équivalent au MIT américain, pour un nombre de publications également comparable. Mais puisque le Président dit que le CNRS est nul, ça doit être vrai...


    - D’une manière générale, un chercheur travaille beaucoup moins pour l’argent que pour la reconnaissance, les insulter en bloc comme vient de le faire notre décidemment si brillant Président est donc tout à fait irréfléchi.


    - La où je suis d’accord avec vous, c’est quand vous dites que le Royaume-Uni est un très mauvais exemple. Thatcher y a appliqué les mêmes méthodes que Sarkozy tente de mettre en oeuvre en ce moment. La recherche britannique a mis 20 ans à s’en remettre, et ne compte maintenant plus que quelques centres vraiment efficace (Oxford, Cambridge et le College Impérial). L’Italie a également subi le même genre de politiques décidées par Berlusconi, avec la même résultats désastreux et un exil des chercheurs italiens. La méthode qui consiste à détruire pour réformer est tout à fait stupide, car il faut des dizaines d’années pour mettre en place une recherche efficace.


    • Polemikvictor Polemikvictor 25 février 2009 09:01

      Merci à l’auteur pour ces remarques que j’ai déja lues ailleurs mais pas souvent reprises.

      La presentation qu’on nous fait de la recherche me parait tres ambigue :
      On nous vend la recherche comme le moyen d’avoir de nouvelles découvertes qui vont changer notre vie. En gros de nouveaux Alexander Fleming ou de nouvelles Marie Curie, et en fait on finance des spécialistes en histoire de la philosophie du moyen age ou en histoire de la sociologie de l’economie ( en combinant ces 3 mots on obtient 6 themes de recherche).
      J’aimerais trouver une repartition des budgets par grandes spécialités de recherche, salaires compris, cela me permettrait de me faire une meilleure idée du sujet.


      • usbek 25 février 2009 09:20

        Cher Polemikviktor
        Il y a des infos difficiles à trouver comme par exemple
        1° le VRAI pourcentage des dépenses de personnel au CNRS (y compris les hébergements de luxe du CNRS en montagne pour le ski du personnel du dit CNRS, à Aussois par exemple). Ces dépenses sont incompressible et si ellse forment par exemple ( à la louche) 85% des dépenses, il ne reste pas grand choses pour l’innovation scientifique, une fois assumées les charges fixes des labos.
        2 Le nombre exact , dans certaines disciplines comme la philosophie (car nous avons des labos de philosophie nous-autres) non seulement des chercheurs, mais des "ingénieurs" (car nous avons aussi des "ingénieurs de recherche" en philosophie) et des ITA.
        Jesuis preneur de tout ça !


      • geo63 25 février 2009 10:27

        Les hébergements de luxe à Aussois pour le personnel du CNRS, c’est vraiment du n’importe quoi. Ce site est géré par le CAES du CNRS c’est-à-dire le comité d’action et d’entraide social, le luxe en question est vraiment le stricte minimum et l’on peut y organiser des séminaires ou des congrès avec des frais réduits. Vos articles, toujours sur le même sujet montrent une connaissance très vague de celui-ci, je suppose que les lecteurs de AV qui connaissent les problèmes des EPST et de l’Enseignement Supérieur n’ont rien à faire de votre analyse, c’est mon cas.
        Par ailleurs, dire qu’il existe une différence de salaire entre les EPST et l’ES est complètement inexact...mais on n’est pas à une approximation près...


      • usbek 25 février 2009 10:54

        J’ai dit le contraire , Un DR du CNRS en classe exceptionnelle est payé comme un professeur du même niveau, sauf que le second fait en plus 192 heures d’enseignement...


      • usbek 25 février 2009 10:59

        Au fait qui paye Aussois et le reste. ? N’est-ce pas l’Etat et le CNRS directement ou via un pseudo Comité d’entreprise ? Pourquoi, dans un même bureau d’une fac, une secrétaire CNRS a des tickets-restaurant tandis que sa voisine, qui dépend de l’université ; n’y a pas droit ?


      • geo63 25 février 2009 11:35

        Il est beaucoup plus difficile d’être DR de classe exceptionnelle que PR équivalent, ne serait-ce que compte tenu du nombre de poste.

        Quant aux tickets restau, ce n’est absolument pas le cas dans l’université que je connais bien.

        Ceci dit les arguments que vous utilisez : Aussois, cantine etc...sont d’un niveau particulièrement bas, on sent comme une frustration complètement ridicule. 
        Les chercheurs ont su créer au fil du temps des petits comités d’entraide qui fonctionnent, ce n’est pas le cas dans l’enseignement supérieur où les gens se fuient...Ceci dit, dans mon université les enseignants-chercheurs qui veulent bénéficier des maigres possibiltés de location de ski, livres, etc...du CAES local sont les bienvenus et ils viennent.


      • usbek 25 février 2009 11:53

        A propos des DR je connais de vieux DR (au CNRS comme à l’IRD) qui ont en tout et pour tout une thèse troisième cycle.
        Pour tickets restau je confirme ce que j’ai dit.


      • geo63 25 février 2009 12:58

        A mon avis les DR en question sont à la retraite depuis longtemps. Il était en effet possible dans les années 50 - 60 (?) d’entrer au CNRS sans thèse d’état mais sur dossier de publications. Mais ceci est devenu rapidement impossible. Je connais des DR rentrés sans thèse d’état qui ont fait une carrière brillante, c’est marrant comme vous semblez avoir "une dent" contre les chercheurs. 
        En suivant votre démarche on pourrait parler aussi des enseignants-chercheurs...mais je déteste ce type de dérive dégradante.


      • jorge 25 février 2009 09:39

         Vous dites : "Les syndicats de chercheurs, comme les autres, ne connaissent qu’une revendication : « Plus de postes et plus de moyens ». Désormais, ils jouent aussi volontiers à faire peur, en prédisant la fuite de nos jeunes chercheurs. Ces derniers seraient, en effet, si bien formés en France et si mal payés en début de carrière, que les pays étrangers se les disputent et que, comme les rémunérations sont supérieures à l’étranger, tous vont déserter la France"

        Cette phrase traduit l’ignorance, profonde, très profonde, du problème. Les chercheurs ne disent pas cela. Contrairement à ce que vous faites dire abusivement aux "syndicats de chercheurs", les jeunes chercheurs qui partent à l’étranger ne sont pas ceux qui viennent d’être nommés au CNRS ou à l ’Inserm et qui iraient chercher de meilleures rémunérations ailleurs ! Frappez à la porte de n’importe quel laboratoire de France, tous vous le confirmeront. Les jeunes chercheur qui partent sont principalement ceux qui n’ont pas de poste, et qui partent à l’étranger faire un post-doc dans l’espoir, souvent déçu, d’en trouver un au retour. La référence qui compte, n’est pas la rémunération du chercheur CNRS, que vous comparez, tout excité de votre trouvaille, à ses homologues européens, mais celle du chercheur docteur-ès-sciences hors-statut. Cette rémunération va de zéro euro à, dans le meilleur des cas, un CDD minable de un an ou deux sur n’importe contrat extérieur souvent non renouvelable au delà de deux ans, et jamais au delà de 6 ans.


        • usbek 25 février 2009 10:50

          Puisque vous relancez le débat :
          1. la comparaison de l’UE porte naturellement sur les chercheurs en POSTE pas les autres.
          2. N’importe qui ou à peu près, peut , avec un peu de patience et de travail) faire une thèse, surtout dans certaines disciplines (comme la chimie où , un moment (car je ne sais pas l’état actuel) on ne savait quoi faire des docteurs au CNU). En revanche je connais bon nombre de "docteurs" qui ont échoué aux concours du CAPES et/ou de l’agrégation.
          3. Je m’en suis pris à l’infomation qui est dans la presse ; tous nos jeunes docteurs vont partir ailleurs où on est mieux payé. Les post-doc sont devenus "les classes de transition" de la recherche (je ne sais pas si vous connaissez ça !).


        • karg se 25 février 2009 11:58

          Article lamentable, j’ai voté contre, c’est de la bouse impubliable. L’auteur étale son ignorance du sujet avec une abnégation frisant l’autisme, ajoutant ci et là quelques fautes d’orthographe dont lui seul a le secret.


          • djib 25 février 2009 15:03

            "plus de poste et plus de moyen" je valide la revendication, ne serait-ce que pour enfin pouvoir offrir un CDI aux milliers de CDD qui oeuvrent au sein de la recherche française.
            On est souvent obnubilé quand on parle de "recherche française" par les ingénieurs de recherche. Je tiens à rappeler que les laboratoires sont bien plus peuplés d’ingénieurs d’études et d’assistants ingénieur que d’ingénieurs de recherche.
            Pour rappel, dans un labo, vous supprimez les ITA, le labo meurt. C’est aussi simple.

            J’aimerai pour une fois qu’on rappelle que l’un des gros scandales de la recherche en france c’est la surexploitation des CDD dans les laboratoires. Mais pour pouvoir offrir des CDI, il faut des moyens... alors je valide la revendication.


            • patrickk 25 février 2009 18:14

              Non ! Il y a trop de candidats qui crèvent la faim avec des petits boulots ou qui sont surexploités. Augmenter le nombre de postes ne changera pas grand chose à l’affaire. Où alors il faudrait les augmenter de façon considérable ce qui économiquement est irréaliste.
              Non il faut que l’enveloppe du CNRS soit mieux répartie : il y a trop de chercheurs à vie bien payés et trop de nègres qui rament.
              D’où ma proposition de supprimer les chercheurs à vie et de les remplacer par des contrats de 2 à 5 ans. Ceci aurait deux avantages. Le premier est que le chercheur contractuel pourrait réobtenir un contrat au vu des résultats ce qui éviterait les chercheurs à vie qui ne produisent plus rien (et je ne parle pas de ceux qui n’ont jamais rien produit). Le second est qu’il y aurait de la place pour tout le monde.
              Si les syndicats réclament toujours plus d’argent et plus de postes, c’est parce que leurs membres s’accrochent à leur poste.


            • usbek 25 février 2009 18:19

              En quoi est-ce qu’un CDI va permettre une meilleure recherche qu’un CDD ? C’est probablemetn le contraire d’ailleurs. 95% des chercheurs du monde sont dans des statuts de type CDD. En Amérique du Nord, un statut de fonctionnaire permanent et définitif de la recherche comme en France est impensable. Ce modèle est et demeure celui des académies soviétiques qui était l’idéal des communistes qui ont créé le CNRS et les Russes comme les Chinois l’ont abandonné depusi longtemps.
              Sans doute ne le savez-vous pas mais lors de la réforme du CNRS qui a fait de son personnel des "fonctionnaires" beaucoup ne voulaient pas de ce statut.


            • djib 27 février 2009 10:30

              Je vous parle pas des chercheurs, encore une fois je vous aprle des ITA.
              Arrêtez de vous focaliser sur les chercheurs !!
              Le monde de la recherche, c’est aussi des techniciens qui passent leur journée à scanner des documents.
              le monde de la recherche, c’est aussi de secrétaires qui tapent des courriers.
              En quoi ces gens devraient ils gagner à être en CDD plutôt qu’en CDI ?
              On prend une secrétaire pour un CDD de 2 à 5 ans et ensuite on la jette ?
              Ben on n’a qu’à faire cela pour le privé aussi. Et puis d’abord pourquoi continuer à faire signer des CDI ? Tout le monde en CDD après tout ce sera quand même plus facile pour tout le monde !!
              Si l’état n’est pas capable de donner l’exemple pour une ambauche responsable alors pourquoi l’exiger des entreprise ( et vous remarquerez que je vous parle même pas des thesards qui ne sont même pas payés et qui sont exploités par leur directeur de thès au sein de leur labo ).
              Rassurez moi ... vous connaissez le monde de la recherche ?


            • usbek 27 février 2009 15:52

              A DJIB
              Il y au CNRS des tas d’embrouilles chez les ITA. Vous évoquez les secrétaires qui tapent du courrier. Je croyais que depuis longtemps, tout le monde, les chercheurs comme les enseignants , tapaient eux-mêmes leur courrier ! Aujourdh’ui tout le monde fait son courrier , le gère et fait ses photocopies au point que dans certains secterus on ne sait plus trop ce que font les secrétaires. Heureusement rien n’est plus paperassier que le CNRS ! 

              Voilà qui nous ramène loin en arrière. Je connais des chercheurs qui ont été recrutés sur des postes d’ITA. Il y a des CDD partout et pas seulement au CNRS. Il y a hélas bien des travailleurs qui n’ont pas la garantie de leur emploi à vie !


            • Gnole 25 février 2009 15:53
              Visiblement la "recheche" et l’ "exactitude" sont loin d’être les principaux centre d’intérêt de notre auteur.

              juste un point pour montrer le ridicule et l’infondé de l’argumentations :

              "Tenons-nous en donc à l’Union européenne, puisque des chiffres précis sont disponibles et que les choses sont, sinon identiques, du moins proches. Voici les donnnées. Les salaires (charges incluses) sont indiqués successivement, de 0 à 4 ans après la thèse, de 8 à 10 ans et plus de 15 ans (toujours après la thèse)."

              Remarqué le "charges incluses" qui change de beaucoup la donne, les charges sur salaire étant monstrueusement disparates entre ces pays... donc si on ramène cela en fonction des salaires nets (ce qui est la seule référence puisque c’est ce que touche la personne),

              On remarque que un anglais à un salaire brut de 24 600 euros et net de 22 000 euros et des poussières
              Un français avec 28 200 touchera .... 22 000 euros et des poussières
              Mais en fait ce n’est même pas aussi simple puisqu’il faut y ajouter le taux d’imposition direct... et c’est au désavantage de la france...

              Bref c’est basé sur du vent !

              • usbek 25 février 2009 18:12

                Ces remarques ne sont guère pertinentes car certes les charges sont très différentes selon les pays mais les avantages qu’elles procurent en retour (retraite, sécu, etc.) ne sont pas non plus les mêmes. Est-ce si difficile à comprendre ?


              • patrickk 25 février 2009 18:18

                Ces calculs sont faux : il faut tenir compte et des charges patronales et des charges salariales.

                De toute façon les salaires ne sont pas le seul critère. La titularisation, c’est-à-dire la sécurité de l’emploi à vie, est un avantage considérable !


              • usbek 25 février 2009 19:30

                Certes ; ce qui fait qu’il vaut mieux être au CNRS français que n’importe où ailleurs !


              • patrickk 26 février 2009 12:44

                Uzbek dit :

                où, naguère encore, on progressait souvent, plus vite et plus sûrement, en faisant du syndicalisme que de la recherche !

                Ah bon ! Cela a changé ? Je n’avais pas remarqué !


                • usbek 26 février 2009 18:46

                  A Patrikk
                  J’ai essayé de répondre à un de vos commentaires qui avait attiré mon attention mais j’ai perdu le message que je rédigeais. Cela vient encore de m’arriver mais je reviens à la charge.
                  Vous êtes plus perfide que moi ou mieux informé (l’un n’excluant pas l’autre). la stratégie du pouvoir d’étrangler en douce le CNRS par divers moyens y a sans doute réduit le poids des syndicats puisque par exemple, les promotions sont devenues rares. J’aurais encore beaucoup a dire sur le CNRS et plus génralement la recherche, mais je crois que tout le monde s’en fout... sauf les gens du CNRS qui de temps à autre m’insultent sans graande conviction d’ailleurs .


                  • JONAS JONAS 26 février 2009 20:34

                    @ L’Auteur :

                    Vous dites : " J’aurais encore beaucoup a dire sur le CNRS et plus généralement la recherche, mais je crois que tout le monde s’en fout... sauf les gens du CNRS qui de temps à autre m’insultent sans grande conviction d’ailleurs ".

                    Je ne suis pas chercheur, mais, j’ai fréquenté pour raisons professionnelles ces établissements et leurs personnels scientifiques et autres.

                    Ce sont des gouffres à fric, pour des résultats médiocres. On ne devrait pas confier la recherche à des personnes qui ont un statut de fonctionnaire. Seul l’intéressement et l’étanchéité de ce type d’établissement pourraient avoir un sens.

                    Je peux comprendre le découragement de certains, qui sachant par avance que leurs recherches seront copiées avant publications, finissent par déserter les labos.

                    Ce sont des passoires comme nos centrales nucléaires dans la vallée du Rhône et ailleurs.

                    La Police ne peut y accéder que sur autorisation, domaine universitaire oblige.

                    Par contre, la surveillance par les services de gardiennage privée est fantomatique et des étrangers déambulent dans tous les départements, sans contrôle particulier.

                    Étrangers, invités par certains chercheurs dans le cadre d’échanges internationaux, mais, qui logeant sur place, souffrent souvent d’insomnies de " curiosités " ou de somnambulisme scientifique… !

                    Ne parlons pas du personnel de nettoiement, qui récupère dans les bureaux des documents qui ne sont pas passés aux destructeurs, je ne parlerai même pas d’incinérateur.

                    Ces observations sont à décharges de l’absentéisme endémique qui frappe les personnels scientifiques des CNRS.

                    Sur le plan de la sécurité NBC, je préfère me taire !

                    Remarquez que les maladies professionnelles, ne seront pas légions, compte tenu du temps de séjour dans les labos.

                    Conclusions : La recherche doit relever du privé, à moins que sa destination soit considérée comme étant du domaine humaniste…. !

                     

                     

                     


                  • usbek 26 février 2009 20:50

                    A Jonas
                    N$Beaucoup de choses hélas vraies dans ce commentaire. Ily a sans doute des moyens termes entre une recherche exclusivement privée que vous souhaitez et le système de totale fonctionnarisation à la sovitétique qui est celui du CNRS et qui n’existe plus nulle paret sauf chez nous. Hélas comme toutes les réformes dans notre beau pays... la réfome tout le monde est d’accord à condition de ne pas être touché par elle !...


                  • JONAS JONAS 26 février 2009 21:29

                    @ L’Auteur :

                    Je ne crois plus en la politique, nous vivons avec l’UMPS, un pas à droite un pas à gauche. De temps en temps un coup de pieds, au même rythme !

                    Dans la justice, on ne peut-être juge et partie, il ne devrait pas y voir de syndicats, il devrait y avoir un Ordre, comme celui des médecins, des pharmaciens et des avocats, le patron de ce dernier étant nommé Bâtonnier…. ! Au Moyen Âge, il possédait un bâton pour remettre de l’ordre dans cette corporation… !

                    Dans les CNRS, comme à la SNCF, les syndicats font la loi, la CGT est omnipotente dans ces établissements, ce n’est pas pour autant qu’elle permette aux chercheurs de ne pas observer l’obligation de réserve.

                    Lors de l’affaire de Tchernobyl, le professeur Pellerin ayant déclaré publiquement que la France n’était pas contaminée par les retombées radioactives, les chercheurs et chefs de départements, notamment celui de physique nucléaire, savaient pertinemment que c’était un mensonge ! Pas un n’a fait une déclaration contradictoire.

                    Pour l’affaire du Sida, issue des singes africains… ! Personne n’a fait allusion aux recherches par des marqueurs radioactifs sur les virus et les mutations possibles.

                    Recherches destinées à faire des diagnostics plus rapides sur l’évolution des colonies pathogènes, grâce à des photos prises à intervalles réguliers au microscope électronique.

                    Bon, je n’en dirai pas d’avantage ! Mais je démontre toutefois, le manque de sérieux, lorsque l’on met en balance les intérêts personnels et collectifs, même pour des personnes qui se disent humanistes, les leurs sont prioritaires….

                    Félicitations pour votre courage.

                     

                     

                     

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