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Accueil du site > Actualités > Europe > PESD vs OTAN, ou la fin de l’A 400 M

PESD vs OTAN, ou la fin de l’A 400 M

" Ce n’est plus celui qui a la plus grosse bombe qui l’emportera dans les conflits de demain, mais celui qui racontera la meilleure histoire", cette affirmation a été faite par John Arquilla et David Rumsfeldt, deux spécialistes de la guerre de réseaux à la Rand Corporation.

Les Etats-Unis ne supporteront pas la remise en cause de leur suprématie militaire ou diplomatique qui s’est construite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, sous couvert d’alliances diverses avec presque tous les pays d’Europe. La montée en puissance de l’Europe crée une confrontation inévitable, dans une guerre qui reste invisible, du moins difficilement identifiable : la soft strategy ou quand la guerre des psy ops se met au service du marketing de "l’american way of life".

Le rachat de Gemplus : réalité économique d’obtention de bases de données ou écran de fumée ?

Il existe un précédent : Certplus, le leader français de la certification, racheté par Verisign, un grand groupe lui aussi proche des services secrets américains. Mais là encore, Certplus était sur un marché, l’authentification des parties dans un environnement électronique (notamment pour la conclusion de contrats en ligne), assez peu rentable. "L’intérêt n’est pas tant dans la technologie que l’on achète ou les backdoors (portes dérobées dans les logiciels sécurisés, NDLR) que l’on pourrait placer, mais dans le contenu des bases de données", précise notre spécialiste de ce marché. Les listes de fichiers, notamment de clients, sont en effet un enjeu pour le renseignement économique.

En 2002, peu avant le Conseil d’administration qui avait marqué le départ du fondateur Marc Lassus, quelques personnes avaient volontairement poussé des journalistes à se focaliser sur le problème des brevets. Cette tentative de manipulation rappelle aux spécialistes la Maskirovka, une technique similaire chère aux employés des services soviétiques du KGB, qui consiste à créer un écran de fumée pour attirer l’attention et servir de paravent à une autre action. Aujourd’hui, on évoque une main-mise de la CIA et de la NSA, les deux principales agences de renseignement américaines.

Dans le rapport du Sénat N° 261 de la séance du 10 avril 2003 enregistré à la Présidence du Sénat le 16 avril 2003, on peut lire :

"Les montages financiers et les restructurations capitalistiques d’une complexité inextricable se sont multipliés depuis 1999. Les législations fiscales et commerciales françaises ont été contournées notamment via des pays assimilables à des paradis fiscaux.

Citons entre autres des transferts de brevets vers des filiales étrangères à des fins d’évasion fiscale, l’utilisation d’une filiale basée à Gibraltar pour octroyer des droits de vote au Conseil d’administration puis d’importantes plus-values à deux dirigeants dont le fondateur Marc Lassus, le transfert du siège de la société en 1999 au Luxembourg...

Des soupçons plus que sérieux sont, en effet, autorisés quant aux intentions du Fonds de pension américain, Texas Pacific Group (TPG), qui a pris le contrôle de Gemplus et du PDG, Alex MANDL, dont les liens avec la CIA, via la société InQtel sont avérés.

En tout état de cause, les menaces pesant sur Gemplus en France mettent en cause l’avenir de l’industrie française de la cryptologie et des cartes à puce, son développement ainsi que le maintien de l’avance technologique française.

Les auteurs de la résolution font remarquer que ces technologies ouvrent des possibilités d’application dans de multiples domaines notamment en matière de sécurisation de documents, comme les cartes d’identité, les comptes bancaires... en particulier dans le domaine stratégique du renseignement militaire.

Ce dernier élément pourrait expliquer, encore davantage avec le renforcement de la doctrine de sécurité économique des États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001, une convoitise américaine sur Gemplus..."

Lien : http://strategique.free.fr/archives/textes/ech/archives_ech_18.htm

Comment donc l’Europe peut-elle chercher à se construire en combattant sur le terrain économique des pays comme les Etats-Unis qui sont à la fois des partenaires ? L’Europe peut-elle arriver à faire avec ce principal paradoxe ?

Depuis la chute du mur de Berlin, l’Europe n’a plus à jouer le rôle de premier rempart contre une hypotétique invasion de chars Russe. Alors pourquoi donc maintenant se mettre sous le commandement de l’Otan ? L’Europe a plus à gagner à rester maître de sa défense, ce qui contribue certainement plus à un réel équilibre géostratégique mondial. Celà nous permet de garder notre indépendance mais n’empêche nullement les coopérations dans les conflits actuels.

Au-delà de l’engagement de troupe sur le terrain, il y a cette liberté d’information et de positionnement face à certains conflits, pour ne citer que l’Irak en 1991, où le fait d’être indépendant nous permet d’être encore les garants d’une certaine idée de liberté et de démocratie.

EADS, ou l’entente franco-allemande, fondement de l’entité Europe, sacrifié sur l’autel de l’OTAN-rentabilité ?

"Dassault et Thales, associés à l’israélien IAI et à l’espagnol Indra, veulent tuer le projet "Advanced UAV" d’EADS. Quitte à mettre encore plus à mal la relation franco-allemande. Les deux industriels français ont présenté à Paris leur solution de drone MALE, qui fait l’objet d’une offre non sollicitée aux armées de l’air française et espagnole. Dans le collimateur du quatuor : le projet "Advanced UAV", fruit d’une coopération entre Paris, Berlin, et Madrid, sous la maîtrise d’oeuvre d’EADS" (Les Echos 22 février 2008).

Pour notre président, faire confiance à l’Allemagne était un risque :

"Tout serait parti d’une rencontre informelle entre Serge Dassault, Serge Tchuruk et Nicolas Sarkozy. Serge Tchuruk alors président d’Alcatel aurait fait état de son besoin de liquidités pour son groupe. Joignant l’utile au stratégique, Nicolas Sarkozy aurait alors suggéré à Serge Dassault de reprendre les 20,8% d’Alcatel dans Thalès. Pour Nicolas Sarkozy, l’hypothèse Dassault avait alors le mérite d’éloigner EADS de Thalès. Pour le Président de la République, confier ce pan critique de la défense (missiles, drones, frégates, chiffrement...) au groupe franco-allemand est en effet un risque. Dans les rangs du gouvernement et de la défense, l’attitude allemande, suspecte de privilégier ses propres intérêts au détriment d’un équilibre franco-allemand, irrite." (L’Usine Nouvelle).

Natixis, dans une note parue en octobre, s’interroge : "Nous ne comprenons pas quel serait l’intérêt de Dassault d’entrer comme actionnaire minoritaire au capital de Thales, sans en avoir le complet contrôle capitalistique et opérationnel". D’ailleurs, pour cette maison de courtage, cette opération soulèverait un autre problème : "les conflits d’intérêt entre Dassault et les autres constructeurs mondiaux d’avions de combat et d’avions d’affaires avec lesquels Thales travaille". Si effectivement, Dassault rentrait dans le capital de Thalès –aux côtés de l’Etat qui détient 26,6%- "tous les scénarios seront possibles sur l’évolution du capital de Thalès : montée progressive au capital, revente à EADS, découpage du groupe…".

La PESD figurait à l’origine parmi les 4 priorités de la PFUE. A cet égard, au vu des objectifs qui étaient fixés, on ne peut qu’être déçu par le résultat : l’A 400 M.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/01/a-400m-vers-un.html

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/01/a-400m-lincroya.html

détail de construction de l’A 400 M


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29 réactions à cet article    


  • E-fred E-fred 27 janvier 2009 10:35

    à papy

    Lagardère annonce avancer de trois mois la cession d’une troisième tranche de 2,5% d’EADS à Natixis, réalisant ainsi une économie d’environ 1,8 million d’euros.

    Le groupe de médias livrera à Natixis 20.370.000 actions EADS, soit 2,5% du capital et des droits de vote du groupe d’aéronautique et de défense au titre du remboursement d’obligations remboursables en actions EADS à parité ajustable (Orapa) émises en 2006.

    L’opération sera réalisée le 24 mars au lieu de la date du 25 juin prévue dans le cadre d’un plan de désengagement partiel sur trois ans, au cours duquel Lagardère aura ainsi ramené sa participation à 7,5%.

    "Lagardère SCA conservera le bénéfice du dispositif initial d’intéressement à la hausse éventuelle de l’action EADS N.V. jusqu’au terme et au prix initialement convenus, sous la forme, le cas échéant, d’une soulte en numéraire", explique le groupe dans un communiqué.

    "Ce remboursement anticipé permet à Lagardère SCA de réaliser, au premier semestre 2009, une économie de frais financiers, au titre du coupon 2009 à verser à Natixis, de l’ordre de 1,8 million d’euros", ajoute le groupe.

    Cyril Altmeyer

    Encore une affaire " Triangle "...


  • morice morice 20 janvier 2009 14:30

     Enfin un papier sérieux sur cette gabegie dont on nous cache les méandres !! L’appareil, sur le papier promettait beaucoup, mais on a mis semble-t-il la charrue avant les bœufs en ce qui le concerne, car la faille, ce sont bien ces moteurs... a-t-on cherché à torpiller le projet ? Très certainement : les US ont des C-17 à fourguer, et font un pressing pour relancer leurs chaînes de montage. L’HERCULES est en fin de course, même re-motorisé : tout se passe comme si on ne voulait pas autre chose que le C-17 obligatoire dans le monde entier. Or ce fameux C-17 est lui-même une erreur : allonge trop courte surtout, et conception à entretien coûteux (volets en titane !). Son concurrent à l’origine était meilleur, mais on a pris celui qui engraissait davantage les responsables du projet : c’est la TARE du système US, qui a choisi un F-22 face à un F-23 bien supérieur... en résumé, l’A-400 est victime d’un looby, et il n’est pas français ni européen, ce lobby...


    • E-fred E-fred 20 janvier 2009 20:21

      merci morice

      Cet avion promettait effectivement beaucoup, mais Airbus qui était une entreprise innovante s’est fait vendre au fur et à mesure, très bien résumé dans cet article  :

      "Airbus, c’est d’abord le résultat d’un accord entre des États européens qui ont fondé un Groupement d’Intérêt Économique (GIE) en 1970. 4 États dont la France, l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume Uni...Ce qui fut un fleuron industriel, technologique et de coopération entre États est devenu une multinationale, une société anonyme composée de managers plus sensibles aux cours de la Bourse qu’à la doctrine de la coopération européenne.

      C’est donc au moment où, après 25 ans de développement du projet, c’est donc
      quand ce projet prend corps, qu’il va enfin porter ses fruits que Lionel
      Jospin, en 1999, confie l’Aérospaciale au privé.
      Il accorde une ristourne de 4 milliards de F. (sur 13 milliards) à
      M. LAGARDÈRE. Et, dès lors, ce sont les lieutenants de M. LAGARDÈRE qui
      prennent en main tous les leviers de commande."

      Jean-Claude : "Malgré ses 15 % de parts (contre 0,9 % à M. LAGARDÈRE),
      l’État français se retrouve interdit de gestion !

      Quand, en juin 2006, il est question d’un nouveau retard dans la fabrication
      d’Airbus, la direction de l’entreprise répond :
      "Nous ne savions pas."
      Les ingénieurs, les ouvriers, eux, savaient...

      Coïncidence ?
      3 mois avant, Noël Forgeard faisait jouer ses stock-options : il empocha
      2,5 millions d’€ pour lui et 400 000 € de plus pour chacun de ses enfants.

      Coïncidence ?
      Quelques semaines plus tard, le titre perdait 26 % en 1 journée !"

      En Avril 2007, Lagardère et Daimler-Chrysler cèdent la moitié de leurs parts
      eux aussi.
      Résultat : 890 millions d’€ de plus-values.
      Ces "hauts responsables" affirment ignorer ce qui se passait dans leurs
      usines : "Nous ne savions pas".
      Voilà une incompétence richement payée !

      10 000 licenciements sont prévus, alors que les carnets de commande sont
      pleins pour les 5 ans qui viennent.
      La rentabilité atteint des sommets.
      Objectif de la direction : "faire passer la marge d’exploitation de 4 à 8 %
      en 5 ans".
      Plutôt que d’investir dans les chaînes de production, dans la recherche ou
      le développement, l’entreprise cherche à "optimiser" la rentabilité du
      groupe.
      Elle met au point une stratégie claire : la délocalisation de la production
      en Chine, en Russie, en Corée du Sud, en Inde... là où la main-d’oeuvre est
      beaucoup moins chère.
      Les grandes lignes du plan "Power 8" sont tracées dès 2005, une année aux
      résultats exceptionnels..."

      Et en plus il fallait encore jetter de la poudre aux yeux avec le projet de l’A 400 M.

      Et qui va encore payer le prix fort sur le terrain pour la loc. des Antonov de V. Bout  comme nous l’a montré morice.




    • titi 20 janvier 2009 18:36

      Mettre tout sur le dos des US est un peu gros...

      C17 :
      Début du programme : 1980 premier vol 1990 livraison 1993 : durée projet 13 ans
      A400M
      Genèse du projet : 1983 premier vol prévu 2012 : durée 29 ans

      Char M1
      Début 1972 série 1979  : durée 7 ans
      Char Leclerc :
      Début 1977 série 1990 : durée 13 ans

      On a donc des projets industriels qui durent 2 fois plus longtemps par rapport aux USA.
      Ce sont donc des projets plus couteux : il y a un rattrapage technologique tout au long du projet (ex : longueur du pont d’envol du CDG)
      Ce sont des projets plus complexes : cas de l’hélicoptère Tigre qui doit répondre à deux objectifs différents entre France et Allemagne.

      La situation stratégique au départ du projet n’est plus la même à la fin... (voir le cas du Leclercq, ou du missile Hades)

      L’Europe fait le choix de ne pas consacrer beaucoup d’argent à sa défense... il ne faut pas s’étonner des résultats.








      • non666 non666 21 janvier 2009 15:21

        Pour le leclerc , je crois que vous "integrez" un peu vite les recherche-developpement de l’AMX32 et de l’AMX40 au developpement du Leclerc.




      • morice morice 20 janvier 2009 21:47

         "C17 : 
        Début du programme : 1980 premier vol 1990 livraison 1993 : durée projet 13 ans "


        ... c’est faux, le programme a commencé bien avant avec deux prototypes, un a aile soufflée et un a effet Coanda. Les russes ont imité et ont fait avec le second principe un très bon avion, l’Antonov 72, vu partout dans le monde, au Pôle ou lors des Paris-Dakar. Les américains ont rejeté l’effet Coanda avec le YC-14, pour le ressortir il n’y pas si longtemps de son cocon en plein désert.. l’appareil a pris l’air en 1976 !! Le C-17 a donc une genèse bien plus longue que ce que vous dites, car le modèle expérimental YC-15 qui l’a précédé est à prendre en compte dans son développement !!! et il a décollé en 1976 !!! le projet C-17 est l’aboutissement du Advanced Medium STOL Transport (AMST), et le C-17 un YC-15 nourri aux stéroïdes. Si bien que la gestation du C-17 a pris.... de 1970, première recherches, en passant par l’étape de vol des protos en 1975, jusque 1993 premier vol : 23 ans minimun... et non pas 13 !!!

        "First flown on 26 August 1975, a 600-hour test program followed. Funding cuts eventually cancelled the AMST program in 1979. Both the YC-14 and the YC-15 satisfied the AMST performance requirements, which would later be incorporated into the design of the larger C-17 Globemaster IIItransport."

        Même chose pour le YF-22, devenu F-22 Raptor : c’est un ATF dont le projet date de 1984 environ, le premier vol du proto en 1990. Les premières livraisons ont eu lieu en 2003 : encore une fois on est sur un cycle de 20 ans. Et là, c’est pire : le 22 est inférieur au F-23, qui a été escamoté pour deux raisons : car il fallait politiquement soutenir le F-22, et parce que le F-23 a servi très certainement de "vitrine" à un autre black projet, dont un exemplaire c’était planté en Angleterre dans les années 90. Bref, la genèse des avions prend au MINIMUM 20 ans. Et il faut 10 ans aussi pour les mettre au point.... Le Rafale a mis du temps faute de crédits : les commandes étant au compte goutte, l’avion est constamment en refection et en mise à niveau. Les anglais font la même chose : leur Typhoon, largement inférieur au Rafale, se traine de "block" en "block", à savoir à peine en l’air on lui change son avionique ou son armement. Le Typhoon remonte à 1970, avec des esquisses comme l’ECA de 1979 .puis le P110 et enfin l’ACA de 1980...un démonstrateur fort ramassé sur lui-même, l’EAP vole dès 1986 : c’est un Typhoon, déjà...... Pur chasseur intercepteur au départ, on le transforme en bombardier en ce moment même... l’appareil fait son premier vol de série en 2003 seulement !! il a donc lui plus de 30 ans... ces appareils sont tous trop lourds, aujourd’hui, et celui qui rabote tous les marchés c’est le Gripen. IL rabote d’autant plus qu’un autre GOUFFRE est en cours : le F-35 Lightning II, parti pour devenir le second Osprey : lui est une gabegie sans nom : il a volé dès 1995, mais son proto le Bell-Boeing XV-15 remonte à ..1977 !! de tous les avions (ce n’est pas un hélico !) au monde, c’est celui qui a coûté le plus cher en développement. Même Rumsfled avait préconisé son arrêt. Il y aussi le programme Comanche, arrêté après 15 ans de développement : non, les américains ne font pas mieux, loin de là... le programme avait démarré en 1983 et n’a été arrêté qu’en 2004... 21 ans de perdus. "The Comanche, once billed as a cornerstone of the military’s high-tech transformation, had consumed $6.9-billion. The estimated cost of each aircraft had soared to $58.9-million from an original target of $12-million."
         ouf !! ! 

        PS : les russes, qui savent faire durer, on proposé un Antonov 72-74 remanié avec des réacteurs classiques sous les ailes : l’antonov 148. Le modèle 72 date de 1977, le 148 a volé en 2004, 27 ans après... Aux USA, la flotte militaire est vieillissante : le B-52 a volé pour la première fois en 1952... on en a construit plus de 700 et il l’appareil sera maintenu jusque 2050... devenant alors le premier appareil militaire centenaire, qui sait...... en résumé, 20 ans de recherches pour 100 ans de fonctionnement, ça se tient.... non ?


        • Traroth Traroth 21 janvier 2009 01:13

          Sans parler de l’obusier Crusader. Le programme a démarré en 1995 et a été annulé en 2002. 7 ans de développement pou rien !

          http://www.army-technology.com/projects/crusader/
          http://en.wikipedia.org/wiki/XM2001_Crusader


        • titi 21 janvier 2009 07:35

          @Morice,

          Même si je ne suis pas d’accord avec vous, car il est évident que dans aucun projet industriel on ne part d’une "feuille blanche", si je vous suis on est sur une durée de 23 ans / contre 29 ans minimum... On reste encore sur un avantage certain des premiers.

          Il est bien évident que toutes les recherches, brevets, processus industriels, développés pour un projet ne sont pas mis à la poubelle.... le char Leclerq, gouffre financier à l’entretien démentiel se nomme en réalité AMX 56. Il est clair que des élements proviennent certainement de l’AMX30 et que Nexter ne s’est pas amusé à réinventer la roue ou du moins le galet. Il n’empêche que je n’inclus pas la durée du projet AMX30 dans celui de l’AMX56...

          "leur Typhoon, largement inférieur au Rafale"
          Je vous rappelle qu’à l’origine la France faisait partie du projet "Eurofighter".
          D’autre part l’Eurofighter présent aujourd’hui un avantage que le Rafale n’a pas : il est utilisé par plusieurs armées, et ce au delà des pays constructeurs.
          C’est un énorme avantage que le "beau" rafale n’est visiblement pas prêt d’avoir.

          @Traroth
          Des projets qui n’aboutissent pas il y a en plein... Mirage G4, Hadès, etc...
          Ou même du porte avion Charles de Gaulle : n’ayant pas de sister-ship on peut considérer que c’est un prototype "fonctionnel" non industrialisé : c’est encore pire qu’un projet d’étude avorté.



        • E-fred E-fred 21 janvier 2009 07:35

          à morice
          à traroth

          merci pour toute ces précisions !

          Une longue liste de" l’argent qui a été gaspillé" peut-être faite !


        • Nathan Nathan 21 janvier 2009 13:36

          Bon article militaire. Reste à savoir qui est Zorro .


          • brieli67 21 janvier 2009 15:43

             vous voulez vraiment que je me remette à "pomper" dès les beaux jours ? 

            avec mon potentiel énooooooorme de gagner la "coupe des vaches"

            se vacher le long de la ligne Belleville - Beaujeu en partant de Colmar :
            plus jamais de vol à voile plus de Beaujolais.

            suis passé aux "tondeuses à gazon" aux Ulm. Les lois plus lâches chez nous, une invasion d’ingénieux pionniers suisses et allemands ; Et viva l’aventura... sur tous les continents. 


            sauf que cette BDS d’ici ravive la plaie

            the dream : le motoplaneur biplace S-10VT de chez Stemme
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Stemme_S-10
            ça se décidera fin mai à Prague


            • dom y loulou dom 23 janvier 2009 20:54

              vrroum vrrrroum

              et dire que chacun paie ses impôts pour engraisser ces assassins d’armateurs






              • Fred2 28 janvier 2009 16:14

                L’ADLE estime que les politiques de la PESD et de l’OTAN sont complémentaires, sans que la première soit systématiquement soumise à la seconde", indique pour sa part le général Philippe MORILLON (UDF, France). "Néanmoins, l’ADLE estime que l’accroissement de l’efficacité de la PESD requerra une clarification profonde de sa nature vis-à-vis des États Unis et de ses alliés non européens", ajoute M. Morillon qui insiste sur le fait que le budget intergouvernemental de la PESD doit être complété par le budget communautaire. "Ceci aura l’avantage de refléter plus précisément les méthodes de fonctionnement et l’esprit de la PESD et de permettre un contrôle par le Parlement européen", explique-t-il.

                L’ADLE considère par ailleurs que la méthodologie intergouvernementale ayant mené à la création d’une monnaie européenne pourrait être utilisée pour établir le concept d’armée européenne. En particulier l’ADLE soutient qu’une consultation entre la France, le Royaume-Uni et d’autres États membres de l’UE doit être envisagée afin d’arriver à une position commune sur l’établissement d’une force de dissuasion européenne.
                http://www.alde.eu/fr/details/news/sommet-de-lotan-lheure-des-choix/ 
                 


                • Fred2 28 janvier 2009 16:18

                  Evoquée de façon implicite pendant la campagne électorale par le candidat Sarkozy, le projet de réintégration complète de la France dans l’OTAN est désormais un axe majeur de sa politique étrangère et de défense. Si cette démarche aboutit, il sera quasiment impossible aux futurs gouvernements de revenir en arrière : les effets seront structurants pour notre organisation de défense et surtout, le coût politique d’un retrait sera exorbitant car interprété comme la marque d’une crise transatlantique. Il reste peu de temps pour obliger le gouvernement à débattre démocratiquement de ce choix fondamental qui sera définitivement validé au Sommet de l’OTAN de Strasbourg (1) au printemps 2009.
                  http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=313

                   


                  • E-fred E-fred 4 février 2009 19:58

                    "Il n’y a aucune discussion au sein d’EADS sur un scénario de retrait du programme A400 M, contrairement à ce que a circulé dans la presse",
                    http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/01/eads-assure-qui.html 

                    "dans la presse"...mais nous ne sommes pas la presse...


                  • E-fred E-fred 11 février 2009 09:55
                    A400M : les livraisons reportées à 2014 !

                    Le Figaro d’aujourd’hui pointe "les graves dérapages" du programme européen d’avion de transport militaire Airbus A400M. Le quotidien a eu connaissance d’une note confidentielle envoyée par le constructeur à l’Occar, l’organisation européenne d’armement censée coordonnée ce projet. "Ce n’est qu’en 2014 qu’Airbus sera capable de fournir plusieurs avions aux armées clientes" affirme le Le Figaro, même si une première livraison est garantie pour fin 2012 et une seconde fin 2013. A l’origine du programme, il était prévu que l’armée de l’air française recoive ses premiers appareils en octobre 2009, rappelle un rapport publié en Allemagne par la Fondation Science et Politique. Le retard sera donc de cinq ans. Pour l’instant...

                    Citant de "très bons connaisseurs du dossiers", le Figaro avance que les déconvenues du programme coûteront cinq milliards d’euros aux industriels - soit un dérapage de 25% du contrat intitial (20 milliards). Les industriels ont déjà provisionné près de deux milliards : Airbus 1,76 milliards, les motoristes 124,4 millions et Thalès 60 millions.

                    Le programme accumule les difficultés techniques, notamment en ce qui concerne sa motorisation. Mais les conditions initiales du contrat, de type purement commercial, se révèlent inadaptées à un programme militaire. Enfin, les discordances nationales au sein du management complètent le tableau. Le Financial Times fait ainsi état d’un "clash" la semaine dernière entre l’Espagnol Carlos Suarez, patron de la division militaire et l’Allemand Thomas Enders, qui dirige Airbus. Un Thomas Enders qui expliquait, à la mi-janvier, que "les conditions actuelles sont la recette du désastre".

                    En complément, on pourra lire le rapport sur l’A400M de deux sénateurs Jean-Pierre Masseret et Jacques Gautier, rendu public aujourd’hui.

                    Rédigé le 10/02/2009 à 07:45 | Lien permanent sur Secret défense de JD MERCHET


                    • E-fred E-fred 11 février 2009 10:03

                      Et comme par hasard le lien vers Usine Nouvelle est corrompu...

                      Je remeuleu le n’artik :

                      Edito : Dassault et Thalès sans EADS

                      16/10/2008

                      #homebulle tdfont-size:12px ;

                      Belle partie de poker de la part de Dassault. En montrant officiellement son intérêt pour le rachat des 20,8% des actions détenus par Alcatel au sein de Thalès, Dassault, par la voix de Charles Edelstenne son PDG, effectue une volte-face sans grande surprise. Pour mémoire, au mois d’août celui-ci avait démenti toute intention de rachat des actions Alcatel.
                      Mais, depuis le mois de juin, les négociations pour cette reprise vont bon train. D’après nos informations, tout serait parti d’une rencontre informelle entre Serge Dassault, Serge Tchuruk et Nicolas Sarkozy. Serge Tchuruk alors président d’Alcatel aurait fait état de son besoin de liquidités pour son groupe. Joignant l’utile au stratégique, Nicolas Sarkozy aurait alors suggéré à Serge Dassault de reprendre les 20,8% d’Alcatel dans Thalès. Pour Nicolas Sarkozy, l’hypothèse Dassault avait alors le mérite d’éloigner EADS de Thalès. Pour le Président de la République, confier ce pan critique de la défense (missiles, drones, frégates, chiffrement...) au groupe franco-allemand est en effet un risque. Dans les rangs du gouvernement et de la défense, l’attitude allemande, suspecte de privilégier ses propres intérêts au détriment d’un équilibre franco-allemand, irrite.

                      La solution Dassault semble la plus pragmatique et pratique. En récupérant Thalès, l’avionneur accroît son potentiel de développement au moment ou l’activité, soutenue principalement par l’aviation d’affaires, connaît un risque de ralentissement. Avec Thalès dans son giron, Dassault accroît sa présence dans la conception de systèmes militaires, un secteur en forte croissance.
                      Dans ce schéma, Alcatel n’est pas en position de force. Les pertes s’accumulent et le nouveau Président du groupe Philippe Camus doit absolument relancer la machine et pour ce faire doit trouver des liquidités. Valorisé en Bourse à un peu plus de 6 milliards d’euros, -au cours du 16 octobre -, la revente de l’action Thalès rapporterait 1,2 milliard à Alcaltel si Dassault rachète l’action sans prime. Ce qui semble être la volonté de Dassault. Au final un beau mouvement pour l’avionneur, mais difficile pour Alcatel. Sa participation dans Thalès, au-delà de l’aspect capitalistique, lui apporte aussi un renfort technologique indispensable sur nombre de projets. Mais alors que l’action de Dassault Aviation reste stable, celle de Thalès et surtout Alcatel n’en finissent pas de baisser. Une belle opportunité pour l’avionneur, mais aussi une vraie question. Thalès est déjà partenaire de premier rang du programme Rafale. Une telle opération serait un retour en arrière alors que la tendance de ces dernières années était, tout comme dans l’automobile, à la scission franche entre équipementiers et avionneurs. Au-delà des aspects stratégiques pour le secteur de la défense, ce mouvement de Dassault est, peut-être, aussi les prémices d’autres rapprochements « anticrise ».
                       

                      @ Rédaction L’Usine Nouvelle
                       



                      pas beau ça ?


                      • Mouche-zélée 11 février 2009 11:53

                        Il faut dire que Serge est encore plus ultra que les ultras, un grand copain de Sarko, "on choisit ses copains mais rarement sa famille" ...

                        Il n’a de conflit d’intérêt nulle part de nos jours....
                        (à noter, que tous ceux qui disent que les big boss dépensent leur argent en France, il suffit de regarder sous quel pavillon est le Yacht de Bolloré, le grand pote de Sarko.... Merci le bouclier fiscal)


                        • E-fred E-fred 11 février 2009 12:22

                          Merci la mouche !


                        • E-fred E-fred 28 février 2009 20:59

                          Les retards successifs annoncés de l’avion de transport militaire A400M - le quotidien économique La Tribune a récemment évoqué un contretemps de 5 ans - préoccupent la Commission de la défense de la Chambre des Communes du Royaume-Uni. Cette dernière a, dans un rapport publié le 26 février, recommandé au gouvernement britannique d’étudier des options alternatives au programme européen.

                          “Il est extrêmement grave que le programme d’avion de transport A400M, qui doit fournir à nos forces armées de nouveaux moyens de transport stratégique et tactique dont elles ont bien besoin, ait pris deux ans de retard et qu’on ne puisse exclure de nouveaux délais”, indique le document.

                          “Une fois les retards de l’A400M confirmés, le ministère de la Défense (MoD) devra décider s’il considère que le retard est tel qu’il vaudrait mieux abandonner et prendre des décisions adaptées pour acquérir ou louer des capacités permettant de combler le besoin en capacité si l’avion n’est pas développé”, estime la commission.

                          En effet, et comme pour d’autres forces aériennes clientes de l’A400M, la situation de la flotte d’avions de transport de la Royal Air Force (RAF) est préccupante en raison de l’âge de ses appareils qui sont par ailleurs toujours aussi sollicités pour des missions liées aux opérations extérieures.

                          Initialement, le Royaume-Uni a commandé 25 exemplaires de l’avion de transport européen. Deux options principales seraient donc actuellement étudiées pour le cas où le programme européen connaîtrait de nouveaux déboires qui mettraient en péril la capacité de transport aérien de la RAF.

                          La première consisterait à reconditionner les C-130 Hercules de Lookheed-Martin que les forces aériennes britanniques utilisent déjà. Quant à la seconde, elle devrait satisfaire le constructeur américain Boeing puisqu’il s’agirait de lui acheter des quadriréacteurs C-17 Globemaster supplémentaires, la RAF ayant déjà quatre exemplaires en service.
                          http://www.opex360.com/2009/02/27/le-parlement-britannique-songe-a-labandon-de-la400m/


                          • E-fred E-fred 13 mars 2009 18:07

                            http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/03/10/les-retards-de-l-a400-m-pesent-sur-eads_1165880_3234.html

                            Les pays clients sont furieux.
                            Les acheteurs des 180 appareils que sont les sept pays (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Turquie), regroupés dans l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (Occar), sont furieux. Londres menace même d’annuler ses commandes et Berlin fait pression pour que les engagements d’EADS soient respectés.

                            Lundi, Hervé Morin, en annonçant qu’il réunira ses six homologues européens à Prague, a indiqué qu’il s’agira de trouver "ensemble une position qui nous permettrait de continuer tous ensemble".

                            Les sept pays ont la possibilité, à compter du 1er avril, de dénoncer les contrats. Un tel désistement coûterait 5,7 milliards d’euros à EADS, soit la somme des avances reçues et qu’il aurait à rembourser.

                            Une telle éventualité semble écartée car il faudrait pour cela une décision unanime. Or, il est difficile d’imaginer l’Espagne, où est assemblé l’A400M (à Séville), décider de fermer cette chaîne d’assemblage. De plus Berlin et Paris ont manifesté leur volonté de mener à terme ce programme. Les pays peuvent toutefois, séparément, réclamer l’annulation de chacun de leurs appareils, au cas par cas.

                            Louis Gallois ne s’attend pas à "des discussions aisées". Elles porteront sur la définition d’un calendrier précis des livraisons, sur les spécifications requises pour les avions, mais aussi sur la réactualisation de certains coûts et aussi sur les pénalités de retard.

                            L’urgence d’une solution est d’autant plus grande que certaines armées européennes, comme la France et la Grande-Bretagne, ont besoin de remplacer leurs avions de transport à bout de souffle. Et Boeing aurait commencé à rappeler aux pays clients de l’A400M les qualités de son avion de transport le C17.

                            Dominique Gallois

                            • Airbus A400M : la possibilité d’un retrait repoussée au 1er juillet (Morin) 12/03/2009-[19:13] - AFP

                              PRAGUE, 12 mars 2009 (AFP) - Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a annoncé jeudi un moratoire repoussant du 1er avril au 1er juillet la possibilité pour les sept pays engagés dans le programme d’avion de transport militaire A400 M de dénoncer le programme qui a pris du retard.

                               


                            Merci patron !!!

                             

                            • E-fred E-fred 17 mars 2009 08:41

                              Pour l’US Air Force - et le général Duncan McNabb, le responsable l’US Transportation Command, l’a encore affirmé en février dernier - le remplacement des avions de ravitaillement en vol KC-135 est la priorité des priorités. “Tout nouveau retard dans ce marché public représenterait un risque sérieux pour la capacité de l’armée à déployer des troupes et de la puissance de feu rapidement sur un champ de bataille” avait-il affirmé lors d’une audition devant une sous-commmission parlementaire.

                              Attribué ans un premier temps au KC-767 de Boeing, le marché des “tankers” avait été annulé en 2003 après la découverte d’une affaire de conflits d’intérêts entre Boeing et une employée du Pentagone. L’an passé, l’appel d’offres avaient finalement été remporté par EADS, en collaboration avec Northrop-Grumman, avec le KC-45A, un appareil dérivé de l’A-330.

                              Seulement, le contrat avait été annulé après le dépôt d’une plainte auprès de Government Account Office (GAO), l’équivalement américain de la Cour des comptes françaises, par Boeing. Depuis, le dossier en était resté là, à cause notamment de la campagne électorale pour désigner le successeur de George W Bush à la Maison Blanche et de la crise financière.

                              Normalement, Washington devrait lancer un troisième appel d’offres, dont le montant est estimé à 40 milliards de dollars pour 179 appareils. Seulement, même si ce dossier devient plus urgent à chaque jour qui passe, l’administration américaine semble à la fois peu pressée de relancer le dossier peu enthousiaste à l’idée qu’une firme européenne puisse remporter le marché. Ainsi, en mars 2008, Hillary Clinton, actuellement à la tête de la diplomatie américaine, avait manifesté sa “profonde” préoccupation” à l’idée qu’EADS, alors poursuivie à l’OMC par le gouvernement américain en raison des subventions reçues jugées illégales, puisse décrocher le contrat du Pentagone.

                              Cependant, la crise économique incite à ne pas faire la fine bouche. En effet, dans le cadre de cet appel d’offres, EADS et Northrop-Grumman se sont engagés à investir dans une usine d’assemblage à Mobile, en Alabama, ce qui créerait 1.300 emplois directs. Même chose pour Boeing qui serait en mesure de maintenir sa chaîne de production de B-767 à Everett, dans l’Etat de Washington.

                              D’où l’idée de la Chambre des représentants, dont la majorité appartient au Parti démocrate dont est issu le président Obama, de partager la commande de tankers en deux entre EADS/Nortrhop-Grumman et Boeing.

                              Si cette solution peut paraître satisfaisante, il n’est pas certain qu’elle fasse consensus. Car un argument de poids s’y oppose en ces temps où il n’y a pas de petites économies : un tel système rendrait la gestion des avions ravitailleurs plus coûteuse étant donné que l’US Air Force aurait à assurer la maintenance de deux types d’appareils.

                              http://www.opex360.com/2009/03/16/avions-ravitailleurs-partage-de-la-poire-en-deux/


                              • E-fred E-fred 20 mars 2009 07:32

                                Un pti’ clip vidéo en attendant : http://www.gagfr.com/Airbus-A400-M__vHkPE6HedC4.html

                                (investir.fr) La filiale d’EADS, Airbus, a dû faire face à 14 annulations de commandes en janvier et février, ce qui porte à -8 le solde des commandes nettes au 28 février. Dans le même, l’avionneur a livré 76 appareils.

                                Le ministre français de la Défense Hervé Morin a déclaré que les pays européens se sont mis d’accord sur un moratoire de trois mois sur l’avion de transport militaire A400M d’Airbus. Il a précisé que ce moratoire n’entraînerait aucune modification des clauses du projet, notamment celle concernant le retrait. L’an dernier, les retards liés à ce programme ont entraîné une charge de 704 millions d’euros dans les comptes d’EADS, et le groupe en inscrira de nouvelles cette année.

                                En Bourse, le titre EADS reste sur un dernier cours de 9,748 euros.
                                 

                                 (investir.fr) Encore une mauvaise nouvelle pour l’A400M d’Airbus. La France pourrait réduire le nombre d’avions de transport militaires commandés (actuellement de 50), a déclaré Laurent Collet-Billon, le délégué général pour l’armement. Selon lui, le programme accuse au moins quatre ans de retard.

                                La date du premier vol et le calendrier des livraisons ne sont toujours pas établis. Les pays ayant passé commande sont en droit au 1er avril de demander unanimement l’annulation de l’ensemble du programme et le remboursement des avances. Le montant de la facture s’élèverait dans ce cas à 5,7 milliards d’euros. De son côté, EADS juge ce scénario peu probable, au vu des enjeux industriels notamment pour la France et l’Espagne. Un moratoire de trois mois devrait être proposé d’ici à fin mars à EADS par les 7 pays clients, a annoncé le ministre de la Défense, Hervé Morin, jeudi 12 mars.

                                En Bourse, le titre EADS cède 0,33%, à 9,797 euros.


                                • E-fred E-fred 3 avril 2009 13:11

                                  L’armée de l’air étudie "l’éventuel achat ou location d’avions de transport américains" comme le Hercules C-130J, reconnait le général Jean-Paul Palomeros, numéro deux de l’armée de l’air, dans le dernier numéro de l’hebdomadaire Air et Cosmos, qui paraît aujourd’hui. L’hypothèse serait d’en acquérir "dix à douze" exemplaires, qui viendrait s’ajouter aux quatorze C-130H que possèdent déjà l’armée de l’air. La DGA a lancé des travaux pour "étudier sérieusement les conditions de telles acquisitions". (Photo : un C-130J de la RAF)

                                  Cette perspective est rendue nécessaire par les retards, voire les doutes sur la viabilité du programme européen A400M. Pour la première fois, un haut responsable envisage explicitiement l’acquisition d’appareils américains, officiellement "dans une stratégie d’attente de l’A400M".

                                  Du fait du vieillissement des Transalls, le transport aérien militaire est entré dans "un long processus de dégradation". "Le danger qui nous guette est d’être confronté à une perte d’aptitudes en termes de compétences. Au point de ne plus possèder le réservoir humain nécessaire à l’arrivée de l’A400M", indique le major-général de l’armée de l’air.

                                  Outre le C-130J, la dernière version du vénérable Hercules, l’armée de l’air étudie également une option pour le C-17A, mais sans enthousiasme. Elle s’intéresse également au C27J Spartan, une version modernisée du C-222 italien.


                                  • E-fred E-fred 10 avril 2009 09:16
                                    Safran : l’A400M d’Airbus pourra voler avant fin 2009 Jeudi 9 avril 2009 / 16h00 VILLAROCHE (AFP) — Les motoristes fourniront d’ici « quelques mois » à Airbus le système de propulsion certifié de l’avion de transport militaire A 400 M, permettant un premier vol avant la fin 2009, a déclaré jeudi à l’AFP le président du directoire de Safran Jean-Paul Herteman.
                                    Parallèlement aux essais du moteur au sol et sur un avion C-130 transformé en banc d’essai volant, il faut « obtenir la certification selon les règles de l’aviation civiles pour le logiciel de régulation du moteur pour le premier vol de l’avion », a expliqué M. Herteman.
                                    « Ce travail est en cours de réalisation en Allemagne, il y a presque 200 ingénieurs qui travaillent jour et nuit là-dessus » et « tout cela doit converger d’ici quelques mois pour permettre de mettre en vol l’avion », a-t-il ajouté.
                                    Cela permettra un premier vol cette année, même si cette responsabilité incombe a Airbus Military (EADS), a-t-il précisé.
                                    Le turbopropulseur qui équipe l’A 400 M est construit par le consortium européen EuroProp International (EPI), qui rassemble le français Snecma (groupe Safran), le britannique Rolls Royce, l’allemand MTU et l’espagnol ITP.
                                    Airbus Military ne fournit pas de date officielle pour le premier vol de l’A 400 M, qui représente un programme de 20 milliards d’euros, arguant en particulier de problèmes avec le logiciel de régulation du moteur, construit par l’allemand MTU.
                                    Jeudi 9 avril 2009 / 16h00http://www.easybourse.com/Website/dynamic/FicheValeur-Actualites.php?ISIN=FR0000073272&NewsID=649078&PHPSESSID=35c0d80d19ec608843abf0cf2df39fb5


                                    • E-fred E-fred 13 juin 2009 07:53

                                      après un moratoire de 3 mois (voir 3 post plus haut) c’est maintenant un délai de 6 mois ...

                                      A400M : Sarkozy et Merkel se donnent « un petit délai de six mois »

                                      Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont déclaré jeudi qu’ils s’accordaient « un petit délai de six mois » pour décider de l’avenir du programme d’avion de transport militaire Airbus A400M, victime d’importants retards.

                                      AFP - le 11 juin 2009, 15h34

                                      « Nous avons parlé de l’A400M en décidant qu’il était bon qu’on se donne un petit délai de six mois pour continuer à discuter pour trouver la meilleure solution possible », a déclaré M. Sarkozy lors d’une conférence de presse.

                                      « Nous sommes en plein accord, (...) on se donne encore quelques mois, nous verrons ensuite », a pour sa part déclaré Mme Merkel, précisant que la France et l’Allemagne avaient « besoin d’un avion de transport de toutes façons ».

                                      Victime d’importantes difficultés de mise au point, l’avion de transport militaire A400M devait initialement commencer à être livré à la fin 2009, mais le programme, d’un montant de 20 milliards d’euros, a pris au moins trois ans de retard en raison de difficultés techniques.

                                      Certains des pays clients (Allemagne, Espagne, France, Royaume-Uni, Turquie, Belgique et Luxembourg) ont menacé de renoncer à l’appareil, contraignant le groupe aéronautique et de défense européen EADS à renégocier avec eux le calendrier de livraison de l’appareil.

                                      Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a indiqué le 5 juin qu’il y aurait certainement une réunion des ministres avec le consortium EADS à Séville à la fin du mois et qu’elle serait suivie d’un « deuxième temps de plusieurs mois » pour « remettre à plat les clauses du contrat ».


                                      • E-fred E-fred 8 décembre 2009 19:35

                                        cqfd...

                                        EADS et son partenaire américain Northrop-Grumman menacent désormais de se retirer de la compétition pour le renouvellement de la flotte d’avions ravitailleurs de l’US Air Force si les termes de l’appel d’offres, qui doit être publié fin janvier, ne sont pas changés. Selon la presse spécialisée, ils estiment que le projet met seulement en concurrence les prix au détriment des caractéristiques des appareils fournis. Ils ont également récemment accusé le Pentagone d’avoir révélé des informations confidentielles sur les prix susceptibles de donner un avantage à leur concurrent Boeing (E24.fr, LesEchos.fr et UsineNouvelle.com du 02/12).

                                        http://www.le-decolletage.fr/20091208354/news/actualites/revue-de-presse-aeronautique-du-8-decembre-2009.php


                                        • E-fred E-fred 6 janvier 2010 22:58

                                          Il semble donc évident qu’Airbus a considéré qu’un avion militaire, est un avion civil peint en vert.

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