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Accueil du site > Actualités > Europe > Peur de personne !

Peur de personne !

Au cours des dernières années le peuple grec est souvent descendu dans la rue, étranglé par la pression de la Troïka mais aussi pour dénoncer le pillage de leur pays, leur biens, le business que l'on a fait sur leur dos à travers cette dette si juteuse pour des pays censés construire le grand rêve européen.

Ce jeudi 05 février 2015 après ce nouveau chantage de la BCE les grecs sont de nouveau dans la rue, Athènes, Thessalonique, Patras etc.. non pas pour crier leur colère contre leur gouvernement mais pour le soutenir, impensable il y a encore quelques jours.

Au lendemain de la victoire du parti de Alexis Tsipras le 25 janvier il n'y a pas eu d'euphorie car personne ne savait réellement ce qui allait se passer, cela fait tellement d'années "qu'ils supportent" à la fois la pression de Allemagne, de Bruxelles qui pensent que leur philosophie de l'austérité est inébranlable et ne donne pas d'autres choix. Mais aussi des gouvernements qui se sont succédés pour leur imposer des réformes brutales engloutissant les milliards d'Euros dans le renflouement des banques sans oublier "leur commission" au passage, les magnifiques berlines allemandes blindées payées par les citoyens qui eux mêmes n'avaient pas accès aux soins pour le traitement d'un cancer.

Bien sur ce parti Syriza n'a pas fait l'unanimité dans un premier temps surtout que le rapprochement avec le parti des Grecs indépendants à travers son leader Panos Kammenos ,personnage assez atypique même pour la Grèce, a surpris en premier ces électeurs, beaucoup se sentaient trahis par cette manœuvre mais avaient-ils réellement le choix pour éviter l’impasse institutionnelle. En Grèce, tout le monde s’attendait plus ou moins à cette alliance préparée de longue date par les contacts entre les deux hommes. Les Grecs sont habitués, hélas, à voir des ténors de l’extrême droite au pouvoir : le gouvernement de technocrates formé, sans élections mais avec le soutien de Bruxelles fin 2011, a été le premier à ouvrir la brèche et à accueillir d’imminents représentants de la droite xénophobe et antisémite bien plus virulents.

 

Ce nouveau gouvernement chamboule la matrice économique répondant a l'attente du peuple malgré que la majorité des Grecs ne leur donnent pas entière confiance pour l'instant, il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui ils étaient pas seulement partisan de Syriza à être dans la rue, sans étiquette, sans abri, sans emploi, sans couverture sociale, indigné et aussi ancien du Pasok ou de ND.

Yánis Varoufákis inconnu pour beaucoup avec son "look" sac à dos main dans les poches et sa lettre de démission qu'il porte sur lui en permanence ose s'attaquer au grande instance de la soumission, il n'a pas seulement une "gueule" mais aussi une tête bien remplie et semble bénéficier de soutiens au delà de la péninsule grecque. Lundi il sera question de la Grèce à l'occasion de la visite de la chancelière allemande et du Président américain à Washington.

Le porte-parole de la Maison Blanche a également évoqué la prochaine visite du vice-président américain Joe Biden à Bruxelles et Munich pour rencontrer les dirigeants européens, Ukraine, Grèce seront le thème du déplacement.

 

Moscou et Athènes réaffirment leur volonté de resserrer les relations bilatérales.

Le président russe Vladimir Poutine et le nouveau premier ministre grec Alexis Tsipras ont examiné par téléphone la situation en Ukraine et l'abandon par Moscou du projet de gazoduc South Stream, a annoncé jeudi le conseiller diplomatique du chef de l'Etat russe Iouri Ouchakov.

Début décembre dernier, le conglomérat russe Gazprom a fait savoir qu'il renonçait au projet South Stream censé acheminer du gaz vers l'Europe via la Bulgarie en raison de la position hostile de l'Union européenne. La nouvelle formule proposée par Moscou prévoit la construction d'un deuxième gazoduc entre la Russie et la Turquie par le fond de la mer Noire et la mise en place d'un hub gazier à la frontière turco-grecque.

 

La Grèce au cœur d'une géostratégie Est-Ouest ?


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2 réactions à cet article    


  • Ouallonsnous ? 6 février 2015 19:43

    "Ce jeudi 05 février 2015 après ce nouveau chantage de la BCE les grecs sont de nouveau dans la rue, Athènes, Thessalonique, Patras etc.. non pas pour crier leur colère contre leur gouvernement mais pour le soutenir, impensable il y a encore quelques jours."

    Impensable en Sarkohollandie, il n’y aurait pas de « majorité » pour cà ;

    Mais pourquoi parler de majorité ?

    Chacun sait que le PSioniste est à 10-15% comme le fondé de pouvoir de l’UE/OTAN à la tête de la République Culbuto 1er, l’UMP et son clown à talonnettes 5-6%, quand au Fde Haine, il n’a jamais dépassé 12%, quoiqu’en écrivent les merdias et instituts de sondages à la botte !

    15 + 6+12 = 23%, c’est loin de faire une majorité !

    La majorité est dans les 77% restants représentant le peuple français, qui justement n’est pas représenté et ne peux s’exprimer !

    C’est ces 77% qui seraient dans la rue ou de cœur avec ceux qui se seront déplaçés, si des mesures pour le peuple et le pays comme en Gréce, étaient décidées à Paris !!!


    • Ouallonsnous ? 6 février 2015 19:44

      "Ce jeudi 05 février 2015 après ce nouveau chantage de la BCE les grecs sont de nouveau dans la rue, Athènes, Thessalonique, Patras etc.. non pas pour crier leur colère contre leur gouvernement mais pour le soutenir, impensable il y a encore quelques jours."

      Impensable en Sarkohollandie, il n’y aurait pas de « majorité » pour cà ;

      Mais pourquoi parler de majorité ?

      Chacun sait que le PSioniste est à 10-15% comme le fondé de pouvoir de l’UE/OTAN à la tête de la République Culbuto 1er, l’UMP et son clown à talonnettes 5-6%, quand au Fde Haine, il n’a jamais dépassé 12%, quoiqu’en écrivent les merdias et instituts de sondages à la botte !

      15 + 6+12 = 23%, c’est loin de faire une majorité !

      La majorité est dans les 77% restants représentant le peuple français, qui justement n’est pas représenté et ne peux s’exprimer !

      C’est ces 77% qui seraient dans la rue ou de cœur avec ceux qui se seront déplaçés, si des mesures pour le peuple et le pays comme en Gréce, étaient décidées à Paris !!!

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Alison


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