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Accueil du site > Actualités > Europe > Politique économique suicidaire

Politique économique suicidaire

Ce n’est pas Mélenchon qui le dit, c’est le très respecté Eurostat. D’après l’organisme des statistiques de l’UE, l’impôt sur le travail est en moyenne de 40%, et celui sur le capital de 20%. Entre les deux, les entrées fiscales dues à la consommation (25%). Ceux qui pensent que le capital en France est surimposé se trompent : la Grande Bretagne (45,9) et le Danemark (43,1) par exemple viennent bien avant la France (38,8). Quant à la Grèce, « il n’existe pas de statistiques fiables sur l’imposition du capital » selon Eurostat. Le même organisme constate : plus l’imposition du travail est élevée et moins les entrées sont importantes : en Grèce elles ne sont que 32,6 du BIB à comparer à la moyenne européenne de 39,7. En d’autres termes, en surimposant le travail et en sous - imposant le capital, les entrées sur l’imposition de la consommation s’affaiblissent drastiquement : en Espagne par exemple elles ne sont plus que de 14,1, en Grèce de 15,1 et en Italie de 16,4. Par contre au Danemark (32,4) ou en Suède (28,4) elles sont bien au dessus de la moyenne (21,5) en 2009. 

La moyenne européenne en 2009 pour l’imposition du capital (26,1) se situe bien en dessus de la France. Pourquoi ? A cause des pays baltes (Estonie, 10,7%, Lituanie 12,4%), de l’Irlande (15,7%) - qui est proche désormais de la faillite -, ou la Bulgarie (10%). 

Les pays imposant le plus fortement le travail sont l’Italie (42%) la Belgique et la Hongrie (42,4), tous trois désormais en très mauvaise situation en ce qui concerne leur endettement et se situant en bas de l’échelle de l’imposition du capital. Malte et Chypre, s’en portent nettement mieux, ayant une imposition équilibrée entre le capital et le travail, le moins imposé en Europe (20% et 24% respectivement). Mais ils ont d’autres ressources, moins respectables, tenant le rôle d’offshore européennes (dont tout le monde profite, à commencer par les citoyens européens qui y délocalisent leur résidence).

La surimposition du travail par rapport au capital était en partie résorbée, dans la plus part des pays européens dits de « la vieille Europe », par ce que communément on appelle l’Etat Providence. Or, ce dernier, surendetté, exprime une volonté politique de faire des économies drastiques. Il arrivera un moment, comme en Grèce, ou le citoyen se demandera à quoi ça sert de payer des impôts si les services (santé, éducation, transports, poste, par exemple) deviennent de plus en plus défaillants. Face à une contestation généralisée, l’Etat deviendra impuissant, aussi impuissant que les coupes franches qu’il se fait à lui même (administration, police, gestion des territoires, etc.) seront importantes. Quand aux nouveaux venus, qui se désignent, par une sous imposition du capital, comme des eldorados pour les investisseurs et les « délocalisateurs », ils sont déjà en situation de cessation de paiement et ne doivent leurs infrastructures qu’aux investissements massifs de l’UE, qui ne garantissent ni leur pérennité ni leur fonctionnement. Quant aux services de l’Etat, pléthoriques par le passé communiste, ils se paupérisent et sont en manque de « budgets de fonctionnement » ce qui rend aléatoire l’attractivité de nouveaux capitaux privés pérennes et stimule l’économie parallèle voire criminelle, dont on espérait, naïvement, la disparition. Le renouveau du sentiment nationaliste et anti européen que l’on constate aujourd’hui (Pologne, Tchéquie, Hongrie, Roumanie, etc.) n’a plus la même signification (atlantiste) qu’il y a dix ans. C’est bien les espoirs déçus et le lent remplacement des « subventions » par des « obligations », qui les nourrissent. 

Dans l’ensemble de l’UE, le sentiment qu’une partie importante des capitaux du « marché » non seulement échappent à la justice fiscale mais en plus sont à l’origine de la frilosité des Etats et du chantage que l’on fait pour les amener à plus de « rigueur économique » génère un sentiment d’injustice et de mal gouvernance, et surtout de suspicion envers l’Etat mis à mal par le Marché qu’il a pourtant sauvé.

Même si ce sentiment est parfois injuste, il nourrit des lendemains difficiles. En Italie, la dette (115% du PIB) revient niveau d’avant la rentrée de ce pays dans la zone euro (1998). En Grèce, un tiers des commerces prévoit une fermeture définitive d’ici un an. Des millions d’habitations nouvellement construites en Espagne restent invendues. Le président de la banque centrale hongroise Andras Simor doit se défendre des accusations d’être propriétaire d’une banque offshore à Chypre. A Bucarest, le prix des appartements a baissé de 30% en quelques mois, la TVA a été augmentée de 19 à 24% afin d’obtenir un prêt du FMI, la Cour constitutionnelle ayant rejeté la baisse de 15% des retraites.. 

Comme le disait très justement à la « Tribune de Genève » Charles Wyploz « mener aujourd’hui une politique de restriction budgétaire n’a aucun sens ». Paul Krugman le dit encore mieux : « il s’agit d’une politique suicidaire ».


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21 réactions à cet article    


  • goc goc 29 juin 2010 11:53

    Il est clair qu’on est en train d’assister « en direct live » comme ils disent, à un emballement de la machine économique avec des dirigeants politiques totalement dépassés et soucieux uniquement de leur ré-élection et non du devenir de leur pays.

    La bourse fait du yoyo, les traders sont aux commandes et jouent artificiellement et à court terme avec l’argent mondial. Les politiciens croyant que la bourse est le baromètre de leur économie moribonde, dirigent à vue dans le seul sens des financiers. Ils abandonnent leur tissu industriel et appauvrissent leurs masses laborieuses, tout en croyant que la crise est passée et que l’économie va repartir. On croit vivre l’histoire du polytechnicien qui coupe les pattes de la puce

    Vous avez parfaitement raison, on va vers le suicide

    un polytechnicien donne un cours devant ses élèves.
    "voyez cette puce : c’est une puce savante, lorsqu’on lui dit de sauter, elle saute. Le polytechnicien dit : « saute ! » et la puce saute.
    Nous allons maintenant procéder à une expérience : il prend des ciseaux, coupe les pattes de la puce et la pose devant lui. « saute ! ». La puce ne saute pas.
    le polytechnicien conclut alors : « vous voyez, lorsqu’on coupe les pattes d’une puce, elle devient sourde. »


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 juillet 2010 14:12

      Imposer la richesse est la seule forme rationnelle de taxation directe ; ça ne se discute même pas. Mais comme ceux qui ont le pouvoir sont ceux qui ont la richesse…




    • 65beve 29 juin 2010 15:53


      Faut pas confondre

      couper les pattes de la puce
      couper les passes de la ...de Zahia.


    • perlseb 29 juin 2010 13:34

      La non harmonisation de la taxation du travail et du capital au sein de l’Europe est une grande aberration : elle a conduit à un dumping social pour attirer au maximum les entreprises ou éviter leur départ.

      Associée à un traité européen de libre concurrence sans une définition claire de ce qu’est un service public : on a signé la fin des services publics et de l’état providence.

      On va maintenant réussir à concilier progrès techniques et régressions sociales pour le plus grand bénéfice ... d’une minorité. Pas très démocratique, tout ça.


      • Waldgänger 29 juin 2010 14:30

        Article très intéressant.

        Ce qui est peut-être rassurant, ce sont les mises en garde de plus en plus grandes contre la politique de rigueur et anti inflationniste mise en place en Europe, qui viennent de la tête du FMI via Strauss Kahn et aussi des Etats-Unis. Est-ce que cela suffira ? En France, les échéances présidentielles de 2012 devraient inciter à réfléchir (aucun gouvernement n’a été reconduit après une politique de rigueur), mais il semble y avoir comme une volonté de défi à l’opinion publique en ce moment.

        Dans le cas français, qui doit concerner aussi d’autres pays, il faut signaler qu’il y aurait besoin de réformes structurelles profondes des secteurs publics. La crise semble paradoxalement jouer un rôle négatif, car on ne parle que de coupes, mais sans vision d’ensemble. Il y avait un précédent avec la RGPP, qui n’a vraiment été bien menée que dans l’armée (regroupements de sites, réflexion sur les besoins et missions) d’après mes lectures et les témoignages et expériences que j’ai pu recueillir. Ailleurs, j’ai surtout vu du rognage sans vraie réorganisation, élimination de doublons et de chevauchements des activités et responsabilités. J’ai vu de très près les préparatifs de la création des ARS, comme si en 2010 il y avait besoin de rajouter encore un service administratif dans le système des pensions et de l’assurance maladie. Un exemple parmi d’autres d’une RGPP qui est glabalement un échec et n’a pas permis, car mal menée, de faire de vrais gains d’effficacité.


        • PJC1169 29 juin 2010 17:49

          Pour ce qui est de la RGPP dans l’armée, pour la vivre de l’intérieur, les incohérences sont légions et pour avoir une idée plus précise, il suffit de lire le rapport d’information n° 1446 des parlementaires Bernard CAZENEUVE et François CORNUT-GENTILLE du 7 avril 2010 (désolé, je n’ai pas de lien). C’est le deuxième rapport d’étape et il n’est pas particulièrement tendre.
           
          Si vous vous en tenez à la communication du Ministère pour vous informer c’est sur qu’elle est bien faite, mais la réalité est loin du « paradis décrit ». C’est à ce point le brouillard, qu’un général a dit « qu’on verrait en marchant » pour parler de la mise en place de la réforme. C’est dire si les directives d’application sont claires. Le balbutiement de la mise en place des Bases de Défense en est un autre exemple.

          On tranche dans le vif, au pas de charge, sans mesurer les conséquences à moyen et long terme. Le but, c’est 53.000 suppressions d’emploi d’içi 2014, voire 2012, c’est à dire 1,6 fois les départs naturels (dire qu’ailleurs on se plaint du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux).

          Vous comprendrez que votre commentaire concernant cette réforme me laisse un gout très amer.


        • cmoy patou 29 juin 2010 14:35

          Ce qui est en train de se passer et va s’amplifier c’est le grignotage de la cagnotte de l’UE ce que tous les spéculateurs attendaient.

          Et l’on dit merci qui ?


          • fifilafiloche fifilafiloche 29 juin 2010 15:04

            Il y a une incohérence que vous allez surement pouvoir éclaircir dans votre article, Monsieur Koutouzis.


            D’un côté, vous semblez regretter qu’avec près de 40% de prélèvements obligatoires, le capital soit sous imposé en France, et donc qu’il faudrait prendre plus à cette majorité de Français étant propriétaires de leur logement (57%) et de l’autre, vous semblez regretter qu’à Bucarest, les logements deviennent plus accessibles aux primo accédants (baisse de 30%).

            Etes vous un de ces avocats de la cause keynesienne de la fuite en avant par la répétition de bulles spéculatives en maintenant des taux d’intérêts réels nuls voire négatifs ?  smiley

            Pourriez vous nous expliquer pourquoi avec un tel déséquilibre entre l’offre et la demande en Espagne et un chômage supérieur à 20%, les prix de l’immobilier ne corrigent ils pas au même rythme qu’en Hongrie. Se pourrait il que les Etats soient obligés d’intervenir sur les équilibres de ce marché pour en exclure définitivement les primo accédants au risque de créer toujours plus de créances douteuses ? Les plus values que vous voulez taxer ne revient il pas en l’occurence à prélever des taxes virtuelles à des valorisations virtuelles ? Comment en conséquence éviter l’effondrement de ce château de cartes ?

            • Martin D 29 juin 2010 15:53

              pour ma part, il faudrait interdire de vendre un produit qu’on a pas ==> très utilisé en finance internationale

              il faudrait interdire le crédit aussi


            • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 29 juin 2010 16:12

              Bonjour et merci pour ces questions. Je n’ai pas l’impression d’avoir dit qu’il faut augmenter les prélèvements obligatoires en France, j’indique simplement que ces derniers sont scandaleusement bas dans une partie des pays de l’UE. Et que au sein de ces pays on a plutôt tendance à continuer à ne pas les augmenter, à garder les salaires très bas, et à faire des coupes sèches à toute forme de revenu du travail. Je suggère, c’est vrai sans le dire, qu’il faut une politique européenne en adéquation avec ses propres statistiques. L’immobilier en Roumanie, pour l’instant, ne concerne que marginalement les primo-accédants. Les acheteurs sont, en grande majorité des investisseurs qui les achètent par paquets (comme à Marseille) en espérant qu’un jour le marché montera. Malgré la crise du logement, il y a désormais énormément d’appartements vides issus d’une spéculation immobilière, bref, du capital dormant. Et à mon avis cela continuera longtemps. Vous vous accorderez avec moi, j’en suis certain, que les bulles sont issus de la volonté de ne pas considérer l’argent comme un produit comme un autre, de créer techniquement, comme à d’autres temps pour d’autres produits, abondances et pénuries. En Espagne c’est le crédit qui remplaçait l’augmentation du pouvoir d’achat et une fois celui-ci tari, il n’y a plus d’acheteurs. On en revient à la crise financière...


            • fifilafiloche fifilafiloche 29 juin 2010 18:07

              Merci pour votre intervention.


              Il semble que les racines du problème se trouvent dans l’expression « vieille Europe ». L’âge moyen de la population de la vieille Europe ne cesse de croitre. Comme vous le précisez, l’Etat providence est à bout de souffle et ne peut assumer à lui seul un revenu décent pour la masse de baby boomers candidats à une fin de vie en roue libre et en pleine forme. Il faut donc obligatoirement gonfler artificiellement le capital pour permettre au plus grand nombre de s’offrir une retraite confortable sans gréver les comptes publics. Et justement, il se trouve que cette catégorie de la population est prioritairement propriétaire. Nous avons donc une convergence d’intérêt entre les Etats et les populations les plus capitalistiques pour maintenir les bulles mobilières et immobilière, ce qui passe par des taux réels nuls. Cela se fait au détriment des populations les plus jeunes, et donc les plus actives. Elles doivent payer une double peine à travers l’impôt et les loyers.

              En résumé, une population vieillissante implique une augmentation des rentes Et en démocratie électorale, l’intérêt de court terme de la majorité prime sur les équilibres de long terme.

            • plancherDesVaches 29 juin 2010 15:39

              Pour l’explication de la plus forte imposition en GB, c’est assez simple : la City joue plus encore que les autres la carte des places off-shore.

              Et nous retrouvons le même phénomène avec toute entreprise et particulier : au plus l’impôt est fort, au plus ceux qui PEUVENT tricher le font.
              Concours de malhonnêteté, rien d’autre.

              C’est même à se demander pourquoi les politiques protègent tant les paradis fiscaux, non ?


              • rastapopulo rastapopulo 29 juin 2010 22:33

                Keynes était un impérialiste et n’est pas à la base des lois anti-finances de Roosevelt qui ont tenu 60 ans sans crise financière.

                En fait keynes joue le jeu de la finance puisqu’il décrète que c’est normal de dépenser à crédit.
                 


              • rastapopulo rastapopulo 29 juin 2010 22:30

                Pour moi le problème n’est pas la rigueur, mais la rigueur pour rien.

                Si c’est pour ne pas avoir de protectionisme social et environementale et que tout se décide au niveau européen voir atlantique (vote pour la fusion USA-Europe en 2003 sous Bush pour fusionner les secteur chaque année : 2010 fusion des marchés de capitaux > tiens il y a justement des grandes banques pour dominer le marché...) quel intérêts de nous efforcer de quoi que ce soit vu que les nations seront mortes de toutes façon pour le bonheur des financiers.

                Si c’est pour niveler par le haut en imposant que le premier marché mondial ne sera accessible sans taxe que aux produits qui respectent des minima sociaux alors pourquoi pas.


                • entrevuew 30 juin 2010 00:21

                  VIVE LE FN !!!!


                  • inès 30 juin 2010 09:05

                    Michel Koutouzis

                    40% pour le travail et 20 % pour le capital.

                    Ces chiffres sont parlants. Nous glissons de plus en plus vers la pente du capitalisme rentier.
                    Nous sommes loin du capitalisme (qui a ses défauts comme le communisme) entrepreneur qui crée des richesses et des emplois en prenant des vrais risques.

                    Il faut dénoncer ce capitalisme rentier, destructeur à court terme et qui se paye sur la sueur du travail.
                    Nous allons droit dans le mur d’une impasse.


                    • inès 30 juin 2010 09:10

                      J’ai de la chance, j’ai un moinsseur qui me colle aux fesses .

                      -1


                      • inès 30 juin 2010 09:22

                        Merci -1


                        • Zeke 30 juin 2010 09:35

                          Quelques autres réflexions économiques complémentaires ici : http://tuquoquefili.over-blog.com/


                          • jjwaDal jjwaDal 4 juillet 2010 09:51

                            Il me semble que l’inégalité flagrante dans les prélèvements sur le travail d’une part et le capital de l’autre procède d’une asymétrie voulue, savoir la liberté d’aller là où le régime est le plus favorable. On voit mal un travailleur passer le printemps en autriche, l’été aux USA et l’hiver en Chine. La barrière de la langue (entre autres) s’y oppose. Pour un euro ou un dollar c’est une autre affaire. De mon point de vue la politique de relance des USA est aussi suicidaire que celle de l’europe qui en est l’opposée.
                            Les solutions à cette crise sont bien connues et déjà ont été débattues ici. Elles sont inapplicables car ceux qui en profitent largement disposent des pouvoirs et pour eux la crise est inexistante (même leurs pertes au casino leur sont garanties par nos économies et notre travail).
                            Jared Diamond y verrait un signe patent d’une décadence typique où les dirigeants assistent indifférents au naufrage de leur peuple en se disant qu’après eux le déluge...
                            Il est pathétique de voir l’occident (europe comme USA) choisir délibérément des solutions nous envoyant dans les décors, quand les médications à cette grande maladie sont clairement visibles et réalistes.
                            Mener une politique de fuite en avant budgétaire n’a aucun sens non plus.


                            • Clojea CLOJEA 4 juillet 2010 17:45

                              ll y a une solution et c’est taxer les dépenses. Prélèvement automatique de 0,50% sur les crédits et débits des entreprises et des particuliers par des organismes financiers agrées et transmis directement au Trésor Public. « Prendre l’argent là ou il passe et non pas là ou il est ».
                              Le prendre là ou il est est inefficace (boucliers fiscaux) donc le prendre là ou il passe.
                              Cette formule d’impôt ne pénaliserait personne et rapporterait plus que tous les impôts réunis à ce jour.
                              http://www.contribuableucf.net/index/html

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