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Accueil du site > Actualités > Europe > Portugal - UE : 36 ans après

Portugal - UE : 36 ans après

C’était, il y a 36 ans… Plus précisément le 28 mars 1977, le Portugal déposait officiellement sa demande d'adhésion aux Communautés européennes.

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Conférence de Presse du Président Aníbal Cavaco Silva à la Commission européenne
De gauche à droite : Aníbal Cavaco Silva, Président de la République et José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne. Crédit image : François Vieira EPI Agency

Un peu d’histoire…
Vers le milieu les années ’60 la Communauté européenne aurait proposé au Gouvernement portugais, dirigé par António Oliveira Salazar, Président du Conseil, d’introduire une demande d’adhésion. Pour ce faire, la condition sine qua non était : le Portugal devait entamer un processus d’indépendance à l'égard des territoires d’Outremer en Afrique : Angola, Mozambique, Guinée Bissau, Cap Vert. En Asie, l’Union indienne avait déjà récupéré par la force les comptoirs portugais de Goa, Damão et Dio. Restait encore Macao et Timor.
António Oliveira Salazar, préférant s'obstiner à maintenir la guerre coloniale durant près de 14 années, a décliné l’invitation de la Communauté européenne.

Moralité
Toute en reconnaissant que le Président Salazar a commis une grave erreur, force est de constater, la condition sine qua non imposée par la Communauté européenne au Portugal, qui consistait à accorder l’indépendance aux territoires susmentionnés, n’était pas appliquée pour autant par les principaux États Membres fondateurs. À savoir : la France qui occupait l’Algérie, la Belgique le Congo, l’Italie l’Éthiopie, les Pays-Bas qui ont disposé d’un empire colonial significatif en Asie jusque dans la seconde moitié du XXème siècle !

Moralité : l’histoire est souvent écrite par ceux qui gagnent les guerres.

Demande d’adhésion
Après d’âpres négociations entamées à partir du mois d’octobre 1978, dirigées par Mário Soares (PS), le nouveau Ministre des Affaires Étrangères, devenu par la suite Chef du Gouvernement et Président de la République, la Commission, alors sous la Présidence du britannique Sir Roy Harris Jenkins, avec l’accord du Conseil, convaincue d’un véritable cheminement du Portugal vers un régime démocratique, émet finalement un avis favorable quant à demande d'adhésion du Portugal à la Communauté européenne.

La signature de l'acte d'adhésion du Portugal à la Communauté européenne a eu lieu le 12 juin 1985 à Lisbonne, pour entrer en vigueur le 1er janvier 1986.

Partenaire de la CEE (1973-1977) en vertu d'un accord de libre échange pour les produits industriels et agricoles, le 1er janvier 1986 le Portugal devenait alors le 12ème Membre de la Communauté européenne.
Dès lors, le 31 décembre 1985, le Portugal s’est retiré de l'Association européenne de libre-échange (AELE) dont il a été un des membres fondateurs en 1960.

Portugal : un très bon élève...
Selon Jacques Delors, à l’époque Président de la Commission (1985-1995), le Portugal était côté "très bon élève" de la classe européenne. Jugé bon élève en raison de sa bonne gestion des "deniers européens qui affluaient au Portugal comme par enchantement".

C’est-à-dire : les aides financières consenties par l’Union européenne en vue de la reconstruction du pays et de sa démocratie, utilisées, semble-t-il, à bon escient et en toute transparence.
En effet, grâce à la "manne économique européenne", le Gouvernement portugais peut consacrer un vaste budget destiné, en principe, à la reconstruction et à la modernisation du pays, qui en avait, par ailleurs, grand besoin.

Par exemple, en prévision de l’Expo ’98, outre la construction du pont autoroute (Viaduc) Vasco da Gama long de 17,200 km, soit le plus grand d'Europe et l'un des plus grands du monde (excusez du peu !), voie d’accès rapide vers l’Espagne, Lisbonne et ses alentours vont devenir, durant plusieurs années, un "chantier titanesque".

Bien entendu, après le désagrément du bruit des pelles mécaniques et autres embouteillages en raison des travaux qui n’en finissaient pas, au bout du compte, même si l’Expo’98 n’a pas vraiment rencontré le succès d’affluence espéré par les autorités portugaises, le résultat a été plutôt positif.
À la clé : modernisation des rames de Métro, routes, espaces verts, disparition de certains bidons-ville ("barracas", constructions sauvages de maisonnettes en bois, dépourvues de confort et surtout d’hygiène), nouveaux logements, transports en commun plus modernes, salles de spectacle, Centres commerciaux dignes de ce nom…

"Si l’on compare avec le désastre environnemental subi par les espagnols après l’Expo Universelle de Séville en 1992, espace devenu par la suite une sorte de "no man's land" laissé à l’abandon, où rats, voyous, trafiquants de drogues et toxicos de tout poil régnaient en maîtres, c’est clair, les autorités portugaises ont fait mieux."

"Hélas, ce qui devait arriver arriva. C’est-à-dire : entre autres gaspillages de l’argent du contribuable - la sempiternelle vache à lait des Gouvernements - le détournement de plusieurs centaines de millions d’escudos de l’époque, destinés à la construction du pont Vasco da Gama.
À l’époque, l’affaire avait fait grand bruit. Par la suite, certains responsables (probablement les bouc-émissaire), ont fini par être démasqués, arrêtés, jugés et ensuite condamnés pour faux en écriture et détournement de fonds publics, croupiraient toujours en prison. En revanche, on ne sait toujours pas où sont passés les centaines de millions détournés !"

À bon entendeur…

Après tout, un "bon élève" aujourd’hui peut devenir mauvais, voire même très mauvais demain. Surtout, si l’élève est assez naïf pour croire que l’exemple vient d’en haut ! N’est-ce pas ?

"Par exemple, en référence au pays d’origine et couleur politique de Jacques Delors, qui aurait pu imaginer que Pierre Bérégovoy (PS), ancien Premier Ministre du Président François Mitterrand, aurait été poussé au suicide par ..., en raison, semble-t-il, d’une affaire de prêt dont Pierre Bérégovoy aurait bénéficié.

"Des années plus tard, ce qui prouve bien qu’en politique, qu’elle soit la couleur, rien n’est jamais tout blanc ni tout noir, c’est-à-dire pas propre, qui aurait imaginé qu’un ancien Président de la République française serait condamné à deux ans de prison ?… Bien entendu, avec sursis !"
Je veux parler de l’affaire Jacques Chirac (UMP). Jugement, considéré par d’aucuns comme historique !
Et oui, Monsieur Jacques Delors, depuis votre départ, après le scandale de la Commission Santer - l’affaire du "dentiste pistonné par la Commissaire Édith Cresson (PS) - c’est ainsi que va notre chère, de plus en plus chère Europe… De nos jours, contrairement aux apparences et autres déclarations affirmant que désormais rien ne sera plus comme avant, dans réalité au quotidien, les erreurs et autres magouilles savamment orchestrées par les Princes qui nous gouvernent au niveau national et parfois européen - les "Affaires" - sont légion. Qui sème vent récolte la tempête. Ne l’oubliez pas !

Fermeture du Berlaymont…
Pour mémoire, sauf erreur, c’est le Commissaire portugais, António Cardoso e Cunha, qui a dénoncé l’existence de l’amiante dans le bâtiment Berlaymont, siège de la Commission européenne, ce qui a fini par provoquer sa fermeture inéluctable.
Inauguration du nouveau Berlaymont…

Après plus de dix années de travaux, la Commission ayant siégé durant ce temps au sein du bâtiment Breydel, construit spécialement à cet effet, c’est donc un autre portugais, alors Chef du Gouvernement portugais, José Manuel Durão Barroso, qui a été choisi par "ses pairs" européens pour inaugurer en 2004 le nouveau siège de la Commission européenne, c’est-à-dire le Berlaymont.
Jusqu’à présent, c’est Jacques Delors détient le record de longévité en tant que Président de la Commission européenne.

Commission Barroso
Quant à l’actuel Président de la Commission, José Manuel Durão Barroso, réélu à l’unanimité en 2009 pour un second mandat de 5 ans, s’il le voulait, il pourrait briguer un troisième mandat.
Cependant, deux questions me taraudent l’esprit.
À savoir : le Président Barroso aura-t-il encore assez d’énergie ? L’homme, malgré son air affable, affiche des traits fatigués. En comparant les premières photos du Président José Manuel Durão Barroso en 2004 et maintenant, croyez-moi, il y a bien plus qu’une question d’âge ! "L’homme semble fatigué".

D'autre part, à l’approche de la fin du second mandat du Président Barroso (2014), quand bien même on lui accorderait un bilan plutôt positif (un exercice Présidentiel sans faille serait de l'utopie) on pourrait se demander comment se fait-t-il que la Commission européenne, c’est-à-dire l’exécutif, n’a pas vu à temps la scandaleuse tricherie dont faisait preuve le Gouvernement grec ?
Par la suite, sont venus s’ajouter à la crise grecque, véritables pompes à fric du contribuable, l’Italie, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et plus récemment Chypre. Alors, à qui le tour ?
"La Commission Barroso aurait-t-elle fermé les yeux délibérément" afin de s’assurer plus tard du vote de certains États Membres ?

Aníbal Cavaco Silva, Président de la République, en visite officielle aux Institutions européennes.
Ce jeudi 13 juin, jour de Saint-Antoine, Saint Patron de Lisbonne, Aníbal Cavaco e Silva, Président de la République, est à Bruxelles en visite officielle auprès des Institutions européennes.
En début de matinée, le Président Aníbal Cavaco e Silva a été reçu par Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen, et l’après-midi par son compatriote, José Manuel Durão Barroso, Président de la Commission européenne.

Lisbonne, le 13 juin 2013 - Fête de la Saint Antoine

Les Marches populaires de Lisbonne
Au même moment à Lisbonne, à l’occasion justement de la Saint-Antoine, fêtée le 13 juin, sur l’avenue da Liberdade les groupes folkloriques des quartiers populaires défilent en direction des quartiers historiques populaires du haut de la ville… Bairro Alto, Mouraria, Castelo de Saint-George, Alfama, Madragoa et j’en passe. Plus tard, un Jury attribue un prix au groupe folklorique le plus beau, le mieux organisé et le plus représentatif.

Bals et flonflons
Ensuite, place aux bals de quartier, aux grillades, entre autres les sardines portugaises, le tout arrosé de pinard local rouge, rosé, blanc ou alors le fameux vinho verde. 
Par le passé, après avoir dansé, repus, pour terminer la nuit, les jeunes fiancés d’un soir ivres d’amour (le coup de foudre), certains un tantinet éméchés, se dirigeaient vers les bords du Tage où, dans la pénombre des docs, s’embrassaient voire beaucoup plus… si affinités !
Souvenir, souvenir !

François Vieira

Euro Presse Image

www.epi-agency.com

 


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6 réactions à cet article    


  • dup 14 juin 2013 10:23

    fallait pas !! l’Europe ruine tous ceux qui y adhèrent. De plus le Portugal nous a donné le sinistre coco de Barroso . Ils boivent la coupe amère de cette copie de soviet . A qui le tour ?


    • Veritas 14 juin 2013 11:48

      Bonjour,

      Certes, quoi qu’ils disent, c’est-à-dire nos gouvernants, la crise économique est bien plus grave. Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvaise augure, je pense que l’année 2014 sera, probablement, « l’année clé ! » Je pense à un 3ème conflit mondial qui, à l’instar des 2 conflits mondiaux précédents, aurait pour effet de changer la donne économique mondiale. C’est-à-dire : un meilleur partage des richesses, soit plus d’égalité.

      Car, contrairement à ce qu’ils annoncent, les ministres des Finances, il y a de l’argent pour créer des emplois et supprimer la misère. Pour preuve, les milliards gaspillés dans le sauvetage des banques qui devraient être fermées et faire condamner les Administrateurs au lieu de leur offrir des parachutes en Or en prime de départ. Je reste persuadé que la mère Europe mérite d’être soutenue.

      Dès lors, s’il est vrai que l’union fait la force, pour faire face aux ennemis de l’Union européenne qui voudraient sa perte, il faut que nous restions unis. Note au rédacteur de l’article : j’apprécie votre article et trouve que vous dites un certain nombre de vérités. En particulier, je cite : l’Histoire est souvent écrite par ceux qui gagnent les guerres.

      C’est aussi mon sentiment.

      Enfin, n’oubliez pas qu’après la tempête il y a le soleil !


      • taktak 14 juin 2013 11:49

        Il faut sortir de cette UE capitaliste prison des peuples

        @ Dup, l’UE c’est la grosseuropa. Rien à voir avec l’URSS. Ne serait ce que parceque les soviétiques lorsqu’ils ont été interrogés en 1992 étaient à 70% pour conserver l’URSS... le résultat serait sans doute inverse avec l’UE. Et de toute façon l’UE ne demande jamais l’avis des peuples, et si un état si risque elle le piétine.


        • julius renard 14 juin 2013 15:03

          Votre article n’est pas mal du tout ! L’article sur l’environnement aussi. Bravo. Alors, à quand un autre article sur l’Union européenne ?

          D’autre part, j’ai beaucoup apprécié le site de votre agence que je recommande !

          Une question, si j’ai bien compris, vous êtes seul à gérer autant de sujets (textes et photos) ou il y a une équipe qui travaille avec vous ?

          Julius Renard


          • BA 15 juin 2013 08:10

            Vendredi 14 juin 2013 :

             

            Hans-Olaf Henkel, Professeur honoraire à l’université de Mannheim (Allemagne), ancien dirigeant d’IBM en Allemagne, a présidé le « Bundesverband der Deutschen Industrie », l’équivalent allemand de l’organisation patronale française, de 2000 à 2005.

             

            En 1992, Hans-Olaf Henkel était pour l’euro.

             

            Mais ça, c’était avant.

             

            Aujourd’hui, il vient de changer d’avis.

             

            Hans-Olaf Henkel écrit :

             

            Si l’on veut sauver l’amitié franco-allemande, renonçons maintenant à la monnaie unique.

             

            Le constat est indéniable : les relations franco-allemandes n’ont jamais été aussi tendues depuis soixante ans, époque où de Gaulle embrassait Adenauer. J’estime que cette dégradation doit être imputée principalement à l’euro. Moi qui en étais jadis un fervent partisan, je reconnais avoir commis là une faute professionnelle grave et je me rends à l’évidence : l’euro est désormais trop fort pour la France et trop faible pour l’Allemagne.

             

            http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/14/si-l-on-veut-sauver-l-amitie-franco-allemande-renoncons-maintenant-a-la-monnaie-unique_3430120_3232.html

             

            Sa conclusion est claire :

             

            L’Europe méridionale tenait jadis l’Allemagne dans le plus grand respect. Lors de la récente visite d’Angela Merkel à Athènes, il a fallu déployer 7 000 policiers pour assurer sa protection. Le fossé entre les pays de la zone euro et les autres est de plus en plus alarmant. Seuls les Roumains sont encore désireux d’adopter la monnaie unique. L’éventualité d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’est sans doute pas étrangère aux décisions prises au sein de la zone euro en vue de centraliser, d’égaliser et d’harmoniser. Avant que l’amitié franco-allemande n’en soit la victime collatérale, finissons-en avec la monnaie unique !



            • François Vieira - EPI Agency François Vieira - EPI Agency 15 juin 2013 17:24

              De François Vieira, à Monsieur le Professeur Hans-Olaf Henkel, suite à son commentaire sur l’article Portugal – UE : 36 ans après.

              Monsieur le Professeur,

              Permettez-moi, tout d’abord, de vous remercier pour l’attention que Monsieur le Professeur a bien voulut accorder à mon article. Je suis très honoré.

              Je vous prie de trouver ci-dessous ma réponse.

              Lors de la signature des Traités de Rome le 25 mars 1957, par les six pays Membres fondateurs de la CEE, en toute logique, un élargissement à moyen terme de la dite communauté était à prévoir. Comme l’idée d’une monnaie unique européenne, d’abord l’ECU et ensuite l’Euro.

              D’ailleurs, pour mémoire, les premières propositions visant à créer une Union monétaire européenne datent de 1940 ! Les inspirateurs du projet étaient, notamment, Messieurs Paul van Zeeland, politicien belge et Georges Bidault, alors Ministre français des Affaires Étrangères. Donc, bien avant la création de la Communauté européenne.

              Après 1957, l’Union ne comptant alors que six États, c’était à prévoir, un élargissement de la Communauté européenne s’avérerait inéluctable. Néanmoins, tout élargissement inopportun était aussi susceptible de poser problème. Par exemple, le Royaume Uni qui a souvent fait preuve de mauvaise foi, car rarement d’accord avec les décisions prises par les autres États de l’Union.

              Plus tard, en 2004, le passage de 15 à 25 États. À mon humble avis, parmi les dix nouveaux États, la plupart n’étaient pas suffisamment préparés.

              Néanmoins, cette décision d’élargissement de 15 à 25 pourrait s’expliquer par le fait que l’Union européenne se voulait plus forte - vis-à-vis de la Russie pays émergeant de la dictature communiste, de la Chine mais aussi des États-Unis d’Amérique* - probablement en raison de l’entrée en vigueur de l’Euro au premier janvier 1999, adoptée seulement par onze des quinze pays Membres de l’Union.

              *Alliés de l’Europe, certes, mais seulement quand ça les arrange.

              L’Européen convaincu que je suis, portugais d’origine ayant subi la dictature Salazariste durant 18 années, autodidacte (…), je reste persuadé que la mise en vigueur d’une monnaie unique européenne s’avérait nécessaire et qu’elle doit persévérer dans son cheminement vers une monnaie unique européenne forte.

              Par ailleurs, si en 1992 vous étiez un fervent partisan de la monnaie unique c’est que Monsieur le Professeur y croyait fermement. N’est-ce pas ?

              Quant à sa suppression, comme Monsieur le Professeur le préconise, sauf votre respect, je ne peux partager cet avis. Car, à mon humble avis, cela entrainerait inéluctablement la faillite des États les plus faibles de la zone Euro. Voire même, une remise en question de la pérennité de l’Union européenne. Si cela devait arriver, les principaux pères fondateurs de l’Union européenne, je pense en particulier à Messieurs Jean Monnet, Robert Schuman, Konrad Adenauer… S’en retourneraient dans leur tombe.

              Sans oublier les pionniers, Messieurs Aristide Briand, Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi et Louis Loucheur, qui, en 1920, avaient lancé l’idée d’une Fédération européenne.

              Quant à la sortie éventuelle du Royaume-Uni, puisque le Général De Gaulle n’en voulait pas de son adhésion c’est qu’il avait ses raisons.

              En effet, depuis leur entrée officielle dans l’Union, force est de constater, les britanniques ne cessent de faire preuve d’individualisme. Voire même de sectarisme. Ce qui est contraire au principe même de l’Union.

              Dès lors, puisque nos voisins britanniques s’obstinent à vouloir faire cavalier seul, « véritable abcès », si l’homogénéité de la politique européenne – y compris la pérennité de l’Euro - en dépend, que le Royaume-Uni se retire.    

              Personnellement, je suis persuadé qu’il serait grand temps de revoir les modalités d’adhésion à l’Union. À savoir : une fois admis, les États qui ne souscrivent pas par la suite globalement aux intérêts de l’Union n’ont pas de place en son sein. L’Union européenne n’est pas une vache à lait.

              Concernant, votre remarque quant au déploiement de 7000 policiers lors de la visite de Madame Angela Merkel à Athènes, je vous comprends.

              Pourtant, j’en suis convaincu, la faute est à imputer davantage aux autorités grecques qu’à la population qui subit au quotidien des mesures draconiennes épouvantables imposées par le Gouvernement hellénique, qui est le seul responsable de la crise économique grecque en raison d’un nombre impressionnant de malversations et autres mensonges.

              Alors, selon la formule consacrée, qui sème vent… récolte la tempête ! Évidemment, un tel déploiement policier n’est jamais synonyme de bienvenue lors d’une visite d’État, certes très particulière (…).

              Dommage pour la Chancelière Angela Merkel qui n’a rien d’une dame de fer. En réalité, ce que Madame Merkel veut obtenir, à raison d’ailleurs, de la part du Gouvernement grec, ce sont des garanties en vue d’un véritable assainissement de la dette grecque. La Grèce, pourra-t-elle un jour rembourser ? Rien n’est moins sûr. En attendant, en Grèce, les suicides et autres actes de désespoir sont devenus presque quotidiens.

              Hélas, quand le ver est dans la pomme… Dur, dur, d’être Ministre grec des Finances !

              D’avance merci d’avoir lu ma réponse.

              Si un jour prochain, Monsieur le Professeur était de passage à Bruxelles je serais très honoré de vous rencontrer.

              Bien à vous,

              Pour Euro Presse Image
              - Agency

              François Vieira

              Journaliste & Photographe, accrédité permanent auprès des Institutions européennes.

               

               

               

               

               

               

               

               

               

               

               

               

               

               

               

               

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