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Accueil du site > Actualités > Europe > Pour construire une Europe fédérale, arrêtons d’avoir peur du Traité (...)

Pour construire une Europe fédérale, arrêtons d’avoir peur du Traité Européen

Transformer A Gauche, un courant du MJS - majoritaire depuis si longtemps qu’on ne se souvient plus de ses prédécesseurs - a publié le 1er octobre un texte contre le Traité de Stabilité, de Coordination et de Gouvernance intitulé "le TSCG ou l'aboutissement de l'Europe néolibérale" qui avance deux arguments principaux. D'un point de vue démocratique, ce traité entérinerait un gouvernement des juges en soumettant le pouvoir législatif national au pouvoir judiciaire européen et, d'un point de vue économique, il abolirait le keynésianisme en interdisant aux Etats de mener des politiques contra-cycliques et en leur enlevant les outils d'action de la politique européenne.

Ces deux arguments ne tiennent pas debout et soulèvent une question plus fondamentale sur laquelle le texte de TAG fait l'impasse : quand accepterons-nous que nous ne construisons pas l'Europe seuls et qu'il faut dépasser les clivages politiques pour faire adopter des textes qui feront avancer la construction européenne tout en conservant la possibilité d'une interprétation différente lorsque la gauche sera majoritaire au niveau européen ?

Intéressons-nous d'abord à l'argument démocratique : dès le deuxième paragraphe, TAG estime que ce Traité acterait la "soumission du politique au pouvoir des juges de la Cour de Justice Européenne". Cette Cour aurait autorité sur les "sanctions financières aux Etats qui n'auront pas respecté les termes du TSCG" et ce serait donc la "fin de la séparation des pouvoirs".
 
Comment peut-on s'imaginer faire respecter un Traité si l'on ne met pas en place des sanctions qui s'appliqueraient à ceux qui ne le respecteraient pas ? Prévoir des sanctions lorsqu'on édicte des règles est une obligation démocratique ; ne pas en prévoir, c'est laisser aux plus puissants la possibilité de dévier tout en contraignant les moins puissants à les respecter à la règle. C'est donc bel et bien un acte démocratique que de prévoir des mécanismes de sanction, pour mettre tout le monde au même niveau face à une autorité ayant compétence à les condamner. Et quelle autre autorité que celle dont l'Europe s'est elle même dotée, la Cour de Justice de l'Union Européenne ?
 
Il ne s'agit pas de gouvernement des juges, mais bien d'un Traité sur lequel les contractants s'engagent. Si TAG ne veut rien de plus qu’une déclaration de principe, qu’ils considèrent le manque d’impact du protocole de Kyoto sur la politique environnementale mondiale, précisément à cause de l’absence de telles dispositions contraignantes.
 
Ce mécanisme de sanction n'est d’ailleurs rien de plus que la prolongation du dispositif déjà existant dans le cadre du Pacte de Stabilité et de Croissance. Il suffit de compter les sanctions prononcées dans ce cadre - aucune - pour se rendre compte que les mécanismes du pouvoir européen évitent à tout prix de passer par une sanction financière pour les Etats membres. Rappelons également que depuis l’adoption en 2001 de la Loi Organique relatives aux Lois de Finances, le gouvernement propose désormais des lois de finances publiques contraignantes et soumises à la certification de la Cour des Comptes chaque année. L’Etat français ne fait pas des budgets en l’air : il s’engage devant le Parlement à les respecter !
Refuser que ce Traité soit contraignant, n’est-ce pas refuser, au nom d’un souverainisme qui se cache, l'idée même d'un contrat entre les Etats membres et l'Union Européenne, qui serait pourtant à la base d'une Europe fédérale opérationnelle ?
 
Le TSCG n’est pas un "obstacle supplémentaire à la construction d'une Europe fédérale" mais bel et bien une pierre de plus sur laquelle bâtir demain cette Europe que nous appelons tous de nos vœux.
 
Sur le plan économique ensuite, signer un tel Traité contenant des mesures contraignantes aura d’emblée une influence positive importante sur les marchés financiers. Parmi les premières notions que l’on apprend en macroéconomie figure en effet celle d’anticipation rationnelle des agents : si les agents anticipent que les Etats vont dépasser la dette maximale qu’ils se sont fixée, le marché va naturellement leur fixer des taux d’intérêt plus élevés. S’ils prennent des dispositions les contraignant à respecter leurs engagements, ces mêmes taux d’intérêt vont naturellement baisser et accélérer la sortie de la crise de la dette en Europe.
 
Voulons-nous sortir de la crise ou bien défendre à tout prix une souveraineté qui coûterait plusieurs dizaines de milliards d’euros pour une dette publique dépassant déjà 1500 millards d’euros ?
 
Selon TAG, ce Traité acterait également la “désappropriation pour la souveraineté nationale ou européenne des outils que sont la politique monétaire et budgétaire”. Pourraient-ils imaginer que dans une Europe fédérale aboutie, les politiques monétaires et budgétaires soient décidées à un niveau national ? La dynamique entamée par la création d’une Banque Centrale Européenne forcément indépendante - c’est la base de sa crédibilité - doit être poursuivie par des règles qui constitueront demain la base de l’adoption à un niveau européen d’un budget global. Assainir les finances publiques de chaque État et s’engager sur des objectifs contraignants mais raisonnables est le socle d’une confiance mutuelle qui conduira à la création d’une politique économique - voire de l’impôt européen que nous voulons tous mettre en oeuvre.
 
Par ailleurs, si “dans les calculs de la Commission, le déficit structurel prend en compte les dépenses de relance de l’économie”, quelle est la différence avec la notion de déficit réel ? Évidemment, la notion de solde structurel ne prend en compte aucune des dépenses temporaires liées à la conjoncture, c’est la raison d’être de cet indicateur.
 
Quant à l’affirmation que le Traité “porte en lui l’abolition du keynésianisme”, il faudrait déjà se demander si la France ou l’Europe ont déjà mené jusqu’au bout une politique keynésienne. Le keynésianisme consiste, à l’instar de la Fourmi, à mettre en place des politiques contracycliques à la fois quand la conjoncture est positive (en économisant de l’argent) et quand celle-ci est négative (c’est à ce moment-là que l’on peut dépenser de l’argent pour relancer l’économie). Se déclarer keynésien lorsque la conjoncture est mauvaise, c’est la partie facile ; mener une politique keynésienne en épargnant alors que la croissance est au plus haut, là se situe le noeud du problème. Lors de notre dernière période de croissance, la France n’a pas su mener de réelle politique keynésienne et nous en payons aujourd’hui les conséquences. Afin de pouvoir se poser la question lors de la prochaine période de croissance, il faut dès aujourd’hui se poser la priorité d’une réduction des déficits afin que les prochaines recettes de l’Etat servent à créer des fonds de secours et non à combler le trou béant laissé par les périodes de crise.
 
Pour élargir le débat, la question n’est pas de savoir si l’on veut plus ou moins d’Europe. Dans l’état actuel des finances, la construction européenne est mise en péril par une crise de la dette des Etats et l’absence de réaction pousserait l’Europe dans un cul-de-sac dont la fin de l’Euro serait la seule issue.
 
En regardant dans le rétroviseur, un des tournants de cette crise aura sans doute été l’intervention fin juillet de Mario Draghi affirmant que la BCE était “prête à tout faire pour préserver l’euro”, avant d’ajouter : “et ce sera, croyez-moi, suffisant”. Cette petite phrase s’est traduite en actes le 6 septembre lorsqu’il a annoncé son plan de rachat illimité d’obligations d’Etats de 1 à 3 ans et la situation s’est largement détendue depuis, ce qui a permis de passer à la phase suivante, celle de ratification du Traité Européen.
 
Si la France, comme cela avait été le cas en 2005, manque à nouveau à l’appel, ce sera sans doute le début d’une nouvelle crise, plus grave encore puisqu’on aura envoyé aux marchés le message que la France n’est pas prête à s’engager sur une politique durable de réduction des déficits.
 
Exercer le pouvoir exige de savoir faire des compromis. François Hollande a choisi de soutenir la ratification de cet Traité et il nous semble qu’il nous appartient de le soutenir dans sa démarche.
 
Nous avons un président de gauche depuis 5 mois ; il est temps pour chacun de mesurer ces responsabilités. Sur un point aussi capital que le Traité Européen, est-il l’heure de se désolidariser de la majorité présidentielle ou celle de continuer à soutenir l’action du Président de la République ?
 
Le TSCG est l’aboutissement de la réflexion partie du “non” de 2005. Refuser à nouveau de ratifier ce Traité, c’est entériner l’immobilisme de l’Europe pour encore 6 ans, immobilisme auquel l’euro ne survivra probablement pas.
 
Ce Traité n’est ni un pas à gauche ni un pas à droite. C’est un pas vers l’avant, et l’Europe en a bien besoin.

Hugo Zylberberg et Maxime Gfeller

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91 réactions à cet article    


  • hunter hunter 9 octobre 2012 10:46

    Bonjour l’auteur,

    Oh, quel bel article de propagande !

    Deux questions :

    1/ Vous faîtes partie de quel groupe d’influence (ça se dit « lobby » en français moderne ?)
    2/ Ils payent bien ?

    Si vous pouviez surtout répondre à la question 1/, car dans ce cas je pourrai proposer mes services, je pense que je peux faire bien mieux....et pour moins cher !

     smiley

    Merci d’avance

    H/


    • Hugo Zylberberg 9 octobre 2012 12:42

      Par conviction, ça ne vous suffit pas ?


    • robin 9 octobre 2012 13:22

      Par Hugo Zylberberg (xxx.xxx.xxx.2) 9 octobre 12:42

      Par conviction, ça ne vous suffit pas ?
       ---------------------------
      Si vraiment c’est par conviction et pas pour le casse croûte faut vote consulter c’est urgent ! smiley


    • Hugo Zylberberg 9 octobre 2012 15:23

      Un avis constructif, sinon ?


    • esteban 9 octobre 2012 16:45

      Oui, arretez de nos gaver avec la propagande pro-TSCG.


    • Hugo Zylberberg 9 octobre 2012 19:41

      Arrêtez d’écrire des choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord. C’est ça votre commentaire constructif ?


    • lionel 9 octobre 2012 21:32

      Un avis constructif ? Sortir de la dictature européenne, sortir de l’Euro, arrestation des psychopathes de la haute finance, rétablissement du crime de haute trahison, ouverture de la liberté dans le domaine de la recherche historique, utilisation de télévision d’état pour instruire, informer, éduquer la peuple à la pensée critique, rupture de tous le contrats avec les émirs du Golfe Persique, rétablissement de l’honneur de l’armée Française, de la police (en cessant de la transformer en garde chiourme et en la relocalisant, etc... Cela vous va ? Sinon, mieux que ça, il y a l’UPR et la nécessiter pour le peuple de se rassembler pour retrouver la démocratie.


    • esteban 9 octobre 2012 22:14

      C’est quand même hallucinant.

      Hugo Zylberberg fait semblant de pas comprendre que ne plus avoir de souveraineté fera que nous ne déciderons de plus rien, c’est à dire comme maintenant en pire. C’est à dire par des gens dont les intérêts sont encore plus loin des nôtres, français.

      Alors que dire de plus constructif que de vous demander d’arrêter de polluer avec la propagande pro-TSCG. Je crois qu’il y en a partout non. Pourquoi venir sur agoravox à part pour tenter donner un semblant de crédibilité à cette soit disant solution à nos problèmes ? Ne va-t-on plutôt vers encore plus de problème en éloignant encore les pouvoirs de décisions ? Ne détruisons pas en faisant cela ce qui marchait encore, c’est à dire ce qui restait du CNR et du général De Gaulle ?

      Je crois que vous n’êtes attaché à rien. Vos réponses seront dans tous les cas, dogmatiques. Les fruits ne tombent pas loin de l’arbre. Pourquoi cet article, de quelle motivation vient-il ? Pourquoi faites vous cela ? Est-ce un travail ?


    • Roubachoff 10 octobre 2012 00:21

      @L’auteur

      Moi, « conviction » me va parfaitement, si on oublie le « viction ».

      Franchement, vous n’avez pas honte de débiter des âneries pareilles ? On se croirait sur BFM Business. (Où j’ai vu aujourd’hui un débat houleux entre une abrutie à lunetes qui était pour le traîté et un crétin à cravate qui n’était pas contre. Quelle intensité conceptuelle !)

      @Hunter

      A mon avis, les deux signataires sont des pseudos de Babar et Zayrault. Vous remarquez, comme en 2005, cette manière qu’ils ont de faire dans l’auto-persuasion. Dès qu’ils sentent que le truc leur échappe, les Européistes béats dévoilent leur côté sectaire et fanatique. Très impressionnant. Mais logique, car chaque fois qu’il y a débat, ils perdent.

      @Aux deux auteurs

      Dupond et Dupont, vous comprendrez quand qu’on ne veut pas construire une Europe Fédérale ? Au bout du compte, vous finirez par nous énerver.

       

       


    • Leviathan Leviathan 9 octobre 2012 10:53

      (Je remets un commentaire posté dans un autre article)

      ..

      Pour en savoir plus sur les véritables fomenteurs de l’Union Européenne, lisez :

      .

      Ci-joint, un trombinoscope des membres importants du Groupe de Bilderberg (Think-tank mondialiste, oligarchique et ploutocratique de David Rockefeller, œuvrant pour l’établissement d’un gouvernement mondial sous hégémonie américaine depuis 1954), publié par le journaliste espagnol Daniel ESTULIN :
      http://www.danielestulin.com/wp-con...

      .

      - Pour en savoir plus sur le « Groupe de Bilderberg »

      - Pour en savoir plus sur la « Commission Trilatérale »

      - Pour en savoir plus sur le projet de Gouvernement Mondial (Volume 2)

       Pour en savoir plus sur le projet de Gouvernement Mondial (Volume 3)

      ****************************

      Voir aussi :

      Article publié sur « The Telegraph », le 19/09/2000.

      « Euro-federalists financed by US spy chiefs »
      http://www.telegraph.co.uk/news/wor...


      • Robert GIL ROBERT GIL 9 octobre 2012 11:10

        la solution la plus efficace et la plus facile pour restaurer la compétitivité de la zone euro consiste à dévaluer. Mais, pour cela, il faudrait dissoudre cette zone Euro.Pour le moment c’est encore un sujet tabou...

        Voir :
        http://2ccr.unblog.fr/2012/10/05/la-devaluation-on-en-parle/


        • Hugo Zylberberg 9 octobre 2012 12:46

          Ou bien chercher des solutions peut-être aussi efficaces mais un peu moins faciles pour essayer de la conserver.

          Le franc n’aurait pas le même poids que l’euro face au dollar ...


        • Daniel D. Daniel D. 9 octobre 2012 12:51

          Des coquillages ont plus de valeur que le $ depuis le début du QE3, être vous complétement incompétent en économie pour ne même pas avoir comprit cela ?
          Et pour la valeur de l’euro, depuis la décision des rachats par la BCE, cela se passe de commentaires.

          L’inculture crasse devrais être interdite, et la désinformation volontaire ou non, durement sanctionné, vous êtes un nuisible incompétent !

          Daniel D.


        • Hugo Zylberberg 9 octobre 2012 13:06

          Pourtant, ça n’a pas marché quand j’ai essayé d’acheter mon repas en équivalent-coquillages à midi ...


        • foufouille foufouille 9 octobre 2012 13:24

          essaye avec des perles ..............


        • Aldous Aldous 9 octobre 2012 17:54

          Vous n’avez rien capté, fallait manger les coquillages !


          C’est ce qu’ils font en Grèce pour survivre.

        • Hugo Zylberberg 9 octobre 2012 12:49

          Et vous, vous proposez quoi pour soigner l’autisme ? Dépenser un argent qui n’existe pas ?

          Il ne s’agit pas de vaincre les mathématiques, il s’agit de les utiliser à bon essient ..


        • Gemini Gemini 9 octobre 2012 14:43

          De l’argent qui n’existe pas ?

          L’argent existe selon le bon vouloir de la banque centrale. Nous n’avons pas d’argent, mais, ô miracle, la BCE à trouvé quelques centaines de milliards pour ces pauvres banques en difficulté. C’est donc une mauvaise réponse à un vrai problème.

          L’argent n’est qu’un outil au service de l’homme. Tout du moins il le devrait, car ce n’est bien entendu pas le cas actuellement, le mantra actuel étant plutôt que l’homme doit être au service de l’argent.

          Mettre de côté la crise écologique et le partage totalement inégal de la richesse aujourd’hui pour tenter de traiter nos problème actuel garanti seulement de ne proposer que des mauvaises solutions.

          Raisonnons un peu mathématiquement : pourquoi avons-nous un déficit ? La réponse du néo-libéral est de dire parce que nous dépensons trop. La réalité est bien entendu autre : nos dépenses n’ont pas augmenté ces dernières décennies, elles représentent toujours la même part de la richesse générée.

          Par contre, les recettes, elles, ont fortement diminuées. Je vous laisse deviner qui en a bénéficié. Pas les travailleurs  ; ceux qui justement créent la richesse. Par contre, ceux qui avaient déjà beaucoup, oui. Et ceux-ci se sont fait un plaisir de nous prêter ce que la baisse de leur imposition leur a permis d’économiser.

          Dans le même temps, sur les trentes dernières années, le partage de la valeur ajoutée a évolué très défavorablement pour les salariés, favorisant fortement, non pas l’investissement des entreprises, mais les actionnaires. 

          Étrangement, les inégalités ont explosées en parallèle de ces phénomènes.

          Ajoutons à celà la forte hausse de la productivité : elle aussi a été captée par les possédants : les salaires ont peu évolués, mais le chômage a fortement augmenté. Nous produisons plus avec moins de personnes.

          Enfin, à tout cela, se conjugue obsolescence de notre modèle de développement. La croissance infinie dans un monde fini est impossible. La destruction de nos écosystèmes, bien que non encore mesurable économiquement, obère notre futur et notre capacité à bien vire et bien manger. Le pic de pétrole dont nous dépendons tant est déjà atteint. Les pic des autres matériaux dont nous avons tant besoin suivront à plus au moins brève échéance (cf http://www.goodplanet.info/Contenu/Points-de-vues/Consommation-de-metaux-On-ne-peut-pas-continuer-a-appuyer-sur-l-accelerateur/%28theme%29/307 par exemple).

          Entendre les pontes du néo-libéralisme anôner leur mantra sur la croissance est inquiétant. N’ont-ils pas compris qu’elle ne reviendra jamais ?

          Donc, comment régler ce problème de dette : deux solutions : baisser les dépenses, augmenter les recettes. Mais non, en fait, trois : répudier tout ou partie de la dette.

          Examinons-les :

          — réduction des dépenses. Quelles dépenses ? Celle d’armement ? Ce serait une très bonne idée. Celles pour l’éducation, la santé, la justice, la police ? Ce serait idiot puisque cela contribue au bien être de tous. Tous les petits cadeaux faits aux copains ? Oui, oui et cent fois oui !

          — augmentation des recettes : pourquoi ne pas revenir sur les réductions d’impôts accordés aux nantis ces dernières décennies ? Elles ont fait la preuve de leur inefficacité.

          — répudiation de la dette : tout ce qui est illégitime ne doit pas être remboursé. Un audit citoyen permettra de le déterminer. Tout ce qui a été utilisé pour sauver le système financier doit être répudié. Tous les dégâts causés par ce même système doivent être pris en compte. Voir les articles de Frédéric Lordon sur le sujet, ses pistes sont très intéressantes.

          Mais même tout cela ne suffirait pas si en plus, nous ne réorientions pas totalement notre économie pour prendre en compte l’environnement. Cela mériterait un article complet.


        • Anaxandre Anaxandre 9 octobre 2012 14:44

           Personnellement et afin de soigner radicalement l’autisme des eurocrates mondialistes destructeurs des peuples et de leurs richesses je propose la sortie de l’UE, de l’OTAN, la dénonciation de certains textes ou traités qui nous lient et la mise en place d’une grande Politique Nationale dans tous les secteurs avec une totale redistribution de nos alliances internationales. Les sophistes vous ont presque persuadés que l’État-Nation était un vieux concept dépassé, je leur réponds qu’il est le seul rempart à la volonté de domination du nouvel Empire ploutocratique aux pieds d’argile : une France indépendante pourrait seule abattre ce système (par l’effet domino, par l’inversion des rapports de force mondiaux et par l’exemple).

           Pour les sceptiques et les curieux, et au cas où ils auraient des questions, je leur démontrerais point par point en quoi le retour à la Nation (« seule richesse des pauvres » pour Jaurès : la fausse gauche ne devrait pas l’oublier), et à notre pleine et entière souveraineté dans TOUS les domaines est, non seulement possible, mais souhaitable et indispensable (sauf si l’on admet l’appauvrissement programmé, la destruction avancée des sols et des sous-sols, la déculturation généralisée, le chômage de masse, la prédominance de l’économie spéculative sur l’économie réelle, la soumission aux diktats des plus puissants lobbies nationaux et transnationaux, continuer de faire de nos troupes - devenues davantage des mercenaires que des citoyens-soldats - une force d’appoint des anglo-saxons et d’Israël, la continuation de l’immigration massive, la déliquescence de l’Unité Nationale abattue par les communautarismes, etc, etc, etc...).


        • Hugo Zylberberg 9 octobre 2012 19:49

          Intégrer des paramètres écologiques à nos indicateurs économiques, voilà un commentaire constructif et un point d’accord sur lequel travailler.

          Merci pour cet îlot d’honnêteté au milieu de la vague de commentaires dont l’agressivité peine à masquer le vide de pensée.


        • lionel 9 octobre 2012 21:37

          Un commentaire constructif est pour vous un commentaire qui vous convient... Ce n’est pas trop constructif...


        • Roubachoff 10 octobre 2012 00:28

          @L’auteur

          Tu sais ce qu’il te dit, le « vide de la pensée », DuCon-LaJoie ? Tu connais des gens comme J. Généreux, J. Sapir ou P. Krugman ? Par exemple, parce qu’il y en a beaucoup d’autres ? Rien ne t’interdit de te défoncer au Baverez-Cohen-Fiorentino, bien sûr, mais fais quand même attention pour tes neurones, s’il t’en reste.


        • David 10 octobre 2012 01:56

          État-Nation : Oui.
          Bloc eurasiatique ou eurasiste : oui également.
          Nous pouvons dépasser ce cadre national qui doit rester une référence et construire un bloc de Québec à Vladivostok, qui soit pacifique en interne (craint par les hostiles anglo-américains) et pacifié, mais prêt à se défendre, alliances militaires de fait ! 

          Mais, non effectivement à l’UE et sa technocratie, non à l’OTAN.

          Dissolution immédiate du parlement européen et de la commission européenne. Il y a des tas de moyens (d’autres en parleront mieux que moi) pour bâtir une grande Europe, tout en gardant sa souveraineté, bien au-delà d’une Europe des nations...


        • esteban 10 octobre 2012 12:30

          « Vide de pensée »

          Le mec, il vient vomir la propagande du systeme qu’il a ingurgité la veille avec son chèque, et il vient parler de consistance..... Encore un guignol prétendu supérieur qui vient éduquer la masse avec son relai de propagande à la con. Et bien, la masse elle te conchie, le collabo.

          Sauf qu’en réalité on est plus assez con pour écouter religieusement la propagande à papa le traitre qui vend nos gosses. Enfoiré va !


        • robin 9 octobre 2012 13:20
          Pour construire une Europe fédérale, arrêtons d’avoir peur du Traité Européen

          ce pluriel employé ne peut pas désigner les peuples, puisqu’ils n’ont plus droit à la parole





          • Hugo Zylberberg 9 octobre 2012 15:17

            Le fait même que tu écrives ce message n’est-il pas en contradiction avec ce que tu écris ?


            Pour avoir le droit à la parole, il suffit de la prendre !

          • roro46 9 octobre 2012 15:42

            ouais ouais, c’est ça... Comme lors du référendum de 2005, je suppose ?


          • Hugo Zylberberg 9 octobre 2012 19:50

            Précisément, oui. Le non l’a emporté, le Traité n’est pas entré en vigueur.


          • Luxum Luxum 9 octobre 2012 20:23

            Le traité a été adopté sous un autre nom voilà tout.


          • esteban 9 octobre 2012 22:30

            Précisément, oui. Le non l’a emporté, le Traité n’est pas entré en vigueur.

            On coupe les cheveux en quatre.


          • robin 9 octobre 2012 13:24

            La solution c’est de sortir de L’Europe vite fait par l’article 50 : répudier la dette juriduquement odieuse donc indue, et reprendre notre prérogative de création monétaire qu’on aurait jamais du vendre aux banksters


            • esteban 9 octobre 2012 13:51

              Déja, la moindre des choses serait de faire un AUDIT DE CES DETTES avant tout projet européen scellant l’avenir, histoire de savoir ou on en est, et ce qu’on paye et pourquoi.

              Mais ca serait se rendre compte qu’on paye dans le vide des dettes imaginaires, qui ne sont que la somme d’interets ineptes pris sur de l’argent créé ex-nihilo, soit de l’anti-richesse.

              C’EST DE L’USURE PUR ET SIMPLE AU COEUR DE L’EUROPE CHRETIENNE.... UN COMBLE.


            • Hugo Zylberberg 9 octobre 2012 19:53

              Ouvre les yeux esteban. Si tu refuses l’usure, pars vivre sur une île déserte.

              (prends garde tout de même : tu ne pourras plus répandre ton flot de paroles sur les fils de commentaires de sites comme celui-ci).


            • esteban 9 octobre 2012 22:27

              Là c’est le moment je dois avoir peur c’est ça ?

              Oups j’ai dis un truc qui fallait pas dire.

              Je retire, la terre est plate votre honneur.

              Je réciterai 20 notre TSCG, et 10 je vous salue grand MES.


            • esteban 9 octobre 2012 13:28

              Aaaah, l’Europe de Monnet, de Giscard, de Delors....

              .. de Draghi, de Merkel, de Juncker.

              Que du beau monde. Et pas du tout socialtraitre ! Du tout.

              Et qu’elle odeur putride de cadavre.... Odeur caractéristique et incomparable ! Elle avait bien besoin d’une bonne douche d’eau propre et claire ! Avec ça on est reparti comme en 40 mes amis !!!! N’ayez pas peur, faites nous confiance !!! Vous a-ton déjà trahis ?

              Bon, c’est sur, même avec une douche, même permanente (on se fout de ce que ca coute, c’est vous qui payez) le cadavre est et sera toujours mort. Il pue et puera toujours autant !! mais on y croit fort et c’est bien le principal !!! Ca va marcher, c’est mathématique, c’est trop de la balle !

              On va ressusciter les morts avec UMBRELLA TSCG CORPORATION.


              • Estebanette 9 octobre 2012 14:32

                Esteban tu écris mal et tu parles faux. La haine qui s’échappe de ton triste clavier perd de son mordant, de son tranchant, de son piquant ! Oh je plains le professeur de français, baguette sous le bras et béret bien accroché (ne cédons pas aux stéréotypes), qui t’a enseigné notre grammaire, les accords féminins pluriels et toutes ces règles qui composent le français. Ce n’est pas en employant des mots de six syllabes que tu rends intelligible un message que toi-même ne comprends pas. Comme disait Emingway (en réponse à Faulkner) « bien triste celui qui croit que les grands sentiments se trouvent dans les grands mots ».

                Alors avant de pourrir ce forum de tes éructations délétères, tourne sept fois ta langue sur ton trackpad...

                A bon entendeur.


              • esteban 9 octobre 2012 14:39

                Oh un traitre qui me parle !

                Et de quoi parle le traitre ?

                De la forme, des fautes d’orthographe, de la méchante haine, de la 2e guerre mondiale et de soucoupes !

                Pendant que ce bienpenseur d’opérette fait son show de vierge effarouchée (genre la haine est forcement une mauvaise réponse à de bonnes attaques), ses collègues vendent notre pays et nos enfants avec l’aval de ses maitres.


              • Estebanette 9 octobre 2012 14:39

                Hemingway d’ailleurs


              • Estebanette 9 octobre 2012 14:49

                on répond sur la forme quand il n’y a pas de fond...

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Auteur de l'article

Hugo Zylberberg


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