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Accueil du site > Actualités > Europe > Pour un vote au Parlement du Traité de Lisbonne

Pour un vote au Parlement du Traité de Lisbonne

La France du Non est minoritaire en Europe. N’ayant pas été capable de proposer une alternative, elle n’a plus d’autre choix que d’avaliser le nouveau Traité ou de bloquer délibérément la construction européenne.

Après le Non au référendum de 2005, que faire et que penser du Traité de Lisbonne, de sa soumission au vote du Parlement dont le résultat sera très certainement contraire ? A lire les quelques réactions actuelles, je suis une fois de plus frappé du caractère franco-français des analyses qui ne prennent tout simplement pas en compte la dimension évidemment européenne du Traité de Lisbonne.

Mettons-nous à la place de nos partenaires qui ont voté Oui au Traité constitutionnel. Pour faire simple, on va dire l’Allemagne.

Je suis l’Allemagne. Après le Non de la France au référendum, j’attends les élections présidentielles françaises, car je sais que Chirac n’a plus les moyens politiques de faire évoluer la situation. Pendant ces 2 ans d’attente, j’observe qu’aucun projet n’a vu le jour : aucun contre-traité, aucune contre-proposition, que l’on aurait pu discuter. J’observe aussi qu’aucun des candidats à l’élection présidentielle n’a présenté de propositions alternatives. Par conséquent, je suis dans une situation où je dispose d’un texte et de la légitimité de mon Oui à ce texte. Un Oui tout aussi légitime et respectable que le Non de la France : En 2007, 18 pays ont voté pour le Oui, représentant les 2/3 de la population européenne. Je n’ai donc qu’une seule base de travail, le traité, et un rapport de forces favorable au Oui. Par ailleurs, une Europe amputée de la France est gravement blessée et peut être condamnée. Ce n’est pas mon intérêt ni celui de l’Europe. Négocions avec la France. Négocions sur les seules bases existantes, à savoir ce traité, mon obligation de respecter le Oui de mes concitoyens à ce traité, et l’absence de propositions de la France.

De mon point de vue d’Allemagne, il n’est donc pas question de modifier l’esprit et le fond d’un Traité, approuvé par les 2/3 des Européens, pour faire plaisir à une France qui n’a même pas présenté de projet alternatif. Je n’ai pas non plus de mandat pour infléchir un texte qui a été approuvé par un vote légitime de mon peuple ou de ses représentants. Je n’ai donc pas le droit de le faire, et le rapport de forces ne m’y incite pas. Un toilettage du texte suffira à sauver la face de chacun, en échange de l’assurance que la France votera ce "nouveau" texte ; c’est-à-dire en échange d’un vote au Parlement français. Ce qui fut fait à Lisbonne. Comme je suis magnanime, je laisse le nouveau petit coq français chanter une victoire qui n’est pas la sienne.

La vérité est que la France n’a pas eu les moyens ni la volonté de construire un autre projet. Aucun des candidats à l’élection présidentielle n’a proposé quoi que que ce soit dans ce sens. Elle s’est mise dans une position où elle n’a eu qu’à se soumettre ou se démettre.

Revenons en France :

  1. le candidat Sarkozy a clairement énoncé qu’il re-négocierait un Traité et le soumettrait au vote du Parlement. Il a été élu ;
  2. il a effectivement "re-négocié" le Traité suivant ces bases ;
  3. une majorité parlementaire a été également élue en approuvant cette proposition ;
  4. cela fait donc 2 votes au suffrage universel qui prennent en compte ces propositions clairement exposées ;
  5. le Parlement est légalement apte à ratifier ce Traité ;
  6. un vote par référendum est biaisé par des considérations extérieures à la question. Le référendum était aussi un référendum entre les anti-Chirac et les pro-Chirac. Un nouveau référendum serait également un référendum pro ou anti-Sarkozy. Mais un vote parlementaire est également biaisé, dans le sens où les parlementaires sont tout autant influencés par leur dépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif et de ses moyens de coercition à travers les investitures et toute une gamme de moyens de pression. Le Parlement et ses quelques centaines de membres est plus facilement manipulable que le suffrage universel.

Face à cet état de fait, quelques arguments :

  1. la France a voté Non à 54,67 % lors du référendum du 29 mai 2005 ;
  2. le président comme les parlementaires sont élus par le suffrage universel, qui a donc une légitimité supérieure au vote indirect des parlementaires, puisque ce vote populaire en est la source ;
  3. on élit un candidat, comme une majorité, en tant que représentant d’un compromis acceptable, en tout cas le moins mauvais, de ce que l’on souhaiterait réellement. On n’élit pas pas un candidat, en bloc, avec toutes ses propositions. En ce sens, si Sarkozy a été élu, rien n’autorise à dire que sa proposition à propos du Traité européen est également majoritaire. La démocratie ne se limite pas au suffrage universel et elle s’exprime quotidiennement par les opinions et les manifestations d’opposition. Pour prendre un exemple historique, on se souvient que François Mitterand retira son projet d’étatisation de l’école privée face à des manifestations vigoureuses des partisans de l’école privée. Il comprit qu’il blessait gravement les convictions de ce qui n’était qu’une minorité politique et électorale, et qu’il outrepassait le mandat pour lequel il avait été élu. L’actualité montre que la question des régimes spéciaux se heurte également à une opposition vigoureuse (même si l’on peut contester les moyens). Un compromis sera trouvé entre un programme annoncé et la défense d’intérêts légitimes, qui exprimera le rapport de forces entre ces deux expressions démocratiques. On ne constate rien d’équivalent à propos du Traité européen ;
  4. un vote du Parlement, presque certainement positif, constitue en fait un déni démocratique face à un vote de type référendaire dont le résultat négatif est quasiment aussi certain

On peut se prêter au jeu stérile de refaire l’histoire.Le candidat Sarkozy aurait pu ne rien dire et re-négocier quand même : il aurait trahi ses électeurs.

Il pourrait re-soumettre au référendum un traité non-modifié (il n’a aucun moyen d’imposer un nouveau texte). Dans ce cas, il s’expose à coup sûr à un vote négatif. On ne met pas au référendum un texte dont on est presque certain qu’il sera refusé. Donc, il serait obligé de ne rien faire, ni référendum, ni autre expression légale. Il bloquerait délibérément l’Union européenne. Faute de solutions, l’Europe ne pourrait que se geler ou se déliter dans un processus où chacun reprend ses billes. Il n’est pas impossible aussi que l’Europe se disloque en blocs du Oui, du Non, d’intérêts divergents qui ne tarderaient pas se transformer en rivalités, pour ne pas dire pire. Qui peut prendre cette responsabilité ?

Le candidat Sarkozy a donc proposé la seule issue politiquement raisonnable, dont on ne se cachera pas qu’elle constitue une violation du vote référendaire du 29 mai 2005. Il prend acte de l’inaction de la France. Une France qui n’a pas été capable de proposer une autre solution à travers des candidats représentant une force visible et représentative aux élections présidentielles. Une force visible en France et un petit peu convaincante au niveau de l’Europe. Rien de tout cela n’a vu le jour.

Il prend acte de la supériorité de fait de l’Union européenne par rapport au vote référendaire du 29 mai.

Voilà un fait scandaleux, mais qui n’est pas vraiment nouveau. Pour en revenir à François Mitterand, on se souvient comment il fit abolir la peine de mort face à une opinion majoritairement opposée (et qui l’est peut-être encore). Qui le lui reproche ? La France est une et indivisible. Quel que soit un désir hypothétique des Corses ou des Bretons, un vote populaire pour leur retrait de la République serait considéré comme illégal.

La France du Non est minoritaire en Europe. Elle peut toujours sortir de l’Europe, mais elle n’a aucun moyen de modifier le contenu d’un texte qui a été approuvé par une majorité d’autres pays. Elle ne peut pas imposer une volonté qui n’est même pas exprimée clairement, et qui ne se traduit pas par une représentation politique identifiée. Elle a juste un pouvoir de blocage.

Il n’y a pas d’autres politiques possibles alors ? Si, mais deux seulement : sortir de l’Union européenne, ou se donner le mal de définir, de proposer et de convaincre nos partenaires qu’un autre texte est possible. On ne voit aujourd’hui pas l’ombre du commencement de ce type d’action. Un action qui, néanmoins, reste ouverte et possible avec l’approbation du Traité de Lisbonne qui ne constitue qu’une étape dans la construction européenne.

Démocratie contre Union européenne ? Oui. Les partisans d’un nouveau référendum doivent aller au bout de leur logique qui est un blocage et sans doute une désagrégation de l’Europe. Les partisans du vote parlementaire doivent aller au bout de leur logique qui est un forçage de l’expression du référendum. Ce forçage ayant été largement, mais pas totalement, validé par 2 élections successives. Les rapports de force comme le respect de l’expression démocratique des autres pays ne laissent pas de place à d’autres alternatives pour l’instant. Je soutiens le vote parlementaire. Le débat est ouvert.


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28 réactions à cet article    


  • JL JL 22 novembre 2007 13:19

    Sophismes et contre vérités que tout ça.

    Je note : «  »le candidat Sarkozy a clairement énoncé qu’il re-négocierait un Traité et le soumettrait au vote du Parlement. Il a été élu ; il a effectivement « re-négocié » le Traité suivant ces bases".

    Mensonges, il n’a rien renégocié et pourtant il était en position de force pour le faire s’il déclarait respecter la démocratie, puisque c’était l’Allemagne qui était en position de demandeur.

    Au lieu de cela, il a tout concédé. Cela porte un nom : la forfaiture.

    Il a menti aux français : il avait parlé d’un traité simplifié, le nouveau traité est obscurifié.

    Enfin, ce traité est ni plus ni moins pour les allemands d’aujourd’hui que le moyen de réussir là où le troisième Reich a échoué. Klaus Barbie et ses semblables étaient des dirigeants des services secrets américains, lesquels sont suspects d’avoir favorisé l’élection de Sarkozy lequel est comme l’on sait copain copain avec son copain GWB.

    Tout le monde sait maintenant que les anglais refuseront ce traité, même exemptés de la Charte des droits dits fondamentaux.


    • JL JL 22 novembre 2007 13:21

      Il se dit ces jours-ci, à mots couverts que la grève actuelle des transports pourrait bien être la dernière.

      L’on a entendu Fillon dire que ces grèves privaient les citoyens de leur liberté de se déplacer (!) Ce matin AG Slama dans sa chronique très libérale quotidienne sur France Culture faisait un court inventaire de ce qu’il en est chez nos voisins européens et dénonçait cette ’exception française’.

      En fait, la Charte énonce sous forme de droits dits fondamentaux des arguments opposables aux droits acquis par la pratique et les luttes passées. Ainsi la liberté de circulation (art. II-105) devient opposable au droit de grève. Comme le droit de grève ne fait pas partie des droits fondamentaux, on peut dire que la Charte supprime de fait le droit de grève. Il en est de même pour la grève des services publics, incompatible avec le droit à l’accès aux services publics.

      Je n’hésite pas à le dire, cette Charte est une imposture qui énonce des interdits et des restrictions sous une forme inversée, une liste de droits nouveaux dits fondamentaux, soigneusement libellés par des spécialistes du droit des affaires. L’on s’est étonné de n’y voir en fait aucun nouveau droit par rapport à la déclaration des droits de l’homme et du citoyens : l’explication est là, tout comme la justification de cette Charte. Les droits énoncés le sont sans aucune hiérarchie. Il appartiendra aux tribunaux de trancher : c’est tout bon pour les PIB, donc pour les profits puisque les procès seront payés par les ’pots de terre’ que sont les citoyens - par opposition à ’pots de fer’, les entreprises ou les organisations plus ou moins légitimes, promues pour la circonstance, personnes morales parties prenantes de cette Charte.

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31254


    • RilaX RilaX 23 novembre 2007 08:54

      Ce n’est pas le droit de grève qui est interdit ... c’est le blocage qui découle de certaine grève, on pense évidemment aux grèves dans les transports.

      Mais la cours européenne des droits de l’homme a validé la « grève par gratuité ». http://www.liberation.fr/rebonds/283421.FR.php Et ça c’est formidable, parceque certes les cheminots ne pourront plus bloquer les trains et se mettre l’opinion publique a dos, mais ils pourront permettre aux citoyens de voyager aux frais de la SNCF qui se verra contraint de négocier le couteau sous la gorge si je puis dire. Parce qu’avec ce genre de grève, c’est pas l’opinion publique qui va se plaindre, et les grévistes seront en position de forces.


    • JL JL 23 novembre 2007 09:38

      Ce matin la presse bien pensante ne tarit pas d’éloges envers Sarjozy, le grand vainqueur de cette épopée, si l’on en croit la revue de presse de ce matin par Mme Clotilde Dumetz sur France Inter. Je ne l’ai hélas pas enregistrée et suis donc incapable de retanscrire ses props, mais voici pour ceux que ça intéresse le mail que je lui ai fait parvenir :

      "dans sa revue de presse ce matin Mme Dumetz débitait comme étant des évidences la propagande gouvernementale au sujet de l’interprétation de l’issue du conflit des transports qu’on peut lire dans la presse du parti qui a fait élire Nicolas Sarkozy.

      Dorénavant j’économiserai un temps précieux pour d’autres tâches, puisque ce créneau horaire semble être consacré à la l’endoctrinement des auditeurs. C’est la deuxième fois que je le constate.

      Depuis l’omniprésence de Nicolas Sarkozy dans les médias, l’homme qui sait tout sur tout, en dit tout et son contraire, les repères sont perdus, les symboles détruits et les mots n’ont plus de sens. Est-il utile de dire ici que l’endoctrinement est la phase qui suit la déstructuration de la pensée ?"


    • JL JL 23 novembre 2007 09:43

      La grève à laquelle vous faites allusion a été réfutée en France par les directions patronales pour un motif qui apparemment a été déterminant. Je n’ai pas gardé trace de cette info qu’il doit être possible de retrouver. Reste à savoir ce qu’il en sera entre les deux jurisprudence et qui tranchera. Il est clair que lorsque la grève sera devenue illégale donc interdite, les salariés devront trouver d’autres moyens de lutte. C’est une course contre la montre : la casse du droit du travail marche de pair avec l’individualisation des contrats de travail.


    • cza93 cza93 22 novembre 2007 14:44

      Le non minoritaire ....

      A voir, enfin Sarko n’est pas si sur de ça si l’on en juge par ses propos rapportés par le Telegraph :

      " N. Sarkozy, devant un groupe de parlementaires européens réunis à huis-clos, a expliqué que « des référendums sur le nouveau traité européen étaient ‘dangereux’ et perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements »

      Parlant du référendum du 29 mai 2005, le Président français a considéré que « La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le NON. ». Et il a ajouté : « La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé.......Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni. »

      Il y a donc bien volonté affirmée et déterminée de la part de notre omniprésident, de s’asseoir sur la souverainté populaire ... smiley


      • TSS 22 novembre 2007 16:15

        Santini,le pseudo comique du gvt,l’a annoncé à la télé « c’est la fin des grèves »a t’il dit !!

        dès la signature du mini traité(248 pages de galimatias) les lois européennes se substituant aux lois francaises toute grève sera illegale et donc ce sera le conflit et pas simplement social !!!


        • judel.66 22 novembre 2007 16:59

          dans la reprise conforme de cette gicarderie de tce lisez donc, entre autres énormités , l"article reprenant l’article II-70 du giscard et dites nous ce que fera l’UOIF dés que ce texte sera exécutoire dans la communauté...

          nous aurons des fonctionnaires voilées et un AIT EL KEBIR sur la place de la république ...

          l’uoif fera invalider illico par la cour européenne tous nos textes sur la laïcité... ! !


          • judel.66 22 novembre 2007 17:08

            lisez donc l’article de la nouvelle version reprenant l’article II-70 du tce giscard....

            des que ce texte sera exécutoire l’uoif saisira la cour européenne et fera invalider tous nos textes sur la laïcité...

            nous aurons des fonctionnaires voilées et un AIT EL KEBIRsur la place de la république ! ! ! ..

            et notre defense européenne ,


            • cza93 cza93 22 novembre 2007 17:27

              judel66,

              je ne suis pas d’accord avec ta vision des effets « prévisibles » pour toi de la remise en cause de la laïcité, MAIS je te rejoins dans cette constatation : le traité de Lisbonne (tout comme le TCE en son temps) remet en question la laïcité, principe fondateur de la République.

              Ta vision est peut-être un peu excessive et caricaturale, ... ou tout simplement provocatrice, mais néanmoins elle est crédible et fondée ; et je fais partie des Français attachés à ces valeurs qui ont forgé notre histoire : la religion doit rester à la porte des établissements publics, donc pas d’institutrices ou infirmières, ou secrétaires de mairie voilées !!!

              Mais ce qui s’applique à la religion musulmane est également et au même titre valable pour les autres religions, à savoir chrétienne et juive ... Pas de discrimination religieuse, pas de signes religieux ostentatoires !!!


            • Blackeagle 22 novembre 2007 17:37

              La comparaison avec l’abolition de la peine de mort par mitterand est totalement absurde. Il n’y a pas eu de référendum pour la peine de mort. L’avis du peuple n’était donc pas connu. L’opinion était estimée par des sondage....mais un sondage n’est pas un vote et ne reflette certainement pas l’avis du peuple souverain. Sinon, il faudrait supprimmer les élection et s’en tenir aux sondage. L’abolition de la peine de mort ne constitue pas une modification des mecanismes institutionnels, constitutionnels et ne constitue pas non plus un abandon de souveraineté.

              Le peuple souverain français devrait avoir le droit dans l’absolu de donner son avis directement pour toute modification institutionnelle et pour tout abandon de souveraineté. A chaque fois, un référendum devrait être organisé.

              Mais cette fois ci, c’est encore pire : le peuple souverain a déjà tranché directement mais on outrepasse cette décision. On passe outre la democratie. On passe en dictature de façon officiel et irrévocable jusqu’au remplacement par une nouvelle élection de l’assemblée et du président. Ces deux institutions ne seront plus démocratique jusqu’à leur renouvelement puisqu’elle auront trahis l’avis du peuple. Ce raisonnement peut eventuellement conduir à rendre quaduque pour l’eventuel pouvoir prenant la succession du pouvoir actuel tous les accords internationnaux passé par ce dernier pendant son mandat. Car il aura engagé la parole du peuple français, alors même que ce dernier avait parler directement de façon contradictoire.

              Ensuite, vous dites qu’un nouveau référendum donnerai avec quasi ertitude un nouveau vote négatif. Il est certain que si l’on propose quasiement le même texte au même peuple, il est fort probable que la même réponse soit obtenues.

              En revanche, si le texte a été sensiblement modifié, je ne vois de qu’elle maniére on pourrait prévoir le résultat d’un référendum. C’est bien pour ça qu’il faut en refaire un.

              C’est aussi bien pour ça que ce que cherche à faire Sarkozy est un véritable deni de démocratie. C’est parcqu’il veux faire passer ce texte au parlement parcequ’il pense qu’un referendum serait négatif !!!! Si ça c’est de la démocratie ?

              Vous dites qu’il faut faire un choix raisonnable pour la survie et le devenir de l’europe au prix de la démocratie. Si l’europe politique ne peut pas être démocratique, alors c’est claire pour moi, ma réponse est alors qu’elle ne soit.

              Entre vivre en dictature euopeiste et démocratie souverainiste mon choix sera vite fait pour la seconde.

              Mais, pourquoi enterrez vous une europe démocratique ? SI comme vous le supposez par l’intermédiare de Sarkozy, tout les peuple voterai non à ce traité, c’est peut être qu’il faut négocier un traité auxquel ils voteraient oui.....mais que peut être que ce traité plairait pas trop aux elites dirigeante....


              • Blackeagle 22 novembre 2007 17:43

                il fallait lire « Si l’europe politique ne peut pas être démocratique, alors c’est claire pour moi, ma réponse est alors qu’elle ne soit pas. »


              • Daniel Roux Daniel R 22 novembre 2007 17:43

                Vous avez parfaitement rendu compte de l’esprit et de la démarche anti-démocratique de la construction européenne en adoptant sa philosophie : Les peuples n’ont rien à dire, ils doivent être guidés.

                Le « NON » n’est absolument pas minoritaire, bien au contraire. Les référendum ont été suspendus justement pour éviter la déroute. Que croyez-vous qu’eurent voté les Anglais ? Ce sont les dirigeants, représentant les intérêts des classes dominantes qui sont pour la liquidation définitive de la démocratie.

                Quand aux Allemands dont vous prenez la place, ils sont l’exemple du peuple privé d’expression démocratique directe. Sous le prétexte fallacieux que les élections de 1933 ont mis Hitler au pouvoir, les référendum sont interdits. Comme si, tous les droits démocratiques n’avaient pas été immédiatement supprimés par le dictateur empêchant le peuple allemand d’exprimer dans les urnes un éventuel rejet du nazisme et de ses horreurs.

                Si les Allemands, qui ne sont pas plus bêtes que nous, avaient le droits de référendum, ils auraient rejeté comme les Français et les Hollandais, le traité constitutionnel. Les sondages réalisés ne laissent aucun doute là-dessus. Symétriquement, si le Congrès avait décidé seul, la France aurait ratifié le traité sans débat national.

                Oui, il faudra quitter l’Union Européenne et son cirque pour retrouver un espace démocratique maîtrisable. Je suis d’accord avec vous sur ce point.

                L’Union ? Rien que ce terme est ridicule tant le spectacle que les politiciens donnent à voir est lamentable :

                Les anglais ne veulent pas entendre parler de politiques sociales et servent de porte-flingues aux américains, les polonais ne croient qu’en l’oncle Sam et accueilleront bientôt leurs armements les plus dangereux, les allemands profitent de l’incurie française pour grignoter Airbus, les luxembourgeois protègent leur paradis fiscal et leurs banques (avec la bénédiction de tous), les français se servent de l’Union pour achever la révolution libérale, les italiens font comme les français... et ça fait cinquante ans que ça dure.

                Le pouvoir qui se dissimule derrière est celui des représentants des quelques richissimes actionnaires des multi-nationales.

                La structure internationale et les autres dans le même genre, OMC par exemple, ont été construites pour court-circuiter les citoyens de chaque pays, leur enlevant le droit de maîtriser et de choisir leur destin. Il est remarquable que ces traités qui dépouillent les peuples de leurs droits ne font jamais l’objet de référendum, ni même d’un débat à l’assemblée avant leur ratification.


                • anny paule 22 novembre 2007 17:52

                  La question du vote du traité (quel qu’il soit, et il reprend à quelques détails près le TCE rejeté majoritairement par les français et les néerlandais) par voie parlementaire touche au plus profond de notre conception de la démocratie.

                  Ce traité va consacrer une Europe qui ne sera pas du tout celle des Peuples européens mais celle des lobbies financiers, et je partage en tous points les deux commentaires de JL.

                  Notre problème à tous est de chercher comment imposer que ce nouveau texte soit soumis à l’approbation de tous les Peuples européens. Si cette Europe passe, ce sera l’horreur pour l’ensemble des citoyens.


                  • Jason Jason 22 novembre 2007 18:01

                    Je ne suis pas très versé dans ce genre de choses. Je note simplement qu’il y a l’exception britannique, et sans doute quelques autres. Pourquoi n’y aurait-il pas une exception française et hollandaise ?

                    Le vote à la majorité (vote indirect, filtré par les appareils de partis dûment « lobbyisés ») des traités n’est pas la preuve de la qualité et de la viabilité des textes proposés. L’histoire regorge de majorités dans l’erreur, aveuglées, lasses, manipulées. Le nombre de lois iniques votées par les parlements émaillent l’histoire des peuples.

                    C’en est assez de se faire rouler dans la farine par les politiciens français, il n’est pas utile d’en rajouter une couche au niveau européen. Serons-nous les empêcheurs de tourner en rond dans cette histoire ? Tant mieux. Peut-etre deviendrons-nous l’aiguillon nécessaire qui en réveillera certains de la léthargie ambiante.


                    • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 22 novembre 2007 19:18

                      L’auteur dit : « En 2007, 18 pays ont voté pour le Oui, représentant les 2/3 de la population européenne ».

                      Lorsque l’on dit « 18 pays ont voté pour le Oui » quel est le sens du terme « pays ». Est-ce la population qui a exprimé sa volonté par un vote direct ou sont-ce les politiques qui ont décidé selon leur bon plaisir ?

                      La vérité est que les politiques au pouvoir ne représentent pas fidèlement l’opinion de la population européenne. Les politiques au pouvoir - les parlements et les gouvernements - se sont prononcés pour le OUI. La population européenne - dans son ensemble ou séparément dans chaque État - n’a pas eu le droit d’exprimer quelle est sa volonté majoritaire. Le principes fondamentaux de la démocratie ne sont pas respecté, mais pas uniquement concernant ce Traité, mais en général, dans la plupart des décisions politiques.

                      Dans le système politique actuel les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser etc., sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes.

                      Un exemple qui confirme que la « pseudo-démocratique » qui est actuellement en place - celle où les gouvernements et les parlements décident ce que bon leur semble et celle où les groupes de pression minoritaires dictent les décisions - ne respecte pas la volonté de la majorité des citoyens : le vote sur la Constitution de l’Union européenne, dans la version proposée aux citoyens européens en octobre 2004. En France, cette Constitution avait été approuvée par le président de la République française, puis avait été approuvée par 92 % des parlementaires de l’Assemblée nationale française, avant d’être rejetée par 55 % des électeurs français lors du référendum de mai 2005. Même en Espagne où le référendum à donné un « oui », c’était 77 % de oui de la part de citoyens alors que le Parlement avait approuvé à 94 %. Ces exemples flagrants démontrent que les parlements ne sont pas une garantie suffisante du respect de la démocratie.

                      En démocratie véritable, les politiques qui ont reçu le mandat du peuple devraient dans chacune de leurs décisions refléter la volonté de la majorité des citoyens. Dans le monde il existe des systèmes politiques, qui sont fidèles aux principes fondamentaux de la démocratie, qui permettent l’exercice permanent de cette vérification de la conformité entre les décisions politiques et la volonté de la majorité des citoyens.

                      La première mention écrite connue, une définition courte de ce qu’est la démocratie, a été donnée par l’historien Thucydide (470 à 395 avant JC).

                      La définition qui répond exactement et entièrement à la question « qu’est-ce que la démocratie ? » a été rédigée par Aristote (384 à 322 avant JC).

                      Définition de la démocratie selon Aristote (Aristote, Politique) :

                      « Le principe de base de la constitution démocratique c’est la liberté (c’est, en effet, ce qu’on a coutume de dire parce que c’est seulement dans une telle constitution que les citoyens ont la liberté en partage ; c’est à cela, en effet, que tend, dit-on, toute démocratie). Et l’une des formes de la liberté, c’est d’être tour à tour gouverné et gouvernant. En effet, le juste selon la conception démocratique, c’est que chacun ait une part égale numériquement et non selon son mérite, et avec une telle conception du juste il est nécessaire que la masse soit souveraine, et ce qui semble bon à la majorité sera quelque chose d’indépassable [...] De sorte que dans les démocraties, il se trouve que les gens modestes ont la souveraineté sur les gens aisés ; ils sont en effet plus nombreux, et c’est l’opinion de la majorité qui est souveraine. [...] »

                      Voici donc ce qu’écrivait cet Athénien il y a plus de 2000 ans, bien avant la Révolution française, qui quoi qu’on en dise n’a pas mis en place la démocratie véritable.

                      Cependant, la démocratie véritable n’est à présent plus une théorie mais est depuis plus d’un siècle devenue une réalité. Certes pas en France, ni dans aucun des États membres de l’Union européenne. Mais il existe pourtant un État européen qui poursuit l’idéal de se rapprocher le plus possible de la démocratie véritable.

                      Par chance nous avons un modèle car la démocratie directe - qu’il ne faut pas confondre avec la « démocratie participative » - est en place en Suisse. Les Suisses ont il y a plus d’un siècle mis en place, fait évoluer et continuent à faire évoluer le système politique basé sur les référendums. Ce système politique basé sur les référendums permet d’exercer le contrôle citoyen sur les politiques et sur les décisions qu’ils prennent. C’est une expérience concrète à partir de laquelle la transposition de la démocratie véritable dans d’autres pays est possible.

                      Les référendums sur l’initiative des citoyens devraient être garantis par la Constitution française et par la Constitution européenne si elle est mise en place. Il ne faut pas que les politiques et les groupes de pression décident, selon leurs calculs, sur quelles questions particulières les citoyens peuvent exprimer leur volonté par référendum et sur quelles autres questions les citoyens n’ont pas le droit d’imposer leur volonté majoritaire.

                      La démocratie véritable, la démocratie directe, cela ne signifie pas une société qui est gérée uniquement par référendums. Le droit aux référendums d’initiative populaire est le droit donné aux citoyens d’intervenir lorsqu’ils estiment que la règle fondamentale de la démocratie n’est pas respectée, la règle qui est la suivante : « pour toutes les questions qui touchent la communauté c’est la volonté de la majorité des citoyens qui décide ». Lorsqu’il y a un doute, toute décision politique doit POUVOIR être soumise à la validation. Mais cela NE signifie PAS que toutes les lois sont OBLIGATOIREMENT rédigées d’après les référendums. Il suffit d’observer le système politique suisse pour comprendre les mécanismes de prise de décision : les politiques professionnels (exécutif/législatif, gouvernement/ parlement) et leurs décisions y ont leur place et les référendums d’initiative populaire n’interviennent que lorsque les citoyens veulent vérifier concernant certaines décisions politiques quelle est la volonté démocratique de la majorité des citoyens


                      • C.Laborde 24 décembre 2007 20:35

                        « Par chance nous avons un modèle car la démocratie directe ... est en place en Suisse. »

                        Pas d’euphorie mal placée. Pour vivre en Suisse, je peux vous dire que l’on y est loin d’une démocratie idéale. Il suffit de voir les affiches lors d’une « votation » comme on dit ici. Le vrai pouvoir est toujours l’argent, et comme partout, l’argent est à droite. Donc la droite peut manipuler l’opinion, presque, à volonté. Les exceptions sont très rares.

                        Le préalable à toute réelle expression démocratique est la liberté et l’indépendance de l’information qui, en Suisse comme en France, ne sont pas assurées.


                      • Laurent_K 22 novembre 2007 20:16

                        Tout d’abord merci pour cet article argumenté. Je suis en total désaccord avec vous mais j’ai quand même trouvé votre article intéressant et ai voté en conséquence (il me semble qu’on confond souvent intéressant avec être ou non d’accord avec le contenu de l’article). De même, je respecte votre courage de défendre une position largement minoritaire dans le pays.

                        Sur le fond, par contre, je pense que vous vous trompez du tout au tout.

                        1°) Les nonistes n’ont jamais été au pouvoir et toute la politique des ouiouistes a été de dénigrer le non pour s’en affranchir. Reprocher aux nonistes n’ayant jamais été au pouvoir de n’avoir pas pu faire de contre-proposition ne tient donc pas la route.

                        2°) Chaque pays a le droit de dire oui ou non indépendamment des décisions de ses voisins. Cela risque de bloquer l’Europe ? Et alors ? Ce n’est pas la faute des Français ou des Hollandais si le traité ne prévoyait rien de sérieux en cas de rejet du texte.

                        3°) Sur les 18 pays qui ont approuvé le texte, 16 l’ont fait sans consulter leurs citoyens.Quand on voit l’écart abysssal entre les résultats de l’approbation parlementaire en France et aux Pays-bas, tout laisse à penser que d’autres pays auraient dit non s’ils avaient tenu un référendum. Cette probabilité était d’ailleurs tellement élevée que 5 pays ont préféré ne pas même poser la question.

                        4°) Que Sarkozy et l’UMP aient été élus légitimement n’est pas contestable. Que pour autant ils aient obtenu carte blanche pour revenir sur le résultat d’un référendum l’est par contre. La promesse de Sarkozy était un traité simplifié. On en est loin (jetez donc un oeil sur www.traite-de-lisbonne.fr pour voir la simplicité du traité en question).

                        5)° Le traité de Lisbonne est un remake du traité rejeté en 2005. Les textes en l’état continuent même de renvoyer à des articles du TCE ! La réponse concernant ce texte est donc déjà connue : c’est non.

                        6°) Si Sarkozy refuse un référendum, c’est justement parce qu’il s’attend à un non. C’est tout simplement un déni de démocratie qui retire toute légitimité à son acte (légal par ailleurs j’en conviens). Et dire qu’« Il prend acte de la supériorité de fait de l’Union européenne par rapport au vote référendaire du 29 mai » est une autre façon de dire que l’Europe telle qu’elle se construit est une ennemie de la démocratie.

                        On ne parle pas de décider quel doit être le taux de glucose dans les confitures d’anchois serbo-croates mais de nos liberté les plus élémentaires. L’Europe a pris de plus en plus de pouvoirs mais elle reste une structure technocratique non démocratique. La démocratisation de l’UE est une réforme que ni le TCE ni le traité de Lisbonne se gardent bien de faire. Or chaque fois que quelqu’un a cherché à construire l’Europe contre ses peuples, ça s’est toujours très mal terminé.

                        L’Europe anti-démocratique du traité de Lisbonne ne peut que déboucher sur l’explosion de l’union européenne. Voilà pourquoi ce traité doit être rejeté. Parce qu’il s’attaque à la démocratie et in fine à la construction européenne elle-même.


                        • vieuxcon vieuxcon 22 novembre 2007 23:32

                          je suis assez d’accord avec la majorité des commentaires, donc assez en désaccord avec le fond de l’article. En effet, je ferais un distinguo entre L’Europe des 9 voir des 12 et L’Europe des 25. Il est clair, quand on discute avec les habitants de ces pays, qu’ils sont tous majoritairement Européen. Et pourtant, combien d’allemands ,de belges de luxembourgeois ou d’italiens m’ont remerciés pour le non de la France ? C’est incroyable, comme le français à grandi dans le cœur de ces européens. Mais non je ne plaisante pas. Les Européens sont content que nous fassions partie d’une même entité, mais bien peu sont ceux qui si on leur avait demandé auraient votés oui au traité tel qu’il se présentait. Ce que les européens attendent de l’europe, c’est qu’elle rapproche les peuples, pas qu’elle oppose le plombier polonais au plombier français. Ce que les Européens attendent de l’europe, c’est qu’elle les protège. Qu’elle les protège de la mondialisation, qu’elle les protège des guerres, qu’elle les protèges des excès du libéralisme. En fait pas très loin des raisons du vote des Français ou des Hollandais. Le vote des nouveaux entrants, à l’époque, aurait sans doute confirmé le oui. Mais pour des raisons différentes. Simplement par ce que ces nouveaux européens, espèrent sans doute avec raison, que leur niveau de vie va augmenter. Mais dans un bon nombre de ces nouveaux pays européens, le sentiment de doute s’installe déjà. Passer d’un système de planification ou l’état fournissait tout, mais pas forcément au bon moment, à un système de capitalisme, ou tout est disponible, mais pas forcément accessible commence à laisser un gout amer. J’ai ainsi entendu un hongrois me dire, avant j’avais de la mauvaise viande, et je devais manger ce qu’il y avait dans les magasins. A présent il y a des morceaux superbes, mais je ne peu plus me payer de viande. Bien sur j’aimerais lui expliquer, que c’est transitoire, que ça ira mieux demain, comme on me l’a dit toute ma vie. Mais j’hésite, et je me demande si je ne ferais pas mieux de dire, comme je le fais pour mon petit fils, que tout ça se sont des contes, que tout ce qu’il voit dans les catalogues de pub n’existe pas dans le monde réel, que ce ne sont que des rêves, comme les princesses et les citrouilles. Qu’aux douze coups de minuit, il faudra ouvrir nos portefeuilles, à ses parents et à moi, et qu’ils seront toujours aussi vides. Je préfère lui raconter cela à mon petit fils, plutôt de découvrir un jour, qu’il à piqué le sac à main d’une vielle encore plus pauvre que nous, juste pour ce payer une part de ce mirage.


                          • Mysticman Mysticman 22 novembre 2007 23:42

                            Non au référendum oui au vote parlementaire !


                            • Laurent_K 22 novembre 2007 23:54

                              Faudrait argumenter un peu pour que votre commentaire présente un intérêt.


                            • René de Beauregard René de Beauregard 23 novembre 2007 10:32

                              @Laurent_K : Merci pour ce commentaire, auquel je vais essayer d’apporter une réponse point par point : 1 - Les Nonistes n’ont jamais été au pouvoir... Cela n’empêche pas de faire des propositions. Il n’y a pas eu de débat sur le Traité lors des élections présidentielles. Je n’ai pas souvenir que ni Besancenot, ni Bové, ni Buffet, ait commencé le quart du début d’un contre-traité. On IMAGINE une autre Europe, rien de plus. Ce n’est pas avec de l’imagination que l’on va convaincre les autres pays. On ne peut négocier que sur des textes et des thèses existantes. Les Nonistes ont laissé passer le train de l’histoire entre 2005 et 2007.

                              2 - Chaque pays a le droit de dire oui ou non ... Je suis d’accord. Le meilleur mode de scrutin aurait été un référendum global le même jour au niveau européen. Cela n’est pas prévu dans les institutions européennes. On aurait pu inaugurer ce mode pour ce traité. C’est trop tard pour cette fois-ci, et on ne refait pas l’histoire. Mon article se base sur ce qui s’est passé, pas sur ce qui aurait pu ou du se passer.

                              3 - Sur les 18 pays qui ont approuvé le texte, 16 l’ont fait sans consulter leurs citoyens... Le référendum n’existe pas dans beaucoup de pays. Un autre commentateur cite le cas de l’Allemagne et des élections de 1933. L’Allemagne a fait ce choix compte-tenu de son histoire propre. Qui sommes-nous pour prétendre mieux juger qu’eux de leur manière de vivre leur démocratie ? De toutes façons, si l’on considère que la démocratie représentative telle que nous la connaissons est une trahison de la volonté populaire, le débat change de nature.

                              Je crois avoir eu l’honnêteté de ne pas chercher à masquer la réalité en diant que « Les partisans du vote parlementaire doivent aller au bout de leur logique qui est un forçage de l’expression du référendum. Ce forçage ayant été largement, mais pas totalement, validé par 2 élections successives »

                              4 - Que pour autant ils aient obtenu carte blanche pour revenir sur le résultat d’un référendum ... J’ai répondu dans l’article, il me semble. Ils n’ont pas obtenu carte blanche, mais cela n’a pas soulevé non plus de protestations ni de débat lors des élections présidentielles et législatives. Il n’est pas trop tard pour les partisans du référendum à tout prix, de s’exprimer, de proposer et de se battre pour leurs idées. C’est une autre forme d’expression démocratique qui parfois l’emporte ( voir mon exemple sur l’école privée )

                              5 - Le traité de Lisbonne est un remake du traité rejeté en 2005... Oui. Mais encore une fois qu’avons-nous proposé ? Quel moyens avons-nous de convaincre nos partenaires de revenir sur leur Oui ?

                              6 - Si Sarkozy refuse un référendum, c’est justement parce qu’il s’attend à un non. C’est tout simplement un déni de démocratie qui retire toute légitimité à son acte (légal par ailleurs j’en conviens)... Je ne dis pas autre chose. Légal mais égratignant la légitimité. Elle n’est pas totalement retirée. Le problème, et c’est là le coeur de cet article est qu’il n’y a que 2 alternatives : Un référendum sur le même traité = un NON. L’expérience des deux dernières années 2005-2007 montrent que tout est bloqué. Cela bloquera encore plus, et débouchera probablement sur une dislocation de l’Europe. Quelles que soient les critiques sur son mode de fonctionnement actuel que je partage pour la plupart, je n’imagine pas de casser 50 ans d’histoire. Je ne veux pas prendre le risque de revenir aux blocs rivaux, puis pire encore, de la première moitié du XXème siècle. Ce vote parlementaire laissera ouvert beaucoup de nouvelles possibilités dont beaucoup sont réclamés par les commentateurs : Une Europe plus démocratique, des référendums d’expression populaire.. Tout cela reste possible. Soyez assurés qu’un nouveau NON de la France rendra impossible toutes ces avancées. Le choix est là. Il y avait peut-être la possibilité d’un 3ème choix entre 2005 et 2007. Les Nonistes ont laissé passer cette chance-là. Trop tard.


                              • Laurent_K 24 novembre 2007 00:21

                                Je vois votre réponse juste maintenant. Je crois que vous recevez un mail même si ce n’est plus l’édition du jour alors je prends le temps de vous répondre.

                                1°) D’une part, il me semble que vous réduisez les nonistes à l’extrême-gauche alors que cela ne correspond pas à la réalité ni des urnes ni des sondages. Additionnez les voix de la LCR, du PCF, et même celles du FN (à l’autre extrême) et de De Villier, vous n’atteignez pas 55%. La grande leçon que je tire de ce vote est le divorce de l’électorat (notamment socialiste et centriste) des partis officiels sur ce sujet. Depuis, ces partis ont verrouillé leurs appareils contre les nonistes et n’ont présenté quasiment que des candidats ouiouistes. Pas étonnant que l’Europe ait été planquée sous le tapis pendant la campagne présidentielle... D’autre part, il y a eu des propositions de traités de la part des nonistes. Allez simplement sur le site d’Etienne Chouard et vous verrez un projet de constitution européenne.

                                2°) Cela aurait en effet eu plus de sens que les référendums aient tous lieu le même jour. Mais il ne pouvait s’agir d’un seul grand référendum car il aurait supposé acquis le résultat -l’acceptation d’une constitution supra-nationale- avant d’avoir le résultat des votes.

                                3°et 4°) Le fait que certains pays n’autorisent pas le référendum est-il signe que c’est un mauvais outil ou que leur démocratie est incomplète ? Je penche sur la deuxième solution. Et pour la validation de la politique de forçage par les ouiouistes, je vous renvois au point 1.

                                5°) Je vous renvois sur l’exemple d’Etienne Chouard à nouveau (bien qu’il ne soit pas seul à avoir entamé ce type de projets)

                                6°) Je ne suis pas d’accord sur le fait que l’Europe ait été bloquée par les deux non. Jamais l’union européenne n’a sorti autant de textes que ces deux dernières années preuve qu’elle arrive encore à fonctionner. Cependant, il y a bel et bien crise mais pas à cause des non qui ne sont que les conséquences de la maladie dont souffre l’union européenne : l’absence de démocratie. Et désolé de vous décevoir mais le traité de Lisbonne n’instaure pas plus de démocratie. Au contraire, comme il étend les pouvoirs de l’union sans instaurer de contrepouvoir démocratiques, il réduit la démocratie des pays qui seront sous son joug.

                                Je crains de plus en plus que cette voie sans issue ne débouche sur un éclatement de la construction européenne.


                              • judel.66 23 novembre 2007 13:49

                                le projet actuel n’est qu’une copie du giscard nous sommes roulés.....ce qui arrive au Kosovo devrait pourtant ouvrir les yeux de beaucoup d’inconditionnels qui n’ont pas lu ou compris la portée de l’article II-70 du tce giscard ...n’est il pas trop tard pour le lire et comprendre sa portée....

                                et la défense européenne ???


                                • Creon 24 novembre 2007 18:43

                                  Je vous rappelle qu’un célèbre noniste a été premier ministre en France : Laurent Fabius ! Après cette petite rectification je tiens à vous rappeller que le non au référendum n’est pas responsable des blocages au sein de l’union mais qu’il s’agit seulement de conflits d’intérêts de plusieurs gouvernements populistes qui ne peuvent avoir les mains libres pour faire des propositions constructives car ils ont basé leur popularité sur la peur de l’autre et sur des idéologies nationalistes incompatibles avec le besoin de consensus d’une europe à 25 et à 27. De plus le PPE qui est au pouvoir depuis longtemps maintenant au sein de l’union a déjà tout tenté pour libéraliser l’économie de l’union et ne peut plus rien faire à par attendre que l’enrope se vide de ses services publics...


                                  • ddacoudre ddacoudre 30 novembre 2007 22:29

                                    bonjour rené

                                    j’ai voté oui pour ton article et non pour le traité.

                                    tu fais un bon exposé, avec peut être une comparaison non fondé sur la peine de mort car cela n’est pas de même nature.

                                    le commentaire de blackeagle est bon ainsi que d’autres. je te colle le commentaire que j’ai adressé à odile pour son article sur le même sujet qui défend l’idée inverse.

                                    je crois qu’il va éclairer certain paradoxe.

                                    ensuite les « nonistes » avait des intérêts différents et divergents ce qui n’a pas fourni la possibilité d’une nouvelle proposition commune, mais les raison de l’opposition étaient connu, et il n’y a eu aucune démarche pour les intégrer ou les négocier, puisque Sarkozy n’était qu’un opposant de circonstance.

                                    Bonjour odile

                                    Bonne analyse. Je vais la poursuivre si je peux, nous avons franchi un certain nombre d’étape en passant du religieux au politique et maintenant à l’économie.

                                    Le religieux avait besoin de sacré, le politique de morale, l’économique de monnaie. Le religieux développe un mythe fondateur, le politique des représentation du peuple, et l’économie des structures d’exploitations. Le religieux développe le ses communautaires, le politique des sociétés organisationnelle, l’économie des système dominants. Le religieux à des détenteurs de la foi, le politique des représentations des peuples, et l’économie à des chefs dictatoriaux.

                                    Bien sur ce n’est pas aussi tranché dans la vie sinon nous aurions toujours des visions claires des choses. Ceci dit une chose est claire lorsque nous travaillons dans une entreprise nous oeuvrons dans une organisation de la production sous l’égide d’un pouvoir totalitaire.

                                    Chacun d’entre nous a donc une vision claire de sa source de revenu et d’où provient la richesse par un regard immédiat.

                                    Ensuite la valorisation de l’entreprise qui a suivit l’arrivé au pouvoir de Mitterrand a réconcilié les salariés avec l’entreprise, alors que leurs rapports étaient plutôt conflictuel sous la poussée de la pensée socialiste qui se voulaient une alternative de l’action syndicale, si bien qu’il y eu une pose revendicative qui leur fut néfaste, car les salariés finirent par attendre du pouvoir politique ce qu’il devaient conquérir par leur solidarité de classe organisé.

                                    Les difficultés successives ne concourant pas au redressement significatif de l’emploi et les campagnes de libéralisation privative et le dénigrement quasi systématique du public et des hommes politiques, encensera les manageurs qui sous cette conjonction n’ont pas manqué de se graisser leurs salaires l’on s’en souvient.

                                    Corrélativement il y a eu une poussé de la société civile que tu évoques qui est issus du droit de tout individus de pouvoir s’associer pour défendre ses intérêts particuliers.

                                    Sauf tous ne disposent pas des mêmes moyens et il y a eu une espèce de recherche d’homme miracle qui serait indépendance, de quoi d’ailleurs, serait-il anti démocratique d’avoir des idéaux politiques qu’il faille choisir des hommes à partialité économique présentés comme indépendants, car c’était cette fin qu’ils étaient investis parfois.

                                    Ainsi il y a la situation comportementale que tu décris où l’on voit l’expression du peuple sur le vote du TCE ignoré pour nous le resservir dans l’évitement référendaire, et ce même président se référer au vote des électeurs pour appliquer sa politique, avec le volontarisme d’un chef d’entreprise.

                                    Donc le peuple refuse l’union économique qui est une Europe qui consacre constitutionnellement le « libéralisme capitalistique » (c’est-à-dire sans philosophie humaniste : tout marchand y compris la vie), et ils votent au présidentielle pour un candidat qui en est le leader et dont la tâche consiste à déstructurer la réglementation du travail et d’assurer la sécurité d’exploitation du monde de l’entreprise contre la violence qu’elle engendre par la croissance de la pauvreté.

                                    Ce sont la les principes de base défini par l’accord de l’AGSC de 1994 et renégocié par OMC du « libéralisme capitalistique » et dont nous trouvons la source dans le libéralisme mais l’application qui en est faite est restrictive dans l’intérêts des oligarchie comme tu le dis.

                                    Je comprends au travers de cela que le vote Sarkozy fut un vote sécuritaire, mais il y a de forte chance qu’ils le paient au prix du développement de la pauvreté source de violence.

                                    Je ne sais par où l’on va s’en sortir mais certainement pas par un futur paisible à moins que l’industrialisation des consciences ne produisent que l’asservissement de l’esprit se vers quoi nous tendons avec les futures lois sur l’enseignement universitaire.

                                    Je ne vais pas te dire que les français sont immatures, mais ils ne sont pas en mesure d’infléchir ceux qui prennent la liberté de se passer de leur assentiment puisqu’ils savent qu’ils seront de toutes les manières réélus, à droite ou à gauche (excuse moi de ne pas détailler les nuances.

                                    Pour suivre mon raisonnement il faut avoir en mémoire une étude des comportements des français depuis 1999. Je te la joins tu verra que beaucoup de situation deviennent claire, y compris la campagne politique de Sarkozy.

                                    Dans la vie de tous les jours les Français disent compter sur leur famille et amis pour 82%, sur eux-mêmes 68%, tandis que seulement 2% accordent leur confiance aux partis politiques.

                                    Dans le même temps les Français attendent de l’État qu’il agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen.

                                    Pourtant ils attendent de l’Entreprise, considération, restauration de liens sociaux par la convivialité et qu’elle invente des solutions aux problèmes contemporains. (enquête CCA, 1999).

                                    Une manière comme une autre de dire qu’ils sont à la recherche d’une réponse pour eux-mêmes, une réponse à la dichotomie due à la contrainte imposée par la nécessité de vivre une autonomie.

                                    Une autonomie dont un des moindres paradoxes est celui énoncé plus haut. C’est à dire que les Français attendent tout d’eux même, sauf de leur propre organisation politique (gestion de la cité, du pays) dans laquelle pourtant ils peuvent exercer leur responsabilité de citoyen.

                                    Ils ne s’investissent pas dans les structures politiques faites pour leur permettre d’exprimer leurs responsabilités d’acteurs décisionnaires et gestionnaires de la cité et de la nation ; structures dans lesquelles, justement, ils pourraient définir leurs conceptions de la liberté et de l’autonomie et satisfaire leurs attentes.

                                    Cependant ils attendent tout de ce qui les « aliène », l’Entreprise, dont ils retirent un sentiment d’autonomie par la double capacité de production/consommation qu’elle leur fournit, et à laquelle les prépare essentiellement le système éducatif.

                                    Ils espèrent que la satisfaction de leurs attentes viendra de la structure productrice qu’est l’Entreprise, dont l’objectif historique affiché, n’est pas de fixer un projet de société, mais d’exploiter au mieux la capacité de travail des individus pour enrichir quelques-uns uns d’entre eux.

                                    Entreprise, dont ce qui paraît être le caractère social, n’est que la nécessité pour elle de devoir redistribuer par obligation (conflits) une part de la richesse collectée afin de préserver ses propres attentes monopolistiques au travers d’une organisation concurrentielle débridée.

                                    Il n’y a donc pas une immaturité de la population mais un véritable asservissement à l’entreprise que vient troubler ce vote sur l’institution européenne, et si tu te souviens des discours qui ont suivi ce non, venant de droite ou de gauche, « les français n’ont rien compris, ils se sont trompés ».

                                    Et notre président voulant surfer sur le courant majoritaire s’en est servi pour maintenant se parjurer.

                                    J’espère que mon commentaire complètera le tient.

                                    Cordialement.


                                    • ddacoudre ddacoudre 30 novembre 2007 22:35

                                      bonjour rené

                                      j’ai voté oui pour ton article et non pour le traité.

                                      tu fais un bon exposé, avec peut être une comparaison non fondé sur la peine de mort car cela n’est pas de même nature.

                                      le commentaire de blackeagle est bon ainsi que d’autres. je te colle le commentaire que j’ai adressé à odile pour son article sur le même sujet qui défend l’idée inverse.

                                      je crois qu’il va éclairer certain paradoxe.

                                      ensuite les « nonistes » avait des intérêts différents et divergents ce qui n’a pas fourni la possibilité d’une nouvelle proposition commune, mais les raison de l’opposition étaient connu, et il n’y a eu aucune démarche pour les intégrer ou les négocier, puisque Sarkozy n’était qu’un opposant de circonstance.

                                      Bonjour odile

                                      Bonne analyse. Je vais la poursuivre si je peux, nous avons franchi un certain nombre d’étape en passant du religieux au politique et maintenant à l’économie.

                                      Le religieux avait besoin de sacré, le politique de morale, l’économique de monnaie. Le religieux développe un mythe fondateur, le politique des représentation du peuple, et l’économie des structures d’exploitations. Le religieux développe le ses communautaires, le politique des sociétés organisationnelle, l’économie des système dominants. Le religieux à des détenteurs de la foi, le politique des représentations des peuples, et l’économie à des chefs dictatoriaux.

                                      Bien sur ce n’est pas aussi tranché dans la vie sinon nous aurions toujours des visions claires des choses. Ceci dit une chose est claire lorsque nous travaillons dans une entreprise nous oeuvrons dans une organisation de la production sous l’égide d’un pouvoir totalitaire.

                                      Chacun d’entre nous a donc une vision claire de sa source de revenu et d’où provient la richesse par un regard immédiat.

                                      Ensuite la valorisation de l’entreprise qui a suivit l’arrivé au pouvoir de Mitterrand a réconcilié les salariés avec l’entreprise, alors que leurs rapports étaient plutôt conflictuel sous la poussée de la pensée socialiste qui se voulaient une alternative de l’action syndicale, si bien qu’il y eu une pose revendicative qui leur fut néfaste, car les salariés finirent par attendre du pouvoir politique ce qu’il devaient conquérir par leur solidarité de classe organisé.

                                      Les difficultés successives ne concourant pas au redressement significatif de l’emploi et les campagnes de libéralisation privative et le dénigrement quasi systématique du public et des hommes politiques, encensera les manageurs qui sous cette conjonction n’ont pas manqué de se graisser leurs salaires l’on s’en souvient.

                                      Corrélativement il y a eu une poussé de la société civile que tu évoques qui est issus du droit de tout individus de pouvoir s’associer pour défendre ses intérêts particuliers.

                                      Sauf tous ne disposent pas des mêmes moyens et il y a eu une espèce de recherche d’homme miracle qui serait indépendance, de quoi d’ailleurs, serait-il anti démocratique d’avoir des idéaux politiques qu’il faille choisir des hommes à partialité économique présentés comme indépendants, car c’était cette fin qu’ils étaient investis parfois.

                                      Ainsi il y a la situation comportementale que tu décris où l’on voit l’expression du peuple sur le vote du TCE ignoré pour nous le resservir dans l’évitement référendaire, et ce même président se référer au vote des électeurs pour appliquer sa politique, avec le volontarisme d’un chef d’entreprise.

                                      Donc le peuple refuse l’union économique qui est une Europe qui consacre constitutionnellement le « libéralisme capitalistique » (c’est-à-dire sans philosophie humaniste : tout marchand y compris la vie), et ils votent au présidentielle pour un candidat qui en est le leader et dont la tâche consiste à déstructurer la réglementation du travail et d’assurer la sécurité d’exploitation du monde de l’entreprise contre la violence qu’elle engendre par la croissance de la pauvreté.

                                      Ce sont la les principes de base défini par l’accord de l’AGSC de 1994 et renégocié par OMC du « libéralisme capitalistique » et dont nous trouvons la source dans le libéralisme mais l’application qui en est faite est restrictive dans l’intérêts des oligarchie comme tu le dis.

                                      Je comprends au travers de cela que le vote Sarkozy fut un vote sécuritaire, mais il y a de forte chance qu’ils le paient au prix du développement de la pauvreté source de violence.

                                      Je ne sais par où l’on va s’en sortir mais certainement pas par un futur paisible à moins que l’industrialisation des consciences ne produisent que l’asservissement de l’esprit se vers quoi nous tendons avec les futures lois sur l’enseignement universitaire.

                                      Je ne vais pas te dire que les français sont immatures, mais ils ne sont pas en mesure d’infléchir ceux qui prennent la liberté de se passer de leur assentiment puisqu’ils savent qu’ils seront de toutes les manières réélus, à droite ou à gauche (excuse moi de ne pas détailler les nuances.

                                      Pour suivre mon raisonnement il faut avoir en mémoire une étude des comportements des français depuis 1999. Je te la joins tu verra que beaucoup de situation deviennent claire, y compris la campagne politique de Sarkozy.

                                      Dans la vie de tous les jours les Français disent compter sur leur famille et amis pour 82%, sur eux-mêmes 68%, tandis que seulement 2% accordent leur confiance aux partis politiques.

                                      Dans le même temps les Français attendent de l’État qu’il agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen.

                                      Pourtant ils attendent de l’Entreprise, considération, restauration de liens sociaux par la convivialité et qu’elle invente des solutions aux problèmes contemporains. (enquête CCA, 1999).

                                      Une manière comme une autre de dire qu’ils sont à la recherche d’une réponse pour eux-mêmes, une réponse à la dichotomie due à la contrainte imposée par la nécessité de vivre une autonomie.

                                      Une autonomie dont un des moindres paradoxes est celui énoncé plus haut. C’est à dire que les Français attendent tout d’eux même, sauf de leur propre organisation politique (gestion de la cité, du pays) dans laquelle pourtant ils peuvent exercer leur responsabilité de citoyen.

                                      Ils ne s’investissent pas dans les structures politiques faites pour leur permettre d’exprimer leurs responsabilités d’acteurs décisionnaires et gestionnaires de la cité et de la nation ; structures dans lesquelles, justement, ils pourraient définir leurs conceptions de la liberté et de l’autonomie et satisfaire leurs attentes.

                                      Cependant ils attendent tout de ce qui les « aliène », l’Entreprise, dont ils retirent un sentiment d’autonomie par la double capacité de production/consommation qu’elle leur fournit, et à laquelle les prépare essentiellement le système éducatif.

                                      Ils espèrent que la satisfaction de leurs attentes viendra de la structure productrice qu’est l’Entreprise, dont l’objectif historique affiché, n’est pas de fixer un projet de société, mais d’exploiter au mieux la capacité de travail des individus pour enrichir quelques-uns uns d’entre eux.

                                      Entreprise, dont ce qui paraît être le caractère social, n’est que la nécessité pour elle de devoir redistribuer par obligation (conflits) une part de la richesse collectée afin de préserver ses propres attentes monopolistiques au travers d’une organisation concurrentielle débridée.

                                      Il n’y a donc pas une immaturité de la population mais un véritable asservissement à l’entreprise que vient troubler ce vote sur l’institution européenne, et si tu te souviens des discours qui ont suivi ce non, venant de droite ou de gauche, « les français n’ont rien compris, ils se sont trompés ».

                                      Et notre président voulant surfer sur le courant majoritaire s’en est servi pour maintenant se parjurer.

                                      J’espère que mon commentaire complètera le tient.

                                      Cordialement.


                                      • Dolores 20 janvier 2008 19:30

                                        Vous pensez donc que la France n’est pas une démocratie et que les politiques ont le droit de se conduire en dictateurs en ne tenant aucun compte du vote des Fançais.

                                        En poursuivant la logique de votre discours, pourquoi irion-nous voter à quelque élection que ce soit ?

                                        Le politiques feraient bien mieux que le peuple en s’élisant eux-mêmes, n’est-ce pas ?!!!!!!!!!

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