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Accueil du site > Actualités > Europe > Pour une Europe socialiste

Pour une Europe socialiste

Le socialisme est à l’origine une idée française qui partait du principe qu’il fallait organiser la société. L’inventeur en fût Pierre Leroux qui en 1834 publie dans "La revue encyclopédique" l’idée socialiste qui sera de ne pas sacrifier une valeur républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité. Autrement dit le socialisme a été voulu à l’origine pour défendre et diffuser les valeurs républicaines. Pour le socialisme l’idéal est républicain. Il faut s’en souvenir et le revendiquer encore plus fortement.
Or ce socialisme là a été rapidement débordé par le social-marxisme qui a imposé la lutte des classes comme moteur du changement et qui est devenu le communisme. Puis il s’est développé comme un compromis au capitalisme libéral. C’est la social-démocratie. Ces deux branches du socialisme se sont tellement imposées qu’elles ont fini par occulter notre base fondamentale que sont les valeurs républicaines.

Si on applique justement les bases républicaines à notre action alors nous sommes capable de sortir de l’ornière idéologique dans laquelle on veut nous enfermer : nous ne serions que les représentants d’une partie du peuple contre l’autre, nous défendrions le peuple contre la justice et la police, nous défendrions les immigrés contre les français de souche, les fonctionnaires contre les travailleurs du privé, etc... C’est ainsi que cet enfermement nous a poussé à faire le chemin inverse à l’extrême. On a tellement voulu montrer que le socialisme était moderne qu’on l’a "libéraliser" à l’excès. Nous sommes devenus des sociaux-libéraux. Nous avons conduit une politique de droite lorsque nous étions au pouvoir avec des avancées sociales. Et même à l’intérieur du parti socialiste certains ne voulaient pas que l’on mette de frein à la libre circulation du capital au début des années 2000.

Le crise financière a mis le socialisme au pied du mur. Face à l’écroulement du système capitaliste financier, le socialisme doit se revendiquer lui-même et redevenir ce qu’il n’aurait jamais cessé d’être : le social-humanisme. C’est-à-dire construire une société permettant à chaque être humain de construire sa liberté d’épanouissement quelle que soit sa condition de naissance, c’est l’égalité qui permet de concevoir de donner des chances à tout le monde, et ceci dans un esprit de fraternité, c’est-à-dire qui se conçoit non dans une compétition l’un contre l’autre mais dans un esprit de soutien et de construction en commun. Au capitalisme libéral qui propose le moi d’abord, le socialisme promet le tous ensemble.
C’est donc bien cela que nous devons opposer comme alternative au modèle capitaliste libéral. D’autant plus que nous ne sommes pas contre la propriété individuelle, qui est une liberté, ni contre le marché, qui est un lieu d’échange et d’épanouissement matériel. mais nous n’accepterons plus que ce marché se fasse au détriment des travailleurs, donc des humains, qui le font tourner et prospérer. C’est en cela que nous sommes socialistes. Nous sommes pour un ordre juste à l’intérieur de la société qui s’appuie sur une valeur essentielle : le respect humain.

C’est cette vision d’avenir que nous devons proposer à l’Europe. Mais sommes-nous prêts ? Nos camarades européens partagent-ils tous cette même envie, cette même volonté ou ne souhaitent-ils que le social-libéralisme ? C’est toute l’ambiguïté du PSE. Le parti socialiste français en est le groupe le plus puissant mais ce sont les travaillistes anglais qui mènent le combat idéologique. Il faut en finir et revenir aux sources du socialisme républicain. Il faut imposer de nouveau à l’Europe cette vision humaniste de l’avenir. Il n’est plus temps de tergiverser et pourtant c’est ce que nous faisions. Le Manifesto bien qu’inspiré par le socialisme français, donc le pacte présidentiel, est conçu pour laisser libre cours aux interprétations différentes sur le développement socialiste. Autrement dit nous n’avons pas encore gagner franchement le combat idéologique en Europe parmi nos partenaires. Et c’est ce manque de visibilité qui nous pénalise parmi nos concitoyens qui pensent que de toutes façons notre projet ne sera pas socialiste mais une adaptation au libéralisme.

Pourtant ce manifesto est aussi un premier pas important. Peut-être est-ce encore trop tôt mais en tout cas ce sera la voie à suivre pour l’avenir. Il nous faudra continuer à construire sur cette base et sur ces valeurs pour affirmer pleinement notre idéal socialiste. Et c’est à cette seule condition que nous convaincrons pleinement les citoyens de nous faire confiance.
 

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5 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 5 juin 2009 13:18

    Heu. On vous a déjà dit Non à l’Europe, enfin à Votre Europe, qui n’est pas la notre.


    • Le citoyen engagé asse42 5 juin 2009 14:41

      Oui je le pense aussi :))


    • ASINUS 5 juin 2009 15:56



      mon papy disait les socialistes

      c est comme les radis


      rose dessus blanc dessous !


      • xray 5 juin 2009 18:35

         

        Votez d’abord ! On vous expliquera ensuite ! 

        Le Grand Guignol politique 
        http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/ 

        Le piège européen :
        Le piège est fermé définitivement. Il ne s’ouvrira plus. Vous pouvez voter pour ce qu’il vous plaira. Cela n’a plus aucune importance.  

        Par sa disparité d’intérêts nationaux, l’Europe est ingérable. 
        On peut même affirmer inconstructible. 
        Les hauts fonctionnaires le savent parfaitement mais ils gagnent à se taire. 
        Pour ceux qui détiennent le pouvoir, la seule échappatoire est de pourrir la vie du plus grand nombre
        On peut compter sur les élus européens pour s’y employer. 

        Votez d’abord ! On vous expliquera ensuite ! 

        La misère est le fondement de la société de l’argent. 

        (Le malade,  l’industrie première.) 


        • Marianne Marianne 6 juin 2009 11:58

           

          On a tellement voulu montrer que le socialisme était moderne qu’on l’a « libéraliser » à l’excès. Nous sommes devenus des sociaux-libéraux. Nous avons conduit une politique de droite lorsque nous étions au pouvoir avec des avancées sociales. Et même à l’intérieur du parti socialiste certains ne voulaient pas que l’on mette de frein à la libre circulation du capital au début des années 2000."

          Enfin une once d’autocritique de la part d’une électrice socialiste. Mais je ne vois pas en quoi S. Royal qui louche sur une alliance avec le centriste Bayrou, ancien ministre de Balladur, pourrait remédier à la chose. Quant à son joli minois qui lui sert de papier cadeau, on en a rien à fiche.

          Pour une Europe socialiste au sens où l’entendait Jaurès et non ces pâles successeurs au service des puissants, électeurs socialistes qui avez voté NON au TCE en 2005, faîtes comme Mélenchon, transgressez !
          Pour une fois, changez vos habitudes, dimanche votez Front de gauche...

          Pour que l’espoir renaisse à gauche :


          http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/pour-que-l-espoir-renaisse-a-56997

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