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Accueil du site > Actualités > Europe > Premières leçons de la tragédie grecque

Premières leçons de la tragédie grecque

Bien sûr, il est encore trop tôt pour tirer toutes les conclusions de la crise grecque, commencée il y a cinq ans et que l’élection de Syriza vient de mettre sur de nouveaux rails. Néanmoins, toutes ces années ont déjà démontré beaucoup de choses sur la nature du projet européen tel qu’il est aujourd’hui.

Une Europe bureaucratique, totalitaire, désunie et antisociale
 
Bien sûr, les adorateurs du dieu Europe auront du mal à le reconnaître, mais la crise grecque illustre de manière extrême tous les travers de cette construction. La récente décision de la BCE, hautement politique, de couper les financements des banques grecques, démontre que dans cette Europe, le pouvoir est souvent détenu par des fonctionnaires irresponsables. Jamais personne n’aura un mot à dire sur cette décision, qui fleure bon la dictature pseudo éclairée. Il est aussi difficile de ne pas y voir les tendances totalitaires de cette construction qui dénie trop souvent au peuple de choisir leur destin, refusant un référendum à la Grèce puis déniant à l’élection de janvier la possibilité de changer la direction du pays, comme le note Romaric Godin dans un très bon papier de la Tribune que je recommande.
 
Ce que l’on constate également aujourd’hui, c’est que cette Europe divise le continent plus qu’elle l’unit quand on voit l’évolution des relations entre Berlin et Athènes, ou les oukases d’Helsinki en 2012. Loin d’une impression de coopération, cela donne surtout le sentiment d’une loi du plus fort, qui privilégie les Etats les mieux portants mais aussi, bien sûr, les intérêts des multinationales. Pire, dans le même temps, c’est au nom de cette Europe que l’on a demandé de baisser le salaire minimum de 22 à 32% en Grèce ! Cette Europe, c’est malheur aux moins fortunés et aux moins riches ! Quand on rajoute les crises à répétition depuis 2008, cela donne une impression de jeux du cirque. L’Union Européenne, c’est le retour à l’Empire Romain, mais pas dans sa période la plus glorieuse, qui plus est.
 
Un château de cartes face à la démocratie
 
C’est sans doute pour cette raison que les dirigeants européens avaient refusé le référendum à la Grèce à l’automne 2011. Cette construction, aux racines foncièrement anti-démocratiques, qui veut constamment lier les mains du suffrage universel, par les traités et règles quand ce n’est par le transfert pur et simple des pouvoirs politiques à des fonctionnaires dogmatiques, qui chapeautent un demi-milliard d’âme, semble vaciller devant le choix de dix millions de citoyens. Car demain, Alexis Tsipras peut envoyer balader cette troïka inhumaine et dictatoriale, soit en se refinançant auprès de la Russie et en laissant une ardoise à ses créditeurs tortionnaires, ou même abandonner l’euro et revenir à la drachme.
 
Car malgré toutes les camisoles de papier que sont les traités votés depuis 1986, nous vivons dans des démocraties, et à tout moment, les peuples gardent la capacité de dire « non », comme cela vient d’être fait en Grèce. Même les dictatures les plus autoritaires sont friables, alors une forme d’autoritarisme eurolibéral simplement armé de traités peut à tout instant être renversée par une majorité de citoyens. Pour cela, merci aux Grecs et merci à Syriza de nous le rappeler. Alors que nos dirigeants ne cessent de nous dire que nous n’avons pas le choix, Athènes nous démontre aujourd’hui que si, même au bord du gouffre, on a toujours le choix. Et c’est un magnifique message venu du berceau de la démocratie.
 
On dit que la démocratie est née à Athènes. Plus de deux mille ans plus tard, c’est au même endroit que la nature folle de cette construction devenue inhumaine et totalitaire, apparaît plus clairement, mais aussi que l’on comprend qu’il suffit d’un vote, un seul, pour s’en détacher, même quand on est au plus mal.

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18 réactions à cet article    


  • Robert GIL Robert GIL 11 février 2015 11:05

    l’europe est incapable d’aider la grece, mais pas les banques !
    .
    voir : ET ÇA CONTINUE : 1140 milliards aux banques sans contrepartie !


    • Piotrek Piotrek 11 février 2015 11:53

      1000 milliards qui n’iront pas huiler la machine économique du monde réel sous forme de crédits, de fonds de roulements, d’investissements de recherche et développement. Non car les banques pensent que la conjoncture est trop pourrie, pourrissement dont elles sont les seules responsables.

      1000 milliards qui iront encore tout droit dans la spéculation financière en gonflant artificiellement le prix des actions. Qui en profite au final ? Les bons gros rentiers qui sont toujours à l’affut d’un exil fiscal et bien sur les banques qui prennent leur petite commission sur toutes les petites opérations.

      L’Europe, le terrorisme, l’Ukraine, la laïcité, la liberté d’expression... quelles aubaines quelles magnifiques diversions !
      La liberté d’expression ça sert à quoi si on la donne à des cons naïfs ?
      Je me répète : c’est la faute aux banques, et le pire c’est qu’on leur a tous donné carte blanche, un peu comme si on demandait à un terroriste de faire la police ou à un extrémiste de mettre en place la laïcité.

      Et ça fait sursauter personne non, la populace va préférer soupeser pendant des semaines le mot que Hollande a utilisé pendant son discours et se mettre à rêver d’un redressement économique... les pauvres cons !


    • César Castique César Castique 11 février 2015 11:24

      "Car malgré toutes les camisoles de papier que sont les traités votés depuis 1986, nous vivons dans des démocraties, et à tout moment, les peuples gardent la capacité de dire « non »..."

       

      Un des problèmes de Tsipras, c’est qu’en l’occurrence, le peuple, c’est un peu plus de 1 votant sur 3 et un peu moins de 1 inscrit sur 4. C’est constitutionnellement suffisant, mais numériquement très faible pour jouer au caïd face à Juncker-Merkel-Schaeuble-Katainen.

       

      De plus, Tsipras est encore gêné aux entournures, si l’on en croit les sondages, par le fait que les Grecs resteraient très attachés à l’U.E. et à l’euro.


      Malgré cela, il lui resterait peut-être encore la ressource de tenter le coup de force anti-U.E. en faisant appel, par-dessus les partis, à l’orgueil des Grecs, à leur nationalisme, a leur rejet des "barbares du Nord"*, pour offrir aux siens, comme Churchill aux Britanniques, le 13 mai 1940 « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ».


      "On dit que la démocratie est née à Athènes. Plus de deux mille ans plus tard, c’est au même endroit..."

       

      ...mais plus avec les mêmes Grecs. Deux mille ans de métissage, ont transformé les Lycurgues en Papandréou, les Solon en Karamanlis et les Périclès en Mitsotakis... On mesure la dégringolade, elle n’incite pas à l’optimisme

       

      * Tous les dirigeants politiques dignes de ce nom, savent qu’il est beaucoup plus facile de mobiliser « contre » que de coaliser « pour », l’être humain est ainsi fait.


      • velosolex velosolex 11 février 2015 11:45

        D’un coté les méchants européens, de l’autre coté les gentils grecs....Si la construction européenne est évidemment bancale, et n’existe pas trop assez, sur le plan politique, j’ai du mal à comprendre le parti pris d’une pensée binaire, visant à absoudre totalement d’un coté, et à accabler de l’autre. 


        Il est vrai que certains ont spéculé de façon honteuse sur la dette grecque, et que celle ci s’est donc artificiellement rallongé. Mais c’est un peu faible tout de même pour justifier un discours totalement à charge d’un coté.

        Les grecs sont loin d’être des anges, et ce n’est pas sans rabâcher le couplet des plus pauvres privés d’électricité qu’on changera cette réalité. Je ne vais pas une fois de plus faire l’éventaire, mais au delà des prêts, ne pas oublier que ce pays, qui a le double d’habitants que la bretagne a obtenu 78 milliards d’euros de subvention gratuites. 
        S’ajoute 100 milliards d’euros d’emprunts privés rachetés par l’europe il y a 3 ans, et abandonnés, pour permettre à ce que l’économie reparte. 

        Ce genre de scandale, je veux parler de cette ile aux 700 aveugles touchant des primes d’invalidité avait défrayé la chronique à l’époque...Que sont devenus nos aveugles ? Siègent ils comme députés européens ?


        L’europe des banquiers, pas seulement.
         C’est trop facile de se donner bonne conscience en jouant cet air de l’argent qui vient de nulle part ; car cet argent vient bien des autres pays, et de l’impot que nous payons tous. 

        Si nous abandonnons nos avoirs, c’est à peu près 700 euros par français qu’il faudra trouver ailleurs, dans nos salaires où les équipements de notre pays. 
        La ligne politique de Stipras ?
         Il pense tenir l’europe par les couilles comme on dit vulgairement. 

        Si vous consultez l’histoire, ce que beaucoup semblent ne pas faire, il y a comme un air de répétition, les gouvernements successifs en Grèce gouvernent de façon scandaleuse et clientéliste quand ils sont au pouvoir, le dénoncent quand ils sont dans l’opposition, et en font un programme politique apte à les faire élire.....

        PUis la roue tourne d’un quart de tour dans le vide. 

        Le pays souffre, évidemment, car le ralentissement exigé est la même médicalisation que celle d’un drogué qu’on soumettrait à l’abstinence, sans substituts....Entre 2000 et 2009 les salaires en Grèce ont augmenté de 60%, soit deux à trois fois de la moyenne européenne. 

        Les coupes, même si elles ont été drastiques, et trop sévère, à partir de 2012 ont été un retour au principe de réalité. Les nationalistes grecs, toujours prêts à accabler l’europe et Berlin, qui se serrait la ceinture à cette époque, ne veulent pas entendre parler de ce genre de calcul honteux, diront ils...On les comprend, ils sont accablants....



        • reprendrelamain reprendrelamain 11 février 2015 16:42

          Tu regardes trop BFM ou Itélé c’est mot à mot ce que les « experts » martèlent comme conneries du 1er janvier au 31 décembre...affligeant !


        • taktak 11 février 2015 11:50

          le scandale de ce nouveau coup d’état financier de la BCE contre la grèce (après Chypre et les autres) confirme ce qu’explique le PRCF depuis maintenant plus de 10 ans. Un PRCF malheureusement censuré par tous les médias.

          Pour la démocratie, la paix et le progrès social, il faut sortir de cette dictature guerrière, totalitaire de l’oligarchie capitaliste qu’est l’Union Européenne.
          Rétablir la souveraineté de la Nation base de la démocratie.
          Brisons les chaines de l’UE., sortons de l’UE

          www.initiative-communiste.fr


          • colere48 colere48 11 février 2015 11:55

            Le vrai problème de l’Europe est l’Allemagne, toujours aussi hégémonique, cette fois-ci économiquement, et pas très honnête...
            En 70 ans les dépenses militaires de la France sont supérieures de 900 Md€ ! et cela continue !
            Nos dettes ont toujours été payées contrairement à l’Allemagne qui à bénéficié de larges et nombreuses annulations de dettes. Sans compter les dettes quelle ne rembourse pas : ie la dette vis à vis de la Grèce , 165 Md€ au prétexte qu’il a prescription.... il n’y a pas de prescription pour les crimes nazi frau Merkel !!!!
            Alors bien sur avec des méthodes de voyous il est plus facile de faire la « belle » ....


            • velosolex velosolex 11 février 2015 12:06

              En 52, les dettes dont vous faites allusion ont été rayés, l’état grec étant une des signataires.

               L’aide qu’elle a reçu par le biais du plan Marshall, ont été d’ailleurs supérieure à cet dette...

              Il faudrait tout de même éviter d’avoir une mémoire hémiplégique....

              Si vous commencer à nier les traités et à exiger les dettes du passé, on va pouvoir aller à nos calculettes, mais à partir de quelle date ?
              Le moyen age ?
              Combien à coûte l’occupation anglaise à la France ?
              Espérons que ça ne donnera pas des idées aux africains qu’on a envahi,et spolié...
              On pourrait les rembourser avec les intérêts des emprunts russes, que Poutine va se faire un plaisir de nous rembourser. 

              Ah, tiens, c’est vrai, les boches ( on peut bien recommencer à les appeler ainsi) nous ont toujours pas remboursé les dégâts de 14- 18, foulant le traité de Versailles aux pieds.....
              Quels salauds !
              Aux armes ,citoyens !....

            • velosolex velosolex 11 février 2015 12:11

              J’ajoute que Tsipras, en remuant ce concept crapuleux, et nationaliste, se distingue pas vraiment des types d’aube dorée, et que cela n’est pas de bonne augure. 


              Quand on joue aux allumettes, attention aux feux qui peuvent partir !

            • César Castique César Castique 11 février 2015 17:20

              « Ah, tiens, c’est vrai, les boches ( on peut bien recommencer à les appeler ainsi)... »

              Pourquoi pas ? Sur la durée, les peuples changent si peu. Tellement peu qu’en 1918, s’agissant des Allemands, le sociologue Gustave Le Bon annonçait Hitler et la prééminence allemande dans l’Europe d’aujourd’hui, par des aphorismes n’ayant pas besoin d’être tortionnés comme les centuries de Nostradamus :

              « Guidée seulement par la raison, l’Allemagne aurait vu que, sans combats et par la simple extension d’une puissance industrielle due à sa richesse houillère et à son éducation technique, elle imposerait son hégémonie à l’Europe. Dominée par son rêve d’ambition mystique elle ne le vit pas. » p. 22

              « Le rêve d’hégémonie de l’Allemagne ayant pris une forme religieuse restera pour l’Europe une source de conflits prolongés. » p. 16

              « Les futures tentatives d’hégémonie industrielle de l’Allemagne seront aussi redoutables que son rêve d’hégémonie militaire.  » p. 107

              "Hier et demain
              Pensées brèves", Flammarion, 1918.

              A partir de là, que devait-on faire ? Soit, on haussait les épaules en parlant d’élucubrations de « raciste » et on traitait le Chleuh d’égal à égal, c’est-à-dire qu’on l’installait dans la position de dominant, soit on tenait compte de ses « mauvais penchants » et on exerçait sur lui un léger ascendant qu’on ne relâcherait jamais. Comme vous le savez. on a haussé les épaules.

              Dans le même esprit, l’U.E, a accueilli la Grèce, sans tenir aucun compte de sa calamiteuse gestion des deniers publics au cours de sa brève existence, de son clientélisme frénétique, et de ses faillites précédentes. Le résultat est sous nos yeux. 

              Et l’annonce du réengagement de 3000 fonctionnaires licenciés, illégalement paraît-il, vient nous rappeler qu’à la fin du XIXe siècle, la Grèce était le pays d’Europe qui comptait le plus de fonctionnaires au prorata de sa population. Fonctionnaires engagés « par protection » comme il se doit.


            • Lonzine 11 février 2015 11:56

              Aujourd’hui, c’est la situation de blocage, je prépare le champagne et les mouchoirs au cas ou.


              • Lonzine 11 février 2015 11:57

                Notez que la situation en Ukraine oblige les états d’europe à être plus légers sur les sanctions, même Obama l’a affirmé, peut être une chance pour eux ?


              • velosolex velosolex 11 février 2015 12:08

                Les states ont eux aussi une immense dette par rapport à l’Afrique. Oui, vous savez, cette histoire d’esclavage,concernant quelques bateaux. négriers...


                Ah, surtout ne pas dire que plus d’un partait de Nantes. 
                Vous voulez nous mettre sous l’eau !

              • Lonzine 11 février 2015 13:12

                Bonjour Velosolex, je ne comprends pas le rapport avec mon commentaire ? erreur de manip ?


              • velosolex velosolex 11 février 2015 13:52

                effectivement, je m’adressais avec colère, quoique sans.


              • César Castique César Castique 11 février 2015 18:11

                « Les states ont eux aussi une immense dette par rapport à l’Afrique. »



                Et les Arabes plus immense encore puisque leur traite a été étalée sur beaucoup plus de siècles, a porté sur beaucoup plus de millions d’individus et a été assortie d’un génocide par émasculation*. 


                Si tout le monde se met à dédommager, l’Afrique devrait pouvoir tenir trois ou quatre générations sans rien produire.


                * Tidiane N’Diaye, Le Génocide voilé : enquête historique - Paris, Gallimard, 2008.

              • eric 11 février 2015 12:39

                Un grand délire frisé....Mais quand même inquiétant

                Une seule anecdote : A Vienne, il y a une ambassade du Portugal et une ambassade de Grèce.
                Les portugais font des économies tous azimut. L’ambassadeur à Bratislava a été rapatrié à Vienne pour économiser . Il se déplace quand c’est nécessaire.
                Les grecs ont conservé leur poste de luxe, un nombre pléthorique de collaborateurs avec nombreux chauffeurs.
                C’est ce genre de chose qu’il s’agît de financer.

                La démocratie c’est bien. Cela permet de décider de toutes les questions au sein d’une entité délimité. Ainsi, les électeurs Grecs sont parfaitement légitimes à décider de ne pas payer la dette publique détenue par des citoyens grecs. 30% du total. Cela veut dire confisquer en gros l’équivalent de la moitié du PIB.

                Ils peuvent même voter si cela les amusent, pour ne plus payer ce qu’ils doivent à des tiers.
                De toutes façon, dans les deux cas, ils assumeront les conséquences.

                Mais ils peuvent voter autant qu’ils le souhaitent pour décider ce que doivent faire ou pas les autres pays, cela n’a aucune légitimité démocratique. C’est exclusivement à l’intérieur d’un contrat social, aujourd’hui, que le corps électoral concerné dans son ensemble, peut voter pour décider, « c’est l’autre qui payera à ma place ».
                Les grecs pourraient voter à 100% pour ne pas payer leurs dettes aux autres, tant qu’ils ne feront pas voter les dits autres ce n’est pas de la démocratie, Quand à prétendre qu’un vote grec devrait contraindre les banques et états à continuer à leur prêter de l’argent, même si il n’en ont pas la volonté...c’est une curieuse conception de la démocratie.

                Prenons n’importe quelle organisation sociale en France. NPA, CGT, que sais-je. Ce serait comme d’organiser un vote sur leur existence ou tous le monde à le droit de voter, et notamment ceux qui ne sont pas membres cotisants. On imagine le résultat....

                Ces conception évoquent les primaires socialistes. On donne le droit de voter à des gens qui ne sont pas responsable de leur vote. Là c’est l’inverse, on ne donne pas le droit de vote à ceux qui sont supposés devoir payer.

                Les résultats des élections grecques aussi évoquent ces refus de la démocratie. Les institutions grecque permettent à un tiers de l’électorat d’imposer des « ruptures » contre les autre 64%. Ce seront évidemment des rodomontades sans lendemain. On a jamais vu des minorités imposer durablement des grands virages de société à des majorités sans le recours à la force à un moment ou un autre.

                Dans ces histoires, à bien d’autres détails, on constate un reflux de l’adhésion aux principes de la démocratie dans des pans de plus en plus important des gauches européennes.


                • soi même 11 février 2015 12:58

                  Quel est le programme réel du nouveaux élu, des mesure économique, franchement pensé vous réellement que des mesure économiques strictement économiques puissent changer la donne, je suis altéré de la simplification de la pensé , qui consiste à croire que les meilleurs solutions sont celles qui ne plaise à entendre !

                   Je vous le dit, ce monsieur est un leurre !

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