Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > Procrastination à la française

Procrastination à la française

Supposons nos maux identifiés : défiance envers l’Europe, chômage, importance des engagements financiers de l’État, avenir des régimes sociaux, fracture et inéquité sociales, accès à la justice, marché de l’immobilier, etc. Supposons aussi les solutions, dans leur généralité, connues des hommes de bonne volonté : discrimination positive, rétablissement de l’équité, meilleur accès à la justice, moins de lois et plus lisibles, moins et mieux d’État, plus d’investissements sur l’avenir, augmentation du taux d’activité des Français, plus d’esprit d’entreprise, plus de dynamisme démographique, intégration européenne accentuée. Ressort, alors, une incapacité à prendre et à conduire les décisions ! De fait, la France, qui ne cesse de débattre intensément, patauge dans la procrastination (1).

Savoir décider ensemble caractérise les pays démocratiques. Pour eux, comme pour les entreprises, décider ensemble, c’est choisir avec le plus grand nombre avant que de s’engager le moment venu dans les voies retenues, et cela jusqu’à réaliser les objectifs. Ce savoir-faire, qui est autant savoir-être, constitue nécessairement l’une des conditions du sursaut français.
Or, le temps presse.
D’autres tournants vont succéder à ceux en cours qui nous attendent encore et menacent notre position : politique fiscale (dumping fiscal, mondialisation de la suppression de l’impôt sur les successions), éthique de la recherche en biologie, intégration dans le jeu politique et économique mondial, régulation des marchés financiers, etc.

Une et indivisible !
Tout ce qui est répétitif est structurel. Si l’indécision ne peut plus s’imputer au manque d’analyse ni à l’absence de solution, c’est que le processus décisionnel politique doit être questionné. D’ailleurs, l’hypothèse de son inadéquation explique les récents orages sociaux : CPE, constitution européenne, utilisation de la cagnotte budgétaire, palinodies de l’électorat français, organisation de la Justice, réforme des régimes sociaux, explosion des banlieues.
En effet, comment aurait-on pu accepter, de surcroît en tant que citoyen français, des décisions auxquelles on n’aura pas été raisonnablement associé, posées sur une problématique dont on n’a pas garantie de l’équité et dont les acteurs ne nous en seront jamais redevables ?
Face à de telles exigences, d’aucuns seraient tentés de passer outre l’incoercible attachement des Français à la vie publique de leur pays, par la mise en place d’un modèle américain prônant le « votez et nous ferons le reste », et de réduire la difficulté décisionnelle par un cloisonnement du territoire faisant de notre pays le résultat de la juxtaposition de ses régions. Serait-ce parler de tout autre chose ? La France qui s’est voulue une et indivisible n’y perdrait-elle pas son identité ?
Pour se retrouver encore faut-il qu’elle entre dans son époque. Cela suppose une démocratie authentiquement représentative, un périmètre et des règles d’engagement de la collectivité publique cohérentes, un fonctionnement politique abouti ainsi qu’une souplesse de l’architecture décisionnelle sans arrière-pensée.

Loi de la variété requise
Le mode décisionnel politique français remonte au XIXe siècle, période d’économie rurale pendant laquelle l’information circulait difficilement cependant que les notables constituaient les catalyseurs efficaces de la vie publique locale. De là provient la dimension intrinsèquement géographique de notre système de représentation nationale, la Chambre des députés et le Sénat, élu sur la base d’un découpage du territoire en mailles fines (2).
Or, aujourd’hui, les agriculteurs ne forment plus que 2,7 % des actifs occupés alors que les forces les plus dynamiques de notre pays sont maintenant installées en ville. Celles-ci se trouvent être les artisans, les commerçants, les professions dites intermédiaires, les professions libérales, les cadres et professions intellectuelles supérieures ainsi que les entrepreneurs et elles regroupent 44 % des actifs occupés.
La question de la pertinence d’un tel système de représentation se pose donc qui, structurellement absorbé par la composante géographique du pays, ne peut pas saisir une réalité économique et sociale contemporaine faite d’initiatives traversant le pays plus que d’activités initiées dans l’intimité de son territoire. Marseille n’est plus qu’à trois heures de Paris par un transport de masse, somme toute ! Ne serait-il pas alors plus pertinent de limiter l’expression géographique à la maille régionale ? De surcroît, la réalité locale ne puise-t-elle pas déjà sa force dans la dynamique propre au tissu associatif ?
Un tel ajustement n’aurait rien que de très rationnel : c’est appliquer la « loi de la variété requise » postulant que la complexité du système de contrôle (et de représentation) doit être au moins égale à celle du système contrôlé (et représenté). En effet, l’exercice de la démocratie requiert une représentation adéquate sinon elle n’est que dictature des uns sur les autres.
Ce souci d’exactitude dans la représentativité n’est pas nouveau. En 1969, il poussa le général de Gaulle à consulter les Français par référendum sur la fusion du Sénat avec le Conseil économique et social ainsi que sur la création des régions.

Consistance de l’engagement de l’État
Qu’est-ce que la France de plus que le peuple français ? Depuis plusieurs siècles les Français se reconnaissent dans la France et la France procède de leur intérêt collectif. Donner un avenir à la France, c’est donc pourvoir à sa vie collective économique et culturelle.
D’ailleurs, la Constitution actuelle, notamment dans ses reprises de la Déclaration des droits de 1789 et du préambule de 1946, fixe les principes de l’action commune. Celle-ci, cependant, doit être régulièrement interprétée, selon le contexte général du moment, en une doctrine d’engagement basée sur un nombre réduit de principes et vouée à donner une cohérence à l’ensemble des décisions issues de son processus décisionnel qu’elles soient prises à gauche ou à droite, par un parti modéré, voire extrême. En la matière, certains de ses thèmes essentiels appellent aujourd’hui à réévaluation.
Les principes de protection de la liberté d’entreprendre mais aussi ceux, duaux, de droit à l’emploi sonnent comme un défi dans le cadre du renforcement constant de la compétition économique internationale. Le relever nécessite aujourd’hui d’attirer, puis de retenir, des masses toujours croissantes de capitaux par les meilleures conditions d’investissement lesquels, en retour, valoriseront et renouvelleront les avantages comparatifs des Français. Pour cela le territoire économique et géographique doit être irrigué par un déploiement d’infrastructures variées et novatrices : système monétaire efficace, diversité du tissu économique, écoles et universités de rang international, centres de recherche de premier plan, administrations efficaces sans oublier l’ardente obligation d’ajuster constamment la législation sociale, la fiscalité et la qualité des prestations des services d’intérêt public.
Le principe de protection et de soutien des faibles dans leur précarité et contre leurs prédateurs : aléas individuels, employeurs abusifs, commerçants indélicats, entreprises dominantes, personnes violentes, autrement dit le concept de protection sociale, est lui aussi candidat à réinterprétation à la lumière des évolutions récentes.
En la matière, tout effort monétaire excessif est destructeur de valeur pour la collectivité : ce qui y est dépensé à ce titre est ponctionné dans l’économie alors que le bénéficiaire ne créera pas, en retour, de valeur destinée au commerce. Dans notre contexte, il convient de contrôler l’aléa moral du comportement des ayants droit du système de protection sociale. Un tel devoir dérive du principe d’égalité devant la loi et l’impôt.
Dans ce même ordre d’idées, la formidable complexification technologique du monde économique met chaque consommateur en situation de faiblesse croissante, tant sa compréhension s’écarte des capacités du commun. L’action publique doit donc amplifier le report sur les entreprises des risques pris par les consommateurs dans ses rapports avec elles.
Tout autant en cause sont les principes relatifs à la sécurité des biens et des personnes : comment espérer en l’avenir si le fruit des efforts individuels ne peut être conservé ? Or le respect de ceux-ci recule à la faveur du développement des techniques numériques de communication et est défié de manière accrue par l’internationalisation du crime organisé, du terrorisme et des malversations financières. En conséquence, il est nécessaire de revisiter l’organisation des institutions qui ont la charge de maintenir l’ordre en conservant, toutefois, sa place à la vie contractuelle et privée.
Le monde politique, ni même toute autre instance, ne semble plus savoir animer ce qu’on appelait jadis la tradition républicaine, c’est-à-dire l’entretien d’un consensus sur la doctrine de traduction de nos principes constitutionnels en actions concrètes qui soit adapté aux contours évolutifs de notre monde. Il semble, au contraire, que les décisions politiques, lorsqu’elles ne sont pas imposées par l’Europe, ne soient souvent prises qu’au fil de l’eau, inspirées par des préoccupations démagogiques d’électoralisme et d’opportunisme. Or, « il n’est de bon vent que pour celui qui sait où il va » disait Sénèque.

Déshérence décisionnelle
Qui, plus que le monde politique, lui dont c’est l’origine, devrait savoir maîtriser son processus décisionnel ? Alors qu’il devrait pouvoir fonctionner de manière souveraine donc sans a priori, ce processus souffre d’inconvénients majeurs qui l’empêchent de voir ce qui est et de décider ce qu’il faut avec le consentement de qui il faut (3).

La décrédibilisation pour logique
Les étapes constituant classiquement un processus décisionnel sont, pour les plus importantes, celle de la décision proprement dite, celle de sa mise en œuvre et celle du suivi de son exécution. Pour les unes et les autres, des déficiences apparaissent dans le système décisionnel français dont chacune pourrait contribuer à le décrédibiliser, lui et par conséquent ses acteurs.
L’étape dite de décision met essentiellement en prise Parlement et gouvernement pour la production des lois. On peut y déplorer l’explosion du nombre de lois votées, le nombre de décisions d’intérêt privé, le manque de continuité de leur logique et leur fréquente sortie du strict domaine de légitimité de l’appareil d’État : loi sur le rôle positif de la colonisation, loi sur les 35 heures, etc. Quand le Conseil constitutionnel considérera-t-il cela de son ressort ? Est-il, en particulier, possible de légiférer de manière illisible alors que nul n’est censé ignorer la loi ?
L’étape de mise en œuvre est celle des décrets d’application mais aussi celle de la fixation des objectifs des décisions. Les décrets d’application sortent, semble-t-il, de manière imprévisible, et sont rarement associés à des objectifs. On peut évoquer, à ce propos, l’effet ravageur et non anticipé du RMI sur les finances locales.
L’étape du suivi de l’exécution, malgré l’effort constant et méritoire de la Cour des comptes et quelques initiatives sporadiques du Parlement, semble peu travaillée. La comptabilité publique du Trésor, se contentant d’une vérification à « l’euro l’euro » de l’utilisation des deniers publics, ne procède que d’un strict minimum. Concédons toutefois que la LOLF apportera une novation dans ce domaine, en ce qui concerne des fonctions routinières de l’État.

Dialogue ou suffisance ?
Un autre angle d’analyse d’un processus décisionnel est celui fonctionnel qui retient, au principal, la fonction de formulation, celle d’évaluation et celle d’adhésion, chacune contribuant à la bonne gestion des décisions tout au long de leur cycle de vie.
La fonction de formulation, dans le domaine de l’action publique, procède par éclatements successifs : lois-décrets d’application-décisions administratives. Elle manifeste l’essence de la souveraineté populaire et, à ce titre, se doit d’établir la permanence de son autorité par une synthèse permanente entre besoins du peuple et nécessités de l’avenir du pays. À cet égard, la dialectique de subversion permanente imprégnant une partie importante du corps politique qui fait, il faut le reconnaître, pendant à la tendance d’une autre partie à s’approprier la chose publique, l’illisibilité des intentions de nombre des mesures prises, le manque de cohérence de la conduite de l’État sont autant de déviations regrettables.
La fonction d’évaluation semble, elle, fragile, sans que les ressources qui lui sont attribuées puissent être données pour insuffisantes (administrations centrales, Insee, multiples organismes d’étude et de prospective). Il n’est qu’à regarder le secteur médical : le manque d’anticipation des conséquences des 35 heures dans les hôpitaux, les effets des quotas concernant les professions médicales ainsi que les dépenses occasionnées par les autorisations de mise sur le marché des médicaments. Rêvons à un travail plus approfondi et plus régulier sur les impacts prévisibles des mesures envisagées.
La fonction d’adhésion consiste à entretenir, dans les deux sens, un dialogue constructif entre Français et leur monde politique visant à l’appropriation collective des dispositions en discussion ou en cours de mise en œuvre. À ce propos se manifestent les conséquences de l’excessif tropisme rural du Parlement mentionné plus haut : trop souvent, ce qui est formulé n’est pas ce qui est acceptable. On pensera ici à l’épisode du plan Juppé sur la réforme des retraites. Ce plan, laborieusement négocié avec les syndicats dits représentatifs, c’est-à-dire ceux dont la liste a été établie par un arrêté du 31 mars 1966 tenant compte, en particulier, de leur attitude patriotique pendant la Seconde Guerre mondiale, a été soudainement et massivement rejeté dans la rue, à l’instigation des couches de la population qui n’avaient évidemment pas été consultées.
Il est regrettable, de ce point de vue, que le Sénat, dont ce pourrait être un rôle majeur, soit structurellement hors jeu à cause du même tropisme rural cité plus haut et aussi en raison du fait qu’il n’existe que pour et qu’en fonction du relais local que sont censés jouer les notables territoriaux (4). Or, avec la hausse du niveau de formation générale des Français, ces derniers ne font plus relais d’opinion. Cette fonction a été passée, pour partie, aux médias, en particulier la radio et la télévision. Dans ce rôle, ces acteurs manquent encore d’efficacité à cause de leur offre, beaucoup trop concentrée en France, et de l’infernale logique de pensée unique qui les aliène. Les conséquences de l’émergence des nouvelles techniques numériques (TNT, IPTV, RSS, blog, etc.) donnent à espérer des améliorations.

Crispés par tradition ?
Les Français sont encore dans une attitude obsidionale remontant, si l’on en croit Tocqueville, à l’Ancien Régime et les amenant à se crisper sur leurs privilèges sans pour autant prendre conscience de l’intérêt général. Or, entre autres, la mondialisation ainsi que la nécessité de donner un cadre local aux impulsions des forces vives ont poussé et poussent encore et toujours à réaménager les attributions décisionnelles.
L’environnement, la monnaie, la régulation des échanges commerciaux, la lutte antiterroriste, l’aménagement du territoire et bien d’autres domaines amènent l’État à partager ou déléguer certaines prérogatives. Par exemple, ont été facilement acceptées les décisions consistant à céder aux mécanismes de marché la fixation des prix étant garanti que nul opérateur ne pourra abuser d’une éventuelle position dominante, à la BCE la gestion monétaire étant bien établi l’objectif de contrôle de l’inflation, à l’OMC un rôle arbitral étant convenu que les arbitrages seront exécutés en toute équité et avec les garanties procédurales habituelles, ou enfin au niveau régional tout ou partie de la responsabilité de l’enseignement, des voiries et des prestations sociales.
Il s’agit donc de subsidiarité et de la plasticité de l’architecture décisionnelle : chaque niveau du processus décisionnel doit savoir, si nécessaire, remettre ses pouvoirs aux échelons les plus compétents. L’invraisemblable cascade de niveaux de responsabilité s’échelonnant de l’État français à la commune n’est-elle pas, par elle-même, un appel à la réingénierie ?
Certainement, dans une telle perspective et pour chaque niveau, il faudra articuler capacité technique à traiter de l’intérêt public avec légitimité des instances à saisir. N’est-ce pas dans cette optique que devrait être évalué le Non au référendum sur la Constitution européenne ? La France n’y cédait-elle pas de manière irréversible une trop grande part de sa souveraineté dans des domaines où le dialogue n’était pas encore abouti ? Dans ce traité, l’Europe ne devenait-elle pas trop souveraine et insuffisamment mandatée ?

Décider la décision
La France est faite de résignation devant l’archaïsme de son système décisionnel mélangée à l’orgueil de l’évocation de son excellence. Cette structure bipolaire est-elle à l’origine du battement lui faisant alterner périodes de sursaut et déchéances ? Quelle nuit du 4 août lui fera-t-elle quitter les adhérences de son passé pour lui donner enfin accès à son rang dans le concert des nations ? Est-ce si difficile ? Montesquieu, à ce propos, écrivit : « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux. » Cela reste vrai pour les pays comme pour les entreprises privées. Donnons-en pour preuve la capacité des grandes sociétés, dont certaines dépassent aujourd’hui un demi-million de salariés, à relever ce défi par l’intégration croissante des responsables opérationnels à leurs décisions au sein de leur processus décisionnel. Elles y parviennent grâce à un progrès continu dans les domaines culturels, éthiques ainsi qu’organisationnels, notamment dans l’infrastructure de services sous-tendant leurs processus décisionnels.

________________
1. Action de reporter, de remettre à plus tard ce qui pourrait être fait le moment même.
2. Lire aussi sur le même sujet : Michel Balinski, Le suffrage universel inachevé, Eyrolles éditeur.
3. On pourra, à ce sujet, se référer au Rapport Chertier sur la modernisation du dialogue social publié en avril 2006 à la Documentation française.
4. Le Sénat, en vertu de l’article 24 de la Constitution de la Ve République, est le représentant des collectivités territoriales et des Français établis hors de France.

___________________

Encadré :

Qu’est-ce qu’un processus décisionnel ?

Les processus décisionnels formalisent la manière dont, dans la durée, une entité collective complexe décide par elle-même de son évolution. Ils s’appliquent aussi bien aux grandes entreprises qu’aux collectivités publiques.

Un process décisionnel se caractérise par :

  • les règles de sa mobilisation par le mécanisme de saisine,
  • la doctrine concernant la sélection de ses acteurs et leurs attributions,
  • le contenu des étapes de production des décisions (décision, mise en œuvre et suivi),
  • les objectifs assignés aux fonctions qu’il remplit au sein de l’entité (formulation, évaluation et adhésion).

Son efficacité dépend notamment de sa légitimité, de sa lisibilité et de la qualité de l’infrastructure de services qui le sous-tend. On la mesure à travers la réactivité et la pertinence stratégique de l’entité animée.

Un process décisionnel est susceptible d’évoluer pour s’ajuster à la complexité de l’entité à laquelle il appartient ainsi qu’à celle de son environnement.


Moyenne des avis sur cet article :  2.62/5   (99 votes)




Réagissez à l'article

54 réactions à cet article    


  • troll (---.---.82.129) 22 mars 2007 12:51

    tres tres drole cet article :

    1/ supposons que les problemes soient connus

    2/ supposons que mes solutions soient connues

    3/ pourquoi l’Etat n’applique-t-il pas mes solutions a ses problemes ?

     smiley smiley


    • JL (---.---.73.200) 22 mars 2007 13:31

      C’est rare que j’approuve un troll, mais ça arrive smiley

      Pour ceux qui n’ont pas encore lu, tout est dans le chapeau. L’auteur est surement fier d’y placer ce joli mot de procrastination.


    • JL (---.---.73.200) 22 mars 2007 13:32

      C’est rare que j’approuve un troll, mais ça arrive smiley

      Pour ceux qui n’ont pas encore lu, tout est dans le chapeau. L’auteur est surement fier de placer ce joli mot de procrastination.


    • roumi (---.---.74.206) 22 mars 2007 13:52

      je me suis dis que j’allais aquérir un peu de vocabulaire moi aussi .

      « une attitude obsidionale »

      « Il s’agit donc de subsidiarité et de la plasticité de l’architecture décisionnelle »

      "Déshérence décisionnelle Qui, plus que le monde politique, lui dont c’est l’origine, devrait savoir maîtriser son processus décisionnel ? Alors qu’il devrait pouvoir fonctionner de manière souveraine donc sans a priori, ce processus souffre d’inconvénients majeurs qui l’empêchent de voir ce qui est et de décider ce qu’il faut avec le consentement de qui il faut "

      et puis j’ai abandonné smiley smiley


    • (---.---.192.187) 22 mars 2007 14:26

      Y a qu’a lire le profil de l’auteur :

      « Créateur et dirigeant d’une start-up dans le domaine des modèles de prévisions économiques et financiers pour l’amélioration des processus décisionnels des entreprises. »

      Pour se dire que l’article parlera de n’importe quoi avec des morceaux d’idéologie économique absconses (oui moi aussi je peux utiliser des mots qu’on doit chercher dans le dictionnaire) dedans. Et paf dans le mile, c’est exactement ça... mais au moins c’est drôle (ce qui n’étais sans doute pas l’objectif de l’auteur, tant pis pour lui).

       smiley


    • Raoul de Saint Venant Raoul de Saint Venant 22 mars 2007 14:52

      C’est bien là le problème. Connaître la solution n’est pas savoir ni pouvoir la mettre en place concrétement. Seuls les technocrates pensent le contraire. Agir dans le domaine politique nécessite, au préalable, un travail approfondi réalisé avec tous et destiné à déterminer les actions concrètes à mener. Cela est vrai dans l’entreprise, je ne vois pas pourquoi cela serait faux pour la société civile.


    • Raoul de Saint Venant Raoul de Saint Venant 22 mars 2007 14:54

      Faisons échange de procédé : je ne sais pas ce qu’est un troll !


    • Moué (---.---.40.181) 22 mars 2007 15:15

      Lisez plutôt Procastination de Terry Pratchett c’est beaucoup plus drôle !


    • Avatar (---.---.100.173) 22 mars 2007 15:42

      Article utile à lire avant la sieste.

       smiley


    • Avatar (---.---.100.173) 22 mars 2007 16:59

      ENCORE DE L’INFOPUBLICITE SUR AGORAVOX !!!

      Y’EN A MARRE !!!

       smiley


    • rocla (haddock) rocla 22 mars 2007 17:12

      @ Raoul

      Un troll c’ est un mec qui est pas du même avis que vous (à 98,57%)

      Rocla


    • Raoul de Saint Venant Raoul de Saint Venant 22 mars 2007 17:33

      @ avatar

      Ah, vous vous êtes réveillé de la sieste !  smiley


    • LE CHAT LE CHAT 22 mars 2007 14:33

      La procrastination est un terme relatif à la psychologie qui désigne la tendance pathologique à remettre systématiquement au lendemain quelques actions, qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non ; ex en Corse on dit qu’il vaut mieux remettre à demain ce qu’un autre peut faire à votre place le surlendemain smiley


      • roumi (---.---.74.206) 22 mars 2007 14:49

        ça doit faire partie du test hebdomadaire sur AVOX .

        - votre bon sens

        - avez vous besoin d’aspirine ou de rigolitude ?


      • simplet simplet 22 mars 2007 14:57

        indigeste, incompréhensible ( par la France d’en bas j’entends.. )soporifique et sans doute inutile !!!

        Chapeau bas l’artiste... g craqué au bout du deuxième chapitre...

        Raoul d’habitude c’est le cri qui dessaoule... la j viens de m’enfiler un cubi de quiravi d’un trait !!

        une mention spéciale pour les mots de 8 syllabes.... merci raoul ! j payerai pour voir un power point que vous destinez à vos clients...


        • LE CHAT LE CHAT 22 mars 2007 15:42

          @SIMPLET

          t’as raison , il vaut mieux raoul de godewarsvelde , avec lui on perd pas l’nord smiley

          Suis ta voie et perds pas l’Nord, perds pas l’Nord padada, perds pas l’Nord Perds pas l’Nord et suis ta voie dans la vie mon gars, tabada tabada

          Moi je suis paysan, j’vais par les près, j’vais par les champs Et je prends en rentrant, à la droite du soleil couchant

          Moi j’suis marin pêcheur, et même voguant sur l’équateur Quand par malheur j’me perds, je n’ai cas suivre l’étoile polaire

          Suis ta voie et perds pas l’Nord, perds pas l’Nord padada, perds pas l’Nord Perds pas l’Nord et suis ta voie dans la vie mon gars, tabada tabada

          Moi, tout au fond d’la mine, je fais des trous sous les racines Et je n’ai cas r’monter au rez-de-chaussée, me v’là r’trouvé

          Moi, qui aime bien la bière, quand j’ai trop bu je r’garde mon verre Et gentiment j’eum’pousse, là du côté où y a d’la mousse

          Suis ta voie et perds pas l’Nord, perds pas l’Nord padada, perds pas l’Nord Perds pas l’Nord et suis ta voie dans la vie mon gars, tabada tabada

          Moi, qui suis métallo, qu’on m’mette au vin, qu’on m’mette à l’eau Le fer c’est mon effort, le fer c’est un métier en or

          Moi, j’travaille dans l’textile, écoutez moi, suivez bien l’fil Perdre le Nord ce s’rait dur, puisque j’le prends en filature

          Suis ta voie et perds pas l’Nord, perds pas l’Nord padada, perds pas l’Nord Perds pas l’Nord et suis ta voie dans la vie mon gars, tabada tabada.....


        • Tristan Valmour 22 mars 2007 21:18

          En tout cas, pour éviter de faire de la procrastination, il faut embaucher Birenbaum qui vient de nous sortir un article d’anticipation plutôt excipié avec de jolis mots qui sont dans le dictionnaire fabriqué en Chine à cinquante centimes.

          Je suis allé faire un tour sur le site ModelEdition. Plutôt intéressant, surtout la partie : « nous financer ». Je vois que nous sommes partiellement concurrents. A moins que cette société vise le marché d’Elisabeth Tessier !


        • Tristan Valmour 22 mars 2007 21:19

          Si, moi je veux savoir M. Léon.


        • roumi (---.---.74.206) 22 mars 2007 21:24

          suspense c’est qui ?

          curieux .


        • gigabyte_land (---.---.84.124) 22 mars 2007 15:36

          Eh oui, en France, on a l’habitude des langages métiers abscons - Les médecins, les psy, les architectes, les mécaniciens, les informaticiens en sont quelques champions.

          Or : Ce qui s’énonce bien se comprend bien.

          Bah, là j’ai rien compris !!! mouarf.

          Pourtant je travaille aussi dans la BI (business intelligence pour les intimes), mais je dois être trop vieux ou trop con pour me faire gaver par des absurdités pareilles écrites par un encarté de l’UMP qui veut faire son intéressant.


          • roumi (---.---.74.206) 22 mars 2007 16:12

            sur le net j’ai trouvé une offre de ce monsieur .

            trente cinq euros par personne pour un petit déjeuner ..causerie !


          • LE CHAT LE CHAT 22 mars 2007 16:19

            @philippe renève

            ta performance est d’autant plus grande que les chouettes sont censées dormir de jour ! tu en es à ton combientième kawa ? smiley


          • Raoul de Saint Venant Raoul de Saint Venant 22 mars 2007 16:48

            C’est ma fête ! Lorsque vous êtes en vacances en famille ou en groupe, j’imagine que vous faîtes attention à ceux qui n’en font pas une rame. Vous cherchez à ce que tous tirent le plus grand bénéfice du séjour. Vous savez que plus chacun y met du sien et fait attention aux autres plus tout cela sera réussi. Eh bien, la vie en société c’est cela : plus on est performant (c’est l’économie) et plus on fait attention aux autres (c’est la politique) plus la vie sociale sera réussie. Le processus politique c’est la méthode choisie pour faire que tout cela soit en place le plus rapidement possible.  smiley


          • roumi (---.---.74.206) 22 mars 2007 16:59

            c’est si facile de dire les choses simplement .

            et là je vous comprend .


          • roumi (---.---.74.206) 22 mars 2007 17:16

            5000 euros ça pourrais faire par exemple ; une semaine de classe de découverte !

            pour découvrir la biodiversité et les interractions entre les différents milieux !!!

            chiche


          • ZEN zen 22 mars 2007 17:31

            Philippe

            Bonjour,

            Ta philippique me plaît bien. Tu t’améliores de jour en jour...même si tu n’est pas (encore) Démosthène. smiley


          • Tristan Valmour 22 mars 2007 18:32

            @ Philippe Renève et Zen

            J’adore vos interventions du jour (je n’ai jamais pris le temps de le dire ; voilà, c’est fait).

            J’hésite entre la procrastination assistée par ordinateur ou l’« abstination » assurée par mon docteur. Sinon, la lecture des Précieuses Ridicules fait vibrer mon cuticule.

            Créons ensemble, centurions de la fratrie, une start-up fuegineuse (si, si, le mot existe, mais vous ne le trouverez pas facilement). C’est d’enfer, Harry !


          • Raoul de Saint Venant Raoul de Saint Venant 22 mars 2007 19:10

            @Tristan Valmour. Votre jeu de mot était très drôle, bravo, mais peut être un peu gratuit. Cela me met bien aise de vous avoir titillé le procraste et heureux d’en avoir fait bénéficier votre public. Cependant faut-il limiter son vocabulaire à la Novlang actuelle et ne remâcher que les mêmes poncifs ? Allez ! Faites le même effort que votre camarade, tentez la grande aventure de votre vie, lisez ce texte au vocabulaire si soutenu , puissiez-vous y gagner en habileté verbale et perdre votre insouciance intellectuelle.  smiley


          • Tristan Valmour 22 mars 2007 20:46

            @ Raoul et Philippe

            L’an dernier, l’un de mes étudiants, habile en lettres comme en esprit, me disait que ses cuites en boîte lui donnaient une céphalorectomie, maladie on ne peut plus courante.


          • simplet simplet 22 mars 2007 16:22

            pro actives qu’il les veut les entreprises, pro actives... comme les margarines...


            • caramico (---.---.227.132) 22 mars 2007 16:31

              ya qu’à, faut qu’on, diantre...


              • Raoul de Saint Venant Raoul de Saint Venant 22 mars 2007 19:21

                Pour ceux qui ont l’esprit plat, je conçois le danger. Mais pour ceux qui se savent sur un chemin escarpé, c’est le seul moyen pour rejoindre le sommet. Je crains que si vous continuez la lecture de ce document vous ne vous nouiez l’esprit, sans espoir d’anamnèse, tant la troisième dimension, celle de la hauteur, semble vous manquer.  smiley


              • roumi (---.---.74.206) 22 mars 2007 20:38

                raoul

                il m’eu plu que tu facturasses , avant de te fesser .


              • roumi (---.---.74.206) 22 mars 2007 22:00

                erratum

                vescer avant fesser .


              • Tristan Valmour 22 mars 2007 21:34

                Petite remarque humoristique, sans aucune méchanceté (comme le reste sur ce fil) au sujet des grandes entreprises :

                Je cite : « Elles [...] parviennent [à relever le défi] grâce à un progrès continu dans les domaines culturels, éthiques ainsi qu’organisationnels, notamment dans l’infrastructure de services sous-tendant leurs processus décisionnels. »

                Effectivement, lorsque les inspecteurs du travail sont venus contrôler un hypermarché, son directeur a mobilisé l’intégralité de son processus décisionnel pour éthiquement enfermer ses salariés à double tour pendant près de deux heures. Lui, la procrastination, il ne connaissait pas. La décision, c’est tout de suite qu’il l’a prise smiley


                • mike57 (---.---.247.212) 22 mars 2007 21:50

                  « Supposons aussi les solutions, dans leur généralité, connues des hommes de bonne volonté : discrimination positive,.. » Si pour vous la discrimination positive est une solution,la meilleur dans ce cas,serait d’éliminer tous les français de souche pour laisser la place aux millions d’affamés qui ne demandent que ça.Méthode radicale,mais moins faux cul que cette volonté affligeante des ségos bobos d’une France métissée à tous prix.


                  • Gasty Gasty 22 mars 2007 23:10

                    Les faits sont assez déroutant ! Est-ce qu’une virgule aurait été oublié lors de la déclaration des droits de l’homme en 1789.

                    La dimension intrinsèque de notre système géostationnaire jusqu’au préambule de 1946 aurait été faussé.Je suis d’accord pour que l’organisation des institutions qui ont la charge de maintenir l’ordre en conservent toutefois, sa place et sa vie contractuelle privée afin d’être revisitée.

                    Ainsi nous pourrions remettre les archaïsmes de son système décisionnel devant une commission obsidionale « Rocla » qui aurait pour objectif d’éclaircir la situation.

                    Et reposé la question...... !??§ ! smiley


                    • SBD (---.---.169.64) 23 mars 2007 03:12

                      Message pour l’auteur de l’article Très belle prose.... Chiante dès le début... Bravo... Vous avez réussi à me faire poster mon premier post... Créer et diriger « une start-up dans le domaine des modèles de prévisions économiques et financiers pour l’amélioration des processus décisionnels des entreprises » pardon mais ça veut dire quoi ?.... Je suis désolé mais, pour un idiot comme moi, vos paroles sont incompréhensibles....Mais bravo pour la prose.... Et je pense que vous avez tort.


                      • jltisserand (---.---.166.165) 23 mars 2007 04:54

                        hé oui !

                        moralité : depuis De Gaulle, Pompidou, nous sommes dirigés par des carrieristes qui n’ont jamais qu’un souçi à savoir durer longtemps. Qu’ils soient de gauche ou de droite, ils achetent « l’ordre sociale » par des compromis particuliers au détriment de l’interet général. La vision nécessaire au delà de la prochaine legislature leur fait défaut. Débattre des sujets qui fachent (pourtant maintenant urgents) est systematiquement remis aux calendes grecs (!). Il n’est que de voir le revirement de Ségolène concernant l’école : quelques mauvais sondages et Hop ! on change d’opinion. Bah ! c’est la France.

                        Dans cet article chaque « bord » politique peut entendre la casserole qu’il traine tintannabuler. Conséquence aucun des farouches partisants Agoravoxiens ne peut venir défendre « son champion » car dans ce plaidoyer pour une saine évolution et juste adaptation au monde moderne il est patent tous ceux qui se sont succedés depuis 30 ans n’ont jamais cherché que leur intéret..... Soyons rassurés, ça va continuer encore. Sans doute avons nous besoin d’être bordés avant de dormir sur nos 2 oreilles sachant que nous sommes « protégés, choyés et caressés » demain nous serons rasés gratis.


                        • ZEN zen 23 mars 2007 07:48

                          7h 40 Les commentaires sur cet article se sont évaporés. Mystère....

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès