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Puerta del Sol : La jeunesse espagnole est « un boxeur frappant dans le vide »

Après les révoltes du monde arabe, du Caire à Tunis en passant par Barhein, c’est au tour de la jeunesse espagnole de descendre dans la rue. Cette jeunesse, touchée de plein fouet par la rigueur imposée à son pays par les marchés, occupe actuellement la Puerta del Sol à Madrid, dans un juste parallèle avec la place Tahir du Caire. Indignations contre le chômage, contre les partis politiques aussi.

Seulement voilà, si les indignados ont toutes les raisons d’occuper la rue et de protester contre leurs gouvernants, la situation est on ne peut plus floue par rapport à celle qui prévalait dans les pays arabes avant leur explosion. En Egypte et en Tunisie, par exemple, les responsables étaient facilement identifiables. Le clan Ben Ali ou Moubarak régnait alors en tyran dévoilé, et pouvait rappeler la situation de 1789 en France : le Roi et la Noblesse contre le Tiers-Etat. Dans cette configuration, tout devient beaucoup plus simple lorsque l’on met des noms et des visages sur l’ennemi que l’on combat. Une lutte verticale tout ce qu’il y a de plus classique.

Cependant, l’Espagne et les pays européens ne peuvent malheureusement pas en dire autant. En Occident, paradis de l’ultralibéralisme forcené, la Banque et le Marché ont, depuis longtemps, subtilisé le pouvoir à l’Etat. Ce pouvoir transnational, illégitime et non-élu, dicte ses règles et ses lois en s’asseyant sur la souveraineté des peuples avec une facilité déconcertante. Le pouvoir est réparti, invisible et difficilement identifiable, pendant que le bipartisme gauche-droite illusoire entretient un semblant de démocratie.

Bien-sûr, nos gouvernants usent de moyens plus subtils et beaucoup moins primaires que les tyrans d’Orient. On laisse les manifestations s’essouffler, on use de démagogie et de promesses. Au final, chacun rentre chez soi, las de crier dans le vide, se réconfortant en se disant que malgré tout, la gamelle sera pleine ce soir. Comment se révolter efficacement quand le pouvoir qui nous domine est à Wall Street, à Bruxelles, à Washington ? Personne n’y comprend plus rien, les souverainetés nationales sont piétinées par le grand Capital apatride dans l’impunité la plus totale.


« L'Argent est un monarque volatile, désinvolte et méprisant »

La tâche des indignados madrilènes est donc des plus ardues. Comme l’a justement rappelé Eric Zemmour dans l’une de ses chroniques RTL, le « romantisme révolutionnaire a besoin de tyrans, de répression, de morts exemplaires à venger ». Or en Europe comme en Espagne, cette révolution est introuvable, volontairement introuvable. Les Espagnols, de par leur dénonciation des partis politiques en général, semblent comprendre que « la démocratie est un jeu de dupes, puisqu'au-dessus du pouvoir politique, au-dessus de la droite et de la gauche, au-dessus du peuple même, prétendu souverain, il y a ces marchés qui imposent leurs lois rigoristes au nom de l'argent qu'ils prêtent, ou ne prêtent pas. Des marchés anonymes, lointains, insaisissables ».

Même une fois cette prise de conscience effective, il reste malgré tout extrêmement difficile de retrouver sa liberté dans la mesure où personne ne sait qui la détient en otage. Le tyran devient un Mal sans nom et sans visage. « Plus de Roi qu'on peut emprisonner ou guillotiner, plus de 200 familles qu'on peut identifier et chasser, plus même de fortune qu'on peut saisir et confisquer » constate le chroniqueur avant d’en remettre une couche : « l'Argent est un monarque volatile, désinvolte et méprisant, qui joue à saute-frontières en un clic d'ordinateur. (...) Il rit de ces manifestations qui sont comme des boxeurs frappant dans le vide ».

Comment alors sortir vainqueur d’une lutte où l’on est le seul à user de son énergie ? A en voir les milliers de manifestants de la Puerta del Sol à Madrid, on reprend espoir en se disant que l’esprit révolutionnaire qui a parcouru le monde arabe ces derniers mois arrive aujourd’hui en Europe en passant par l’Espagne, suivant la route que les conquérants sarrasins avaient autrefois ouvert. Mais, au regard des faits, de la subtile complexité du monde occidental, le pessimisme reste de mise.

Les Nations occidentales pourraient-elles, elles aussi, reprendre leur souveraineté des mains des tyrans masqués, transnationaux et apatrides qui les dominent ? Le cas espagnol pourrait bien s’improviser en laboratoire d’essai, nous permettant ainsi de prendre la température révolutionnaire du peuple européen.

Christopher Lings ( Le bréviaire des patriotes )


Sources : Le point, RTL


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35 réactions à cet article    


  • byle 24 mai 2011 12:19

    on brule quand les banques et les sieges sociaux des multinationales ?


    • Numero 19 Numero 19 24 mai 2011 18:04

      Ca m’étonne quand même de ne pas voir de manifestations devant les bâtiments boursiers. :O

      Les banques, oui, mais les lieux où se joue la bourse, avec des traders pleins aux as, où des milliards circulent chaque seconde, que l’argent se crée et se volatilise au gré des courbes, que des gens spéculent sur des choses aussi vitales que le blé.


    • jaja jaja 24 mai 2011 12:22

      Les créateurs de richesse ce ne sont pas « les capitalistes apatrides ». Ce sont les entreprises où travaillent les salariés.

      Toute remise en cause du capitalisme (« apatride » et « national ») passe par la nationalisation des entreprises et des banques, le tout sous contrôle populaire.

      Sans cette souveraineté collective sur les moyens de production et les banques il ne peut y avoir de démocratie véritable.

      L’ennemi est donc facile à identifier : c’est le possédant qui exerce de fait sa dictature politique et économique sur les dominés. Il s’agit de l’exproprier ou alors il n’y aura pas de changement réel de société.

      C’est cette lutte à l’échelle planétaire qu’il s’agit de mener, dans le respect de la démocratie directe qui, seule, permet d’éviter la naissance d’une nouvelle oligarchie exploiteuse issue du camp des dominés...


      • Ronald Thatcher rienafoutiste 24 mai 2011 13:09

        pauvre jaja, la dictature du prolétariat pour remplacer celle des « possédants » ?
        on penserait entendre du G. Marchais sous redbull... smiley


      • jaja jaja 24 mai 2011 13:16

        G Marchais était loin d’être ma tasse de thé....et il était aux antipodes de la démocratie directe que je souhaite....


      • Rounga Roungalashinga 24 mai 2011 13:23

        Les créateurs de richesse ce ne sont pas « les capitalistes apatrides ». Ce sont les entreprises où travaillent les salariés.

        Les créateurs de richesse, oui. Mais les propriétaires des richesses, ce sont bel et bien ces élites apatrides que presque personne ne connaît.
        Dès lors, ce que vous proposez n’est qu’une manière de déplacer le problème, puisque vous ne vous attaquez pas directement à ceux qui possèdent le pouvoir. En effet, à quoi sert-il de nationaliser des entreprises si l’Etat reste aux commandes de ces élites mondialistes ?


      • jaja jaja 24 mai 2011 13:47

        Bouighes, Bolloré, Dassault, Muniez, Lagardère, Bettancourt, Rothschild etc... ça ne vous dit rien ? Ils sont inconnus ?

        Pour réussir à les exproprier totalement il faut une Révolution qui détruira l’appareil d’État bourgeois, ses forces de répression et virera son personnel politique...

        Dans les entreprises nationalisées (je préfère dire « socialisées ») ce sont les travailleurs qui décideront de tout selon le principe de la démocratie directe (référendum)...
        Les élites patronales ne seront plus et ne toucheront évidemment aucun dividende...rien...

        Votre critique tombe à l’eau d’elle même. Une fois leur richesse confisquée ces élites ne sont plus rien...


      • Cocasse Cocasse 24 mai 2011 14:27

        Il y a quand même une série de personnes dont il serait bon d’avoir le nom et l’adresse.
        Saviez vous que les différentes entreprises du cac40 sont toutes administrées par environ une centaine de personnes, qui sont en quelque sorte « grands administrateurs », et que l’on retrouve dans les différents conseils d’administration ?

        C’est vrai que c’est difficile de trouver une « cible révolutionnaire ».
        Mais les politiques sont quand même une bonne bande de collabos, qui appliquent et font régner la loi des maitres chanteurs des marchés.


      • Paolini Paolini 24 mai 2011 18:42

        @Jaja

        tu veux simplement changer de dictature. Imposer la tienne au lieu de subir celle d’un autre.
        Je te comprend, moi aussi j’en ai plus que marre des cette zélite mafieuse mais imposer un nouveau patron, je ne vois vraiment pas ce que cela pourrait changer.
        A+

      • jaja jaja 24 mai 2011 18:59

        Je replace ici pour te répondre le post en réponse à Bovinus sur un autre fil. La démocratie directe que je souhaite est antagonique avec toute forme de dictature...

        Le communisme réel, celui de l’ex-URSS, n’est pour moi effectivement qu’un capitalisme d’État avec une Nomenklatura exploiteuse et imposant sa dictature aux masses salariées. (voir l’écart formidable des salaires et des avantages en nature entre les ouvriers et les hauts dirigeants du parti pour comprendre qu’on avait là une société de classes malgré la propriété collective mais fictive des moyens de production)...

        Le socialisme du XXIème siècle doit s’appuyer sur le meilleur des expériences et traditions passées (autogestion, communisme, anarchisme etc..) et rejeter tout ce qui a fait que ces régimes ont capoté lamentablement.

        La première leçon a en tirer c’est que la démocratie directe est le joyau à préserver pour pouvoir changer ce monde. Dès qu’elle meurt (en 1919 pour l’URSS avec la « bolchévisation » des Soviets) c’est cuit. La Révolution est définitivement morte et une nouvelle oligarchie arrive sur le devant de la scène et impose sa loi à la majorité....

        D’autres raisons qu’il serait long et fastidieux de relever ici ont fait que le socialisme de caserne Russe n’a pu se maintenir bien longtemps et est aujourd’hui bien mort.

        Les Révolutions nouvelles repartiront du point où justement celles du passé se sont enrayées. C’est-à-dire non pas par le rôle dirigeant des chefs révolutionnaires « professionnels » mais par l’exercice de la démocratie directe au sein des Assemblées générales des travailleurs soulevés qui doivent être décisionnaires...


      • xbrossard 25 mai 2011 11:24

        @Roungalashinga


        « En effet, à quoi sert-il de nationaliser des entreprises si l’Etat reste aux commandes de ces élites mondialistes ? »

        c’est pourquoi la nationalisation des entreprises n’est pas la solution, puisque se sera toujours des personnes non concernées (en l’occurrence des fonctionnaires, facilement corruptibles) qui détiendront le pouvoir sur les entreprises.

        Non, la vraie bonne solution, qui n’a jamais été mise en place de manière généralisé, est la possession de chaque entreprise par l’ensemble de ses salariés, et ceci au prorata de ce que chacun apporte à l’entreprise :

        - Capital pour les possédants
        - Plus value rapporté et capitalisé pour chacun des salariés
        - actions de l’entreprise détenu uniquement par les salariés de l’entreprise (les extérieurs se contentant d’obligations)

        cela n’a rien à voir avec le communisme ou le capitalisme, qui sont 2 systèmes pernicieux car toujours dirigé par une oligarchie.

        Dans le système que je propose, pas de société toute-puissante qui pourrait acheter les politiques, les salariés ne le permettraient pas 
        Pas de dirigeants cachant les bénéfices dans des paradis fiscaux
        Pas d’entreprises qui se vendraient au plus offrant en sacrifiant ses salariés, sauf si ces derniers y sont majoritairement favorable

        Ce système, je l’ai appelé le système de -puissance, à l’opposé de la recherche de la puissance par la mise en place d’un système hiérarchique, mais aussi à l’opposé de l’impuissance, qui ne se donne pas les moyens de réussir (ce sont souvent d’ailleurs des systèmes de puissance qui ne marchent plus car la majorité des acteurs s’opposent à sa mise en place ; on voit bien par exemple le problème avec l’europe qui est un système impuissant...)

        La dépuissance, c’est la limitation de la toute puissance par le partage de la décision entre tout les acteurs concernés, la démocratie dans l’entreprise tou simplement.

        La crise actuelle n’est pas une crise de la démocratie, elle est une absence de la démocratie dans le système de décision qui est détenu par les entreprises. Rendons démocratique ces dernières et le système s’améliora

      • dawedOo 24 mai 2011 12:57

        Pourquoi comparer ce qui n’est pas comparable ?

        Pourquoi s’évertuer à comparer systématiquement les évènements en Espagne à ceux du monde arabe ?

        Pourquoi ne pas regarder l’ISLANDE qui est beaucoup plus dans la vaine des revendications en Espagne ?

        Qui se soulève, non pas contre un dictateur (et oui eux non plus n’en avait pas pourtant ) mais contre l’irresponsabilité de leurs dirigeants et ont refusé démocratiquement de NATIONALISER une dette crée par des entreprises PRIVÉES.

        Le soulèvement des Islandais montre que les choses peuvent changer et exiger PACIFIQUEMENT et par voie DÉMOCRATIQUE, simplement en sortant son cul de devant la télé et en usant de son intelligence, usant de ses droits et ses devoirs de citoyens contre des dirigeants complices des financiers qui ruine le pays.

        Non, on préfère comparer avec l’incomparable, on dit " voyez le monde arabe, le chaos et le sang, c’est cela qui vous attend si vous rouspétez".

        L’Espagne a pris L’Islande pour exemple.. pas le monde arabe qui a des soucis différents dans un contexte différent.

        Tournez vos regards vers l’Islande et vous comprendrez pourquoi on s’acharne a nous le faire oublier, car cela oui est parfaitement envisagale en Europe et cela leur fait terriblement peur.


        • yvanstanislas 24 mai 2011 17:32

          Il est vrai que l’omerta des médias sur l’Islande est dés plus significative !!!

          Les élites ont donné leurs consignes : silence radio (et télé) et détournement d’attention.
           Ils doivent avoir une trouille bleu que ce modele fasse tache d’huile...

        • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 24 mai 2011 20:57

          Le truc le plus hallucinant c’est que depuis une semaine j’en parle dans mon entourage français qui me répond incrédule qu’il ne savait pas qu’il y avait des manifestations en Espagne.

          Il ne s’agit pas d’une Omerta de la part des merdias, chez mon père en Espagne ça s’appelle une censure.

          Au sujet du titre, je pense que l’Espagne serait plutôt un boxeur qui ne sait pas que l’arbitre corrompu est son véritable ennemi.




        • SI TOUS LES JEUNES D EUROPE ET D AFRIQUE SE TENDAIENT LA MAIN AU DESSUS DE LA MEDITERRANEE....DES BEN ALI...SARKOZY..BERLUSCONI..TRABELSI...BALKANY...
          ET DES KHADAFI...ASSAD ....ET AUTRES ASSASSINS...

          on pourrait dire nous aussi « DEGAGE » AUX CORROMPUS...AVOCATS D AFFAIRES OU BANQUIERS ELUS..CUMULARDS...OU VEREUX...
          LE SIECLE NE DOIT PAS ETRE RELIGIEUX NI POLITIQUE....MAIS CELUI DE LA JEUNESSE.........JEUNES DE TOUS PAYS
           INDIGNEZ VOUS ..REVOLTEZ VOUS COMME LES FFI ET FTP ...DEVANT L OCCUPATION NAZIES... CE SIECLE DEVANT LE FRIC...ET SES AIDES RELIGIEUX...BANQUES...LOBBYS INTERNATIONAUX....ils veulent faire de vous des esclaves payés a 1 dinar de l’heure...
          sans sécu ni retraite..... (au maroc 70% des anciens n’ont pas de RETRAITE

          VIVE LE ROI....MOYEN AGEUX TOUSENSEMBLE


        • robin 24 mai 2011 13:34

          J’attends comme une révélation redoutable mais indispensable, le moment où nos soit-disantes républiques démocratiques vont bientôt tirer dans le tas comme des Khadafi ordinaires pour sauver les fesses de leurs employeurs les banksters.


          • goc goc 24 mai 2011 15:00

            Attention de ne pas se tromper d’exemple

            les espagnols ne suivent pas la révolution arabe, mais plutôt la révolution islandaise. Et croyez-moi celle-là est bien plus sérieuse pour les institutions que l’arabe, qui n’est au final qu’un déplacement de pouvoir

            La révolte islandaise touche le système entier et remet en cause jusqu’à la constitution, alors que la révolution arabe au contraire ne demande que la strict respect de leur constitution

            Et vous verrez qu’en Espagne et même dans le reste de l’Europe on va assister a ce phénomène Et après la Grèce et l’Italie, je parie que nous aussi on y passera, surtout que la période électorale actuelle ne fera qu’exacerber les tensions (on assiste déjà à la campagne la plus dure de la Vème) et disqualifier complétement les classes politiques, lepen y compris.


            • goc goc 24 mai 2011 15:02

              oups, je n’avais pas encore vu le post de Dawedoo

              1000 excuses pour le doublon


            • dawedOo 24 mai 2011 15:50

              Votre intervention est surtout complémentaire pas un doublon, ne vous excusez pas.


            • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 24 mai 2011 21:04

              @goc
              J’ai eu la même réflexion que vous.
              La chronologie des événements veut qu’on la compare avec les révolutions arabes alors que les raisons pour laquelle l’Espagne se soulève sont totalement différentes.
              SI il ne s’était rien passé dans les pays arabes, cette révolution espagnole aurait quand même eu lieu.
              A l’écoute de ma famille et des mes amis espagnols je le pressentait.
              La question n’était pas de savoir si elle aurait eu lieu, mais quand !


            • fwed fwed 24 mai 2011 15:02

              Organiser un bankrun pour ouvrir des comptes courants dans les banques centrales nationales comme la banque de France.


              • citoyen 24 mai 2011 15:14

                depuis quelques années , la BDF ne prend plus les comptes de particuliers , je crois ...


              • Paolini Paolini 24 mai 2011 19:00

                Comme le dit cityen, un particulier ne peut plus avoir de compte à la BdF (à part les anciens gouverneurs et autre employés qui en avait avant les changement de status)


                « la loi de 1993 .... limite les ouvertures de comptes à des cas exceptionnels,.... »

                Mais l’idée d’un « bankrun » comme coup de pied dans la fourmilière me semble tout à fait valide. Sauf qu’il n’y en aura pas pour tout le monde.


              • fwed fwed 25 mai 2011 17:54

                Merci de votre intervention mais je savais que seules les banques privées et le trésor public peuvent ouvrir des comptes à la banque de France.

                Pour moi c’est le début de l’arnaque, c’est interdire au citoyen d’avoir un contact monétaire direct avec son Etat . Ensuite ils ont supprimer à la banque de France de faire crédit aux citoyens (facile vu qu’ils n’ont plus de comptes) donc de créer de la monnaie.

                « Il y en aura pas pour tout le monde »
                En fait ce n’est pas pour retirer du fric, c’est juste pour ouvrir un compte en tant que citoyen. Ce dont je rêve c’est de voir une file d’attente devant la banque de France, mais pas pour retirer de l’argent comme dans tous les bankrun de l’histoire mais pour en déposer (une somme symbolique d’un euro sera suffisant)
                Je veux juste faire du buzz sur l’idée qu’un bank run n’est pas forcément une masse de consommateurs idiots en panique pour récupérer leur argent mais une masse de citoyen qui envoient un message fort aux représentants de l’Etat pour qu’ils tapent du poing sur la tables concernant les banques privées.


              • citoyen 24 mai 2011 15:13

                Il n’y a pas de démocratie sans a minima
                -referendum d’initiative populaire
                -mandat imperatif
                -possibilité de révocation à tout moment des élus par référendum

                Sans cela , il n’ y a que du foutage de gueule . Lire si vous voulez le -déja ancien mais trés bon -ouvrage « le suffrage universel , ennemi de la démocratie » , qui explique notamment clairement comment la mécanique électorale actuelle peut amener -sans fraude aucune et même sans plus de mensonge que cela -un candidat qui hérisse la grande majorité à se faire élire , et même parfois dans un fauteuil , puis à appliquer - démocratiquement selon lui « puisqu’il a été élu démocratiquement » ,un programme dont les gens ne veulent pas .....


                • Rousquille Rousquille 24 mai 2011 16:13

                  L’Espagne n’a pas la chance d’avoir une Marine le Pen ou un Nicolas Dupont-Aignan.


                  • easy easy 24 mai 2011 17:32

                    On peut, à l’instar de Zemmour, considérer le cas de l’Espagne en projetant dessus le cas de la France où, part quelque nabot, on n’aurait personne à karchériser.

                    Il y a des problèmes communs à l’Espagne et à la France comme à d’autres pays, bien entendu.

                    Mais l’Espagne a constamment vécu une ambiguïté.

                    Alors qu’en France nous avions tranché dans le vif en 1792 en décapitant toutes sortes d’églises à la fois et en croyant alors être des radicaux, l’Espagne a lambiné en acceptant encore des rois en 1930, en ne se dotant que de deux présidents de république ensuite pour accepter encore un dictateur ensuite.
                    Et même la sortie ou fin de Franco s’est faite dans la conciliation, sans rien trancher ni retrancher et en conservant même son dauphin ou successeur désigné ;
                    Mieux encore, l’Espagne n’a même pas fait son cinéma de procès post franco comme nous en avons tant fait de notre côté.
                    On se retrouve alors en Espagne avec des gens qui, parce qu’ils se sentent misérables en ce moment, conçoivent facilement d’être nostalgiques de Franco mort de mort naturelle il y a quoi, 35 ans à tout casser.

                    Je rappelle que c’est sous Franco, aussi incroyable que ça puisse paraître, que l’Espagne est devenue la plage ensoleillée de l’Europe des crachins et brouillards.


                    Disons que l’Espagne n’ayant jamais décapité le Père, elle peut concevoir, en période de dépression, de le rappeler aux gouvernes (de manière forte, à la manière du Caudillo, pas à la manière de Juan Carlos). Alors que pour nous les parricides et régicides, un retour à l’Ancien Régime reviendrait à nous désavouer gravement.


                    Et puis il y a les églises régionalistes espagnoles qui profitent aussi de cette crise pour essayer de grapiller quelque place forte, sait-on jamais.

                    On serait Basque indépendantiste, que ferait-on à cette heure-ci ? On poserait des bombes ? Pfff, ça ne sert plus à rien, c’est contre productif. Non, on nourrirait ces sit-in qui rassemblent des jeunes désespérés et on bavarderait avec eux, leur faisant miroiter que l’indépendance régionale offrirait une solution de contrôle sur le poison d’Argent.


                    • papi 24 mai 2011 18:36

                      @ a l ’auteur

                      Un boxeur frappant dans le vide « est quand même un boxeur. et avec le sang chaud (sancho). Je ne parirais ma chemise que cette situation pacifique ne le restera pas .. les pouvoirs publics sous le couvert de la compréhension idyllique, ne cessent de prier le ciel que le mouvement ne s’étale pas trop, lorsque cette démonstration commencera à » gêner « par son succés, il y aura inévitablement intervention des forces de l’ordre, avec violence, pour décourager.. Aux premiers blessés la situation va rapidement dégénérer, sous la poussée populaire massive, les forces de l’ordre devront devenir plus »efficaces" et cela produira un véritable état insurrectionnel, qui débordera l’autre ça je ne sais pas.. ou alors je me trompe et je donnerai ma chemise ..Mais !!!


                      • Paolini Paolini 24 mai 2011 19:12

                        Non Papi, tu garderas surement ta chemise. Les forces « d’en face » ont des intérets tellement énormes qu’ils sont prets à tous.

                        Il faut que l’on le soit aussi.

                      • papi 24 mai 2011 20:36

                        @ paolini

                        On n’arrête pas un peuple entier qui marche !! toutes appartenances confondues.. Je ne suis pas particulièrement un homme de révolution mais l’histoire me supplante largement en exemples..


                      • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 24 mai 2011 21:12

                        Je pense que vous vous trompez au sujet de la jeunesse espagnole.
                        Cette jeunesse est cultivée et très avancée socialement et culturellement, hélas l’état des finances du pays nous la fait paraitre moins avancée que la France, mais c’est faux.
                        Les jeunes espagnols ne verseront pas dans la violence, ils trouveront un autre moyen, comme ils sont entrain de le faire maintenant !


                      • yvesduc 24 mai 2011 20:24

                        RDV dimanche 29 mai à Paris, place de la Bastille, à 14 heure : http://humanite.fr/...-ç-bouge-472807


                        • Prometheus Jeremy971 24 mai 2011 23:36

                          Je ne suis absolument pas d’accord avec l’auteur !

                          Il est faux de dire que l’ennemi contre lequel on se bat est :

                          un Mal sans nom et sans visage.

                          Les mécanismes économiques sont tellement simples, tellement facile à tracer, les acteurs sont identifiables très rapidement. Après bien sûr les lois, les montages, et tout l’ingénierie financière peut très vite donner mal à la tête. Mais à la base c’est d’une simplicité stupéfiante !

                          Vous prennez l’europe, de manière concrète contre qui se battent les manifestants espagnols :

                          - la banque centrale européenne...

                          Quand on parle de marchés invisibles, faites moi rire, les différents marchés sont régulés dans des plateformes, type euronext et autres. Dont le controle dépend d’institutions européennes.
                          Vous avez également toute une politique économique qui est mise en place directement par la BCE à travers différents leviers comme l’eonia.

                          Après bien sûr quand vous remettez en cause l’odre établi on vous sort « Ah oui mais si on change quoi que ce soit, les marchés vont s’affoler ! », ou encore« On sort de la crise, les indices peuvent encore chutés brutalement ».... Mais quand vous leur dites « Mais pendant dix ans vous avez eu exactement le même genre de politique, et pourtant vos indices se sont quand même cassé la gueule ». Ils vous disent que c’est plus compliqué que ça !

                          L’économie n’est pas compliqué ! L’économie s’est quelque chose de simple que l’on devrait tous savoir maitriser tellement c’est stupide.

                          La solution est une nouvelle représentation démocratique, et un retour de l’émission de l’argent au peuple. Exactement ce pour quoi se battent les espagnols ! Ils ne sont pas à l’Ouest bien au contraire, ils ont un train d’avance sur nous.


                          • Prometheus Jeremy971 24 mai 2011 23:40

                            Ah j’avais pas vu que vous citiez une chronique de zemmour.....

                            Je comprends pourquoi ça m’a fait bondir au plafond.

                            Comment il fait pour parler de tout, et ne rien savoir du tout ce soi disant journaliste.... ????


                            • Ruut Ruut 26 mai 2011 07:04

                              Le coupable n’est pas l’argent, mais l’oligarchie gouvernementale.
                              Je suis surpris que les jeunes de France ne soient pas encore dans la rue.

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Jean Lannes

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