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Accueil du site > Actualités > Europe > Quand la Suisse commence à déraper

Quand la Suisse commence à déraper

Il est des "oui" qui veulent dire non. Lors d'un référendum organisé ce dimanche, 50,3% des Suisses se sont prononcés en faveur d'une limitation de l'immigration, notamment européenne. Un séisme pour l'Union Européenne mais également pour la Confédération désormais coupée en deux entre la Suisse romande, ouverte, et la Suisse alémanique plus favorable au repli.

Au cœur de l'Europe, les Suisses s'interrogent sur leur identité. Sur 8 036 917 habitants, la Suisse recense1 868 962 étrangers. L’immigration participe à 45 % de l'accroissement annuel de la population (1,1%). Enfin, un enfant sur quatre qui né dans le pays est étranger.

La conséquence classique, c'est la crainte d'un effacement, d'une dilution des valeurs et caractéristiques du pays. Ainsi, le référendum, lancé à l'initiative du parti UDC (droite populiste) visait à un rétablissement des quotas et de contingents et donc à ce que soit mis fin à l'accord de libre-circulation des personnes signé avec l'UE qui s'est traduit par une immigration massive d'Européens en Suisse.

Classique aussi dès qu'on parle d'Europe, malgré le front commun du patronat, des syndicats et de la quasi majorité des partis politiques qui avaient appelé à voter "non", le "oui" a obtenu la double majorité requise, soit la majorité des cantons et la majorité des électeurs.

Les futurs plafonds seront fixés dans les trois ans en fonction des "intérêts économiques globaux de la Suisse et dans le respect de la préférence nationale". "Nous ne voulons pas fermer nos frontières, mais nous voulons les contrôler" a déclaré le vice-président de l'UDC, Claude-Alain Voiblet. Le Front national en avait rêvé, les Suisses l'ont fait.

Plus qu'une gifle, c'est un terrible camouflet pour l'Union Européenne dont la libre-circulation est l'une des pierres angulaires de sa construction.

A quelques mois des élections européennes, ce résultat va apporter un peu plus d'eau au moulin du discours eurosceptique Front national. Au-delà, c'est la mondialisation actuelle qui est rejetée. Un paradoxe car la Suisse est probablement l’un des pays les plus internationalisés au monde, et qui en tire le plus d'avantages économiques.

Ce vote confirme un peu plus la fracture grandissante chez les européens entre les élites et des populations inquiètes de l'évolution de leur environnement.

Pour le politologue suisse, Pascal Sciarini, "les villes où il y a le plus fort taux d'immigration ont voté contre l'initiative, tandis que les campagnes qui vivent sur le fantasme d'une immigration qu'elles ne voient pas nécessairement, ont voté oui. On est en présence d'un vote identitaire. Ils ont peur de voir disparaitre ce modèle helvétique. Le leader de l'UDC Christoph Blocher incarne cette idée d'une Suisse qui risque de se dissoudre dans l'Europe".

Le professeur à l'Université de Genève déclare ainsi dans les colonnes du quotidien Le Temps (Genève), "le vote de dimanche n'est pas un vote contre l'Europe mais bien contre l'immigration. La problématique de l'immigration se retrouve dans d'autres pays européens. C'est rendu visible en Suisse par le recours à la démocratie directe. Si on procédait au même vote dans d'autres pays, on risquerait d'avoir le même résultat. Jusque-là, notre démocratie directe est restée à l'abri des dérives populistes, mais ça commence à déraper".

Quand la Suisse commence à déraper, il y a de quoi être inquiet. Comme si dans sa décadence relative et son vieillissement, la vieille Europe faisait le choix suicidaire de ne plus être un acteur du monde mais un simple spectateur autocentré, replié, barricadé. Cette recherche d'une protection illusoire est vieille comme l'histoire. Aucun mur qu'il soit d'Hadrien, de Berlin ou de l'Atlantique n'a tenu dans le temps. Ils ont au plus marqué le début d'un compte à rebours.


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54 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 11 février 2014 15:44
    Quand la Suisse commence à déraper Il est des « oui » qui veulent dire non.... ?
    Allez la propagande de l’élysée fourbie par Fabius et ses nains...
    Pauvre France... !
    Vivement les élections pour virer tous ces cons...

    • amiaplacidus amiaplacidus 11 février 2014 16:29

      C’est plutôt Moreigne qui dérape.

      La Suisse comporte plus de 23 % d’étrangers et 80.000 qui viennent s’y installer chaque année.

      Les même proportions rapportée à la France feraient qu’il y aurait plus de 15 millions d’étrangers en France et que 700.000 par année viendraient s’y installer.
      Que ferait les Français dans cette situation et si on leur proposait un référendum à ce sujet ?

      Selon un sondage du Figaro (http://euro-jihad.com/blog/?p=10603). Ce n’est pas à 50,34 % que les Français accepterait de limiter l’immigration, mais à 95 % ! Je sais, c’est le Figaro, alors, tempérons les chiffres et parlons de 75 %, c’est à dire que les Français sont beaucoup plus à vouloir limiter l’immigration que les Suisses.

      Ce qui fait peut-être mal à certains, c’est que les Suisses considèrent les « frouzes » (ou gaulois quant ils veulent être « gentils ») comme les Français considèrent les « bougnoules ».

      Comme je le disais par ailleurs, on est toujours le « frouze » ou le « bougnoule » de quelqu’un.


    • amiaplacidus amiaplacidus 11 février 2014 16:36

      Au surplus, c’est peut-être un petit pays, ne faisant pas partie de l’UE, qui vient de donner un vaste coup de pied au cul de ce machin qu’est devenu l’UE (dérive due en grande partie aux USA, par le truchement de leur caniche, la GB). Début de la fin pour cette Europe du fric ? Ce coup de pied sera-t-il suffisant pour que les peuples européens ouvrent les yeux ?

      Je suis pourtant un européen convaincu, mais pas de cette Europe là, pas de cette Europe anti-démocratique, celle des lobbys, de la bureaucratie et de la connerie administrative.

      Je suis pour une Europe réellement démocratique, où les peuples s’expriment (comme le peuple suisse par exemple) et où des intérêts de la majorité ne sont pas sacrifiés aux intérêts d’une minorité de possédants et de privilégiés.


    • France Europe République Napoléon Du Perche 11 février 2014 21:33

      Claude-Michel@ C’est par une révolution armée que les suisses ont instauré leur démocratie participative... un exemple à suivre !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 février 2014 10:00

      ami,
      Rêve ! On ne transforme pas un crocodile en végétarien...


    • la vergonha 12 février 2014 13:26
      « Vivement les élections pour virer tous ces cons... »
      J’ai effectivement hâte de voir si les média qui nous rabâchent sans cesse un euro scepticisme et une montée des populistes en France se foutent de notre gueule ou pas. Je crois surtout que le travail de lobbying sur le wouaib fait bien son effet, mais je ne suis pas convaincu que cela reflète l’état d’esprit des Français !


      « cette Europe anti-démocratique, celle des lobbys »
      J’espère que vous utilisez les outils de lobbyings citoyens à votre disposition. Le lobbying a toujours eu lieux, mais aujourd’hui il est visible, et vous pouvez y prendre part vous même. Bon on pourrait améliorer le système pour avoir plus de transparence, mais se plaindre et ne rien faire, c’est dommage quand même smiley

      « Début de la fin pour cette Europe du fric ? »
      Ca fait plusieurs fois qu’on nous le promet, mais sans vrai représentation démocratique Européenne, cela ne se fera jamais !

      « Je suis pour une Europe réellement démocratique, où les peuples s’expriment (comme le peuple suisse par exemple) et où des intérêts de la majorité ne sont pas sacrifiés aux intérêts d’une minorité de possédants et de privilégiés. »
      D’accord, il faut signer où ?

    • mario mario 11 février 2014 15:58

      si j’ai bien compris l’auteur conteste (et déplore) le résultat du vote démocratique parce qu’il ne va pas dans le sens souhaité par l’Europe ?


      • Oursquipense Oursquipense 11 février 2014 16:06

        On a tout a fait le droit d’avoir un avis sur une votation. La majorité a le droit aussi de donner son avis lors de cette votation via les urnes.

        Juger ensuite cette votation à l’aune d’une échelle de valeur morale absolue, dont je me demande bien qui en a déposé le brevet, c’est autre chose. La citation du politologue exprime, selon moi, une forme de mépris, je pourrai transcrire la citation ainsi : « les gens intelligents et avec un minimum de culture ont voté »non« , les gens pas très cultivés et qui croient tout ce qu’on leur dit ont voté »oui«  ».

        Soit. La politique et ses analystes se gargarisent de grands mots, le « petit peuple » vote au plus prêt de ses intérêts. Et s’il vote, c’est encore bien. Le jour où il souffrira trop la colère ne s’exprimera plus via les urnes mais dans les rues. Et ce jour-là tout le mépris (justifié ou non, selon les situations, les actions des uns et des autres) des élites ne changera rien à la situation. 


        • Aiane Aiane 11 février 2014 16:10

          « la Confédération désormais coupée en deux ». Le désormais est de trop. Le clivage lors de cette votation apparaît assez régulièrement, c’est le « Röstigraben » (barrière de rösti).
          "Plus qu’une gifle, c’est un terrible camouflet pour l’Union Européenne dont la libre-circulation est l’une des pierres angulaires de sa construction". Liberté pour qui ? Un Français a certes la liberté d’émigrer dans un pays de l’est européen... pour le tiers de son salaire, sans (ou presque) de couverture sociale.
          Lorsque la liberté ne peut se réaliser que dans un sens, lorsque les gens n’ont plus d’autre choix que de quitter leur terre natale pour survivre, il s’agit davantage de déplacement de populations. C’est exactement ce que propose l’Europe.


          • LE CHAT LE CHAT 11 février 2014 16:14

            3eme article pour contester un vote démocratique ...


            Le camp de ceux qui ont piétiné notre NON de 2005 a vraiment des soucis avec le peuple , ça les empêche d’installer leur dictature d’eurocrates ...

            • robin 11 février 2014 16:17

              C’est intolérable ces petits pays qui osent encore demander leur avis à leurs peuples !!
               smiley


              • France Europe République Napoléon Du Perche 11 février 2014 21:34

                Une leçon pour la mafia franchouillarde : La dernière fois que le peuple a été consulté il a voté NON à l’Europe des banksters


              • bourrico6 11 février 2014 16:24

                - C’est bien que la Suisse puisse envoyer chier cette merdasse d’UE dont personne ne veut plus ici bas.

                - L’admiration pour la coté « démocratique » est un leurre qui masque la réalité de cette votation. A savoir, une manipulation politique de l’extrême droite.

                Bref, c’est bien de faire un bras d’honneur à l’UE, mais c’est se voiler la face que de se palucher devant la « démocratie » et son avatar « votation » qui n’est qu’un instrument politique.


                • bourrico6 11 février 2014 16:27

                  J’ajoute que c’est d’autant plus du vent qu’il ne s’agit que d’une déclaration de principe sans aucun chiffre.

                  Bref, une tempête dans un verre d’eau.


                • Sylvain62 11 février 2014 17:14

                  Un Etat souverain qui décide lui-même de sa politique en matière d’immigration, « Fichtre quelle horreur ! » nous explique t-on. 


                  La seule chose de vraie dans cet article c’est son illustration, et encore, on pourrait conserver la même en ce qui concerne les flux de capitaux. 

                  • zygzornifle zygzornifle 11 février 2014 17:30

                    La suisse cherche simplement à se protéger pour éviter par tous les moyens la régression (elle à la France à coté comme exemple) alors que l’Europe cherche sa propre autodestruction....


                    • zygzornifle zygzornifle 11 février 2014 17:32

                      « La conséquence classique, c’est la crainte d’un effacement, d’une dilution des valeurs et caractéristiques du pays »... Les suisses ont bien de la chance, ils n’ont pas un Hollande chef d’état.....


                      • passtavie passtavie 11 février 2014 17:58

                        Hollande actuellement, mais les pré-présidents et les posts-présidents ne se comporteraient t-ils pas de la même façon ?


                      • passtavie passtavie 11 février 2014 17:59

                        Je me suis mal exprimé :
                        Hollande actuellement, mais les pré-Hollande et les post-Hollande ne se comport(aient/eront) t-ils pas de la même façon ?


                      • julius 1ER 11 février 2014 17:41

                        . Aucun mur qu’il soit d’Hadrien, de Berlin ou de l’Atlantique n’a tenu dans le temps. Ils ont au plus marqué le début d’un compte à rebours

                        @l’auteur,
                        mais qu’est-ce qu’on a bâtit comme murs ces 80 dernières années, entre la ligne Maginot,le mur de Berlin, le mur en cisjordanie, celui qui est à la frontière du Mexique et des USA etc...
                        tout çà pour faire travailler les entreprises de TP car au niveau résultat, on ne peut pas dire que cela ait été des réussites ...
                        mais vous avez raison de dire Mr Moreigne que lorsqu’ils sont construits, c’est le début d’un compte à rebours, car en fait c’est dans les têtes que tout commence, la soif irrationnelle de sécurité que certains partis malfaisants prétendent satisfaire, mais en fait tout se résume à la peur de l’autre que l’on érige en totem parcequ’il est différend de nous-même, mais c’est déjà une vieille histoire..... 


                        • unandeja 11 février 2014 17:55

                          Un dérapage à 3.5% de chomage....je veux les mêmes dérapages pour la France.

                          Un dérapage qui n’est que le résultat de la libre expression du peuple, je veux le même dérapage en France


                          • juluch juluch 11 février 2014 19:40

                            HOOOOOOOO !!!


                            les vilains Suisses !!!!!!

                            Je suis shocking !!!

                             smiley

                            • rocla+ rocla+ 11 février 2014 19:53

                              la vérité : le comble du bonheur pour certains est d’ être dirigé par d’ obscures officines ressemblant aux pires mafias de par l’ opacité 

                              des tenants et aboutissants de leurs stratagèmes à géométrie invariable .

                              • ahtupic ahtupic 11 février 2014 20:35

                                Oui mais chez eux, les pneus contact sont obligatoires ; ils se rattrapent. Tandis que chez nous, on a la preuve avec le petit franquiste Valls


                                • France Europe République Napoléon Du Perche 11 février 2014 21:29

                                  Les suisses veulent protéger leurs emplois, leur mode de vie et leurs finances publiques ainsi que leur identité... quel mal y-a-t-il à cela ?


                                  • ahtupic ahtupic 11 février 2014 21:36

                                    Non, il n’y a pas de mal à celà. En France, il y aurait le même résultat, peut-être encore plus marqué. Mais chez nous, ce sont les merdias qui font les referendums, pardon, les faux sondages. Chez nous, la démocratie n’aime pas les referendums, celui de 2005 étant le dernier


                                  • Trelawney Trelawney 12 février 2014 10:13

                                    Les suisses ont 3.5% de chômeurs. Avec un taux de chômage aussi bas il est très difficile pour un employeur de trouver un salarié. Ils doivent donc faire venir des travailleurs de l’étranger. Comme la suisse est un petit pays, l’afflue d’émigrés se fait de suite remarquer. On peut comprendre que dans les campagnes cela peut déranger. Mais c’est totalement irrationnel.

                                    Il faut aller en Suisse pour se rendre compte que le « nationalisme suisse » est très ancré :

                                    - Les étrangers voulant habiter la Suisse auront des avantages fiscaux à la condition de ne pas s’intéresser à l’économie du pays et de ne pas y créer des sociétés.

                                    - une petite société fabriquant des couteaux a été racheter à vil prix par Victorinox (couteaux suisses) alors qu’elle ne représentait que 0.5% du chiffres d’affaires de cette dernière. La raison : Il ne fallait pas que cette société aille à l’étranger.

                                    Il n’y a rien d’anormal à ce que les suisses veulent contrôler le taux d’émigration. Cela risque de rendre le travail des frontaliers un peu plus précaire (mais pas beaucoup plus). de plus les échanges commerciaux avec la Suisse ne seront pas stopper pour autant car la Suisse est leader en micro mécanique et médicaments. Produits qui sont nécessaire à l’économie européenne.

                                    En votant ainsi les suisses ont dit clairement ce qu’ils pensent de l’émigration. Même si c’est plus subjectif qu’objectif. Sauf que pour cette fois les émigrés sont français allemands ou italiens et pas roms, algériens ou turques. C’est peut être ce qui nous choque 


                                  • France Europe République Napoléon Du Perche 11 février 2014 21:31

                                    Henry Moreigne : Cher monsieur êtes-vous prêt à loger quelques roms dans votre pavillon ? Non ? Comment ? C’est aux HLM de les loger ? Vous aimez les pauvres à condition qu’ils habitent chez les autres...


                                    • Xenozoid Xenozoid 11 février 2014 22:22

                                      et puis c’est vrais c’est pas comme les banques , et leurs secrets qui sont sans frontieres, faut dire, les pauvre sont surement responsable de pas etres riches avec des secrets bien placé,mais bons, c’est la faute des emigrés qu’on vous dit pas a cause des banquier plein de secret,la démocratie a 2 vitesse, que tu soi ceci ou cela,demande le peuple,il sait tout....
                                      y a quelque chose de pourri dans le royaume du fric, c’est toujours le chien qui pisse sur la roue de ma porche.il est pas en laisse smiley


                                      • arnulf arnulf 11 février 2014 23:08

                                        Bravo la Suisse !!
                                        Dès qu’un peuple se prononce il fait un sottise. Il faudrait dissoudre le peuple peut-être ?
                                        ça va être dur.


                                        • LucDolmont 12 février 2014 05:31

                                          C’est curieux, cette thèse visant à culpabiliser le « repli identitaire » dans cette Europe (et surtout en France) qui est la seule région du monde où l’on s’efforce de trouver normal cette nouvelle règle historique qui veut que l’immigration soit comme le jeu d’enfants du « chat perché », où il suffit de mettre les pieds sur le sol d’une nation pour avoir droit d’y résider.

                                          Avec 5 millions de chômeurs en France, on ne voit pas bien l’intérêt de laisser entrer 200 000 individus supplémentaires chaque année, qui seront autant de personnes à loger et à nourrir sans qu’elles puissent elles-mêmes subvenir à leurs besoins essentiels, car elles ne trouveront pas de travail, mais nous ne pouvons pas les laisser mourir de faim ni de froid : C’est ainsi que les charges sociales doivent irrémédiablement augmenter, et comme nous sommes dans une économie où une autre règle, purement moderne elle aussi, interdit de protéger notre économie par des barrières douanières, le trio infernal du « chat perché », de « l’aide sociale » et de la « libre concurrence » nous tire inexorablement vers la faillite : C’est tellement inexorable que l’on a, quelque part, la bizarre impression que c’est fait exprès...

                                          Et pour couronner le tout, si l’on s’en aperçoit et que l’on dit : « Il faudrait changer tout cela », on se voit répondre, pour toute explication : « Vous êtes populiste ! Le repli identitaire est la marque du déclin ! ». A une réponse si profonde et porteuse de lumineuse solution, quoi répondre d’autre que cette imparable réfutation : « Et ta soeur ? ».


                                          • Denzo75018 12 février 2014 09:26

                                            Ceux qui dérapent sont ceux qui depuis des années interdisent tout débat public en ostracisant les opinions contraire ! Fallait bien que cela éclate un jour, mais pire va arriver aux élections Européennes !!! Les politiques ont 3 mois pour écouter les peuples, intégrer une partie des revendications et faire de la pédagogie .....mais je crains qu’ils ne continuent à insulter, mépriser et ignorer les idées anti-libre-circulation UE !


                                            • eric 12 février 2014 09:38

                                              http://leplus.nouvelobs.com/contrib...

                                              Pour info : une belle approche « de gauche » de la question....

                                              Les francophones auraient voté contre parce qu’ils seraient ravis d’avoir un sous prolétariat français pour faire les sales boulots, les alémaniques pour, parce qu’ils sont humiliés par des allemands plus qualifiés et qui parlent mieux allemand...

                                              Bref, les exploiteurs seraient contre, les exploités pour la votation... Qu’est ce qu’on dit ? Lesquels on soutient ?

                                              Il faudra quand même un jour qu’une gauche devenue raisonnable, puisse revenir dans le dialogue démocratique....


                                              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 février 2014 10:33

                                                Consulter les peuples européens, ne rêvez pas, c’est pas pour demain !

                                                Vous, nous, sommes une bande d’abrutis, « des ignorants qui ne connaissent rien à l’ UE ». Donc pas utile, ni nécessaire de nous demander notre avis.

                                                C’est ce que Viviane Reding, ci-devant Vice Présidente de la Commission européenne, jamais élue par personne, vient d’expliquer aux Anglais qui veulent sortir de l’ UE.

                                                Les Anglais, selon la nomenclature solférinienne doivent tous être des fachos...

                                                Cela me rappelle Élisabeth Guigou, de Gôche, selon la nomenclature solférinienne, qui a déclaré en 2008 à la réunion à Paris, de la Trilatérale :

                                                « Il faut sauver l’Europe de la tyrannie des referendum, car ils sont des mécanismes purement destructifs ».

                                                Ou bien Mario Monti : « Il faut tenir l’ UE éloignée des contraintes électorales ! »

                                                Bref, tous ces gens sont visiblement de grands démocrates. Ils sont surtout bien supérieurs et compétents que le peuple.

                                                Suffit de voir leurs résultats pour en être convaincus.

                                                Ils sont surtout totalement indifférents aux conséquences de leurs politiques.
                                                Ils parlent de la Grèce, mais pas des Grecs ; de l’ Espagne, mais pas des Espagnols ; de la France, mais pas des Français etc, ça ne les intéresse pas du tout.

                                                Aux élections européennes, votez pour les listes de l’ UPR, la seule organisation à vouloir sortir définitivement, unilatéralement de ce machin européen.


                                                • Palinurus Palinurus 12 février 2014 10:34

                                                  Le discours à ce sujet dans les médias Français est édifiant de mépris par rapport a la votation a la suisse .


                                                  • Camille DESMOULINS Camille DESMOULINS 12 février 2014 11:03

                                                    Bonjour à tous ! Je reproduis ci-dessous le commentaire que j’ai fait à l’article « les Suisses, enfants terribles de la démocratie », pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas lu les deux.

                                                    Avez-vous remarqué que, parmi les 3 référendums de dimanche derniers en Suisse, seul celui sur l’immigration met la machinerie médiatique en branle ?
                                                    Pourtant, on aurait aussi pu parler de celui sur l’IVG et le mettre en parallèle avec la situation espagnole : en Espagne, le gouvernement l’a interdit (sauf en cas de viol ou de danger pour la santé de la mère) et les Espagnoles sont obligées de descendre dans la rue pour défendre leurs droits ! En Suisse, une initiative a proposé le déremboursement de l’IVG : elle a été rejetée par 70 % des citoyens.
                                                    Le 3ème portait sur le financement de la modernisation des infrastructures ferroviaires, pour laquelle 62 % des Suisses sont prêts à mettre la main au portefeuille. Ce sont les écolos qui vont être contents !
                                                    Je ne serais pas surpris que cette courte majorité (mais majorité quand-même) en faveur de la limitation de l’immigration soit instrumentalisée pour discréditer la démocratie directe et laisser entendre que le peuple souverain prend des décisions dangereuses, y compris pour lui-même... Mais c’est justement cela qui définit un peuple souverain : il peut décider, et il assume ses responsabilités !
                                                    Si vous pensez qu’il est souhaitable de démocratiser notre système politique en nous dotant du référendum d’initiative populaire comme en Suisse, nous sommes faits pour nous entendre. Donc nous pouvons nous associer dans la lutte... www.article3.fr
                                                    Notre pétition a déjà recueilli plus de 1500 signatures, dont celles de :
                                                    - Raoul-Marc Jennar, auteur de « Europe, la trahison des élites » (prix 2004 des « Amis du Monde Diplomatique »)
                                                    - André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, auteurs de « La dette publique, une affaire rentable »,
                                                    - Étienne Chouard, célèbre blogueur défenseur du NON au référendum de 2005 sur la Constitution européenne,
                                                    - Isabelle Maurer, du M.N.C.P. (Mouvement National des Chômeurs et Précaires) qui a interpellé J-F. Copé dans l’émission "Des Paroles et des Actes« ,
                                                    - Judith Bernard, actrice de théâtre et metteur en scène de l’œuvre de Frédéric Lordon « Capitalisme, désir et servitude », et beaucoup d’autres, dont
                                                    Brigitte Lahaie qui rend la démocratie directe encore plus sexy ! smiley
                                                    Mais nous ne sommes pas Avaaz ou Change, pour donner davantage de visibilité à notre action, nous avons besoin des lecteurs d’Agoravox !


                                                    • LucDolmont 12 février 2014 12:17

                                                      La réponse lapidaire et « philosophale ». Bravo !


                                                    • Gérard Luçon Gérard Luçon 12 février 2014 12:21

                                                      si je comprends bien l’auteur, tout va bien quand les 50,3% vont dans le sens de l’UE et les 49,7% restant sont désavoués et ne comptent pas ... et tout va mal quand c’est l’UE qui est désavouée à 50,3 % .. Belle notion et belle approche du respect du peuple ..je suppose que le référendum de 2005 à 55% contre et non suivi par l’umps ne vous a pas choqué ?


                                                      • Yohan Yohan 12 février 2014 12:44

                                                        50,3% contre c’est déjà beaucoup. Si on leur avait proposé de se prononcer pour ou contre l’immigration extra européenne, le non l’aurait emporté haut la main. En réalité, c’est bien nous couillons de bisounours qui allons tout droit vers la tiersmondisation du pays. Notez que pour les immigrés africains, ils ne seront bientôt plus du tout dépaysés en débarquant en France smiley


                                                        • kassandra 12 février 2014 13:03

                                                          Immigration massive de peuplement... des gens totalement assisté dans un pays ruiné où l’on produit du chômage de masse depuis 40 ans.

                                                          Trop d’immigrés dans certaines régions au point que certaines villes ne sont plus françaises, Centres d’accueil créés sur l’ensemble du territoire.
                                                          Savez-vous qu’à Londres il y a plus de résidents Français qu’à Bordeaux ?

                                                          Il est instructif de consulter ce site qui ne fait qu’énoncer des faits :

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