Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > Que le NON grec retentisse dans toute l’Europe

Que le NON grec retentisse dans toute l’Europe

Le peuple grec debout contre l'Union européenne.

M Papandréou annonce qu'il va consulter le peuple grec et c'est la panique et l'effroi dans toutes les capitales européennes.

Sarkozy est consterné, ce qui est une excellente nouvelle et une marque de lucidité, les Dieux de la Grèce vont le foudroyer.

Une nuit entière à comploter, un accord de brigands entre Sarkozy et Merkel, les banques sauvées et les peuples d'Europe condamnés à payer pour la ruine de la Grèce, tout est à refaire, tout est annulé.

Ils avaient tout prévu, privatisations, licenciements de fonctionnaires, baisse des salaires et des pensions,un pays entier vendu aux enchères et tout un peuple plongé dans la misère.

Ils avaient tout prévu, sauf le soulèvement du peuple grec, sauf deux jours de grève générale insurrectionnelle, le 19 et le 20 Octobre.

Pendant ces 48 heures où le destin de l'Europe a basculé, la grève a été totale, jusque dans les plus petites îles, le pays entier paralysé et soulevé, entreprises, commerces, administrations, pendant ces deux jours tout s'est arrêté.

La presse la plus hostile doit le reconnaître, les manifestations ont été les les plus importantes de l'Histoire du pays ; pas une horde, pas une populace excitée, des cortèges massifs, en rangs serrés derrière les banderoles des syndicats, tous unis, sans qu'aucun ne puisse s'opposer à la volonté puissante de l'unité, une leçon à méditer pour nous tous.

La puissance de ces manifestations n'était pas seulement dans le nombre, les mêmes mots d'ordre parcouraient tous les cortèges et sont devenus le manifeste du peuple grec.

-Prenez votre mémorandum et barrez-vous ! Ouste !

-A bas le FMI ! A bas l'Union européenne !

-Le peuple en colère exige le départ du gouvernement,de l'Union européenne et du FMI !

Ces mots d'ordre n'étaient pas ceux d'une bande d'agités, mais ceux qui rassemblaient tous ceux qui manifestaient ; ils étaient repris dans les cortèges des syndicats du Public et du Privé, ADEPY et GSEE et même dans ceux de la fraction syndicale du PKE

Une foule immense est rassemblée Place Syntagma,face au Parlement qui doit voter un nouveau Plan de restrictions et de sacrifices

-Traitres, traitres ! hurle la foule en direction des députés qui arrivent, le PASOK se disloque, il est passée en quelques mois de 200 000 à 20 000 militants, sa fraction syndicale s'est solidarisée avec les manifestants et réclame le retrait du Plan.

Ce n'est pas seulement le PASOK qui est au bord de l'explosion, c'est tout l'appareil de l'État, les ministères sont occupés et paralysés, dont certains depuis des semaines

Les syndicats du Ministère de l'Intérieur ont pris le contrôle du bâtiment, ils en bloquent l'accès et paralysent son activité.

Dans les écoles, les lycées et les universités, chaque journée commence par une assemblée générale.

Le Vendredi 28 Octobre est appelé en Grèce le jour du Non, le Non à l'agression fasciste et nazie, c'est le jour de la Fête Nationale qui commémore l'entrée du peuple grec dans la résistance, ce fut ce 28 Octobre, le jour du Non au diktat de la Troïka, à Thessalonique la foule a empêché le déroulement du défilé militaire, envahi la tribune officielle, obligeant le Président Papoulias à fuir sous les huées et les crachats...

Oui, c'est bien d'un soulèvement qu'il s'agit en Grèce, contraignant Papandréou à organiser un referendum.

Dans les sommets de l'Union européenne et à la direction des Partis qui se sont soumis à la dictature de la Dette, tous expriment leur crainte de voir le peuple grec se rassembler dans le NON qui ébranlerait toute l' Europe.

Pour les travailleurs d' Europe au contraire, les évènements de Grèce sont un encouragement et un signal, celui du soulèvement général contre l'Union européenne.

Depuis des mois, les travailleurs inquiets voyaient leur avenir dans le sort qui était fait à la Grèce, nous regardons maintenant vers la Grèce avec l'espoir que le chemin qui s'ouvre est celui de la victoire.

Nous regardons vers la Grèce et nous que la peur est en train de changer de camp, que nous pouvons gagner, nous pouvons les faire reculer, les chasser avec tous leurs plans de misère et de pillage.

VIVE LES TRAVAILLEURS ET LE PEUPLE GREC !

QUE LE NON RETENTISSE DANS TOUTE L' EUROPE !

Documents joints à cet article

Que le NON grec retentisse dans toute l'Europe Que le NON grec retentisse dans toute l'Europe

Moyenne des avis sur cet article :  4.74/5   (230 votes)




Réagissez à l'article

321 réactions à cet article    


  • Aldous Aldous 1er novembre 2011 12:47

    La réponse à la question des pression est dans ce qui s’est passé lors du plan Annan à Chypre.

    Un référendum organisé sous pression internationale avec des menaces explicites (si vous votez « non » c’est l’apocalypse pour vous) dans un pays à moitié occupé par une armée turque qui devait rester même en cas de réunification.

    On leur a seriné que TINA : There is no alternative. C’était la dernière chance avant que le ciel leur tombe sur la tête.

    Les chypriotes on fait front et ont voté « non » à la face de tous, ONU, UE, Turquie, USA...

    Les élites les ont abreuvé de noms d’oiseaux.
    Le président Papadopoulos est mort dans des circonstances étranges (disparition du cadavre), mais les Chypriotes sont resté souverains en dépit des grandes manœuvres internationales.

    Je doute que les Grecs fassent autrement.

    Mais peut être n’auront ils pas le temps de voter.

    Il est certain que la Grèce sera en défaut de payement avant la fin de l’année.

    Inutile de voter sur un plan de sauvetage après avoir fait faillite.


  • maddle maddle 1er novembre 2011 13:19

    Si Papandreaou B....e les Grecs, il est pendu directe !


  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er novembre 2011 13:47

    NIKI STIN ELLADA - Victoire à la Grèce !


    Pierre JC Allard

    p.s BHL est une ordure. Faites passer 

  • T.REX T.REX 1er novembre 2011 20:17

    Le Dirigeant Grec n’a pas le choix, si il dit oui au plan européen il dit non à son peuple et vice et versa. Donc il donne la parole et ce choix cornélien au peuple.

    Il est à la fois démocratique et irresponsable car l’enjeu le dépasse.

    Hélas, si le plan est bon pour l’économie globale il est inacceptable pour les salariés et fonctionnaires grecs !

    Ce qui aurait fallu ne pas faire, c’est faire entrer la Grèce dans l’Union !


  • xray 2 novembre 2011 11:25


    Le piège européen :

    Dès l’instant où l’on a parlé de construire l’Europe, on pouvait observer que les plus acharnés à « construire l’Europe »  étaient les plus incompétents en tous domaines. On aurait dû se méfier. 

    Par sa disparité d’intérêts nationaux,  l’Europe est ingérable. 
    On peut même affirmer inconstructible. 
    Les hauts fonctionnaires le savent très bien mais ils gagnent à se taire. 
    Pour ceux qui détiennent le pouvoir, la seule échappatoire est de pourrir la vie du plus grand nombre
    On peut compter sur les élus européens pour s’y employer. 

    Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
    http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 

    L’énigme du vol AF 447 ? (La disparition de l’Airbus RIO-PARIS)  
    http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2011/10/24/l-enigme-du-vol-af-447-la-disparition-de-l-airbus-rio-paris.html 



  • vida18 2 novembre 2011 11:49

    Bonjour la mauvaise fois sur le Danemark !

    Vous oubliez que le Danemark après le 1er non à Maastricht à obtenu 4 dérogations ce qui fait que le peuple a voté sur un traité modifié et ont rejeté tous ce qu’il y avait dans (pas de citoyenneté européenne, pas de monnaie unique, pas de défense commune et non coopération à la justice commune européenne). Soi le peuple danois ratifiait le traité modifié sur mesure soit il ne faisait pas et il sortait de la CEE et n’entrait pas dans l’UE.


  • Pyrathome Pyrathome 1er novembre 2011 11:13

    Les bourses, la finance, les banques, les politiques sont consternés, comment peut-on donner la parole au peuple ? voyons, c’est une infamie....
    Le peuple ne comprend rien, ce sont tous des crétins et des pigeons à plumer....
    Comme elle est belle la démoncratie européenne......


    • Jánošík Jánošík 1er novembre 2011 12:18

      Meme Estrosi, le MOTODIDACTE dit : "décision ’’irresponsable’

      Souhaitons une grande manif d’ampleur dans sa belle ville de Nice mercredi !!


    • Talion Talion 1er novembre 2011 12:35

      « Comme elle est belle la démoncratie européenne...... »

      Au moins les masques viennent de tomber, c’est toujours ça de pris !


    • Aldous Aldous 1er novembre 2011 12:36

      C’est à Nice que se tiendra le « J’ai faim »...


    • agent orange agent orange 1er novembre 2011 13:49

      YES, WE CANNES ?


    • Richard Schneider Richard Schneider 1er novembre 2011 16:07

      Vous avez raison. Nos élites mondialisées ont une sainte horreur de la démocratie : demander au peuple son avis sur une question aussi grave que de se laisser déposséder de sa souveraineté est intolérable pour les bourses, la finance et les gouvernements etc ... Ils savent par avance quelle sera la réponse !

      Maintenant, la démarche de Papandreou ressemble davantage à une manœuvre politicienne qu’à une ferme volonté de « donner la parole au peuple », à qui il aurait dû la demander il y a bien longtemps -c.à.d. en 2010 au plus tard.

    • Robert GIL ROBERT GIL 1er novembre 2011 11:14

      Vive les grecs, qu’attendons-nous ?


      • rakosky rakosky 1er novembre 2011 12:11

        @robert gil,je suis aussi impatient que vous ...


      • gotjy gotjy 1er novembre 2011 15:00

        Soit,mais attention quand même,souvenons-nous de cette loi scélérate votéee en juillet,autorisant le tir à balles réelles en cas de « besoin »les forces de l’ordre,ou plutôt les mercenaires de sarko sont fin prêts,PRUDENCE.


      • mathias cohen mathias cohen 1er novembre 2011 15:30
        @ gotjy
        Soit mais, soit mais... Alors reste chez toi, mec, tu risque pas de te prendre une balle dans le cul, ça c’est sûr !
        Les types, ils sont prêts à se bouger à La Défense, et toi tu commences à faire flipper tout le monde avec tes histoires de tirer sur la foule... Tu bosses pour qui ?
        Et si ils tirent sur la foule, ça nous fera de bonnes raisons en plus de faire la révolution, CQFD.

        Sinon, cet article présente le référendum comme une victoire, alors que c’est une enculade de plus. Les grecs doivent aller au bout de leur révolution, et non pas attendre de se faire baiser, soit avant, soit après le référendum.

      • diogene 1er novembre 2011 16:09

        @gotji

        Il n’y aura pas de référendum, plus le temps pour ça. C’est juste manière d’essayer de gagner quelques mois avant l’écroulement du système.
        Les grecs sont dans la rue, le pays est bloqué, le défaut est inévitable avant même la fin de l’année.
        Va suivre l’italie, l’espagne... la période indi-niais est terminée, la période révoltée est en route.
        L’insurrection est en train de se mettre en place.
        On a cru que l’indignation pacifique était suffisante. On a pensé que nos zélites étaient capable de raison et d’intelligence. A présent nous savons qu’il n’en est rien.
        Le temps des sittings est fini, révolu le temps des coups de tonfas et des gaz qui font pleurer.


      • riodoba riodoba 1er novembre 2011 16:51

        Que le non gagne !
        Bravo, quel bel article et de magnifiques commentaires.
        Que cherchez vous ? une énième critique du système.
        Que proposez-vous ? rien, à part combattre le capitalisme
        Comment va-ton résoudre le problème d’après-vous ? en contaminant le reste de l’Europe
        En quelle année sommes nous ? 2011, j’ai eu peur de me croire en pleine révolution russe.
        Au fait, une bonne fois pour toutes, le communisme est mort.
        La Grèce devient visiblement le pays dominant pour vous tous.
        Allez, une bonne révolution à la française, comme il faut, bien sanglante.
        On y va droit au mur, et les Grecs seront notre peloton d’execution
        Adishatz !


      • Defrance Defrance 1er novembre 2011 18:46

         Papandreou a la choix entre devenir un héros ou un cadavre ? 

          Il doit le faire à l’Islandaise, car en ait l’accord conclu actuellement n’est qu’une garantie que les Banques ne perdront que 50%, NOUS, les couillons de l’Europe Fricocratique on remboursera le reste ! 

           Et si tous ceux qui ont un credit allaient voire leur banquier en leur demandant l’annulation de 50% de leur crédit en cours ? 

          ce serait une bonne blague a leur faire ? 


      • rakosky rakosky 2 novembre 2011 01:29

        @riodoba à ce jour les pelotons d’execution qui ont fonctionné en grèce ont été ceux des fascistes italiens ,des nazis et des anglais lorque ils ont écrasé à la libération la Résistance communiste grecque
        J’oubliais les colonels ,mis en place par la CIA ,la démocratie n’est plus ce qu’elle était


      • Nanar M Nanar M 2 novembre 2011 08:00

        Le crétin de sevice, il en faut un....


      • Blé 2 novembre 2011 08:56

        à Riodoba

        Que pensez-vous de paradis fiscaux ?

        Impossible de ne pas se rendre compte que ceux et celles qui sont pour le capitalisme oublient systématiquement le commerce parallèle international, (trafics en tout genre), la relation de pouvoir des oligarchies, des banquiers et des lobbyes, et le maintient volontaire du plus grand nombre de gens dans l’ ignorance du système capitaliste depuis le moyen-âge.


      • Alpo47 Alpo47 1er novembre 2011 11:18

        Non, mais ... vous avez une mémoire sélective ?

        Rappelez vous ce qui se passe lorsqu’un pays dit « NON ». On le fait revoter, après avoir fait pression sur sa population, et jusqu’à ce qu’il dise « OUI ».
        Sinon, on fait voter les députés, corrompus car dépendants du système.

        Juste un peu de retard.


        • rakosky rakosky 1er novembre 2011 12:13

          @alpo47vous avez raison,mais maintenant c’est par la grève et dans la rue ue le NON va s"exprimer


        • Aldous Aldous 1er novembre 2011 12:23

          La Protoboulè (référendum en grec) annoncé n’a pas besoin d’avoir eu lieu pour qu’on ressente ses effets.

          D’ici à ce qu’elle se tienne la Grèce aura fait faillite. (C’est à dire qu’elle se débarrassera de 100% de la dette au lieu de 50%)

          Les banques seront marron.

          L’Eurozone va avoir du mal à ne pas imploser.

          Déjà c’est la panique à bord.

          Enfin il sera assez difficile de continuer à faire revoter les peuples au milieu de ce champ de ruines. Le discrédit des eurocrates ne leur permettra plus de jouer à la légère avec les régles démocratiques.


        • Aldous Aldous 1er novembre 2011 13:02

          Chère Εκατερίνα

          Une intervention militaire de l’OTAN contre un peuple souverain démocratique non étayé par une propagande calomniatrice par les BHL de service obligerait les oligocrates à baisser le masque et à révéler la véritable nature fascisante du système.

          Les rapports de forces seraient militairement défavorables aux Grecs mais le point fort des descendants d’Ulysse n’a jamais été le nombre et la puissance. Leur victoire a toujours été assurée par la raison et l’intelligence, que ce soit face aux Xerxès, Pompée, Mussolini ou Kissinger.

           
          Comme vous dites il ne reste qu’aux indécis qu’à choisir entre prendre des risques debout et nous joindre aux Grecs ou vivre comme des esclaves .

          En un mot, la Liberté ou la Mort, comme le dit la devise de la Grèce.
          Ελευθερία ή θάνατος


        • garisamui garisamui 1er novembre 2011 13:04

          @ ......ondirigree

          ne pas oublier la loi que Fillon à fait passer à la sauvette pendant l’été ( les lois scélérates passent tjrs l’été....), qui permet l’usage d’armes létales en cas d’ émeutes graves du peuple ; la finance via les politicards à déjà prévu l’imprévisible.....


        • maddle maddle 1er novembre 2011 13:27

          ça va être l entrée de l Eurogenfor ! l armée urbaine crée par Alliot Marie :



        • henry_jacques henry_jacques 1er novembre 2011 14:31

          Pour étayer vos interventions, effectivement la France prépare son armée à intervenir contre le peuple (le décret du 1er Juillet 2011 autorise la police à tirer à balle réelle sur les manifestants. Application de la loi n° 2009-971 du 3 Août 2009 relative à la gendarmerie nationale. Le présent décret précise les modalités d’emploi de la force et les conditions d’usage des armes à feu pour le maintien de l’ordre public) Cette approche du combat urbanistique n’est pas réservé à la France. Il a été étendu au niveau européen par les forces de l’OTAN (voir le rapport en anglais Urban opérations RTO 071/SAS 030 NATO - Egalement le manuel de programmation introductif Opérations et Recherches TM-SW7905.1, Armes silencieuses pour guerres sans bruit). Le basculement de la force dans la violence a été prévu et scrupuleusement structuré par les oligarchies. Il est nécessaire de savoir que la crise est une invention délibérée d’un club très restreint, né après la seconde guerre mondiale, dont le précurseur n’est autre que l’OTAN.

          Il va être grand temps d’en prendre conscience… Pour changer les choses, il faut que le Français change… Car aucune révolte populaire ne renversera le pouvoir.

          Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui regardent et laissent faire. A.Einstein

           


        • docdory docdory 1er novembre 2011 15:25

          @ Aldous

          Euh, référendum, en grec ,ça se dit «  δημοψήφισμα » ( prononciation : thimopsifizma ) ( th comme le « the » anglais .

        • chapoutier 1er novembre 2011 11:20

          dehors les vampires de la finance et leurs laquais, en Grèce comme en France .

          et que font nos syndicats, ils négocient 8 euros de prime comme à Sécuritas !


          • chapoutier 1er novembre 2011 11:24

            bonjour Rakovsky

            je profite aussi de votre article pour poster un article que la modération a refuser.

            je comprendrai que vous le repliez.



            La Grèce est au bord du gouffre nous dit-on, mais c’est le peuple qui en subit les conséquences. Et en France, où en sommes nous ?

            On nous annonce déjà une nouvelle « réforme de la retraite », le déremboursement de 600 médicaments supplémentaires, des économies a trouver dans le budget de la sécu.

            Mais nous n’en doutons pas, ce n’est que le début. Se battre où se résigner déterminera notre avenir.

            Cette crise n’est pas notre crise, mais c’est nous qui la payons : en effet ces 25 dernières années, la part des salaires a baissé de 11 % par rapport au PIB. Au début des années 1980, les salaires et les cotisations représentaient 78 % du PIB mais ne représentent plus que 67% actuellement.

            Or 11 points de baisse sur un PIB de 1.800 milliards, ce sont, rien que pour une seule année, près de 200 milliards d’euros qui sont allé dans les poches des plus riches et donc 200 milliards d’euros de perte sur les salaires !

            Comment s’étonner que les bénéfices des sociétés explosent.

            Mais ces 200 milliards qui n’ont pas été versé sous forme de salaires et de sur-salaires représentent également un formidable manque à gagner pour les caisses sociales de la retraite et de la sécurité sociale.

            Mais ceux là même qui ont organisé ce vol de nos salaires commencent à s’en inquiéter.

            « J’ai attendu et j’attends encore quelque normalisation dans le partage du profit et des salaires » car « la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse, à l’inverse d’une productivité qui ne cesse de s’améliorer ». « ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques des entreprises fait craindre (...) une montée du ressentiment, aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché ». C’est ainsi que s’est exprimé Alan Greenspan, ancien directeur de la Réserve fédérale américaine qui expose ses craintes au Financial Times.

            Il redoute que les gens se soulèvent contre le capitalisme et les marchés dont les profits deviennent indécents.

            Ce en quoi il tout à fait raison, la situation faite au peuple grec devient chaque jour plus insoutenable. Vont-ils accepter encore longtemps les dictats de la troika pour le seul bénéfices des banquiers et des rentiers ?

            Mais alors comment comprendre que la question des salaires ne soient pas au centre de tous les débats en France alors même que le gouvernement nous promet encore plus de rigueur, la remise en cause de nos droits sociaux (retraite à 67 ans, baisse des remboursements sécurité sociale etc).

            Et comment comprendre que le peuple travailleur se soit fait spolier de telles parts de salaires sans explosions sociales.

            Il faut peut-être chercher un début d’explication dans le tournant opéré sous le gouvernement Mitterrand par Jacques Delors en 1982 avec la suppression de l’échelle mobile des salaires , dispositif basé sur la négociation permettant d’indexer les salaires sur l’indice des prix et permettant de maintenir le pouvoir d’achat des salariés.

            C’est en effet au début des années 1980 que commence le chômage de masse : prétexte tout trouvé pour demander un effort aux salariés pour le bien de l’économie nationale. De mauvaises langues diront que le chômage à été créé de toute pièce afin de constituer une armée de chômeurs, permettant de faire un chantage permanent aux salariés encore en poste.

            Et c’est juste après les années 80 que les entreprises réalisent des bénéfices toujours plus importants, du fait des salaires économisés et pour accroitre leurs bénéfices elles restructurent à tour de bras et délocalisent vers des pays à bas coût de main-d’œuvre.

            le quotidien Les Echos précisera « Le revenu salarial net n’a pratiquement pas augmenté depuis ces vingt-cinq dernières années ».

            Pour preuve que tout allait pour le mieux dans le meilleurs des mondes pour les capitalistes, il suffit de se souvenir que c’est en 1987 que naissait le CAC40, avec un indice 1000. Il cotait 6000 points il n’y a pas très longtemps. Une augmentation de 600%, comme quoi les sacrifices demandés aux salariés n’ont pas été perdus pour tout le monde.

            À cela s’est ajouté la précarité, l’intérim, les petits boulots, le temps partiel. Devenu jetable, malléable, l’emploi est la seule variable d’ajustement des entreprises.

            Mais ce n’est jamais assez pour la bourse, il faut désormais cotiser plus et plus longtemps pour des retraites plus faibles, verser la contribution sociale généralisée (CSG) et des franchises médicales pour que les remboursements diminuent toujours, etc.

            Par le biais du chômage de masse, le patronat et les gouvernements successifs ont réussi leur opération chantage.
            Les capitalistes aidés par les gouvernements successifs ont rusé afin de culpabiliser les travailleurs qui se battaient pour leurs droits et pour leurs salaires.
            Combien de fois n’a t-on pas entendu de la part des commentateurs et des politiques que l’intransigeance des revendications salariales mettraient le pays à genoux.
            Il faut bien admettre que ce discours culpabilisant à porté ses fruits et on à vu les organisations syndicales mettre un bémol à leurs revendications.
            Depuis les années 80 la classe ouvrière de France à perdu des acquis arrachés par de longues luttes au cours des décennies passées.
            Le principal acquis étant le droit démocratique de négocier collectivement le niveau de salaire.
            Par le biais du chantage à l’emploi dans un premier temps, les grands patrons ont réussi à corseter les organisations syndicales, les amenant peu à peu à participer à la bonne gouvernance des entreprises, non seulement en les dissuadant de défendre les intérêts des travailleurs mais aussi en tentant d’impliquer les syndicats dans l’application des plans des patrons, soit disant dans l’intérêt de la « collectivité économique », comme si les travailleurs et les représentants de la finance internationale avaient des intérêts communs !
            Comme on l’a vu, les intérêts bien compris du marché ont soustraient 200 milliards d’euros aux salariés rien que pour l’année 2010.
            les directions des organisations syndicales et les représentants des partis se réclamant des travailleurs n’ont pas su résister au chantage des capitalistes et ont céder sur la question des salaires.
            Quel candidat à l’ élection de 2011 soulève la question de ces milliers de milliards d’euros soustraient aux travailleurs et à leurs familles depuis 1983 ?
            Or cette question est vitale au regard des menaces de plans de rigueurs toujours plus brutaux. Cette question est d’une acquitté sans précédente dans le cas de la Grèce.
            En effet tout recul devant les exigences des « marchés » entraine immédiatement d’autres exigences encore plus insoutenables.
            C’est les reculades consécutives depuis 1983 devant les exigences des capitalistes qui leur ont permis d’amasser un immense trésor de guerre qu’ils utilisent pour délocaliser les entreprises et la production, parachevant ainsi leur chantage exigeant toujours d’avantage de sacrifices de notre part, dans l’intérêt générale ont-ils l’impudence de déclarer alors qu’années après années, ils annoncent des bénéfices toujours plus grands.
            Sous le prétexte de crise économique, alors que les bénéfices explosent années après années, les grands patrons de l’industrie ont jeté au chômage et dans la précarité des millions de travailleurs, permettant ainsi aux capitaines d’industrie de parfaire leur chantage. « tu n’es pas content, des dizaines de chômeurs seront heureux de prendre ta place. Nous avons tolérer la transformation d’une partie croissante des ouvriers en chômeurs chroniques, en miséreux vivant des miettes d’une société en décomposition.
            Le droit au travail est le seul droit sérieux que le travailleur ait dans une société fondée sur l’exploitation. Cependant, ce droit lui est enlevé à chaque instant.
            Les travailleurs doivent donc se réapproprier les syndicats et mettre au centre de leurs revendications l’échelle mobiles des salaires mais aussi l’échelle mobiles des heures.
            Ils ne s’agit pas des 35 heures mais du véritable partage du travail existant avec maintient du salaire .
            En effet est-il tolérable que des millions de travailleurs soient en état de précarité alors que la finance internationale exhibe sans aucune pudeur leurs réussites.

            « Les syndicats et les autres organisations de masse doivent lier ceux qui ont du travail et ceux qui n’en ont pas par les engagements mutuels de la solidarité. Le travail disponible doit être réparti entre tous les ouvriers existants, et cette répartition déterminer la longueur de la semaine de travail. Le salaire moyen de chaque ouvrier reste le même qu’avec l’ancienne semaine de travail ! Le salaire, avec un minimum strictement assuré, suit le mouvement des prix. Aucun autre programme ne peut être accepté pour l’actuelle période de catastrophes. » Ecrit en 1938 mais plus que jamais d’actualité si l’on veut sortir du cycle infernale de la paupérisation que nous impose la finance internationale.

             

            Les banquiers et autres grands patrons nous ont bel et bien enfumés avec leur chantage sur le sauvetage de l’économie. C’est le peuple seul qui s’est serré la ceinture.

            Contre ceux qui ont résister, les journalistes et les politiques ont glosé sur les miettes des régimes spéciaux, sur ces « bénéficiaires de lois obsolètes », sur ce « privilège intolérable ».

            Mais ces journalistes ont oublié de mentionner le « privilège intolérable » des actionnaires, ces « bénéficiaires » d’abattements fiscaux, sur la « nécessité économique et démocratique » de taxer leurs revenus financiers.

            ils ont oublié d’expliquer que « les millionnaires, toujours plus nombreux, sont lancés dans une course sans fin au plus grand, au plus beau, au plus luxueux yacht... Dans ces châteaux des temps modernes,où le robinet à 8 000 euros plaît beaucoup  » !

            Mais ils n’ont pas fait le moindre lien entre la misère des uns et l’opulence affichées sans retenues par ceux qui nous demandent de faire des efforts et de se serrer la ceinture.

             

            Alors il est certain que face aux revendications de l’échelle mobile des salaires et des heures, ceux là même qui exhibent leurs richesses démontreront l’ « impossibilité de réaliser » ces revendications.

            Il s’agit de nous préserver de la déchéance, de la démoralisation et de la ruine.

            C’est un combat vitale, on le voit d’ores et déjà en Grèce. Le peuple grec va sans aucun doute nous frayer le chemin et nous montrer la voie de la résistance en jetant hors de la Grèce le FMI et l’Union Européenne.

            De l’argent, il y en a, il suffit de confisquer les milliers de milliards d’euros qui ont été soustrait par les rapaces de la finance.

            Ce n’est pas aux peuples de payer la crise des trusts, des financiers et des banquiers.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

rakosky

rakosky
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès