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Quelle Europe pour demain ?

Considérant que l’Europe se doit de regrouper différents pays avec différentes législations sociales pour n’en faire qu’un au niveau économique, dans un souci d’égalité entre pays membres, quelques questions me viennent à l’esprit, étayées par les articles parus sur le Site EUROPA…
 
Comme il se doit, l’EUROPE doit œuvrer pour des réductions des déficits nationaux, une libre circulation des biens et des personnes des différents états membres, une européanisation des gestions budgétaires, économiques et sociales.
 
Alors réfléchissons un peu, afin de réduire les déficits et renforcer la compétitivité de notre économie européenne, est-il plus facile de demander un nivellement par le haut ou par le bas à chaque pays ?
 
Si demain nous obligeons un pays à faible coût de main d’œuvre à augmenter la rémunération de ces salariés ou les aides sociales distribuées, nous agirons de fait vers une augmentation du déficit du-dit pays et une baisse de sa compétitivité…Par contre le contraire effectué égalerait à une augmentation de sa compétitivité et une diminution de son déficit.
 
Prenons l’âge légal de départ à la retraite en moyenne égal à 65 ans, si nous voulons renforcer la formation, c’est-à-dire retarder l’âge d’entrée dans la vie active, il faudra bien retarder celui-ci afin que les cotisations perçues soient au moins égales à celles distribuables. (Recommandation traité de Lisbonne : augmenter de 5 ans l’âge de départ à la retraite)
 
Prenons le service public, là encore le traité de Lisbonne préconiserait bien une sauvegarde de celui-ci mais uniquement en Gouvernance, le reste devant se privatiser pour augmenter la compétitivité de ces même services.
 
Les restructurations d’entreprise en stratégie européenne existeraient aussi dans ce même traité et là je dis attention danger, une fermeture d’entreprise de 200 salariés ici avec création d’une entreprise de 200 salariés ailleurs en Europe entraîne au niveau macroéconomique européen une opération sociale blanche, de plus si elle se réalise dans un pays à plus faible coût de main d’œuvre cela devient une bonne opération économique et surtout renforce la compétitivité européenne, mais que faire dans ce cas de la casse sociale engendrée dans le pays d’origine ?
 
Demain des entreprises de statut européen et de droit européen vont naître, la clause de mobilité nationale ne risque-t-elle pas de devenir européenne, dommage pour ceux qui ne voudront pas être reclassés dans un autre pays de la communauté…
 
« Heureusement » Nous assistons aujourd’hui à la naissance d’un nouveau secteur économique, le quatrième, après le primaire (agriculture), le secondaire (l’industrie), le tertiaire (les services), le dernier serait composé de l’information (Internet) et de l’environnement. On nous promet, avec celui-ci de développer l’emploi stable et qui plus est de diminuer les coûts environnementaux…Quelle aubaine !!!
 
Petit rappel : à chaque fois qu’un nouveau secteur économique s’est formé, il y a eu casse sociale, voyez le 19ème siècle, le sous prolétariat venu des campagnes vivant dans des taudis pour espérer accéder à l’emploi de l’industrie naissante… les révoltes ouvrières, la répression étatique…
 
Pour fabriquer et pérenniser un nouveau secteur économique on a toujours eu besoin de misère, d’ignorance, pour amener les ouvriers à accepter des conditions de travail plus difficiles et moins rémunérées car non encore protégées par une législation du travail adéquate.
 
Que se passe-il aujourd’hui, à votre avis ? Pourquoi mettons-nous à sac l’Education ? Pourquoi recherchons-nous à exclure dès le départ des jeunes sinon pour mieux les exploiter ensuite ? Ne trouvez-vous pas qu’il y a là une certaine similitude de faits et d’actes ?
 
Et si demain on décidait tout bonnement, sous prétexte de cotisations, de faire travailler plus pour le même salaire (atteinte au jours fériés, travail du dimanche légalisé, annualisation du temps de travail avec le corollaire de désocialisation que cela comporte, il faudra de la main d’œuvre servile, sans liens géographiques ou familiaux, afin de pouvoir la faire muter sur le ou les secteurs émergents dans le ou les pays demandeurs…
 
L’économie d’entreprise est sortie des frontières nationales, la gestion du personnel se veut européenne avec des diplômes européens utilisables et reconnus dans toute la communauté, les barrières linguistiques tomberont bientôt, pour les plus chanceux cela équivaudra à des possibilités de promotions sociales plus importantes mais à quel prix, combien resteront sur la route du progrès, combien seront jugés irrécupérables et délaissés, quel avenir pour demain, l’ultra libéralisme comme aux USA avec 2 emplois, un pour vivre, l’autre pour cotiser,
un système de santé à double vitesse.
 
Etonnant que là où les USA aujourd’hui parlent de mettre en place un système solidaire comme il était connu en Europe, nous mettions à sac le nôtre…
 
 

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4 réactions à cet article    


  • ddacoudre ddacoudre 9 février 2010 13:10

    bonjour panturle

    nous espérions autre chose de l’Europe, un cadre social commun, jamais un accord à pu se faire il y a toujours eu un véto, et l’Europe pour les citoyen c’était loin d’eux, il voulaient des protection et ils élisaient ceux qui les leurs retireraient au nom d’une meilleure prospérité. quelque part chacune des populations pensait tirer profit de l’Europe c’était cette vue toujours développé. celle d’un marché européen tourné vers la conquête de ceux extérieurs n’était pas évoqué comme marché important la pauvreté concurrentielle que petit à petit il nous a été imposé comme condition sine quanum pour survivre.

    et aujourd’hui elle nous étrangle.lien

    cordialement.


    • zelectron zelectron 9 février 2010 14:44

      Il y a quelque chose de très bizarre en Europe, par exemple des lois par dizaines peut être centaines de millions qui doivent être analysées, disséquées, jaugées, soupesées, défendues, critiqués, rejetées, synthétisées avec à la clé un constat, un aveu de quasi-impuissance devant des démarches intellectuelles ou civilisatoires différentes et c’est là où j’en viens, l’extraordinaire, le stupéfiant accord, le choc intense, la vérité révélé de ce garçon si beau de cet autre pays et de cette fille si belle de cette contrée si différente qui se comprennent instantanément et dont les yeux se cherchent dans la seule quête qui vaille la peine...et donc les millions de lois ? et bien ils s’assoient dessus sans même y prendre garde : ils s’aiment.
      C’est comme ça que je rêve mon Europe.


      • curieux curieux 10 février 2010 09:23

        Mais l’Europe actuel n’a pas été faîte pour les populations d’Europe. Faut pas rêver. Elle a uniquement été faîte sous la pression des Etats-Unis, pour les banquiers. Le but est de nous amener au niveau de vie des pays de l’Est, puis des Hindous ou des Chinois. Pour celà, des milliers d’élus et des Nommés qui vivent grassement par les impôts prélevés dans chaque nation. L’Europe est une dictature, on le voit ave le NON en France ou en Irlande. Vivement le cassage de gueule de l’Euro et de toute cette maffia légale.

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