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Accueil du site > Actualités > Europe > Sauver l’Euro !

Sauver l’Euro !

Construire une Europe Fédérale autour de la monnaie et sortir de la crise par le haut, sans attendre le salut de l'extérieur, c'est à dire une reprise mondiale qui se ferait sans l'Europe (Etats-Unis, BRICS), est la solution pour faire de l'Euro un vraie monnaie de réserve.

L’Union Européenne est devenu un « système à état » : son objectif est de se perpétuer. On s’en tient aux débats pour savoir qui de Schulz Junker ou Barnier sera Président de la Commission – c’est à dire qu’on négocie en coulisse pour désigner le futur pacha du Titanic. (L’UE joue en quelque sorte un remake de Byzance en 1453 : tout est foutu, Mehemet II a traversé le Bosphore et on discute du culte des images !) Les grandes figure de l’UE – Van Rompuy, lady Ashton, Barroso - n’ont toujours pas de numéro de téléphone, et Obama et Poutine demandent à Merkel de jouer les go between pour régler leurs affaires ; on ne les a vus ni à Kiev ni à Bamako ; lady Ashton n’assure même pas le ministère de la parole, un comble pour un Ministre des Affaires étrangères ! Comment sortir de cette situation ? Les interrogations sur l’avenir et la fragilité de l’Euro sont une chance à saisir. Une monnaie n’existe pas sans un Pays - c’est un fait – créons-le ! L’occasion est donc là de constituer ce noyau dur, c’est à dire un Etat Fédéral Européen. pour donner enfin à l’Euro un Pays. Le fédéralisme s’impose du fait de l’enracinement des Etats dans cette vieille Europe qu’on ne saurait réduire à de simples provinces, mais c’est un fédéralisme sans concession qui s’appliquera aux domaines régaliens, et notamment à la fiscalité – sur laquelle est construite toute monnaie -, au budget, à la défense, la police, la justice. Avec Banque centrale, Cour de Justice Fédérale, Conseil constitutionnel, Conseil d’Etat. Rien ne doit manquer à l’édifice. Que sait le « citoyen du monde » d’un Etat, où qu’on l’interroge ? que les dirigeants doivent être élus ; qu’il y a un Président, un Parlement, un Gouvernement, des Ministres, un Premier Ministre. Et c’est tout !, pas de Commission, de Haut commissaire à ceci ou cela, de Conseils à géométrie variable, de trucs et de machins... Il faut donc bâtir le noyau dur de l’Europe - la Nouvelle Europe ! - avec ces critères, et laisser le Titanic voguer vers son destin en mettant des chaloupes à la mer pour recueillir les naufragés.... En feront partie, à l’origine, les Six signataires du Traité de Rome, plus peut-être l’Espagne (proche de la France) et l’Autriche et le Danemark (proches de l’Allemagne). Les autres Etats ayant adopté l’euro pourront continuer d’utiliser l’euro, soit comme monnaie unique soit comme monnaie commune (cf : 1914-2014 de Chevènement), mais leur entrée dans cette Europe fédérale ne se fera que progressivement dans le temps, suivant la volonté des parties. Le fédéralisme a des exigences auxquelles certains peuples ne voudront pas, légitimement, se soumettre. Il ne faut pas répéter l’erreur de l’élargissement en disposant des appâts qui se révèlent des leurres. Cette « Nouvelle Europe Fédérale » - la NEF – aura un Président, un Parlement, des Députés, un Gouvernement, un Premier Ministre, des Institutions régaliennes ; une Cour de Justice de la Fédération se substituera à la Cour de Justice Européenne ; la BCE sera évidemment l’équivalent européen de la FED. Un toilettage devra être opéré dans la législation produite à ce jour par la Commission. Le processus pour élire ces personnes ne pose pas d’autres problèmes que ceux que connaît toute démocratie pour définir ses propres règles ; le recours au référendum n’est pas à exclure, mais ce ne doit pas être le passage obligé pour notamment désigner le Président de la Fédération : trop de différences culturelles, linguistiques et historiques pollueraient cette consultation.

Reste le difficile problème d’inclure dans cette architecture les Chefs d’Etats et/ou de Gouvernements des Etats membres (les Six ou Neuf). Ils pourraient siéger (éventuellement avec trois ou quatre Ministres de leurs gouvernements nationaux – Affaires étrangères, Justice, Intérieur, Finances par exemple) dans une Chambre Haute – sorte de Sénat – avec des droits de veto dans certains domaines (comme la fiscalité, la monnaie, la défense, la diplomatie) et des pouvoirs particuliers concernant notamment les interventions militaires, les relations avec l’OTAN, le Conseil de Sécurité de l’ONU, et quelques autres choses qui découleront de ces principes généraux. Ils pourraient aussi être chargés de proposer au Parlement le Président de la Fédération européenne, qui l’introniserait. Combien faudra-t-il de temps pour en arriver là ? Un certain temps... D’où la nécessité de commencer sans attendre.. Que deviendra l’UE actuelle avec ses impedimenta ? Aux autres pays de faire évoluer l’organisation actuelle ou de la quitter. Ce sera rapidement une question de budget...

 


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15 réactions à cet article    


  • Le taulier Le taulier 12 avril 2014 09:55

    "Cette « Nouvelle Europe Fédérale » - la NEF – aura un Président, un Parlement, des Députés, un Gouvernement, un Premier Ministre, des Institutions régaliennes ;"

    Bienvenu sur notre planète : le climat vous convient, la nourriture aussi et que pensez-vous des Terriennes ? Jolies n’est-ce pas !

    Tous ce que tu proposes existe déjà. Vas faire un tour à Strasbourg et tu verra un gros bâtiment de béton avec des centaines d’humains qui le fréquentent 2 fois par mois...


    • claude-michel claude-michel 12 avril 2014 10:54
      Sauver l’Euro ?...mais cette monnaie est le Mark en fait..Vous voulez donc sauver l’Allemagne.. ?....Bizarre comme idée..

      • Talion Talion 12 avril 2014 11:27

        ’’le recours au référendum n’est pas à exclure, mais ce ne doit pas être le passage obligé pour notamment désigner le Président de la Fédération : trop de différences culturelles, linguistiques et historiques pollueraient cette consultation.’’

        Voilà un projet qui fleure bon le totalitarisme !

        Au moins l’auteur affiche clairement la couleur : Étant donné que les peuples risquent très fortement de ne pas être d’accord avec ce projet monstrueux, mieux vaut ne pas leur demander leur avis.

        On a ici une parfaite resucée du projet de Nouvelle Europe que les nazis avaient pondu en leur temps... A savoir une horreur supra-nationale qu’ils voulaient imposer aux nations européennes et si besoin à grands coups de pompes dans le cul.

        L’européisme n’est jamais qu’un nouveau volontarisme qui ne dit pas son nom... Certains apprentis sorciers essayent une fois de plus de plier la réalité face à leurs délires.
        Leur hystérie apporte avec elle la promesse d’une montagne de cadavres : Celle des populations qu’ils leur faudra soumettre ou détruire avant de pouvoir créer cet ’’homme nouveau’’ qu’a vocation à devenir -dans leur délire- le ’’citoyen européen’’.


        • bourne 12 avril 2014 18:54

          hi hi hi ... le droit pour les peuples de fermer leur gueule ! Mais c’est déjà le cas, alors .... smiley


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 2014 07:41

          L’auteur n’est pas le seul a craindre les referendum et la démocratie.
           Élisabeth Guigou craint fort que la démocratie de fasse éclater l’UE !
          Ne demandons plus l’avis des peuples, ils votent mal.


        • zygzornifle zygzornifle 12 avril 2014 15:04

          Sauver l’Euro va tellement nous coûter cher qu’il n’y auras plus que des mendiants en Europe .....


          • ykpaiha ykpaiha 12 avril 2014 16:29

            En Un mot un seul :

            Qu’il crève il a fait assez de (m..des) malheurs pour ne mériter que l’oubli,

            Idem pour ceux qui le soutienne en nous abandonnant a notre triste sort de cochon payeur.


            • domé 12 avril 2014 16:50

              Euuuuh...comment dire non, ben non. C’est donc ça le but final de l’Euro ? 

              Et on aurait qui comme Président,empereur imposé ?


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 avril 2014 18:01

                La zone euro est dans les choux, tellement dans les choux qu’elle fait l’objet de discussions serrées à Washington.

                D’abord l’ Europe est une notion géographique, ne confondons pas tout.

                Le Machin dont vous parlez c’est l’ Union européenne, une colonie de l’ Empire américain.

                « Mais pourquoi l’ Europe est comme elle est ? » par Asselineau

                « Le Nouvel Ordre Mondial n’a pas d’avenir. Ce qui compte, c’est le principe consacré de la souveraineté des Etats : non alignement sur les USA, non confrontation et non ingérence dans les affaires des autres Nations. »

                Poutine, discours de Munich 2006.


              • Donquichuchote 12 avril 2014 18:50

                Pour faire un pays, il faut un intérêt commun et un projet civilisationnel commun auxquels adhère une très large majorité des citoyens de chaque pays partie prenante de l’état fédéral.
                - Un intérêt commun ? l’Allemagne a besoin d’un euro fort pour diminuer le coût de ses importations de matières premières alimentant sa niche économique mondiale de produits à forte qualité ajoutée, de même d’ailleurs que nos industries du luxe en France. l’Europe du sud a elle besoin d’un euro faible pour que ses entreprises de main d’oeuvre soient compétitives.
                - un projet civilisationnel commun ? Celui d’une Europe totalitaire au sens précis et non polémique du terme qui impose des normes détaillées dont nous ne voulons pas en matière alimentaire, de santé publique, d’écologie, de secteurs publiques d’intérêt général. Celui d’une Europe totalitaire au sens des orientations politiques du terme, avec les menaces pesant sur internet et le fichage des individus.
                Celui d’une Europe ultra libérale qui met l’homme au service des mouvements de capitaux oubliant qu’au coeur de tout projet humaniste et à fortiori spirituel c’est l’homme qui est premier, le reste, dont l’économique, n’étant que des moyens qui doivent lui être subordonnés.
                Reste la paix et le prix Nobel qu’elle a reçu !! Grèce, Espagne...quelle paix interne ?
                Yougoslavie, Ukraine...quelle paix externe aux frontières de l’Europe quand on la voit à la manoeuvre servant les intérêts US au détriment du droit des peuples et des souverainetés nationales.
                J’allais oublier la monnaie commune, c’est vrai que c’est très pratique pour les voyages en Europe du citoyen lambda...dommage qu’il ait perdu son emploi et qu’il ne puisse plus faire de tourisme. Au moins il peut facilement s’expatrier, loin de sa famille et de ses amis pour tenter de trouver un travail en abaissant les conditions salariales locales.
                Dans cette Europe, il n’y a quasiment rien de bon car ses racines institutionnelles et idéologiques sont mauvaises pour l’humanité ; avec une pareille sève il est donc inutile de tenter quelques greffes que ce soit.


                • BA 12 avril 2014 22:34
                  En tout, 197 nations sont représentées à l’Organisation des Nations Unies.

                  Que voyons-nous en observant ces 197 nations ?

                  179 nations gardent précieusement le contrôle de leur monnaie nationale.

                  Et seulement 18 nations ont détruit leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique : l’euro. Le résultat de cette expérience de tarés : un désastre.

                  Aujourd’hui, l’économiste Bernard Maris est membre d’Europe Ecologie - Les Verts : il a été candidat aux élections législatives de 2002 sous cette étiquette.

                  En septembre 1992, il était un des tarés qui avaient voté « oui » à la création de la monnaie unique, au moment du référendum sur le traité de Maastricht.

                  En septembre 1992, il nous expliquait que l’euro allait nous apporter davantage de croissance économique, davantage d’emplois, davantage de progrès social, et toutes ces foutaises.

                  Mais 22 ans après, miracle ! Bernard Maris vient de comprendre !

                  Bernard Maris vient de publier une chronique explosive dans l’hebdomadaire Charlie Hebdo, mercredi 9 avril 2014, page 6 :

                  « Je vire ma cuti.

                  J’ai voté oui à Maastricht, oui au traité constitutionnel. Aujourd’hui, je pense qu’il faut quitter la zone euro. »

                  Lisez la suite à la page 6 de Charlie Hebdo.

                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 avril 2014 22:38

                    Maris...marri ...y porte bien son nom ... smiley


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 2014 07:54

                    Pas étonnant que les économistes Prix Nobel considèrent l’euro comme une catastrophe... Le lien entre l’euro et la compétitivité.

                    En conséquence, le lien entre l’euro et le chômage dans la zone euro.

                    Hélas, on ne peut pas sortir de l’euro. Juridiquement, il est là pour l’éternité.
                    Grâce aux bons soins d’une bande de Socialistes, dont Attali, qui explique qu’il aurait fallu prévoir une clause de sortie, au Traité de Maastritch, mais comme on n’est démocrate que dans les discours..., ben, on ne l’a pas fait.

                    Du coup, pour sortir de l’ euro, il faut sortir de l’ UE par l’article 50.
                    Mais quitter aussi les Traités n’est pas une grande perte.


                    • zygzornifle zygzornifle 14 avril 2014 08:38

                      Sauver l’Euro ne pourra se faire qu’en passant ses citoyens à la moulinette ce qui à déjà bien commencé.....


                      • zygzornifle zygzornifle 14 avril 2014 11:16

                        Il faut sortir à toute vitesse de ce carcan politico financier que nous ont concoctés nos énarques.....

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