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Accueil du site > Actualités > Europe > Sécurité alimentaire européenne : la nouvelle donne

Sécurité alimentaire européenne : la nouvelle donne

Depuis le 1er janvier dernier, nous vivons une véritable révolution culturelle dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments. Les nouveaux règlements européens (regroupés sous l’appellation du « paquet hygiène ») changent en effet complètement la donne, entre autres dans les rapports entre professionnels et instances de contrôle. Comment cela se passe-t-il sur le terrain, et quelles conséquences peut-on prévoir face à ce « new deal » alimentaire ?

Depuis le début de l’année, l’industrie alimentaire vit sous un nouveau régime réglementaire : les règlements respectivement numérotés : 178/2002, 852/2004 et 853/2004, 882/2004 et 852/2004, regroupés sous l’appellation générique et barbare de  paquet hygiène. Sous leur apparence aride, ces trois numéros introduisent un changement radical dans les habitudes du secteur, résumé ci-dessous.

Une responsabilisation totale du professionnel

Chaque professionnel de l’alimentation a la responsabilité pleine et entière de ses produits, et doit donc assumer d’une part les conséquences d’une malfaçon, mais aussi l’organisation complète de leur production et de leur contrôle. Avant le " paquet hygiène ", les professionnels devaient se référer à un certain nombre de règles édictées par les pouvoirs publics : critères microbiologiques, règles de construction et d’organisation, etc. Aujourd’hui, chacun est libre de choisir ses critères de qualité - du moment qu’il peut apporter la preuve technique ou scientifique de leur validité.

Il reste quand même un certain nombre de critères indiscutables, mais très peu : par exemple les températures de stockage, ou quelques seuils microbiologiques à ne pas dépasser.

Cela doit pousser les professionnels à ne pas se contenter d’être platement " dans les règles ", mais à argumenter pour défendre leur position face aux services de contrôle, y compris en remettant en cause - pourquoi pas ? - les anciennes habitudes. Cela va donner aussi un tour très technique aux discussions avec les services de contrôle.

Du coup, cela va aussi forcer les services de contrôle à acquérir davantage de connaissances techniques sur les filières, et à ne pas se contenter de connaître uniquement le règlement pour juger de la fiabilité d’une entreprise. Ceci pourrait conduire à remanier certains services, ou à se tourner vers des experts externes.

Le rôle des organisations de filières (syndicats, chambres, interprofessions) se trouve renforcé : elles sont chargées de mettre au point des guides de bonnes pratiques, qui, une fois validées par une autorité scientifique (l’AFFSA, en l’occurrence), deviendront le " règlement interne " de la profession, lequel devra être respecté comme un règlement officiel.

Une méthodologie imposée : l’HACCP

Chaque professionnel doit mettre en place un plan de maîtrise sanitaire, qui doit impérativement être basé sur les principes de la méthode HACCP (Hazard Analysis for Critical Control Points, en français : analyse des dangers pour le contrôle des points critiques). Cette méthode est devenue depuis quelques dizaines d’années une référence incontournable dans le domaine. Appliquée largement dans le monde, elle est devenue un passage obligé pour l’obtention de nombreuses normes (parmi lesquelles des normes courantes en agro-alimentaire : ISO 22000, norme BRC, norme IFS, etc.), et de très nombreuses entreprises françaises l’utilisent déjà.

De très nombreuses entreprises, oui, mais pas toutes, et celles qui l’appliquent ne l’appliquent pas toujours très bien, d’autant que les différentes instances exigeant cette méthode ont parfois des vues divergentes, et que les services de contrôle avaient du mal à se retrouver dans cette jungle foisonnante. Tout le monde doit donc revoir sa copie et présenter un plan HACCP actualisé, et aussi apporter les preuves qu’il fonctionne.

Il a fallu donc inventer pour les services officiels (services vétérinaires principalement) une méthodologie de contrôle de ces plans, ainsi qu’une méthodologie d’appréciation. Et du coup, former tous les agents concernés, au niveau national, pour les fédérer autour d’une méthode unique et d’une appréciation harmonisée. Et aussi leur faire connaître les bases de cette méthode HACCP, parfois mal implantée dans leur culture.

Une traçabilité à toute épreuve

"De la fourche à la fourchette" ou "de l’étable à la table", comme on veut, le maître-mot est la traçabilité. A toutes les étapes de la production, on doit pouvoir savoir d’où vient la denrée, et où elle va. La crise de l’ESB (maladie de la vache folle) a eu ceci de bien qu’elle a forcé toute une filière à mettre en place une traçabilité très précise, et depuis plusieurs années, les systèmes d’assurance-qualité ont implanté cette notion essentielle. L’objectif est de pouvoir, le plus vite possible, provoquer en aval le rappel d’un produit défectueux (ou dangereux) si on repère un défaut en amont, ou inversement, d’intervenir en amont chez un producteur si on détecte un problème en aval

Cette traçabilité est déjà bien passée dans les moeurs dans le secteur agro-alimentaire, elle devient maintenant un pilier du système.

Néanmoins, la coordination entre agriculteurs, éleveurs, fabricants d’aliments pour animaux (soumis d’ailleurs au même régime que les producteurs d’aliments pour humains), abattoirs, distributeurs, grossistes et industriels n’est pas si simple que cela.

Des services officiels transparents

L’action des services de contrôle est également refondue par le "paquet hygiène". Elle doit être soumise à l’assurance qualité : documentée, tracée, responsabilisée, et soumise à des audits. Pour la France, le choix a été fait de la norme ISO 17020/NF EN 45004, et l’accréditation des services vétérinaires pour 2008 est l’objectif affiché.

Chaque intervention doit donc être documentée (matérialisée par un écrit signé et daté), référencée clairement dans une base de données nationale, et doit faire l’objet d’un suivi également rigoureusement documenté.

Notons que la DGAL (Direction générale de l’alimentation) met au point des guides d’inspection nationaux, et des grilles d’inspection, destinés à s’assurer que chaque entreprise sera inspectée dans des conditions identiques et évaluée avec les mêmes critères.

Il est également prévu dans les règlements que les contrôles puissent être " délégués " à des structures externes (privées, par exemple). Ceci a pu faire naître quelques inquiétudes chez les salariés de ces services officiels.

Et en France, où en est-on actuellement ?

La réforme est bien engagée. Les services de l’Etat ont lancé leur plan de formation interne, et se donnent deux ans pour mettre en place les nouvelles règles.

Les grandes entreprises du secteur avaient déjà largement anticipé. En effet, la plupart sont déjà sous assurance qualité, et elles ont à faire face depuis plusieurs années à des exigences accrues des distributeurs, pour lesquels il est nécessaire de disposer d’un plan HACCP. En revanche, elles en sont pas forcément habituées à subir un audit supplémentaire par l’Etat de leurs procédures HACCP, avec son cortège de normes et de critères parfois légèrement différents de celui des auditeurs privés (ISO, normes BRC, norme IFS...). Mais tout est déjà bien balisé.

Pour les petits, une charge supplémentaire ?

Pour les PME qui ne se sont pas encore engagées dans de tels processus (elles sont rares), le coût de la mise à niveau peut représenter un réel problème : formation des opérateurs, mise au point et rédaction du plan, investissements dans des systèmes de contrôle, appel à des experts, etc. Le rôle des structures de filière devient un repère important pour elles. De plus, on assiste depuis le début de l’année à une explosion surprenante (enfin...) du nombre de " consultants HACCP " indépendants à destination des PME, ce qui accroît l’incertitude : à qui s’adresser ? Comment choisir un consultant ? A quel tarif ?

Quant aux " tout-petits ", le " paquet hygiène " est souvent perçu chez eux comme une contrainte supplémentaire, et la " responsabilisation " parfois ressentie comme un piège dangereux. Bien que tous soient d’accord pour reconnaître l’importance de la traçabilité, par exemple, l’expression plan de maîtrise sanitaire paraît un peu impressionnante. Un effort de pédagogie des services officiels paraît nécessaire.

Notons que les règlements prévoient d’emblée des mesures de " flexibilité ", destinées à assouplir les exigences pour les petites structures. Bien que le mot petite (small) ne soit pas défini clairement, il faut saluer cet effort de réalisme sur ce point des autorités européennes (en l’occurence, de la Commission).

Et pour l’avenir ?

Une fois en vitesse de croisière (soit : tous les agents de l’Etat formés et toutes les entreprises sous système HACCP), nous disposerons d’un système encore plus fiable et transparent permettant d’intervenir encore plus vite et plus efficacement en cas de problème - et surtout, avec encore moins de problèmes !

L’action de l’Etat sera plus claire, mieux harmonisée et de meilleure qualité.

L’expérience des USA à cet égard est éclairante : ayant adopté il y a une quinzaine d’années une réglementation analogue (responsabilisation et HACCP obligatoire), leur nombre de toxi-infections d’origine alimentaire a baissé de façon spectaculaire.

Reste que pour les petites structures, il s’agit d’un effort réel de mise à niveau.

Et pour l’Etat, il s’agit d’un changement de culture important, nécessitant aussi un effort de taille en formation, et peut-être en réorganisation à terme.

En ces temps de suspicion généralisée envers l’Etat, l’Europe et l’alimentation en général, il est assez rassurant de voir arriver un règlement clair, apportant davantage de souplesse et de responsabilités aux professionnels, et de transparence à l’action de l’Etat.


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47 réactions à cet article    


  • jipé (---.---.221.74) 29 août 2006 12:45

    Progrés technique (= sanitaire ..), mais le goût est autre chose


    • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 13:29

      Je suis d’accord. Je rappelle que le rôle de l’Etat en l’occurence n’est pas de s’assurer que l’on mange le mieux possible, mais le moins dangereusement possible. Pour ce qui est du goût, tout dépend du professionnel et des rapports qu’il entretient avec sa clientèle...


    • Jesrad (---.---.20.126) 29 août 2006 17:50

      Néanmoins, c’est l’intérêt direct du consommateur et non de l’Etat qui est servi par une meilleure infrastructure de contrôle sanitaire des aliments. Charger les professionels de faire le ménage chez eux et de s’en justifier, c’est très bien, mais il faudrait que les consommateurs aient une part dans le processus, logiquement, ne serait-ce que pour ajouter à la réactivité et surtout à la pertinence des mesures. En plus ça concilie les besoins plus subjectifs (goût, qualité, etc...), non ?


    • Dapeacemaker (---.---.1.14) 29 août 2006 13:18

      « Chaque professionnel de l’alimentation a la responsabilité pleine et entière de ses produits, et doit donc assumer d’une part les conséquences d’une malfaçon, mais aussi l’organisation complète de leur production et de leur contrôle. » smiley Ca me semble IIREALISABLE, mais ce n est qu un point de vue...Mort aux PME ?

      Encore une fois... de qui se fou t on ? oui cela pourrait etre un progres... mais encore une fois,traiter le petit detail en bout de chaine n a aucun interet... comme dans tous les domaine nous nous acharnons encore a regler les consequences, plutot que de s attaquer aux (richissimes ?) causes. N oubliez pas... les OGM sont autorisés et ceux qui sont renseignés sur le sujet savent bien les risques que cela entraine.

      c est toujours le dernier maillon de la chaine, le plus petit maillon de la chaine, qui doit assumer les abherations des plus grands...STUPIDE.

      .... tant que les multinationnales, avec l aimable benediction de nos representants « legitimes », feront de la merde, nous en mangerons.

      Dapeacemaker (Et si on repartait sur une voie Humaniste ?)

      PD.:Si je pensais avoir le choix, moi aussi j en aurai rien a foutre de tout... mais a t on encore le choix de prendre toutes ces choses a la legere ??? de laisser trainer aujourdhui ce qui nous tuera demain ??

      L’Instinct de survie ne consiste pas a sauver sa vie mais celle de son espece. Pourquoi sommes nous la seule espece a ne pas pouvoir comprendre cela ? smiley


      • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 13:44

        Je ne me fous pas de vous, loin s’en faut.

        Cela vous paraît irréalisable, et pourtant c’est ce qui se fait déjà depuis longtemps. Vous-même avez la responsabilité pleine et entière de ce que vous écrivez, et ça ne vous empêche pas d’écrire. Pour les PME, tout est mis en oeuvre pour que justement elles puissent suivre. Pour celles qui ne veulent pas rentrer dans un système d’assurance qualité, c’est cuit pour elles depuis longtemps.

        Ceci dit, les règles communautaires s’avèrent finalement moins contraignantes que certains cahiers des charges ou normes inspirées par la grande distribution. Contrairement à ce que vous dites, j’ai plus d’inquéitudes pour le secteur à cause de leur aval (distribution) que de leur amont (producteurs primaires).


      • Dapeacemaker (---.---.1.14) 29 août 2006 13:56

        ...Oui mais toute nourriture provient de matieres premieres, de cereales, de legumes, de fruits etc... or nous ne protegons pas (au contraire ?), la nature et la genetique (gen-etique ?) de nos matieres premieres. pire que ca... nous laissons des entreprises privés dont la seule regle est le benefice, poser des brevets sur des aliments qui existe depuis plus longtps que l Homme. L’illogisme nous regi... POurquoi un pauvre, devrait payer un riche pour semer des produits qui sont par defaut naturels et essentiels.. GRATUITS.

        Suis je fou ?

        Dapeace


      • (---.---.233.252) 29 août 2006 15:47

        non dapeace ! vous n’etes pas fou ! disons que l’auteur nous a pondu un article à la 9a dérange ! un autre serviteur de Sygenta, monsanto et cie qui sévit par ici ! smiley


      • eugene wermelinger (---.---.211.126) 26 octobre 2006 05:04

        Non, vous n’êtes pas fou, mais le monde qui nous entoure, lui l’est. Je ne vois plus que la solution de vivre « en marge ».


      • Cochonouh Cochonouh 29 août 2006 13:24

        Trop technique pour moi cet article... Est-ce que ça va changer quelque chose pour mon A.O.C Listrac ou mon reblochon au lait cru ?


        • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 13:37

          Pour le Listrac, rien. Pour le reblochon, rien non plus, sauf que les garanties sanitaires seront meilleures. Il n’est pas question d’ailleurs de remettre en cause la fabrication de fromages au lait cru, comme ça l’a été dans certains pays (comme les USA).

          Par ailleurs, c’est dur de ne pas être technique sur un sujet pareil. Retenons que cette réforme a pour but de disposer de produits de plus en plus fiables (sanitairement), et de gérer plus facilement les accidents.

          L’intérêt de cette réforme (je ne l’ai peut-être pas assez souligné), c’est qu’elle associe une plus grande transparence des services publics et une plus grande souplesse pour le secteur privé. Un règlement moderne ! smiley


        • (---.---.233.252) 29 août 2006 15:51

          en clair, voila ce qu’il dit ! au lieu que les microbes bien gentils donnent le bleu du roquefort, on va obligé les gens à utiliser du lait OGMisé, aseptisé et les obligés à ACHETER des ferments là où la nature le donnait gratuitement !

          Ferments OGM bien entendu ! avec des brevets et royalties ! c’est pas le progrès ça ! smiley

          pffff

          y en a marre d’avoir à subier des articles de ce genre sur agora !


        • Jesrad (---.---.20.126) 29 août 2006 17:54

          Ben voyons, car c’est bien connu, toutes les petites fromageries françaises vont bien évidemment se dépêcher d’acheter du lait bien évidemment OGMisé et plus cher pour bien évidemment faire de moins bons fromages et donc ... couler ? Le comble pour des fromageries.


        • faxtronic (---.---.127.45) 30 août 2006 11:06

          Ah bon, tu me rassure. J’avais peur que cette loi se termine par une pasteurisation du roquefort.


        • (---.---.233.252) 29 août 2006 14:01

          d’ou sort ce pingouin ?

          dsl mais les idées de cet article sont telles que je ne vais pas ménager son auteur !

          Vous parlez de sécurité alimentaire sans parler de la dénutrition croissante des fruits et légumes, de leurs saturation en pesticides, de leurs absence de vitamines ?

          Comment pouvez vous parlez de sécurité alimentaire sans préciser ce fait important : QUAND ON PARLE DE SECURITE ALIMENTAIRE, IL S’AGIT D’AGROALIMENTATION !

          Le truc pour ceux qui n’ont pas encore compris, c’est de faire croire que les salmonelles et autres ogm ou saletés qui provoquent des maladies, les arômes, les colorants, les conservateurs sont la source principale des ruptures microbiennes qui laissent le champ libre aux pullulements microbiens !

          Pourquoi vouloir faire croire qu’il s’agit d’hygienne ? C’est seulement l’arbre qui cache la forêt !

          Et puis vous oubliez aussi de dire que ce paquet hygiène est destinée à emmerder les petits producteurs, à créer des sociétés qui pourront sous prétexte de loi s’en mettre plein les poches !

          On marche sur la tête ! Juste pour info, ça fait des milliers d’années que l’homme mange ! smiley


          • (---.---.233.252) 29 août 2006 14:05

            Le truc pour ceux qui n’ont pas encore compris, c’est de faire croire que les salmonelles et autres ogm ou saletés qui provoquent des maladies, les arômes, les colorants, les conservateurs ne sont pas la source principale des ruptures microbiennes qui laissent le champ libre aux pullulements microbiens !


          • Dapeacemaker (---.---.1.14) 29 août 2006 14:09

            +1 !!! alors je ne suis pas le seul fou ! et j en suis bienheureux !

            Dapeacemaker


          • (---.---.74.32) 30 août 2006 18:41

            pour le type qui raconte que ça fait des milliers d’années que l’homme mange, connait-il le nombre d’intoxication alimentaire mortelle en 1900 ? effectivement l’homme et tous ses ascendants mangeaient mais combien sont mort à cause de cela ? (en 2005 en france environ 400)


          • Philippe Aigrain (---.---.32.39) 29 août 2006 14:05

            Cette distinction est en réalité plus fragile qu’il n’est parait. L’hygiène analyse en effet des risques instantanés (par exemple d’intoxication micro-biologique) alors que certains aspects considérés habituellement comme relevant de la qualité peuvent représenter en réalité des risques bien supérieurs du point de vue de la santé publique. Exemple : nourritures à haute densité calorique. Plus généralement les politiques publiques auront bel et bien à se préoccuper de qualité, qu’il s’agisse de qualité environnementale (exemple circuits de production et consommation courts), sociale (exemple rémunération des producteurs) ou de qualité alimentaire. Ceci dit, merci d’avoir attiré l’attention sur des nouveaux mécanismes réglementaires et techniques dont il est utile que chacun les discute. Bien cordialement.


            • Cochonouh Cochonouh 29 août 2006 14:13

              skusez le hors-sujet, mais que représente exactement la photo qui illustre l’article ?


              • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 15:12

                Des cuisses de poulet, je crois (c’est pas moi qui ai choisi !)... Pour la garniture, je ne vois pas. smiley


              • gem (---.---.117.249) 29 août 2006 14:19

                bon article, qui nous informe parfaitement sur un sujet capital.

                Un reproche : Oui, la démarche initiée aux USA a effectivement eu d’excellent résultat. Là-bas. Parce que les USA étaient très, très, mauvais. L’utilité de tout cela en Europe, et spécialement en France (où il a très très peu d’intox alimentaire, et beaucoup, beaucoup d’intox sécuritaire), est beaucoup plus douteuse...

                Arr, Ortre Und Dizipline. L’armée agro-alimentaire est bien tenue en main pas les capo-chef des services vétérinaires, l’état-major Bruxellois sera content.

                Nous voilà rassurés...


                • Voltaire (---.---.65.37) 29 août 2006 14:54

                  Un excellent article, qui montre en passant que l’Europe sert bien à quelque chose si on veut bien être un peu objectif. Cette nouvelle réglementation est en réalité avantageuse pour les petits producteurs artisanaux (et notamment français) ; ils n’auront plus à suivre des procédés de fabrication imposés, du moment que leur procédé a une efficacité suffisante en matière de sécurité alimentaire.

                  Contrairement à ce que certains commentaires suggèrent, ce sont biens les contaminations bactériennes qui sont responsables de plusieurs dizaines de morts par an en France (Salmonelle et surtout Lysteria), et pas les OGM ou autres additifs... et notre nouriture est incomparablement plus sûre qu’il y a 50 ans.

                  Quant au goût, comme vous le faites remarquer, tout dépend en réalité de la longueur de la chaine et du prix que vous êtes prêt à mettre ; les fruits et légumes du marché sont toujours meilleurs qu’au supermarché car ils ne restent pas 1 mois en chambre froide (et ne sont pas cueillis verts pour le transport), et un pâté de campagne artisanal est meilleurs que l’industriel car il y a plus de viande, mais il coûte plus cher...


                  • (---.---.162.15) 29 août 2006 15:34

                    Et rien sur les OGM ? On reste à un 0,9 % mal contrôlé qui ne demande qu’à augmenter... Quant à la proportion d’OGM dans le nourriture pour bétail, ce n’est pas digne d’intérêt, pas de traçabilité là-dessus...

                    Je suis aussi surpris que de telles règles ne soient pas accompagnées, pour les grandes surfaces, d’un étiquetage obligatoire sur l’origine du produit. Le consommateur pourrait alors favoriser l’achat de ce qui est proche de chez lui, mais la commission européenne n’a pas ce soucis là...

                    Je me méfie d’un article à sens unique comme celui-là. Pas un mot sur ce qui est oublié (j’ai cité les OGM et l’étiquetage), pas un mot sur les effets pervers. Je ne veux pas pour autant verser dans l’autre sens pour dire que c’est mauvais, mais je suis circonspect, en attendant d’autres sons de cloche.

                    Am.


                  • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 16:08

                    Pour Am :

                    Je n’ai pas parlé des OGM par ce qu’ils n’apparaissent pas dans le texte de loi. Pas plus que les radio-isotopes, les allergènes, les conservateurs, etc. Ce règlement concerne uniquement le cadre dans lequel les entreprises alimentaires devront fonctionner.

                    Je suis personnellement partisan d’un étiquetage clair et sans ambiguïté sur les OGM, ne serait-ce que pour des raisons d’information claire du consommateur. La loi actuelle permettant de s’en passer en-dessous d’un seuil arbitraire de 1% est ridicule. Elle permet de faire passer des OGM sans les mentionner, puis de dire : ben vous voyez, personne ne se plaint, on va pouvoir monter le seuil de tolérance à x%, puis à 100%.

                    Mais les OGM posent un autre problème : d’abord il est très difficile de savoir scientifiquement s’ils sont réellement dangereux pour le consommateur (et qui va payer les études pour ça ? Certainement pas Monsanto), et d’autre part, ils ne sont pas repérables facilement dans le produit fini (et même pas du tout). Tout ça donne un cadre très flou à la lutte contre les OGM, qui est cependant une bonne chose à mon avis.


                  • Jesrad (---.---.20.126) 29 août 2006 18:00

                    Souvenez-vous que Pasteur voulait « inoculer la rage à toute la France », que « le télégraphe va détraquer le climat » etc...

                    OGM, le nouveau fourre-tout de la panique alimentaire.

                    Enfin, j’aimerais savoir si cette nouvelle législation va permettre aux producteurs de prendre l’initiative de, par exemple, étiqueter l’origine géographique, ou les moyens mis en oeuvre pour assurer le goût ou l’absence d’OGM, etc... Bref on va permettre aux producteurs d’établir ensemble les conditions de concurrence sans leur imposer.


                  • Dapeacemaker (---.---.120.91) 30 août 2006 10:11

                    ... non ce n est pas un fourre tout a panique... je ne sais pas quel age tu as mais peu importe... REFLECHI : Les OGM sont des Organismes Genetiquements Modifiés, et fonctionnent sur le principe du depot de brevet. La « genetique(ement) », je voi a peu pres ce que c est... pas de probleme...mais les 2 autres termes me genent... « Organismes ».... qu est ce qui rentre dans organisme ? Vidisblement, les vegetaux en font parti...ok.... les animaux semblent aussi en faire parti etant donné qu on produit des vache qui secrete des antibiotiques ou autres dans son lait par modif genetique... bon... ou est la limite alors ??? un etre humain est il un organisme ? Malheureusement...je pense que oui. (et vous ?) Enfin : « modifié »....c est un bien grand mot... A partir de quand a t on une modification qui peut donner lieu a un depot de brevet ? Si je prend la génétique du blé, que j y ajoute...allé, un gene qui fait qu elle fai des doubles pistils (completement inutil en soit), puis je deposé un brevet ? Si oui, et si j y ajoute une modif qui rend mon double pistil transmissible par reproduction classique (abeilles+vents+etc), qui pourra vendre des pousses, graines ou nimp quoi du Blé dans sa globalité ?

                    Mais je suis comme vous, je ne m inquiete pas du tout, je vois chaque jour que nos Elus, nous respecte et honore le passé de notre pays ainsi que les valeure humaine. et j ai une INFINIE CONFIANCE en eux....evidement ! smiley

                    Malgré cela pourriez vous « demonter » ce que je vien d avancer ?? Merci.

                    PS. : et si kkun peut me dire ce que c est que ce delire avec A Juppé because voir des fonctionnaires de la mairie de bordeaux dire « c est normal de demissionner pour laisser sa place a Mr Juppé, c est normal, c est normal, on doit pas reflechir ».... ca m a fai bizarre... mais encore une fois, notre monde est geré par nos Sages donc pas de quoi s inquieter. smiley


                  • Jesrad (---.---.20.126) 30 août 2006 12:54

                    Ah, on progresse. Donc vous êtes contre les brevets sur le vivant, pas contre la pratique de greffer des gènes d’un organisme à l’autre pour donner à ce dernier des capacités qu’il n’avait pas.

                    Je suis bien du même avis que vous, breveter les gènes est une aberration, c’est comme breveter un théorême de maths puisqu’on en est seulement découvreur et pas créateur.

                    En passant : Alain Juppé est, dans le cadre de la République Fromagère si bien décrite par Michel de Poncins, « propriétaire » de son poste de Maire de Bordeaux. Celui qui lui a gardé au chaud se verra gentiment remercié par Juppé, par exemple en se voyant offrir un poste presque aussi bien loti en retour, tout ça aux frais des contribuables. C’est ce que l’on appelle le commerce des votes :

                    - on achète les votes de gens en leur promettant des dépenses publiques en leur faveur
                    - on revend des votes en cédant sa place pour une qui rapporte plus


                  • Plus robert que Redford (---.---.116.25) 29 août 2006 15:50

                    Bien d’accord sur le principe car la méthode HACCP est avant tout PRAGMATIQUE aussi bien que rigoureuse (elle s’abstient de considérations éthiques ou morales, suivez mon regard...)

                    Néanmoins, qu’en est-il des conséquences financières ??

                    Pour la mettre en oeuvre, il faut des Spécialistes (les AUDITS sont rarement gratuits), des contrôleurs, (même s’il s’agit d’auto-contrôles, il faut y consacrer du temps, et le temps c’est de l’argent...) et surtout, il faut NOTER, NOTER, NOTER ! L’apothéose du formalisme et l’âge d’or de l’archiviste sont les deux mamelles de la traçabilité.

                    Tout cela a un coût, que je sache, en papier, en locaux d’archivage, et surtout en temps de salarié.

                    Qui va payer ? Le consommateur, l’Etat, le professionnel concerné ? Peut-être les trois à la fois ?

                    En attendant, quelle aubaine pour nos « ronds de cuir » en mal d’occupation !


                    • (---.---.233.252) 29 août 2006 15:55

                      les chambres de compensation comme clearstream et les multinationnales qui manipulent les politiques pour qu’ils leur votent des lois pour pouvoir nous vider nos portes-monnaies ne sont pas prèts de disparaître !

                      le saviez vous ? Le vôte de la loi qui a mis les radars sur les routes a fait un heureux !

                      Un gars a décroché le contrat de vente des appareils !

                      je vous le donne en milles ! il s’appellait ..... DE robien ( le frère) !

                      Il dit quoi déja plus haut le pingoin : une loi moderne ! smiley


                    • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 20:04

                      A Plus Robert que Redford

                      Qui va payer ? le consommateur, car le professionnel va répercuter ses coûts. Remarquez, vous ne verrez pas la différence, ça fait des années que les systèmes d’autocontrôle sont déjà en place et que vous payez déjà.

                      Tout noter ? Eh oui je sais, mais c’est comme ça partout. Ce n’est pas l’amour du papier qui pousse le monde, c’est la peur d’avoir à se justifier. Passez en procès, ou portez plainte pour piratage de carte de crédit, vous verrez si on ne vous demande pas de papiers !

                      Quant aux mythique « ronds-de-cuir », pantins fantoches du grand capital, censés ne rien faire de la journée à part compter leurs avantages acquis à la sueur du peuple laborieux qui les entretient, arrêtez, ici, c’est un journal sérieux. J’attendais mieux de vous... smiley


                    • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 15:57

                      Je préfère faire un récapitulatif des réponses plutôt que plein de petites réponses (comme ça on verra moins ma tête !).

                      Pour les USA : c’est vrai que la situation était catastrophique (20 000 toxi-infections d’origine alimentaire par an, contre moins de 200 chez nous actuellement). L’interprétation en a été la suivante : ça prouve que la responsabilisation et l’HACCP sont efficaces. En Europe, la situation est moins grave, en particulier en France, où la règlementation est déjà très stricte. Le bénéfice est à attendre pour nous surtout en allègement de procéures et de mise en confomité.

                      Pour la discussion sur les risques alimentaires : l’Etat s’attachait traditionnellement à son rôle de prévention des accidents bactériologiques, rôle historique qui a fait par exemple reculer la tuberculose. Ici, la notion de protection du consommateur s’élargit : TOUT risque alimentaire est officiellement suceptible d’être pris en compte par le professionnel (et donc par son instance de contrôle), sans qu’il soit nécessaire de légiférer, ce qui est déjà parfois le cas. Certains cahiers des charges (privés) refusent déjà les produits OGM. Les dangers chimiques et physiques sont déjà pris en compte (polluants divers, additifs dangereux, etc.).

                      C’est bien, mais reste le problème évident : il faut que quelqu’un détermine si un composant X (ou une combinaison de composants, ou un procédé) est dangereux et dans quelles limites. Des agences publiques (AFFSA) ou privées peuvent être saisies du dossier. Le monsieur un peu plus haut qui me traite de pingouin serait peut-être bien embêté à l’idée de préciser quelle(s) substance(s) ou procédé il vise, ou comment prouver ce qu’il avance, pourtant c’est ce qu’il va falloir faire pour obtenir un contrôle réllement complet et utile. En attendant, on avance comme on peut.

                      Dans le fil il est régulièrement fait allusion aux risques autres que , disons, toxiques ou bactériens : diététiques (obésité, etc.), perte de la qualité des productions, etc. L’Etat doit s’y intéresser à mon avis (mais je ne représente que moi-même) dans la cadre de la Santé Publique : à quoi bon une nourriture stérile et sans OGM, si elle est déséquilibrée sur le plan nutritif, et si elle doit être ingérée par une population d’obèses dépressifs et cardiaques ? Rien que dans le budget de la Sécu, on y perd. Mais ce sont des problèmes multifactoriels, qu’on ne peut régler d’un trait de plume.

                      Par exemple, comment intervenir sur la qualité nutritive des légumes (je prends l’exemple au hasard, j’aurais pu dire les fruits ou les poulets) sans s’intéresser aux méthodes d’agriculture intensive ou hors-sol ? Et sans aller voir la politique des entreprises (des méga-groupes) de semenciers ? Et donc par ricochet revoir la politique de subventions agricoles, et toujours dans le même souci, sans aller s’intéresser aux développement du Tiers-Monde et aux rapports entre Nord et Sud ? Ce ne sont pas là des choses qui s’ébralent ni ne se changent facilement. Trop d’intérêts sont en jeu. Pour tout dire, on se sent un peu démuni devant la taille du chantier. Si M. Anti-Pingouin ou M. Dapeacemaker ont des idées sur la manière de s’y prendre, les lecteurs sont sûrement preneurs.

                      Soyons sages, et demandons aux dieux la sagesse de savoir faire la différence entre ce qu’on peut changer et ce qu’on ne peut pas changer, de savoir accepter ce qu’on ne peut pas changer et de savoir comment faire pour changer ce qu’on peut changer (Sénèque, traduction libre).


                      • (---.---.179.172) 29 août 2006 18:43

                        sans aller s’intéresser aux développement du Tiers-Monde et aux rapports entre Nord et Sud ?

                        ah oui ! garder votre MERDE chez vous ! smiley


                      • Cachafaz (---.---.223.167) 29 août 2006 16:55

                        Bravo ! Il ne s’agit pas de « faucher » tout ce qui nous derrange. Il faut s’informer (ce n’est pas si technique que ça) et agir sérieusement.


                        • Un chinois à Paris (---.---.103.235) 29 août 2006 19:32

                          Deux chiffres pour ouvrir le débat : 2 restos sur 3, sur la planète, sont chinois ou indiens et 90 % des Français mangent le midi en dehors de chez eux (cantines, resto d’entreprise, sandwich, etc.). Nos approches alimentaires contemporaines (protection sanitaire et appartenance géographique) sont des inventions et des coquetteries corporatrices à la fois des agriculteurs et des sociologues occidentaux. Quitte à se mêler les pieds dans le tapis. Au plus fort de la crise de la vache folle, l’Afssa et l’État voulaient interdir les farines animales dans l’alimentation des animaux d’élevage. Et les élevages piscicoles ? Les poissons marins sont pourtant carnivores. Les spécialistes et le législateur n’avaient même pas penser à ce cas de figure. Il a fallu qu’une poignée de journalistes (dont j’ai fait partie) soulève le problème pour changer les textes. Le pouvoir politique et les experts touchent le sumum de leur incompétence. Et je suis très pessimiste sur le futur.


                          • Zermikus (---.---.165.156) 30 août 2006 09:00

                            Il paraît qu’on n’a jamais aussi bien mangé....

                            J’ai l’impression que l’on n’a jamais mangé aussi mal, et aussi aseptisé......

                            Quand aux prix qui continuent dans l’obésité, qui pourra encore se nourrir dans quelques années ?... N’oublions pas que toutes ces simagrées ont un coût bien réel et qui vient s’ajouter au reste.....


                            • Rocou (---.---.213.106) 30 août 2006 09:11

                              Une fois de plus les Etats et les politiques assoient leur pouvoir sur nos vie. Encore une mesure inutile et nuisible qui ne garantit rien du tout sinon la disparition de nombre de petits producteurs et de produits consommés depuis des siècles sans problème.


                              • Paldeolien (---.---.113.141) 30 août 2006 10:25

                                Ha ça me fait toujours rigoler moi ces histoires de « certification » les normes, iso machin, etc... Issue de l’industrie mécanique et ancien controleur qualité, je peux vous affirmer que même en mettant la responsabilité sur l’entreprise, les pièces ne seront pas bonnes pour autant, en effet, l’entreprise préfèrera prendre une amende et produire plus, pluto que produire moins vite, mais mieux. Là, on peut difficilement prouver le contraire dans une société ou on fait la course a la productivité pour fabriquer des produits faits pour ne pas durer et de moindre qualité, pour en vendre encore plus, et faire encore plus de profits. Et au final, poluer plus et se retrouver à manger des aliments encore plus mauvais d’années en années.

                                Si les normes qualités étaient efficaces, les voitures tomberaient moins en panne, et surtout on produirait du solide, qui dure.

                                Pour le cas de l’alimentation, c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Cet article est très mal fourni en exemples de certification qualités concrets pour affirmer que de telles mesures soient efficaces. Tant que nous vivrons dans une ploutocratie, on bouffera de la merde. Vive les lois décalées de toutes réalités de terrain...

                                Il faudrait vous reveiller un jour, et si quelqu’un pouvait me dire ou est passé l’été cette année, je suis preneur. Si on veut manger bien, il faut poluer moins, c’est aussi simple que ça. On refuse de s’avouer qu’on fabrique de la merde, c’est comme pour la méteo, on refuse de s’avouer que le climat change. Les gens comme ça sont des autruches, pour les autres qui pronent la surconsommation et le gaspillage, ce sont des fous. Et ceux qui nous disent de consommer plus pour vivre mieux, sont des grands malades, nos hommes politiques, qui pondent nos lois. Cet article est lourd, et trop orienté, c’est bon pour les moutons de panurge. Mais c’est surement pas bons pour des citoyen. Surtout qu’on soulève pas le problème des sols avec d’ici 1 siècle un risque énorme de se retrouver avec des terres impropres à la culture, et épuisée. Il serait bon de pas oublier des choses en cours de route cher rédacteur. Vous parlez de production d’aliments, sans evoquer la polution, dans l’alimentaire, et vous oser brandir des règles de qualités de merde.

                                Car si le producteur de blé, vend du blé polué car ses terres sont poluées, alors c’est le producteur qui sera le responsable, hors, ce même producteur ne pourra rien faire pour se défendre, car reponsable. Alors que non, il n’est pas responsable. C’est vraiment trop facile, j’halluçinne.

                                Ces lois rejettent la malbouffe sur le dos des producteurs alors que ce sont ces mêmes gens qui font les lois qui poussent à produire de la merde. Argent de merde, ça se bouffe pas le fric...


                                • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 30 août 2006 11:47

                                  2e réponse groupée :

                                  Pour avoir ma réponse sur la pollution, les multinationales et tout ce qui fait qu’aujourd’hui c’est pas comme avant et que faudrait changer tout ça : voir plus haut. Je rappelle que mon article a pour but journalistique de présenter un règlement que je connais particulièrement bien pour en faire profiter ceux qui sont moins bien informés, pas de dénoncer tout ce qui entoure son domaine d’application.

                                  Pour « aujourd’hui on bouffe de la merde » et ses variations : non, désolé, ce n’est pas vrai. Allez comparer dans quelques pays (pas si loin) qui en sont là où on en était il y a même seulement cinquante ans, vous verrez la différence. En revanche, nous avons de nouveaux problèmes, qui hélas sont plus difficiles à régler, et c’est normal, les faciles, on s’en est déjà occupé. Pour l’avenir, il faut évidemment trouver des solutions, mais ça n’est pas simple !

                                  Pour les farines animales : bravo, cher Chinois à Paris pour votre courage ans cette affaire. Je rappelle qu’on a voulu interdire toutes les farines dans toutes les espèces, parce qu’elles s’avéraient pouvoir contenir un prion qui passait la barrière d’espèce. Il y a moins de chances que ça contamine les truites ou les saumons, mais c’est intuitif, vous ne pouvez pas demander à des experts (à peu de gens, en fait) de prendre des positions sur coup de pif. Si un jour on a un problème de truite folle ou de saumon fou (contagieux pour l’Homme), il faudra revoir nos positions. Et à ce moment, il y aura quelqu’un pour vous traiter de pauvre nul (un peu comme traitez les experts dans votre réaction)... Il faut le savoir, c’est la règle du jeu.

                                  Pour Paldeolien : désolé que vous soyez aussi déçu de la qualité telle que vous avez pu la vivre. Soyons franc, la qualité (dans le sens de qualité certifiée, etc.), ça ne fait pas tout. C’est comme une assurance : c’est axé sur un certain nombre de risques et de dangers, mais pas tous. La Qualité Totale, c’est de la fumisterie.

                                  Et à tous : on ne peut pas (je répète, on ne peut pas) se prémunir contre tous les dangers et traiter tous les problèmes, surtout en même temps. Et si on veut changer les choses, il faut s’engager. Il existe des associations de consommateurs efficaces qui manquent de bras, allez-y. Elles représentent actuellement un germe de contre-pouvoir assez intéressant. Ça a été mon choix personnel, mais il y a certainement plein d’autres voies. Bonne chance aux courageux.


                                  • Zermikus (---.---.102.196) 30 août 2006 12:34

                                    Allez comparer avec d’autres pays qui... etc..

                                    Non ! Ces autres pays ne vivent pas comme nous il a 50 ans, c’est faux ! Ils vivent actuellement, dans les conditions d’aujourd’hui, AVEC une technique d’il y a 50 ans, ou plus.... Ce n’est pas du tout la même chose, il faut comparer ce qui est comparable....

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