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Accueil du site > Actualités > Europe > Séisme politique : 30 % pour l’extrême droite

Séisme politique : 30 % pour l’extrême droite

La France a connu sa fièvre extrémiste en 2002 avec près d’un électeur sur cinq et la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. L’Autriche la connaît depuis une dizaine d’années (comme la Suisse) et la température s’est abruptement aggravée.

Le dimanche 28 septembre 2008 ont eu lieu en Autriche, petit pays alpin au centre de l’Europe, des élections législatives anticipées pour choisir les 183 députés du Conseil National pour un mandat de cinq ans (avant, il était de quatre ans).

En effet, la grande coalition rassemblant les démocrates-chrétiens du Parti populaire (ÖVP) et les sociaux-démocrates (SPÖ) dirigée par le Chancelier social-démocrate Alfred Gusenbauer (48 ans) et par le démocrate-chrétien Wilhelm Molterer (53 ans), vice-chancelier et ministre des Finances, a éclaté le 7 juillet 2008 à l’initiative de Molterer.


Grande coalition SPÖ-ÖVP

Le 11 janvier 2007, Alfred Gusenbauer succédait à Wolfgang Schüssel (63 ans) pour diriger un gouvernement de grande coalition à la suite des élections législatives du 1er octobre 2006 qui virent les deux principaux partis gouvernementaux, SPÖ et ÖVP, obtenir respectivement 68 et 66 sièges, incapables d’obtenir seuls la majorité absolue (92 sièges) malgré les 20 sièges des Verts.

Les grandes coalitions (sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens) sont traditionnelles dans la République autrichienne puisqu’elles furent privilégiées constamment entre 1945 et 1966, puis entre 1987 et 2000 (avec les Chanceliers sociaux-démocrates Franz Vranitzky et son successeur Viktor Klima).


Alliance ÖVP-FPÖ

Rappelons que le Chancelier démocrate-chrétien Wolgang Schüssel avait contracté du 4 février 2000 au 11 janvier 2007 une alliance gouvernementale avec l’extrémiste (populiste et xénophobe) Jörg Haider (58 ans), chef historique du FPÖ puis (à partir du 4 avril 2005 après une scission) chef du BZÖ.

Alliance qui fut largement contestée par les autres pays européens alors que le parti de Haider obtenait aux élections du 3 octobre 1999 presque 27 % et 52 sièges (devançant de quelques milliers de voix l’ÖVP).


L’euroscepticisme, cause de la rupture de la grande coalition

Depuis un an et demi, les deux grands partis de la grande coalition n’ont jamais cessé de se quereller, entraînant la paralysie de réformes essentielles : fiscalité, éducation, santé… mais la pire anicroche fut au sujet de la politique européenne.

Alors que le Conseil national et le Conseil fédéral (l’équivalent du Sénat en Autriche) avaient ratifié les 9 et 24 avril 2008 le Traité de Lisbonne (respectivement avec 151 voix contre 27 et avec 58 voix contre 4), le "non" du référendum irlandais du 12 juin 2008 semble avoir remis en cause le sentiment pro-européen des sociaux-démocrates d’autant plus que leur cote de popularité s’effondrait dans les sondages.

Pour réagir à cette impopularité, le SPÖ a remplacé le 16 juin 2008 son président, le Chancelier Alfred Gusenbauer, par le ministre des Transports Werner Faymann (48 ans) devenu très rapidement la coqueluche des sondages avec son sourire permanent.

Et ces deux leaders, sans en parler à leurs partenaires démocrates-chrétiens, ont demandé à ce que toute modification du Traité de Lisbonne soit désormais ratifiée par référendum en Autriche.

Une position insoutenable pour l’ÖVP qui a refusé ce tournant eurosceptique et qui a donc décidé de rompre afin d’organiser des élections législatives anticipée.

Le 24 septembre 2008, Werner Faymann avait réussi malgré tout à faire adopter par le Conseil national quelques mesures sociales, parfois avec l’appui des Verts, parfois avec celui des populistes, sans l’accord de l’ÖVP, comme la baisse de la TVA sur les médicaments, la suppression des frais d’inscriptions à l’université, une augmentation des retraites et des allocations sociales.



Les élections du 28 septembre 2008

Les élections législatives du 28 septembre 2008 ont cependant été un désastre historique pour les deux partis de la grande coalition. Jamais les deux ne sont descendus aussi bas depuis 1945 tant en voix qu’en sièges.

Le SPÖ tombe à 58 sièges (-10) avec même pas 30 % (29,7 % soit une perte de 6 %) et l’ÖVP s’effondre à 50 sièges (-16) avec 25,6 % (-8,6 %), en dessous de ses plongeons de 1994, 1995 et 1999 (52, 53 et 52 sièges).

Les Verts ont peu évolué, perdant un siège avec 19 élus (et perdant moins d’1 % de leur électorat avec 9,8 %).

Leur porte-parole, Alexander Van der Bellen (64 ans), avait indiqué avant les élections que les Verts étaient prêts à former une coalition tant avec le SPÖ qu’avec l’ÖVP. Il a été remplacé le 3 octobre 2008 par Eva Glawischnig-Piesczek (39 ans).

Les grands gagnants de cette consultation populaire, ce sont les deux leaders populistes.


Victoire historique des extrêmes droites

Jörg Haider pour le BZÖ (scission du FPÖ datant de 2005, je le rappelle) et Hans-Christian Strache (39 ans) pour le FPÖ.

À eux deux, ils ont ramassé 29,0 % des voix et 56 sièges, répartis ainsi : 21 sièges pour le BZÖ (+13) avec 11,0 % (+6,8 %) et 35 sièges pour le FPÖ (+14) avec 18,0 % (+6,8 % aussi).

Ils ont dépassé leur précédent record de 1999 où le FPÖ avait obtenu 52 sièges avec 26,9 %.

Si les deux partis étaient rassemblés, ils seraient le second parti d’Autriche après les sociaux-démocrates (de justesse) devançant largement les démocrates-chrétiens.

Mais, au contraire, les deux partis sont en complète rivalité. Rivalité qui provient d’une rivalité de personnes entre un Jörg Haider qui commence à vieillir et un bouillonnant Hans-Christian Strache (devenu à 35 ans président du FPÖ au moment de la scission) dont le charisme est incontestable.

Strache estime qu’en quittant le FPÖ, Haider est un traître alors que ce dernier affirme que « rien ne remplace l’original » (un arrière-goût de Le Pen). Mais Strache réplique : « Nous sommes l’original et l’original a gagné, de manière claire. ».

Strache n’a jamais caché son antipathie pour Haider qu’il comparait à un « Michael Jackson de la politique intérieure qui a tellement changé que ses proches ne le reconnaissent plus ».

Pour preuve, leurs divergences pour capitaliser leur victoire.

Haider refuse de gouverner au niveau fédéral pour continuer à se consacrer à sa province de Carinthie.

Alors que Strache a fait des offres de partenariat au SPÖ arrivé en tête : « J’ai toujours dit qu’une coalition à deux partis est la variante la plus stable et celle qu’il faudrait préconiser. » (Partenariat exclu par Faymann).

Encore le 30 septembre 2008, Strache a exclu toute alliance avec Haider : « Il n’y aura pas de réunification ».


Pourquoi cette forte fièvre extrémiste ?

Selon un éditorialiste autrichien, « les Autrichiens étaient furieux, à un point rarement atteint, et ils ont voté avec la colère au ventre ».

Selon un universitaire viennois, le FPÖ et le BZÖ « ont su reléguer leur rhétorique xénophobe au second plan au profit des thèmes sociaux, qui sont apparus comme la première des préoccupations des électeurs ».

Strache « incarne un vent frais et un souffle de jeunesse sur une scène politique autrichienne assez terne et cela a été très bien perçu par l’électorat jeune » alors que Haider « a endossé le costume d’un dirigeant modéré et responsable, qui met en avant ses réalisations en tant que gouverneur de la province de Carinthie ».

En effet, la crise financière et l’inflation se font beaucoup ressentir en Autriche pour les classes moyennes et populaires.

Strache avait même revendiqué la paternité de la réduction de moitié de la TVA sur les médicaments votées à trois jours du scrutin. Il a obtenu un quart des voix chez les jeunes de moins de 30 ans et a raflé le tiers des voix dans les quartiers ouvriers.

Haider avait remisé ses thèmes contre l’immigration au profit de solutions simples et chiffrées pour secourir les gens face à l’inflation.

Les deux partis d’extrême droite ont aussi bénéficié de la mesure qui s’appliquait pour la première fois à ces élections, à savoir le vote des jeunes de 16 à 18 ans qui représentent 3 % de l’électoral (183 000 électeurs).

Ces deux partis se ressemblent aussi dans leur anti-européanisme, leurs polémiques sur leurs louanges du IIIe Reich et leur dénonciation de l’islamisation du pays (un slogan du FPÖ : « Vienne ne doit pas devenir Istanbul »).

Mais un autre politologue tempère le sens politique d’une telle victoire : « FPÖ et BZÖ ont aussi su capter le mécontentement vis-à-vis des partis au pouvoir, sans que tous les suffrages en leur faveur ne soient forcément motivés idéologiquement ».


Et après ?

Les deux partis gouvernementaux ÖVP et FPÖ ont tout de suite exclu toute coalition gouvernementale avec l’un des deux partis populistes FPÖ ou BZÖ.

Ce qui signifierait logiquement la poursuite de la grande coalition, mais avec des autres leaders.

C’est donc logiquement le nouveau président, Werner Faymann des sociaux-démocrates (arrivés en tête), qui a été choisi ce 8 octobre 2008 par le président fédéral Heinz Fischer pour former le nouveau gouvernement.

Werner Faymann a annoncé qu’il commencerait les négociations avec l’ÖVP dès ce 9 octobre 2008 et qu’il comptait les finir avec succès à Noël 2008.

Mais le SPÖ avait exclu toute reconduction de la grande coalition si le peu charismatique Wilhelm Molterer (qualifié de « chef comptable ») restait à la tête de l’ÖVP.

Qu’à cela ne tienne. Dès le 29 septembre 2008, l’ÖVP s’exécute et remplace à sa présidence Wilhem Molterer par le jeune ministre de l’Agriculture Josep Pröll (qui vient d’avoir 40 ans, il était ministre depuis cinq ans).

Était-ce cette perspective que souhaitaient les 6,3 millions d’électeurs autrichiens le 28 septembre dernier, une reconduction de cette grande coalition si chaotique et si impopulaire ?

Peut-être pas, mais une chose est sûre, c’est que si le scénario ne semble pas avoir changé, les acteurs, eux, ont changé : la cohabitation Waymann-Pröll paraît plus encourageante que la cohabitation Gusenbauer-Molterer (les deux hommes, Waymann et Pröll, se connaissent bien et ont travaillé ensemble dans le précédent gouvernement).

Encore que Werner Faymann n’eut pas exclu de constituer un gouvernement minoritaire qui chercherait des majorités de circonstance pour chaque projet, comme il a su habilement le faire le 24 septembre 2008.

La Commission européenne a pour sa part réagi timidement : « Nous espérons que l’Autriche restera un partenaire important et constructif de l’Union. ».


Parenthèse franco-autrichienne

Remarque sur des considérations françaises et comparaison avec la vie politique autrichienne.

Si la France n’a pas de leçon de tolérance à donner à l’Autriche, car ses électeurs ont placé quand même Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 (deuxième force politique du pays, comme le FPÖ-BZÖ maintenant en Autriche), elle a certainement encore quelques leçons de vie démocratique à apprendre de l’Autriche, malgré les presque 30 % de voix obtenues par l’extrême droite.

Certes, un parti gouvernemental (l’ÖVP) avait tenté avec le FPÖ ce qu’avait tenté François Mitterrand (en 1981) et Lionel Jospin (en 1997) avec les communistes : les impliquer dans l’action gouvernementale pour les affaiblir électoralement.

La stratégie de Schüssel avait même eu du succès puisque le FPÖ de Haider était passé de 26,9 % en 1999 à 10,0 % en 2002 (et 15,4 % en 2006).

On peut en revanche se féliciter de la grande réactivité des deux grands partis gouvernementaux.

1. Possibilité de réaliser l’union nationale pour combattre les extrémismes (l’occasion ratée de Jacques Chirac en mai 2002).

2. Renouvellement rapide du personnel politique quand un leader n’est plus apprécié ou a assez duré. Le SPÖ a changé son président trois mois avant les élections et l’ÖVP s’est résolu à changer son président le lendemain des élections. Idem pour les Verts.

3. Âge jeune de la classe politique : Strache a 39 ans, Glawischnig-Piesczek 39 ans, Pröll 40 ans, Waymann 48 ans et Haider 58 ans (considéré déjà comme vieilli).

En France, depuis 2007, une nouvelle génération aussi est arrivée avec les candidats quinquagénaires Sarkozy, Royal et Bayrou et les ministres quadragénaires voire plus jeunes.

Mais il est fort possible que cette nouvelle génération dure… le temps d’une génération encore, comme la génération Chirac-Giscard d’Estaing-Jospin. Et les perspectives du PS ne sont pas meilleures entre les trois éléphants Delanoë, Royal et Aubry.

4. Le débat sur la nécessité de ratifier par référendum populaire les nouveaux traités européens est quasi-inexistant en France. Or, faire l’Europe contre les Européens n’a pas beaucoup de sens.


Demain, en Europe

Une vague d’extrémisme après une grave crise financière et des partis gouvernementaux incapables de s’entendre ensemble ?

Oui… cela peut faire penser à l’Allemagne du début des années 1930.

Si on n’y prend pas garde…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (8 octobre 2008)


Pour aller plus loin :

Résultats des élections législatives en Autriche (historique depuis 1945).

À propos de Kurt Waldheim.


Documents joints à cet article

Séisme politique : 30 % pour l'extrême droite Séisme politique : 30 % pour l'extrême droite Séisme politique : 30 % pour l'extrême droite Séisme politique : 30 % pour l'extrême droite Séisme politique : 30 % pour l'extrême droite Séisme politique : 30 % pour l'extrême droite Séisme politique : 30 % pour l'extrême droite Séisme politique : 30 % pour l'extrême droite

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37 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 9 octobre 2008 10:35

    C’est également le cas en Flandre où le Vlaams Belang fait des scores du même accabit . quand les electeurs ne distinguent plus la droite de la gauche , complices du système , voilà ce qui arrive !
    On vera bien ce que fera Marine après 5 ans de sarkozisme en l’absence d’une opposition crédible , surtout après les années de crise économique qui nous attendent .....


    • bobbygre bobbygre 9 octobre 2008 16:46

      Oui, il y a des chances qu’elle cartonne, surtout qu’encore plus que son père, elle avance masquée...


    • appoline appoline 9 octobre 2008 18:32

      Le manque de crédibilité des partis en place amène les électeurs à vouloir un changement radical. Lassés du peu de fiabilité des pseudos ténors politiques, les citoyens demandent compétence et rigueur.


    • non666 non666 9 octobre 2008 11:25

      "4. Le débat sur la nécessité de ratifier par référendum populaire les nouveaux traités européens est quasi-inexistant en France. Or, faire l’Europe contre les Européens n’a pas beaucoup de sens."

      I) FAUX

      Le débat n’est pas mis enscène par les médias qui ont été extremement discret sur la ratification par le congrès de la violation des décisions du peuple au référendum.

      Les médias ont été egalement très, très silencieux sur le fait que CE MEME congrès invalidait les décisions prises en decembre 2004 par lui meme ( referendum sur les adhesions d’etat non europeens, referendum soumis désormais a l’accord...du parlement .
      Le peuple a besoin de l’accord du parlement pour avoir le droit de prendre une décision alors quil est son concurrent democratique direct et qu’il a infiniment plus de legitimité .... Elle n’est pas belle la "démocratie" sous controle des deux mafias UMP et PS ?

      II) Quand a ce qu’il se passe en Autriche, ce n’est en effet que le preanbule de ce qui rique fort d’arriver en France.
      A l’epoque benie ou le RPF/UDR/RPR/UMP revendiquait son gaullisme,il etait perçu dans toute l’Europe comme un des derniers partis "souverainiste" avec les conservateurs britanniques.
      A l’epoque Chirac prononçait "l’appel de Cochin"....
      Depuis le "segment de marché" "droite souverainiste" a été abandonné, jeté aux chiens et méprisé.

      En pretendant etre TOUTES les droites en meme temps l’UMP n’en a servis en fait qu’une seule : la moins nombreuse de toute, la droite liberale qui ne pèse que 3,5% aux elections quand elle y va seule....

      Pas de bol, la crise eminement liberale qui frappe le monde se produit au moment ou l’infame sarkozy et sa meute servile elus pour le servir ont jeté le masque, affichés leur service des interets anglo-saxons, laisser partir les emplois à l’Etranger , justifié la colonisation de notre pays par l’immigration choisie (mais par qui ?).

      Le dernier des "gaullistes", Dupont Aignant, a jeté l’épo,ge après avoir betement cru que la candidature de MAM serait effective....
      Les crapules et les manipulateurs ont gagné.

      Combien d’electeurs de cette droite la voteront encore UMP ?

      Combien d’electeur de la droite chretienne et democrate croiront encore que l "nouveau centre" est autre chose qu’une sous-marque de l’UMP ?

      Alors oui, faute de parti de droite nationale gaulliste, il ne reste que peu de choix pour nous autres.
      Les Chretiens democrates, eux, ont encore la possibilité de faire confiance au modem...et encore !
      La decision de faire baculer les prochaines elections europeennes en scrutin de circonscription est reportée pour une raison bien plus cruelle encore :

      Ce type de scrutin amplifie les mouvements d’opinion.
      Tant que cela permettait d’usurper les voix de 50% des français qui n votaient ni PS ni UMP, ils etaient bien sur d’accord.
      Mais maintenant ce serait l’inverse....

      Sarkozy de nagy Bosca le sait bien : la seule europeenne qu’il a conduit a été déja un desastre.

      Alors aujourd’hui, ils ont quelques raisons d’attendre.




      • Super resistant de l’islam 9 octobre 2008 12:10

        Avec la tolerance de nos amis immigrés et les delocalisations soutenues par l’europe, la vague nationalisme reviendra bientot en france.

        Un peu de patience.


        • Basebou Basebou 10 octobre 2008 02:25

          Bien sûr et Jean-Marie va même rajeunir de 50 ans. Peut-être qu’il faudrait le mettre dans la glace pour un moment, comme Hibernatus !


        • maxim maxim 9 octobre 2008 13:49

          entre la montée en force de l’Islam radical dans nos sociétés ,les crises aussi bien financières que les consequences des fuites d’entreprises dans les pays à bas revenus ,le chômage que personne n’est capable d’endiguer ....l’incompétence des gouvernements ,j’allais dire l’impuissance ,mais je maintiens l’incompétence de nos dirigeants ,de quelque bord que ce soit ,je mets tout le monde dans le même sac : Droite et Gauche ,les promesses électorales qui ne seront jamais tenues ,partout ! pas qu’en France !...

          il faut dire que l’on nous forcé la main pour faire une Europe qui n’était pas prête techniquement à être unifiée ,il aurait d’abord fallu qu’elle soit en comité restreint ,ensuite harmoniser toutes les lois ,les salaires les prestations ,les retraites ,les législations ,que ce soit du travail,de la santé ,des couvertures sociales,bref,tout !

          que ces projets soient ratifiés par les principaux pays fondateurs ,et que l’on ait le même son de cloche que ce soit à Berlin, Paris,ou Rome ,à savoir que celui qui choisi d’aller s’installer dans cette Europe ait la garantie de perçevoir les mêmes avantages et salaires que ceux de son pays d’origine .......

          on nous a forcé la main en faisant entrer des pays qui sont à cent lieues de ce que nous sommes ,et qui en sont restés dans le s mentalités aux ex pays du bloc de l’Est ,on voit le résultat ...

          on n’a même pas règlé le problême des Balkans ,la Russie est instable ,la Pologne empêtrée dans sa religion ,et on envisage même d’intégrer la Turquie dans la communauté Européenne !....

          et bien les gens veulent retrouver leur identité ,leur monnaie ,ne veulent plus du Systême qu’on leur a imposé ,n’ont plus confiance en leurs dirigeants ,ni aux pays voisins ....

          les extrêmismes qui ne se sont jamais éteints mais seulement mis en veille réapparaissent ......et partout !

          ce que ça va donner ? un incendie généralisé à terme ! mais il ne faudra pas que les politiques disent " ah et bien si on avait su !!! ça alors ! "

          voilà le résultat de pleins d’années d’enfumage ( j’utilise ce terme parce que je suis poli !!)


          • Zalka Zalka 9 octobre 2008 14:30

            "xénophobie amplement justifiée par l’invasion migratoire " Par Marcel

            "qui veulent nous imposer un torrent d’allogènes qui crachent sur l’Occident en permanence et nous imposent leurs moeurs d’arriérés." Par Polo

            Mais attention, il n’y a pas de problème d’extrème droite sur agora vox...


            • Basebou Basebou 10 octobre 2008 02:10

              huhuhu, l’ordre juste est en marche... A mourir de rire... Ce discours de rambo du clavier, on l’entendait déjà il y a vingt ans et les mêmes dérangés (genre ton père, morback) nous prédisaient déjà le grand soir brun pour les mois d’après. Y a pas eu de grand soir brun, mais il y a toujours les mêms atteints du ciboulot pour le prédire telle madame Soleil avec un balais planté dans le fion


            • ARMINIUS ARMINIUS 9 octobre 2008 16:35

              HC Strache surfe sur la même vague qui a porté le national-socialisme au pouvoir : un populisme de basse-cour qui fait caqueter les mécontents de toute plume, résultat : tous à la casserole ! On a connu le même phénomène avec la poussée LE PEN et avec le NON à l’Europe, en réponse à l’usure (à double sens) Chiraquienne. Comment faire comprendre à ces électeurs poussés à bout dans leur désespoir qu’ils choisissent la pire solution. La seule planche de salut pour ne pas devenir des nains politiques et économiques c’est de s’en sortir par le haut en votant pour l’Europe, même si celle-ci est loin d’être parfaite, même si elle ne répond pas à toutes nos aspirations... il sera toujours possible, en étant un peu optimistes de la modifier une fois lancée. Comme il est regrettable que l’Autriche n’ait pas été comme l’Allemagne dénazifiée après la guerre, cela éviterait la résurgence régulière de ces dangereux néonazillons.


              • Gzorg 9 octobre 2008 16:55

                LoLilol...comme dirait ma fille !

                Plus d’Europe nous fera moins de faschisme, si je resume votre propos ?

                Et bein moi je crois que c’est tres exactement l’inverse qui va se produire...plus d’Europe veut dire pour de plus en plus de gens :

                + de delocalisation
                + de liberalisme
                + de deregulation
                + de privatisation
                + de précarité

                et

                Moins de democratie
                Moins de protection sociale
                Moins d’acquis sociaux

                Votre europe de merde c’est une machine à pousser les gens dans les bras du nationalisme, celui qui parait de plus en plus a même de nous proteger de la dictature faschisto-libérale de Bruxelles.

                Le vote de l’Autriche comme celui de 2002 en France s’explique essentielement à cause de l’Europe.
                Il n’y a qu’un bobo gauchisto européaniste pour refuser de voir cette simple évidence !

                Mais pas de probleme on reprendras tous les comptes en 2009...meme si une fois de plus le fachisme Bruxellois ne prendras certainement pas en compte l’expression démocratique des peuples.

                Ils nous ont craché dessus pour le TCE , sur notre vote , sur notre choix et vous vous les voyez comme un rempart face a une eventuel dictature ?

                Rigolo va !


              • Basebou Basebou 10 octobre 2008 02:07

                fachisme s’écrit FASCISME .... Avant d’un peu trop l’ouvrir, apprend à écrire


              • Gilles Gilles 9 octobre 2008 17:10

                L’original vaut mieux que la copie...

                Ces crétins d’extrêmes droite droits dans leur bottes vont nous réssuciter l’original, le vrai, le pur, l’aryen, le martyr... ADOLF REVIENT !!!!

                Tous les autres ne sont que des tafioles, des mous, c’est bien vrai !


                • Yannick Harrel Yannick Harrel 9 octobre 2008 22:03

                  @Sylvain Rakotoarison

                  Bonjour,

                  Je suis amplement d’accord avec vous et notamment la fin de l’article : les 30% sont en définitive misérables en comparaison de ce que cela pourrait donner à terme si les répliques sismiques de la crise financière outre-atlantique devaient durer et provoquer de réels complications sociales en Autriche et ailleurs.

                  De plus, l’autisme des dirigeants Européens se paiera tôt ou tard, tant c’est devenu visible qu’il y avait une volonté de passer outre les interrogations et oppositions des eurocitoyens (cf M. Sarkozy insistant pour que l’on fasse revoter les Irlandais). On ne peut plus continuer à avancer dans cette Europe en poussant sur le bord de la route les différents peuples la composant. C’est pire que malsain, c’est périlleux. Car plus les instances vont vouloir passer en force sur les sujets majeurs de l’avenir du continent, plus la résistance se fera violente et croîtra de façon exponentielle. Un joli terreau en définitive pour les extrêmes...

                  Cordialement


                  • miwari miwari 9 octobre 2008 23:58

                    La crise ne c’est même pas installée que certains commentaires rappelle étrangement ceux d’avant la 2° guerre smiley
                    Ils (les étrangers bien sûr) viennent détruire notre pays, manger notre pains, prendre notre travail ... etc
                    Nostalgiques de Vichy (Super resistant, maxim, Bois-Guisbert, polo, sampiero ... ect) bienvenus sur AV mais sans moi, vous êtes ce que la raison rejete avec dégout tellement tous vos posts pus et c’est ce que je ressent quand je vous lis.


                    • Basebou Basebou 10 octobre 2008 01:58

                      huhuhu, je rigole, ça fait 20 ans qu’à chaque fois qu’un parti d’extrême droite fait un bon score qu’on nous prévoit un cataclysme et que les hystériques de service sortent du bois, hier dans leurs journaux miteux, aujourd’hui sur internet, pur nous annoncer que le grand soir brun est arrivé, et ça fait 20 ans que ces partis se plantent ensuite magistralement.... Le FPÖ d’Haider a déjà partagé le pouvoir en Autriche, résultat : nul, zéro pointé, à tel point qu’ils ont dégagé ensuite.... En Italie, un des pays les plus dans la merde d’Europe, la Ligue du Nord et l’Alliance nationale ont fait partie du pouvoir pendant 7 des dix dernières années : résultat : nul, zéro, à chier... En Suisse, l’UDC est en train de se fissurer de partout et amorce son déclin, en Pologne, les ultra conservateurs se sont ramassés, en Serbie, les ultra nationalistes ont perdu les élections après avoir été au pouvoir plusieurs années. La raison ? ils sont nuls, nuls à chier... Le FN s’est magistralement ramassé aux dernières élections françaises et fait désormais figure du parti le plus ringard de l’Hexagone....
                      Il y a des gens d’une naiveté crasse pour croire que ces partis peuvent changer quelque chose en Europe. Ceux qui ont fait partie du pouvoir dans plusieurs pays présentent des bilans totalement à chier..... Enfin, si ça leur fait du bien de se masturber sur cette illusion, tant mieux pour eux, mais qu’est-ce qu’ils sont ridicules....


                      • 1984 1984 10 octobre 2008 03:34

                        Merci pour cet article, maintenant je sais que les Autrichiens ont mal voté.


                        • Gazi BORAT 10 octobre 2008 08:09

                          Allez, un peu de nostalgie..

                          NO PASARAN !

                          gAZi bORAt

                          • 1984 1984 10 octobre 2008 18:50

                            Ah les éternels antifascistes…"No pasaran", c’est ce que les républicains communistes espagnols chantaient quand ils massacraient des villages entiers soupçonnés d’avoir eu l’idée de commencer à penser à entraver la glorieuse révoultion du peuple. Les nationalistes étaient en ce point beaucoup plus dignes, puisqu’ils massacraient en silence.


                          • ARMINIUS ARMINIUS 10 octobre 2008 09:33

                            Ce qui est marrant c’est que cet article mettant en garde contre la remontée d’un nationalisme néo-fascisant en Autriche recueille 80% d’opinions favorables alors que les post les mieux notés émanent eux-mêmes de néo-fascistes bas du front (national ?) cherchez l’erreur...


                            • Zalka Zalka 10 octobre 2008 10:33

                              Bois guisbert et Polo en remettent une couche.

                              Je signale ces nouveaux abus.

                              J’applaudis "non666" pour son habileté au sous entendus. Aucuns de ces propos ne peut être censurés, mais la haine sous jacente de l’allogène et de juifs y est terriblement palpable.

                              Je constate aussi que tous les commentaires applaudissant la victoire de l’extrème droite et appellant au nettoyage ethnique sont notés très positivement.

                              Agora vox devient une succursale de stormfront, l’internationale des raclures nazies.


                              • non666 non666 10 octobre 2008 10:59

                                Nous avons donc basebou, arminius et gilles qui sont les nouveaux pseudos de lerma , tall et consorts et zalka qui montre du doigt ceux qui osent leurs répondre, tout en restant prudemment en retrait, lui.

                                "L’extreme droite", ne l’oublions pas c’est le nom que donne les gauchos, les liberaux et les amis d’israel a tout ce qui est droite nationale.

                                Du temps de DEGaulle (ou plutot après que deGaulle ait mis un véto sur les ventes d’arme vers Israel) lui-meme avait été ainsi désigné : faciste.

                                La bonne vielle diabolisation qui pretends qu’aimaer son pays, quand on est un de ses fils serait non applicable aux autochtones mais serait toujours pertinente pour les Algeriens, les Israeliens, les "Americains", meme si aucun de ces 3 peuples n’est vraiment "chez lui".

                                Qui est donc le negationniste , zalka ?
                                Celui qui nie notre droit sur notre terre de France ?
                                Dans ma grande bonté je suis pres a accepter une certaine dose de misereux venu du sud de la mediterranée.

                                A condition que ce soit pour qu’ILS vivent comme nous, en respectant nos moeurs et nos coutumes.
                                Mais je ne suis plus disposé a continuer a acceuillir 250 000 clandestins par an, plus les reguliers et voir ceux qui viennent ne revendiquer que "leurs" allocations, nier nos coutumes et tenter de nous imposer les leurs, "par le "ventre de leurs femmes"...

                                Demographie = controle inevitable de notre democratie.

                                Je ne suis pas non plus disposer a continuer de tolerer sur MON Pays des gens qui ne voient dans leurs carte d’identité française qu’une sorte de super carte orange pour circuler et defendre chez nous les interets de LEUR pays....

                                Parce que montrer du doigt les solidarités nationales comme autand de preuve de fachisme et eviter de lire les arguments de BHL, Bruckner, Finkielkraut et consorts qui justifient leur defense d’israel par leur origine juive, cela relève au moins de la mauvaise fois.

                                Pour vous cultiver , je vous conseille de lire zev sternhel et ce qu’il pensait de ceux qui n’assumaient pas jusqu’au bout leur solidarité...

                                Si je suis ta cible zalka, tu va avoir du mal.
                                Je n’ai pas eu le droit de publier, ti oui, tu fait donc parti de la noblesse d’agoravox....
                                Bel avantage.
                                Je ne suis pas sur qu’ils soient tous si naifs dorenavant , pour vous laisser prendre le controle ici comme vous l’avez fait insidieusement dans pas mal de forum.


                              • Basebou Basebou 10 octobre 2008 13:17

                                La "droite nationale", ne l’oublions, c’est le nom que donnent tous les nostalgiques de Vichy, d’Aldolf, du gros Mussolini et tous les frustrés complexés et pas très finauds du ciboulot à l’extrême-droite.
                                L’extrême-droite, c’est bien beau dans l’opposition, ça braille, ça éructe, ça vomit, ça beugle, mais quand ça entre au gouvernement, bonjour la catastrophe. L’espagne était le pays le plus arriéré d’Europe à la mort de Franco. Quant aux nouveaux roquets d’extrême-droite, quand ils arrivent au pouvoir, c’est la loooooosée assurée... Y a qu’à voir dans quel état économique et social déplorable était l’Argentine aussi à la fin de la dictature d’extrême-droite...

                                Aimer son pays, c’est détester l’extrême-droite.. Y a qu’à voir comment les dictateurs d’extrême-droite sud-américains avaient placé leur pays dans un état de totale soumission envers leur maître yankee. Non à l’impérialisme, non à la soumission, non à l’extrême-droite


                                • non666 non666 10 octobre 2008 17:22

                                  Et non, la droite nationale, c’est ausi , ne t’en deplaise DeGaulle.

                                  Dont tout le monde chante les louanges, aujpourd’hui, surtout ceux qui ont contribué a lui tirer dans le dos.

                                  Parce que tu aura du mal a faire de deGaulle un membre de la droite liberale atlantiste, ou un chretien-democrate....

                                  Toute les decisions de DeGaulle (sauf l’Algerie) sont prises dans l’interets stratégiue supérieur de la France. Economiquement il est très largment Colbertiste alors que LePEN(par exemple) est très , très liberal) suppression de l’impot sur le revenu....).
                                  Le Pen est plutot en phase avec la droite Republicaine US dont il a clairement revendiqué le modéle a l’epoque Reagan.

                                  La diabolisation de la droite nationale est par contre extremement en phase avec les interets de ceux qui veulent detruire nos "vielles nations", ou pour construire une Europe federale sans nous demander notre avis, ou pour en faire un reservoir de vassaux pour les etats unis.


                                • Basebou Basebou 10 octobre 2008 17:52

                                  Je fais de de Gaulle... un Gaulliste et pas un membre de la droite nationale ;)

                                  Pour le reste, il ne mène à rien de prendre des petits bouts du programme de Le Pen pour le recentrer. Il faut prendre son programme dans sa globalité et dans sa globalité, il est bien à l’extrême-droite


                                • Francis Francis 10 octobre 2008 14:57

                                  Cela relève de d’escroquerie intelletuelle de prétendre que la France a connue une fièvre extrémiste en 2002. Si on compare les chiffres du premier tour de l’election présidentielle précédente, Le Pen n’a prit que 300000 voix, quand dans le même temps, Jospin a perdu 2 millions de voix (les électeurs en tenant pas à cautionner sa politique de droite, ils ont préférés s’abstenir).

                                  De même votre article ne fait pas apparaitre une donnée essentielle : quel est le taux d’abstention ? S’il est élevé, cela ne ferait que confirmer le dégout qu’éprouvent les peuples d’Europe pour leurs dirigeants, il ne s’agirait donc en rien d’une poussée extrémiste.


                                  • non666 non666 10 octobre 2008 17:27

                                    Tout a fait.
                                    On se posera d’ailleurs la question de la place qu’aura eu les candidats si l’attentat de Toulouse avait été reconnu pour tel.

                                    Qui de Lepen ou de Chirac aurait été en tete, à droite ?
                                    Qui de Chevenement ou de Jospin aurait pris la corde, a gauche ?

                                    Parce qu’il est clair que de demago en demago, ni Chirac ni Jospin n’etaient exempt de reproche en matiere de sécurité ,d’immigration, et de baissage de pantalon envers les porteurs de barbes.


                                  • Basebou Basebou 11 octobre 2008 09:35

                                    "baissage de pantalon envers les porteurs de barbe" voila le genre de phrase discrètement glissée qui ne veut strictement rien dire et qui porte la signature classique et bien rance des extrémistes de droite.... Bon depuis que Haider s’est viandé en voiture (sûr qu’il a été assassiné par le Mossad ;o) ), ça en fait toujours un de moins ^^

                                    D’ailleurs, soit dit en passant, pour moi les barbus, comme tu dis, ce sont les équivalents musulmans de la droite extrême en Europe. Fachos et fondamentalistes, c’est pas très différent somme toute, D’ailleurs, le Front national pullule de cathos intégristes, équivalents chrétiens des fondamentalistes musulmans.
                                    Le Pen et barbus, même combat !


                                  • Basebou Basebou 11 octobre 2008 09:28
                                    Le leader de l’extrême droite autrichienne mort dans un accident

                                    Jörg Haider, leader de l’extrême droite autrichienne, s’est tué dans un accident de voiture dans la nuit près de sa ville natale de Klagenfurt, a confirmé la police. Il avait 58 ans.

                                    Il est décédé des suites de ses blessures après que sa voiture a quitté la route et effectué plusieurs tonneaux alors qu’il rentrait chez lui près de Klagenfurt aux premières heures du jour, selon la police.

                                    "C’est pour nous comme la fin du monde", a réagi son porte-parole, Stefan Petzner.

                                    Marié et père de deux filles, le bouillant dirigeant politique venait de réussir à hisser son parti de l’Alliance pour l’avenir de l’Autriche (BZÖ) à la quatrième place de l’échiquier politique du pays lors des élections du 28 septembre.

                                    Il avait ainsi contribué avec le BZÖ, aux côtés de son ex-parti FPÖ issu d’une formation d’anciens nazis et dont il a fait scission en 2005, à la forte poussée de l’extrême droite en Autriche au détriment des deux grands partis, sociaux-démocrates (SPÖ) et conservateurs (ÖVP), et des Verts relégués, eux, au 5e rang.

                                    Personnalité charismatique au teint toujours hâlé, le gouverneur de Carinthie était l’un des responsables politiques les plus décriés d’Europe du fait de ses propos sur l’immigration ou de ses phrases-choc sur le Troisième Reich, dont il avait vanté la politique de l’emploi.


                                    • Yannick Harrel Yannick Harrel 11 octobre 2008 09:45

                                      Bonjour,

                                      Effectivement je viens d’apprendre la mort du personnage il y a quelques minutes.

                                      Une disparition opportune on va dire. Un peu trop d’ailleurs et qui suscite une certaine interrogation de ma part...

                                      Cordialement


                                      • non666 non666 11 octobre 2008 13:09

                                        Oui , fort opportune en effet.

                                        Une balle dans la tete aurait fait se poser trop de question aux citoyens.

                                        Gageons qu’une unité formée à la "conduite offensive" a attendu qu’il prenne suffisament de vitesse de lui meme pour que l’accident soit jugé comme probable par la police .

                                        Ceux qui ne veulent pas de la Turquie en Europe (et d’israel en embuscade derriere...) , de la soumission de l’Euro à la grande gouvernance mondiale des monnaies qu’appelent de leurs voeux, en meme temps DSK du FMI et Attali en France , meurrent donc....dès qu’ils atteignent 30%

                                        Il va falloir empecher Lepen, deVilliers , Dupont- Aignan et Chevenement de conduire !

                                        Oui je sais l’accident est possible (comme des tours touchées par des avions au 60eme etage et qui s’effondrent par le sommet ?)

                                        Mais la coincidence est quand meme etrange et les interets en jeu, en ce moment ,tellement enorme.


                                      • Cascabel Cascabel 11 octobre 2008 23:41

                                        @ non 666

                                        Je suis curieux de voir la réaction prochaine des Autrichiens.


                                      • non666 non666 12 octobre 2008 13:50

                                        Tu as raison cascabel.
                                        Les electeurs n’aiment pas penser que peut etre, on tue pour remettre en cause leur vote.

                                        Le véritable probleme est celui des talents.
                                        Si les partis "de gouvernement" (autoproclamés comme tels chez nous par exemple) offrent de belles opportunités de carrieres, le role de porte drapeau d’un parti diabolisé ne vous offre que la marque de l’infamie.

                                        Par lacheté et opportunisme, la tendance est donc forte de chosir une carriere dans les partis qui chantent le politiuquement correct general. l’ENA chez nous, est un exemple frappant de ce type de comportement et l’on sait , par exemple que segolene Royal n’a choisi le PS que parce que sa promotion etait trop riche en candidat de droite....

                                        Trouver des talents, des orateurs, des leaders est difficile pour des partis qui ne decollent que quand ils ont un vrai porte parole.

                                        Mais gageons que les autrichiens risquent bien de confirmer leur vote, voir de le renforcer en ciblant ce coup ci l’autre parti nationaliste...


                                      • Basebou Basebou 12 octobre 2008 14:33

                                        Comme ce qui s’est passé pour le parti de feu Pim Fortuyn, le parti de Haider va s’effondrer. Sans son petit Führer, ce parti ne représente désormais plus rien


                                      • Basebou Basebou 12 octobre 2008 14:38

                                        Je me demande qui l’a zigouillé.. Le Mossad ? Les Talibans ? Al-Quaeda ? Des extrémistes de gauche ? Un groupe clandestin d’immigrés ? L’OTAN ? Les Turcs qui veulent rentrer dans l’Europe ? Les sociaux-démocrates autrichiens ? Un déséquilibré ? Son rival Strache pour lui piquer ses voix ? Le colonel Khadafi ? Des fondamentalistes écolo (vu sa grosse bagnole) ?....

                                        Ah merde, je me rend compte qu’à part quelques Autrichiens nostalgiques du bon vieux temps de l’Anschluss, y a pas grand-monde qui aimait ce type...


                                      • non666 non666 12 octobre 2008 15:23

                                        "Ah merde, je me rend compte qu’à part quelques Autrichiens nostalgiques du bon vieux temps de l’Anschluss, y a pas grand-monde qui aimait ce type... "

                                        C’est terrible ce que tu dis, baebou.
                                        Tu es en train de justifier le meurtre de ceux qu’on n’aime pas...juste après avoir montré du doigt l’Anschluss.

                                        On pourrait donc legitimement genocider ceux qu’on n’aime pas ?
                                        Cela justifierait en effet les 20 millions d’indiens et les 2 millions d’Irakiens et d’Afghans tués par les etats unis (entre invasions et embargo).
                                        Cela justifierait aussi les 25 millions de soviétiques et les 6 millions de juifs tués par les nazis.

                                        Et puis personne ne l’aime....sauf les 30 % d’electeurs autrichiens qui ont librement voté pour lui ou son frère siamois, quand meme...
                                        Mais bon, qui se preoccupe de ce que disent les electeurs si les censeurs moraux pensent differement, hein ?


                                      • Cascabel Cascabel 13 octobre 2008 01:50

                                        Non 666

                                        C’est une vraie question que celle du chef.
                                        Est-il absolument indispensable et surtout irremplaçable ?
                                        Quand un mouvement se forme, à ses débuts, le leader est vital. Le supprimer revient à tuer l’insurrection dans l’œuf. Mais quand le mouvement existe déjà, qu’il est bien installé et qu’il bénéficie d’un bon soutient populaire, n’est-il pas logique de penser qu’il a des leaders en réserve ?
                                        En ce moment de crise on ne peut pas savoir comment des pays comme l’Autriche vont tenir tête aux dictats de l’ UE. Le NON de l’Irlande et l’incroyable arrogance des mondialistes joue en faveur de l"exaspération.

                                        Tes analyses me semblent pertinentes, même si pour le sionisme proprement dit je ne sais pas encore quoi penser. J’aimerais tant pouvoir identifier l’ennemi.

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