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Tous les chemins mènent à Roms

Ce mercredi 4 mai 2011 l’Université rurale du Clunisoisinvitait le Professeur Jean-Pierre Liégeois à parler des Roms en Europe, dans le cadre d’une programmation spéciale “9 mai – fête de l’Europe – faîtes l’Europe”.

La dénomination “Roms” recouvre une mosaïque de peuples connus sous différents noms tels Tziganes, Gitans, Manouches et d’autres encore de pays à pays. La population Roms en France est de l’ordre de 400 000 personnes (moins de 1% de la population française), essentiellement sédentaire et de nationalité française. Les Roms migrants sur le territoire français sont de l’ordre de 15 000 seulement.

Certains pays tels la Roumanie et la Hongrie ont une population Roms représentant près de 10% de leur population totale, ce qui implique une prise en charge politique sérieuse afin de faire cohabiter voire d’intégrer cette population très attachée à ses traditions, sa langue et son mode de vie. On ne peut que constater que malgré de nombreux efforts politiques, législatifs et sociaux la situation de Roms reste très difficile, le plus souvent rejetés par les populations locales. De la “simple” ghettoïsation à la provocation haineuse par des milices nationalistes tel que l’on le voit actuellement en Hongrie, la situation des Roms en Europe est un baromètre de l’état mental des populations européennes. Les Roms font aujourd’hui, encore une fois, les frais du repli identitaire et de la gestion par la peur de gouvernements populistes.

L’exception culturelle française est à nouveau à l’honneur, si on peut dire : unique non-signataire (avec la Turquie, parmi les 47 pays membres du Conseil de l’Europe) de laConvention-cadre pour la protection des minorités nationales, la France est le seul pays à avoir inventé le terme “gens du voyage”, qui ne veut rien dire et n’existe même pas au singulier (qu’appelle t-on un individu faisant partie des “gens du voyage” ?). C’est une catégorisation administrative qui regroupe les migrants en général (Roms et autres) et sert d’épouvantail aux politiques que l’on sait. Certains dérapages avaient fait polémique l’an dernier entre Paris et Bruxelles.

Cela dit il est évident que la présence de Roms migrants peut poser problème sur le terrain, notamment par manque d’aire d’accueil comme c’est le cas actuellement àVillechétif en Champagne-Ardenne, menant à la démission de l’ensemble du conseil municipal local ! Hier nous projetions en fin de soirée un beau documentaire tourné à Achères (Val d’Oise) en 2003 lors de l’affaire des expulsions de 60 Roms de la commune, et du combat de celle-ci pour trouver une solution durable aux Roms qui avaient réussi à rester (en se cachant chez les habitants). Tristes remontées gastriques d’une raison d’Etat pervertie que l’on aurait pu croire définitivement enterrée mais qui, au contraire, entend bien renaître de ses cendres. Et même pas besoin du FN.

ROMS - Le Parlement européen demande à Paris de suspendre les expulsions

Les Roms, de ce que l’on sait du moins, sont arrivés en France au 15ème siècle. On les prenait pour des Egyptiens, d’ou le terme “Gitans”. les Bohémiens étaient arrivés via la Bohème, et les Romanichels étaient tout simplement des “fils de Romani”. Leur origine est l’Inde, la première vague migratoire semblant remonter à l’an 1000. On les retrouve aujourd’hui dans toute l’Europe et l’Asie. Leur langue traditionnelle, le Romani, est très proche du Sanskrit.

Première minorité d’Europe avec environ douze millions de personnes, les Roms se sont toujours heurtés à l’incompréhension et au rejet. Mêmes s’ils bénéficient aujourd’hui d’une représentation politique au niveau européen, que dans la plupart des pays avec une minorité Roms il existe des élus Roms et un encadrement législatif visant à leur intégration (la France faisant encore figure d’exception, il faut croire qu’en français “droits de l’Homme” ne rime pas avec “droits des Roms”), cette minorité n’arrive pas à porter un message politique réellement audible. Selon JP Liégeois, la raison en est que d’une part la représentation des Roms, là ou elle existe, n’a pas les moyens matériels pour exister politiquement (plus exactement : on refuse de les leur donner) et d’autre part, la tradition Roms est difficilement compatible avec le système représentatif. En effet la tradition de “respectabilité” qui fonde les relations des peuples Roms entre eux ne se traduit pas facilement en une “représentation” d’un peuple par quelques uns.

Il va donc falloir, sans doute, que les citoyens de tous les pays concernés prennent l’initiative de la rencontre avec les Roms, comprennent leur mode de fonctionnement et décident avec eux d’un modus vivendi qui dépasse enfin la peur primaire. C’est certainement un objectif souhaitable de la part des organismes d’éducation populaire.


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21 réactions à cet article    


  • Anubis Anubis 6 mai 2011 12:36

    C’est vrai que ces 15000 Roms migrants sont tellement sympathiques et apportent tellement de compétences qui faisaient cruellement défaut à notre société qu’on a vraiment envie d’en accueillir des dizaines de milliers supplémentaires. Voire plus.
    Hélas, un gouvernement de droite - donc ontologiquement arriéré et raciste - a décidé qu’il en serait autrement. Tout cela à l’approche des élections bien entendu (et contre l’avis des populations françaises qui soutiennent massivement leur installation sur notre sol), car les Roms ne posent aucun problème d’ordre public ni d’intégration. La plupart travaillent déjà (très dur), cotisent à la Sécu, paieront nos retraites plus tard. Ah, ce repli identitaire et cette gestion par la peur : ça nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.
    Il n’est pas question de revenir sur ces excellents traités européens qui contribuent à faire de la France un pays plus ouvert, plus social, plus riche. Amis Tziganes, entrez, c’est ouvert !


    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 6 mai 2011 16:16

      @Anubis

      Joli cynisme, mais vous avez peut être mal lu : les Roms posent réellement un problème d’intégration, et c’est là tout le problème si je puis dire. La question politique est de savoir si on les rejette car on estime qu’ils sont « non intégrables » et on passe le problème aux voisins (votre position, sans doute majoritaire) , ou on prend le problème en face et on trouve un arrangement avec eux, ce qui implique de commencer par les traiter en réels interlocuteurs - avec respect.

    • Anubis Anubis 6 mai 2011 17:22

      Monsieur Verschoore,

      il me semble que nous ne passons pas le problème aux voisins, comme vous le dites, mais ce sont eux qui nous repassent les leurs. La France n’a aucune raison objective d’accueillir ou de négocier, d’une quelconque manière, l’accueil des Roms d’une Europe de l’Est avec laquelle les relations sont fort distendues depuis le regretté Louis Barthou (décédé en 1934) et cinquante ans de séparation liés à la mise en place du Rideau de Fer.

      Du moins, l’accueil des Tziganes qui y viennent pour profiter des aides sociales et détourner la vocation du traité de libre circulation à des fins criminelles (mendicité et prostitution organisées, cambriolages, vol de métaux) et qui me semblent très majoritaires dans cette population. Je vis dans un département particulièrement « riche » de Roms (la Seine-Saint-Denis) et je ne peux que constater ce fait. De mes propres yeux.

      Je crains hélas que la position qui est la mienne soit assez majoritaire. Ceci étant dit, notre belle démocratie franchouillarde permet que l’avis de la majorité (ces imbéciles pleins de préjugés) soit bafoué par quelques maires et associations appuyés par notre Juste et Bienfaisante Union Européenne ; tout n’est donc pas perdu pour eux. La question est simplement : jusqu’à quand ?


    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 6 mai 2011 17:58

      @Anubis

      Les Roms se promènent en Europe depuis 5 siècles, et au nom de quoi leur refuseriez-vous le droit de se déplacer tout comme n’importe quel autre citoyen de l’UE ? Le « problème » français est minuscule (on parle de 15 000 personnes) et pourrait être réglé avec le création de suffisamment d’aires d’accueil et un dialogue constructif de la part des autorité françaises. Il est juste instrumentalisé par les autorités qui, comme la majorité sans doute, pensent que Roms= délinquance car ils sont différents et vivent dans des caravanes. Pourtant le respect de la différence fait partie du socle fondamental des fameux DDH ontologiquement français... C’est ce que les anglais appellent self-fulfilling prophecy : traitez systématiquement n’importe quel groupe comme des pestiférés et vous en ferez des délinquants car ils n’auront pas accès à autre chose. 

    • Laratapinhata 6 mai 2011 15:04

      Les Roms de Roumanie sont des sédentaires... Ils ont souffert de l’esclavage jusqu’à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, citoyens européens, toujours discriminés en Roumanie, qui peut leur en vouloir de tenter leur chance dans d’autres pays européens (le droit de chercher du travail partout dans l’UE est garanti à chaque citoyen européen) ?... mais le patronat préfère les sans-papiers extra-européens, curieusement la gôche bien pensante aussi. Pourquoi ?


      • Anubis Anubis 6 mai 2011 15:33

        Larapinhata,

        Ce que vous dites est juste. En revanche, on ne peut pas en vouloir aux Français non plus, ni à ceux qui ont mandat de diriger l’Etat, en principe au nom de l’intérêt général, de chercher par tous les moyens à les empêcher d’entrer et à foutre dehors ceux qui se sont déjà installés illégalement sur notre sol. La France n’a en effet aucune raison historique de s’encombrer de ces gens-là, n’ayant jamais colonisé les pays dont ils sont originaires et n’ayant aucune responsabilité, de près ou de loin, dans leur situation de parias. Si au bout de 400 ans ils ne sont toujours pas intégrés aux sociétés tchèque, roumaine ou hongroise, on ne voit pas trop ce que les conseils généraux de Seine-Saint-Denis et d’ailleurs vont pouvoir faire d’individus peu ou pas qualifiés et massivement analphabètes, permis de travailler ou pas.

        Le double-jeu de la gauche sur ce problème - qui se gargarise de mots ronflants du style « sauver les services publics », « sauver notre protection sociale » etc... tout en soutenant l’installation des campements insalubres et illégaux de ces parasites sociaux qui n’ont de toute façon aucune intention de travailler chez nous (si vous avez un jour vu un Rom bulgare ou Roumain travailler en France, je veux bien de votre témoignage), est assez insupportable. Les électeurs se chargeront de leur remettre les pieds sur terre dans quelques temps.


        • Laratapinhata 6 mai 2011 17:38

          Vous ne connaissez pas l’histoire européenne.
          Les Roms de Roumanie étaient parfaitement intégrés en Roumanie... comme esclaves domestiques, serfs, ou esclaves d’état. Et ce depuis 6 siècles.C’est bien une intégration , même on essaye de l’oublier.
          Les tsiganes hongrois ont une autre histoire... Aujourd’hui, ceux-là ne sont pas concernés par les problèmes qui agitent l’opinion en Fance ,parce qu’ils n’y viennent pas ou peu. Avant la chute du mur ils étaient musiciens d’état, et chaque restaurant, même le plus petit estaminet, en employait de 18 h juqu’à la fermeture... Dès « la chute du mur », les meilleurs musiciens se sont expatriés , parce qu’ils avaient de meilleures perspectives de carrière en Allemagne, aux USA etc... mais pas en France...
          Les tsiganes hongrois sont aussi des sédentaires,s’ils émigrent, c’est pas chez nous.

          Si double-jeu il y a , il est joué aussi bien par ceux qui prétendent qu’il y a des boulots sous qualifiés, qui n’intéressent pas les Français et qui nécessitent une immigration... que par ceux qui demandent la régularisation de tous les sans-papiers sans lesquels l’économie française ne tournerait pas...
          C’est plus juteux électoralement de s’émouvoir de voir des Tunisiens refoulés à Vintimille , parce qu’ainsi on peut séduire l’électeur français d’origine tunisienne, que de se bouger pour faire appliquer la loi de 2000 sur les terrains dévolus aux gens du voyage ou d’exiger la pénalisation du travail au noir des clandestins extra-européens.
          La Roumanie est entrée dans l’Europe et tous ces citoyens ont les mêmes droits en France que tous les autres citoyens, ça c’est l’Histoire contemporaine.
          Quelle insinuation mettez-vous dans cette notion de responsabilité ?


        • Anubis Anubis 6 mai 2011 17:57

          Larapinhata,

          J’insinue, comme vous dites, que le problème des Roms d’Europe de l’Est ne nous concerne historiquement et financièrement PAS. On donne déjà beaucoup de sous à ces pays au travers du budget communautaire, et en partie pour traiter ledit problème. Par ailleurs, si l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union Européenne entraîne effectivement un certain nombre de droits pour leur ressortissants, elle induit aussi un certain nombre de devoirs dont vous trouverez un résumé ci-dessous :

        • Pour les 3 premiers mois de leur séjour en France, le droit de circulation et de séjour des Roumains et des Bulgares ne peut être limité que si les personnes enfreignent la législation sur le droit du travail, constituent une menace pour l’ordre public ou présentent « une charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale français » (notamment l’assurance maladie et l’aide sociale).
        • Au-delà de trois mois de présence, le droit au séjour est subordonné à la condition de détenir un emploi (donc de détenir une autorisation de travail adaptée), d’être étudiant ou encore de disposer d’une assurance maladie et de ressources suffisantes.

http://www.questionsdetrangers.com/droits-et-devoirs-administratifs-des-roumains-et-des-bulgares-en-france-et-consequeces-du-regime-transitoire/

J’aimerais bien savoir combien, parmi les 10000 ou 15000 Roms roumains ou bulgares, satisfont à ces critères.

Pour conclure, je ne suis pas sûr que l’entrée illégale des Tunisiens de Vintimille éclipse le (faux) problème des Roms. Un clou chasse l’autre ; c’est tout. D’où viendront les prochains et quel sera le prétexte pour ne pas les expulser ?


  • gencenas gencenas 6 mai 2011 16:42

    J’ai un profond respect pour le peuple Rom. L’an dernier, en Roumanie j’ai été accueilli par une famille Rom et j’en garde un merveilleux souvenir, une soirée Tzigane familiale, repas, musique et danses...


    • Laratapinhata 6 mai 2011 17:56

      Merci pour votre témoignage...


    • kitamissa kitamissa 6 mai 2011 19:56

      et donc ils viennent chez nous pour organiser des soirées dansantes avec repas et musique ..


      la bouffe ils l’ont piquée au Leader Price du coin !....

      vous les accueillez chez vous dans le jardin ?

    • Laratapinhata 6 mai 2011 18:31

      @ Anubis : Merci pour ces précisons... Dans ce cas, ce sont les Etats Bulgares et Roumain qui doivent être mis sous pression, pas leurs malheureux ressortissants qui n’ont sans aucun doute jamais vu l’ombre d’une aide européenne (en fin pour la Roumanie, pour la Bulgarie je ne sais pas.)
      En acceptant la candidature , puis l’adhésion de ces deux pays,on a malheureusement fermé les yeux sur le problème des Roms, maintenant c’est aussi le nôtre, hélas. On peut pas gagner sur tous tableaux : remporter la guerre froide , écraser idéologiquement l’ex-URSS et se laver les mains de la défense des minorités de ces pays, qui doivent être respecter et bénéficier des mêmes droits que tout Européen.
      Le plus intelligent c’est d’’impliquer toute l’UE, et demander une aide.


      • eric 6 mai 2011 19:13

        Toujours le même grand n’importe quoi pas désintéressé. La phrase clef est bien sur « C’est certainement un objectif souhaitable de la part des organismes d’éducation populaire ». Celle ci subodore un nouveau public, de nouveaux budgets, etc...
        Manque de bol : Rom est une appellation refusée en général par les français tsiganes et essentiellement revendiquéee par certains lobbies auprès des instances européennes. Cela ne fait pas 5 siècle que les roms se déplaceraient en Europe. SI il reste une certaine proportion de tziganes itinérant en France, les personnes concernée en Roumanie et Hongrie sont sédentaires de très longue date. Quand a ce qui reste d’itinérance, elle concerne depuis la nuit des temps des zones limitées et en général à l’intérieur des nations.
        Les aires d’accueil ne serviraient a rien a des roms Roumains ou hongrois, qui, n’y auraient pas accès compte tenu de leur statut, d’autre part, ne sont pas des itinérants
        Enfin, Les français tziganes, connaissent une émancipation fulgurante depuis 50 ans
        Etc....http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/bobos-par-pitie-cessez-votre-80132

        Il est particulièrement révoltant de voir des gens qui ne connaissent rien a un problème réel, avec des gens parfois en vraies difficultés, l’instrumentaliser dans des buts politiciens, mais surtout avec l’espoir de décrocher des subventions dont ils seront au final les principaux bénéficiaires.

         Les Tziganes n’ont dans l’ensemble pas besoin de gens comme vous.


        • Laratapinhata 6 mai 2011 19:50

          Les gitans français ... sont gitans. Ils ne veulent pas être assimilés aux Roms roumains( exactement les Rroms). Donc pas d’amalgame.
          Les gitans français ne demandent rien.
          Les Tsiganes hongrois ont des problèmes avec les ultra-nationalistes hongrois.

          Un fait d’hiver : Vasile Duman, un jeune roumain de 28 ans , qui dormait avec son père, sous le porche de l’Ecole d’Arts Plastiques des Nice, a été aspergé d’essence par un autre SDF... Il a brûlé vif, en dépit des efforts de son père pour éteindre les flammes... il est mort une quinzaine de jours plus tard dans le service de Grands Brûlés de Marseille... son père moins grièvement brûlé, s’en est sorti.

          Les Rroms ont besoin de notre intérêt, de notre respect , de notre protection , de notre secours.


        • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 6 mai 2011 23:47

          @Eric

          Eh bien, on est pas sorti de l’auberge. Sur l’éducation populaire, sachez que je suis un pur bénévole donc aucun sous-entendu « subventionniste » dans mon propos. Je bosse gratos sur mon temps libre.
          Pour ce qui est du problème réel, comme vous dites, je vous invite à cliquer sur le lien « Jean-Pierre Liégeois » qui était notre invité et qui est internationalement reconnu comme un éminent spécialiste de la question Rom, justement. Ce que je donne ici comme faits viennent de lui. Mais vous en savez surement bien plus que lui, c’est évident. Et pour ce qui est de l’instrumentalisation politicienne, la politique c’est justement l’art de vivre ensemble, et non pas l’art de vivre dans l’entre-soi en envoyant les flics matraquer ceux qui vivent différemment.. Question de point de vue. 

        • eric 7 mai 2011 07:45

          Ouai , et bien moi mes sources, ce sont nos frères de vie et lumière http://www.vieetlumiere.fr/
          Et votre spécialiste internationalement reconnu, si il pense que les aires d’accueil pour itinérant sont une solution pour des migrants roumains sédentaires.....
          Quand a ce qui est de vivre ensemble, les églises évangéliques tziganes sont membre de la fédération protestante de France. Nous sommes fréres dans des structures communes et pas assistant sociaux apportant leur lumières a des « arriérés » pour parler en leur nom..
          Enfin, votre remarque finale est absolument scandaleuse. La démocratie débouche sur l’élaboration de lois que la force publique a pour rôle de faire respecter dans un certain nombre de cas. Dans celui-ci, elle intervient non pour obliger des gens a vivre d’une manière ou d’une autre, mais pour appliquer la loi républicaine, la règle commune. Votre prétention a privilégier les désidérata des uns ou des autres sur ces régles du vivre ensemble, est un appel implicite au chacun pour soi et tous contre tous. Elle est aussi particulièrement calomnieuse pour les agents publics en charge de ces missions.


        • Anubis Anubis 7 mai 2011 08:49

          Monsieur Verschoore,
          Jean-Pierre Liegeois est sans doute un expert planétairement reconnu, comme beaucoup de ces spécialistes qui nous assurent depuis trente ans que les migrations c’est bien, que la nation c’est mal et que les frontières, c’est dépassé. Ce qui n’empêche pas un nombre croissant de gens de penser le contraire un peu partout en Europe et particulièrement de ceux qui subissent les conséquences de l’application des principes de ces grands spécialistes. Pour ma part, je me contentais de donner mon opinion sur des faits dont j’ai la connaissance directe - les nuisances provoquées par cette population certes intéressante au point de vue ethnologique, mais indésirable à tous points de vue. Quand vous lisez que le réseau Hamidovic - une centaine de personnes - était crédité en 2010 de 75% des vols à la tire dans le métro parisien, vous êtes fondé à vous poser quelques questions sur l’opportunité de l’abolition des frontières pour ces populations. Quant à votre vision du vivre ensemble, je ne la partage pas : je ne vois absolument pas pourquoi la France devrait négocier et transiger avec cette communauté étrangère pour qu’elle puisse vivre comme elle l’entend sur notre territoire, ce qui implique forcément une entorse à la loi commune et donc à l’intérêt général.


        • kitamissa kitamissa 6 mai 2011 19:44

          ben....moi je vois surtout les vols de cuivre de la SNCF, idem dans les entreprises utilisant du cuivre comme les câbleries ...


          le vol et désossage de voitures dont on retrouve les carcasses abandonnées lorsqu’ils lèvent le camp ....

          le piratage des poids lourds sur les aires d’autoroute sans compter les cambriolages et les vols à la roulotte chez les particuliers !

          et qu’on ne me dise pas le contraire,un membre de ma famille est Officier de Police Judiciaire !

          • Laratapinhata 7 mai 2011 01:27

            @Anubis et cie...

            En réfléchissant bien à votre disposition transitoire.... j’en ai conclue qu’on pourrait passer par dessus... En effet, vu les discriminations persistantes dont sont victimes les Rroms dans leurs pays d’origine : Roumanie, Bulagarie et Hongrie, et compte tenu de ce que des fonds européens ont, selon vous, été accordés à ces pays en vain par défaillance de l’Etat, ils pourraient TOUS bénéficier du statut de REFUGIE POLITIQUE... avec tous les avantages qui vont avec... et une belle crise diplomatique intra-européenne à la clé...Est-ce bien raisonnable ?
            NON. Donc les Rroms sont là, et nous vivrons avec. Organisons-nous.

            Les nouveaux migrants tunisiens , c’est trop. Ils bénéficieraient d’un permis de six mois, quand on l’a vu les Rroms peuvent être expulsés au bout de trois ? c’est n’importe quoi.


            • Anubis Anubis 7 mai 2011 09:26

              @Laratapinhata,
              Les fonds européens destinés à l’intégration des Roms (ou Rroms, ou MENS dans la novlangue chère aux eurocrates) ne sont pas une invention de ma part et vous trouverez plus de détails sur la question ici (entre autres). On ne peut pas comparer la situation des migrants illégaux tunisiens (extracommunautaires) avec celle des migrants d’Europe de l’Est, et il est donc normal qu’ils ne soient pas traités de la même manière bien que les problèmes qu’ils posent au pays soient similaires : peu ou pas de chances ou même de désir réels de s’intégrer à une société française qui a déjà beaucoup de problèmes à donner du travail à ses propres nationaux, peu d’hébergements disponibles. Ne vous inquiétez pas, les Tziganes roumains et bulgares ne sont, pour la plupart, pas près d’être expulsés malgré toutes les nuisances qu’ils peuvent causer.

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