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Accueil du site > Actualités > Europe > Traité de libre échange US-Europe : les profits comme seul horizon

Traité de libre échange US-Europe : les profits comme seul horizon

Dans le Monde Diplomatique de novembre 2013, l'article de Lori Wallach "Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européen" détaille l'étonnant projet APT (Accord de Partenariat Transatlantique) de libre échange entre l'Europe et les Etats-Unis, négocié à l'abri des journalistes et qui permettrait d’attaquer en justice tout Etat qui ne se plierait pas aux normes du libéralisme. Ce projet opaque est ardemment soutenu par les multinationales américaines mais aussi européennes. Le but : réclamer de lourds dédommagements aux Etats en cas de pertes de bénéfices pour cause de politiques nationales de santé, de protection de l'environnement et de régulation de la finance.

La tentative de contrecarrer tout ce qui peut faire obstacle au commerce et aux profits remonte à presque 20 ans. Entre 1995 et 1997, le projet AMI d'accord multilatéral sur l'investissement négocié par 29 Etats membres de l'OCDE, réclamait déjà de fortes compensations aux Etats pour cause de droit du travail trop contraignant ou de normes environnementales jugées abusives. Ce projet divulgué in extremis fut heureusement abandonné. Mais les multinationales reviennent à la charge avec le traité APT qui reprend les mêmes extravagantes exigences en y ajoutant notamment l'interdiction de tout contrôle des données personnelles par les Etats. Cette dernière demande est issue de la coalition du commerce numérique (Digital Trade Coalition) et rappelle que la protection de la confidentialité des Etats et des citoyens n'est plus qu'un voeu pieux et peu respecté. Rappelons par exemple, l'écoute massive et systématique des conversations téléphoniques en France par la NSA, soit 70 millions sur le seul mois de décembre 2012 en France. A ce jour, dans le cadre de l'OMC, les procédures en cours dans les affaires d'intérêt général comme les brevets médicaux, la lutte anti-pollution ou les lois sur les climats et les énergies fossiles portent sur des demandes de dédommagement de 14 milliards de dollars. En vertu de plusieurs accords commerciaux signés par Washington, 400 millions de dollars ont effectivement quitté la poche des contribuables pour passer dans celles des multinationales. Les Etats-Unis souhaitent combler le déficit commercial en défaveur de Washington, les exportations américaines vers l'Europe étant de 265 milliards de dollars et celle de l'Europe vers les US de 380 milliards.

Exemple de cette curieuse conception du droit inaliénable des multinationales, Philip Morris a assigné l'Uruguay et l'Australie devant un tribunal spécial pour cause de législation anti-tabac trop sévère. Des sociétés européennes ont engagé des poursuites contre l'augmentation du salaire minimum en Egypte ou contre la limitation des émissions toxiques au Pérou...

L'objet central du traité APT est de considérer superflu tout ce qui ralentit la circulation des marchandises, la régulation de la finance, la lutte contre le réchauffement climatique ou le simple exercice de la démocratie censé de ne pas s'appliquer au monde prédateur des multinationales. L'opacité sur les détails du mandat de négociation de la commission européenne sur le traité APT découle d'une volonté de réduire au maximum les débats citoyens. Dans le même esprit, l'accord conclu le 18 octobre entre le Canada et la France n'a pas été rendu public.

En raison des exigences profondément contraires à l'intérêt général et à la représentation démocratique, ce traité est loin d'être ratifié car il supposerait une aggravation de la situation économique des pays européens. D'autre par, le mandat de négociation européen, a sans doute tracé plusieurs lignes rouges, franchies par les désidératas américains. Les précédents traités de cette nature ont tous échoué ou ont été largement amputés, tels l'AMI en 1998, le traité ZLEA et certains cycles de négociation de l'OMC. Mais cette volonté de passer par dessus l'intérêt des peuples dessine sans surprise ni aucune ambiguïté ou interprétation partisane, l'absence totale de prise en compte de l'intérêt commun de la part du monde des affaires et de la finance.

Sources :

  • Sur le site de la commission européenne, les arguments en faveur de l'accord de partenariat transatlantique. L'avantage principal de ce traité qui est mis en avant est le redémarrage de l'activité économique atone de l'Union Européenne en levant presque toutes les interdictions concernant le libre échange. Les lobbies très actifs de ce traité espèrent que les dirigeants européens seront prêts à adopter n'importe quelle solution pour relancer la croissance.
  • Le livre de Patrick Le Hyaric " Dracula contre les peuples " relate dans ses grandes lignes le texte sur lequel, la Commission européenne négocie, depuis le 6 juillet dernier, avec le gouvernement des USA, dans le secret absolu, la création d’un "marché unique transatlantique.
  • Contre La cour Un site de commentaire et de décryptages sur la gouvernance économique européenne.

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55 réactions à cet article    


  • eric 18 novembre 2013 11:07

    Sensiblement les arguments utilises lorsque la IV eme république a lance l’Europe. La suite on la connait, cela c’est appelle les trente glorieuses. Il est rassurant que ces projets visent a ce que les entreprises gagnent de l’argent et non a ce qu’elles en perdent. La seconde hypothèse, c’est ce que les gauches nomment « l’économie sociale ». C’est tres sympa tant qu’il reste de l’argent pour subventionner. Mais pour cela, il faut que d’autres gagnent de l’argent.

    Le problème avec ces profs et journalistes qui sont la gauche, c’est qu’ils pensent le monde comme une salle d’école primaire avec des problèmes de robinet. A une question, il y a une reponse, la bonne, que le prof connait.
    La vie, c’est plus compliquée. Il existe des patrons voyous comme il y a des profs nuls ou des journalistes médiocres. Comme de vulgaire profs ou journalistes, les « patrons ont tendance a tirer la couverture dans le sens de leurs intérêts.

    La différence, c’est que le patron, il est contrôlé par, les syndicats, les actionnaires, les administrations tatillonnes et qui multiplient les contrôles, les clients, les associations, de consommateur, d’écologistes etc.... cela en fait du monde. Et il a un intérêt direct a ce que la plupart de ces acteurs soient satisfaits...ses »profits« en dépendent aussi

    Le journaliste, il vit a 60% de subventions, et si quelque politique ou autre juge dit quoi que ce soit, on hurle a la censure. Et si les lecteurs disparaissent, ce qui est le cas pour l’ensemble de la presse, et bien....les subventions augmentent.
    Quand au prof nul.... Si j’ai vu un cas dans ma famille. Informellement, on avait le droit d’exiger qu’un gosse ne l’ai pas si un de ses frère et sœur l’avait déjà eu...
    Dans un pays ou 60% du PIB passe entre les mains de l’État, ou le commerce extérieur est vital mais minoritaire, ou les »profits" sont tellement bas que leur niveau explique par lui même notre taux de chômage, il y a plus a gagner a un meilleur contrôle citoyen de la dépense publique, qu’a mettre des batons dans les roues des entreprises..


    • wesson wesson 18 novembre 2013 12:10

      Bonjour Eric, 


      expliquer les problèmes actuels parce que les profs et les journalistes qui seraient tous de gauche, c’est vraiment n’importe quoi. 

      Faire correspondre le démarrage des 30 glorieuses à celui de l’Europe libérale, là on est carrément dans l’anachronisme historique. L’Europe libérale a réellement démarrée lors de l’instauration du SME, mis en place en 1976 par un certain Raymond Barre, traducteur et admirateur des écrits de Milton Friedman. Et le résultat fut quasi immédiat : De 1976 à 1980, le chômage fut multiplié par 2, ce qui au passage assurera l’élection de F. Mitterand.

      Ce qui a permis les 30 glorieuses, c’est le programme du CNR qui lorsqu’il fut mis en place a donné du pouvoir d’achat réel à tous les citoyens, et en a organisé sa progression jusqu’aux années 1980. 

      80% du commerce Français est intérieur. Les si belles exportations ne représente en fait que 20%. Au nom de quoi faudrait-il mener une politique qui ne s’occupe presque exclusivement que de « doper » ces exportations, mais qui en définitive ne fait que détruire des emplois locaux avec des importations à bas prix. Le résultat de ce grand marché transatlantique, c’est que le poulet lavé au chlore des USA sera moins cher dans l’assiette que celui qui est élevé dans la ferme à coté. C’est pas dur de comprendre que ça va d’abord détruire le peu d’emploi locaux qu’il reste.

      L’euro fort nous a coûté au bas mot 3 millions de chômeurs direct, et la mise à mal de tout le code du travail. Un accord transatlantique nous en coûterait autant de plus, et emportera très probablement notre sécurité sociale et le système de retraites par répartition.



    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 novembre 2013 14:34

      Merci wesson. Et signalons au passage que ce poulet sera dopé aux subventions : Les Etats-Unis soutiennent près de trois fois plus leur agriculture par habitant que l’Union Européenne .
      Source : http://www.momagri.org/FR/communiques-de-presse/SGPA-Soutiens-Globaux-a-la-Production-Agricole—Les-Etats-Unis-soutiennent-pres-de-trois-fois-plus-leur-agriculture-par-habitant-que-l-Union-Europeenne_1123.html


    • eric 18 novembre 2013 18:38

      C’est du même niveau qu’imaginer tous les patrons nécessairement voyou et inhumains, mais en plus realiste... La diversite sociologique qui se cache sous le terme « patron » est quand même beaucoup plus grande...
      Le marche commun a commence en 57 et on a eu des tickets de rationnement jusqu’en 49. Et 56, c’est l’hiver ou il y a « tellement de gens avec le pouvoir d’achat augmente par le programme du CNR », qu’ils en arrivent a mourir de froid dans la rue. Deja a l’époque, il n’y a que les curés pour s’en occuper. Avec un taux de croissance moyen d’environ 5% on est en général en dessous avant 57 et au dessus apres.
      En revanche, il est vrai que les inégalités allaient en décroissant, jusque....en 1981, date a partir de laquelle, on a une stagnation. Mais ce n’était plus le même pouvoir non plus...

      Mais fondamentalement le programme du CNR, c’est quelques banques nationalisées, et aujourd’hui, même les gauches comprennent qu’on peut les traire sans nécessairement en être propriétaire. C’est surtout, et c’est de cela que nous parlent les gauches sans le dire, les statuts de la fonction publique, les régimes speciaux, les monopoles syndicaux, des modes de gestion de la sec soc et du reste qui permettent tous nos blocages, injustices, immobilismes et déficits actuels au profit d’une caste de profiteurs.
      On comprends que vous ne soyez pas tente de faire le détail....

      Quand aux etat unis... nous faisons les deux tiers de notre commerce extérieur en Europe, c’est dire que ce n’est pas la libéralisation des échanges avec les EUA, qui représente un grand risque pour nous. Quelques points de PIB, et ce n’est pas avec eux que nous sommes vraiment déficitaires.
      Non, ceux qui mous « detruisent » nos emplois, c’est le Belges ! (Troisième déficit après la Chine et l’Allemagne, mais dans ces deux cas, on comprend un peu le volume). Si votre priorité était vraiment de combattre les déficits et de protéger l’emploi, vous devriez creuser des tranchées sur le Quievrain..Mais il est clair que l’antiamericanisme l’emporte sur l’intérêt pour les variables economiques...


    • epicure 18 novembre 2013 20:47

      il y a des patrons humains, mais il faut quand même se protéger des patrons voyous, et ce n’est pas ce que prône les libéraux avec leur dérèglementation qui le permettra, bien au contraire.
      Tout le monde n’est pas un criminel ou un psychopathe pourtant il y a des lois contre les criminels, les psychopathes.
      Donc cela passe par des règles qui limitent ce que peuvent décider tous les patrons .

      Ce que tu dis sur les patrons est devenu faux, puisque depuis 30 ans , les patrons les plus puissants, les plus nuisibles font en sorte qu’ils aient le moins de contrôle possible de la liste que tu as donné. Les patrons et actionnaires des grosses société ont de plsu en plus de pouvoir et se débrouillent pour avoir de moins en moins de contrôle.
      Et l’article en est le meilleur exemple avec la volonté des multinationales non seulement d’échapper à la loi commune, mais pire de poursuivre les états devant les tribunaux si elles gagnent 999 milliards au lieu de 1000 milliards.

      Pour un soit disant défenseur des liberté, il est étonnant que cela vous laisse de marbre ce genre de situation hautement plus attentatoire à toutes les libertés sociales, politiques que économique que toutes les règlementations que vous dénoncez.
      Parce que au final c’est l’avènement du despotisme économique sur tous le pays qui serait acté.


    • Robert GIL ROBERT GIL 18 novembre 2013 21:50

      Wesson : « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer »

      j’ai vu cette maxime a Orpierre, il me semble.

      sinon d’accord avec ton commentaire.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 2013 08:00

      wesson,
      Après avoir décrit si brillamment la fin des haricots, et de l’agriculture, vous attendez quoi pour demander à sortir de cette usine à gaz ? Que nous soyons dans l’ état de la Grèce ? 


    • aubergespagnole 23 novembre 2013 13:33

      Dans votre commentaire on retrouve un antienne populiste : le prof nul, le journaliste subventionné, l’Etat dépensier. De plus , vous mettez dans le même sac, les patrons de TPE et PME, qui prennent en effet des risques, qui paient beaucoup plus de charges, impots et taxes et les grosses multinationales, françaises et étrangères. Lesquelles pratiquent une optimisation fiscale totalement inacceptable, qu’il serait trop long de détailler ici à l’heure ou tout ceux qui ne peuvent échapper au fisc et subissent de plein fouet la rigueur budgétaire. Dans vos critiques vous vous trompez de cible mais il est toujours temps de vous informer de manière plus précise et sérieuse. ( Le monde, Alternatives économiques, Médiapart voire, pour certains éditoriaux, BFM Business qui ne passe pas pour un chantre du communisme et du social !)
      Je vous rappelle l’angle de mon billet : porter l’attention sur les demandes exhorbitantes des multinationales et des Google, Facebook, Amazon, twitter, etc. qui exigent tout simplement des compensations au cas ou leurs bénéfices seraient amputés à cause de lois sociales ou environnementales. Ce projet APT a fort peu de chances de passer en l’état, heureusement. Mais le fait que des entreprises osent se poser en derniers juges de la représentation démocratique et de l’intérêt général est en soi, une demande inconcevable et une provocation qui devrait être unanimement contestée.


    • Alpo47 Alpo47 18 novembre 2013 11:14

      Il me semble que c’est la démonstration de la politique de « fuite en avant » de nos dirigeants. On ne peut pas les supposer stupides, par conséquent, ils essaient de prendre de vitesse l’effondrement et le chaos à venir en « donnant le monde aux entreprises ».
      Ils doivent penser que c’est leur dernier espoir de survie.
      Bon, on peut aussi penser, et l’un n ’empêche pas l’autre, que ce sont également des « larbins » du système et ses profiteurs/manipulateurs.

      Cette opération est dans la continuité de ce qui se fait depuis environ 30 ans, pour nous avec la construction européenne, de confisquer le pouvoir aux peuples pour le donner aux « élites ». Toutes les réformes vont dans ce sens. Jamais dans une voie REELLEMENT démocratique.

      Le monde appartient de plus en plus aux « rentiers-actionnaires ».

       En fait, notre seule chance ... est que le système économique s’effondre avant la mise en oeuvre des ces traités.

      Le chaos à venir est maintenant certain. A qui va t-il profiter ?


      • pens4sy pensesy 18 novembre 2013 11:57

        Merci a l’auteur.
        La dictature mondiale est en route sous nos yeux. Nous sommes quelques uns, immobiles, impuissants, a observer le processus qui s’accélère depuis 30 ans.
        Il est a prévoir que la dictature des peuples d’Europe s’imposera dans les années qui viennent, l’accélération du processus est visible mais hélas pas pour tous.
        Quant a la régulation de la population, on sait comment les puissants règle le problème.
        Guerre, installation de la pénurie énergétique et alimentaire, ils savent faire.


        • ecolittoral ecolittoral 18 novembre 2013 12:05

          « l’absence totale de prise en compte de l’intérêt commun de la part du monde des affaires et de la finance. » Ben ! C’est normal.

          Dans le monde des affaires, on doit faire...des affaires. Même chose dans la finance, l’industrie. C’est le service marchand !

          Pour réguler, arbitrer, organiser « l’intérêt commun », il faut un organisme qui ne soit pas marchand, un secteur neutre chargé de combattre légitimement les excès en faisant appliquer des règles communes et acceptables par tous.

          Sauf erreur de ma part, c’était, il y a longtemps, ce qu’on appelait l’état.

          Une constitution, avec des élus temporaires au service de la nation.

          Mais ça, c’était il y a longtemps.


          • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 novembre 2013 14:50

            Tu nous parles d’un temps que les moins de vingt ans...


          • Langlemort Bonneteau 18 novembre 2013 12:12

            Je réfléchirai plus tard à cet article, mais voudrais dors et déjà remercier son auteur de citer ses sources et attirer l’attention sur deux de mes articles qui lui sont connexes. 


            1/ Contrairement au traité transatlantique (TTIP), pour lequel il y a une prise de conscience, son petit frère, celui qui institue le libre échange entre l’Union Européenne et le Canada s’est conclu, tout récemment, dans la plus grande indifférence (je l’ai appris par hasard). Autant dire au nez et à la barbe de la délégation française qui s’est déjà envolée pour le sommet climatique de l’ONU, compte tenu de la mauvaise volonté affichée du gouvernement canadien dans ce domaine. 

            2/ Philip Morris est évoqué dans cet article et il est question de ses méthodes de lobbying redoutables dans un article traitant de l’infiltration de McDonald’s dans l’enseignement supérieur français.

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 novembre 2013 13:17

              Pas la peine d’espérer qu’on nous demandera notre avis, ni même celui des Parlements nationaux.
              Tout se discute à huit clos à la Commission européenne, ce ramassis de non élus.

              « Les Parlements nationaux ne seront pas consultés »

              Sortons de cette usine à détruire les économies et les peuples européens !

              « L’UE expliquée aux enfants »


              • Richard Schneider Richard Schneider 18 novembre 2013 16:14

                Entièrement en accord avec l’auteur de l’article et avec le commentaire de Fifi Brind acier.

                Personne ne parle de ce traité : ni les médias (de droite ou de gauche), ni les politiques (de droite ou de gauche). Pourquoi ?
                Comment vont-ils réagir, les MLP, JLM etc … - plutôt anti-européïstes ? 
                En conclusion : « on » nous prépare un nouveau coup d’état anti-démocratique ; le peuple va-t-il resté les bras croisés ?
                Je le crains. Le peuple s’en fiche. Il ne s’intéresse plus qu’à des faits divers ...

              • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 novembre 2013 16:34

                Tu as raison Fifi il faut demander un référendum... ok je sors


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 2013 07:34

                Richard Shneider,
                Souvenez-vous du Traité de Lisbonne..., la pub massive pour le OUI, et jamais aucun intervenant (sauf Etienne Chouard) pour expliquer le moindre article, ni la nocivité de la chose...

                Les Français ne s’en foutent pas, ils sont tenus à l’écart de l’information.
                On leur lessive le cerveau. Les médias les abreuvent de faits divers, de people et de foot.


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 18 novembre 2013 13:18

                Bonjour aubergespagnole,

                Ce traité du grand marché transatlantique n’est rien d’autre qu’une injonction des américaines dans les affaires européennes !

                Pire encore ce sont des négociations secrètes et l’obscurantisme sur le nouveau traité qui ne laisse rien de bon présager !

                Lisez ceci :

                Parallèlement aux négociations sur l’existence d’un grand marché, des discussions discrètes se sont développées afin de créer un espace commun de contrôle des populations. Un rapport secret, conçu par des experts de six États membres, a établit un projet de création d’une aire de coopération transatlantique en matière de « liberté de sécurité et de justice", d’ici 2014 [2]. Il s’agit de réorganiser les affaires intérieures et la Justice des États membres « en rapport avec les relations extérieures de l’Union européenne », c’est à dire essentiellement en fonction des relations avec les États-Unis.

                Plus encore que le transfert des données personnelles et la collaboration des services de police, processus déjà largement réalisé, l’enjeu de la création d’un tel espace consiste dans la possibilité, à terme, de la remise des ressortissants de l’Union aux autorités états-uniennes. Rappelons que le mandat d’arrêt européen, qui résulte de la création d’un « espace de liberté, de sécurité et de Justice » entre les États membres, supprime toutes les garanties qu’offrait la procédure d’extradition. Le mandat d’arrêt repose sur le principe de reconnaissance mutuelle. Il considère, comme immédiatement conforme aux principes d’un État de droit, toutes les dispositions juridiques de l’État demandeur. L’installation d’une telle aire de coopération transatlantique ferait que l’ensemble de l’ordre de droit états-unien serait reconnu par les 27 et que les demandes US d’extradition seraient, après de simples contrôles de procédure, automatiquement satisfaites. source

                 


                • Xenozoid Xenozoid 18 novembre 2013 13:29

                  exactement, comme le tpp, pour le pacifique,en donnant le pouvoir auxcorporations sur les etats a travers un pouvoir extra judiciaire ,la machine tourne, et les shadocks pompent


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 novembre 2013 18:33

                  La soumission est déjà bien avancée..., toujours sous couvert de lutte contre le terrorisme.

                  « Le Parlement européen, donne le feu vert aux transferts des données des passagers, aux USA »


                • Olivier 18 novembre 2013 14:18

                  pour en savoir plus sur le traité de libre échange EU/USA des conférences sont organisées avec comme intervenant Raoul Marc Jennar – après Roquemaure, Vauvert, Paris, Nancy
                  - Perpignan, le 19 novembre (L’OMC et la mondialisation néolibérale) et le 11 décembre (le GMT), à 19H, Salle du Canigou, Conseil général, 30 rue Pierre Bretonneau,
                  - Carcassonne, le 26 novembre, à 19H45, salle Joë Bousquet, ancienne mairie, 32 rue Aimé Ramond,
                  - Millau, le 27 novembre, à 20H, (à préciser)
                  - Montpellier : le 28 novembre, à 20h, salle Guillaume de Nogaret, Espace Pitot, Boulevard Professeur Louis Vialleton,
                  - Toulouse, le 5 décembre, de 14H à 20H30, participation aux débats organisés par l’association du Master 2 de droit européen et International de la Faculté de Droit, sur « les effets économiques, politiques et sociaux potentiels du projet d’accord de libre-échange entre les US et l’Union ».
                  - Macon : le 6 décembre, à 20h30, salles 1 et 2 au 25 rue Gambetta,
                  - Thonon les Bains : le 9 décembre, à 20H00 – Espace des Ursules, 2, avenue d’Evian, 74500 Thonon-les- Bains,
                  - Toulouse, le 10 décembre, à 20H30, salle Duranti, 6 Rue du Lieutenant Colonel Pélissier,
                  - Narbonne, le 18 décembre, à 18H30, au palais des sports, des arts et du travail, Boulevard Docteur Léon Augé,

                  pour en savoir encore plus
                  http://stoptafta.wordpress.com/


                    • Cassiopée R 18 novembre 2013 16:31

                      C’est dans l’idée du Nouvel Ordre Mondial mais petit à petit. Disparition progressive des Etats au profit de grandes multinationales qui gèrent les affaires du monde.

                      S’attaquer à l’intérêt général et pouvoir aller devant la justice si il y a une rebellion contre un projet issu des multinationales.

                      C’est un traité contre l’intérêt d’agir des Etats et des populations. Ca fait penser au Nouvel Ordre Mondial avec une vision de la vie qui se restreint à la consommation et à la surveillance policière.


                      • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 novembre 2013 16:52

                        Vous voyez le mal partout ! Puisqu’on vous dit que c’est pour votre bien !
                        « Un accord global pourrait apporter à l’Union européenne des dizaines de milliards d’euros chaque année, ainsi que des dizaines de milliers d’emplois », déclare Barroso. Et Pinocchio confirme.


                      • Xenozoid Xenozoid 18 novembre 2013 17:24


                        lá un arcticle sur le TPP désolé en anglais

                        The TPP will boost our economies, lowering barriers to trade and investment, increasing exports and creating more jobs for our people, which is my number-one priority,”

                        le TPP stimulera  nos économies,  réduira des obstacles au commerce et à l’investissement, augmentant les exportations et la création d’emplois pour notre peuple, qui est ma priorité numéro une

                        bref d’Ouest en Est rien de nouveau


                        • Werner Laferier Werner Laferier 18 novembre 2013 18:21

                          Bon courage pour ce traité qui est profitable à tous, sur mon blog, j’en parle avec plus de détails.


                          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 novembre 2013 18:33

                            Comment va Sue Ellen ? Elle a décuitée ?


                          • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 novembre 2013 19:13

                            En effet Werner, une visite à ton blog est instructive. Soutien inconditionnel à la politique extérieure US, fatwa contre Snowden, je cite « il faudra poser la question de son assassinat » dans la plus pure tradition démocratique ; merci donc d’apporter de l’eau à notre moulin.


                          • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 novembre 2013 19:16

                            Quant aux détails, les lecteurs apprécieront leur contenu informatif
                            "Les négociations s’annoncent fructueuse dans une Union Européenne qui a plus que besoin des USA, nous sommes à l’aube d’une nouvelle ére, celle d’une gouvernance mondiale, juste entre états démocratique."
                            Bien le bonjour à Winston Smith


                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 novembre 2013 18:36

                            Werner,
                            Si vous étiez honnête, vous diriez plutôt :« Mes condoléances... »


                            • wesson wesson 18 novembre 2013 18:47

                              bonsoir l’auteur, 


                              «  Les Etats-Unis souhaitent combler le déficit commercial en défaveur de Washington, les exportations américaines vers l’Europe étant de 265 milliards de dollars et celle de l’Europe vers les US de 380 milliards. »

                              C’est bien cela l’essentiel, et ça concerne principalement la bouffe. Soyons sérieux c’est de cela qu’il s’agit, et pas du couillon de la lune que l’on a vu dans un reportage télé qui pense vendre ses barrières aux USA après avoir assemblé en France les électroniques qu’il fait fabriquer en Asie.

                              Revenons au sujet. Du fait des normes environnementales plus strictes en Europe, les USA ne sont effectivement pas compétitifs sur des choses qu’ils ne produisent déjà pas pour leur marché intérieur. OGM, bœuf aux hormones, poulets au chlore, etc etc ...

                              La solution, le but très clair est de tout mettre à niveau de leurs normes à eux, afin qu’ils puissent effectivement venir nous concurrencer sur nos propres marchés intérieurs, avec des produits qui seront effectivement moins chers, mais fait n’importe comment. A l’inverse, pour espérer les concurrencer sur leur marchés, il faudra produire dans les mêmes conditions qu’eux, c’est à dire généraliser absolument partout la production ultra intensive et se dégueulasser le pays encore un peu plus qu’il ne l’est sous des montagnes de lisier, d’ogm et de produits chimiques.

                              Et on pourra effectivement toujours continuer à proposer de la qualité, mais qui sera d’autant plus chère qu’il deviendra franchement compliqué de trouver un coin qui ne soit pas massivement pollué.


                              En ayant sincèrement fait le tour du problème, je suis à peu près convaincu que c’est la France et principalement la France qui pâtira le plus durement de cet accord transatlantique, à un point qu’il est difficile d’imaginer aujourd’hui. Nous n’avons rééllement aucun intérêt à nous retrouver dans ce traquenard.

                              • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 18 novembre 2013 19:36

                                La réalité qui détruit nos emplois est là :
                                C’est " l’histoire d’une entreprise de métallurgie, qui était le numéro un mondial des pôles d’alternateur pour automobiles (les usines Thomé-Génot). Une petite entreprise familiale avec 400 salariés, à qui les banques ont arrêté de prêter de l’argent, du jour au lendemain, et demandé des remboursements, parce que cette PME refusait de s’ouvrir à des fonds d’investissement. L’entreprise a été placée en redressement judiciaire. Un fonds de pension l’a récupéré pour un euro symbolique, et, en deux ans, a pillé tous les savoir-faire, tous les actifs immobiliers, puis fermé le site. 400 ouvriers se sont retrouvés au chômage. C’est un exemple parmi tant d’autres ! "

                                http://www.bastamag.net/article3432.html

                                Le pouvoir n’est pas dans les mains des politiciens, mais dans celles de ceux qui possèdent la dette. De la même façon, les patrons n’ont plus le pouvoir dans leur entreprise. Ce pouvoir est passé aux banques. Depuis longtemps. Bréviaire marxiste-léniniste dans la main, la gauche est morte d’avoir refusé de comprendre cela.

                                On va signer le traité de libre échange atlantique et pendant de temps là, la gauche se demande s’il est bienséant de manifester avec les petits entrepreneurs (400 personnes, c’est peau de balle !).

                                Noooooooooooon, les mecs, surtout ne faites rien et continuez à brailler contre votre ennemi de proximité : le patron ! Surtout, ne touchez pas aux vrais prédateurs, ceux qui font de l’argent en détruisant les entreprises : ils sont trop dangereux.

                                Si la gauche posait son bréviaire, il y a longtemps qu’elle aurait appelé au rassemblement de tout ceux qui possèdent moins d’un milliard d’euros. A l’étage en dessous, on trouve leurs larbins : la centaine de personnes qui contrôlent le CAC 40, puis une dizaine de milliers qui ont un peu de pouvoir dans l’économie du pays, tous les autres, sans exception, subissent ce pouvoir.

                                La gauche n’en aura jamais le courage de rassembler pour empêcher cette estoc final contre l’emploi en France. Les banquiers ont prévu cela. Ils ne prennent aucun risque.

                                Et n’oubliez pas : on n’est pas riche de l’argent que l’on possède, seulement de l’argent que l’on vous doit !


                                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 2013 07:55

                                  Renaud Delaporte,

                                  Il est arrivé la même chose à Gemplus, l’inventeur de la carte à puce.

                                  Ce qui est arrivé à ces entreprises n’aurait pas pu se passer avant le Traité de Maastritch.

                                  Avant, il y avait un contrôle des capitaux. Pour acheter une entreprise française, ou sortir des capitaux pour délocaliser, il fallait l’accord du Ministre des Finances et de la Direction du Trésor.

                                  Ce n’était pas interdit, mais régulé en fonction des intérêts nationaux.

                                  Avant Maastritch, Mittal n’aurait pas pu acheter Arcelor, ni les fonds de pension acheter ces entreprises, ni le Qatar ou la Chine acheter des morceaux de patrimoine français...

                                  C’est l’article 63 des Traités européen qui a supprimé le contrôle des capitaux.

                                  On ne répètera jamais assez que l’intérêt principal de sortir de l’ UE et de l’euro, c’est de pouvoir remettre en place les régulations qui existaient, remettre en place la Banque de France et ses prêts à taux 0%, ou prendre des mesures douanières immédiates dans les secteurs clés.


                                • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 19 novembre 2013 10:59

                                  C’est pour cela que j’ai voté contre Maastrich qui a donné la clé de la maison aux financiers internationaux. Ils ont fait main-basse sur tous les objets de valeur qu’elle contenait.

                                  Avec le traité de libre échange, il n’y aura plus de porte : elle gêne pour enlever les meubles.

                                  Où sont les manifestations contre ce traité ?

                                  Ce qui aurait pu servir de détonateur - les manifs bretonnes unissant salariés et patron contre la destruction de nos outils de production - est sifflé ici même par de courageux résistants qui affirment que « lutter avec les patrons, c’est trahir la classe ouvrière ».

                                  Pitoyable !

                                  Comme pour Maastrich, il faudra vingt ans pour que ces gens comprennent ce qui nous arrive mais ce sera trop tard. Chaque fois qu’un entreprise disparaît, disparaissent irrémédiablement les ’« ’avantagesaquiparnopères ».
                                  De fait, la gauche de la gauche française de 2013 est l’alliée objective de la haute finance internationale dans sa lutte contre l’économie patrimoniale, cette économie qui avait permis les circonstances des avancées sociales.

                                  Dit autrement, face à un patron, on peut se battre et discuter mais il faut arrêter ce combat quand se pointe le financier qui vient vous piquer et votre baraque et votre outil de travail parce que après son passage, il n’y a plus rien à négocier que le prix de ses larmes.


                                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 2013 13:42

                                  Renaud Delaporte,

                                  La population ne sait pas ce qu’il ya dans les Traités, elle est tenue à l’écart de l’information.

                                  Ni les médias, ni les politiques ne le leur explique, sauf Asselineau ou quelques esprits curieux qui vont sur des sites comme « contrelacour », ou sont abonnés à la revue mensuelle BASTILLE RÉPUBLIQUE NATION.

                                  Sinon, vous n’entendez jamais personne citer un article, ni un Traité, et ils font constamment croire que le gouvernement décide de tout...


                                • jacqueshenry jacqueshenry 18 novembre 2013 23:08

                                  J’ai personnellement une approche non conventionnelle des tentatives de rapprochement commercial entre les USA (et le Canada) avec l’Europe, d’une part, et le traité en cours de négociations entre les USA et à nouveau le Canada et un certain nombre de pays bordant l’Océan Pacifique (Japon, Viet-Nam, Australie, Philippines, Indonésie, Taiwan, Nouvelle-Zélande, ...) dont on parle absolument pas dans les sphères politiciennes françaises et européennes et pour cause, c’est loin tout ça ! Les USA ont deux ennemis à abattre, la Chine et l’Europe, afin de préserver leur hégémonie sur le monde. Pour ce faire ils utilisent tous les moyens en leur pouvoir atteindre cet objectif. Pour la Chine, c’est l’évidence même : entourer ce pays de partenaires économique solides pour enrayer les visées expansionnistes de l’Empire (communiste) du Milieu. Le cas des îles Senkaku n’a jamais été analysé dans cette optique qui est la recherche d’une confrontation directe entre les USA et la Chine via le Japon afin de faire plier Pékin pour signifier au pays qu’il y a une limite à ne pas franchir.

                                  Pour ce qui concerne l’Europe, mon analyse est au deuxième degré comme je l’ai écrit dans un article de mon blog dont voici le lien ( http://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/29/le-complot-du-climat/ ) et que je me permets de reproduire ici :

                                  Le complot du climat ?

                                  Publié le 29 septembre 2013

                                  Deux ans avant la mise en place physique de la monnaie unique européenne le premier janvier 2001, au grand dam de l’Administration américaine, à la fin du mandat de Bill Clinton, un scientifique de l’Université de Reading a émis l’hypothèse de l’effet incontournable et potentiellement destructeur de l’accumulation de gaz carbonique. En recherchant dans la littérature scientifique, on ne trouve malheureusement pas d’articles vraiment persuasifs car ces derniers sont en réalité des revues amalgamant des données disparates pour en tirer des conclusions à partir de modélisations qui paraissent toutes orientées vers le fait devenu depuis lors un dogme : « le CO2 va tous nous faire griller à brève échéance ». C’est en bref ce que déclarait sur un ton péremptoire Keith Shine (U. Reading) en 1995 puis à nouveau en 1998, alors à la tête de l’IPCC sans vraiment présenter de preuves convaincantes, des compilations bâclées dont il ressort qu’une motivation obscure orientait la prise de position de ces « éminents experts » grassement rétribués ainsi que leurs laboratoires pour poursuivre leurs études dans l’urgence car il en allait du sort de l’humanité.

                                  Mais qui pouvait bien être derrière ce mouvement ? Il faut remonter au moins à l’année 1987 et même avant pour comprendre partiellement l’évolution des idées et des positions de chacun des membres de l’IPCC car à cette date, les « experts » étaient divisés quant à l’effet probable ou potentiel des gaz à effet de serre (GES), une notion vague et cooptée par les membres de diverses work-shop organisées sur le sujet. On ne savait pas trop si le réchauffement pressenti serait de 0,2 ou 2 ou encore 6 degrés à la fin du XXIe siècle car aucune étude sérieuse n’était disponible sur ce point précis. Les Pays-Bas, pays hôte de Greenpeace mais sérieusement terrorisé par un réchauffement climatique global pouvant submerger une grande partie du pays, appuyés curieusement par les USA, insistèrent pour fixer un objectif raisonnable d’une réduction de 20 % des émission de GES à l’horizon 2005 et dans un futur proche (non précisé) de 50 % afin de sauvegarder l’équilibre climatique sur le long terme. On retrouve déjà à cette époque pionnière, je parle de la fin des années 80 et du début des années 90 une rhétorique pour le moins ampoulée du genre : « La stabilisation des concentrations atmosphériques en GES est un objectif impératif. L’IPCC devra en s’appuyant sur la meilleure connaissance scientifique décider des options possibles pour contenir le changement climatique dans des limites tolérables. Certaines estimations disponibles indiquent que ce but pourrait nécessiter une réduction des GES d’origine anthropogénique de plus de 50 % » (Déclaration de Noordwijk, 1989). En relisant ce genre d’argument aujourd’hui on croit rêver puisque ces quinze à vingt dernières années le réchauffement tant redouté n’a pas été au rendez-vous. Alors qu’on ne s’y attendait pas les Allemands n’avaient pas l’air décidés à se plier à une réduction autoritaire d’émission de CO2 car l’exploitation du charbon et de la lignite faisaient partie de leur « paysage » énergétique aux côtés d’une énergie nucléaire en développement, je veux dire à l’époque, car la position de l’Allemagne n’a pratiquement pas évolué depuis : les Allemands sont les plus gros pollueurs en terme de CO2 et d’oxydes d’azote d’Europe quand bien même ils ont installé des milliers d’éoliennes qui ne contribuent pas significativement à la production d’énergie électrique du pays.

                                  Mais revenons un peu à la chronologie. Ces événements eurent lieu deux ans après le protocole de Montréal (1987, à la suite de la convention de Vienne sur ce sujet arrêtée en 1985) qui émit des directives contraignantes au sujet des CFC afin de stabiliser « le trou d’ozone » récemment découvert par observations satellitaires de la NASA. Les « organisateurs du complot » étaient déjà à l’oeuvre car l’ozone servit de prétexte pour fortement suggérer aux pays européens le contrôle de leurs émissions transfrontalières d’oxydes d’azote dans un document émanant des Nations-Unies et dont les USA étaient signataires pour faire bonne figure et ce également en 1987, en quelque sorte une préfiguration de ce qu’allait être l’IPCC qui fut créé l’année suivante par les Nations Unies. L’Administration américaine était alors encore dirigée pour quelques mois par Reagan qui laissa ses émissaires réaliser un travail strictement diplomatique d’amalgame remarquable entre CFC, oxydes d’azote et gaz carbonique sans vraiment « pousser à la roue » du moins officiellement car toute régulation contraignante imposée aux citoyens américains pouvait remettre en cause l’ « American Welfare », en d’autres termes plus terre à terre, le confort de chaque citoyen américain devait être préservé par tous les moyens. George Bush père élu fin 1988 ne modifia pas non plus l’acceptation de facto des recommandations de l’IPCC jusqu’à l’élection de Clinton puisqu’il était occupé avec la première guerre du Moyen-Orient (invasion du Koweït par l’Irak). George Bush père (comme son fils) était plutôt hostile aux restrictions des émissions de CO2 réclamées par les « experts » de l’IPCC, la plupart mis en place par les Nations-Unies et … les USA car la famille Bush a toujours possédé des intérêts considérables dans le pétrole texan. Cette désaffection apparente pour le changement climatique ne profita, du moins officiellement, qu’à la NASA qui se vit dotée de crédits exceptionnels pour la mise au point et le lancement de toute une série de satellites d’observation de divers paramètres atmosphériques et géophysiques. C’est d’ailleurs au cours de ces années que la NASA joua un rôle majeur dans le domaine du climat, grande pourvoyeuse de données en tous genres relatives aux précipitations, étendues des calottes glacières, température des sols et des mers, fluctuations du niveau des océans, régression des glaciers andins ou himalayens, bref des données savamment fournies aux climatologues de l’IPCC à dessein pour une simple raison, le staff de la NASA était convaincu depuis le protocole de Montréal qu’effectivement il y avait un réchauffement climatique et que l’équipement satellitaire dont disposait cette administration serait d’un précieux concours pour confirmer les hypothèses de l’IPCC. Tout était donc en place pour la suite. Le tandem Bill Clinton – Al Gore remporte les élections américaines fin 1992, quatre ans après la conférence de Montréal. Al Gore est un activiste environnementaliste avéré et il ne s’en cache pas, attitude qui va convenir parfaitement aux desseins des USA. Outre le fait que Gore est un activiste climatique, il est aussi administrateur de véhicules de propagande non négligeables comme Apple, Google ou encore partenaire de sociétés de capital risque impliquées dans les solutions à apporter au changement climatique à venir. Couvert par Bill Clinton qui fait diversion en Somalie, en Bosnie et d’autres théâtres d’opérations militaires comme en Irak (opération Desert Fox) Al Gore met la main sur l’IPCC et agit résolument en sorte que le protocole de Kyoto aboutisse à une décision qui sera entérinée par tous les pays du monde … sauf le Canada (a ratifié le traité mais s’est retiré en 2011), les USA (George Bush Junior retire les USA du protocole en 2001 sans jamais l’avoir ratifié), le Japon (phase 2 du protocole, s’est retiré en 2011) et la Russie et la Nouvelle-Zélande qui ne l’ont jamais ratifié. Très bizarre tout de même que le pays initiateur de cette vaste machination, les USA, ait finalement refusé d’y apposer sa signature et son sceau. Et pour cause … l’Administration américaine ne l’entend pas de cette oreille car cette histoire de réchauffement climatique, bien gérée par la CIA, la NSA, et d’autres organismes plus ou moins occultes mais aussi la NASA, peut être une source immense de bénéfices géopolitiques pour les Etats-Unis. Que dit le protocole de Kyoto ? C’est très simple, tous les pays signataires doivent se plier à un système contraignant de réduction des émissions de « carbone » avec la mise en place d’une sorte de banque de négoce de droits d’émission de CO2 négociables dans le but avoué et fortement encouragé par Al Gore de favoriser le développement des pays défavorisés par les taxes « carbone » collectées dans les pays dits développés. En théorie le système aurait pu marcher mais il a rapidement atteint ses limites et aujourd’hui les droits d’émission ont perdu leur valeur et ce ne fut qu’un leurre qui a eu pour seul effet de pénaliser les industries des pays occidentaux et d’enrichir au passage des aigrefins en tous genres sans que quiconque n’y trouve à redire.

                                  Clinton laisse donc à Bush junior toutes les armes pour attaquer l’Europe qui vient de se doter d’une monnaie physique commune bien que l’euro, avatar de l’ECU, fut déjà utilisé depuis plusieurs années pour les transactions financières au sein du Marché Commun ou de l’Europe des 12. Les Américains voient d’un très mauvais œil l’unification monétaire effective de l’Europe car si les pays européens, à la faveur de cette union monétaire, décidaient également d’uniformiser leur fiscalité, leur législation du travail et leur protection sociale, ce serait la fin de la suprématie des USA, une Europe homogène et unie également au niveau de la défense et de la politique étrangère serait la première puissance économique du monde, très loin avant les USA, la Chine ou le Japon. La seule arme susceptible de mettre à genoux l’Europe puisque le dollar est fort par rapport à l’euro (en 2001) et que les USA n’ont pas d’autres moyens officiels plus aisés que de faire plier les pays européens afin de remettre en question leur politique énergétique en envoyant ses chiens errants tels que Greenpeace ou WWF par l’intermédiaire d’instances officielles comme l’IPCC pour influer sur les décisions politiques de chacun de ces pays pris séparément puisque, ô bonheur, l’union monétaire n’est qu’une façade et chaque membre de l’Union européenne pris individuellement est beaucoup plus vulnérable. Bush junior n’a donc plus aucun état d’âme, les fidèles serviteurs de l’administration américaine feront le reste à chaque réunion de l’IPCC et à chaque élection européenne pour placer des pions indispensables sur les scènes politiques des divers pays de l’Union qui sauront infléchir les politiques énergétiques nationales par l’intermédiaire de Greenpeace, grand inspirateur des partis politiques écologistes progressivement en place en Europe. Dans le même temps, les attentats du 11 septembre 2001, puis l’intervention de l’OTAN en Afghanistan et enfin la deuxième (ou troisième) guerre du Golfe ou d’Irak servent encore de diversion pour qu’à chaque élection dans quel pays européen que ce soit, les verts, les écologistes ou d’autres partis cryptiques finissent par imposer leur idées et infléchir les politiques énergétiques de leurs pays au sein de l’Union Européenne, les uns après les autres. Les principaux envoyés spéciaux des USA dans cette entreprise d’appauvrissement des pays européens, faut-il le rappeler, sont le WWF et Greenpeace, l’organisation la plus remuante basée aux Pays-Bas.

                                  Qu’a fait Obama ? Rien ! La stratégie décidée par ses prédécesseurs lui convient parfaitement et il laisse faire en observant mois après mois, années après années, l’affaiblissement inéluctable du tissu industriel de l’ensemble des pays européens (l’Allemagne n’y échappera pas) en raison du renchérissement du coût de l’énergie, énergie qui est un des moteurs fondamentaux du dynamisme industriel de chaque nation, mais aussi en raison des centaines de milliards de dollars (ou d’euros) déviés de leur vocation première d’investissements rentables, productifs et créateurs de richesses et d’emploi, pour être scandaleusement dépensés dans des énergies alternatives dites « durables » pour se conformer aux recommandations de l’IPCC et au protocole de Kyoto. Grâce à cette stratégie insidieuse mise en place par l’Administration américaine, l’Europe est encore loin de parfaire son union puisque l’ « effet réchauffement climatique » joue pleinement son rôle d’appauvrissement tant de chacun des pays que de l’Union elle-même. En 2007 Al Gore et l’IPCC sont récompensés pour leurs bons et loyaux services rendus à l’humanité toute entière par le Prix Nobel de la Paix. C’est le sommet de la machination qui consacre le complot ourdi par les Américains pour affaiblir leur pire ennemi économique, l’Union Européenne. Finalement les USA vont gagner sur tous les tableaux en ayant entretenu une illusion basée initialement sur un mensonge comme la guerre en Irak fut également motivée par un mensonge scandaleusement soutenu par la Grande-Bretagne, le 53e Etat américain.

                                  Affaiblir les économies des Etats européens en contraignant les politiques par l’intermédiaire des activistes écologistes à décider d’investir dans des sources alternatives d’énergie, que ce soient l’éolien, la biomasse ou le solaire, ne suffisait pas au grand dessein des USA, ces même écologistes sont également chargés de répandre la peur des plantes génétiquement modifiées (soja, maïs, coton, pomme de terre, tomate, aubergine, etc…) dans l’esprit des décideurs européens, ou au moins certains d’entre eux, afin de déstabiliser l’agriculture des pays d’Europe mais également de stériliser toute recherche agro-génétique dans ces mêmes pays. D’autres domaines industriels comme le nucléaire sont la cible d’attaques de la part des organisations écologistes qui sévissent au sein même des gouvernements ou dans les couloirs des divers parlements des Etats européens y compris au Parlement de Strasbourg et dans les administrations de Bruxelles et ce mouvement est passé à la vitesse supérieure après le tremblement japonais du 11 mars 2011. Les USA ont presque atteint leur but, affaiblir par tous les moyens l’Europe afin de préserver leur suprématie mondiale. Le gâchis financier astronomique engendré par « la révolution climatique » en est bien la preuve alors que les USA et le Canada n’en ont cure, il n’y a qu’à constater les politiques énergétiques de ces deux pays, frénétiquement engagés dans l’exploitation non conventionnelle de gaz et d’huile.

                                  En définitive, le complot de la terreur qu’a engendré cette histoire de changement climatique hypothétique est sur le point de porter ses fruits, l’Europe n’a pas trouvé les moyens de s’unir afin de faire face aux velléités d’hégémonie économique de l’Administration américaine et il est probablement trop tard puisque de nombreux pays se sont résolument tourné vers la régression en choisissant le diktat de l’IPCC et par conséquent leur appauvrissement économique. Ce qui est le plus ahurissant dans cette histoire c’est que les activistes écologistes ont agi dans l’entière ignorance de leur manipulation par la Maison Blanche. Souhaitons que pendant qu’il en est encore temps, les gouvernements européens prendront conscience qu’ils sont les dindons de cette farce tellement énorme qu’elle en est incroyable !

                                  Je laisse aux lecteurs de ce site apprécier mon analyse qui pourrait se révéler être exacte malgré le manque total de réaction des journalistes qui doivent garder le doigt sur la couture du pantalon et être des béni-oui-oui serviles au risque de voir leurs subventions et autres avantages disparaître s’ils sont politiquement incorrects ... C’est ça l’information aujourd’hui !

                                   

                                  • Piotrek Piotrek 18 novembre 2013 23:37

                                    Merci pour l’article,

                                    Un autre accord le Trans-Pacific Partnership agreement (TPP) qui est l’équivalent version Pacifique de celui de l’article dont un chapitre sur la propriété intellectuelle a fuité dans sa version de travail sur Wikileaks. Et c’est un cauchemard

                                    C’est un copié collé de l’ACTA, on y retrouve tout ce qu’on pensait plus jamais revoir : Puce DRM dans les ordianteurs, Brevets sur tout ce qui existe...
                                    Avec le package légal par dessus le marché, les majors pourront attaquer une nation toute entière si elle ne possède pas le matériel adéquat, les transgéniques pourront attaquer la France pour concurrence déloyale pour le Bio et demander des dommages et intérets à l’américaine

                                    Si l’accord USA-Pacifique en cours de négociation est de la même trampe que USA-UE, ce qui est plus que probable, on peut direque c’est cher payé pour exporter du pinard aux US !


                                    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 19 novembre 2013 00:33

                                      Les légions infernales progressent.


                                    • HELIOS HELIOS 19 novembre 2013 02:18

                                      Que dire... ah,, si, encore une fois :

                                      LE PEN, VITE....

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