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Accueil du site > Actualités > Europe > Ubu Roi : Sarkozy et Merkel veulent déjà modifier le traité de Lisbonne (...)

Ubu Roi : Sarkozy et Merkel veulent déjà modifier le traité de Lisbonne !

Sarkozy Ubu Roi UBU ROI, dessin d’Alfred Jarry, revu et corrigé aux couleurs de l’européisme.

Avec 27 États, 27 intérêts nationaux et géopolitiques divergents, 23 langues officielles, 3 alphabets différents, 506 combinaisons possibles de traduction, 54 chefs d’État et de gouvernement, plus d’une centaine de chefs d’État, de ministres et de dirigeants de la Commission européenne censés avoir tous le souci de “faire parler l’Europe d’une seule voix” sur la scène internationale, avec 230.000 pages de réglementations communautaires parues à ce jour au Journal Officiel des Communautés Européennes, et une prolifération de 100 pages de réglementation supplémentaire par JOUR ouvrable (soit 12 nouvelles pages de textes réglementaires à l’heure), avec une seule monnaie et un seul taux d’intérêt pour 16 économies de plus en plus exsangues dont les besoins sont opposés, la construction européenne est bel et bien entrée dans une phase critique de son histoire.

Chaque jour qui passe révèle un peu plus que l’Union européenne est bien arrivée au stade du blocage absolu. Ce blocage est la conséquence logique et imparable du “Stratagème des chaînes”, théorisé depuis des siècles par les stratèges chinois et intelligemment adapté à Washington, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour vassaliser l’ensemble du continent européen au profit des États-Unis. Ce stratagème machiavélique, qui fait partie des “36 Stratagèmes chinois” que j’expose dans mes réunions publiques devant des auditoires de plus en plus attentifs à travers toute la France, a permis d’annihiler toute la puissance créatrice d’un continent en lui “conseillant” aimablement de se ligoter dans une construction absurde et auto-bloquante. La démonstration de l’efficacité de cette ruse est désormais quotidienne.

La dernière démonstration en date est celle qui nous a été administrée ce 19 octobre 2010.

On a appris que les ministres des Finances de l’Union européenne se sont mis d’accord - un accord de façade, comme toujours - pour renforcer de façon drastique la gestion de leurs finances publiques, suite à la crise grecque et de l’euro du printemps. Le compromis présenté à la presse prévoit de nouvelles sanctions financières contre les pays qui, à l’avenir, afficheraient des niveaux de déficits ou de dette trop importants. Les sanctions pourraient être des dépôts bancaires forcés, des amendes, voire la privation de subventions européennes. Et il est prévu qu’elles devraient s’appliquer de manière plus automatique que jusqu’à présent. Un pays rappelé à l’ordre disposera de six mois pour corriger le tir avant d’être “puni”.

Le ridicule de ces coups de menton médiatiques tient au fait qu’ils appartiennent à un genre usé jusqu’à la corde. Les européistes aiment se donner des airs de Père Fouettard quand les problèmes ne se posent pas encore, et adorent promettre une rigueur sans faille quand les problèmes se poseront. Mais, dès que la prochaine crise surviendra, ces mêmes Matamores de la BCE et de la Commission passeront immédiatement sous le tapis. Imagine-t-on sérieusement qu’une poignée de technocrates sans la moindre légitimité démocratique et vivant comme des nababs au sein de la nomenklatura européiste puissent réellement “punir” tout un pays et tout un peuple pour mauvaise gestion, en lui faisant subir des amendes phénoménales ? Du reste, comment ces Messieurs de Francfort et de Bruxelles pourraient-ils “priver de subventions européennes” un pays contributeur net qui ne leur obéirait pas au doigt et à l’oeil, par exemple un pays comme la France qui verse chaque année des milliards d’euros en pure perte à l’usine à gaz bruxelloise ?

En vérité, l’illégitimité de l’ensemble de la construction européenne est devenue telle, et son sourd rejet par les peuples tellement massif, que l’on peut penser que la moindre tentative pour mettre en œuvre pour de bon une politique de sanctions drastiques à l’égard des “mauvais élèves” aurait toutes les chances de provoquer un feu d’artifice général qui mettrait à bas l’ensemble de l’édifice européen.

Cette simple remarque de bon sens ne semble pourtant pas avoir effleuré M. Sarkozy et Mme Merkel, puisqu’ils ont décidé, tous les deux comme des grands lors d’une escapade à Deauville, d’aller encore plus loin dans la mise en place de schémas coercitifs. Par la bouche de ces deux responsables, la France et l’Allemagne ont fait savoir qu’elles souhaitaient d’une part pérenniser un Fonds de sauvetage pour les pays de la zone euro qui connaîtraient de graves difficultés financières, mais qu’elles voulaient d’autre part en profiter pour introduire des “sanctions politiques” contre les États jugés “laxistes”, telles que des suspensions de droits de vote lors des réunions européennes.

On remarquera au passage que, l’Allemagne et la France étant les deux premiers “contributeurs nets” à la construction européenne [c’est-à-dire les deux pays dont les contribuables payent le plus pour les autres], cette déclaration Merkel-Sarkozy en dit long sur leur degré d’exaspération devant la saignée financière que l’Europe occasionne à leurs budgets nationaux et jette une lumière crue sur la prétendue “solidarité européenne” qui anime tout ce petit monde. Derrière les sourires de circonstance, ces menaces méprisantes de “sanctions politiques” et de “suspensions des droits de votes” sont animées par la rancoeur et l’antipathie. C’est d’ailleurs bien une“approche moralisatrice, voire raciste” qu’avait dénoncée Théodoros Pangalos, vice-premier ministre grec, le 5 avril dernier, en évoquant la façon dont l’Allemagne considérait le problème des finances publiques grecques.

upr-theodoros-pangalos-3

Θεόδωρος Πάγκαλος
(Theodoros Pangalos), vice-premier ministre grec, a mis les pieds dans le plat de la prétendue “solidarité européenne” dans une interview donnée au quotidien portugais Jornal de Negocios le lundi 5 avril 2010 en déclarant au journaliste : “Certains pays, tels que l’Allemagne, par exemple, ont choisi une approche moralisatrice de notre problème. Les Grecs ont des problèmes. Pourquoi ont-ils des problèmes ? Parce qu’ils ne travaillent pas suffisamment. Pourquoi donc ? Parce qu’ils bénéficient d’un bon climat, aiment la musique et sont portés sur la boisson, et, à la différence des Allemands, ils ne sont pas sérieux. C’est une approche moralisatrice, voire raciste, qui n’a rien à voir avec la réalité. »

Quoi qu’il en soit, et pour se donner les moyens de placer ainsi totalement sous tutelle économique, financière et politique, des peuples souverains dont la gestion nationale n’aurait pas eu l’heur de plaire, M. Sarkozy et Mme Merkel ont annoncé sans vergogne qu’ils s’étaient mis d’accord pour modifier“d’ici à 2013″ le traité de Lisbonne.

Franchement, il faut relire à plusieurs reprises les dépêches de presse et se pincer pour croire à cette déclaration. Quand on pense au Chemin de Croix politique et diplomatique que fut l’élaboration de la Constitution européenne, puis sa signature par les 27 États, puis sa ratification, puis son échec du fait des Non français et néerlandais, puis l’élaboration du traité de Lisbonne en remplacement, puis sa ratification par les 27, et la forfaiture que sa ratification par le Congrès a constituée pour la France, et quand on songe que ce calvaire a duré quelque 7 ans, on reste sans voix en apprenant que le président français et la chancelière allemande ont décidé, un an après l’entrée en vigueur au forceps de ce traité de Lisbonne, de le remettre sur le chantier.

Cette stupéfaction a aussi, semble-t-il, été celle des autres “Européens”, d’ailleurs certainement furieux de prendre connaissance d’une semblable incartade en écoutant la radio.

Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui est également président de l’Eurogroupe et qui prend volontiers la pose du Sage de l’UE, a laissé tomber d’un ton blasé que “pour avoir assisté à tant de révisions des traités, mon goût pour reprendre cet exercice est assez limité”. Le gouvernement britannique a fait savoir qu’il “ne soutiendra pas” un changement du traité européen s’il “implique un transfert de pouvoirs” de Londres à Bruxelles. Ne sachant pas très bien quoi dire, le ministre des Finances belge Didier Reynders, dont le pays préside l’UE, s’est contenté d’enfoncer une porte ouverte en déclarant que “maintenant il faut un débat entre les chefs d’État et de gouvernement, puisque l’on passe à des changements de traité”.

En fait, tous les dirigeants européistes savent bien qu’un nouveau changement de traité ouvrirait une nouvelle boîte de Pandore, en offrant l’occasion à de nombreux autres pays de réclamer d’autres changements institutionnels en Europe, chacun les siens bien entendu. La déclaration Sarkozy-Merkel a donc toutes les chances de soulever une tempête lors des prochains sommets européens et des empoignades à n’en plus finir si leur idée devait perdurer.

Pourquoi donc M. Sarkozy et Mme Merkel ont-ils pris le risque d’ouvrir une énième guerre de tranchées entre les 27 États-membres de l’UE, en proposant une réforme d’un traité dont l’encre est à peine sèche après 7 ans de conflits ?

Les imaginatifs qui aiment voir des coups fourrés suspecteront peut-être les deux responsables français et allemand d’avoir l’idée de créer délibérément une déflagration pour favoriser une sortie anticipée de l’euro ? C’est un scénario qui ne serait pas totalement impossible en Allemagne, où l’on ne se fait plus nulle illusion sur la pérennité de l’euro à long terme et où une “task force” secrète préparerait, selon la rumeur, des scénarios de sortie unilatérale de l’euro par Berlin.

Mais c’est un scénario totalement improbable en France, où toute pensée libre sur cette question est taboue, je suis personnellement bien placé pour l’avoir appris à mes dépens.

Alors ? Eh bien alors, il faut se résoudre à envisager que M. Sarkozy et Mme Merkel n’ont tout simplement plus les pieds sur terre. Qu’ils ne comprennent pas l’évolution souterraine des opinions publiques en Europe, et notamment pas celles de leur propre pays. Complètement déconnectés de la réalité, ils ne voient sans doute d’échappatoire aux innombrables blocages de l’Europe que dans une fuite en avant toujours plus irréelle.

Tels UBU ROI s’entourant de ses “Larbins des Phynances”, les dirigeants français et allemand seraient alors l’illustration de cet adage terrible des anciens Romains qui avaient noté que le pouvoir poussait à leur propre perte ceux qui n’en étaient pas dignes : QUOS VULT PERDERE JUPITER DEMENTAT PRIUS, “Jupiter commence par rendre fous ceux qu’il veut détruire”.

François ASSELINEAU


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153 réactions à cet article    


  • zelectron zelectron 21 octobre 2010 10:58

    Quel noir tableau ! au secours ! courage fuyons ! Le ton de votre intervention me navre pour vous, je ne crois pas un seul instant que les européens aient envie de se tirer des coup de révolver dans les pieds (ni ailleurs, d’ailleurs !) A force de dresser un tableau sombre de l’Europe on peut se demander si vous n’êtes pas « à la solde d’une puissance étrangère » Votre pensum n’est qu’à charge et donc sans l’équilibre du pour et du contre vous ne pouvez prétendre à l’objectivité (ou tout du moins à la subjectivité la moins pesante) Cependant en bon « démocrate » je vous salue sur le plan humain amicalement mais certainement pas sur le plan politique.


    • kiouty 21 octobre 2010 11:06

      Il y a deux arguments dans ce commentaire, qui relèvent de la fantaisie et de la pure forme :

      - c’est trop noir pour être vrai, la vérité est forcément plus orthodoxe
      - le conspirationisme (à la solde d’une puissance étrangère)

      Vous vous rendez compte, zelectron, que ça ne vaut rien du tout ? Je ne suis pas forcément d’accord avec l’article, mais votre commentaire est bien plus pauvre sur le fond.


    • NîmoisNiToi 21 octobre 2010 12:42

      Et vous vous êtes a la solde de qui ? Du NOM au nom duquel ces deux pantins sont en train de laminer les peuples qu’ils gouvernenet ?


    • pierrot123 21 octobre 2010 14:04

      Si vous vous teniez informé un minimum, vous sauriez que F.Asselineau est un des critiques les plus constants et pertinents des abus de l’administration Européenne.
      Il donne à ce sujet des conférences de très haut niveau.

      Et vous, « Zelectron », vous faites quoi, dans le civil ?


    • Parchis Parchis 21 octobre 2010 14:40

      Bonjour,

      « on peut se demander si vous n’êtes pas à la solde d’une puissance étrangère »

      C’est plutôt les décideurs européens qui sont à la solde d’une puissance européenne.

      Avez-vous jeté un œil au CV des commissaires européens ?

      Saviez-vous que la construction européenne a été financée par les services d’une puissance étrangère ?

      http://www.historia.fr/content/recherche/article?id=6744

      Tout cela ne vous gêne pas ? smiley

      Salutations,


    • Parchis Parchis 21 octobre 2010 14:43

      C’est plutôt les décideurs européens qui sont à la solde d’une puissance étrangère smiley


    • zelectron zelectron 21 octobre 2010 14:55

      Ce n’est pas parce que les valets qui servent l’Europe ne sont pas toujours à la hauteur de leurs tâches respectives que les aspects positifs ne l’emportent pas. D’autre part permettez moi d’être pro-européen ne vous en déplaise Enfin dans ma carrière j’ai produit un certain nombre de composants industriels alors que vous comptiez les points...mais il n’y a pas de sot métier.


    • Kalki Kalki 22 octobre 2010 12:43

      Et vous qu’est ce que vous dites de ca ?

      hxxp ://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l%27abondance

      « Les robots ont volé mon travail ! : Vous pensez ne pas pouvoir être remplacé par une machine ? Détrompez-vous[5]. Les robots sont de plus en plus adroits, capables de faire un nombre croissant de tâches exigeant de la précision et de la force, et les systèmes informatiques sont de plus en plus intelligents, capables de s’attaquer aux emplois nécessitant des compétences de reconnaissance[6][7][8] et de créativité[9][10][11]. Le travail des êtres humains est encore moins cher, pour le moment, mais cette avancée technologique exerce une pression pour la baisse des salaires - et la vieille règle selon laquelle les nouvelles technologies ouvrent de nouveaux domaines de travail à l’homme ne sera pas toujours vraie. Des machines plus intelligentes, et plus capables prendront également ces emplois. »

    • kama kama 21 octobre 2010 11:26

      Et si plus simplement ces soubresauts démocratiques n’étaient que le reflet de la difficulté qu¡il y a à construire une Union entre pays si différents ?

      Parce qu’enfin, l’Europe c’est la seule solution, et si je puis me permettre une audace, c’est de l’Europe a 300 et pas à 27 dont je parle.
      L’Europe et l’ONU sont les graines démocratiques du premier Etat Mondial que nous aurons un
       jour (encore que je ne sois pas là pour le voir).
      Et si cette vision est ambitieuse, demesurée, si cet accouchement là se fait dans la douleur soit !
      Car enfin, pour qu’un jour nous ayons une économie effectivement intégrée, il faut bien que les moins faisant budgétaires en Europe se rangent du coté de la bonne gestion. Et si on doit leur imposer des sanctions, au dela de leur souveraineté, je ne vois pas où est le problème. Dans tout groupe, l’acceptation des règles est une nécéssité. Que l’on veuille renforcer le rôle de l’arbitre ne me paraît pas infondé.... Par ailleurs, nous ne parlons que d’abandon de souveraineté dès lors que l’on veut éviter toute manoeuvre coercitive de l’Europe. Et pourtant c’est bien de cela qu’il s’agit.....

      • nenyazor 21 octobre 2010 14:25

        Europe démocratique ? (Je me souviens d’un référendum pour un traité... )
        L’Europe c’est la seule solution à quoi ?
        L’Etat Mondial c’est la solution à quoi ?
        ONU démocratique ? (C’est les USA qui décident par des pressions que la France doit aller en Afghanistan mais en effet, c’est très démocratique.)

        Non mais franchement, faut arrêter de répéter des choses sans y réfléchir.
        L’Etat mondial n’est que la solution pour qu’une élite mondiale gouverne le monde entier sans contre-pouvoir vu que jusqu’à présent, on a pas encore trouvé de civilisation extra-terrestre.

        Imaginez un instant que, par hasard, un dictateur arrive au pouvoir de cet état mondial (c’est déjà arrivé même dans un état démocratique), quelle est la solution ? Si, comme en France, les armes sont interdites dans le monde entier et qu’il ne reste que la « police mondiale » qui est armée. On aurait l’air malin non ?
        L’Etat mondial est l’une des pires choses qui pourrait arriver à l’espèce humaine : plus aucune possibilité de faire une erreur sans que le monde entier n’en subisse les conséquences, plus aucune diversité dans les manières de gouverner,... On mets les oeufs dans le même panier au risque d’en faire une omelette.

        Peut-être que le gouvernement mondial serait la solution à la faim dans le monde ? la fin des guerres ? etc...
        Pourtant, en France, il y a pas mal de sans abris, de pauvres, etc... à l’échelle du monde, ca donnerais quoi ?
        Les guerres civiles a l’échelle mondiale sera juste le remplacement des guerres inter-nations.

        Et puis , se rassembler dans une grande communauté pleine d’amour, ca fait 2000 ans que certains s’y essaient sans beaucoup de résultats il me semble...


      • djanel Le viking- djanel Le viking- 21 octobre 2010 14:36

        .


        Le commentaire de Kama est complètement inintelligible. Analysons donc cette phrase : Parce qu’enfin, l’Europe c’est la seule solution, et si je puis me permettre une audace, c’est de l’Europe a 300 et pas à 27 dont je parle.

        L’ Europe serait d’après lui la seule solution. Mais non, puisque les français ont voté majoritairement contre l’Europe lors du référendum ? Il existe donc une autre solution qui consiste maintenant à en sortir.

        Ensuite, il nous dit que l’ Europe se construira avec 300 pays et non pas à 27. Mais où va-t-il chercher tous ces pays ? En Asie ? Au moyen orient ? En Afrique ? En Amérique ? Pourquoi pas, puisque les départements d’outre mer de la France font partie de l’Europe....

        Pour finir, il s’exclame en disant que c’est de l’Europe à 300 etc... dont je parle. Comme si elle existait déjà. 

        Pauvre mec, ça n’existe que dans tes pensées. Et demain, t’auras déjà oublié ce que tu as dit aujourd’hui en nous disant une autre énormité.


      • Heil Cartman Heil Cartman 21 octobre 2010 14:38

        Brrrrr, ca vous réjouit peut-être mais moi ca me fait froid dans le dos.


      • lestarque 21 octobre 2010 11:46

        L’Europe, une graine démocratique ?! Faites tout de même attention à ce que vous écrivez pour que l’on vous lise avec sérieux.

        Non seulement l’Europe n’est pas démocratique, mais elle ne l’a jamais était et n’envisage pas de l’être d’ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain. Il ne s’agit donc pas de graine, ni d’embryon car dans les faits il n’y aucun éléments qui en attestent.

        - Le Président du conseil n’est pas élu par le Peuple
        - Il n’y pas de séparation du pouvoir entre exécutif et législatif
        - Certains peuples ont rejeté par référendum la construction européenne. Leurs décisions ont été bafouées.
        - 80% des lois au parlement émanent des décisions européennes annihilant les démocratie populaires
        - ...

        Je continue ?

        Merci.


        • ali8 21 octobre 2010 12:06

          tout est dit

          n’oublions pas les décisions bafouées


        • Heil Cartman Heil Cartman 21 octobre 2010 14:44

          Ça je l’ai toujours dit, il ne faut pas pardonner le vol de notre vote sur la constitution européenne. En fait il ne faudra JAMAIS le pardonner (pas plus que l’Hadopi mais ca c’est une autre affaire).

          Quand je pense que quelques mois plus tard ces tartufes de journalistes s’indignaient devant les manifestations en Iran où l’on voyait des affiches « where is my vote ? » . C’est nous, français qui devrions défiler dans la rue avec des panneau « constitution européenne ? Where is my vote ? » mais bien sûr, TF1 nous pointeraient alors du doigt comme de dangereux intégristes anti-Europe.

          Je hais l’Europe presque autant que les USA.


        • liberta 21 octobre 2010 12:05


          Je pense que l’intrusion de la Chine venant en aide à la Grèce, est très gênante pour les Banksters qui nous gouvernent et de faire une annonce concernant des modifications au traité de Lisbonne relèvent d’effets de manches, et ils pensent avec cela donner l’impression d’aller dans le sens de ce que réclame le peuple

          L’avancée de la Chine sur tous les continents a déjà annoncé la couleur sur le changement de la puissance mondiale et , nous en Europe, nous aurons à passer par le déclin (nous y sommes déjà)

          http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101002.REU0623/la-chine-offre-son-aide-financiere-a-la-grece.html




           


          • Guido Falxius 21 octobre 2010 12:50

            Courage M. Asselineau ! Seul contre presque tous, mais vous avez raison ! 


            Tout le monde doit voir vos conférences sur l’histoire de France, les 12 impasses de l’Europe ou qui gouverne réellement la France.

            • liberta 21 octobre 2010 17:22



              les 12 impasses de l’Europe ici :

              http://u-p-r.fr/?page_id=255

              et pour information pour ceux qui l’ignorent, le coup d’état de la FED

              http://www.youtube.com/user/6toyenvid#p/u/36/Z4SkZXxAekM


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 octobre 2010 05:40

              @ Guido Faixius : Seul, aujourd’hui, …. mais avec a peu près tout le monde d’accord avec don diagnostic. Non seulement l’Europe n’est pas démocratique, mais avec 70 % de la population contre sa Gouvernance, la France elle-même ne l’est plus que de nom et la légitimité n’est nulle part qu’on puisse voir. 


              En fait, on est a chercher une façon pas trop brutale de mettre fin a ce régime et, qu’on le veuille ou non, ce ne sont plus les banquiers qui compte, mais ce que ce que feront d’abord la rue et ensuite l’armée. D’abord 68… puis 58. Pour un observateur attentif, Il faut à la France, vivement un gouvernement d’union nationale, une constituante, un referendum et la Sixieme République. Ce sera d’autant moins brutal que ce sera fait vivement.


               Pierre JC Allard

            • Internaute Internaute 22 octobre 2010 08:34

              Sur un autre fil vous pensiez que cela allait finir par une dictature mondiale, sur celui-ci que l’armée aura un rôle à jouer. Au contraire, nous voyons sur la scène internationale un monde unipolaire s’effacer devant un monde multipolaire, éloigant le risque de dictature mondiale. Quand à l’armée, la réduction régulière de ses budgets et de ses effectifs lui enlève tout rôle possible. Je suis plus optimiste que vous.


            • Fergus Fergus 21 octobre 2010 12:56

              « Il faut envisager que Sarkozy et Merkel n’aient plus les pieds sur terre » écrivez-vous. C’est une possibilité pour Merkel, en effet, mais pas pour ce qui concerne Sarkozy : empêtré dans son ego hypertrophié et soucieux de ses seuls intérêts personnes, lui n’a jamais eu les pieds sur terre, confondant en permanence tactique et stratégie, sans la moindre vision d’avenir. Ce type est définitivement nul !

              Bonne journée.


              • cathy30 cathy30 21 octobre 2010 13:12

                bonjour Fergus
                je dirai qu’il a une stratégie, c’est celle du chaos (pour mieux régner) et que sa vision sur l’avenir n’est pas la notre, parce qu’elle ne laisse aucune place à l’humanité.


              • Fergus Fergus 21 octobre 2010 17:14

                Bonjour, Cathy.

                Peut-être, mais en sautant du coq à l’âne, en disant le lendemain ce qu’il a dit la veille, bref en barrant le navire France comme un skippeur ivre. il est possible que cela fasse une stratégie du chaos qui lui est utile, mais le résultat est calamiteux pour notre pays.


              • Julien Julien 21 octobre 2010 13:10

                M. Asselineau,


                Le vrai problème n’est-il pas le fait que les Etats empruntent aux banques privées avec intérêt ? Pourquoi ne pas emprunter directement à la BCE à taux zéro ?
                Quel est le vrai problème : l’Europe, ou cela ?

                A mon sens, il faut tout faire pour garder l’Europe, afin de rapprocher le plus possible les peuples. Mais il faut supprimer le pouvoir des BANKSTERS.

                • Parchis Parchis 21 octobre 2010 14:36

                  Bonjour Julien,

                  Le problème dont tu parles commence à être connu de plus en plus et heureusement. Au nom de la dette, nous avons le droit aujourd’hui à une désolidarisation sans précédent de l’état vis-à-vis des citoyens et une finalisation de la destruction du modèle de l’état providence cher à une grande majorité de Français. On constate la baisse des budgets d’éducation, santé, justice. transport, investissements de l’état revus à la baisse, vente du patrimoine de la France, hausse des impôts directement ou indirectement ...

                  Et pourquoi tout cela ? pour rembourser une infime partie des intérêts d’une dette et faire plaisir à des agences de notation (sois-disant indépendantes) de peur de voir les taux d’intérêt augmenter.

                  Alors, aujourd’hui de nombreuses voix dénoncent ce dispositif sans expliquer qu’il est garanti juridiquement au niveau européen : traités de Lisbonne et de Maastricht.

                  Donc pour en sortir, oui il est nécessaire de sortir de l’Europe

                  Par rapport à cela et de ce que j’en sais, la proposition de l’UPR est sans ambiguïté :

                  "la ré attribution instantanée à la Banque de France du rôle central dans le financement de l’État et des collectivités locales, sans quoi tout contrôle de l’endettement public est illusoire et voué à l’échec"

                  source  : http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/05/upr-dossier-la-face-cachee-de-robert-schuman-9-mai-2010.pdf&nbsp ; voir Page 30 même si l’ensemble de l’article est intéressant.

                  Maintenant, il y a d’autres enjeux aussi importants qu’il ne faut pas perdre de vue : démocratie, souveraineté politique, économique, sociale, internationale ... dont la France est privée aujourd’hui à cause de l’Europe. Par exemple : Sais-tu que 80 % des décisions prises par la France ne sont en fait que l’application de décisions de commissaires européens (même pas élus) : retraite, dé - réglementation du marché d’entreprise, ouverture du marché à la concurrence, baisse des remboursements de la sécurité sociale, allocation chômage ... 

                  Difficile à croire mais ce n’est que la vérité

                  http://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/CASSEN/16407
                  http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2003:195:0001:0054:FR:PDF

                  Au passage merci à un certain Lior pour son excellent blog http://theorie-du-tout.blogspot.com/ et la qualité de ses efforts et travail citoyen.

                  Donc oui le problème est l’europe est la solution est la sortie de l’europe.

                  Je t’invite à regarder les conférences de M. Asselineau pour bien comprendre dans quel carcan la France est empêtrée et élargir ton champs de vision  smiley

                  Salutations,


                • Jaime Horta Jaime Horta 21 octobre 2010 13:33

                  Pourquoi ne pas emprunter directement à la BCE à taux zéro ?

                  Il serait peut-être temps de se rendre compte que les lobbys banquiers ont réalisé une OPA sur les états nation et leur peuple, à leur profit de forme unilatérale.

                  Mais nous en sommes encore très loin, et vent ne souffle même dans ce sens, dans mesure où dans l’agenda de l’UE la privatisation de BCE est prévue à terme. Comme ça la boucle sera bouclé.

                  Et si quelqu’un déclarait ceci en place publique, il serait aussi tôt qualifié d’antisémite.


                  • bartelby 21 octobre 2010 13:59

                    Ceci est un autre combat que celui de sortir de l’UE mais pour aller dans votre sens, avant de pouvoir combattre le système financier il faut d’abord récupérer notre souveraineté.

                    Si on n’a pas pris en compte notre vote pour la constitution, pensez-vous qu’ils vous écouterons pour une réforme hypothétique du système bancaire ?


                  • JahRaph JahRaph 21 octobre 2010 13:38

                    Merci M. Asselineau pour votre travail d’analyse, de veille, et de vulgarisation.

                    Effectivement, il est ubuesque que nos élites politiques cherchent à modifier une constitution, qu’ils ont eu du mal à nous imposer, et aussi tôt après son entrée en vigueur...

                    A bas leur Nouvel Ordre Mondial, VIVE LE PEUPLE !!!


                    • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 21 octobre 2010 13:38

                      Il ne faut pas dire Union européenne, il faut dire union des républiques libérale soviétique. :->


                      • fonzibrain fonzibrain 21 octobre 2010 13:40

                        Asselineau PRÉSIDENT !!!!!!!



                        • Gotch 21 octobre 2010 15:53

                          ....de quoi ? du camembert ?


                        • non666 non666 21 octobre 2010 14:18

                          La véritable raison des initiatives markel/sarkozy est dans la prise de conscience (GRACE a INTERNET pour large part) du type d’Europe dans laquelle certains etaient en train de nous enferrer.

                          « Que veut cette horde d’esclaves,
                          De traîtres, de rois conjurés ?
                          Pour qui ces ignobles entraves,
                          Ces fers dès longtemps préparés
                           ? (bis)
                          Français, pour nous, ah ! quel outrage
                          Quels transports il doit exciter !
                          C’est nous qu’on ose méditer
                          De rendre à l’antique esclavage ! »

                          La Marseillaise nous avait pourtant prevenue....
                          Elle designe pourtant presque nommement sarkozy !
                          (« ces rois conjurés »)

                          Merkel, comme sarkozy est dans l’examen des sondages et sait qu’un mouvement de fond est
                           en train de se lever dans toute l’Europe du Nord ( pour certaines raisons)
                          et dans toute l’Europe du sud (pour d’autres raisons).

                          Ce qui risque tres clairement de sauter,
                          ce sont tous les verroux anti-reglementation financiere imposés par les « élites »,
                          mais aussi, toutes les reglementation europeenne sur les regles de vie locales.
                          L’Europe a legiferé en masse sur les details et « oublié » le stratégique,
                          la defense commune, la reglementation des multinationales des banques et des grands groupes
                           qui financent tant de campagnes electorales...

                          Merkel lache donc du lest en Allemagne pour ne pas etre debordée par le retour d’un nationalisme allemand trop longtemps opprimé.


                          • armand armand 21 octobre 2010 14:29

                            Pas surprenant que Totenkopf soit incollable sur la Marseillaise.

                            Faut-il rappeler que ce chant fut entonné par les hordes de fédérés avinés qui ont déferlé sur Paris en août 1792 pour abattre le gouvernement légitime de la France et porter au pouvoir une bande de psychopathes.
                            Le tout dans le contexte d’une guerre aux frontières qu’ils ont eux-mêmes provoquée.
                            Ah, il est vrai que la filiation entre la Terreur et les régimes totalitaires du XXe siècle n’est plus à démontrer.


                          • Heil Cartman Heil Cartman 21 octobre 2010 14:53

                            Tient, encore un royaliste. C’est comme la mauvaise herbe, il en reste toujours.

                            Personnellement je suis bien content qu’on se soit débarrassé des Bourbon, ils étaient aussi consanguins que les Habsbourg ces dégénérés là.


                          • djanel Le viking- djanel Le viking- 21 octobre 2010 15:23

                            Armand des pacotilles. Dés que tu me vois arriver, tu trembles des pieds jusqu’à la tête. La Marseillaise, je doute que tu la connaisses dans sa version entière. J’aime bien le dernier couplet qui lui a été rajouté. Normalement, si l’on respecte sa signification lorsque l’on le chante, le ton doit devenir grave puisque on y parle des enfants qui devront prendre la relève des anciens mais rarement, il est chanté. C’est un scandale.

                            Voici donc ce couplet que j’irai copié sur le site officiel de l’Élysée pour te l’offrir gratuitement. Ne me remercie pas. Ho merde alors. Sur le site officiel, voici ce que j’ai pu lire à la place de la marseillaise : Page non trouvée

                            Désolé, la page que vous cherchez est indisponible !

                            Je ne vais pas crier à la censure. Le site est peut être en maintenance mais qu’importe, la marseillaise est aussi publiée par l’assemblée nationale.

                            Youpi  !!!! Je l’ai trouvée sur le site du ministère des affaires étrangères où ils nous disent que : A l’origine chant de guerre révolutionnaire et hymne à la liberté, la Marseillaise s’est imposée progressivement comme un hymne national. Elle accompagne aujourd’hui la plupart des manifestations officielles.

                            T’as bien lu que notre hymne nationale est un chant de guerre et non pas une chansonnette. Bref voici le dernier couplet.

                            7

                            Nous entrerons dans la carrière

                            Quand nos aînés n’y seront plus,

                            Nous y trouverons leur poussière

                            Et la trace de leurs vertus (bis)

                            Bien moins jaloux de leur survivre

                            Que de partager leur cercueil,

                            Nous aurons le sublime orgueil

                            De les venger ou de les suivre

                            C’est beau, n’est-ce pas Armand. Ils ont prévu la relève. Je conseille au lycéens qui manifestent contre la réforme des retraites qui nous a été imposée par l’Europe de chanter ce couplet pour signifier à Sarkozy que les enfants savent qu’un jour, il leur faudra prendre la relève et se montrer devant l’adversité aussi digne que leurs arrières et arrières grands parents.... Il n’y a pas d’age pour mourir et quand la guerre éclate, elle éclate pour tout le monde.... même pour les nourrissons.

                            Si tu veux l’entendre interprétée intégralement ce qui est absolument rare, pas difficile, tu n’auras qu’à suivre ce lien.


                          • armand armand 21 octobre 2010 19:17

                            Djanel,

                            Trembler dès que tu arrives !!!! quel farceur tu fais !

                            La Marseillaise ne vaut pas mieux que les hymnes des deux autres factions qui se disputaient les faveurs des Français au moment où la troisième ruinepublique l’a imposée, sans doute parce qu’elle incarnait bien l’esprit guerrier de la revanche. Les deux autres étant, bien entendu, l’Internationale et Prends ton fusil Grégoire. En somme, le merveilleux legs de la Gueuse sanglante de 1792 c’était trois factions qui en appelaient toujours, cent ans après, à la guerre civile.

                            En tout cas, admettons que la Marseillaise se soit imposée. Mais les premiers faits d’armes qu’elle a scandé ont été des massacres tellement ignobles que même Bonaparte a parlé du plus horrible spectacle qu’il ait jamais vu.Et qu’elle a ensuite accompagné un des premiers génocides des temps modernes, celui de la Vendée.

                            Personnellement, je préférerai toujours la sonorité grave et digne de « Vive Henri IV », et, mieux encore :
                            http://www.youtube.com/watch?v=CJP-ZNXJ6po


                          • Waldgänger 21 octobre 2010 19:22

                            Salut Armand, 

                            Nous avons d’ailleurs parlé du brave Djanel il y a peu sur Disons. Content de voir que vous ne prenez pas les divagations de ce garçon trop au tragique. Tout village, même virtuel, a besoin de son bredin. 

                          • djanel Le viking- djanel Le viking- 21 octobre 2010 21:40

                            Bredin toi-même l’homme des bois.


                            Tu n’en as pas marre de ne bouffer que des champignons ?

                            La Marseillaise fut adoptée comme hymne nationale le 14 juillet 1795.

                            Vous avez l’air d’être de sacrés patriotes vous deux.

                            Parce qu’elle avait été occultée sous la restauration par le renégat Louis Philippe et aussi par cet autre calamité de Napoléon III, elle fut à nouveau proclamée hymne national sous la troisième république.

                            Aujourd’hui, elle l’est définitivement devenue.

                            Probablement l’hymne le plus connu au monde. Savez vous que l’international l’a remplacé comme chant révolutionnaire. Dommage !!!! Quoique l’international fut écrit par un français : Eugène Pottier mis en musique par un belge : Pierre Degeyter

                            Pour que vous puissiez en attraper des boutons voici L’international. C’est beau comme un sou tout neuf.


                          • armand armand 21 octobre 2010 21:51

                            Salut Wald,

                            Je ne manquerai pas de venir vous faire une petite visite, histoire de se sentir en bonne compagnie.


                          • armand armand 21 octobre 2010 21:55

                            Djanel,

                            Vous devriez citer une autre utilisation de la Marseillaise - à la Nouvelle Orléans pendant la Reconstruction quand les braves nervis esclavagistes ont élevé des barricades, lynché des noirs et des blancs votant républicain, et obligé l’ex-général Longstreet, commandant la garde nationale, à battre en retraite sous leurs balles. Là aussi ils ont braillé la Marseillaise, en 1868.


                          • gazatouslesetages gazatouslesetages 21 octobre 2010 14:21

                            content de voir que les lecteurs d’agora vont pouvoir profiter des analyses de M.Asselineau.


                            • voxagora voxagora 21 octobre 2010 14:35

                              Haaaaa ça fait du bieeennn !

                              A part ça, je retiens la jolie expression :

                              « .. les imaginatifs qui aiment voir des coups fourrés .. »
                              .

                              • armand armand 21 octobre 2010 14:38

                                Ceci dit, je partage assez les analyses de M. Asselineau.
                                Il aurait pu ajouter que l’autoritarisme illégitime de la Commission européenne est d’autant plus choquante qu’elle va bien au-delà de ce qui se passe dans une fédération en principe plus unie encore comme les USA.
                                Nous n’avons besoin d’aucune instance pour nous dicter qui nous laissons pénétrer sur notre sol, ce que nous faisons en matière de commerce ou de finance, encore moins pour se substituer à nos tribunaux et nous imposer un « droit européen » supranational.

                                Alors c’est bien beau de s’en prendre exclusivement au système financier, mais le problème réside dans la souveraineté.
                                Elle est ou elle n’est pas. Et une nation, par voie de ses gouvernants, n’a guère plus de droit de se défaire de sa souveraineté que n’aurait un individu de se vendre comme esclave.


                                • stephanie stephanie 21 octobre 2010 14:51

                                   

                                  J’ai voté NON en 2005 !

                                  Je ne veux plus de cette euro-dictature qu’on nous impose.

                                  Tousles autres partis ne demandent pas la sortie de l’Europe, ils veulent seulement une « autre Europe », ce qui est impossible
                                  C’est un système auto-boquant.
                                  Sarkosy et Merckel ne peuvent à eux seuls, imposer une quelconque modification.
                                  Il faut que tous les pays soient d’accord.

                                  htt.//u-p-r-.fr

                                  Visionnez les vidéos sur la gauche en première page du site

                                   


                                  • non666 non666 21 octobre 2010 15:09

                                    On peut en sortir sans heurts et sans risque.
                                    Il suffit de faire constater que cette loi, votée par les députés et les senateurs en congres CONTRE la volonté du peuple français etait felone.
                                    Le Conseil constitutionel lui-meme avait, vu l’ampleur de ce qu’il impliquait sugerrer a Chirac que le TCE soit validé pr referendum, vu qu’il changé l’etat de la hierarchie des Normes françaises.

                                    Ceux qui ont voté ce texte devront etre jugé a la Libération.
                                    Fusillé juste apres , il va sans dire.

                                    Toute l’imposture de ce changement est de nous faire croire que sommes TENUS par ces votes de felons CONTRE le peuple.
                                    On vous avez donné 1 an pour contester maintenant cela ne va pas etre possible ?
                                    Apres les 900 premiers fusillés, les racailles de la commissions de bruxelles aux ordres changeront surement d’avis.


                                  • David Meyers 21 octobre 2010 15:48

                                    Cher François,
                                    je retiens les mêmes arguments que vous et pourtant je suis un européen con-vaincu et fervent défenseur de l’euro. En dehors des babillages comptables, la monnaie européenne reste une puissance active face aux monnaies qui dirigent le monde.

                                    Vous publiez donc un article que je trouve excellent mais vous en concluez des conséquences biaisées par votre approche méfiante de l’Europe, que je respecte. L’Europe peut, et doit être davantage qu’un empilement de directives ou d’exhibitions d’ego surdimensionnés.

                                    Je poserai donc la question différemment : avons-nous encore besoin d’un gouvernement national ? L’Europe d’une part et les chambres régionales ne seraoent-elles pas AMPLEMENT suffisantes ?


                                    • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 17:27

                                      @ David Meyers

                                      Je ne sais pas très bien quoi répondre à un commentaire comme le vôtre car il semble que nous n’habitions pas sur la même planète.

                                      Vous procédez par assertions et voeux pieux, sans tenir le moindre compte ni du bilan catastrophique des 18 ans écoulés depuis le traité de Maastricht, ni des raisons profondes des blocages tous azimuts auxquels nous sommes confrontés.

                                      Vous dites trouver mon article « excellent » mais j’ai l’impression que vous ne l’avez tout simplement pas lu.

                                      Pour vous répondre de façon succincte :

                                      L’euro n’est pas une « puissance active face aux monnaies qui dirigent le monde », c’est une monnaie qui est en train de détruire notre industrie et notre richesse après avoir vidé de sens notre démocratie.

                                      C’est une monnaie plurinationale qui a été lancée à la demande des Etats-Unis (cf. notamment les révélations de Ambrose Evans-Pritchard du Daily Telegraph du 19 septembre 2000 sur la déclassification des documents Confidentiel Défense du département d’Etat américain, en particulier la note confidentielle défense du 11 mars 1965 à Robert Marjolin, vice-président de la CEE, qui recommandait à la CEE de créer de façon subreptice une union monétaire européenne en « évitant tout débat » dans l’opinion publique)

                                      L’euro n’est pas plus viable que les dizaines de monnaies du même genre qui l’ont précédée dans l’histoire sur des 5 continents.

                                      C’est une monnaie qui n’a tenu aucune des promesses dont on l’avait entouré, et qui n’a amené rien d’autre, depuis 10 ans, qu’un appauvrissement général et le vol de la démocratie dans chacun des pays mis sous tutelle budgétaire et monétaire.

                                      L’euro finira nécessairement par exploser pour les raisons techniques très précises que j’expose dans ma conférence « Sortie de l’euro mode d’emploi », que je donnerai de nouveau à Paris le 5 novembre prochain (cf. précisions à venir sur www.u-p-r.fr).

                                      J’ajoute que l’Allemagne semble bien préparer en secret sa sortie de l’euro et que la surévaluation chronique de cette monnaie sur les marchés de changes contribue à la destruction accélérée de toutes l’industrie française. Ce n’est pas moi qui le dis mais Louis Gallois, président d’EADS, qui lançait cet avertissement dans le Figaro du 27 mars 2008 : « L’euro à son niveau actuel est en train d’asphyxier une bonne partie de l’industrie européenne en laminant ses marges à l’exportation. Si cela continue, l’industrie européenne fuira l’Europe ». Or cela continue et la France se vide à tout allure de ce qui est à la base de sa richesse collective puisque nous perdons 800 à 1000 emplois industriels PAR JOUR OUVRABLE !

                                      S’agissant de l’Europe, je n’ai pas du tout une « approche méfiante » et je récuse absolument ce vocabulaire insidieux qui voudrait me faire passer pour quelqu’un de « frileux » ou de vaguement psychopathe.

                                      Je sais et j’explique, toute preuves historiques à l’appui, que la construction européenne est une subtile manoeuvre de vassalisation du continent européen par les USA, médité et financée comme telle par Washington depuis plus de 60 ans. Que répondez-vous à cela ? Je n’en sais rien.

                                      Elle a été élaborée selon le 35ème des 36 stratagèmes chinois enseignés dans toutes les écoles de guerre de la planète et qui s’appelle le « stratagème des chaînes ».

                                      Je l’ai rappelé dans le présent article mais il semble que cela ne vous fasse ni chaud ni froid et vous me permettrez de m’en étonner puisque vous m’assurez par ailleurs trouver mon article « excellent ». Ce stratagème consiste à entraver toute capacité stratégique et tactique chez l’adversaire en l’entravant dans des liens absurdes et autobloquants.

                                      Pour plus de précisions, je vous suggère de visionner mes conférences qui circulent sur le web - et qui ont déjà été visionnées, excusez-moi, par plus d’un demi-million de personnes.
                                      Vous y trouverez toutes les précisions et toutes les sources qui rendent mes analyses irréfutables, à condition bien entendu que l’on consente à en débattre.

                                      En conclusion de cette brève réponse, vous me permettrez de hocher tristement la tête devant la proposition que vous faites de « supprimer le gouvernement national ». Cela revient très exactement à dire qu’il faut supprimer la démocratie, qu’il faut détruire la France en euro-régions et qu’il faut au bout du compte nous transformer en indigènes d’une colonie américaine parlant l’américain. C’est d’ailleurs exactement ce qui est en cours et je note que vous semblez vous en accommoder.

                                      Heureusement, ce type de projet de domestication totale du continent est en train de se heurter aux réalités européennes, qui sont aux antipodes des rêves des européistes.
                                      Les 26 autres peuples de l’UE existent et 2500 ans d’histoire sont là pour prouver que, comme tous les projets d’empire européen qui ont vu le jour depuis des siècles, celui qui est en cours n’est pas viable. Nous allons bientôt assister à la Chute finale de cette nouvelle prison des peuples qu’est la prétendue « Union européenne ». Et ce jour sera celui de la libération de tout un continent.
                                       
                                      François Asselineau


                                       


                                    • David Meyers 21 octobre 2010 19:04

                                      Je reconnais que vous avez raison, nous vivons sur des planètes différentes. Et c’est très bien ainsi, la pensée unique étant destructrice.

                                      Votre réponse confirme votre article et, ce faisant, confirme mon commentaire.

                                      Enfin, bof c’est une idée parmi d’autre, tout artificiel que soit l’euro, contrairement au dollar par exemple, il me semble (je chuchottte pour pas me faire gronder) que c’est un sacré rempart contre la crise financière. Avec des petites monnaies (comme le mark si si, ou le fra.... ha ha ha) nous aurions été balayés comme de la moussaka.

                                      Et puis c’est un symbole : l’euro ce sont des billets que les européens utilisent. Pas une simple unité de compte.

                                      PS : je vois pas trop le rapport entre démocratie et persistence des gouvernements nationaux arrogants et incroyablement dénués de compétences (bon je suis de mauvaise foi)


                                    • Liior 21 octobre 2010 20:58

                                      Je ne me permettrai qu’une réponse qui sur le fond est tout de même la clé de toute cette affaire, que l’on nomme souvent « Déficit démocratique » (pour faire bien, et ne pas dire MASCARADE démocratique).


                                      Quand on pense à la démocratie (chez nous les Français, dans notre logos constitutionnel et institutionnel), on pense à :
                                      - Séparation des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs ;
                                      - Elections au suffrage universelle : tout le monde a son mot à dire, pour la présidentielle et les législatives qui sont les élections nationales majeures chez nous, c’est même certains diront, un moment culte de notre vie politique.

                                      Pour ce qui est de la séparation des pouvoirs, on pourrait en dire, et même en jouer ! En effet, en Union Européenne, c’est la Commission qui a le rôle de l’exécutif. Elle est chargée de faire appliquer les règlements et directives européennes, et peut, le cas échéant, faire appel à la Cour de Justice des Communautés Européennes (que j’appellerai CJE).
                                      Mais ce n’est pas tout. C’est aussi la Commission, qui a le monopole de l’initiative législative. Pour être plus précis : C’est elle qui concocte la loi. Pas les parlementaires.

                                      Pour vous parler du Parlement et de son rôle, je ne peux résister à l’envie de simplement vous copier/coller le texte de Wikipédia, qui parle de lui-même :
                                      « Le pouvoir législatif est systématiquement partagé entre le Conseil des ministres, le Parlement, ainsi qu’avec la Commission européenne. Selon la procédure de codécision dite « procédure législative ordinaire », les actes législatifs sont adoptés conjointement par le Parlement et le Conseil sur proposition de la Commission (TFUE 289 et 251). Depuis le Traité de Lisbonne cette procédure couvre presque l’intégralité des secteurs en intégrant notamment les politiques de coopération policière et judiciaire. Les secteurs restants découlent d’une procédure de coopération, de la procédure de consultation (le Parlement rend un simple avis), ou de l’avis conforme (le texte est accepté ou rejeté mais ne peut être amendé). »

                                      On voit donc qu’en réalité, il y a confusion totale entre les pouvoirs exécutifs et législatifs. Le seul pouvoir sur lequel je n’ai encore rien à dire c’est celui de la CJE. Son travail est de régler les différends (plaintes en tout genre). Elle peut condamner un état pour non respect de la législation européenne, ou encore pour retard dans les délais de transcription de directive. Elle a ainsi amendé la France pour son retard dans la retranscription de la directive sur les OGM, ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

                                      En réalité, son seul problème c’est son aspect « jurisprudentielle ». En fait, quand la CJE éclaircit un point qui était flou dans les traités, cela créé une jurisprudence qui sera appliquée dans chaque cas similaire à l’avenir. C’est ainsi qu’en Février 1979, la CJE, sans demander son avis à PERSONNE, a créé ce que l’on appelle aujourd’hui le principe de reconnaissance mutuelle ! C’est un principe qui explique que si un produit est bon dans un pays européen, il l’est aussi dans un autre ! Par exemple, la France avait interdit le Redbull qui contenait un élément que la législation Française n’autorisait pas. Et bien en faisant valoir devant la CJE le droit à la reconnaissance mutuelle (étant vendu en Espagne et dans d’autres pays), elle a réussi à s’imposer sur le marché Français, alors que les députés Français (qui vous représentent, moi aussi) avaient sciemment interdit cette substance. Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers. Sachez néanmoins que si l’Espagne autorise un jour beaucoup plus de plomb dans sa peinture, vous en aurez aussi chez nous en France. 

                                      Et pour parler du côté « Elections universelles », le Président du Conseil (M. Van Rompuy) n’a pas reçu son approbation du peuple. D’ailleurs, il semble que le peuple (ou même le parlement) n’ait AUCUN moyen de le révoquer (je relirai les traités pour être sur :x). La Commission, et notamment son président (chef de l’exécutif) n’est pas élu au suffrage universel.

                                      A la limite, étant régionaliste, tout ceci ne doit que peut vous gêner. Je respecte toutes les opinions, même les plus mortifères (comme celle qui propose purement et simplement l’effacement de la France, un des plus grands pays au monde, dans lequel l’abolition des privilèges a éclaté à la face du monde, dans lequel la république laïque et démocratique a été la plus forte et la plus symbolique, dans lequel un groupuscule de résistants regroupés au sein du CNR n’ont pas hésité à trouver l’ennemi, et à l’enchaîner en perfectionnant les valeurs communes de la république et en créant la majeure partie de nos services publiques, la sécurité sociale, et toutes les grandes avancées sociales que nous avons connu), mais il faut aussi comprendre que sans la France, vous n’aurez PLUS JAMAIS ceci. Et le monde aura perdu une voix qui a toujours été dissidente, et qui a toujours, sauf à de rares moment de perdition, été un contrepoids aux empires régionaux et mondiaux qui se prétendaient « maîtres du monde » !

                                      Au fait, pour ceux qui croient encore à la démocratie à la sauce Union Euro-Atlantique, je vous propose à tous un outil OFFICIEL, et très instructif. Il se nomme votewatch (www.votewatch.eu) et permet tout simplement de suivre TOUS les votes au parlement Européen et ce, depuis 2004. Vous avez des statistiques détaillées à la demande (vous créez vos propres études statistiques) et vous pouvez suivre à la trace les « MEPs » (Eurodéputés).

                                      Après ce long interlude de débunkage démocratique de la tour de Babel, je vous souhaite une bonne continuation.

                                      Bien cordialement,

                                    • David Meyers 21 octobre 2010 22:30

                                      Je ressentais bien un propos manipulateur dans le discours de l’article mais, par politesse et respect pour le travail, je m’étais abstenu d’en faire part. Peut-être avais-je imaginé.

                                      En fait, en lisant le bas du fil des commenaires, j’ai trouvé ma réponse : je suis tombé dans la secte PRU. Désolé de vous avoir importuné, je retourne au dehors.

                                      Et bonne chance pour la présidentielle.


                                    • elsa2 22 octobre 2010 14:12

                                      Cher David Meyers,

                                      C’est UPR et non PRU pour Union Populaire Républicaine : http://www.u-p-r.fr, soyons clairs !

                                      Combien de sectes connaissez-vous qui s’exposent sur le web, publient sur des journaux participatifs, proposent des vidéo-conférences en ligne et surtout, surtout débattent avec vous. Rien n’est imposé ici, l’on discute. Certaines personnes savent des choses, et d’autres d’autres choses.
                                      Pour débattre comme il se doit, je vous propose de visionner quelques vidéos que vous trouverez sur internet : Les 12 impasses de l’Europe, La guerre économique, la crise de l’euro...

                                      Osons nous documenter et apprenons à écouter ! Après nous parlerons
                                       


                                    • cmoy patou 21 octobre 2010 15:53

                                      Mr Asselineau avec tout le respect que je vous doit notamment au vu de votre CV .....-



                                      Cela ne m’enpèche pas de penser que c’est grâce a des gens comme vous qui aviez les rênes du pouvoir à un moment donné ou du moins des fonctions que vous avez occupés et vous ne vous êtes guère occupé du « gouverner c’est prévoir » .

                                      En fait vous avez faits comme tous nos élites -l’autruche afin de préserver votre carrière -à votre décharge nous avons eût des politiciens de gauche qui n’ont pas fait mieux sinon pire.

                                      Et pour finir comment faire confiance à des gens qui ont sacrifiés l’avenir de nos jeunes sur l’autel de leurs propres interêts.

                                      Je n’oublie pas non plus que l’on a peu entendu les politiciens lors du coup de force contre le vote du peuple Français.

                                       

                                      • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 16:41

                                        @ Patou

                                        Je suis assez triste de lire un message comme le vôtre car le reproche que vous m’adressez est exactement contraire à la réalité.

                                        Il est exact que j’ai exercé des fonctions de haut niveau dans des cabinets ministériels de la République (cela fait quand même 13 ans que j’ai cessé d’en faire partie, depuis 1997).

                                        Si j’ai exercé ces fonctions, c’est parce que j’étais considéré - excusez-moi de le souligner - comme un haut fonctionnaire compétent et prometteur et parce que ce sont des fonctions que l’on ne refuse pas lorsqu’on vous les propose à l’âge de 36 ans.

                                        Notez bien, au passage, qu’un conseiller ministériel n’a nullement "les rênes du pouvoir" comme vous semblez le croire. Il ne fait que proposer, et son ministre dispose. La vie quotidienne d’un membre de cabinet ministériel est d’être contraint de voir adopter des décisions avec lesquelles il n’est pas toujours d’accord.

                                        Or ce qui fait la différence entre moi et tous ceux que vous avez indistinctement à l’esprit, c’est que j’ai justement refusé de jouer "l’autruche afin de préserver ma carrière" comme vous me le reprochez d’une façon si injuste et si mal informée. Tous ceux qui me connaissent savent que j’aurais pu devenir richissime en « pantouflant » à la tête d’une grande banque, selon la carrière toute tracée que m’ouvrait mon parcours universitaire et professionnel ; ou que j’aurais pu devenir dix fois ministre si j’avais, comme tous les autres, fait passer mon intérêt personnel avant mes convictions.

                                        Or je n’ai fait ni l’un ni l’autre.

                                        J’ai, tout au contraire, sabordé ma carrière pour être fidèle à l’idée que je me fais de la vérité et du service de l’intérêt général, ainsi que de mon devoir vis-à-vis de la France et des quarante générations qui ont bâti notre pays. Avec une foi à déplacer les montagnes, et à la stupéfaction de tout mon entourage professionnel, j’ai délibérément repoussé la voie de l’argent et des honneurs pour me battre, avec des moyens dérisoires et l’énergie du désespoir, pour que Vive la France.

                                        Loin donc de me reprocher mon parcours, vous devriez bien au contraire m’en féliciter et m’en remercier. Car mon passage dans les allées du pouvoir m’a justement donné accès à des clés de compréhension du monde et à une connaissance des dossiers dont je fais bénéficier mes compatriotes en y sacrifiant ma carrière personnelle.
                                         

                                        Un rappel de nature historique vous permettra peut-être de mesurer l’ampleur de l’injustice de votre propos à mon endroit. Savez-vous pourquoi Charles de Gaulle était général ? Parce que c’était un brillant militaire, qui avait été remarqué et qui avait fait une partie de sa carrière au cabinet du maréchal Pétain, le vainqueur de Verdun, pendant l’entre-deux-guerres. Le fait que Pétain ait assuré les débuts de carrière de de Gaulle aurait-il été pour vous un critère suffisant pour rejeter l’Appel du 18 juin 1940 et tout ce qui s’en est suivi pour la liberté de la France ? J’espère que non car cet argument fut celui utilisé par les collabos pour discréditer la personnalité même du fondateur de la France Libre.

                                        François Asselineau


                                      • cmoy patou 21 octobre 2010 17:15
                                        Mr Asselineau merci d’avoir pris la peine de me répondre - je dois avouer que je ne m’y attendait pas puisque sur ce site dit participatif peu de gens de votre niveau ne se donnent la peine de répondre aux posts. Je reconnaîs donc avoir fait un amalgame un peu rapide avec vos ex-collègues- donc j’espère que vous me pardonnerez. le préjugé que j’ai eût envers vous alors que je ne connaissait pas certains aspects de votre carrière .je vous présente donc mes excuses.

                                        Si on peut tirer un enseignement de mon commentaire agressif à tort a votre encontre - on peut en tirer aussi la leçon de la forte perte de crédibilité de nos hommes politiques envers les citoyens de ce pays.

                                        Quand au général de Gaulle -j’en suis un admirateur , il me semble bien qu’il avait écrit un livre alors qu’il n’était encore que capitaine sur l’avenir des tanks dans les futurs conflits et il n’avait guère été suivi par l’Etat major il me semble. Ce genre d’hommes qui incarne le courage se fait de plus en plus rare malheureusement.


                                      • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 17:44

                                        @ Patou,
                                        C’est à mon tour de vous remercier pour cette réponse, honnête et intelligente.
                                        Je suis très sensible au fait que vous ayez bien voulu me lire et, plus encore, que vous ayez eu la rectitude de reconnaître sans faux-fuyant que vous aviez eu tort de m’attaquer comme vous l’avez fait.

                                        Loin de vous desservir, cette réponse vous honore et me donne une haute idée de vous.
                                        Comme vous le savez peut-être, je suis un amateur de la civilisation chinoise, et votre réaction me fait penser à ce conseil de Confucius : « La seule vraie faute est celle que l’on ne corrige pas ».

                                        Très cordialement à vous
                                        (Et retrouvez nos débats sur : http://www.facebook.com/pages/Francois-Asselineau-Union-Populaire-Republicaine/367713397611)

                                        François Asselineau

                                        ================


                                      • armand armand 21 octobre 2010 19:07

                                        patou,

                                        Dommage que le seul courage qu’il ait manifesté en 1961 a été d’abandonner ceux qui avaient cru en lui, en la France, en la parole donnée. Et qu’il ait poursuivi de sa vindicte ceux qui s’étaient soulevés contre sa politique au lieu de se soucier des centaines de milliers qu’il abandonnait au bon vouloir des tueurs FLN...


                                      • verdan 22 octobre 2010 08:22

                                        belle réaction, " on en attendait pas moins de Vous.

                                        Bien !

                                        Tout comme je ne remercierai jamais assez Maldoror , pourquoi ?

                                        Il a été le premier ( il n’est pas le seul , fort heureusement !) , à m’avoir fait découvrir ce Monsieur.

                                        Grand respect pour Monsieur Asselineau .

                                        merci


                                      • elsa2 22 octobre 2010 14:16

                                        Correction sur le lien facebook : c’est facebook.com/upr.francoisasselineau
                                        A bientôt !


                                      • Gotch 21 octobre 2010 16:06

                                        Une Europe viable est une Europe voulue par ses habitants. La France existe réellement depuis le 14 juillet 1790 et la fête de la Fédération. Incidement, un pays comme l’Allemagne n’en est pas encore à ce point-là, la Belgique encore moins, etc.... Pour l’Europe, il faudra attendre encore cinquante ou cent ans avant d’envisager de la construire, par une fusion lente et sans oppositions vraiment fondées, par le bas et non par le haut.

                                        Le haut, c’est le 4 février 2008, et le déni de démocratie perpétré par NOS élus, NOS parlementaires. La seule solution de ce coup mortel à la démocratie est une sortie de CETTE pseudo-Europe, celle des financiers et des marchands de TOUT (même des hommes). Et comme les gens qui croient détenir notre destinée sont contre cette solution, il va falloir commencer par les virer, tous. Légitimement, mais de façon légale, ou non, puisque les lois, ce sont de toute façon eux qui les ont écrites et promulguées.


                                        • armand armand 21 octobre 2010 19:04

                                          Gotch,

                                          Je vois que vous faites partie de ceux qui rattachent la nation française à la seule Révolution - dont les méfaits sanguinaires, à mon sens, sont plus lourds que les avancées qui, de toute façon, étaient déjà en marche.
                                          La France doit au moins autant aux mille ans de ses Rois capétiens.


                                        • ZEN ZEN 21 octobre 2010 19:25

                                          Armand
                                          On croirait lire du Pierre Gaxotte..


                                        • Waldgänger 21 octobre 2010 19:29

                                          Bah, ZEN, ça pourrait aussi bien dériver d’un ouvrage tel que « L’ancien régime et la révolution » de Tocqueville, ou d’une connaissance de toute l’oeuvre administrative et des constructions juridico-politiques des rois médiévaux (« Les deux corps du roi », ou la biographie de Saint Louis par Le Goff). Pas la peine de voir tout de suite des idées obscures et honteuses à l’oeuvre.


                                        • ZEN ZEN 21 octobre 2010 19:52

                                          Rien d’obscur ni de honteux chez Gaxotte..
                                          Juste une lecture de l’histoire de France très particulière, très maurassienne.
                                          J’ai utilisé le conditionnel...


                                        • Waldgänger 21 octobre 2010 20:11
                                          Certes, les tournures d’Armand sont ce qu’elles sont, et vous connaissez ses opinions (d’ailleurs légitimes), mais sur ses propos isolés, que demander de plus ?

                                          Si on se borne strictement aux faits, on voit que la marque des rois capétiens explique des spécificités nationales qui remontent à loin dans le temps. Pensons à tout le maillage administratif qui commence avec les baillages, ou la mise en place de la fiscalité royale à partir de Philippe Le Bel, ou encore l’absence de texte limitatif des pouvoirs royaux analogue à la Grande Charte anglaise de 1215. Villers Cotterêts en 1539 ou Louis XIV, ce sont presque des poncifs.

                                          Au fait ZEN, j’ai été pas très correct avec vous à une époque, j’aurais du être moins manichéen à une époque, je vous fais mes excuses. J’ai des désaccords avec vous mais je n’aurais pas du les exprimer d’une telle manière.

                                        • ZEN ZEN 21 octobre 2010 20:53

                                          Wald
                                          D’accord avec vos remarques historiques, qui sont de bon sens.
                                          Derrière les ruptures apparentes, il y a le fil des continuités, ce qu’un philosophe comme Hegel a parfaitement théorisé
                                          _Vos propos vous honorent Mais je ne suis pas rancunier.
                                          Pas grave. Il m’arrive aussi d’être abrupt dans mes réactions et ironique parfois jusqu’ à l’incompréhension pour qui ne me connaît pas.
                                          Pas facile de communiquer par écrit dans le brouhaha agoravoxien...


                                        • armand armand 21 octobre 2010 22:04

                                          Wald, Zen,

                                          Voilà au moins des échanges qui font honneur - et même s’il m’arrive parfois de m’énerver avec Zen (et lui pareillement) j’ai le plus grand respect pour ses opinions.
                                          Gaxotte ? Je me reconnaîtrais plutôt chez Paul Bourget - sauf que je lui reproche ses positions anti-dreyfusardes, difficilement compréhensibles sauf à invoquer une question de principe chez un homme dont l’acuité et la sincérité de l’analyse sont rarement prises en défaut.
                                          Je recommande en particulier « Outremer », ses notes de voyage en Amérique, indépassables pour comprendre la mentalité américaine et faire le point sur les différences fondamentales entre la démocratie du Nouveau Monde et de l’Ancien.
                                          Je n’aime pas beaucoup Maurras - même si j’accepte sa notion du « Pays Réel » - dont il faut user avec parcimonie. Trop proche des fascismes de son temps.
                                          Et je ne me fais aucune illusion sur les chances d’une restauration à l’heure actuelle.

                                          Mais mon jugement sur la Révolution reste négatif - c’est la matrice de tous les totalitarismes du XXe siècle. Et elle a privé la France d’un développement plus harmonieux, à la britannique, en accord avec son passé, son génie, et ses composantes.


                                        • armand armand 21 octobre 2010 22:08

                                          Ou voyez-vous des esclaves ?
                                          La Révolution a bien fait des Français les esclaves d’une idéologie meurtrière qui, sous des dehors en théorie libérateurs, n’a fait que consolider les pouvoirs d’une bourgeoisie de rentiers et de propriétaires, en abolissant les solidarités naturelles de la société.


                                        • ZEN ZEN 21 octobre 2010 23:35

                                          « en abolissant les solidarités naturelles » ?

                                          ou plutôt les inégalités dites naturelles..
                                          La Révolution fut bien une révolution bourgeoise, mais elle accoucha aussi de le Déclaration des Droits de l’Homme, ferment universel de libérations futures


                                        • Salsabil 21 octobre 2010 23:45

                                          Oui ! Zen !

                                          Et à ceux qui l’auraient oubliée :

                                          http://www.aidh.org/Biblio/Text_fondat/FR_02.htm

                                          Bonne lecture... smiley


                                        • LOVE 21 octobre 2010 16:41

                                          maitrise de notre monnaie
                                          maitrise de nos frontières
                                          abrogation de la loi ROTHSCHILD
                                          stop à la politique immigrationniste
                                          révision du droit du sol...

                                          bref, sortir de cette Europe mondialiste qui impose son dogme économique, social, politique et construire l’internationalisme démocratique, sur la base des nations et des peuples souverains.


                                          • eugène wermelinger eugène wermelinger 21 octobre 2010 16:48

                                            Bien, M. Asselineau.
                                            Après quelques dizaines de commentaires vous restez toujours muet. Certains commentaires tout de même mériteraient de vos réponses, non ? Ou bien allez-vous rejoindre le nouveau groupe de politiciens qui n’ont cure de s’expliquer avec un mépris pour les lecteurs et commentateurs de ce site ? (comme Corinne Lepage et autres débarqués) 

                                            Sortez-les tous écrit Mélenchon dans un livre - que je n’ai pas lu - et si vous ne répondez pas, je vous classerai dans ceux à sortir. Malgré la belle construction de votre article, sur le fond duquel je suis souvent en accord.

                                            Autre chose : « 27 intérêts nationaux et géopolitiques divergents, 23 langues officielles, 3 alphabets différents, 506 combinaisons possibles de traduction »,
                                            ....
                                            Et pendant ce temps aucun pays ne veut proposer l’Espéranto, seule solution viable et éthique pour cimenter les peuples.
                                            Le Nouvel Ordre Mondial préfère l’anglais pour bien nous faire devenir des larbins et se fera moucher par le ..... mandarin.
                                            Mi aldonas ke mi uzas la lingvon esperanto jam de 50 jaroj, kaj do scias pri kio mi parolas. (J’ajoute que j’emploie la langue Espéranto depuis 50 ans, et sais donc de quoi je parle.)
                                            Réveillez-vous, respectez-nous, ou alors taisez-vous ! 



                                            • sebdeponch 21 octobre 2010 17:34

                                              Monsieur, si vous etes d’accord avec le fond du discours de Mr Asselineau, je vous invite à vous rendre sur le site de l’UPR ou la page facebook correspondante. Si vous avez des questions, en bien vous aurez des réponses ! Mais de graces sachez de quoi vous parlez ( il suffit de visionner des extraits de conférences ou bien les nombreux dossiers tous plus passionnants et compréhensifs les uns que les autres) afin de ne pas nous perdre en discussions stériles. Merçi.


                                            • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 18:14

                                              Les grands esprits se rencontrent ! Je prends à l’instant connaissance de votre message, et cela alors même que je viens de faire personnellement plusieurs réponses très circonstanciées à cet article que vous avez eu l’amabilité de lire et de trouver intéressant.

                                              Je comprends très bien votre réaction et je sais que je dois m’efforcer de répondre.
                                              Prenez note cependant que c’est une tâche excessivement prenante en temps et qu’il n’est pas facile - matériellement parlant - de trouver le temps nécessaire pour répondre à tous.

                                              Au passage, et puisque vous portez intérêt à mes analyses et à nos débats, je ne saurais trop vous conseiller de vous inscrire sur notre page facebook officielle :

                                              http://www.facebook.com/pages/Francois-Asselineau-Union-Populaire-Republicaine/367713397611

                                              En vous y inscrivant, vous aurez l’occasion d’être tenu informé en primeur de nos événements, de mes articles et de nos débats, et même d’y participer vous-même si le coeur vous en dit.

                                              S’agissant de l’Espéranto, je tiens à vous préciser que je ne suis pas de ceux, si nombreux, qui rient de cette langue auxiliaire internationale. Le fait est qu’elle n’a pas eu le développement escompté par son créateur, mais le fait est aussi que c’est la langue de ce type qui a rencontré le plus grand succès. Quoi qu’il en soit, l’idée de trouver un langage international neutre pour communiquer, plutôt que le tout américain, m’est une idée infiniment sympathique.

                                              Très cordialement

                                              François Asselineau


                                              PS : Connaissez-vous notre site http://u-p-r.fr/ ?
                                              Vous y trouverez de nombreux documents susceptibles d’alimenter votre réflexion, et en particulier la Charte fondatrice de notre jeune mouvement sur http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/10/charte_fondatrice_upr.pdf. Comme vous le verrez, notamment dans le 7ème et dernière page de cette Charte, notre idéal et notre vision du monde de demain sont en définitive très compatibles avec ceux de Ludwik Zamenhof.


                                            • Julien Julien 21 octobre 2010 19:22

                                              Personnellement, je suis contre tout ce qui se passe (BANKSTERs, économie de la dette), mais je suis pour l’adoption de l’anglais comme unique langue mondiale.

                                              Il faut être juste, équitable, mais aussi pragmatique : aujourd’hui toute la littérature scientifique est en langue anglaise. C’est la langue la plus parlée (sans contestation possible).

                                              Cela ne m’empêche pas de remettre en cause la version officielle du 11 septembre, cela n’a rien à voir. Je n’ai rien contre les Américains, ni contre les Arabes, ni contre les Juifs.

                                              Julien

                                            • eugène wermelinger eugène wermelinger 21 octobre 2010 20:49

                                              Merci M. Asselineau pour votre réponse et vos interventions destinés aux autres commentateurs. Je ne vous fais donc pas passer à la trappe et irai re-voir sur votre site quelles sont vos idées et vos réponses au monde actuel et à notre pays La France.

                                              Bon courage, je pense sincèrement que nous avons besoin de gens comme vous. 
                                              Cordialement.
                                              Eugène



                                            • Eusèbe 22 octobre 2010 14:32

                                               @julien, l’utilisation de l’anglais est tout sauf efficace. Si être pragmatique c’est utiliser un moteur à 2% de rendement plutôt qu’un autre à 50% parceque le premier est utilisé, optons plutôt pour l’efficacité !

                                              Vous devez travailler en sicences dures, car dans d’autres domaines, on publie dans d’autres langues. Et vous devez être français (et assez jeune), car dans pas mal d’autres pays on publie aussi dans la langue nationale. Les français ont eu le « zèle des derniers convaincus ».
                                              Les autres langues ont été balayées par le « publish or perish » et la politique d’écrasement économique des éditeurs anglo saxons (main mise totale sur une secteur très lucratif, comme l’ont fait les anglo saxons dans tous les autres domaines lucratifs) et en aucun cas pour raison ’d’efficacité’.
                                              D’ailleurs, les revues françaises étaient encore nombreuses il y a peu, y compris en sciences dures.

                                              Enfin l’anglais est une langue difficile, notamment à parler (même si je vous accorde que l’anglais scientifique n’est qu’un pauvre sabir, un globish, à côté du vrai anglais. C’est d’ailleurs un problème d’utiliser une « sous langue » d’une vraie langue).
                                              Bref, efficacité zéro...
                                               
                                              Méfiez vous aussi quand vous lancez des arguments type « langue la plus parlée », je n’ai pas envie d’avoir à me mettre au mandarin (je serais plus positif concernant l’espagnol cela dit ) à cause de ce genre d’argument. Si le critère de nombre était vraiment si important, mettons les gens à l’interlingua, qui est censé être apprise extrêmement rapidement par les locuteurs de langues latines.
                                              J’imagine bien la réaction des anglo-saxons voyant la manne leur échapper...



                                            • Dolores 26 octobre 2010 12:34


                                              L’espéranto c’est comme l’Europe, artificiel !

                                              C’est bien pour ça que ça ne marche pas.


                                            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 21 octobre 2010 17:34

                                              Combien de fois avais-je dit sur ce site même que l’on ne crée pas une Super Nation, un Empire ou une communauté de plusieurs pays en collant des territoires sur une carte de géographie et en additionnant des peuples pour en faire UN seul peuple !

                                              La fusion de deux ou plusieurs pays exige le respect des règles fondamentales et personne ne peut les contourner sans risque d’arriver justement à l’amalgame qui étouffe en ce moment certains pays européens !

                                              « L’Europe » triche ouvertement en voulant réussir un « projet d’union » que même la politique de la cannonière n’a pu concrétiser : Il faut annuler le compromis Franco-Allemand et revenir à l’organisation fondamentale des sociétés et des Nations !


                                              Un territoire, un pays, un peuple, une Nation et un Etat ...

                                              Mohammed MADJOUR.


                                              • foufouille foufouille 21 octobre 2010 18:06

                                                je suis content de voir que tous les politiques ne sont pas pourris


                                                • JL JL 21 octobre 2010 18:41

                                                  Bon, je vois que lorsqu’un politique ne parle pas la langue de bois, il lui arrive de dire des choses sensées.

                                                  Ceci étant, Monsieur Asselineau, à mon tour d’aller droit au but : au cas où, présent au premier tour de la présidentielle mais pas au second, pour qui appelleriez-vous à voter ?


                                                  • Relladyant Relladyant 21 octobre 2010 20:09

                                                    Bravo pour cet excellent article !


                                                    • Uluter 21 octobre 2010 20:48

                                                      Heureux que M. Asselineau, peut-être le dernier politicien prometteur en qui on peut avoir confiance en France, publie sur Agoravox.
                                                      En plus de ça, il prend le temps de répondre aux commentaires, ce qui est je crois une première pour un politicien sur ce site, contrairement à M. Dupont-Aignan entre autres.

                                                      A quand des apparitions dans les « grands » médias ? Je sais que ma question peut paraître idiote, quand on constate à quel point ces derniers censurent ceux qui ne sont pas conformistes sur les sujets tabou. Mais après tout, si votre candidature aux élections présidentielles de 2012 se confirme, cela devrait tout de même attirer quelques médias autres qu’internet, même si ce dernier a été un formidable et indispensable outil pour vous faire connaître.

                                                      Bref, je n’ai pas l’habitude de faire des flatteries, mais je me vois forcé de vous remercier pour la qualité de vos conférences (notamment celle sur l’Histoire de France, exemplaire).
                                                      J’espère un jour pouvoir assister à l’une de vos conférences, et bon courage pour 2012, je ne vois hélas guère que vous dans ces élections pour espérer nous sortir de ce gouffre.


                                                      • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 20:52

                                                        @ JL

                                                        A la bonne heure ! A question directe, réponse directe.

                                                        1) Pour être présent à la présidentielle, il me faudra 500 signatures d’élus locaux.
                                                        Pour un mouvement aussi jeune que le nôtre et boycotté par tous les médias, c’est une gageure. Si vous voulez nous aidez à la relever, il n’y a pas 50 solutions :

                                                        a) il faut nous aider à diffuser autant que possible notre message tout autour de vous, en renvoyant notamment toutes vos connaissances :

                                                        • - sur notre site Internet (http://u-p-r.fr/) - qui va être bientôt modernisé,

                                                        b) il faut adhérer à l’UPR, faire adhérer, et faire acte de militantisme
                                                        (http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/05/upr-dossier-comment-aidere280a61.pdf )

                                                        Plus l’UPR comportera d’adhérents et sera capable d’organiser des réunions publiques visibles et moins il sera facile, pour les médias, de cacher notre existence et notre montée en puissance. Chacun a donc son rôle à jouer.

                                                        2) le programme présidentiel sera conforme à la philosophie d’action de l’UPR
                                                        Je n’ai pas créé l’UPR pour « aller à la soupe ».
                                                        Ce qui vous permet d’en être certain, c’est que cette « soupe »-là, j’en ai goûtée et je peux vous dire qu’elle n’est pas ragoûtante.

                                                        Comme je l’ai rappelé plus haut dans une autre réponse, j’aurais aisément pu devenir député puis ministre depuis longtemps. Mais encore aurait-il fallu que je vende mon âme à l’Européisme. Si je ne l’ai pas fait il y a quinze ans, ce n’est pas maintenant que je vais le faire. Pourquoi ?

                                                        D’abord, parce que ce serait renier tout ce que je suis.

                                                        Ensuite, parce que ce serait suprêmement stupide puisque tous les signaux de la « construction » dite « européenne » ont viré au rouge, conformément aux analyses et aux propositions que je fais depuis maintenant plus de dix ans. Après avoir été vox clamans in deserto, je constate désormais qu’un mouvement de fond porte de plus en plus l’opinion publique vers ces analyses et ces propositions. Ce n’est pas lorsque les événements s’accélèrent pour me donner raison que je vais changer !

                                                        Enfin, parce que ce serait une tromperie sans nom à l’égard de ceux qui nous font confiance. L’UPR draine à elle, chaque jour, quelques Français et Françaises de plus. Ce sont des gens comme vous et moi qui commencent à retrouver confiance dans la politique et la démocratie, et à reprendre espoir dans l’avenir de la France. Qui serais-je si nous faisons cela pour les duper !?!

                                                        Même si ces mots, dont on a perdu l’habitude, peuvent surprendre dans la politique contemporaine, tous les responsables de l’UPR autour de moi sont des gens d’HONNEUR et qui ont le sens de l’ENGAGEMENT MORAL.

                                                        Notre Charte fondatrice (http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/10/charte_fondatrice_upr.pdf ) fixe une fois pour toutes notre philosophie politique et notre action comportementale. Vous pouvez compter sur moi pour qu’elle soit respectée à la lettre, aujourd’hui comme demain.

                                                        Nous ne baisserons pas les bras tant que la France n’aura pas été libérée de l’Empire qui l’asservit, c’est-à-dire, - puisqu’il n’est jamais superflu de mettre les points sur les i -, tant que la France ne sera pas sortie définitivement et sans retour de la « construction européenne », et cela en vertu de l’article 50 du TUE (article 49A du traité de Lisbonne).

                                                        Conclusion : quelle attitude en cas de second tour à la présidentielle ?
                                                        Tout ce qui précède vous permet de deviner par vous-même la réponse que je vais faire à votre question.

                                                        Si je ne pouvais pas être présent à l’élection présidentielle, ou si, ayant pu l’être, je ne pouvais pas accéder au second tour, il va de soi (et encore mieux en le disant) que ni moi ni aucun responsable de l’UPR n’appellerait à voter pour l’un quelconque des autres candidats restant en lice. (A moins que l’un des deux prenne l’engagement solennel de faire sortir la France de l’UE immédiatement et unilatéralement en vertu de l’article 50, ce qui, hélas, relève de la chimère absolue).

                                                        Nous appellerions alors les électeurs à s’abstenir ou à aller voter blanc ou nul puisqu’un tel second tour n’opposerait (comme ce fut le cas en 2007, en 2002, en 1995) que deux complices de l’asservissement de la France, deux faces de la même médaille européiste.

                                                        Pour être encore plus précis (si c’est nécessaire !), je précise que ni moi ni aucun des responsables de l’UPR n’est le « sous-marin » de qui que ce soit. Ce n’est pas parce que j’ai travaillé jadis dans des cabinets ministériels de personnalités de l’actuelle majorité que je « roule » pour l’UMP. De même, ce n’est pas parce que certains de nos responsables ont été membres du PS ou d’autres partis, de gauche, du centre, ou de droite, qu’ils « roulent » pour ces différents mouvements dont ils sont partis écoeurés.

                                                        Quelle que soit l’origine politique dont nous venons, nous savons tous à l’UPR que la seule voie possible est de sortir au plus vite de l’UE et qu’il faut en prendre l’ENGAGEMENT SOLENNEL et EXPLICITE DEVANT LE PEUPLE FRANCAIS. En vertu de la sagesse populaire qui nous avertit que « qui ne dit mot consent », nous savons que toutes les autres voies, aussi alambiquée et apparemment eurocritique soit leur présentation, ne sont que des impasses, dès lors que ceux qui les formulent s’ingénient à noyer le poisson pour ne jamais prendre cet engagement clair, définitif, et sans ambiguïté devant les Français.

                                                        ---

                                                        Pour conclure, vous me permettrez de citer ce beau proverbe chinois, émané de plus de deux millénaires d’expérience de la politique :

                                                        « Dans un pays en proie au chaos apparaissent des ministres loyaux »

                                                        (« Guo luan chu zhong cheng »).

                                                        Eh bien, j’ai l’honneur de vous assurer ici que, dans une France qui s’enfonce dans la crise et le chaos, il est apparu un mouvement loyal au peuple français : l’UPR.

                                                        Très cordialement
                                                        François Asselineau 

                                                        ================

                                                         


                                                        • JL JL 21 octobre 2010 21:16

                                                          Mr Asselineau, je vous remercie de cette longue réponse assez convaincante, je dois l’admettre. Pour ma part je pense que seule l’alliance des communistes et des gaullistes a pu sauver la France dans ses moments difficiles.

                                                          Je ne crois pas en l’homme providentiel aujourd’hui, ni venu du centre - centre de quoi donc ! - ni de droite, ni de gauche, mais j’espère en une alliance d’union nationale qui réhabiliterait nos valeurs républicaines et sociales. Et c’est pourquoi vous ne me verrez pas suivre vos conseils : si je ne doute pas de votre engagement républicain, en revanche pour ce qui concerne les valeurs sociales je miserais plutôt sur les partis à la gauche du PS.


                                                        • armand armand 21 octobre 2010 22:11

                                                          Monsieur Asselineau,

                                                          Vous m’excuserez, je l’espère, d’être parti dans des débats qui n’avaient plus grand’ chose à voir avec votre article. J’ai lu vos interventions bien étayées et courtoises avec beaucoup d’intérêt.

                                                          Cordialement,


                                                        • colerix 21 octobre 2010 23:21

                                                          @ JL :

                                                          Il est absolument AHURISSANT (et le mot est plus que faible) d’entendre des gens dire, comme vous, « pour ce qui concerne les valeurs sociales je miserais plutôt sur les partis à la gauche du PS », alors que :

                                                          • Aucun de ces partis leurres ne parle JAMAIS du rôle des USA dans la prétendue « Construction » européenne et des raisons pour lesquelles les USA (et la nébuleuse financière et économique qui va avec) poussent depuis 60 ans cette « Construction ».
                                                          • Aucun de ces partis leurres ne parle JAMAIS de sortir de la soit-disant « Union » européenne et de rétablir des protections douanières qui seules forceront les firmes qui veulent vendre en France à re-localiser une bonne partie de leur production en France (faisant par là-même du « social » en résorbant le chômage…).
                                                          • Aucun de ces partis leurres ne dit JAMAIS mot sur le scandale de cette loi de 1973 qui INTERDIT à la banque centrale de la France d’assurer le financement de l’Etat, OBLIGEANT celui-ci à emprunter, comme un simple particulier ou une PME, de l’argent aux banques privées (argent qu’elles n’ont pas puisque les banques prêtent de l’argent qu’elles créent par un simple jeu d’écriture au moment du prêt…). Le poids des intérêts que paie chaque année la France aux banques (banques renflouées en cas de crise par…l’Etat), du fait de cette gigantesque et monstrueuse escroquerie, est en bonne partie responsable de la « dette » dont nous abreuvent les charognards ultra-libéraux qui prennent cette « dette » comme prétexte pour faire procéder à la liquidation en règle (par leurs pions de droite, comme de gauche) du patrimoine national, comme il prennent prétexte de la « crise » pour liquider tous les acquis sociaux de l’après-guerre (40-45).

                                                          Ces traitres de gauche, tout comme leurs équivalents de droite, ne sont là que pour entretenir artificiellement le clivage droite-gauche dans l’esprit d’électeurs trop crédules et les appeler immanquablement, à chaque second tour des élections phares, à voter « à gauche » pour les uns, « à droite » pour les autres, garantissant ainsi au système (mis en place par le patron US) d’avoir à tous les coups soit une victoire de l’UMP, soit une victoire du PS, donc d’avoir, à tous les coups, une victoire du système qui détruit la France.
                                                          Simple et efficace.

                                                          Le vrai et seul clivage (que le système ne veut surtout pas voir apparaître au grand jour), il n’est pas entre des gens « de gauche » et des gens « de droite », il est entre ceux qui ont pris conscience que l’UE est une entreprise d’asservissement et de destruction de notre pays, de notre société et de notre démocratie, et ceux qui continuent (et de façon désespérante) à n’y voir que du feu…


                                                        • Gabrielle Oster 22 octobre 2010 02:57

                                                          A quoi bon cette candidature M. Asselineau ? Il semble bien que ce soit trop tard, que le CFR, la Trilatérale et autres sinistres inventions des oligarchies aient parfaitement verrouillé les portes de sortie. Je n’ai qu’un désir : lutter contre ça, pas pour la France en particulier, mais pour que l’être humain échappe aux griffes d’un Rockefeller, pour préserver la liberté et la diversité. Mais d’après ce que j’ai lu, d’après les paroles de Pierre Hillard, il n’y a plus de solution, si ce n’est une intervention divine (et là il faut croire).
                                                          Avez-vous vu la vidéo dans laquelle le producteur de cinéma Aaron Russo, parle de ses conversations avec Nick Rockefeller, et de ses projets pour la planète ? C’est terrifiant ! (voir ici)
                                                          (Il y est question d’équiper de puces toute la population pour mieux la contrôler)
                                                          Je ne crois pas, par ailleurs, que l’ennemi soit les Usa, ces gens ne sont pas des patriotes, le pouvoir ils le veulent pour eux seuls.
                                                          Mais je serais heureuse d’avoir votre opinion sur le sujet : irréversible ou pas ?
                                                          Cordialement
                                                          Gabrielle


                                                        • JL JL 22 octobre 2010 09:23

                                                          Colerix,

                                                          moi je ne suis pas ahuri à le lecture de votre prose : ici sur AV, nous sommes blindés contre ce genre de diatribes aussi absconses qu’intégristes.

                                                          Pour commencer, si j’ai parlé d’alliance, disons pour faire court, entre gaullistes et communistes, c’est parce que je pense que ces deux forces, même si elles s’opposent en période d’abondance, sont complémentaires en cas de danger commun, disons, de la patrie. Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’en dire plus, chacun comprendra.

                                                          Les trois point que vous soulignez ensuite relèvent, soit de l’igorance, soit de l’outrance. J vois que vous n’avez jamais lu ni écouté les thèses et discours du parti de gauche, de JL Mélenchon à Jacques Généreux ou que vous les ignorez superbement ! Moi qui vous parle ici, pour ma part j’écoute ou lis tout ce que Frédéric Lordon, pour ne citer que lui, dit ou écrit. Voilà qui renvoie à la corbeille ces trois petits carrés ridicules de votre post.

                                                          Je suppose que les traitres de gauche dont vous parlez sont DSK et compagnie ? Je vous les laisse, vous pouvez en faire ce que vous voulez.

                                                          Pour finir, vous dites : « le vrai clivage, ... blablabla ». Précision : ce clivage est pertinent aujourd’hui que la patrie est en danger. Mais allez dire aux braves gens qui travaillent honnêtement : il faut bouter dehors les traitres et laisser advenir le FN ! Vous croyez qu’ils vont vous suivre ? Vous osez bien des choses !
                                                           
                                                          Il est clair à vous lire que vous ne voulez pas entendre parler des problèmes sociaux. A votre aise. Pour ma part, je ne veux plus entendre parler de vous à la suite de mes posts. Ceci dit, c’est vous qui voyez.


                                                        • LOVE 21 octobre 2010 21:10

                                                          votre CV parle de vous à la 3é personne...

                                                          Pourriez vous rencontrer Marine et travailler avec elle, le cas échéant ?


                                                          • stephanie stephanie 21 octobre 2010 21:15

                                                            Un grand MERCI Monsieur Asselineau pour votre article et tous vos commentaires sans aucun sous-entendu , ce qui n’est pas le cas de tous les autres politiciens !


                                                            • ChatquiChouine ChatquiChouine 21 octobre 2010 22:02

                                                              Article clair, incisif et sans concession, et des interventions argumentées et pleines de bon sens.

                                                               Oui, je confirme, M. Asselineau est un cas unique dans le paysage politique Français de ces dernières années.
                                                               Nous sommes tous dans un bateau qui a choisi son cap depuis longtemps, et les passagers de ce navire s’agglutinent tantôt à babord, tantôt à tribord, pensant ainsi avoir une quelconque influence sur le gouvernail.
                                                               Ce que nous propose M. Asselineau, c’est de vite monter dans une chaloupe et de quitter le navire...si possible avant qu’il n’aille percuter l’Iceberg dont on commence à aperçevoir les premiers contours.
                                                               Pour couper court à cette métaphore maritime, les clés de décryptage de la rouerie politique Européenne indiquées par M. Asselineau sont non seulement limpides, mais surtout centrées vers l’essentiel.
                                                               La question fondamentale n’est pas de savoir s’il faut aller à gauche ou à droite, la question fondamentale est de reprendre la maitrise de notre direction, tout le reste est secondaire.

                                                              M. Asselineau, vous avez tout mon soutien.

                                                              Salutations

                                                              Cqc.


                                                              • LOVE 21 octobre 2010 22:16

                                                                sauf qu’il n’y a qu’1 gouvernail...sur la chaloupe aussi !
                                                                (bis) pourriez vous travailler avec Marine ?


                                                                • Christian Creseveur Christian Creseveur 21 octobre 2010 23:03

                                                                  Manifestement le dogme inflationniste est en train de gagner du terrain.
                                                                  Il est assez étrange d’avoir passé toutes les années 80 à combattre l’inflation, et d’y parvenir par la stabilisation, le franc fort, puis l’arrimage à l’euro, et se retrouver aujourd’hui avec des politiques délirantes qui pratiquent la dette à outrance dans le seul but de revenir à la situation antérieure.
                                                                  L’inflation n’a qu’un intérêt : c’est une gomme à effacer la dette. C’est surtout la baguette magique qui permet de dissimuler les mauvaises pratiques gestionnaires des politiques.

                                                                  Malheureusement, et pour ça qu’on l’a combattue, l’inflation est un fléau pour la vie quotidienne. Et elle le sera d’autant plus qu’il est peu probable qu’elle soit suivie d’une hausse des salaires.


                                                                  • Liior 23 octobre 2010 02:42

                                                                    Ce n’est pas forcément l’endroit pour en parler, mais il me semble que les chiffres de l’INSEE montrent bien que l’inflation était INFERIEURE dans la décennie 1960-1970 aux décennies 1970-1990 en moyenne. Avant 1973 nous utilisions le financement monétaire et sans taux d’intérêt (sauf pour le faible marché des bons du trésor qui existait alors me semble-t-il). Après 1973, la France s’oblige à emprunter aux marchés financiers, et au taux que le marché veut bien lui accorder.


                                                                    Vous parlez d’inflation dans les années 80 et du fait que l’on a voulu la combattre ? C’est pourtant au début des années 70 que cette loi a été promulguée, ce qui montre bien d’ailleurs, qu’elle n’est en aucun cas un remède à l’inflation, qui a été plus forte dans les années 80 et 90 (c’est d’ailleurs une chose que vous avez gardé en mémoire).

                                                                    Enfin, toute monnaie étant issue d’un crédit fait par un acteur, une institution, un état, que l’on emprunte à une banque centrale, ou à une banque commerciale qui « monétisera » le bon du trésor et fera donc appel elle aussi à une « création monétaire », c’est exactement la même chose.

                                                                    Pire encore, le fait d’emprunter avec intérêt force à trouver plus d’argent que l’argent créé, et donc à retirer de la monnaie qui circule pour la rendre en intérêt. 

                                                                    Le débat est complexe, mais il semble prouvé et approuvé que le financement obligataire a fait son temps, qu’il enchaîne les peuples à leurs financiers, alors que seul le peuple devrait décider de ce genre de transactions.

                                                                    Au fait, saviez-vous qu’une énorme part des prix des produits manufacturés et non manufacturés est en fait due à l’intérêt ? Certaines études avancent même la conclusion que l’inflation est structurellement due à l’intérêt, qui force à trouver toujours plus d’argent. 

                                                                    D’ailleurs, pourquoi expliquer aux gens de manière plus que fallacieuse que l’inflation serait due à la création monétaire uniquement ? Vous qui avez l’air de vous y intéresser, pourquoi ne pas aussi mentionner dans votre message le fait que la croissance de la productivité joue un grand rôle dans la gestion inflationniste ? Pourquoi ne pas expliquer aux gens que la masse monétaire sur la zone euro augmente de 10% par an sans pour autant que l’on ait une inflation folle ? C’est pourtant beaucoup plus que la croissance de la zone Euro non ?

                                                                    Il est aussi bon de rappeler qu’aujourd’hui c’est à peu près 50 milliards d’euros par an que nous remboursons UNIQUEMENT en intérêts, ce qui constitue la presque totalité de l’impot sur le revenu. Peut-être pourrait-on aussi mentionner les calculs du cercle des économistes qui montre que sans l’intérêt, nous serions à peine déficitaires (quelque chose de l’ordre de 100 milliards d’euros, notamment à cause de la crise), mais que nous aurions en plus eu des années EXCEDENTAIRES. De plus, on peut constater depuis quelques années (hormis les années APRES CRISE) que nous remboursons l’équivalent de notre déficit chaque année. Autrement dit, quelqu’un de bien intentionné pourrait rétorquer aux arguments gouvernementaux que ce qui créé le déficit, ce n’est pas le système social, mais bel et bien l’intérêt remboursé aux banques.

                                                                    Pour le dire plus brutalement encore et pour que tout le monde comprenne la portée de ce qui se joue : Sans la réforme des statuts de 1973, vous n’auriez pas à faire votre déclaration annuelle d’impot sur le revenu. Comme ça, c’est clair pour tout les contribuables qui ont à remplir ce papier chaque année. Je ne dis pas qu’il faut supprimer cet impot, au contraire, je dis juste que cet argent devrait servir à autre chose :)

                                                                    Expliquer aux gens que « ne pas emprunter aux marchés privés c’est créer de l’inflation », c’est soit être de mauvaise foi, soit être idiot. Je ne cherche pas du tout à vous insulter, mais je me dis que c’est tout de même étrange de présenter le problème de l’inflation uniquement sous l’angle de la création monétaire, sans dire tout ce qui entre en compte dans ce mécanisme.

                                                                    En tout cas je vous souhaite de voir les conférences de M. Asselineau, qui ne parlent pas du tout de ce problème, mais de l’Union Européenne et de son fonctionnement et ses origines.

                                                                    Bien cordialement, :)

                                                                  • BA 21 octobre 2010 23:29

                                                                    Le 7 février 2008, les députés et les sénateurs doivent voter POUR ou CONTRE l’ignoble traité de Lisbonne.

                                                                     

                                                                    Seuls 52 députés ont sauvé l’honneur. Seuls 52 députés ont voté CONTRE le traité de Lisbonne.

                                                                    Parti Socialiste : 25 députés ont voté CONTRE : MM. Thierry Carcenac, Marc Dolez, Jean-Pierre Dufau, Jean-Paul Dupré, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Albert Facon, Michel Françaix, Joël Giraud, Christian Hutin, Serge Janquin, Jean-Pierre Kucheida, Patrick Lebreton, Jean Mallot, Mme Marie-Lou Marcel, MM. Gilbert Mathon, Jean Michel, Germinal Peiro, Jean-Claude Perez, Mmes Marie-Line Reynaud, Christiane Taubira, MM. Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier et Alain Vidalies.

                                                                    Parti Communiste : tous les 18 députés ont voté CONTRE : Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mme Huguette Bello, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Maxime Gremetz, Jean-Paul Lecoq, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.

                                                                    UMP : 5 députés ont voté CONTRE : MM. Georges Ginesta, Patrick Labaune, Mme Geneviève Levy, M. Jacques Myard et Mme Josette Pons.

                                                                     

                                                                    Non-inscrits : 4 députés ont voté CONTRE : Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle et François-Xavier Villain.

                                                                     

                                                                    http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0083.asp

                                                                    Seuls 42 sénateurs ont sauvé l’honneur. Seuls 42 sénateurs ont voté CONTRE le traité de Lisbonne.

                                                                    Groupe Communiste, Républicain et Citoyen : tous les 23 sénateurs ont voté CONTRE.

                                                                    Parti Socialiste : 13 sénateurs ont voté CONTRE : Mmes Maryse Bergé-Lavigne, Alima Boumediene-Thiery, MM. Jean-Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre-Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Jean-Pierre Godefroy, Alain Journet, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Michel, Marcel Rainaud, Robert Tropeano.

                                                                    Rassemblement Démocratique et Social : 2 sénateurs ont voté CONTRE : MM. Bernard Seillier, François Vendasi.

                                                                     

                                                                    UMP : 2 sénateurs ont voté CONTRE : MM. André Lardeux, Charles Pasqua.

                                                                     

                                                                    Non-Inscrits : 2 sénateurs ont voté CONTRE : MM. Philippe Darniche, Bruno Retailleau

                                                                    http://www.senat.fr/scrutin-public/2007/scr2007-85.html#

                                                                    Total :

                                                                    sur 577 parlementaires, seuls 94 ont voté CONTRE le traité de Lisbonne.


                                                                    • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 23:43

                                                                      C’est presque ça...
                                                                      A ceci près qu’il y a 920 parlementaires (577 députés et 343 sénateurs).
                                                                      Et que le ratio est donc de 10,2%.

                                                                      Cordialement
                                                                      François Asselineau


                                                                      • colerix 22 octobre 2010 00:27

                                                                        Et à ça près aussi que ça ne mange pas de pain de voter contre, quand on est (r)assuré, calculette en main, d’être minoritaire « grâce » aux petits copains du même parti qui se chargent de voter pour.

                                                                        On remarquera que ces messieurs-dames qui ont plaisamment entretenu l’illusion que le parlement ne votait pas d’un bloc le traité de Lisbonne ont fait très peu de bruit après le dépouillement des bulletins :

                                                                        « Il y a eu un déni de démocratie ? Ah bon ? Ah oui, c’est vrai ! Mais z’avez vu, nous, on a voté contre le traité, quand même.
                                                                        De quoi ? Démissionner en bloc ? Faire à 94 un nouveau parti contre Lisbonne et pour la sortie de l’UE ? Non, là, quand même, faut pas pousser, les gars ! On aime bien nos électeurs, on aime bien le peuple, la France, la démocratie et toutes ces conneries, mais vous comprenez, on a quand même un train de vie à assurer !
                                                                         »


                                                                        • Jean Lannes Chris Lefebvre 22 octobre 2010 02:59

                                                                          Merci de votre engagement contre ce projet nuisible qu’est l’UE ! Battons-nous pour la souveraineté de nos Nations, de notre monnaie, de nos lois...

                                                                          J’espère que vous prédictions sont bonnes et que ce protectorat américain va s’effondrer sous le propre poids de sa bêtise.

                                                                          Amitiés.


                                                                          • Ecométa Ecométa 22 octobre 2010 08:35

                                                                            J’ai fait un petit tour sur le site de l’UPR : Qui sommes-nous ? Réponse : François ASSELINEAU !

                                                                            Comment AGORAVOX peut-il accepter un tel prosélytisme ? En tête de gondole en plus !


                                                                            • François Asselineau François Asselineau 22 octobre 2010 13:38

                                                                              @ Ecométa

                                                                              Je prends note que vous vous scandalisez qu’un parti comme le nôtre, déjà interdit de radio, de journaux et de télévision, ne soit pas en plus interdit d’Agoravox.

                                                                              Les internautes ici présents apprécieront votre sens de la démocratie.
                                                                              Ils relèveront aussi que votre volonté de censure ne s’accompagne de nulle critique argumentée sur le fond de mon article.
                                                                              En d’autres termes, cet article vous déplaît et, comme vous n’avez rien de factuel et de précis à lui opposer pour me confondre, vous estimez qu’il faudrait le faire disparaître. Point.

                                                                              Par ailleurs, je vous remercie d’être allé « faire un petit tour » sur le site de l’UPR http://u-p-r.fr/

                                                                              Vous auriez dû y faire un "grand tour" car il y a déjà un nombre significatif de textes et de documents que je crois fort intéressants. Par exemple, et parmi d’autres :

                                                                              - notre Charte fondatrice http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/10/charte_fondatrice_upr.pdf

                                                                              - le dossier « Quelle Europe voulons-nous ? » http://upr63.fr/wp-content/uploads/2009/04/mensonge-quelle-europe.pdf

                                                                              - le fort instructif dossier sur Robert Schuman http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/05/upr-dossier-la-face-cachee-de-robert-schuman-9-mai-2010.pdf

                                                                              etc.

                                                                               

                                                                              Vous auriez aussi pu noter qu’à la différence de la quasi-totalité des autres partis politiques, l’UPR est toujours d’une cohérence absolue entre ses analyses et ses propositions, quels que soient l’époque, le lieu et le public.

                                                                              Vous auriez ainsi pu vous réjouir de ce que cela change de la quasi-totalité des autres partis (y compris des « souverainistes »), qui adoptent la tactique du « râteau pour ratisser plus large » en se faisant une spécialité :


                                                                              • - de faire dire par un responsable telle chose tel jour à la radio ( du style "il faut sortir de l’euro") ,

                                                                              • - puis de faire dire par un autre responsable, telle autre chose tel autre jour, à la télévision (du style « nous ne voulons pas sortir de l’euro mais nous exigeons une meilleure gouvernance »)

                                                                              • - et de prendre enfin une position radicalement contraire dans leurs documents écrits (du style "il faut améliorer le rôle de la BCE pour relancer l’’économie").


                                                                              Si j’avais l’audace de vous suggérer un conseil, plutôt que de traquer la paille dans l’oeil de notre jeune UPR, c’est à démasquer cette poutre de "l’auberge espagnole" chez tous les partis s’exprimant dans les médias que vous devriez exercer vos talents d’Inquisiteur : vous y auriez matière à faire de grandes et instructives découvertes, tant la différence est immense entre l’image que les médias donnent des grands partis politiques français et la réalité concrète de leurs engagements écrits.

                                                                              Mais non : la seule chose que vous ayez retenu de notre site est une remarque fielleuse, à savoir que l’UPR se limiterait à ma seule personne. Il vous aurait pourtant suffi de considérer les réactions sur la présente page Agoravox - ou le nombre d’inscrits sur notre page facebook ( http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau ) - qui est déjà proche de son premier millier alors que cette page n’a que 6 mois d’existence - pour faire preuve d’un peu plus de prudence dans votre jugement plein de mépris.

                                                                              Si notre site ne présente que moi - mais vous devriez aussi aller voir les sites d’autres mouvements avant de me lancer cette critique -, c’est pour des raisons historiques.
                                                                              Il a été réalisé pour un coût égal à zéro euro, par des bénévoles, auxquels je ne saurais trop exprimer ici toute ma gratitude.

                                                                              Je vous rassure : le tout nouveau site que nous allons mettre en ligne dans les prochaines semaines vous présentera, bien d’autres noms et visages que le mien.

                                                                              Du reste, ne vous inquiétez pas trop pour l’avenir de l’UPR. Malgré le boycott inouï dont nous souffrons - et dont vous stigmatisez cependant avec irritation le moindre relâchement -, nous comptons déjà plusieurs centaines d’adhérents à travers toute la France et ce nombre s’accroît chaque jour (3 adhésions reçues ce matin même).

                                                                              Vous feriez mieux de vous inquiéter pour la France.

                                                                              François Asselineau

                                                                              ================


                                                                            • Internaute Internaute 22 octobre 2010 08:44

                                                                              @l’auteur,

                                                                              Il y a une question à laquelle vous n’avez pas répondu qui est celle de votre alliance avec le FN. Je sais, aujourd’hui la classe politique est tellement sensible au qu’en-dira-t’on que parler d’eux c’est comme parler du diable. Mais il faut bien reconnaître que la droite nationaliste dans laquelle se trouve Chevènement, Dupont-Aignan, vous et le FN a un programme bien défini avec de faibles variations. Il serait donc logique que toutes ces personnes rament dans le même sens au lieu de s’ignorer et de toujours dire qu’ils sont les seuls à présenter ces idées. Non, vous nêtes pas le seul. Dupont-Aignan et Gollnish (ou Marine) disent à peu prés la même chose que vous. La composante nationaliste représentée par le FN intègre en plus le problème de l’immigration que de toute manière vous ne pourrez pas éluder. Vous et Dupont-Aignan se réclament de de Gaulle. Justement, le général a eu la sagesse de retourner sa veste. D’un discours sur l’Algérie française il est passé à un discours sur l’indépencande algérienne tout simplement quand il a pris conscience que la France disparaitait par dilution et métissage. Donc, en parler n’a rien d’exceptionnel ni de dégoûtant comme voudraient le faire croire les journalistes. Laissez les journalistes à leurs ragots de parisiens intra-muros, on n’a plus besoin d’eux. Sans aucune couverture, le FN est toujours crédité de 10 à 18% selon les élections.


                                                                              • armand armand 22 octobre 2010 11:17

                                                                                En fait, point n’est besoin de tout chambouler, ni de faire des sorties fracassantes au sujet de la CE.
                                                                                D’autres, qui n’ont jamais bradé les intérêts de la France, ont pu promouvoir jusqu’à l’idée d’Etats-Unis d’Europe.
                                                                                Mais dans un sens qui préservait toujours l’intégrité du pays et de son peuple.

                                                                                De même, jusqu’en 1914, l’Union Latine a permis de réunir la plupart des monnaies européennes, rattachées à l’étalon or et battant monnaie selon des critères analogues, pour la plus grande stabilité de tous.

                                                                                On pourrait commencer par exiger une clause de nullification, ou d’interposition, comme on veut, qui permet au gouvernement national de neutraliser toute directive qu’il estime contraire aux intérêts vitaux du pays.

                                                                                Cela permettrait de stopper cette inflation de directives qui empiètent sur les prérogatives des Etats.


                                                                                • Dzan 22 octobre 2010 11:57

                                                                                  De Nagy Bocsa n ’en est pas à une contradiction près.

                                                                                  Après s’ être fait élire par le pouvoir du fric, Mr 26% veut « moraliser » le capitalisme.
                                                                                  IL a mis fin, d’après lui aux paradis fiscaux ( à la City on se tors de rire )

                                                                                  Maintenant, voilà t’ il pas qu’il veut revoir le Traité de Lisbonne auquel les Français avaient dit NON, mais que LUI, passant outre à fait voter.


                                                                                  • bonnes idées 22 octobre 2010 14:04

                                                                                    Les médias ne sont qu’un rouage supplémentaire dans le controle des masses. Et cela marche à merveille, la preuve nous conversons ensemble aujourd’hui. Ne soyez pas dupe car même Agoravox est sous surveillance.


                                                                                    • Eusèbe 22 octobre 2010 14:39

                                                                                      Merci pour votre article. Je dois avouer que j’ai appris beaucoup en regardant vos conférences (sans être toutefois allé vérifier vos sources), dont certaines analyses me font penser à celles d’Attac.
                                                                                      La seule chose qui m’échappe, notamment avec vos « autres » perspectives de carrière, c’est d’où vous pouvez encore tirer de l’énergie pour ce genre de combat !
                                                                                      La façon dont le système est verrouillé à un côté tellement décourageant...


                                                                                      • lord_volde lord_volde 23 octobre 2010 02:57

                                                                                        Je partage en tout point les analyses démonstratives de François Asselineau qui ont le mérite d’apporter un éclairage iconoclaste sur le pillage organisé des deniers publics des peuples de l’UE et en corollaire l’appauvrissement structurel à l’échelle nationale de l’économie productive entraînant automatiquement le chômage de masse, la pauvreté endémique, la ruine du système éducatif, la socialisation des pertes et la privatisation des bénéfices.
                                                                                        L’ensemble de ce système implosif concentre ses armes silencieuses sur l’objectif inavouable de dépopulation mondiale, que l’élite oligarchique d’influence anglo-saxonne veut atteindre à tout prix, y compris la guerre, nouvel ordre mondial oblige. 


                                                                                        • Ecométa Ecométa 23 octobre 2010 10:12

                                                                                          @François Asselineau

                                                                                          J’ai voulu faire court pour ne pas vous donner l’occasion de remettre une couche de liens vers votre site personnel… ça ne vous a pas empêché !

                                                                                          Rassurez-vous, encore que cela n’a rien de rassurant, je m’inquiète pour la France certainement autant que vous. Par ailleurs je suis certainement au moins aussi « démocrate » que vous… ou que les personnes, qui, comme vous, ont du mal à accepter cette remarque vous accusant de faire du prosélytisme par le biais d’AGORAVOX !

                                                                                          Les mots sont importants : leur sens est essentiel ! Ne vous faites pas plus bête que vous êtes, cesser de vous faire passer pour une victime des médias (même s’il y a du vrai… la presse étant favorable à une Europe, avant tout, et même essentiellement économique), ceci, pour essayer de capitaliser de la sympathie « populaire » ! Surtout, n’insultez pas mon intelligence, car, en effet, il y existe une énorme différence entre « informer » et faire du « prosélytisme », et j’insiste : vous faîtes du prosélytisme d’une manière éhontée !

                                                                                          Informer par AGOIRAVOX, donner son point de vue sur la chose politique, économique, sociétale, démocratique, républicaine, européenne… et comme tout le monde le fait, ici, bien sûr que : oui ! Par contre, faire du vrai prosélytisme, récolter des signatures, des fonds, des adhérents : NON !

                                                                                          De plus je partage pas mal de vos analyses, j’ai même voté contre le projet de constitution européenne, qui, pour moi, consacrait surtout des pratiques économique « libéraliste », qui même les institutionnalisaient,  les légitimaient, et qui n’ont rien à voir avec ce que doit être le texte d’une « Constitution » digne de ce nom !

                                                                                          L’information sur AGORAVOX : oui ; le prosélytisme : non !

                                                                                          Quant à votre « Charte » c’est tout sauf une « CHARTE »… tout au plus une critique de l’Europe telle qu’elle est construite et à juste titre… mais ce n’est pas une Charte pour un parti politique digne de ce nom ! La critique, ce que vous faites parfaitement, est facile ; quant à l’art : il est bien plus difficile et vous n’êtes dans l’Art : le bel « Art politique » ! Le « bel art politique », celui sociétal, qui sert le peuple républicain (je préfère le sociétal au populaire qui peut être mis à toute les sauces et participant trop souvent d’une cuisine on ne peut plus indigeste) ; un « Bel Art politique » qui dépasse largement les problèmes de l’Europ bien qu’ils en fassent partie   !

                                                                                          Une Charte doit être fondatrice, non pas pour détruire une chose mais pour en construire une autre ! Pour se faire elle doit mettre en avant un certain nombre de valeurs et de principes généraux basés sur ces valeurs !

                                                                                          UPR : « Union Populaire Républicaine » ! Je me méfie du « P », surtout quand il signifie populaire !

                                                                                          Le « P » de populaire est souvent un piège à c… car il peut être mis à toutes les sauces ; le dernier à avoir fait le coup c’est Nicolas Sarkozy, avec l’UMP : un « P », qui, là aussi, signifie « Populaire ». Un   « Le Mouvement Populaire » qui avait pour but de prendre des voix à l’extrême droite en reprenant les idées de l’extrême droite ! En réalité : « Populiste » ou encore « People » conviendrait certainement mieux !

                                                                                          « Union pour un Progrès Républicain », car nous avons réellement besoin… de remettre en avant les valeurs et principes de la République, comme les principes mêmes de démocratie et d’Humanité qui les rejoignent ! Et, surtout : comment remettre en place ces valeurs essentielles : ces valeurs fondamentales !

                                                                                          Etre contre l’Europe ne suffit pas… il faut un vrai projet de société pour la France, comme pour l’Europe, et je ne vois pas votre projet sociétal, politique et économique sociétal : ni pour la France… ni pour l’Europe !

                                                                                          A bon entendeur salut !


                                                                                          • colerix 23 octobre 2010 23:56

                                                                                            En fait, ce qui dérange Encométa, c’est qu’Asselineau, l’UPR et l’idée de sortie de l’UE soient présents et bien présents sur Agoravox.

                                                                                            Encométa préférerait certainement qu’Asselineau parle de lui-même, de l’UPR et de ses analyses, mais sans donner son nom, ni celui de l’UPR (ni parler du site de l’UPR), et bien entendu, sans que la nécessité de sortir de l’UE ne soit clairement explicitée.
                                                                                            Là, alors, et seulement là, Encométa considérerait qu’il n’y a pas « prosélytisme » et que le débat citoyen qui se déroule répond aux critères de…de… ? De qui, au fait ?

                                                                                            C’est quand même curieux, pour quelqu’un qui « partage pas mal » des analyses de l’UPR (surtout quand on sait que ces analyses amènent toutes à une conclusion bien précise et sans ambiguïté…) de se scandaliser de la sorte à propos du « prosélytisme » d’Asselineau.

                                                                                            D’autant plus curieux que le même Encométa, si prompt à se scandaliser dans un cas, se scandalise beaucoup, beaucoup, beaucoup moins du prosélytisme européïste intensif et permanent auquel se livrent en permanence tous les médias ainsi qu’un certain nombre de blogueurs ou internautes (qu’ils s’expriment dans le cadre d’un travail rémunéré ou à titre personnel).

                                                                                            Et c’est aussi bien étonnant qu’Encométa, au lieu d’être plutôt satisfait de voir quelqu’un dont il partage soit-disant « pas mal de ses analyses » avoir pour une fois une tribune pour s’exprimer, s’échine à tenter de le discréditer et à discréditer l’UPR, allant jusqu’à décréter (sur un ton méprisant) que la Charte de l’UPR est tout sauf une charte.

                                                                                            En résumé, les efforts d’Encométa (pour dissuader l’internaute de prêter attention à ce que disent Asselineau et l’UPR) sont louables et lui vaudront certainement les félicitations et la sympathie des européïstes les plus acharnés (ou plutôt les plus serviles).

                                                                                            Mais il n’en demeure pas moins que de plus en plus de gens en France sont en train d’ouvrir les yeux sur la façon dont ils ont été manipulés depuis 40 ans (par toute la classe politique, les médias ainsi que les dirigeants syndicaux), et de plus en plus de gens ne se satisfont plus des discours (auto)censurés.
                                                                                            Et ça, que ça plaise ou non aux Encométa de tout poil…


                                                                                            • Ecométa Ecométa 24 octobre 2010 09:04

                                                                                               « En fait, ce qui dérange Encométa, c’est qu’Asselineau, l’UPR et l’idée de sortie de l’UE soient présents et bien présents sur Agoravox »

                                                                                              Ecometa et non encométa…  c’est important « colerix » ; même s’il y a matière, à, assez généralement : la colère est assez mauvaise conseillère !

                                                                                              Vous êtes second couteau de l’UPR ?

                                                                                              Vous avez tout compris… je le reconnais c’est assez fin que de faire une différence entre information et prosélytisme, car il y a une raison au fait que ce terme existe : tout simplement que le prosélytisme existe bel et bien et qu’il doit être désigné quand il est pratiqué ! Il faut dire que la manière est subtile, mais non pas au sens de la finesse du raisonnement mais plutôt de la « malignité » du comportement qui consiste à faire, non pas seulement de l’adhésion à vos idées… ce qui n’a rien d’anormal, ceci, contrairement au fait, tout à fait anormal, de « recruter » des adeptes par le biais d’AGORAVO. Ceci, d’un point de vue éthique, sauf à en manquer totalement… mais il est vrai que l’époque n’en a aucune, devrait vous poser problème… tout comme, d’ailleurs, à AGORAVOX !

                                                                                              « Encométa » préférerait certainement qu’Asselineau parle de lui-même, de l’UPR et de ses analyses, mais sans donner son nom, ni celui de l’UPR (ni parler du site de l’UPR), et bien entendu, sans que la nécessité de sortir de l’UE ne soit clairement explicitée.

                                                                                              Il y a sérieusement matière à critiques, et exprimer ses propres critiques au sujet de l’Europe (je ne me suis pas gêné pour le faire), ou, et d’une façon plus virulente… sa totale opposition et la nécessité d’en sortir, sur AGORAVOX, ne me semble pas anormal ; par contre « RECRUTER » des adhérents, pose problème.

                                                                                              « Là, alors, et seulement là, « Encométa » considérerait qu’il n’y a pas « prosélytisme » et que le débat citoyen qui se déroule répond aux critères de…de… ? De qui, au fait ? »

                                                                                              En termes de critères dans le débat… de qui… on s’en fout… ce qui compte c’est de quoi on débat !

                                                                                              Ne vous en défendez pas : reconnaissez tout simplement que vous faites du prosélytisme !

                                                                                              D’ailleurs vous le reconnaissez « C’est quand même curieux, pour quelqu’un qui « partage pas mal » des analyses de l’UPR (surtout quand on sait que ces analyses amènent toutes à une conclusion bien précise et sans ambiguïté…) de se scandaliser de la sorte à propos du « prosélytisme » d’Asselineau ».

                                                                                              Qu’est-ce qui vous gêne : qu’on vous le dise ?


                                                                                            • djanel Le viking- djanel Le viking- 24 octobre 2010 13:59

                                                                                              .

                                                                                              Je vous trouve un peu pervers Monsieur l’écomaton.

                                                                                              J’ai lu votre fiche d’auteur. Nous pouvons y trouver de quoi se moquer de vous. Surtout lorsque vous vous vantez d’avoir eu une expérience bancaire qui vous a permis de vivre la mondialisation financière au cœur du système.

                                                                                              N’importe quel employé de banque de la femme de ménage jusqu’au guichetier qui n’ayant point conscience d’elle-même, pourrait dire la même chose que vous.

                                                                                              Allez donc vous coucher.


                                                                                            • Taverne Taverne 24 octobre 2010 10:40

                                                                                              A voir la photo, on croirait une comédie musicale comme « Les Parapluies de Cherbourg » ou bien l’on croit entendre « sha ba da ba da ». Quand on sait que la scène se passe sur les planches de Deauville, le doute n’est plus permis : c’est du cinéma !

                                                                                              Je propose que Sarkozy et Merkel chantent dorénavant leurs discours comme chez Jacques Demy.


                                                                                              • Taverne Taverne 24 octobre 2010 10:46

                                                                                                Allez ! Une petite chanson :

                                                                                                Un pt’it coin d’parapluie

                                                                                                Il pleuvait fort sur la grand-route
                                                                                                Ell’ cheminait sans parapluie
                                                                                                J’en avais un, volé, sans doute
                                                                                                Le matin même à un ami
                                                                                                Courant alors à sa rescousse
                                                                                                Je lui propose un peu d’abri
                                                                                                En séchant l’eau de sa frimousse
                                                                                                D’un air très doux, ell’ m’a dit « oui »

                                                                                                Un p’tit coin d’parapluie
                                                                                                Contre un coin d’paradis
                                                                                                Elle avait quelque chos’ d’un ange
                                                                                                Un p’tit coin d’paradis
                                                                                                Contre un coin d’parapluie
                                                                                                Je n’perdais pas au chang’, pardi

                                                                                                Chemin faisant, que ce fut tendre
                                                                                                D’ouïr à deux le chant joli
                                                                                                Que l’eau du ciel faisait entendre
                                                                                                Sur le toit de mon parapluie
                                                                                                J’aurais voulu, comme au déluge
                                                                                                Voir sans arrêt tomber la pluie
                                                                                                Pour la garder, sous mon refuge
                                                                                                Quarante jours, quarante nuits

                                                                                                Un p’tit coin d’parapluie
                                                                                                Contre un coin d’paradis
                                                                                                Elle avait quelque chos’ d’un ange
                                                                                                Un p’tit coin d’paradis
                                                                                                Contre un coin d’parapluie
                                                                                                Je n’perdais pas au chang’, pardi

                                                                                                Mais bêtement, même en orage
                                                                                                Les routes vont vers des pays
                                                                                                Bientôt le sien fit un barrage
                                                                                                A l’horizon de ma folie
                                                                                                Il a fallu qu’elle me quitte
                                                                                                Après m’avoir dit grand merci
                                                                                                Et je l’ai vue toute petite
                                                                                                Partir gaiement vers mon oubli

                                                                                                Un p’tit coin d’parapluie
                                                                                                Contre un coin d’paradis
                                                                                                Elle avait quelque chos’ d’un ange
                                                                                                Un p’tit coin d’paradis
                                                                                                Contre un coin d’parapluie
                                                                                                Je n’perdais pas au chang’, pardi

                                                                                                Georges Brassens. Je n’ai pas changé une ligne, c’est parfait.


                                                                                                • Taverne Taverne 24 octobre 2010 10:50

                                                                                                  - "Nicolaaaaas !
                                                                                                  - Angelaaaaa !
                                                                                                  - Nicolaaaaas !

                                                                                                  - Angelaaaaa !"


                                                                                                • Taverne Taverne 24 octobre 2010 11:21

                                                                                                  Le petit Nicolas se promenait dans la forêt avec son petit panier à provision. Y’avait dedans un cadeau de grand’maman Liliane : un tout petit miliion parce qu’il le vaut bien et la galette des fonds de pension du peuple des rois des cons. Nicolas tenait à la main le billet doux de sa promise « Ach ! meine pitite Nicolas, je me languis d’amour pour. Rétrouvez-moi dans ma kleine Zimmer. » Il arriva devant la maison de sa bienaimée mais la porte ne s’ouvrit pas :

                                                                                                  « Angela l’attendait là, dans son lit, grimée en grand méchant look. Elle lui cria : Tire la talonnette et l’oreillette cherra. Nicolas tira la talonnette et la porte s’ouvrit. »


                                                                                                  • Taverne Taverne 24 octobre 2010 11:35

                                                                                                    Qu’avez-vous là dans votre panier à provision, lui demanda Angela. Oh ! ce n’est rien qu’un petit million, et la galette du peuple des rois des cons mais ça me réchauffe le coeur à la manière d’un feu de bois. Justement, de feu de bois il n’y avait pas car Angela avait oublié de faire du feu dans la cheminée. Alors ce qui devait arriver arriva, le petit Nicolas prit froid :

                                                                                                    - « Ach ! Pitite nature ! », s’écria Angela.
                                                                                                    - Angela, Angela ! J’ai des engelures, se plaignit Nicolas, Ma mie regagnons la voiture ! "

                                                                                                    C’est ainsi qu’ils partirent pour Deauville.


                                                                                                    • Taverne Taverne 24 octobre 2010 12:03

                                                                                                      Mais restons encore un peu dans cette histoire. Car, après tout, un petit coin de parodie pour un coin de paradis, vous n’perdez pas au change, pardi ! Mais lui, non plus, le Nicolas, qui avait maintenant le nez dans le corsage d’Angela. « Il se faut bien reconnaître qu’il y a du monde au balcon », se dit-il, et il ne se pencha que mieux, se prenant à rêver que du haut de ce charmant balcon, il pourrait mieux regarder passer le peuple des rois des cons. Car c’était un jour de manif .


                                                                                                      • Taverne Taverne 24 octobre 2010 12:30

                                                                                                        C’est ainsi qu’on les prit en photo tous les deux réunis sous un parapluie. Sur les planches de Deauville, il pleuvait mais on entendait la chanson : “shabada bada, shabada bada”. Comme au bon vieux temps des comédies musicales. Mais personne ne force Nicolas à la fermer pas plus que Fred à s’taire . On faillit assister à la fin de l’idylle quand il dit “je dois vous parler de la Grèce”. “Que dites-vous là”, s’indigna-t-elle, je n’en ai point de trop. Hier encore, les trois petits cochons y trouvèrent bien à faire…” Mais, non, rectifia Nicolas qui s’aperçut de sa méprise et se tira d’affaire en lui parlant du cas des Grecs. Ils décidèrent qu’ils allaient les punir. Au moment de la photo finale, comme Nicolas se perdait dans cette forêt de grandes jambes, tandis que le petit poussait - petit Poucet - , Angela, un peu amère - et même s’il n’y avait pas plus amère qu’elle - Merkel -, lui fit une place auprès d’elle.


                                                                                                      • djanel Le viking- djanel Le viking- 24 octobre 2010 14:18

                                                                                                        A la taverne.


                                                                                                        Personne ne t’as pas encore dit que tu deviens de plus en plus lourd.

                                                                                                        Pour un militant du MODEM, tu devrais t’appliquer à vouloir faire mieux.

                                                                                                        Oui !!!! Réfléchis un peu.

                                                                                                        Après que Sarkozy eût été rejeté par l’opinion publique , pour qui, crois tu, voteraient les gens de droite !!!! Pour Bayrou ???? Pas certain, la taverne ! A cause de militant comme toi qui lui donne une mauvaise image. Justement toute la question est là. Pour qui voter en 2012 ?

                                                                                                        Asselineau l’a certainement mieux compris que toi pauvre plouc de basse bretagne.


                                                                                                      • Taverne Taverne 24 octobre 2010 21:07

                                                                                                        « pauvre plouc de basse bretagne. » On dirait du Sarko dans le texte avec ses « connards de bretons ». Les types qui n’ont que l’insulte comme argument sont bien à plaindre et souvent ils ne jouent aucun rôle utile pour leur pays.


                                                                                                      • edgar edgar 24 octobre 2010 12:06

                                                                                                        Ecométa, plaignez-vous que des hommes politiques prennent le temps d’écrire des articles de réflexion et viennent débattre pour les défendre.

                                                                                                        Où avez-vous vu du prosélytisme dans cet article ? Dans le fait qu’il touche juste, qu’il est bien écrit et qu’il n’essaie pas de faire passer les vessies pour des lanternes ? Moi je n’ai pas vu d’appel à adhérer à l’UPR ou quoi que ce soit !

                                                                                                        Vous voudriez quoi ? Que François Asselineau, qui lance un parti seul, sans financement d’un grand parti ami, publie des papiers anonymes de peur de passer pour un prosélyte ?

                                                                                                        Ce serait ridicule non ? Alain Juppé écrirait dans Agoravox vous y verriez du prosélytisme ?

                                                                                                        Vous pouvez débattre sur le fond, si vous en avez envie, mais l’accusation de prosélytisme relève de la volonté d’étouffer une discussion pourtant bien nécessaire.


                                                                                                        • aveclotanvatoutsenva 24 octobre 2010 15:01

                                                                                                          Si Ecométa se focalise à ce point sur le terme « prosélytisme » et uniquement là-dessus, pour attaquer François Asselineau (et l’UPR), ce n’est sans doute pas pour rien.

                                                                                                          En effet, à propos de quoi le grand public entend-il généralement parler de « prosélytisme », dans les médias, ces dernières années ?
                                                                                                          Réponse :
                                                                                                          1) à propos du prosélytisme des « fondamentalistes islamiques » (™ OTAN)
                                                                                                          2) à propos du prosélytisme des sectes

                                                                                                          Bref, accuser un dirigeant ou un mouvement de faire du « prosélytisme » est donc un moyen de le discréditer en faisant appel aux réflexes de peur que la propagande incessante du Système est censée avoir implantés dans l’esprit du public.

                                                                                                          On serait tenté de dire, dans un premier temps, que Ecométa ne représente ici que lui même (vu l’écrasante majorité d’opinions positives sur l’article d’Asselineau), mais un regard plus attentif permet de vite se rendre compte qu’il représente en fait, le Système...


                                                                                                        • BA 24 octobre 2010 14:00

                                                                                                          Nicolas Sarkozy bat son record d’impopularité selon notre baromètre Ifop-JDD. La loi sur les retraites va être votée mercredi et pourtant le mouvement continue.

                                                                                                          Sept français sur dix sont mécontents de Nicolas Sarkozy.

                                                                                                          Selon le baromètre Ifop-Journal du Dimanche , jamais le président de la République n’a été aussi impopulaire depuis le début de son quinquennat.

                                                                                                          Il égale même le record historique d’impopularité depuis 1958.

                                                                                                          Avant lui, seul Jacques Chirac avait atteint un tel niveau.

                                                                                                          A dix-huit mois de la prochaine élection présidentielle, Nicolas Sarkozy va devoir se transformer en magicien pour retourner un pays qui a basculé dans un antisarkozysme de plus en plus virulent.

                                                                                                          http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Le-conflit-se-concentre-sur-le-president-228977/


                                                                                                          • stephanie stephanie 25 octobre 2010 14:22

                                                                                                            Depuis le temps que sarko descent, il devrait être au 3ème sous sol


                                                                                                          • victor latent 24 octobre 2010 18:15

                                                                                                            Bonjour M. Asselineau,

                                                                                                            J’ai lu avec intérêt votre article, et j’apprécie autant les commentaires consécutifs à celui-ci qui me semblent pointés vers un consensus : vous faîtes un « bon  présidentiable ».

                                                                                                            Il est très beau de dénoncer la main mise d’une poignée de décideurs qui réussissent à imposer leurs idées sur le monde à travers les filtres électoraux propres à chaque pays.

                                                                                                            Cependant vous qui avez approché de loin ces décideurs par vos études, emplois et postes ténus dans la fonction publique Française, qui savez très bien expliquer par quel processus nous sommes arrivé à cette situation de blocage et d’appauvrissement, vous qui êtes passionné par les “36 Stratagèmes chinois”, je suis étonné que vous créez votre parti politique et souhaité réunir ces fameuses 500 signatures afin de nous sortir de cette union forcée :

                                                                                                            Mr Asselineau, comment ce fait-il qu’un candidat du pauvre vivier électoral de 2007 soit élu président de la république Française alors qu’il est incapable d’aligner deux phrases dans un Français correct (Cf ; visite d’un salon où son expression la plus naturelle a été de dire « Casse toi pov’con ») ? Comment un tel personnage a-t-il pu devenir président alors que durant sa compagne, il a posé pour la photo en compagnie de Tom Cruise dont le métier d’acteur n’est pas sa seule occupation ?

                                                                                                            N’est-il pas la démonstration qu’une élection au suffrage universel est abouti à un non-sens, à une aberration, une mascarade qui contredit un référendum et un texte de loi qui montre que le système est devenu biaisé par le haut.

                                                                                                            Pensez-vous rester intègre sur le chemin de la présidence ? Si oui, je pense qu’une fois élu, quelques voix douces, décideuses et coercitives viendront vous murmurer comment leur monde tourne. Soit vous êtes Candide, soit nous sommes encore des idiots.

                                                                                                            M. Asselineau, je suis le citoyen que l’on presse indéfiniment car il travaille plus et plus en espérant une meilleure vie, et surtout, travaille plus et plus pour ne pas devenir pauvre.

                                                                                                            Néanmoins je suis prêt à tout sacrifier pour recommencer à plat.

                                                                                                            Simplement, M. Asselineau, tôt ou tard, nous irons pendre ou embrocher pour recommencer une « révolution ».



                                                                                                            • djanel Le viking- djanel Le viking- 24 octobre 2010 21:04

                                                                                                              .

                                                                                                              N’a pas l’air sérieux ce gars là. Il ne connait pas la signification des mots qu’il emploie comme par exemple ici dans cette expression « vous qui avez approché de loin ». s’approcher n’est-ce pas vouloir réduire l’éloignement ? Comme dirait l’autre, il y a un oxymore là dedans ?

                                                                                                              Je ne vous dis pas la suite de la phrase... c’est brillantissime pour vers luisants.


                                                                                                            • Taverne Taverne 24 octobre 2010 21:11

                                                                                                              Vous faites encore avancer le débat Djanel ? Quel talent ! Cela vous dérange-t-il que les gens s’expriment. Ou cela vous dérange-t-il de voir que des personnes ont du vocabulaire et pas seulement, comme vous, des mots d’injure et de mépris ?


                                                                                                            • Login Login 24 octobre 2010 20:50

                                                                                                              Aujourd’hui le 1er projet politique devrait être de faire autrement de la politique, avant même
                                                                                                              de parler d’en faire. Ceci devrait unir tous les porteurs de projet, Olivier B, vous, Jean-luc Melanchon, Francois Bayrou et d’autres. N’est pas la première de vos convictions à 
                                                                                                              tous et l’attente d’une majorité de français : rendre la république aux français ? 




                                                                                                              • stephanie stephanie 25 octobre 2010 14:25

                                                                                                                NON TOUS LES AUTRES SONT DES LEURRES !


                                                                                                              • stephanie stephanie 25 octobre 2010 14:26

                                                                                                                Aucun ne demande la sortie de l’europe !


                                                                                                              • colerix 25 octobre 2010 01:02

                                                                                                                « Aujourd’hui le 1er projet politique devrait être de faire autrement de la politique, avant même de parler d’en faire »

                                                                                                                Eh ben ça, il fallait y penser !

                                                                                                                Mais au fait, ça consiste en quoi, « faire de la politique autrement » ?
                                                                                                                Se mettre à faire ses discours en verlan ? Faire asseoir les députés de droite, à gauche de l’hémicycle à l’Assemblée Nationale, et inversement pour les députés de gauche (merde, et qu’est-ce qu’on fait de ceux du centre qui eux vont rester au centre ? On peut éventuellement les mettre dans les toilettes, vu leur nombre, ça tiendra peut-être…) ?

                                                                                                                Bon, plus sérieusement, ce genre de verbiage sur « faire de la politique autrement » ne veut strictement rien dire et est à peu près aussi vide de sens que le « faire l’Europe des gens » de je ne sais plus trop quelle potiche du PPF (paysage politique français).

                                                                                                                Quant à Olivier B (c’est le frère d’Agnès ?), Mélenchon, Bayrou et les autres, ils ont, c’est vrai quelques points en commun qui les rapproche : ils sont tous européïstes, ils cachent tous soigneusement aux Français le rôle central des USA dans la « Construction » européenne, et tous sont des faux opposants au Système qui à ce titre, n’ont aucune raison (bien au contraire) de changer quoi que ce soit à leur façon de faire de la politique.

                                                                                                                Rien à voir donc, avec Asselineau qui est bien le seul, à ma connaissance, à révéler aux Français ce que l’ensemble de la classe politique essaie, elle, de dissimuler.


                                                                                                                • Login Login 25 octobre 2010 16:19

                                                                                                                  Et si je vous dis, apprendre à cultiver autrement pour nourrir la planète, çà vous parle ? La finalité de change pas mais les techniques si. Et bien je vous dis la même chose de la politique. Vous voulez changer les choses en appliquant les mêmes techniques , celles qui rendent possibles que les représentants ne finissent par représenter qu’eux mêmes et leurs amis et surtout puissent le faire en toute impunité ! Manque d’imagination et d’audace. je maintiens donc mon propos. 

                                                                                                                  Concernant le comment, je suggère et ce n’est qu’un exemple, de monter une « coopérative politique ». Si les porteurs de projet minoritaire sont incapables de mettre en place un schéma démocratique pour concilier leurs points de vue, comment voulez que cela soit possible par ceux qui les soutiennent.

                                                                                                                • Attilax Attilax 25 octobre 2010 01:21

                                                                                                                  Bel article, monsieur Asselineau, un de plus.

                                                                                                                  Merci de m’avoir ouvert les yeux. Le rêve était prometteur : une Europe unie, riche et en paix, ça en jetait, ça avait l’air parfait...
                                                                                                                  Nous nous sommes faits rouler dans la farine, en regardant passer le train de l’Europe économique comme des bœufs. Exit les cultures pourtant si riches de ce vivier incroyable. Cette Europe est à l’instar de ses billets : anonyme, sans Histoire, sans référents culturel. Comment est-ce possible ?

                                                                                                                  En dehors de quitter l’Europe, quelles orientations politiques donneriez-vous à la France si vous étiez élu ? Procéderiez-vous à des nationalisations par exemple ? Quel serait votre plan pour protéger le pays des « représailles » qui s’ensuivraient ? Comment feriez-vous revenir les industries aujourd’hui disparues ? Quels changement profonds de société avez-vous en tête ?
                                                                                                                  Que pensez-vous des propositions de Frédérique Lordon, décrites intelligemment dans « La crise de trop », pour éviter des banqueroutes nationales de plus en plus fréquentes ? (si vous ne l’avez pas lu, je vous le conseille chaudement).

                                                                                                                  J’ai compris que vous étiez gaulliste, ce qui m’aide à comprendre votre vision de la France. Mais j’avoue ne pas être encore tout à fait sûr de pouvoir clairement vous identifier politiquement...

                                                                                                                  Bravo en tous cas pour vos démonstrations brillantes, passionnantes, et totalement à contre-courant. Il va être de plus en plus difficile de ne pas parler de vous dans les mois qui viennent, à mon avis.

                                                                                                                  Hélas, lorsque le sage montre la lune du doigt, l’idiot regarde le doigt.


                                                                                                                  • stephanie stephanie 25 octobre 2010 14:30

                                                                                                                    L’UPR demande seulement le sortie de l’europe et de la zone Ue, ainsi que redonner à la Banque de France le droit d’émettre la monnaie,


                                                                                                                  • Ecométa Ecométa 25 octobre 2010 09:42

                                                                                                                    @edgar

                                                                                                                    Où avez-vous vu du prosélytisme dans cet article ? Dans le fait qu’il touche juste, qu’il est bien écrit et qu’il n’essaie pas de faire passer les vessies pour des lanternes ? Moi je n’ai pas vu d’appel à adhérer à l’UPR ou quoi que ce soit !

                                                                                                                    Ai-je dit que l’article en lui-même était prosélyte ? Non ! C’est, ensuite, dans le débat que Monsieur Asselineau ne cesse de faire du prosélytisme.

                                                                                                                    « Ce serait ridicule non ? Alain Juppé écrirait dans AGORAVOX vous y verriez du prosélytisme ? »

                                                                                                                    « Vous pouvez débattre sur le fond, si vous en avez envie, mais l’accusation de prosélytisme relève de la volonté d’étouffer une discussion pourtant bien nécessaire
                                                                                                                    . »

                                                                                                                    Juppé est un peu passé de mode… de toute façon il n’écrit visiblement pas dans AGORAVOX ; et ce n’est pas le fait d’écrire dans AGORAVOIX qui relève du prosélytisme mais la façon d’intervenir dans le débat pour recruter des adhérents à un parti politique.

                                                                                                                    @djanel le viking

                                                                                                                    « J’ai lu votre fiche d’auteur. Nous pouvons y trouver de quoi se moquer de vous. Surtout lorsque vous vous vantez d’avoir eu une expérience bancaire qui vous a permis de vivre la mondialisation financière au cœur du système. »

                                                                                                                    " N’importe quel employé de banque de la femme de ménage jusqu’au guichetier qui n’ayant point conscience d’elle-même, pourrait dire la même chose que vous ».

                                                                                                                    « Allez donc vous coucher »

                                                                                                                    Belle argumentation faisant avancer le débat… visiblement, mon point de vue gène, et c’est sans aucun doute qu’il doit être assez pertinent… non je n’irai pas me coucher !

                                                                                                                    Si ce sont là vos forces vives Monsieur Asselineau, vous n’êtes pas sorti de l’auberge...


                                                                                                                    • Ecométa Ecométa 25 octobre 2010 10:05

                                                                                                                      Attilax écrit : « En dehors de quitter l’Europe, quelles orientations politiques donneriez-vous à la France si vous étiez élu ? Procéderiez-vous à des nationalisations par exemple ? Quel serait votre plan pour protéger le pays des « représailles » qui s’ensuivraient ? Comment feriez-vous revenir les industries aujourd’hui disparues ? Quels changements profonds de société avez-vous en tête ? »

                                                                                                                      Voilà la bonne question, être contre l’Europe ne suffit pas : quel est votre vision de la société ? Une questioin que j’ai moi-même posée en vous demandant de vous poser « fondamentallement » : politiquement économiquement, au plan démocratique et républicain !

                                                                                                                      Exprimez-vous sur ce sujet dans AGORAVOX et sans faire de prosélytisme !

                                                                                                                      Que pensez-vous de la retraite à 67 ans… effectifs ?

                                                                                                                      Pour vous : qu’est-ce que la politique ?

                                                                                                                      Qu’est-ce que l’économie ?

                                                                                                                      Quelle protection économique entendez-vous mettre en place ?

                                                                                                                      Que pensez-vous des différents modes de scrutins sensés servir la démocratie ?

                                                                                                                      Quelle serait votre réforme fiscale ?

                                                                                                                      Quel est votre programme ?

                                                                                                                      Car sur votre site, à part être contre l’Europe… même pas pour une autre Europe, mais contre l’Europe quelle qu’elle soit ; à part cela : il n’y a rien pour nous renseigner.

                                                                                                                      Il est facile, à l’heure actuelle, de recruter contre l’Europe car l’anti-européanisme est porteur actuellement … mais après ; donner une autre vision de l’Europe… mais il  est vrai que vous êtes contre !


                                                                                                                      • François Asselineau François Asselineau 25 octobre 2010 16:58

                                                                                                                        @ Ecométa

                                                                                                                        Si je comprends bien vos messages successifs, vous n’êtes nullement gêné de dire une chose et son contraire :

                                                                                                                        - dans votre premier message (d’une agressivité étonnante compte tenu des principes éthiques dont vous vous prévalez sur la « photo montage » que vous affichez avec modestie), vous me reprochez d’avoir fait du « prosélytisme » dans mon article puisque vous vous scandalisez qu’Agoravox le laisse "en tête de gondole " [sic]

                                                                                                                        - mais, Edgar vous ayant fait remarquer à juste titre qu’il n’y avait pas la moindre trace de « prosélytisme » dans cet article, vous changez de pied et affirmez maintenant que ce n’est pas dans cet article que j’en faisais, mais dans mes réponses, et cela parce que j’ai indiqué des liens vers le site du mouvement que j’ai créé. En gros, cela revient à dire que vous me reprochez de répondre aux questions qui m’étaient posées.

                                                                                                                        - et voici que vous me reprochez maintenant de ne pas avoir de « programme ». Mais je suppose que si je vous réponds – ce qui me force à mentionner les liens vers le site de l’UPR où il est question de programme -, vous allez de nouveau vous scandaliser que je fasse du « prosélytisme ».... !

                                                                                                                        Ayant ainsi bien compris que, de toute façon et quelle que soit la réponse que je vous fournirais, je ne trouverai pas grâce à vos yeux, ma tentation est grande de ne plus vous répondre. Cependant, je pense aux autres lecteurs d’Agoravox et c’est pour eux que je réponds à vos nouvelles questions et assertions.

                                                                                                                        -------------------------------------------------------------------------------------------------

                                                                                                                        I – QU’EST-CE QU’UN « PROGRAMME » ?

                                                                                                                         Avant de répondre à la question sur notre « programme », il me semble impératif de préciser devant les lecteurs deux points aussi essentiels qu’évidents, et qui, pourtant, sont complètement perdus de vue par nos concitoyens, du fait du lavage de cerveau intensif auquel ils sont soumis depuis tant d’années.

                                                                                                                        1) Un « programme » est inséparable d’une analyse du monde et d’une vision de l’avenir de la France

                                                                                                                        Le premier point essentiel, c’est qu’un « programme », s’il a du sens, ne doit pas être une avalanche de propositions sorties de notre chapeau, comme les mouchoirs de couleurs qu’un prestidigitateur sort à la queue-leu-leu de son haut de forme pour épater le public. Pour un parti responsable et qui prend ses compatriotes pour des adultes, un programme doit s’inscrire dans une analyse précise, lucide et sans complaisance du monde actuel, et dans une projection de ce que l’on juge souhaitable pour la France et pour l’avenir des Français. Avant donc de lancer une centaine de propositions, aussi disparates qu’un poème à la Prévert, comme le font tous les candidats à l’élection présidentielle, il faut expliquer aux Français quelle est la situation actuelle, en quoi elle pose problème, ce que l’on propose pour y remédier et pourquoi on le veut.

                                                                                                                        Or, et c’est là l’un des apports fondamentaux de l’UPR au débat politique national, nous expliquons aux Français que la situation de blocage actuel tient au fait que la France a perdu sa liberté et sa démocratie en se laissant entraîner dans une construction politique continentale conçue et promue par les Etats-Unis d’Amérique depuis plus de 60 ans.

                                                                                                                        En en exposant les preuves les plus officielles et les plus publiques, qui ne sont niées et réfutées par personne, l’UPR est seule à expliquer avec courage, constance et dignité, que la construction européenne est une invention américaine - et non pas du tout française -, financée et promue par Washington et ses relais depuis 1945, dans l’objectif de ligoter l’ensemble du continent européen dans une structure politique ingérable, absurde et autobloquante.

                                                                                                                        L’UPR est seule à expliquer que cette ruse, inspirée du 35ème des 36 stratagèmes chinois, dit « stratagème des chaînes », permet aux USA de piloter l’ensemble du continent européen car ils sont les seuls à pouvoir rallier autour d’eux et de leurs choix stratégiques une majorité des États d’Europe.

                                                                                                                        Cette spécificité de notre mouvement - qui permet d’un seul coup à tous nos concitoyens de comprendre les tenants et aboutissants des événements en cours - est d’ailleurs l’une des raisons du grand succès de mes conférences, qui ont déjà été visionnées par un demi-million de personnes sur le web.

                                                                                                                         

                                                                                                                        2) Sauf à se moquer des Français, un responsable politique qui formule un « programme » doit avoir le pouvoir effectif de le mettre en œuvre

                                                                                                                        Le second point essentiel, c’est qu’un « programme » n’a de sens que si on peut l’appliquer pour de bon.

                                                                                                                        Or, et c’est là l’un des autres apports fondamentaux de l’UPR au débat politique national, les « programmes » présentés par TOUS les partis politiques français, à l’occasion de l’élection présidentielle ou des élections législatives, sont inapplicables à plus de 70, 80, ou 90%.

                                                                                                                        Pourquoi ? Parce que leurs propositions sont tout bonnement contraires aux engagements européens ou bien exigeraient de disposer de pouvoir que les Français n’ont plus puisqu’ils leur ont été retirés et transférés à la Commission européenne ou à la Banque Centrale Européenne.

                                                                                                                        Du reste, parmi les lecteurs, qui croit encore sans rire aux « programmes » avec 110 propositions que lancent les candidats à chaque élection ? Qui n’a pas noté que cela fait maintenant des années que les programmes ne veulent plus rien dire et que les Français subissent la même politique, quel que soit le camp (droite ou gauche) qui remporte les élections ?

                                                                                                                        L’UPR est le seul mouvement politique à leur expliquer pourquoi il en est ainsi, en leur présentant la liste précise - et proprement effarante - de tous les pouvoirs qui ont été volés aux Français à chaque traité européen successif. Une liste précise qu’aucun autre mouvement politique n’ose dévoiler à nos compatriotes.

                                                                                                                        C’est d’abord en apportant une réponse à ces deux points – qui sont des préalables décisifs - que l’UPR se distingue de TOUS les autres mouvements politiques français. Car l’UPR a fait le choix d’être un rassemblement de Français libres et désireux d’aller au fond des choses pour bien comprendre la situation de blocage absolu dans laquelle se retrouve la France ainsi que la disparition de notre démocratie réelle au profit d’un simulacre.

                                                                                                                        Cela nous distingue en particulier, et de façon décisive, de tous les partis dits « souverainistes » ou « eurocritiques », qu’ils soient de droite ou de gauche. Tous ces partis critiquent l’Europe, parfois brillamment, souvent très sévèrement. Mais, du Front National au NPA et à Lutte Ouvrière en passant par le MPF, DLR, Le Front de gauche, le PCF, etc., ils se refusent tous, à la différence de l’UPR :

                                                                                                                        -  d’une part à expliquer quel est le rôle joué par les États-Unis dans la « construction européenne » depuis 1945,

                                                                                                                        -  d’autre part à proposer aux Français de sortir de cette « construction ».

                                                                                                                        Cette attitude systématique des partis théoriquement « d’opposition », ambiguë et illogique, donc étrange, a eu pour effet de bloquer le jeu politique depuis des années, et de faire croire faussement aux Français que nulle personne sensée, même critique contre l’Europe, ne pourrait avoir l’idée de remettre en cause le principe même d’une construction politique continentale.

                                                                                                                        Pourtant, la construction européenne n’étant jamais qu’une idée politique parmi d’autres, il n’y a rien de plus normal, logique et sain, dans une démocratie, que cette idée politique puisse être combattue. Or ce n’est pas le cas.

                                                                                                                        Le fait même que tous les partis politiques ayant accès aux médias semblent s’être donné le mot pour ne jamais proposer aux Français de sortir de l’UE devrait mettre la puce à l’oreille de tous les républicains. D’un point de vue objectif, il y a là une anomalie démocratique très profonde, qui donne à penser que nous avons bien affaire à la clé de voûte du système qui dirige la France.

                                                                                                                        Du reste, c’est justement parce qu’ils bloquent ainsi le jeu au profit de ce qu’ils prétendent combattre que les partis « souverainistes » (DLR, MPF, Front de gauche, MRC, etc.) reçoivent des financements discrets, ou quelques circonscriptions législatives sur mesure, de la part de l’UMP ou du PS, ainsi que des couvertures médiatiques complaisantes.

                                                                                                                        ---

                                                                                                                        ( Suite dans mon message suivant )


                                                                                                                      • François Asselineau François Asselineau 25 octobre 2010 17:03

                                                                                                                        ( suite de mon message précédent )
                                                                                                                        -----------------------------------------------------

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                                                                                                                        • mobiliser les Français sur le sujet stratégique essentiel - la sortie de l’UE -, car il est à la fois celui dont dépend notre souveraineté et celui que les Français ont le pouvoir de décider seuls. TOUS LES AUTRES SUJETS EN DECOULENT.
                                                                                                                        • expliquer aux Français pourquoi et comment la construction européenne est une machine de guerre conçue par les Américains et leurs relais depuis 60 ans pour domestiquer la France dans un empire euro-atlantiste prétendant dominer l’univers,
                                                                                                                        • démontrer pourquoi et comment cette Europe n’est pas modifiable et pourquoi tous les projets « d’autre Europe » ne sont mis en avant depuis des décennies que pour égarer l’opinion,
                                                                                                                        • analyser pourquoi et comment cette machine de guerre est de plus en plus nocive, à la fois pour nos libertés, pour notre démocratie, pour nos services publics, pour notre niveau de vie, pour le rayonnement de la France et pour la paix dans le monde,
                                                                                                                        • expliquer en quoi la sortie de l’UE est parfaitement possible, économiquement et juridiquement, comme le prouve d’ailleurs l’existence même de l’article 49-A du traité de Lisbonne (article 50 de la version dite « consolidée » du traité sur l’Union européenne) qui précise justement les modalités de sortie de l’UE pour un Etat membre qui le décide. 

                                                                                                                        En appelant les Français à faire sortir enfin la France de l’Union européenne, l’UPR s’attaque donc au verrou essentiel de la politique française que constitue l’opposition de connivence des mouvements « souverainistes » ou « eurocritiques » et ouvre soudain aux Français des perspectives formidablement mobilisatrices pour qu’ils reprennent en main leur propre destin. 

                                                                                                                        J’insiste au passage sur un point capital : si l’UPR propose aux Français de sortir de la prétendue « Union européenne », ce n’est certainement pas par « nationalisme » ni par volonté de « refermer la France sur elle-même », comme ne cesse de vouloir le faire croire une propagande incessante.

                                                                                                                        Si l’UPR propose aux Français de sortir de l’UE et condamne le principe même de toute « construction européenne », c’est par souci :

                                                                                                                        • de rendre aux Français la démocratie qui leur a été volée,
                                                                                                                        • de restaurer le droit inaliénable du peuple français à disposer de lui-même et de son avenir, pour reprendre les termes exacts du Pacte sur les droits civils et politiques du monde, adopté à l’unanimité de l’Assemblée générale des Nations unies le 16 décembre 1966, et qui s’impose à la France comme un principe général du droit international public,
                                                                                                                        • de leur permettre de défendre leurs intérêts légitimes comme le font tous les peuples du monde, notamment à l’Organisation Mondiale du Commerce,
                                                                                                                        • de permettre à la France de faire entendre son message de liberté à travers le monde ;
                                                                                                                        • et d’éviter d’entraîner la France dans des guerres de plus en plus inquiétantes, dans le cadre de la théorie du « Choc des civilisations » méditée par les think-tanks américains et dont la construction dite « européenne » est l’un des éléments décisifs.

                                                                                                                        Ce dernier point me permet aussi de souligner que sortir de l’UE, ce n’est donc pas faire preuve de xénophobie et de racisme, c’est exactement le contraire ! Ouvrir la France au monde, refuser se s’enfermer dans une "solidarité continentale" fictive, c’est coopérer avec tous les peuples du monde sans faire de distinguos, très suspects moralement, et très dangereux militairement, en fonction de leur appartenance religieuse ou ethnique.

                                                                                                                        Au passage, je réponds d’avance à un autre des poncifs de la propagande européiste, à savoir que sortir de l’UE reviendrait à « isoler la France » et à la refermer sur elle-même. Là aussi, le mensonge est éhonté puisque sortir de l’UE :

                                                                                                                        • ne changera en rien notre appartenance à des dizaines d’organisations internationales (à commencer par l’ONU où nous détenons l’un des 5 sièges de membres permanents) : c’est au contraire notre maintien dans l’UE qui risque de nous faire perdre à terme ce siège au Conseil de Sécurité, pour le plus grand bénéfice des Américains
                                                                                                                        • ne nous fera pas fermer nos 195 représentations diplomatiques et consulaires à travers le monde : c’est au contraire notre maintien dans l’UE qui risque de nous faire perdre à terme ce réseau et de le fusionner dans un réseau « européen » complètement aligné sur les intérêts euro-atlantistes,
                                                                                                                        • n’affectera en rien nos intérêts dans Airbus ou dans Arianespace puisque, contrairement à ce qu’affirme une propagande constamment trompeuse, ces projets industriels sont des coopérations internationales mondiales et n’ont strictement rien à voir avec la « construction européenne » (14 des 27 États membres de l’Union européenne sont totalement absents de la fabrication des Airbus, alors que le premier pays contributeur – pour les A380 – sont les Etats-Unis d’Amérique avec 38% de la fabrication pour les avions motorisés Pratt & Whitney)
                                                                                                                        • ne changera en rien les alliances des grands groupes industriels ou financiers mondiaux, lesquels se moquent éperdument du périmètre de l’Union européenne
                                                                                                                        • etc. 

                                                                                                                        Je tiens à bien préciser que l’UPR se bat non seulement pour sortir de l’Union européenne, mais aussi pour refuser toute autre « construction européenne » que ce soit.

                                                                                                                        Nous estimons que la seule organisation politique légitime au XXIe siècle pour permettre à tous les peuples du monde de vivre en paix et en harmonie est l’Organisation des Nations-Unies et certainement pas le « monde blanc » s’érigeant de sa propre initiative en empire planétaire, juge et policier des autres peuples du monde, sous couvert de « communauté internationale » réduite à la seule communauté USA-UE-OTAN.

                                                                                                                        Donc c’est Non, Ecometa. Nous ne voulons surtout pas donner une « organisation politique au continent » et c’est cela qui nous distingue en effet de TOUS les autres partis politiques français. Car, je renvoie ici les lecteurs à ce que dit si bien et si précisément notre Charte Fondatrice sur laquelle vous n’avez su que cracher :

                                                                                                                        L’UPR affirme solennellement qu’en ce XXIe siècle qui voit le triomphe des échanges et des communications d’un bout à l’autre du globe, la seule instance internationale légitime est plus que jamais l’Organisation des Nations Unies, dont le principe éthique suprême est de traiter tous les peuples et toutes les nations sur un strict pied d’égalité. L’idée même de construire, de gré ou de force, un empire européen – ou euro-atlantique - qui inclurait certaines nations et en exclurait toutes les autres constitue une erreur tragique et un contresens historique majeur, dont les conséquences sur la paix mondiale pourraient être redoutables.

                                                                                                                        C’est pourquoi l’UPR entend promouvoir les coopérations internationales de toute nature avec tous les États de la planète, sans procéder à une quelconque distinction, moralement et éthiquement suspecte, en fonction de leur appartenance ou non au continent européen. L’UPR rappelle à ce propos que les définitions des continents sont de pures conventions géographiques, qui ne correspondent nullement aux affinités et aux échanges entre les États du globe.

                                                                                                                        Du reste, nous rappelons qu’il existe déjà une organisation régionale en Europe, baptisée « Conseil de l’Europe », qui n’a rien à voir avec la « construction européenne », à laquelle appartiennent tous les pays d’Europe, y compris la Russie, l’Ukraine, la Suisse, la Norvège et l’Islande. Cette organisation suffit amplement à la tâche, même s’il est vrai que les médias n’en parlent pas du fait qu’elle pas « tenue » en sous-main par les États-Unis d’Amérique (ne serait-ce que du fait de la présence de la Russie), comme le sont les institutions bruxelloises. 

                                                                                                                        En résumé, l’UPR appelle les Français à rejeter toute idée de construction européenne car nous sommes les seuls à expliquer à nos compatriotes que l’idée même d’une construction politique continentale est :

                                                                                                                        • absurde économiquement (puisqu’elle ne correspond en rien aux stratégies mondiales des entreprises ni au jeu des prises de participation capitalistiques)
                                                                                                                        • inepte sociologiquement (puisque les affinités des peuples, les langues, les histoires, les flux migratoires, les échanges de marchandises et de personnes, etc. ne correspondent en rien au périmètre artificiel de l’UE)
                                                                                                                        • impossible historiquement et géopolitiquement (puisqu’elle se heurte à 2500 ans d’histoire et à des contraintes géopolitiques objectivement opposées)
                                                                                                                        • condamnable moralement (puisque le fondement même de la "construction européenne", au bout du raisonnement, est de nature racialiste et religieux)
                                                                                                                        • inhumaine culturellement (puisqu’elle vise à créer un « homme nouveau » et factice, reniant sa langue et son histoire, - homo europeus -, tout comme la construction du socialisme avait prétendu créer un homo sovieticus)
                                                                                                                        • tyrannique politiquement (puisqu’elle vide de sens la démocratie et nous a fait glisser dans la dictature)

                                                                                                                        ---------------------------------------------------------------------- 

                                                                                                                        ( suite dans mon message suivant )


                                                                                                                      • François Asselineau François Asselineau 25 octobre 2010 17:15

                                                                                                                        ( suite de mon message antérieur )

                                                                                                                        II – QUEL EST LE PROGRAMME DE L’UPR ?

                                                                                                                        S’agissant maintenant de notre programme plus précis, je suggère aux lecteurs :

                                                                                                                        • de lire d’abord ce que j’ai déjà conseillé précédemment – et ce qui a provoqué le procès en « prosélytisme » de Ecométa – à savoir notre Charte fondatrice http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/10/charte_fondatrice_upr.pdf . Ce document de 6 pages n’est pas un objet de marketing politique sans conséquence : il précise quelle est, pour de bon, notre philosophie d’action et ce qui rassemble tous les adhérents de notre mouvement.

                                                                                                                        Cette relative minceur de notre programme actuel mérite explication car un certain nombre de personnes, lorsqu’elles découvrent l’UPR, se déclarent à la fois enthousiasmées par nos analyses et étonnées, voire déçues, de ne pas trouver un programme plus détaillé. Telle est en substance la teneur du message outré qu’Ecométa a posté ce matin.

                                                                                                                        À cette interrogation, qui est compréhensible, nous répondons ce qui suit :

                                                                                                                        -----------------------------------------------------------------------------------
                                                                                                                        1)- LE PROGRAMME N°1 DE L’UPR, C’EST DE LIBÉRER LA FRANCE

                                                                                                                        -----------------------------------------------------------------------------------

                                                                                                                        La demande formulée à l’UPR d’un programme détaillé et précis témoigne, de la part des gens qui la formulent en toute bonne foi, d’une perception très insuffisante de la situation exacte de servitude dans laquelle la construction européenne a plongé notre pays.

                                                                                                                        Comme l’a dit François Mitterrand dans le testament politique qu’il a confié au journaliste George Marc Benamou quelques semaines avant sa mort :

                                                                                                                        « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort…apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde… C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ! »
                                                                                                                        (Source : LE DERNIER MITTERRAND de Georges-Marc BENAMOU - Date de publication : 27/1/1997 - Editeur : Plon - Omnibus).

                                                                                                                        Cette méconnaissance de la guerre d’asservissement qui nous est livrée est logique car tout est organisé, dans le système politique et médiatique qui dirige la France, pour que le citoyen reste dans l’ignorance de l’ampleur des pouvoirs précis qui ont été volés au peuple français (sous l’euphémisme manipulateur de "transfert de souveraineté") au profit d’une oligarchie euro-atlantiste à la botte de Washington.

                                                                                                                        Ce que nous souhaitons donc bien faire comprendre aux Français, c’est que faire sortir la France de l’Europe est EN SOI un programme considérable puisqu’il revient à se libérer d’un Empire qui veut nous asservir.

                                                                                                                        Sortir de l’UE n’est donc pas une bagatelle ou un détail, tant s’en faut. Ce ne sera pas une formalité, tant l’ensemble de l’appareil politique et médiatique français et étranger fera tout pour entraver notre libération nationale.

                                                                                                                        C’est pourquoi il faut que le plus grand nombre de Français se rassemblent d’abord et avant tout sur cet objectif-là, et comprennent qu’il y a un temps pour tout. La priorité, ce n’est pas ce que l’on fera après la Libération, c’est de se libérer !

                                                                                                                        Pour prendre un exemple, imagine-t-on ce qu’aurait répondu Charles de Gaulle à quelqu’un qui serait venu le voir, le 19 juin 1940, pour lui dire : "Bon, j’ai entendu votre Appel d’hier, c’est intéressant de vouloir continuer le combat jusqu’à la victoire contre l’Allemagne, mais avant que je me décide à vous rejoindre, présentez-moi d’abord quel sera votre programme après la défaite de Hitler ?"

                                                                                                                        Notons d’ailleurs que ce fut l’un des axes essentiels de la propagande de Vichy et des collabos que de reprocher à de Gaulle de ne pas avoir de « programme » ni de solution face à une France dont la défaite était estimée irrémédiable et sans appel.

                                                                                                                        --------------------------------------------

                                                                                                                        ( suite dans mon message suivant )


                                                                                                                      • François Asselineau François Asselineau 25 octobre 2010 17:16

                                                                                                                         ( suite et fin de mon message antérieur )

                                                                                                                        -----------------------------------------------------------------------------------
                                                                                                                        2)- POUR LIBÉRER LA FRANCE, IL FAUT TIRER LES CONSÉQUENCES DE LA LOI DES 55%

                                                                                                                        -----------------------------------------------------------------------------------

                                                                                                                        Pour libérer la France de l’empire euro-atlantiste qui l’a asservie sous couvert de « construction européenne », il faut absolument rassembler une majorité de Français. 

                                                                                                                        Or, il va de soi que cette majorité de Français se trouvera d’abord et principalement – même si ce n’est pas de façon exclusive - chez les 55% d’entre eux qui ont voté Non au référendum de 2005 sur la Constitution européenne.

                                                                                                                        Or tous les sondages post-électoraux indiquent que, sur ces 55% de Français ayant voté Non à la Constitution européenne, environ 30 à 32% étaient constitués d’électeurs de gauche et 23 à 25% d’électeurs de droite. 

                                                                                                                        Dès lors, l’alternative qui s’offre aux Français est d’une simplicité aveuglante 

                                                                                                                        -   soit ils continuent à se ranger dans un camp (à droite ou à gauche) et alors ils n’arriveront JAMAIS à faire sortir la France de l’Union européenne. Car, à droite comme à gauche, le parti majoritaire (UMP ou PS) a été pris en main par des responsables européistes

                                                                                                                        -  soit ils acceptent de se rassembler, de façon toute provisoire s’entend, dans un mouvement politique qui les fédère sur leur point commun, qui est de faire sortir la France de l’Union européenne pour que les Français récupèrent leur liberté de choix, leur république et leur démocratie. Tel est exactement l’objet de l’UPR. 

                                                                                                                        Notre position révèle ainsi le gouffre politique et conceptuel qui nous sépare, là encore, des partis politiques « souverainistes » ou « eurocritiques » de droite ou de gauche dont j’ai déjà largement parlé plus haut. 

                                                                                                                        Ainsi Le FN aura beau clamer qu’il veut « rassembler les Français », il ne dépassera jamais son score maximal d’environ 15%, comme l’ont attesté les 27 années écoulées depuis son lancement médiatique par François Mitterrand en 1983. De même DLR de M. Dupont-Aignan ou le MPF de M. de Villiers, qui développent l’un et l’autre des discours à la droite de la droite, ne draineront jamais un nombre significatif de voix de gauche, tout comme, de l’autre côté, le NPA de M. Besancenot, LO de Mme Laguiller, le POI de M. Schivardi, le PCF de M. Laurent ou le Parti de Gauche de M. Mélenchon ne draineront pas de voix de droite. Ils ne le souhaitent d’ailleurs par puisque M. Mélenchon, par exemple, affirme continuellement se battre pour une « gauche unie ».

                                                                                                                        Ainsi donc, tous ces partis invoquent rituellement leur volonté de rassembler les Français - chacun pour ce qui le concerne - mais ils sont tous dans l’incapacité absolue de pouvoir le faire pour de bon, justement du fait des positions et des rhétoriques qui sont les leurs depuis des années. Même si leurs dirigeants respectifs nient officiellement cette vérité, le fait est néanmoins avéré et ils le savent mieux que quiconque.

                                                                                                                        Pour parvenir à ce rassemblement, très difficile à réaliser, au-dessus du clivage droite-gauche, il ne suffit pas de claironner que l’on veut rassembler les Français, il faut s’en donner concrètement les moyens, jour après jour.

                                                                                                                        C’est pourquoi, depuis la création de l’UPR, nous avons veillé à ne jamais publier des « programmes », prendre des positions publiques ou diffuser un texte ou une vidéo qui soit susceptible de heurter ou de blesser les convictions de nos compatriotes, qu’ils soient de droite, du centre ou de gauche, qu’ils soient chrétiens, musulmans, juifs ou athées, qu’ils soient hommes ou femmes, pauvres ou riches, âgés ou jeunes, diplômés ou autodidactes, etc.

                                                                                                                        Conformément d’ailleurs à notre Charte fondatrice, nous refusons d’adopter un programme trop marqué à droite ou trop marqué à gauche, nous écartons les polémiques qui divisent et nous nous focalisons sur ce qui fait le plus grand dénominateur commun des Français : rendre à la France sa liberté.

                                                                                                                        Une fois que cela sera fait, et que la France aura récupéré la plénitude de sa démocratie et de sa république, l’UPR aura cessé son rôle historique la France retrouvera tout naturellement son clivage droite-gauche.
                                                                                                                        Comme en 1946. Car ce qui a fait suite à l’Appel du 18 juin 1940, c’est la Libération de 1944 puis la démission de Charles de Gaulle de toute fonction publique en janvier 1946. 

                                                                                                                        Ce sera ensuite aux Français, redevenus libres, de fixer à chaque échéance électorale nationale, le « programme » politique, économique et social qu’ils entendent se fixer pour la durée d’un mandat.

                                                                                                                        Ecométa, même si cette idée qui est la nôtre vous semble extravagante, elle porte un nom : la DÉMOCRATIE.

                                                                                                                         

                                                                                                                        -----------------------------------------------------------------------------------
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                                                                                                                        ÉSENTERAI PERSONNELLEMENT UN PROGRAMME PLUS PR ÉCIS EN TEMPS UTILE EN VUE DES ÉCH ÉANCES DE 2012

                                                                                                                        ---------------------------------------------------------------------------------
                                                                                                                        Tous les points précédents étant clairement à l’esprit de nos adhérents et sympathisants, je précise cependant que l’UPR présentera un programme plus détaillé le moment venu, pour répondre à certaines interrogations légitimes, notamment en termes de calendrier des actions menées et sur certains grands choix engageant notre avenir.

                                                                                                                        Cette présentation sera faite au cours d’une grande réunion publique à cet effet. Tous nos adhérents et sympathisants en seront dûment informés à l’avance, de même que les inscrits de notre page facebook, et de même que tous les lecteurs de notre site Internet.

                                                                                                                        Il ne nous a pas semblé nécessaire de révéler ce programme plus détaillé trop tôt car des éléments extraits de nos analyses ont déjà fait l’objet de reprise ou de plagiat par des responsables politiques, qui non seulement se les approprient indûment mais, pire encore, les utilisent ensuite à des fins exactement contraires à celles poursuivies par l’UPR. La réédition de semblables manoeuvres tortueuses sera d’autant moins aisée que l’UPR sera largement connue.

                                                                                                                        Au passage, permettez-moi de remarquer que nul ne sait quels seront les programmes des autres partis et candidats à la future élection présidentielle et que nul ne semble d’ailleurs y porter la moindre attention !

                                                                                                                        L’impatience de ceux qui nous demandent notre programme est donc en définitive plutôt flatteuse. Elle prouve que, de façon plus ou moins consciente, ceux qui nous découvrent ressentent instinctivement que l’UPR est un mouvement RÉELLEMENT différent des autres, et éprouvent de ce fait un intérêt décuplé pour ses propositions programmatiques.

                                                                                                                        Je peux en tout cas assurer que ce programme, très novateur, sera dans la ligne exacte de l’UPR. À savoir qu’il se situera au-dessus du clivage droite-gauche, qu’il se limitera bien entendu à quelques grandes orientations essentielles, et que tous ceux qui ont d’ores et déjà fait confiance à notre mouvement ne regretteront pas de l’avoir fait, bien au contraire.

                                                                                                                        -------

                                                                                                                        Je remercie l’attention de mes lecteurs et je les convie, même si le rappel de ces liens offusque Ecométa :

                                                                                                                         

                                                                                                                        François ASSELINEAU

                                                                                                                        ==================== FIN =================


                                                                                                                      • Ecométa Ecométa 25 octobre 2010 11:15

                                                                                                                        Dans un document de Maurice Allais, http://allais.maurice.free.fr/Cliquer%20pour%20chargement.pdf document intitulé « L’Europe en crise : Que faire ? », développé ensuite sous la forme d’un livre publié en décembre 2005 chez Clément Juglar, clementjuglar@auxam.fr , notre seul Prix Nobel de Sciences Economiques, et pour lequel Monsieur Asselineau se pose en adepte de ses idées, et comme étant le seul à dire la vérité économique… j’en suis entièrement d’accord ; il me semble que Monsieur Maurice Allais ne soit pas, mais absolument pas, et bien qu’il les critique sévèrement : ne soit pas pour que nous sortions de l’Europe ou de l’Euro !

                                                                                                                        Questions à Maurice Allais :

                                                                                                                        Q. L’Euro vous paraît-il être un facteur de développement indispensable pour l’Europe ?

                                                                                                                        R.
                                                                                                                        J’ai toujours considéré qu’une monnaie unique devrait être et ne pouvait être que le parachèvement de la réalisation d’une Union Economique et que de ce point de vue la création de l’Euro a été prématurée. Mais maintenant que l’Euro a été créé entre douze Etats membres de l’Union Européenne 1 dans des conditions justifiées 2 je ne vois que des avantages à ce qu’il soit maintenu et la politique de la Banque Centrale Européenne de réaliser une croissance annuelle moyenne des prix de 2 % me paraît entièrement fondée sous la réserve d’un contrôle effectif des mouvements de capitaux avec les pays étrangers.

                                                                                                                        Q. Quelle devrait être, selon vous, l’organisation politique du continent européen ?

                                                                                                                        R
                                                                                                                        . La non-ratification du Projet de Constitution par la France et les Pays Bas en mai 2005 pourrait-elle signifier un recul, voire un abandon quelconque de la Construction Européenne ? Certainement pas, tout au contraire. Nous devons indéfectiblement poursuivre la nécessaire édification de la Construction Européenne.

                                                                                                                        La non-ratification du Projet de Constitution, loin de s’opposer à la Construction Européenne, doit lui permettre de s’engager dans des voies réalistes et pleines d’avenir. Le Projet de Constitution doit être radicalement repensé à tous points de vue. Le retard qui pourra en résulter n’est rien au regard de ce qui est effectivement en jeu, l’avenir de l’Europe pour les décennies à venir.

                                                                                                                        En fait, l’existence d’un « déficit démocratique » dont on se plaint tant ne résulte que de l’absence d’institutions démocratiques appropriées. Ce sont les peuples eux-mêmes qui doivent décider et rester maîtres de leur avenir
                                                                                                                        .


                                                                                                                        Ceci est assez clair, et personnellement, je partage entièrement le point de vue de Maurice Allais.


                                                                                                                        • François Asselineau François Asselineau 25 octobre 2010 17:27

                                                                                                                          @ Ecométa

                                                                                                                          Il est extraordinaire que, dans le passage que vous signalez, vous ne commenciez pas par souligner ce que dit Maurice Allais : "J’ai toujours considéré qu’une monnaie unique devrait être et ne pouvait être que le parachèvement de la réalisation d’une Union Economique et que de ce point de vue la création de l’Euro a été prématurée« . C’est cela le point important, et non ce qu’il dit pour répondre à la question »et maintenant ?« 

                                                                                                                          Par ailleurs, je ne suis pas Maurice Allais, ni chargé de défendre sa mémoire.

                                                                                                                          Figurez-vous que Maurice Allais a pu faire :

                                                                                                                          - des analyses avec lesquelles je suis totalement d’accord ( comme celles sur la folie du libre-échange total avec des pays dont la population est 20 fois la nôtre et dont le niveau de vie est 10% du nôtre),

                                                                                                                          - et des analyses avec lesquelles je ne suis pas d’accord. Maurice Allais, comme tant et tant d’autres, s’est déclaré pour une »Autre Europe« , et c’est à mon sens une erreur totale de diagnostic. Les 60 ans écoulés depuis la pseudo »Déclaration Schuman" du 9 mai 1950 ont montré que, si l’Europe est telle qu’elle est, c’est parce qu’elle est la résultante d’un nombre croissant d’intérêts divergents, dont la résultante est un blocage structurel et la mainmise des Américains sur l’ensemble du processus.

                                                                                                                          Du reste, Maurice Allais semblait avoir évolué lui-même sur cette question puisque, dans l’article que j’ai posté sur Agoravox et qui reprend une interview parue l’an dernier dans Marianne (donc 4 ans APRES le livre que vous me citez), il condamne le libre-échange avec les pays de l’Europe de l’est entrés dans l’UE. Preuve, donc, qu’il avait pour le moins des réserves sur le processus en cours !!!

                                                                                                                          François ASSELINEAU

                                                                                                                          ========================


                                                                                                                        • colerix 25 octobre 2010 12:59

                                                                                                                          Je ne sais pas ce que Ecométa fait comme travail, mais vu les messages (avec citations, etc) qu’il nous a pondu ce matin, il n’a pas dû être très productif…

                                                                                                                          A moins, bien entendu, que son boulot consiste à intervenir sur des forums.


                                                                                                                          • Ecométa Ecométa 25 octobre 2010 15:48

                                                                                                                            Toujours aussi constructi !

                                                                                                                            Il est vrai que quand on a rien à dire... il ne reste plus que la dérision !

                                                                                                                            A chacun sa vie « colérix » !


                                                                                                                          • Ecométa Ecométa 25 octobre 2010 16:09

                                                                                                                            Je constate que beaucoup des intervenants, ici, visiblement anti-européens, et Monsieur Asselineau lui-même d’ailleurs : ne soutiennent pas économiquement AGORAVOX !

                                                                                                                            Est-ce qu’être anti-Européen rendrait « pingres » ? Pourtant, quand on se sert d’AGORAVOX pour faire un tel prosélytisme la moindre des choses serait de le soutenir financièrement : non ?

                                                                                                                            SVP : soutenez AGORAVOX il en a besoin !


                                                                                                                            • aveclotanvatoutsenva 25 octobre 2010 18:53

                                                                                                                              Ecométa, sachez que les « anti-européens » (comme vous les appelez) ont tous les défauts, dont celui d’être pingres.
                                                                                                                              Mais (et pour vous filer un petit coup de main dans votre noble mission de dénigrement de l’UPR) je dois préciser qu’ils ont un défaut bien plus important encore que celui d’être pingre :
                                                                                                                              ils font du prosélytisme !

                                                                                                                              Quoi, du prosélytisme ? Comme Al Quaida ? Comme Raël ou la secte du Temple solaire ?
                                                                                                                              Oui Madame, exactement : du prosélytisme. Je ne vous en dit pas plus, mais ça vous situe déjà les personnages, hein…


                                                                                                                              • Ecométa Ecométa 26 octobre 2010 11:46

                                                                                                                                @François Asselineau

                                                                                                                                Tout en informant à juste titre, et on connait la fourberie et l’hypocrisie américaine… et l’acceptation par certains de ce comportement ; tout en informant, vous ressassez trop le passé et oubliez de développer des idées politiques, économiques, sociétales et démocratiques réellement nouvelles.

                                                                                                                                Vous prétendez savoir ce que ferait De Gaulle s’il était encore là… dans un tel bordel : bien malin qui pourrait bien le savoir ! Pour ma part, je pense que comme il a composé avec le traité de Rome, il composerait avec ce qui existe et non contre ce qui existe : il partirait de l’existant pour modifier les choses mais il ne rejetterait pas l’Europe totalement !

                                                                                                                                Par ailleurs je n’ai pas craché, pour reprendre votre expression, sur votre « CHARTE » ; il me semble avoir été un peu plus fin que cela ! J’ai simplement dit ce que j’en pensais dans sa forme et sur le fond !


                                                                                                                                • François Asselineau François Asselineau 26 octobre 2010 13:40

                                                                                                                                  @ Ecométa

                                                                                                                                  Vous affirmez que « de Gaulle - s’il était encore là - ne rejetterait pas l’Europe totalement », et vous concluez cette phrase d’un point d’exclamation pour en souligner le caractère incontestable à vos yeux.

                                                                                                                                  Permettez-moi néanmoins de contester totalement votre affirmation.
                                                                                                                                  Sans vouloir faire parler les morts, j’estime quant à moi que de Gaulle aurait fait sortir la France depuis déjà bien longtemps de cette machination américaine.

                                                                                                                                  A l’appui de mon analyse, et au risque de vous irriter une nouvelle fois, je me permets de vous suggérer de lire mon Dossier « De Gaulle était-il pour l’Europe » que vous trouverez, excusez-moi, en cliquant sur
                                                                                                                                  http://upr63.fr/wp-content/uploads/2009/04/mensonge-de-gaulle.pdf

                                                                                                                                  Je précise que je complèterai d’ailleurs ce dossier très prochainement en y ajoutant un élément décisif - sur lequel je ne me suis pas suffisamment étendu - , qui porte sur la stratégie de l’Allemagne vis-à-vis de la construction européenne.

                                                                                                                                  Il n’est en effet pas possible de bien comprendre l’évolution de la stratégie de De Gaulle face à la construction dite « européenne » si l’on ne comprend pas que, confronté au traité de Rome signé en 1957 avant son retour au pouvoir, De Gaulle tenta dans un premier temps de subvertir de l’intérieur ce qu’il avait très vite analysé comme un projet américain de vassalisation du continent européen.

                                                                                                                                  N’ayant nullement les mains libres sur cette question puisqu’il était, hélas, obligé de s’appuyer sur une majorité parlementaire en partie composée de députés MRP ultra-européistes, le chef de la France Libre tenta de transformer le projet américain en une « Europe européenne ». En s’affranchissant de tout lien de sujétion à la fois avec les USA et le camp soviétique, ce contre-projet aurait placé de facto la « construction européenne » sous le magistère de la France, compte tenu de la première place que la France occupait - dans tous les domaines sauf industriel - dans ce qui n’était encore que l’Europe des Six dans les années 1960.

                                                                                                                                  Pour avoir des chances de succès, cette contre-stratégie gaullienne devait cependant réussir impérativement deux choses :

                                                                                                                                  • - d’une part empêcher absolument le Royaume-Uni d’entrer dans ladite construction car ce serait sinon le « cheval de Troie » anglo-saxon qui ruinerait à jamais la possibilité de se soustraire à l’influence américaine ;
                                                                                                                                  • - d’autre part obtenir un « découplage » stratégique entre l’Allemagne et les Etats-Unis, l’Allemagne acceptant de se placer sous le parapluie nucléaire français et donc de n’être que le « n°1-bis » de cette « Europe européenne ». D’où le traité de l’Elysée de janvier 1963 et les rencontres De Gaulle -Adenauer.

                                                                                                                                  Or il faut savoir que les autorités allemandes ont vidèrent de substance le traité franco-allemand de l’Elysée de janvier 1963 au moment de sa ratification en juin 1963 et qu’elles ont toujours, depuis 60 ans, joué le jeu des Etats-Unis contre celui de la France. En juin 1963, le Bundestag ne ratifia en effet ce fameux traité qu’en l’assortissant d’un préambule qui plaçait délibérément la construction européenne sous une totale sujétion américaine et dans une perspective ultra-atlantiste.

                                                                                                                                  Cette véritable trahison révéla à Charles de Gaulle que son projet d’Europe européenne sous magistère français 
                                                                                                                                  - certes astucieux - ne tenait pas la route. Il en tira alors les conséquences que j’expose dans ce dossier dont je vous recommande la lecture.

                                                                                                                                  Vous y découvrirez notamment ce que le président-fondateur de la Ve République avait confié à Alain Peyrefitte, son ministre de l’information, en décembre 1963 - donc six mois après le coup de Jarnac du Bundestag - dans un échange qu’il convient de citer ici en entier, car il apporte le plus puissant démenti à votre affirmation :
                                                                                                                                   
                                                                                                                                  Alain Peyrefitte : - « Est-ce que nous pourrons changer de fusil d’épaule ? »

                                                                                                                                  Charles de Gaulle : - «  Mais bien sûr ! Croyez-vous que nous ayons besoin du Marché commun pour respirer ? En face de la manœuvre des Anglais, des Américains et des Allemands, notre manœuvre à nous ce sera de dire : « la fin du Marché commun, ça ne nous contrarie pas ». Je n’avais pas été favorable à l’intégration européenne. Mais dès lors qu’on avait signé le traité de Rome, j’ai pensé, quand je suis arrivé aux affaires, qu’il fallait qu’on l’applique. S’il n’est pas appliqué, la France s’en tirera très bien autrement ».

                                                                                                                                  Alain Peyrefitte : - « Il y a une conviction répandue dans les esprits, surtout dans la jeunesse, c’est que, sans l’Europe, la France ne sera plus rien ».

                                                                                                                                  Charles de Gaulle : - «  Il est possible que la fin du Marché commun, ce soit justement la fin de ce mythe. Ce serait heureux : il a été forgé par les fumistes qui ont voulu faire croire à l’Europe supranationale. [...] Nous avons voulu faire une politique d’entente avec les Allemands. Si les Allemands nous glissent entre les doigts, eh bien, nous avons les moyens de nous retourner ! Le monde est vaste et la France a un grand jeu à jouer ».

                                                                                                                                   Source : C’était de Gaulle, Alain Peyrefitte, Fayard, 1997, tome 2, pp. 253 - 254

                                                                                                                                  Pour le reste, je vous laisse lire ce dossier.

                                                                                                                                  Je me permets au passage de vous remercier pour le ton plus serein avec lequel vous abordez maintenant ma contribution aux débats sur ce forum.

                                                                                                                                  François Asselineau


                                                                                                                                  • victor latent 26 octobre 2010 21:51

                                                                                                                                    @ Par djanel Le viking

                                                                                                                                    Si tel est le cas, je vous remercie d’avoir relevé cet oxymore et je suis navré qu’il vous ait empêché de lire la suite. 

                                                                                                                                    Je souhaite exposer de nouveau mon raisonnement.

                                                                                                                                     IL FAUT SORTIR DE CETTE UNION FORCEE. L’histoire, la genèse, le pourquoi, le comment et les conséquences de cette union sont expliqués d’une façon limpide sur ce site http://u-p-r.fr/  (désolé Ecométa). 

                                                                                                                                    Comment un homme peut nous sortir de cette union forcée alors qu’elle est le résultat d’une intrigue réalisée sur des décennies par une multitude d’acteurs (Etats, groupes de pressions, puissances financières, industriels, stratèges, etc.) et surtout avec la pleine collaboration de nos propres élus (Présidents, ministres). Que pourront un mandat, un article de loi, un décret faces à ces moyens colossaux ? 

                                                                                                                                    Mais soyons optimistes et votons pour cette libération. Imaginons que dans un sursaut d’honnêteté, de respect, cette pieuvre tentaculaire (Est-ce un oxymore ?) laisse place à la démocratie.

                                                                                                                                    Mais que vaut cette démocratie si elle n’a pas un sous pour se reconstruire. Doit-elle continuer à s’engluer dans une dette perpétuelle auprès de banques privées ?

                                                                                                                                    Je n’ai pas vu dans la chartre de l’UPR que la France reprenne le pouvoir sur sa monnaie et ses futurs emprunts, à moins que cela soit mis en filigrane dans la troisième orientation essentielle (« Interdiction de toute délégation de souveraineté »). C’est aussi une condition sine qua non. 

                                                                                                                                    Continuons, la France libérée redevient souveraine, ses voisins regardent son aura. Que faisons-nous de tous nos députés, sénateurs et anciens présidents qui nous trahissent depuis 60 ans ? Faut-il les tondre ?

                                                                                                                                     

                                                                                                                                     


                                                                                                                                    • François Asselineau François Asselineau 27 octobre 2010 01:06

                                                                                                                                      @ Victor Latent

                                                                                                                                      Vous dites que vous n’avez "pas vu dans la Charte de l’UPR que la France reprenne le pouvoir sur sa monnaie et ses futurs emprunts, à moins que cela soit mis en filigrane dans la troisième orientation essentielle (« Interdiction de toute délégation de souveraineté »)".

                                                                                                                                      C’est exact, ce point ne figure pas en toutes lettres dans notre Charte.

                                                                                                                                      Cependant, si vous aviez lu, comme je l’avais conseillé à Ecométa, le complément de programme qui figure en page 30 de notre dossier sur Robert Schuman (mis en ligne il y a près de 6 mois, le 9 mai dernier)  : http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/05/upr-dossier-la-face-cachee-de-robert-schuman-9-mai-2010.pdf , vous auriez pu lire noir sur blanc ce qui suit :

                                                                                                                                      " Parmi nos propositions figurent :

                                                                                                                                      • la sortie nécessaire de l’euro, dont les effets sont désastreux dans tous les domaines et dont la désintégration est inéluctable,
                                                                                                                                      • le coup d’arrêt immédiat à la Bérésina économique et sociale, grâce à un rétablissement effectif du contrôle des flux de capitaux, de marchandises, de services et de personnes,
                                                                                                                                      • la réattribution instantanée à la Banque de France du rôle central dans le financement de l’État et des collectivités locales, sans quoi tout contrôle de l’endettement public est illusoire et voué à l’échec,
                                                                                                                                      • la renationalisation indispensable de notre politique étrangère, accompagnée d’une sortie de l’OTAN et du retrait de nos troupes engagées sous sa bannière,
                                                                                                                                      • ou encore la décision fondamentale de la France de défendre elle-même ses intérêts à l’Organisation Mondiale du Commerce, sans laisser cette tâche cruciale à la Commission européenne qui défend 26 autres intérêts nationaux concurrents.

                                                                                                                                      Ces mesures, vitales pour redresser la France, exigent que nous sortions des traités de l’Union européenne. Cette sortie est parfaitement possible puisque l’article 49-A du traité de Lisbonne (article 50 de la version « consolidée » du traité sur l’Union européenne) en fixe justement les modalités. L’objectif de l’UPR est donc clair et net : sortir de l’euro et de l’UE."

                                                                                                                                      Il me semble que cela répond à votre attente, non ?

                                                                                                                                      Je précise que ces différents points seront repris dans la présentation plus étoffée de notre programme qui sera mise en ligne sur notre nouveau site dans les toutes prochaines semaines (en attendant le programme complet que je présenterai, comme déjà dit, le moment venu dans la perspective de 2012).

                                                                                                                                      ------

                                                                                                                                      En conclusion, je vous conseille, à vous comme à tous les lecteurs qui sont d’accord avec l’UPR sur l’essentiel, de ne pas vous laisser aller à la plus noire des mélancolies ni au pessimisme le plus désespéré. Lorsque Charles de Gaulle se confiait à Alain Peyrefitte au sujet de l’hégémonie anglo-saxonne de plus en plus pesante, il lui faisait cette prophétie : « à la fin des fins, la dignité des hommes se révoltera ». Et, s’agissant de la France, il se faisait philosophe : « on en a vu d’autres ! »

                                                                                                                                      SI j’avais un mot à dire, un conseil à donner à tous, ce serait : « ayez confiance », et, si vous me permettez de préciser : « ayez confiance en l’UPR ».

                                                                                                                                      Ne ruminez plus, adhérez ! L’UPR ce n’est pas seulement moi, c’est vous, c’est nous tous !

                                                                                                                                      Alors vient l’ultime question : pourquoi devriez-vous faire confiance à un mouvement politique, alors que vous avez été trahi, comme nous tous, depuis tant d’années ? 

                                                                                                                                      Eh bien justement parce que tout a une fin !

                                                                                                                                      C’est une raison aussi simple que lumineuse. Et c’est ce message de confiance issu d’une expérience pluri-millénaire de la politique que résume cet émouvant proverbe chinois :

                                                                                                                                      « Dans un pays en proie au chaos apparaissent des ministres loyaux ».

                                                                                                                                      (« Guo luan chu zhong chen »)

                                                                                                                                      Avec mes sentiments cordiaux et républicains,

                                                                                                                                      François Asselineau

                                                                                                                                      =================


                                                                                                                                    • Balerian 27 octobre 2010 06:02


                                                                                                                                      Monsieur Asselineau,

                                                                                                                                      Tout d’abord, j’ai suivi vos conférences publiées sur internet et je suis assez convaincu par vos analyses et vos conclusions.

                                                                                                                                      J’ai néanmoins quelques questions diverses et inégales à vous adresser, j’espère que vous y répondrez.

                                                                                                                                      1) Est-il prévu un espace d’échanges autre que sur Facebook qui, pour certains internautes, pose des problèmes éthiques notamment la protection de la vie privée ? Le nouveau site web de l’UPR le proposera t-il ?

                                                                                                                                      2) Pardonnez-moi cette impertinence aux vues des faibles moyens que vous semblez disposer, mais qu’en est-il de la transparence dans le financement de votre mouvement politique ? On a trop vu de partis prétendument indépendants se révéler être des sous-marins pilotés par des entités étrangères. Admettons que je sois cynique, dans le cas de l’upr, je pourrais soupçonner un financement par des puissances étrangères non-alignés...

                                                                                                                                      3) Comme le stipule l’article 50 du traité consolidé sur l’UE que vous invoquez, un État négocie son retrait avec le conseil européen, quels seraient en substance les modalités ? Considérant la perte sèche de la contribution nette de la France, ne pourrait-on pas s’attendre à un blocage de la part du conseil européen ? Même si j’ai bien compris que dans ce cas-ci, nous pourrions toujours en sortir au bout de deux ans au maximum.

                                                                                                                                      4) La souveraineté retrouvée, il conviendra ensuite de mettre fin à la pagaille et de remettre la France en ordre de marche. Notre démocratie ne fonctionne plus en l’état car notre Constitution a été constamment dénaturée au gré des individualités, mais pas seulement. Aujourd’hui, nous avons un président (et ses conseillers) qui s’occupe de tout et donc de rien, irresponsable hormis lors de sa réélection, un premier ministre (et son gouvernement) insignifiant et n’est responsable de plus grand chose envers le parlement, celui-ci d’ailleurs peine à être représentatif (au moins 40 % des Français ne sont pas représentés à l’Assemblée Nationale), de toute manière le jeu consiste pour le président à faire élire sa majorité afin de parapher ses lois, je ne parle même pas de la justice... Il me semble que dans cette situation il faudrait d’abord réaffirmer les prérogatives de chacun. Ensuite, tel que fut la posture du Général, le président devrait être responsabilisé, alors que les élections locales sont parasitées par la volonté de sanctionner ou de confirmer le pouvoir exécutif, il faudrait par exemple instaurer un plébiscite à mi-mandat. Ensuite, il faudrait mettre fin à la vassalisation du parlement en abrogant le quinquennat, instaurer une dose de proportionnel, supprimer le cumul des mandats (hormis peut-être celui de conseiller municipal) et des indemnités. Ces propositions sur les institutions n’ont rien de révolutionnaire et constitue juste un rééquilibrage, mais ca ne suffit pas, il s’agirait de s’attaquer à l’ensemble de la structure et de mettre fin aux mélanges des genres ! Les médias, les lobbys... il y a tant à faire, il faudra bien que quelqu’un s’en occupe. Quel est votre position par rapport au fonctionnement actuel des institutions et sur la structure démocratique de notre pays ?

                                                                                                                                      Très cordialement.

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