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Accueil du site > Actualités > Europe > Ukraine : selon que vous soyez pro-UE ou pro-russe…

Ukraine : selon que vous soyez pro-UE ou pro-russe…

La situation en Ukraine est troublante. Bien sûr, le régime au pouvoir n’est sans doute pas un modèle de démocratie. Néanmoins, il est issu des élections de 2012 et surtout, que dirions-nous si la situation était inversée, et que les manifestants dénonçaient le gouvernement pour ses projets européens ?

Une question de perspective
 
Pour beaucoup de médias comme The Economist, la messe est dite en Ukraine. Il y a d’un côté de gentils manifestants qui veulent rejoindre le camp du progrès, celui de l’UE, et de l’autre le méchant gouvernement qui a finalement refusé de s’associer avec le camp des lumières, pour s’associer avec la Russie de Poutine. Consciemment ou inconsciemment, le biais dans le traitement de l’information est considérable. Ne peut-on pas imaginer qu’il y a un parti-pris dans cette couverture médiatique ? Il est difficile de ne pas imaginer que si des manifestants pro-russes manifestaient contre les projets européens d’un gouvernement en place, ils seraient alors traités de factieux mettant en cause la démocratie.
 
Il ne faut pas oublier que l’équipe au pouvoir est issue des élections législatives de 2012. Mais il faut aussi bien reconnaître que les conditions de ces élections ont été remises en cause par l’OSCE, qui a parlé de « pas en arrière  » par rapport à 2010. Problème supplémentaire, la principale responsable de l’opposition, et ancienne Premier Ministre, Ioulia Tymochenko, est en prison. Elle avait obtenu 45,9% des voix lors de l’élection présidentielle de 2010, contre 48,5% à Viktor Ianoukovytch. Cependant, ce dernier a presque toujours penché en faveur de la Russie quand son opposante regardait plus vers l’Europe. Les Ukrainiens ont tranché dans un sens pro-russe lors des deux dernières élections.
 
Dans le doute, s’abstenir

La situation est d’autant plus compliquée que les différents camps politiques s’accusent mutuellement de corruption, certains n’accordant pas plus de crédit à Ioulia Tymochenko qu’à Viktor Ianoukovytch. De plus, un ancien dirigeant n’est pas forcément innocent et un pays doit pouvoir rendre la justice de manière souveraine. En outre tout ceci suit la Révolution Orange de 2004, qui avait vu Viktor Iouchtenko, au visage très marqué par ce qui était peut-être un empoisement, l’emporter dans un troisième tour imposé par les manifestations après un second tour qu’il avait perdu de peu face à l’actuel président, mais où de nombreux observateurs avaient jugé qu’il y avait eu beaucoup de fraudes.

Et le choix de Viktor Ianoukovytch n’est pas si surprenant, même si les autorités européennes ont espéré jusqu’au bout. Plutôt du côté pro-russe, il peut aussi le justifier par les espèces sonnantes et trébuchantes que la Russie pourrait apporter à l’Ukraine. The Economist s’est fait l’écho de la demande financière extravagante que Kiev aurait transmise à Bruxelles, 160 milliards d’euros d’ici à 2017, pour rejoindre le camp européen. Moscou a les ressources naturelles et une stratégie politique qui lui permettent de soutenir économiquement (d’autres diront « acheter ») son voisin.
 
Mais du coup, que conclure ? Il est tout sauf évident qu’une nette majorité d’Ukrainiens étaient favorables à l’accord, contrairement à ce qu’avance un peu vite The Economist. En outre, on a connu des gouvernements qui passaient outre des votes populaires, sans créer un tel scandale. Il faut dire que ces votes populaires étaient hostiles à cette sacro-sainte UE… En fait, il s’agit peut-être seulement du énième affrontement des deux camps qui fracturent la vie politique de l’Ukraine. Et ce n’est pas parce qu’il ne penche pas vers nous qu’il faut disqualifier le camp pro-russe, qui avait gagné les élections de 2010, même s’il ne s’agit pas non plus de lui accorder un blanc-seing étant données certaines dérives.

Certes, le régime actuel n’est sans doute pas tout blanc, et les opposants ont le droit de manifester. Mais l’Europe a sans doute tort de prendre partie, comme elle le fait aujourd’hui, s’octroyant le droit divin de choisir qui serait bon et qui ne le serait pas, alors que la situation est plus compliquée que cela et qu’elle est, en plus, partie prenante et donc peu objective.

 


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46 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 11 décembre 2013 15:42

    Cette manifestation pour l’UE est fomentée par l’UE elle même (et les USA)...pas pour que ce pays rentre dans l’UE (il n’apporte rien)...mais pour contrer la politique de Poutine dans la région...(Les USA veulent se rapprocher au plus près de la Russie et l’Ukraine est idéalement placée.. !)


    • ARMINIUS ARMINIUS 11 décembre 2013 18:15

      Ah bon l’Ukraine n’apporte rien ? Alors que c’est un pays très riche en minerais de toutes sortes, essentiellement fer, et qu’il est aussi le grenier à blé de la Russie avec une production qui damerait le pion de celle de l’UE !


    • Croa Croa 11 décembre 2013 19:36

      « (il n’apporte rien) »

      ERREUR ! L’Ukraine a, comme la Pologne smiley , du personnel disponible à pas cher et aussi du très qualifié notamment du domaine aérospatial. Dans le domaine de l’armement il y a pas mal à gagner... Ce qui forcément aura un impact sur la position stratégique de l’OTAN (Quand l’UE avance, l’OTAN aussi il ne faut pas l’oublier !)


    • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 11 décembre 2013 16:09

      J’ai l’impression qu’il n’y a pas une mais au moins deux Ukraine(s). L’une tournée vers l’ouest, l’autre vers l’Est. Il faut se souvenir qu’en 1919, l’Ukraine abrita l’armée blanche opposée à l’armée rouge. Qu’en 1941, les Allemands ont d’abord été accueillis en libérateurs par de nombreux Ukrainiens.

      Il doit y avoir une espèce de schizophrénie ukrainienne difficile à surmonter en cette période de mondialisation !

      • eau-du-robinet eau-du-robinet 11 décembre 2013 17:50

        Bonjour Jean,

        vous avez bien raison !

        Sauf qu’on fait miroiter une Europe démocratique aux Ukrainiens pro-européens donc une Europe qui n’existe pas !

        Le gens en Ukraine parlent d’une Europe démocratique, hors cette Europe été initialisé par des américains en début des années 60 ! Notre Europe été crée par l’oligarchie et pour l’oligarchie financière !

        C’est quand même hallucinant, pendant que nous nous battons pour la sortie de l’Europe les ukrainiens se battent pour entrer dans une Europe dominé voire exploité par l’oligarchie financière atlantiste !

        Programme de Libération Nationale - UPR


      • Jelena XCII 11 décembre 2013 18:29

        >> J’ai l’impression qu’il n’y a pas une mais au moins deux Ukraine(s).

        Mais c’est le cas, il y a l’Ukraine catholique (40%) tendance pro-UE et l’Ukraine orthodoxe (60%) tendance pro-Russe.


      • Croa Croa 11 décembre 2013 19:53

        « Sauf qu’on fait miroiter une Europe démocratique aux Ukrainiens pro-européens donc une Europe qui n’existe pas ! »

        Oui, c’est exactement ça. Les Ukrainiens croient aussi aux salaires de rêves. Tout étant relatif ça c’est peu être un peu vrai (pour les chanceux et temporairement) mais il faudra leur dire qu’ils ne sont pas les bienvenus smiley en zone d’exclusions massives (la vrai Europe !) malgré l’impression que pourrait leur laisser la propagande.


      • zelectron zelectron 11 décembre 2013 16:16

        Pinsolle, votre socialo-fascisme vous aveugle !


        • bourrico6 11 décembre 2013 16:25

          Une pseudo injure, voila votre argumentaire.

          Qui est assez stupide pour entrer dans l’UE et y voir un avenir aujourd’hui ?

          Quels bobards tes potes ont du raconter pour qu’ils s’imaginent voir le pognon pleuvoir sous l’UE, comment font ils pour masquer la déconfiture actuelle de l’UE ?

          Et vous osez parler d’aveuglement ?

          Moi je parle d’autisme pour les lobbyistes de l’UE !


        • zelectron zelectron 14 décembre 2013 10:08

          On reconnait le fascisme en ce que le pouvoir s’appuie sur des hordes de fonctionnaires prêts à tout pour conserver leurs avantages


        • bourrico6 11 décembre 2013 16:18

          Le « tout sauf la Russie » au point de choisir l’UE....

          Je me demande quelle soupe on doit leur servir au sujet des bien faits de l’UE smiley

          Quelle farce, personne de sensé ne peut souhaiter entrer dans l’UE aujourd’hui.


          • Piotrek Piotrek 11 décembre 2013 17:19

            L’UE pour un pays de l’Est c’est :

            - Plein de strapontins de luxe à Strasbourg pour les politiciens de second rang
            - Un flot de subventions pour construire des routes et moderniser les paysants (sous la condition tacite que ces subventions soient dépensées vers les entreprises allemandes (aéroport, routes, bus...) et francaises (train, ciment, gros BTP, matériel électrique...)
            - Une élévation du niveau de vie (par un artifice d’invesstissemtent où l’argent circule du public au privé) qui profite à l’installation du mode de vie à l’européenne (Carrefour, LIDL, Leroy Merlin, IKEA...)
            - Une facilité pour bosser en France ou en Allemagne

            C’est ca le deal européen : nos bonnes multinationales bien de chez nous qui vendent la promesse d’une vie meilleure. Ils corrompent les politiques en leur faisant miroiter un nouveau jouet de pouvoir, pour obtenir la baisse du niveau de salaire, attendre pour que les subventions européennes se retrouvent au final au fond de leur poches !

            C’était le cas pour la Grèce
            C’est ce qui se passe en Pologne
            C’est ce qui risque de se passer en Ukraine.

            Le VRAI problème c’est pas l’UE, c’est ceux qui en vivent.


          • bourrico6 12 décembre 2013 08:42

            Il n’empêche que vouloir monter sur un navire en train se sombrer est incohérent.
            C’est donc qu’il y a manipulation à grande échelle pour masquer la réalité de l’UE.


          • bartneski bartneski 12 décembre 2013 12:51

            Vous répétez les bêtises qu’on vous a mis dans le crâne. L’europe n’a jamais été aussi riche et puissante dans toute son histoire. L’Europe est le continent le plus puissant de la planète. 300 millions de têtes, zéro dette. Qui dit mieux ? Dans ces conditions, il est évident qu’il y ait des populations qui souhaitent devenir européennes plutôt que russe dans une Russie en déclin.


          • bourrico6 12 décembre 2013 15:45

             Vous répétez les bêtises qu’on vous a mis dans le crâne.

            En parlant de bêtise, mélanger l’UE et la population Européenne fait de vous un maître en la matière.

            C’est comme chez les Teutons, l’Allemagne va bien, pas les Allemands, vous parlez de richesse de l’Europe, pas de celles des Européens.

            Au final, on se demande ce qu’on peut bien appeler « richesse » ou « bonne santé économique » d’un pays quand intérieurement c’est la débandade.

            Merci d’avouer que le sort des population ne vous concerne pas, seule celle des bilans comptables.

            C’est de l’escroquerie intellectuelle, j’en ai marre que des abrutis comme vous viennent donner des leçons, perroquet !


          • bartneski bartneski 12 décembre 2013 15:57

            @bourrico6

            Moi j’en ai marre des insultes comme dernier argument contre des avis différents du votre. Je ne vais pas vous insulter mais vous instruire. Parole d’abruti.
            A ce que je sache, ce ne sont pas des comptables qui manifestent en Ukraine. C’est bien une partie du Peuple dont il s’agit. Population qui préfère vivre à l’européenne plutôt qu’à la russe. Posez-vous ne serait-ce qu’une seconde pourquoi ce choix ? Évidemment ça vous dépasse anti-européen que vous êtes. Ca vous dépasse qu’un peuple veuille vivre dans la structure politique que vous dénoncez. Prenez de la hauteur pour rejoindre mon raisonnement, si ce n’est pas un trop grand effort. Je dis que l’entité Europe va très bien. Les Peuples de l’union payent ce « très bien » à grand coup d’austérité. Pourtant, une partie des ukrainiens préfèreraient payer pour l’Europe que pour la Russie de Poutine. Plutôt européen que russe même si... ça fait réfléchir ou les Ukrainiens sont des abrutis ?


          • bartneski bartneski 12 décembre 2013 16:01

            Quand à l’escroquerie intellectuelle dont vous faites allusion, réfléchissez encore un peu. Le discours officiel de l’Europe est le contraire de ce que j’affirme. Bruxelles et l’umpsfn ne cessent de marteler que rien ne va plus, raison pour laquelle nous nous serrons la ceinture. Moi, je dis le contraire. Toi comprendre ?


          • bourrico6 13 décembre 2013 12:51

            Moi, je dis le contraire. Toi comprendre ?

            Ouais, les mecs qui perdent leur boulot et et le reste sont surement d’accord avec toi, tout va bien !!

            Tu sais pas lire non plus alors moi répéter pour que toi comprendre.

            Quant toi confondre France avec population Française, alors toi faire le simplet, et pire, toi heureux d’être simplet, et toi insister.
            Moi avoir appelé ça malhonnêteté intellectuelle, mais mots trop savants pour toi visiblement.

            Or les simplets qui insistent, ça me gonfle, je perds pas mon temps avec les simplets, je les insulte.

            Toi comprendre pourquoi toi être un couillon ?
            Toi comprendre pourquoi moi me foutre de ta gueule ?

            Allez essaies encore.


          • Arnaud69 Arnaud69 11 décembre 2013 16:21

            Ukraine pays des FEMENS dont chacun sait par qui elles sont financées tout droit d’USRAËL .

            Révolution « Ukrainienne » aussi Ukrainnienne que le printemps Syrien n’est Syrien, tout le monde le sait.
            Ce qui se joue là bas c’est qu’USRAËL veut augmenter ses troupes de chair à canon, donc une « printemps Ukrainien » est la recette « copier/coller » pour faire tomber l’Ukraine sous le joug de l’Eurocratie Atlanto-Sioniste .

            Partout autour de la planète les gens savent ce qui se passe, on est en 2013 l’information circule pour tout le monde.


            • Xenozoid Xenozoid 11 décembre 2013 16:25

              sans défendre israel, arreté de voir israel partout,le pouvoir n’est pas un monopole, c’est la naiveté qui est un monopole vis a vis du pouvoir, qu’il soit d’israel ou pas, vous piger cela ?


              • wesson wesson 11 décembre 2013 16:27

                Bonjour l’auteur, 


                comme beaucoup d’autre, je pense que vous ratez votre article sur l’Ukraine, en ce sens que vous renvoyez dos à dos deux camps dont l’un serait pro Européen et l’autre pro Russe. 

                La situation est à mon avis un peu différente. 

                Tout d’abord réglons le compte des manifestants. Ceux qui y sont maintenant sont payés pour y être, que ce soit pro-Russe ou pro-Européens. Il n’y a aucune spontanéité là dedans. 

                Le gouvernement qui y est actuellement en place est une oligarchie tout à fait classique qui détient la majeure partie des intérêts économiques du pays, et à ce titre là ils sont pro-Européens, ce qui leur permettra de privatiser tout ce qui peut l’être et d’engranger à titre personnel des profits énormes. 

                Mais pourquoi cette volte-face ? Parce qu’ils ont compris que la Russie ne plaisantait pas lorsque elle les avaient prévenu que si ils rentraient dans l’Europe, ils seraient traités comme un pays Européen. Et à titre d’exemple, ils avaient commencé à l’appliquer sur le chocolat.

                Alors d’un coté ils avaient une Russie qui leur aurait instantanément fermé leur marché intérieur, et d’un autre coté une Europe qui exigeait une mise au norme pour ouvrir le sien. Autrement dit, le piège à cons.

                Le subterfuge consistant à conserver le marché Russe ouvert pendant que le pays se mettait aux normes Européennes, de manière à tout simplement pouvoir le financer vu que l’Europe s’y refusait. Mais l’idée reste bien d’intégrer l’Europe au final, lorsque ils se seront assuré d’être compétitif et d’y avoir marché ouvert. 

                Bref un jeu de dupes, plus destiné à se donner du temps pour se préparer que de réellement refuser une solution que toute la classe politique approuve.

                Toutefois, et c’est le principal reproche que je fait à votre papier, et à d’autres, c’est de totalement passer sous silence le contexte suivant : Selon la constitution Ukrainienne, un référendum d’initiative populaire doit être organisé autour d’une question si elle recueille au moins 3 millions de signatures. 

                En  2006, le parti socialiste d’Ukraine organisa la collecte de signatures pour un référendum concernant l’intégration à l’Otan, et aussi l’intégration à l’espace économique Russe. Cette collecte a recueilli le quorum, toutefois aucun référendum ne fut organisé. 

                Et là, en 2013, rebelote avec le PCU (parti communiste d’Ukraine), qui a organisé une collecte de signatures pour l’intégration à l’espace économique Européen (tout en faisant campagne pour le non). Ils ont obtenu plus de 4 millions de signatures, très largement suffisant là aussi pour organiser ce référendum. 

                Il existe donc une occasion parfaite de siffler la fin de la récré et de mettre un peu de légitimité à tout cela : Que le peuple en décide

                Et pourtant, cet aspect là des choses n’est jamais présentée, limitant toute analyse à un affrontement de manifestants à Kiev. 

                Demander son avis au peuple est-il devenu quelque chose de si inquiétant pour les médias pour qu’on la taise à ce point ?

                • Xenozoid Xenozoid 11 décembre 2013 16:32

                  wesson remetre les pendules est une chose, remmetre les evenements est un autre


                • Arnaud69 Arnaud69 11 décembre 2013 16:44

                  Wesson

                  "Tout d’abord réglons le compte des manifestants. Ceux qui y sont maintenant sont payés pour y être, que ce soit pro-Russe ou pro-Européens. Il n’y a aucune spontanéité là dedans. "

                  Incroyable mais vrai mais quand vous parlez de l’Ukraine je suis souvent d’accord avec vos propos même si je ne le signale pas.
                  Si vous arriviez à les transposer à toute l’Europe vous comprendriez que ce n’est plus une pale illusion de droite/gauche ou humaniste/nationaliste mais c’est la liberté relative et le mode de vie de tous dont il est question.

                  Je précise que je ne vote pas, pourquoi voter pour des mondialistes qui veulent aller plus vite que la vitesse naturelle des choses. (de gauche à droite c’est le même délire total)
                  A part nous assurer un recul en arrière de 100 ans, un dégoût profond pour la violence avec laquelle on nous impose le délire, un rejet de l’extérieur, ça ne nous apportera rien de bon.

                  Vu la fureur des vrais gens de la rue j’ai bien peur que le repli ne soit déjà initié par la grande violence avec laquelle nos débiles élites se sont empressés de forcer la cadence. Dès 2014 tous les Turcs auront libre circulation dans toute l’Europe, la goutte de trop on n’est vraiment pas loin.


                • njama njama 12 décembre 2013 09:13

                  Excellent synthèse wesson !!!


                • Xenozoid Xenozoid 11 décembre 2013 16:27

                  et puis pour les anrchist qui se demande de voire un drapeau rouge et noire, ce n’est pas anarcho communist


                  • bert bert 11 décembre 2013 20:28

                    si une Ukrainienne est intéressée 
                    j’habite à 30 km de fessenheim....


                    • antyreac 11 décembre 2013 20:48

                      Le peuple ukrainien veut un rapprochement avec l’U-E il faudra que le gouvernement de ce pays cède sinon ça risque de mal se terminé....


                      • viva 11 décembre 2013 22:11

                        Il me vient une question tout a coup. Elle est évidente mais pourtant plus personne n’ose se la poser.


                        Dans tout ça, quelqu’un se préoccupe t il de savoir si les peuples européens sont d’accord d’accueillir l’Ukraine. 

                        Parce que faire rentrer 45 millions de personnes issu d’un pays qui survit péniblement avec les aides massives des Russes va nous coûter un oeil. 

                        Qui va financer et faire tourner leur économie ? La grèce, l’Espagne, l’irlande, la Bulgarie ..... ?

                        Que je sache il n’y a plus grand monde qui peut faire des emprunts en Europe. Ça va être encore nous les français les dindons. 
                        Peut être qu’on est pas a quelques centaines de milliard de dettes près mais tout de même, l’addition financière et sociale va être sacrément salée.

                        Ils mettent quoi les Ukrainiens dans la corbeille de mariage ? Des putes, des supers travailleurs low cost ? 

                        • wesson wesson 12 décembre 2013 00:03

                          bonsoir viva,

                          « Ils mettent quoi les Ukrainiens dans la corbeille de mariage ? Des putes, des supers travailleurs low cost ? »

                          Un tout petit peu les putes, un tout petit peu plus les travailleurs low cost (il y en a déjà trop en fait dans toute l’Europe).

                          Mais surtout, et c’est le but véritable de la manœuvre, ils amènent une frontière directe avec la Russie et un proxy idéal pour y faire rentrer les produits Européens tout en contournant la législation et les normes Russes qui contrairement à la croyance général sont dans bien des domaines beaucoup plus restrictives que les normes Européennes.

                          Sauf que les Russes - qui ne sont quand même pas des perdreaux de l’année - ont dit

                          нет (niet) !

                        • mpag 12 décembre 2013 03:31

                          Le pays vit sous perfusion russe 

                          N’oublions pas l’épisode Gazprom et plein d’autres que l’on ne sait pas 
                          D’un point de vue stratégiques, le président en place n’a d’autres choix que de se rapprocher de la Russie et il a raison
                          Ces manifestants n’ont pas une vision globale stratégiques et tactiques de la situation mais une simple vision idéologique qui peut être dangereux pour les intérêts de leur nation 
                          On leur vends l’Europe comme une friandise et ne se rendre pas compte que malgré la belle apparence, la friandise risque d’être indigeste du moins au cours et moyen termes

                          Pour ma part je pense que le pays est scindé en deux, et l’équilibre est fragile,
                          Au vue des élections passées, on a pas fini d’entendre parler de l’Ukraine




                          • eric 12 décembre 2013 08:59

                            Tout ce qui est dit ici est vrai et le contraire aussi.
                            Le fait de base, c’est la Russie. Seule en Europe elle a vraiment le choix, comparée aux autres pays d’Europe centrale et orientale. Indépendance énergétique, indépendance stratégique, indépendance financière.
                            Il n’est sans doute pas très malin d’attiser les dissensions internes en Ukraine, en transformant en zone d’instabilite le pays qui est notre interface avec la Russie.

                            Celle-ci s’est montrée extrêmement raisonnable lors de la desovietisation. Si l’ouest de l’Ukraine pose des questions spécifiques, l’Est est russe. La Russie a une vraie legitimite a s’inquieter de l’avenir de gens qui sont russes.L’Europe ne devrait pas negliger ce facteur et jouer a provoquer la Russie.


                            • njama njama 12 décembre 2013 10:40

                              L’intégration de l’Ukraine dans l’UE, un enjeu idéologique ?

                              on ne voit pas bien en quoi l’adhésion de l’Ukraine à l’UE résoudrait d’une part une crise économique en Europe, ou les difficultés de l’Ukraine. Ou plutôt résoudrait la crise d’un système capitaliste « malade » (ou rendu malade pour la bonne cause ?) malgré qu’il se soit installé dans un espace économique qui s’est démesurément dilaté en quelques décennies, affranchissant ses industries et ses négoces de toutes les contraintes protectionnistes des États-nations qui le constituaient hier ...

                              L’analyse ne peut trouver de sens , ni une réelle cohérence sur les seules gesticulations politiques récentes, ou dans les soubresauts d’une mutation économique, me semble-t-il (?). pas plus que dans l’activisme en forme d’ultimatum limite belliciste d’un Laurent Fabius promoteur du boxeur Vitali Klitschko, chef d’un parti «  pro-européen », comme seul interlocuteur valable, ou d’un Barrosso Van Rompuy et consorts ... opposés toutes négociations tripartiques qu’ils repoussent du revers de la main
                              http://fr.ria.ru/world/20131129/199906090.html

                              Le dogme est posé, « L’UKRAINE, C’EST L’EUROPE » visé, boulonné sans ambages ni alternatives possibles par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ici, comme si l’évidence, par quelque simplisme trans-historique allait de soi par nature ... slogan (cri de guerre) repris sur les pancartes des manifestants

                              En remontant un peu en arrière, une autre grille de lecture apparaît.

                              Il était une fois ... dans les années 20 du siècle précédent, sur les idées de Monsieur le comte Richard Coudenhove-Kalergi dans son livre-manifeste « Paneuropa » publié en 1923, l’idée de l’’Union paneuropéenne internationale, celle de la création d’une union des États européens... ce même comte étant l’inspirateur du Conseil de l’Europe qui fut créé le 5 mai 1949 par le Traité de Londres.

                              Oubliez celui que d’aucuns prétendent être le « Père de l’Europe » c’est du pipeau ... ce Mosellan partage avec les cigognes de sa région la paternité de naissances bien mystérieuses
                              http://www.upr.fr/dossiers-de-fond/robert-schuman/la-face-cachee-de-robert-schuman

                              "en 1946, Sir Winston Churchill [fidèle serviteur de l’empire britannique et la City] appelait de ses vœux la reconstruction de la famille européenne en une sorte d’États-Unis d’Europe et la création du Conseil de l’Europe."

                              Il est intéressant de noter qu’à la base en 1949, sur les cendres pas encore bien refroidies de WW2, parmi les les dix pays signataires (Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Suède et Royaume-Uni), on compte seulement 3 républiques et 7 monarchies ! ce qui en dit déjà long sur les intentions oligarchiques de cette entente si spontanément enchanteresse et concordataire ...

                              "Le Conseil de l’Europe comprend aujourd’hui presque tous les pays du vieux continent ainsi que des États orientaux dont une partie au moins du territoire se trouve dans l’Europe géographique et rassemble les 800 millions de ressortissants des 47 pays membres, à l’exception de la Biélorussie."

                              L’Ukraine, 45 millions d’habitants (un petit marché sur 800 millions d’hab.), mais deuxième pays d’Europe par sa superficie.
                              L’Ukraine est devenue le 37ème État membre du Conseil de l’Europe le 9 novembre 1995.

                              Retenons que le Conseil de l’Europe dénombre 47 États, mais que l’UE n’en compte actuellement que 28 États-membres.
                              Accessoirement notons également que l’ovni récent du « Parlement juif européen » apparu à Strasbourg, inauguré le 16 février 2012, se revendique lui aussi d’être représentatif des juifs (européens ?) de ces mêmes 47 États !

                              Si le notion d’Orient a été au cours de l’Histoire à géométrie très variable (la Grèce et une partie des Balkans en faisant partie pendant une bonne époque par exemple), celle d’Europe l’est tout autant. Est donc « européen » ce qui est postulé comme tel  : « L’UKRAINE, C’EST L’EUROPE » !

                              Alors, la question ukrainienne, le prolongement de la guerre froide ? un update de Yalta (cité balnéaire de la République autonome de Crimée ... en Ukraine ! ) ?

                              Ou, ne s’agirait-il pas plutôt clairement d’une poussée d’acné de cette "IDÉOLOGIE PANEUROPÉENNE" dans la gestation (encore mal aboutie 28 pays sur 47) de cette ’Union paneuropéenne internationale" idyllique, version un peu abrégée du continent Eurasia orwellien ici, ou nouvelle mouture du Saint Empire romain germanique ici fédératrice des anciens empires (chrétiens) d’Occident (?) ... quitte à être un poil belliciste pour faire aboutir cette feuille de route (quel qu’en soit le prix à payer par les peuples) imaginée dans des salons feutrés des années d’avant guerre en sirotant quelques verres de Brandy, et faire accoucher ce projet impérialiste au forceps s’il le faut ... les revendications politiques, économiques, sociales ou droits de l’hommiste n’étant que de la mise en scène orchestrée et commanditée, du décor pour donner le change au bon peuple ... assuré d’être guidé dans ses intuitions lumineuses pilotées en sous-main par une noria d’idéologues et de médias à leurs services.


                              • buratino buratino 12 décembre 2013 11:16

                                Le choix entre l’ours russe ou les blaireaux européens : ça leur parle pas, l’autarcie aux ukrainiens


                                • escoe 12 décembre 2013 11:55

                                  Dimanche matin un Antonov (http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonov_%28a%C3%A9ronautique%29) s’est posé près de chez moi. Le lendemain je l’ai vu sur l’aéroport de Bangui. Lisez l’histoire d’Antonov, c’est un bon exemple des nombreuses filières technologique que la Russie avait créé avec les pays de sa périphérie et qu’elle ne veut pas voir disparaître sous la pression de l’UE.


                                • njama njama 12 décembre 2013 11:48

                                  Excellent article d’Alexandre Latsa !

                                  Réflexions sur les manifestations en Ukraine
                                  Qui manifeste ?

                                  Les protestations ont été organisées par une alliance surprenante de partis de tendances différentes, allant de la droite à l’extrême droite de l’échiquier politique ukrainien. Il y a tout d’abord le parti "Alliance ukrainienne démocratique" (UDAR) du boxeur Klichsko qui bénéficie du soutien officiel de la CDU d’Angela Merkel. Il y a aussi le parti « Patrie » de Yulia Tymochenko (aujourd’hui emprisonnée pour corruption et suspectée de complicité de meurtre) qui appelle à renverser le pouvoir ukrainien actuel. Enfin il y a « l’Union pan-ukrainienne Svoboda  » (Liberté) qui portait tout simplement le nom de parti National-socialiste d’Ukraine jusqu’à 2004. Ce parti appelle clairement à manifester pour renverser le pouvoir et déclencher une révolution sociale et nationale (avec l’aide de milices et de sous fratries pagano-radicales telle par exemple le Wotan-Jugend) tout en dénonçant la mafia juive qui gouverne l’Ukraine ! Que n’entendrait-on pas si de tels propos étaient tenus par des officiels russes !

                                  Ces trois partis ont formé une alliance bien improbable appelée « Groupe d’action pour la résistance nationale » qui tend donc à vouloir intégrer l’union européenne en renversant au passage le pouvoir en place, pourtant légitimé par les urnes. Un bien étrange cocktail de mouvements dont on ne peut que suspecter que leur brusque tropisme européiste ne soit en réalité surtout motivé par un mélange d’avidité du pouvoir et de haine profonde de la Russie.

                                  Ce groupe a aussi le soutien de certains tatars musulmans de Crimée qui exigent la démission du gouvernement et de stars du show bizness dont une chanteuse de pop music a même menacé de s’immoler si des changements n’arrivaient pas. Enfin une actrice américaine, petite amie du frère du boxeur Klichsko, s’est elle aussi empressée de soutenir les manifestants et leurs aspirations euro-occidentales. Enfin ils ont le soutien des Femen qui ont, lors d’une manifestation à Paris, choisi d’uriner en public sur les portraits du président ukrainien sans que les forces de l’ordre françaises ne réagissent. Des soutiens qui en disent long.

                                  Comme en Russie, le terme d’opposition désunie semble adéquat et on peut se poser la question de savoir si les européens comprennent bien qui ils soutiennent.

                                  La violence comme mode opératoire.
                                  [...]
                                  http://fr.ria.ru/blogs/20131211/199990522.html


                                  • eric 12 décembre 2013 12:12

                                    Alexandre aussi a raison. Qui plus est, même si il est en dernière analyse salarie par la Russie, je suis persuade qu’il est sincère. Il est en tout cas sur la même longueur d’onde que beaucoup des français qui habitent de longue date en Russie. Il n’empêche qu’on pourrait faire une description assez similaire de la majorité en place. Qu’une bonne partie de la population soutient certainement les manifestants. Prendre partie pour l’un ou l’autre camp, contribue sans aucun doute a un éclatement de l’Ukraine.
                                    Peut être que la bonne voie serait des négociations tripartites, Russie Europe Ukraine, qui auraient pour avantage de faire entrer la Russie dans le circuit qui conduit a l’Europe.
                                    Mais a nouveau, cela demandera de gros efforts aux européens. Les autres pays n’avaient pas vraiment le choix, et pas vraiment les moyens de négocier. Le rapprochement est plus désirable pour l’Europe que pour les russes. Cela demandera plus de concessions. L’Europe devra se rapprocher des positions russes plus que l’inverse et dans tous les domaines.


                                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 décembre 2013 12:28

                                    Les européens comprennent-ils bien qui ils soutiennent ?
                                    Bien sûr que oui, mais ils ne sont pas très regardants : un incompétent + un mafieux + un facho.

                                    Mais les USA tiennent beaucoup à encercler la Russie et la Chine, ses prochains concurrents et remplaçants, de bases de missiles.

                                    Les méthodes sont toujours les mêmes, le gouvernement rétif est accusé de toutes les tares, (qu’il a sûrement, mais pas plus que d’autres ), Washington menace, et les services « de relations publiques » organisent le chaos.

                                    Regardez la photo dans la série de photos sur la chute de la statue de Lénine.

                                    Vous voyez la même scène au début de SPYWAR, à Bagdad, avec la chute de la statue de Saddam Hussein.


                                    • cathy30 cathy30 12 décembre 2013 13:19

                                      L’Ukraine est eurasienne, tout comme la Russie. L’Orient et l’Occident mélangés. Le choix doit être difficile pour ce peuple.


                                      • njama njama 12 décembre 2013 14:59

                                        Pourquoi ayant deux grands voisins devrait-elle délaisser l’un pour l’autre ?


                                      • agent orange agent orange 12 décembre 2013 13:52

                                        Intéressant deux poids et deux mesures de la part de The Economist :
                                        - Les gentils manifestants ukrainiens sauvagement réprimés par la police de Yanukovych (the New Evil ?)
                                        - Le gouvernement du clan Shinawatra est légitime et les manifestants ne sont pas démocratiques (fascistes ?)

                                        Un élément essentiel que l’article semble oublier (à l’instar de la presse occidentale) est la nature des manifestants en Ukraine. Il est bon de rappeler que SVOBODA, parti d’opposition et fer de lance des manifestations à Kiev, est un parti néo-nazi.

                                        Bref à l’instar d’Hillary Clinton l’an dernier, l’UE (et de sa presse aux ordres) sont tombés bien bas en supportant des néo-nazis pour contrer et contenir la Russie.

                                        Plutôt lamentable.

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