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Accueil du site > Actualités > Europe > Un gouvernement de coalition en France : pourquoi pas ?

Un gouvernement de coalition en France : pourquoi pas ?

Petit quiz : quel point commun y a-t-il entre les gouvernements de MM. Anders Fogh Rasmussen (Premier ministre danois), de Romano Prodi (président du Conseil italien) ou encore de Jaroslaw Kaczynski (Premier ministre polonais) ? A priori aucun, et pourtant.

Chacun de ces gouvernements a la particularité de conduire la politique de son pays respectif en s’appuyant sur une majorité dépassant le clivage restreint du parti unique, réunissant des ministres d’obédience politique disparate autour d’un projet commun : gérer les affaires du pays, au-delà des considérations idéologiques partisanes, puiser dans l’intérêt général les ressources nécessaires pour faire travailler ces hommes politiques tous ensemble.

Parcourant les majorités gouvernementales des Etats membres de l’Union européenne, j’en viens à cette observation étonnante : sur vingt-sept gouvernements, dix-neuf ont construit leur majorité sur une coalition bâtie avec plusieurs autres partis politiques. Ainsi, le plus célèbre exemple, celui de la coalition allemande imposée par la voie des urnes par les électeurs allemands, confirme une tendance en Europe : quels que soient le mode de scrutin ou la culture politique du pays, les électeurs incitent de plus en plus les partis politiques participant à la coalition à réunir leurs meilleurs éléments, hommes politiques et autres techniciens parmi les plus compétents, et à les faire travailler sur des postes ou des dossiers techniques requérant une expérience politique particulière, voire une importante compétence sectorielle.

En Europe, ils sont donc dix-neuf Etats à fonctionner avec une majorité gouvernementale de coalition. Parmi ces pays, il y a : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

Sur ces dix-neuf pays :
- cinq chefs de gouvernement sont à tendance socialiste : M. Sergei Stanishev (BU), M. Romano Prodi (IT), M. Gediminas Kirkilas (LT), M. Robert Fico (SK) et M. Janez Janša (SL) ;
- six ont une consonance centriste ou libérale : M. Guy Verhofstadt (BE), M. Anders Fogh Rasmussen (DK), M. Andrus Ansip (EE), M. Matti Vanhanen (FI), M. Bertie Ahern (IE) et M. Călin Popescu-Tăriceanu (RO) ;
- huit enfin sont conservateurs : Mme Angela Merkel (DE), M. Alfred Gusenbauer (AT), M. Jean-Claude Juncker (LU), M. Aigars Kalvītis (LV), M. Lawrence Gonzi (MT), M. Jan Peter Balkenende (NL), M. Jaroslaw Kaczynski (PL), M. Mirek Topolánek (CZ) et M. Fredrik Reinfeldt (SE).

Qui sont donc les huit derniers Etats à ne pas avoir opté pour une majorité de coalition ? On trouve ici l’Espagne de M. José Luis Rod. Zapatero, la France de M. Dominique de Villepin, la Grèce de M. Konstantinos Karamanlis, la Hongrie de M. Ferenc Gyurcsány, l’île de Malte de M. Lawrence Gonzi, le Portugal de M. José Sócrates et l’Angleterre de M. Tony Blair.

En Allemagne, par exemple, la voie du consensus semble faire ses preuves. Les portefeuilles ont été distribués de façon stratégique en tenant compte des orientations idéologiques et des compétences techniques des ministrables. Ainsi Mme Ursula Schmidt, spécialiste des questions de santé et membre du SPD, a été reconduite dans ses fonctions de ministre fédéral de la Santé en novembre 2005. Et M. Michael Glos, membre de la CSU et ancien président de la Commission des finances et du budget au Bundestag, a hérité du portefeuille de l’économie et de la technologie. Le mode de décision respecte également la logique du compromis : le conseil des ministres allemand préfèrera rechercher un consensus entre ses membres plutôt que de s’accommoder d’un vote interne contraignant à la majorité.

Les analyses politiques approfondiront la question, mais il est intéressant de constater que cette tendance à la coalition semble se diffuser en Europe. Doit-on voir dans le mécanisme de la coalition entre partis politiques un moyen camouflé pour les électeurs de "forcer" leurs élus à travailler ensemble dans l’intérêt général du pays ? Y a-t-il une demande de la part des citoyens en faveur d’une coopération transpartisane ? Ce phénomène est-il amené à se généraliser un peu plus en Europe ?

Fort des dix-neuf gouvernements de coalition, le débat sur la pertinence de ce mode d’organisation gouvernementale gagne en crédibilité. Alors que les élections présidentielles approchent en France, l’occasion est peut-être donnée de discuter de cette pratique politique et d’apporter en substance une analyse critique sur une possible mise en œuvre de ce mode original de gouvernance.


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100 réactions à cet article    


  • cambacérès cambacérès 20 février 2007 13:28

    « Alors que les élections présidentielles approchent en France, l’occasion est peut-être donnée de discuter de cette pratique politique et d’apporter en substance une analyse critique sur une possible mise en œuvre de ce mode original de gouvernance. »

    C’est tout le problème et alors que la course aux fromages politiques est déjà ouverte, on aimerait que le citoyen se contente de petites réponses à ses petits problèmes.

    Car le bougre, il risque d’imposer un mode de gouvernance partagée qui n’arrangerait pas dans nos élites.


    • (---.---.37.71) 21 février 2007 07:08

      « mode de gouvernance partagée »

      Les citoyens sont totalement incapables de gouverner quoi que ce soit. Arretez donc votre démagogie.


    • PasKal (---.---.201.240) 21 février 2007 10:39

      Ce mercredi 21 février 2007 - éditorial du journal suisse « 24 Heures » :

      (quote)

      François Bayrou, ou comment éviter le couple Sarko-Ségo

      PHILIPPE DUMARTHERAY

      « Et si c’était lui, François Bayrou, l’homme tout à la fois capable de battre Sarkozy et de réconcilier les Français avec la politique ? »

      Les élections présidentiel­les françaises ont quelque chose d’excitant. C’est bien sûr un spectacle rodé, avec un côté un peu attendu, mais qui, bizarrement, se termine comme un thriller. Rappelons­nous de 1995, avec Balladur, longtemps donné gagnant, mais qui finit par mordre la poussière face à un Chirac ressuscité. Sou­venons- nous de 2002, avec Le Pen renvoyant Jospin à ses chè­res études.

      Et si 2007 n’était qu’un re­make de ces deux précédentes élections ? Depuis des mois, le microcosme politico-médiati­que a déjà programmé le se­cond tour de la présidentielle. Ce sera Sarkozy-Royal. Campa­gne électorale ou pas, circulez, il n’y a plus rien à voir d’ici au 6 mai. Mais voilà, les Français ne sont pas des veaux, contrai­rement à ce que pensait de Gaulle. Le spec­tacle annoncé, ils le connais­sent. Durant quelques semai­nes, sans êtres dupes, ils ont joué le jeu qu’on leur avait pré­paré : Ségo-Sarko, un match à deux et quelques seconds rôles pour faire illusion.

      Mais les choses bougent. Qu’observe-t-on ? Les Français ne sont pas non plus aveugles. Ils commencent à voir les limi­tes de la madone des sondages, Ségolène Royal. La compassion, l’écoute, un côté nounou et des promesses, est-ce suffisant ? Le doute s’est progressivement ins­tallé. Et avec le doute, un début de certitude. Ségolène Royal aura de la peine à battre Nicolas Sarkozy, plus crédible dans un rôle de président.

      Ce dernier a aussi ses défauts. L’homme est brutal et rancu­nier. Il ne maîtrise pas ses nerfs. Bref, il fait peur, même à droite, à une partie de l’électorat. Un électoral qui aimerait bien sa­voir à qui, le cas échéant, il aura vraiment à faire. Au Sarkozy néolibéral, pro-américain ? Ou à la version soft en promotion depuis quelques semaines ? Un homme d’ouverture qui a renié Bush et les recettes libérales pures et dures pour se mé­tamorphoser, provisoirement sans doute, en une sorte de Drucker de la politique.

      Quand les premiers rôles montrent des signes de fai­blesse, l’électeur cherche natu­rellement ailleurs. En 2002, dans ce rôle d’outsider, tour à tour Chevènement et Le Pen ont gagné des points. Chevènement a fini par couler. Le Pen a fait illusion jusqu’au second tour.

      Cette année, un personnage est en train de monter en puis­sance, François Bayrou. Une sorte d’antithèse du système. A la confrontation traditionnelle, gauche contre droite, il propose une révolution, une France qui travaille ensemble en transcen­dant les clivages traditionnels. L’homme donne également une autre image de la politique. Plus modeste, il ne joue pas au Père Noël en promettant de raser gratis comme vient de le faire le couple Sarko-Ségo.

      Reste à savoir si cette mayon­naise béarnaise peut prendre. L’homme a, en tout cas, un côté rassurant. Il parle différem­ment, il connaît les dossiers et défend des valeurs, chrétiennes certes, mais surtout humanis­tes ; au point de paraître, par­fois, plus à gauche de Mme Royal. Et si c’était lui, l’homme capable tout à la fois de battre Sarkozy et de réconci­lier les Français avec la politi­que ?

      Selon un sondage une majorité de Français l’élirait au deuxième tour. C’est déjà ça. Il lui reste maintenant à prouver qu’il peut batailler dans la cour des grands dès le premier tour. Pour cet homme des grands défis, admirateur d’Henri IV, en voilà un à sa mesure.

      Quoi qu’il en soit, François Bayrou a apporté une première bouffée d’air frais dans cette campagne. Face à l’agitation de Sarko, à l’improvisation de Ségo, la force tranquille, c’est peut-être bien lui.

      (unquote)

      - - - - - - - - - - - - - - -

      Je suis d’accord à 100% avec cette vision et c’est pourquoi JE VOTERAI François BAYROU au 1er TOUR et JE VOTERAI François BAYROU au 2nd TOUR !

      La presse, en Italie, en Belgique, en Allemagne, en Espagne, en Suisse, et ailleurs, ne cesse de faire l’éloge de François Bayrou et de dénoncer Sarkosy comme un populiste ’flou’ faisant le grand écart entre l’extrême-droite un jour (son penchant ’naturel’ vu le nombre de types en provenance de cette mouvance qui truffent son entourage proche et immédiat !) et l’extrême-gauche le lendemain pour essayer de ’ratisser large’ (le meilleur moyen de se prendre un ’rateau’ justement !), pour donner pour finir une image d’un type prêt à tout et n’importe quoi pour arriver à ses fins, sans consistance réelle, et de dénoncer Royal comme une personne totalement à côté de ses pompes et sans consistance.

      A noter qu’un ministre étranger rencontré il y a quelques jours répétait à l’envie les commentaires (tenus en privé lors d’une rencontre de travail), très ironiques et négatifs d’Angela Merkel, chancelière allemande, à l’issue de la ’visite’ rendue par Sarkosy il y a peu : « Sarkosy m’inquiête. Il dit tout et rien, tout et son contraire. Il n’a aucune vision sincère si ce n’est celle de ’vouloir’ le pouvoir ; plus surement pour lui-même et son clan. Ce n’est qu’un homme de clan ! J’étais tellement atterrée de cette rencontre que j’ai préféré m’abstenir d’exprimer le moindre commentaire public à l’issue. A son grand déplaisir, je l’ai bien vu ; mais c’est le mieux que je pouvais faire pour lui : ne pas m’exprimer sur notre rencontre ! Espérons que les français seront suffisamment intelligents pour ne pas confier le pouvoir ni à Royal, ni à Sarkosy, qui n’ont pas la carrure du poste. Le projet de François Bayrou vaut mille fois mieux que celui de ces 2 là. Ce serait une bonne chose pour la France et une bonne chose pour l’Europe que Bayrou soit élu. Mais aux français de décider... Nous verrons... »

      Je suis d’accord aussi avec Angela Merkel : LE MIEUX POUR LA FRANCE ET L’EUROPE SERAIT QUE FRANCOIS BAYROU SOIT ELU.

      JE VOTE F. BAYROU AU 1er TOUR !

      JE VOTE F. BAYROU AU 2nd TOUR !


    • alpo47 (---.---.65.114) 25 février 2007 11:00

      Ma crainte, avec un gouvernement « à l’Allemande » est la disparition de l’opposition.

      D’après moi, celle ci, lorsqu’elle joue son rôle, est tout de même un frein aux abus, dérapages, en les dénonçant immédiatement auprès du public/électeurs.

      Je me demande si cette tendance, n’est pas un effet d’une tentative de gouvernement mondial, consensuel, où on peut faire passer à peu près n’importe quoi.

      DANGER !


    • Helios (---.---.188.79) 20 février 2007 14:41

      Merci pour l’article... mais où avez vous donc trouvé les sigles de chaque pays... ils sont incomprehensibles pour moi, la norme me parait comporter 3 lettres...

      Cela dit, infime détail de forme, il existe probablement un espace pour un gouvernement qui ne soit pas, ou qui soit moins partisan, dans l’intérêt superieur du pays.

      Seulement, en terme d’efficacité vue du coté de l’homme politique, on voit mal comment un « ministre » va accepter de travailler dans un environnement « hostile ». Privé de ses reseaux politiques influents, privé de ses synergies de pouvoir, le seul moyen de s’en sortir, pour ce ministre exogène serait de travailler VRAIMENT bien, efficacement, honnetement et comme je l’ai dit plus haut dans l’intérêt de tous. Or, et là le bât blesse, les hommes politiques n’accedent pas au pouvoir pour travailler pour l’intérêt de tous, ils accedent au pouvoir pour développer l’influence de leur parti, orienter et assainir les conditions d’actions des entreprises et organisations dans lesquelles ils ont des intérêts, rassasier leur soif de pouvoir et remplir leur compte en banque. Je rajouterais même qu’il feront tout pour que leur actions ne soit pas favorables a leurs opposants, même si cela leur coûte un peu.

      Dans ces conditions, comment imaginer que le modèle choisi par les pays que vous citez soit applicable chez nous ? Certains d’entre vous vont me « dénoter » pensant que je généralise... oui, possible, je généralise mais je sais qu’il existe quelques representants de la classe politique honnêtes. Mais comment les reconnaitre ? ce n’est helas qu’apres leur action qu’on connait leur devouement au pays.

      Dans ce cas il est donc imperatif de ne pas choisir ceux qui ont eu une quelconque participation responsable jusqu’a présent. Cela revient à tirer au sort, à jouer au loto bref le remède serait peut être pire que le mal, je ne vous rappelle pas la fable des grenouilles... Je me contenterai de vous dire que tout a été mis en oeuvre pour qu’un parfait inconnu ne puisse acceder sans un adoubement ( et même plus, voir les medias...) une quelconque fonction à résponsabilité. l’exemple le plus critique en ce moment est celui des 500 signatures.

      Considerant donc, que seul le plus vil intérêt de l’homme politique peut être le moteur de son action, on peut alors se poser la question d’une dictature éclairée... serait-ce LA solution. Dans cette tendance, je perçois F. Bayrou comme un porteur de projet parfaitement adapté a la situation... Pensez donc, sa moralité, son ouverture et sa fermeté (la baffe au gamin...) en font un modèle que pas mal de français seraient prêts à accepter, à defaut de grives n’est-ce pas ?

      Vaste débat auquel vous pouvez dessiner le contour des autres candidats et essayer de les coller dans ce moule.

      Apres tout, pourquoi la France et les Français ne seraient-ils pas accessible a ce type de gouvernement ???

      j’ai encore été long, ’xcusez...


    • Neos 20 février 2007 15:48

      « Dans ces conditions, comment imaginer que le modèle choisi par les pays que vous citez soit applicable chez nous ? »

      Compte tenu de la culture politique française, il est probable que cette expérience de « gouvernement supra-partisan » soit un mode de gouvernance original, sans précédent dans notre pays, ainsi que dans les autres Etats membres de l’UE.

      A nous de façonner ce mode de gouvernance à la française, de tenter l’expérience et, qui sait, de diffuser ensuite celui-ci, si d’aventure le « labo » France attise la convoitise et la curiosité de nos amis et voisins européens.

      Pour les sigles des Etats, voir par exemple à l’adresse ci-contre : http://www.iana.org/root-whois/index.html


    • (---.---.37.71) 21 février 2007 07:08

      « Compte tenu de la culture politique française, il est probable que cette expérience de »gouvernement supra-partisan« soit un mode de gouvernance original, sans précédent dans notre pays, »

      Et Pétain, c’est quoi d’aprés toi ?


    • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 25 février 2007 01:43

      Merci à l’auteur en passant pour son article auquel j’adhère complètement, il me parais évident qu’un gouvernement de coalition à la Merkel devrait ENFIN voir le jour en France.

      Trouvez-vous démocratique que :

      1) Un parti dans lequel 15% de la population se reconnaît ne soit pas représenté à l’assemblée ?

      2) Que la France soit dirigée par un parti ne représentant que 20%/25% des suffrages ?

      Pour ma part je dis non à ces deux questions. Notre système n’est pas digne d’une VRAIE démocratie. Demandons la réforme de notre système électoral pour adopter le système allemand qui nous démontre que celui-ci est non seulement viable mais productif. Il suffit de voir comment les réformes appliquées par les sociaux-démocrates puis épaulés par la grande coalition ont remis l’Allemagne sur les rails de la croissance et de l’emploi.

      Mais pour cela il faudrait que NOUS dépassions nos dogmatismes et ce n’est pas demain la veille...


    • Grogro (---.---.99.52) 20 février 2007 13:36

      En effet, s’il s’agit de nous assener les pires coups tordus, un gouvernement de « politique unique », de « concorde nationale », d’union sacrée et de tout ce que l’on voudra ne ferait que rejoindre les recettes classiques des moments les plus sinistres de l’histoire de la France.

      Merci à l’auteur de nous avoir si bien expliqué, par l’exemple négatif, ce qu’est la « politique unique ». dans la pratique : atlantisme, impérialisme et militarisme « grand-européens », dépression économique, etc...


      • madrugada (---.---.62.154) 20 février 2007 13:55

        Merci pour cet article de bonne tenue, qui apporte qqch au débat (ainsi d’ailleurs que certains commentaires) ; évidemment, on aurait préféré un raz-de-marée (ou au moins un simple élan)citoyen pour redresser le pays, mais nous sommes trop frileux (ou trop « village gaulois »)pour çà...Alors, va pour le gouvernement de coalition, et là, je ne vois que le « troisième homme », qui d’ailleurs monte en régime actuellement et pourrait bien devenir le premier (s’il passe le premier tour, les sondages le donnent vainqueur contre Ventilarko) ; et ceci un peu grâce à des micro-actions comme la vôtre. Continuons le combat, car le pire n’est pas toujours inévitable...


        • (---.---.140.77) 20 février 2007 19:51

          « là, je ne vois que le »troisième homme« , qui d’ailleurs monte en régime actuellement »

          Non pas le troisième homme, Il est déjà le deuxième car entre les deux (si j’ose dire) il y a un femme...


        • Neos 20 février 2007 14:16

          Merci pour vos interventions. Ecrire cet article était l’occasion de soulever la question de la faisabilité de la mise en place d’un mode de gouvernance nouveau en France, fondé sur un principe simple : au sein d’un gouvernement de coalition, faire travailler ensemble des hommes et des femmes n’appartenant pas nécessairement au même mouvement politique, mais avec une volonté commune : celle d’accepter de faire partie d’une équipe homogène et supra-partisane de ministres chargés de la mise en œuvre des dossiers nécessaires à la France d’aujourd’hui. En d’autres termes, dépasser les partis, puiser dans chaque programme les idées les plus efficientes d’un point de vue qualité-coût de mise en oeuvre, octroyer les dossiers sensibles aux meilleurs techniciens parmi ces ministrables et tenter ainsi de répondre aux problématiques françaises en mettant un maximum d’atouts techniques et politiques à la disposition de notre pays.

          Qu’en pensez-vous ?


          • Grogro (---.---.99.52) 20 février 2007 14:53

            « la faisabilité de la mise en place d’un mode de gouvernance nouveau en France... »

            Du sens de l’humour, vous en vez ! C’était quoi donc, l’union sacrée de la guerre de 1914-18 ??????


          • Neos 20 février 2007 15:10

            Excellente remarque. Je pense que vous l’aviez probablement suspecté entre les lignes : je voulais parler naturellement de gouvernance sous la Ve République.

            La France a connu le phénomène de la cohabitation, qui incite des hommes politiques de 2 majorités (la majorité présidentielle et la majorité parlementaire) à travailler ensemble.

            Le nouveau mode de gouvernance serait tout autre : il viserait à proposer à des ministres volontaires de mettre leur compétence et leur talent au service du gouvernement et de la majorité présidentielle, quelle que soit leur étiquette politique et en dehors de tout rapport de force partisan.

            Ce qui, je crois, est sans précédent, tout au moins depuis le début de la Ve République.


          • Grogro (---.---.99.52) 20 février 2007 15:27

            Mais bon, l’union sacrée de 1914 nous a plongé dans une salade pas possible. Une guerre mondiale, pourquoi ? Et les guerres coloniales des années 50, pourquoi ?

            Ce qui est à craindre, c’est qu’un gouvernement d’entente de toute la bande, avec fond européen de surcroît, ne nous en fasse de tout aussi grosses (atlantisme, militarisme de la « grande Europe », grand marché de la main d’oeuvre, etc...) dont allez savoir comment ça va se terminer.

            Ce n’est pas parce que « toutes les compétences seront réunies » que « toutes les sommités réunies » voudront pour autant le bien de la grande majorité de la population. dans l’espace européen, les lobbys financiers sont le Roi Soleil.


          • Neos 20 février 2007 16:56

            L’Allemagne nous montre peut-être aujourd’hui la voie à suivre en matière de gouvernance.

            Et puis les allemands sont aussi désormais nos amis. Ce qui, vous en conviendrez, change considérablement le contexte géopolitique dans lequel ce projet de ’coalition supra-partisane’ ou d’union pourrait voir le jour.


          • faxtronic (---.---.127.82) 20 février 2007 17:24

            Il est vrai que le probleme de vient pas d’Allemagne ces temps ci, que le fascisme de nos jours tend sur le vert .... Cependant je ne crois absolument pas a l’amitie et la solidarite entre les peuples europeens. Au moindre coup de grisou, cette amitie volera en eclat sans que meme personne ne s’etonnera. Il suffit de voir « The Sun » en 2003.


          • (---.---.37.71) 21 février 2007 07:11

            « La France a connu le phénomène de la cohabitation, qui incite des hommes politiques de 2 majorités (la majorité présidentielle et la majorité parlementaire) à travailler ensemble. »

            N’importe quoi. La cohabitation, ce sont des coups de putes permanent, sans s’occuper le moins du monde de gouverner sérieusement. Vous vivez à Disneyland !

            Par ailleur, je ne vois pas comment on peut gouverner ensemble, lorsque le programme de l’un est plus de fonctionnaire, et l’autre d’en virer..


          • breizhnana (---.---.254.10) 24 février 2007 14:49

            Vous n’avez rien compris à l’article, ça parle de « coalition » et justement non de « cohabitation ». Faut lire et essayer de comprendre avant de dire n’importe quoi. Car en effet, et c’est bien ça le sujet, en France on n’a eu que cohabitation ou présidence monarchique. D’où l’intérêt d’un gouvernement de coalition, garant d’un certain équilibre.


          • calou (---.---.206.48) 20 février 2007 14:20

            Encore indécis, j’envisage de plus en plus sérieusement de voter Bayrou (parce que c’est bien de celà dont nous parlons non ?)... Il y a encore bien des questions qui se posent autour de son projet, mais en tout cas, à voir la réaction du premier intervenant, visiblement fan de la haine, cette perspective effraie tout ce que notre pays compte d’intolérants et de « jaitoutcompriszètesquedescons »... J’avoue que ce seul constat tendrait à me convaincre du caractère utile du vote bayrou... Bien entendu je ne suis probablement qu’un gogo, idéaliste et naïf ; seulement j’ai l’impression qu’on commence à être nombreux dans cette barque là...


            • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 25 février 2007 02:03

              Excusez moi mais je pense que vous n’avez pas bien compris l’article, Bayrou ce N’EST PAS LA COALITION mais le contraire, je dirais même que c’est le gouvernement Chirac II le retour. Rappelez vous Bayrou Ministre de l’Education il n’a STRICTEMENT rien fait, alors qu’il y avait matière, même à l’époque de son gouvernement.

              Ce que veut dire l’article, que l’auteur me contredise si je dis des conneries, c’est qu’il serait judicieux qu’enfin en France il puisse y avoir un gouvernement de coalition avec des ministres socialistes , UMP et UDF travaillant POUR le pays et non POUR leur parti, intérêts personnels, intérêts partisans, etc.

              Par exemple Thierry Breton aux Finances et DSK à l’Industrie, ou l’inverse, Fabius à la Santé (depuis le sang contaminé il connaît un peusmiley Non je plaisantais...


            • Philippe (---.---.147.59) 20 février 2007 14:51

              tout pareil que le citoyen calou au-dessus qui m’ôte les touches du clavier alors que j’aurais écris la même chose.

              À l’exception peut être que depuis son passage à l’émission d’Arlette Chabot jeudi dernier -et à moins d’une énorme c*nnerie"- je voterais François Bayrou. C’est décidé.


              • yralim (---.---.212.7) 20 février 2007 14:52

                Quel bonheur... effectivement la Pologne des frères Kacsinsky est un, bon exemple de coalition entre extrême-droite et religion qui tourne au règlement de comptes à OK Corral. Une coalition en France ce serait évidemment l’alignement sous la bannière néo-libérale, la pensée unique, la disparition de tout contre pouvoir, la suppression de tous les relais aux mécontentements. On devine bien ceux à qui cette idée pourrait plaire, mais je ne suis pas certain qu’elle soit une garantie d’avenir heureux pour le pays. Déja ne dit on pas que la classe populaire est coupée du peuple ? Alors imaginons tous les politiques complices d’un même propos et d’une même démarche...


                • (---.---.206.48) 20 février 2007 16:59

                  Cher Yralim, Vous affirmez qu’une coalition se ferait « évidemment » sous la bannière néo-libérale, voudriez vous m’éclairer sur ce qui vous permet d’affirmer celà ? Je n’ai pas eu l’impression, à écouter M.Bayrou, d’avoir affaire à un néo-libéral (il me semble d’ailleurs qu’il s’est élevé, depuis quelques années contre bien des menées libéralisantes de nos gouvernants (cf. EDF/GDF ; la privatisation des autoroutes...). Il est certain qu’il ne prone pas le collectivisme, mais entre çà et le libéralisme à tout crin il y a quand même une marge de manoeuvre non ? L’un comme l’autre me donnant de l’urticaire je l’espère sincèrement... Ensuite vous nous faites part de votre crainte de l’absence de contre pouvoir, mais il me semble que ce que propose M.Bayrou c’est le dialogue, donc l’essence même du contre pouvoir (qui serait inhérent au pouvoir lui même, celui ci n’étant pas dans les mains d’un seul et même clan) Pour ce qui est de la pensée unique, même remarque, peut elle être assimilée au consensus issu du dialogue ? Encore une fois vous me permettrez d’en douter... Maintenant il est certain que mes postulats reposent sur la bonne foi de M.Bayrou... et là je ne pourrai vous en vouloir de me considérer comme un naïf prèt à tout gober ! smiley Celà dit sans un minimum de confiance, autant aller à la pèche ! smiley Comme je l’ai dit précedemment je ne suis pas (encore ?) bayroumaniaque et je suis prêt à entendre tous les arguments contre lui... j’aimerai simplement qu’ils se fondent sur des faits... Dans l’attente impatiente et sincère d’un dialogue ouvert, respectueux et constructif sur ce point avec vous... smiley


                • yralim (---.---.212.7) 20 février 2007 21:26

                  A vrai dire mon cher IP:xxx.x52.206.48, votre interpellation me met un peu dans l’embarras, d’autant qu’il est fort possible que je me voie obligé de voter pour votre poulain, pour lequel je n’éprouve pourtant pas d’attirance particulière. Au départ losque j’ai rédigé mon, message, je ne pensais pas à lui mais a la situation de la grande coalition en Allemagne, c’est a dire à un cas de figure où cohabitent les conservateurs et les sociaux démocrates ( malgré eux...) Il est significatif de remarquer que les sociaux démocrates ont d’ailleurs préféré s’allier avec le droite alors qu’ils pouvaient très bien gouverner avec les forces de gauche d’Oskar Lafontaine. C’est un choix qui en dit long sur une certaine idée de société soumise à l’économie libérale. Revenons en à François Bayrou. Ce qui me surprend c’est de le voir tout à coup hissé sur le grand pavois des révolutionnaires. A lire les divers commentaires à son sujet, on le situerait tout à fait à la gauche de la gauche, en tous cas à la gauche des socialistes, comme s’il était un extra terrestre venu de nulle part qui débarque tout à coup dans ce monde incertain pour l’éclairer... Bizarre... Pour avoir déja me semble t il entendu prononcer son nom, il me semble l’avoir connu sous d’autres couleurs... Au fait, dans quel groupe siège t il à Bruxelles ? J’ai en effet bien peur que ses positions actuelles soient quelque peu opportunistes et que son courant de pensée soit bien inscrit dans l’idéologie libérale la plus pure. Ceci dit je m’apprête à voter pour lui le cas échéant car il représente à mes yeux un moindre danger que le rival situé juste à sa droite... Au moins lui a t il un sens de la démocratie...


                • Blablabla (---.---.179.138) 21 février 2007 06:57

                  Tout à fait d’accord Yralim.

                  Par opposition à tous ces béni-ouioui sur ce site depuis quelques jours.

                  Si je comprends bien,

                  le débat d’idées ne fait plus recette,

                  place donc à une concertation étroite entre gens de bonne compagnie !

                  Je savais que l’illétrisme scientifique était très répandu dans nos pays civilisés (voir les derniers rapports de la communauté scientifique - eh oui ! On peut s’intéresser à autre chose qu’à notre merdier d’élections à la française).

                  J’ignorais en revanche que l’illétrisme politique pouvait servir à un socle d’union.


                • calou (---.---.206.48) 21 février 2007 10:06

                  Cher Yralim, Tout d’abord je vous prie de bien vouloir excuser l’absence de pseudo de mon post précedent, due à un oubli facheux... Je voudrais d’abord préciser que M.Bayrou n’est pas (encore ?) mon « poulain »... ma voix balance encore entre lui et une certaine candidate smiley... Et si elle balance toujours c’est que je partage vos inquiétudes : il est vrai que M.Bayrou a souvent eu une position plus proche de l’UMP que du PS... cependant je remarque aussi que ces 2 dernières années celui qui s’opposait le plus constructivement à l’UMP, c’est lui (il s’agit là d’un sentiment personnel qui peut, j’en suis conscient, ne pas être pertinent). Il est vrai également qu’on peut légitimement douter de sa sincérité lorsqu’il affirme vouloir dépasser l’opposition gauche/droite, mais j’aurai tendance à le croire sincère (en tout cas plus que les autres...). Maintenant je vais vous dire ce que je trouve chez lui et qui me manque chez Sarkozy comme chez Royal : le doute, le fait qu’il ne se pose pas comme détenteur de la vérité suprème... c’est, à mon sens, le début de la sagesse... Quant à leurs programmes respectifs, celui de M.Sarkozy me pose un gros problème : en premier lieu parceque je n’ai pas réussi à le trouver clairement exposé ; ensuite parcequ’il est imprégné d’un libéralisme pur et dur que je rejette... Quant à Mme Royal le problème est différent : son programme est assez proche de celui de M.Bayrou (je dis bien « assez ») en tout cas sur les points que je juge essentiels ; mais je le trouve moins réaliste, à partir du moment où l’on juge possible la capacité des hommes politiques des deux bords à collaborer... smiley Ce sera donc un choix de personnalité (en ce qui me concerne tout du moins), et j’avoue que si Mme Royal se montrait un peu moins méprisante vis à vis de ceux qui ne partagent pas ses opinions et faisait un peu plus référence à son équipe (je ne l’entend pas souvent prononcer le mot « socialiste »)elle ferait un grand pas dans mon p’tit coeur d’électeur. Seulement pour l’instant, c’est plutôt M.Bayrou que je vois dans cette logique... Enfin que vous envisagiez de voter pour M.Bayrou pour barrer la route à M.Sarkozy je le comprend (je n’ose envisager la possibilité de son accession au pouvoir), mais je n’approuverai totalement que si celà va de pair avec la volonté de jouer le jeu de la coopération trans-partis (je crois que celà est possible si le mouvement vient de la base... je vois mal comment les responsables politiques pourrait l’écarter) donc que ce ne soit pas un vote « faute de mieux »... Je comprend que l’on puisse trouver ridicule l’idée d’un homme de centre droit fédérant les bonnes volontés de gauche comme de droite, mais j’ai envie d’y croire (comme au père Noël, je sais smiley ) Amicalement


                • calou (---.---.206.48) 21 février 2007 10:19

                  Cher Blablabla, C’est étrange mais moi j’avais l’impression qu’une concertation (du moins une vraie) passait obligatoirement par le débat d’idées... mais un débat constructif, qui ne se résume pas à « c’est pas moi, c’est toi qui plombe la France ! » « même pas vrai ! »... Bien sur je peux me tromper... Quant au terme « personnes de bonne compagnie », je lui trouve un côté méprisant qui me gène (mais il ne s’agit là que de mon ressenti)... à priori, et si j’ai bien entendu, seraient de bonne compagnie ceux qui s’ouvriraient au dialogue... çà peut vous paraitre idiot mais je pense que dans une démocratie on se doit d’entendre tout le monde, même ceux dont les idées nous sont étrangères, ce qui n’empèche en rien d’avoir des convictions et de les défendre...

                  Enfin en ce qui concerne l’ « illétrisme politique », j’aimerai que vous nous précisiez votre pensée. A vous lire, en effet, on pourrait croire que vous considérez que toute personne ne partageant pas votre point de vue est « nulle à la politique »... est-ce le cas ?

                  Bien à vous


                • EDARI (---.---.52.195) 20 février 2007 14:54

                  François Bayrou, puisque c’est de lui qu’il est question :

                  30/03/1993 - 02/06/1997 : ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sous la droite

                  Il a laissé le souvenir de quelqu’un agissant très prudemment, ne voulant pas choquer les enseignents, peut-être dû au fait qu’il est enseignant lui-même.

                  Les réformes brutales ce n’est pas son genre, mais son penchant anti-gouvernement de droite depuis 2002 l’a pénalisé dans l’opinion de beaucoup de Français, ils ne savent plus très bien ce qu’il représente et où il veut aller.

                  Il a même dit un jour qu’il se verrait bien Premier Ministre d’un gouvernement de gauche ou de droite.

                  C’est un homme qui aimerait rassembler, mais, en France ce mot est impropre à la consommation.

                  Tous les Présidents élus ont voulu être les Presidents de tous les Français, de la cohésion nationale, ils n’ont toujours été que les grands chefs de leurs clans ou partis, comme vous voulez.

                  Et les sondages, surtout actuellement, il faut en prendre et en laisser beaucoup sur le côté.

                  Rappelons-nous Chevènement en 2002, il était monté à 12% pour terminer à combien ???


                  • grattounette (---.---.254.10) 24 février 2007 15:07

                    Oh arrêtez de toujours ressortir le seul ministère qu’il a fait, en + il était jeune et il y aurait débat à faire sur son bilan. La petite Ségolène s’est elle-même vantée à la dernière émission télé d’avoir une grosse expérience en la matière, et je ne souvenais même pas qu’elle avait été au ministère de l’éducation, de l’environnement et de je ne sais plus quoi encore, social qq chose je crois, on se souvient de rien ça n’a pas du marquer beaucoup. Qui peut dire ce qu’elle a apporté quelque part ? Elle a aussi beaucoup brillé par ses absences à l’assemblée nationale, ou par son silence. Preuve en est les compte-rendus officiels (très instructifs) disponibles en ligne sur le site du gouvernement. Quant à Sarko, on sait tous qu’il a été, et est encore très présent dans le gouvernement actuel, que ce soit à l’économie ou à l’intérieur. Beaucoup d’esbrouffe mais pas de miracles. Ces 2 là ont eu beaucoup plus de pouvoir que F.Bayrou dans un seul ministère (et le plus dur à faire bouger si on ne veut pas avoir tout le monde dans la rue au moindre battement de cil), mais pourquoi n’ont-ils alors pas mis au point toutes leurs promesses actuelles ? Et Sarko, il est payé en ce moment par l’Etat (donc nous) et ne doit pas faire beaucoup acte de présence à son ministère. Quitte à être critique, c’est bien, mais il faudrait l’être où il faut.


                  • Funky Zapata (---.---.76.107) 20 février 2007 15:16

                    Le gouvernement de coalition n’est plus dans la culture politique française, il l’a été, et pas besoin de remonter à 14-18, la IVème république était un régime de coalition.

                    Le grand métronome de la politique française (un coup à droite, un coup à gauche) rythme notre vie politique et peu à peu la vide de sens (faisons confiance à l’alternance, pas aux idées). Mais ce mode de gouvernance est d’autant plus facile à pérenniser que les deux partis majoritaires ont tout à y gagner et que le système électoral (par circonscription et non pas proportionnel) le favorise.

                    Car si on regarde la liste des pays conduisant actuellement un gouvernement de coalition formée après le vote, je pense qu’on y retrouve majoritairement des chambres élues à la proportionnelle.

                    Enfin petit commentaire au sujet du Danemark : la coalition au pouvoir est l’équivalent d’une coalition UMP-FN


                    • Neos 20 février 2007 15:24

                      « Mais ce mode de gouvernance est d’autant plus facile à pérenniser que les deux partis majoritaires ont tout à y gagner et que le système électoral (par circonscription et non pas proportionnel) le favorise. »

                      Oui, vous avez raison.

                      La seule issue possible pour sortir de ce paysage bipolaire ne serait-elle donc pas l’abandon du scrutin majoritaire comme mode de scrutin de principe ?

                      Pour cela, seul un Président de la République qui s’engage en faveur de l’injection de proportionnelle dans le mode de scrutin pourrait nous sortir de cette impasse institutionnelle, vous ne croyez pas ?


                    • Funky Zapata (---.---.76.107) 20 février 2007 17:07

                      Personnellement j’ai toujours été partisan d’une mutation du sénat en chambre proportionnelle pure élue au suffrage direct, en gardant une chambre des députés élue par circonscription. Ce serait un bon compromis entre l’instabilité potentielle d’une chambre où les « petits » partis sont favorisés et l’ « aculture » du compromis entretenue par des chambres aux majorités écrasantes.

                      L’essence de la démocratie est plus dans le compromis des forces en présence que dans leur alternance monarchique.


                    • faxtronic (---.---.127.82) 20 février 2007 17:26

                      Neos, vous voteriez FN ou LCR ? Proportionnelle = extreme a la chambre


                    • (---.---.37.71) 21 février 2007 07:12

                      « La seule issue possible pour sortir de ce paysage bipolaire »

                      Démocratie=bipolarisme.

                      On ne vous à rien appris à l’école ??


                    • toto1701 (---.---.131.254) 20 février 2007 15:25

                      ce matin sur lci françois fillon a déclaré que les promesses du candidat de l’ump devraient etre réalisables sur dix ans !!!or une mandature c’est 5 ans !! ma question c’est pourquoi pas faire des promesses a 15 voire 20 ans ? autrement dit faire des plans sur la comete !! décidement la démagogie de nos politiques est sans limite tant que le citoyen se laisse bercer de mots creux aussi vite dits aussi vite oubliés par leurs auteurs !!! paroles paroles paroles !!! 5 ans d’ump m’a gaché l’existence se serait etre maso que d’en reprendre !!!


                      • (---.---.37.71) 21 février 2007 07:13

                        Ouais, ta raison, faut pas dépasser le mois, le long terme, c’est uniquement pour les entreprises.


                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 20 février 2007 15:48

                        Excellent article, qui apporte en effet de l’eau au moulin de Bayrou, pas forcément volontairement. Et c’est vrai que la logique de clans en France a empêché ce type de gouvernement de s’installer vraiment. Le régime présidentiel a également joué son rôle.

                        Mais quand vous dites « Doit-on voir dans le mécanisme de la coalition (...) un moyen camouflé pour les électeurs de »forcer« leurs élus à travailler ensemble dans l’intérêt général du pays ? » (c’est moi qui souligne), vous y allez un peu fort : les électeurs ne se concertent pas pour répartir leurs voix ! Une fois les élections finies, on fait toujours « parler les urnes », comme si la « volonté du peuple » était organisée et unifiée, en fait comme si tous les électeurs avaient concerté leurs votes en but d’un but unique, et ce n’est pas le cas.

                        Du temps de la cohabitation Balladur-Mitterand, les journaux disaient volontiers : les Français aiment la cohabitation : non, ils la constataient, parce que c’était tombé comme ça. Ils y trouvaient des avantages a posteriori, mais ils ne l’avaient pas organisée.

                        Enfin, dans le cas de la Pologne, c’est peut-être une coalition, mais ce sont surtout deux frères jumeaux qui se partagent le pouvoir !! Cette « coalition » n’est pas vraiment représentative de votre thèse.


                        • Neos 20 février 2007 16:01

                          @ Vilain Petit Canard : « Les électeurs ne se concertent pas pour répartir leurs voix. »

                          Vous avez raison, ce sont les analystes politiques qui font parler les urnes. Toute l’attention est toutefois portée sur l’intention de votation des français qui pourrait s’orienter vers ce scénario de la tentation de la coalition au-delà des partis, comme le suggère le candidat de l’UDF : une coalition supra-partisane. Si cette proposition politique séduisait le peuple français, ces analystes pourraient en dégager une volonté généralisée d’abonder dans le sens de cette proposition et de la valider.

                          En ce qui concerne la Pologne, ainsi que les autres exemples cités dans l’article, il n’existe peu ou prou aucun point commun a priori entre ces gouvernements hormis l’existence d’une coalition. Les contextes et les idéologies diffusées par ces gouvernements sont disparates. C’est d’ailleurs ce que l’article souligne en substance dans son introduction.


                        • Reinette (---.---.39.84) 20 février 2007 16:02

                          Lobbying reçu cinq sur cinq

                          1) Le projet de constitution européenne qui a été concocté par l’ex-diamantaire Giscard d’Estaing (81 ans), qui n’en finit pas de résister à l’appel de la retraite, s’est discuté dans un HUIS-CLOS d’une conférence intergouvernementale.

                          « les Etats membres s’engagent à améliorer progressivement leur capacité militaire ».

                          Objectif : « créer un environnement favorable à une industrie de défense européenne compétitive »

                          .. Le rêve d’une Europe livrée à « nos » marchands de canons se nourrit de l’alibi d’un monde « multipolaire », non chapoté par une seule hyper-puissance. Mais qu’il s’achète en dollars ou en euros, le missile s’en fout : ses victimes, elles, sont et resteront unipolaires.

                          2) Dans une « communication » du 26 avril 2006, la Commission européenne réaffirme sa volonté de « rendre le marché intérieur des services pleinement opérationnel ». Les efforts de « modernisation » porteront notamment sur les services sociaux (Sécu, santé, HLM...), grâce au « benchmarking » (dérégulation) et à l’externalisation vers le privé. C’est qu’une « part croissante des services sociaux relèvent dorénavant des règles communautaires régissant le marché intérieur et la concurrence », gronde la Commission, qui met les États membres en demeure de ne pas « abuser de la notion d’intérêt général ». C’est vrai que l’intérêt privé n’a jamais été aussi mal défendu dans l’espace européen...

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