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Accueil du site > Actualités > Europe > Un référendum pour rien

Un référendum pour rien

LES FAITS :
 
 Le 12 juin 2008, le peuple irlandais rejetait par 53,4 % des voix le traité de Lisbonne. Le 2 octobre 2009, il s’est prononcé de nouveau, et favorablement, sur ce même texte sans qu’une seule virgule n’en ait été changée. Un texte qui n’est lui-même qu’une reformulation délibérément confuse du traité constitutionnel européen rejeté par les électeurs français et néerlandais en 2005. Ainsi, quel qu’ait été le résultat, le second référendum irlandais ne pouvait être qu’une nouvelle illustration de la perte totale de légitimité des institutions européennes.
2005, 2008, 2009… Les référendums se succèdent, le nom du texte change, le contenu reste le même[1] ; cet acharnement révèle la nature du projet : l’Union européenne ne se contente pas de questionner la souveraineté des peuples européens pour réaliser son ambition, c’est la perte de souveraineté de ces mêmes peuples qui constitue son projet. Peut-on encore appeler référendum ce qui finalement n’est que la recherche d’une réponse unique validant un processus de tractations entre le gouvernement irlandais et le Conseil européen ?
 
Il convient tout d’abord de se remémorer la réception du « non » irlandais en 2008[2]. Avant même l’annonce du résultat, les sondages prévoyant la victoire du « non » avaient déclenché des réactions à l’écoute desquelles il était clair que le traité de Lisbonne devait être adopté coûte que coûte. Quelques jours avant le référendum, Bernard Kouchner, pour ne citer que lui, anticipait « [qu’en cas de vote négatif], il faudrait continuer, s’acharner, aller très vite, continuer sur les priorités que nous avons définies et puis tenter de convaincre les Irlandais qui ont déjà revoté une fois à propos du traité de Nice justement, de remettre ce traité sur le métier[3]  ».
 
Après le résultat, le dispositif désormais bien rôdé de négation des sanctions populaires fonctionna à plein régime, journalistes et politiciens relativisèrent en chœur la portée du « non » car, comme l’a dit Jean Daniel, « Un pays de 4 à 5 millions d’habitants comme l’Irlande ne peut pas tenir en otage des nations réunissant 490 millions de citoyens[4]  ». La souveraineté populaire est une notion caduque pour les commentateurs autorisés. Dès le lendemain du référendum, José Manuel Barroso clama que « Le traité de Lisbonne n’est pas mort, il est vivant[5]  ». Le premier ministre polonais Donald Tusk fut l’un des plus francs : « Le référendum en Irlande ne disqualifie pas le traité de Lisbonne. L’Europe trouvera un moyen de le faire entrer en vigueur[6] » Dans un soliloque antidémocratique permanent, les zélateurs européistes piétinaient la souveraineté du peuple irlandais ; pour eux, l’Union européenne est d’ores et déjà souveraine.
 
Le premier ministre irlandais, Brian Cowen, montra très rapidement qu’il ne comptait pas soutenir la décision de son peuple ; au contraire, il en minimisa le poids en déclarant : « Nous devons prendre le temps de digérer ce qui s’est passé, de comprendre pourquoi, de nous concerter largement entre nous et avec nos partenaires[7]  ». Ce langage délicieusement diplomatique montrait qu’il s’agissait maintenant de trouver un moyen de contourner le « non » irlandais. Il n’a jamais été sérieusement question de prendre en compte le verdict populaire. Une telle attitude de la part d’un dirigeant démocratiquement élu dévoile la nature réelle du rôle des élites européennes : bien qu’elles s’en défendent, elles ont cessé de représenter leur peuple pour se mettre au service d’une politique supranationale avec laquelle il est impossible de transiger et dont elles sont chargées de faire appliquer localement les décisions. Une telle duplicité mène la démocratie à sa perte.
 
La chronologie des faits de l’année écoulée depuis le « non » irlandais de 2008 permet de rendre compte du refus d’entériner la volonté populaire. Après un mois de juin passé en commentaires culpabilisants ou infantilisants à l’égard des électeurs irlandais[8], Brian Cowen fut, tel un mauvais élève, convoqué devant le Conseil européen pour rendre compte de son échec. Le Conseil reprit ensuite le contrôle du processus de ratification. Il était impossible de changer le texte du traité sans que cette nouvelle mouture soit réexaminée par tous les États de l’UE. Aussi le schéma retenu fut celui d’une adjonction au traité sous forme d’un protocole additionnel portant sur les questions de la neutralité, de la législation sur l’avortement et du contrôle de la fiscalité, points de cristallisation supposés du mécontentement lors du premier scrutin. Il sera toujours plus facile d’annuler ce protocole que d’amender l’ensemble du traité constitutionnel. Ainsi croit-on habile de « garantir » aux Irlandais un droit qu’ils possèdent déjà, celui de décider de leur propre législation. Enjoignant les Irlandais à céder leur pouvoir souverain en échange de simples garanties sur des questions particulières, le Conseil européen semble considérer que l’on peut préférer céder sa montre contre la promesse de pouvoir toujours demander l’heure… 
 
 
LES COMMENTAIRES DE L’UPR :
 
Si l’Union européenne était un système démocratique – ce qu’elle n’a jamais été et ne sera jamais –, il serait impensable de faire revoter un peuple souverain alors même que celui-ci vient de donner son verdict. Il ne serait pas davantage envisageable de priver de parole les autres peuples. Mais les peuples d’Europe ne vivent que dans une parodie de démocratie ; le verdict des urnes, seul sondage d’opinion légitime, a cessé d’être politiquement contraignant. Il faut en prendre acte avec le plus grand sérieux et mesurer ce que les dirigeants européens sont prêts à faire pour que leur projet aboutisse.
 
Les « non » français et néerlandais au traité constitutionnel européen ont été purement et simplement annulés ; le seul peuple qui, grâce à la constitution de son pays, a eu l’occasion de se prononcer sur le traité de Lisbonne se voit refuser le droit de dire « non ». Ce refus est à entendre au sens strict ; en effet, comme l’a dit José Luis Zapatero, « Il n’est pas possible que l’Irlande, avec tout le respect pour son choix démocratique, puisse stopper un projet aussi nécessaire[9]  ». Non seulement les dispositions néolibérales contenues dans le traité de Lisbonne, comme celle du principe de concurrence libre et non faussée, ne sont pas amendables, mais elles sont le fond même du projet européen, et celui-ci n’est pas négociable. Aussi on ne saurait espérer sans contradiction réformer de l’intérieur ce qui constitue la nature même de « l’idée européenne ». Soit elle est acceptée, soit elle est imposée. Mais où se cache la démocratie dans de telles pratiques ? 
 
Les peuples se voient systématiquement privés d’un débat public digne de ce nom sur l’Union européenne. Lorsque le biais européiste flagrant des médias[10] et la fidélité béate des partis politiques au projet européen laissent malgré tout émerger un désaveu public, celui-ci est nié, contourné. Tous les partis qui ont accès aux médias sont favorables à la construction européenne – c’est justement pour cela qu’ils ont accès aux médias – alors que les taux d’abstention aux élections européennes et les doutes quant aux vertus démocratiques de l’UE n’ont jamais été aussi forts. Toutes les grandes puissances privées (multinationales, banques, etc.) sont favorables à la construction européenne, sans doute sont-elles impatientes que « l’Europe sociale[11] » voie le jour... Partis, médias et puissances d’argent convergent naturellement vers l’euro-libéralisme, chacun trouvant (ou espérant trouver) dans la décrépitude des États-nations un avantage et le moyen d’accroître leur pouvoir aux dépens des droits politiques et sociaux des citoyens.
 
Pour se faire une idée de l’impunité et du traitement de faveur dont bénéficie l’Union européenne, imaginons qu’elle serait la réaction de la « communauté internationale » et des médias occidentaux si le gouvernement de la Russie, de l’Iran ou du Venezuela annulait ou ignorait le résultat d’un référendum... Pourtant, c’est en Europe que les médias et les partis politiques s’efforcent de masquer à grands coups de com’ et de « pédagogie » – terme de marketing politique pour désigner la propagande – le déficit démocratique grandissant et le penchant totalitaire de l’Union européenne. Moins nous serons effectivement en démocratie, plus il faudra prétendre le contraire. Il s’agit de compenser la disparition de la chose par la répétition massive du mot.
 
Quel qu’ait pu être le résultat du référendum du 2 octobre, il aurait été pris en charge par l’habituel dispositif de réception médiatique. Le « oui » l’emportant, on voit que l’ambiance est à l’approbation soulagée. Mais si les Irlandais avaient reconduit leur « non », il aurait s’agit une fois encore de « sortir l’Europe de l’impasse ». Il aurait surtout importé que l’opportunité même de la construction européenne ne fut pas remise en cause. C’est cette absence de choix politique réel, caractéristique de la société post-démocratique à laquelle une « élite technicienne » destine les peuples, que l’on perçoit derrière ces propos de l’ancien ministre des affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet :
 
« Je pense sincèrement que le référendum n’est pas la bonne formule pour adopter à l’échelon national les traité et les règlements internationaux. Donc, en effet, si d’autres référendums [sur le traité de Lisbonne] avaient été organisés, il est probable que certains auraient aussi vu le “non“ l’emporter. Mais ce n’est pas au peuple de trancher ces questions très complexes[12]  ».
 
 
 Laurent Dauré et Dominique Guillemin
 
Militants de l’Union Populaire Républicaine – Paris
 
www.u-p-r.fr
 
 


[1] Voir notre article « Traité européen : que s’est-il passé ? », mis en ligne le 17 février 2008 : www.revue-republicaine.fr/spip.php ?article1577.
[2] Voir notre article « L’introuvable souveraineté de l’Union européenne », mis en ligne le 3 juillet 2008 : www.observatoiredeleurope.com/L-introuvable-souverainete-de-l-Union-europeenne_a970.html.
[3] Bernard Kouchner, interview par Jean-Michel Apathie, RTL, le 9 juin 2008.
[4] Jean Daniel, « Naufrage d’une ambition », Le Nouvel Observateur, semaine du 19 au 25 juin 2008.
[5] José-Manuel Barroso, le 13 juin 2008, cité par Arnaud Vaulerin, « La petite Irlande secoue l’Europe », Libération, le 14-15 juin 2008.
[6] Donald Tusk, Le Nouvel Observateur, semaine du 19 au 25 juin 2008.
[7] Brian Cowen, cité par Henri de Bresson et Philippe Richard, « La mise en œuvre du traité de Lisbonne est bloquée », Le Monde, le 15-16 juin 2008.
[8] Voir l’article de Denis Perais et Mathias Reymond, « Traité de Lisbonne : ces Irlandais d’où vient tout le mal », mis en ligne le 23 juin 2008 : www.acrimed.org/article2922.html.
[9] José Luis Zapatero, cité par Alain Barluet, « Les vingt-sept se donnent quatre mois de réflexion », Le Figaro, le 20 juin 2008.
[10] Voir le livre de Henri Maler et Antoine Schwartz (pour Acrimed), Médias en campagne : retours sur le référendum de 2005, Syllepse, 2005.
[11] Voir le livre de François Denord et Antoine Schwartz, L’Europe sociale n’aura pas lieu, Raisons d’Agir, 2009.
[12]Jean-Pierre Jouyet, Une présidence de crise : entretiens avec Sophie Coignard, Albin Michel, 2009.

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33 réactions à cet article    


  • lechoux 3 octobre 2009 18:06

    Quel est le taux d’abstention ? Même sur les sites irlandais je ne le trouve pas.


    • Jean-Paul Doguet 3 octobre 2009 18:24

      L’article se trompe sur un point important : les Irlandais n’ont pas voté exactement sur la même question car ils ont obtenu entre temps quelque chose de très important pour eux, qui est la révision du traité de Nice, et la garantie d’avoir un commissaire à Bruxelles, ce qui concerne tous les autres petits pays. Ce fait est systématiquement passé sous silence par les anti-européens, en partie par ignorance et en partie par malveillance. Le « non » irlandais de l’année dernière n’a pas été si vain que cela. Il faut vraiment se féliciter de ce « oui » qui nous libère d’un grand poids et montre le bout du tunnel. Désormais l’UE va pouvoir se consacrer à mieux qu’au nombrilisme institutionnel. Il reste à espérer que les eurosceptiques et ultralibéraux tchèques se montrent responsables, et une nouvelle étape va commencer. Mais gare à Vaclav Klaus !


      • ouallonsnous 5 octobre 2009 08:50

        « et une nouvelle étape va commencer », cette nouvelle étape est celle de la dictature ultra-libérale de l’oligarchie financiére anglo-américaine, que les irlandais aient un commissaire à Bruxelles n’y changera rien, ce sera pour eux comme pour les autres européens « l’hyper chômage » accompagné de « l’hyper inflation ».
        Pensez vous vraiment que c’est l’auteur de l’article qui se trompe, @JP Doguet  ?


      • jullien 3 octobre 2009 19:22

        à Lechoux : le taux d’absention est de 42%.


        • Fergus Fergus 3 octobre 2009 19:47

          Et si l’on prenait au sérieux ce ministre irlandais qui a dit, au vu de ce résultat : « 1 partout, et maintenant la belle ! » ? Funny, no ?


          • Jordi Grau J. GRAU 3 octobre 2009 21:55

            Je suis globalement d’accord avec cet article. Notre époque est comparable à celle de l’empereur Auguste. Sachant que les Romains détestait la monarchie (d’où l’assassinat de Jules César, soupçonné de vouloir se faire couronner), Auguste eut l’habileté de conserver intactes toutes les institutions républicaines. Seulement, ces dernières sont devenues des coquilles vides, dépourvues de réel pouvoir. Tout le Sénat était à la botte du « princeps », c’est-à-dire du premier des sénateurs, César Auguste. Il en va de même avec notre époque. Comme le dit l’auteur, on parle d’autant plus de démocratie que celle-ci se rétrécit comme une peau de chagrin.

            Un dernier mot : je suis peut-être ignare, mais j’aimerais savoir ce que représente l’auteur de l’article. C’est quoi, au juste, l’Union Populaire Républicaine ?


            • ykpaiha ykpaiha 4 octobre 2009 00:26

              Pouquoi ce titre mievre ?
              Le Bal des Cocus sied mieux a la situation.
              Les jounO vont encore mieux vendre leur colonie pénitentiere, issu d’on ne sait plus quel cervau de malade.
              Merci Kafka.


              • ykpaiha ykpaiha 4 octobre 2009 00:31

                Désolé c’est lémotion du a un bourrage d’urne.
                C’est Colonie Pénitentiaire of course...


              • Bigre Bigre 4 octobre 2009 07:26
                Sondage sur cette page, un autre référendum pour deux fois rien ...
                Désolé à l’auteur de cet article pour le hors propos.
                Êtes-vous favorable à la castration chimique pour les criminels sexuels ?


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                • Oui
                  Non

                Ma première réaction a été, « voila bien une question mal posée ou un sujet sur lequel je n’ai aucun avis. » Face à une question comme celle là, il y a plus que 2 réponses possibles. Le temps que mon cerveau tourne un peu :

                -

                « Pourquoi Chimique ? »

                Bigre

                • Paul Muad Dib 4 octobre 2009 09:43

                  la participation est de 58 % ce qui fait environ 38 % de vote pour le traite de Lisbonne sur 100% d’électeurs...ce n’est pas une majorité...ah si seulement La Fontaine n’avait pas écrit le loup et l’agneau..


                  • Jean-Paul Doguet 4 octobre 2009 10:41

                    Avec ce genre de calcul vous pouvez aussi « prouver » que le dernier référendum de 2008 qui a donné « non » au traité de Lisbonne ne reflétait pas la majorité puisque la participation y a été beaucoup plus faible. En fait quand vous approuvez l’issue d’un référendum il est démocratique mais quand vous n’êtes pas d’accord c’est de la manipulation. La Fontaine n’est pas loin. Ou comme on dit : « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ». 


                  • Paul Muad Dib 4 octobre 2009 12:49

                    exact, sauf que vous ne savez pas ce que je pensais du précédent référendum, ca ,ca s’appelle de la manipulation mensongère ! entre 43% en 2009et 50 % en 2008 des inscrits s’en tapent de l’Europe ,moi aussi d’ailleurs,francais,européen, le signe de la névrose humaine,selon moi..
                    cela dit même 60% des votants qui dirige 100% je trouve cela aberrant, comme cet homo sapiens arrogant, nous sommes totalement aberrant,si ca vous plaît comme cela dans votre vie pourquoi pas ?


                  • foufouille foufouille 4 octobre 2009 10:05

                    les sont certainement truque
                    bienvenue a la dictature


                    • ykpaiha ykpaiha 4 octobre 2009 10:25

                      De dictature point je pencherais plutot pour la tyranie.
                      Un dictateur puise se legitimité dans une certaine base populaire
                      Dans le cas d’espece le tyran lui nen a cure..
                      CQFD


                      • Manfred Manfred 4 octobre 2009 11:30

                        Il y a bien longtemps que l’Europe, tout comme la politique en général, s’est détournée des peuples. La politique est celle des sociétés libérales.

                        C’est l’histoire de l’agneau qui affûte les dents du loup...


                        • Cro Magnon Cro Magnon 4 octobre 2009 12:59

                          C’est bien gentil de nous raconter tout ça ! Mais ça ne date pas d’hier !! Quelle révolution a-t-on vue en FRANCE quand SARKO, aux mépris de notre Nation a signé pour nous cette abomination ?
                          La seule question que je me pose est : qu’a-t-on promis à nos dirigeants politiques et syndicaux pour qu’ils « la ferme », pour qu’ils se fassent les fervents serviteurs de l’holocauste programmé non seulement du Peuple Français et de son Histoire, mais aussi du peuple européen tout entier ?
                          Quel virus est venu déprogrammer nos cervelles pour que nous ne soyons plus capables de réagir fasse à l’intolérable ? Franchement, quelque chose ne « tourne pas rond » en Europe !
                          Le totalitarisme, le terrorisme, l’insécurité organisés auraient-ils fait de nous des lâches capables d’ignorer et de maudire leurs descendances au point de leur offrir le pire ?
                          J’ose toujours naïvement, espérer que NON !


                          • Paul Muad Dib 4 octobre 2009 13:20

                            bonjours cro magnon ici neanderthal, joli coup de gueule,bravo...
                            de la lâcheté ,bien sur, c’est vrai que bcp de cervelles sont plus proches du fritot de cervelle sauce gribiche que de l’intelligence..merci d’être naïf,c’est rassurant..salutations...


                          • Cro Magnon Cro Magnon 4 octobre 2009 13:00

                            Pardon ! « de réagir face.... »


                            • Cro Magnon Cro Magnon 4 octobre 2009 13:08

                              Je rajoute : « Nul ne pourra dire qu’il ne savait pas.... »


                              • ouallonsnous 4 octobre 2009 15:47

                                Article vu à 15h35, reçu à 15h03 le 4/10 avec 19 réactions datant pour certaines du 3/10 à 18h !

                                Y a t’il des privilégiés sur Avox, ou s’agit il comme en Irlande de bourrage d’urnes ?


                                • Dujnou Dujnou 4 octobre 2009 16:12

                                  C’ était trop facile d’ obtenir le OUI.
                                  1-On étrangle bien les finances du pays,
                                  2-On met un maximum de gens au chômage,
                                   3-On fait miroiter le fait que c’ est bien fait, il fallait être solidaire avec l’ Europe,

                                  Et le tour de passe-passe est joué. Vous obtenez une majorité de OUI.


                                  • FR-ank FR-ank 4 octobre 2009 16:52

                                    et voila un OUI impose en Irlande ( Barroso qui va donner un cheque aux licencies de DELL juste avant le referendum !) en leur promettant leur neutralite militaire alors que ce traite impose une parfaite servitude aux decisions de l’OTAN...ainsi qu’une course a l’armement
                                    prochainement un article expliquant vraiment les points du TCE et la partie 4, annexes douteuses legitimant la peine de mort ( en cas de crise ! ), le travail force ( aux prisonniers ) l’emprisonnement arbitraire ( ca, c’est deja actuel pour les combattants illegaux = terroristes ) la surveillance electronique et le clonage humain... oui oui rien que ca
                                    alors OUI vive la ratification du traite intraitable (envers le citoyen) :(
                                    etre contre ce traite ultra-liberal ne veut pas dire etre contre la construction europeenne mais definitivement contre cette construction europeenne anti-democratique...CQFD.


                                    • Paul Muad Dib 4 octobre 2009 17:35

                                      salut d’Irlande, simple , la peur au ventre pour ceux qui ont votée oui, normal ils ont des crédits incroyables sur le dos, et le tour est joue, mais j’ai surtout côtoyé des gens qui s’en tape en fait ,comme dans tous les pays d’ailleurs...mais depuis le temps que la peur mène le monde vous croyez que ca intéresse quelqu’un ??
                                      j’aime votre pyramide inversée....donc l’antéchrist va nous libérer du christ,parfait quand on voit les dégâts ,ca ne peut être pire donc ca devient bon..ainsi la base va écraser le sommet, de la prémonition ??c’est la fièvre du poulet de ce midi qui me fait délirer. au pub avec un bon irish coffee ca aide bcp
                                      salutations ...


                                    • jymb 4 octobre 2009 18:43

                                      Le plus ahurissant a été la manière dont l’événement a été commenté à la télé :
                                      « l’Europe pousse un gros ouf de soulagement, La France est unanime à féliciter l’Irlande, le premier référendum avait été une consultation dévoyée (sic) , tout le monde se réjouit de .... »
                                      Et il a fallu beaucoup tendre l’oreille, à la radio, pour entendre en fin de reportage un soupçon de vérité, c’est à dire le chantage à l’aide financière de sortie de crise pour contraindre au oui
                                      Existe t-il un code de déontologie, même très vague, pour les journalistes ?


                                      • ZOULOU 6 4 octobre 2009 21:10

                                        C’est fou, ça : dès qu’un vote ne va pas dans le sens des idées de certains, il est « non démocratique », il est la preuve d’une dictature, etc. Pour eux, le seul vote démocratique, c’est celui qui va dans le sens de leurs idées. A moins que ce ne soit celui qui se déroule dans certains pays d’Afrique, ou en Corée du Nord, ou en Birmanie ! 
                                        Ou encore celui prAtiqué au parti socialiste ?


                                        • ASINUS 4 octobre 2009 21:24

                                          yep , ben moi je suis un rien inquiet ,vus les habitudes « democratiques » qu ils prennent
                                           
                                          vous croyez qu en 2012 on nous ferra revoter jusqu a ce que Sakozy soit réelu ?


                                          • taktak 5 octobre 2009 08:08

                                            En 2007 on nous a bien laissé « le choix » entre Nicolas et Pimprenelle, c’est à dire entre le oui au capitalisme libre et non faussé, dirigé sans consultation des peuples par l’Europe, et le oui au capitalisme non faussé et libre, dirigé sans consultation des peuples par l’Europe.

                                            Si ce n’est pas Nicolas, ce sera son frère. Nos médias qui entonnent si bien en choeur la propagande sur la Grande Europe, sur le Grand nicolas, sur la crise qui est finie et pas si grave, sauront bien nous faire voter, pour ne pas dire nous faire bien voter.

                                            Quant aux syndicats, sous pretexte d’indépendance politique et d’absence de réfléxions idéologique, ils suivent voire même précède la doxa libérale et européiste :

                                            Qu’à obtenu la confédération européenne des syndicats ? la libéralisation des services publics, la déréglementation et dérégulation des marchés et du code du travail. Beau bilan pour un syndicat aux ordres d’une social démocratie, si peu sociale et si peu démocrate qu’elle est autorisée par les barons capitaliste à dirigé le FMI, fétant ainsi son bonheur dans match de ne plus devoir aller à trifouilli les oies.

                                            A travers cette négation de la souveraineté populaire, condition essentielle du fonctionnement démocratique, qui se fait aussi sous couvert de négation des souveraineté nationale (ainsi que des conditions de l’expression des souveraineté nationale : langue, spécificité locale, culture etc....) on peut voir l’affrontement entre des patrons délocalisé à un niveau européens, et des peuples inconscient de l’affrontement, qui essayent de se défendre à un niveau national dépossédé de tout pouvoir.

                                            C’est le triomphe de l’empire, l’empire du fric, ou plutot de ceux qui en ont


                                          • JL JL 5 octobre 2009 09:19

                                            @ Asinus, bonne question ! smiley

                                            Je crois que les citoyens doivent se mobiliser dès maintenant pour que désormais, plus aucune machine à voter ne soit installée dans nos bureaux de vote.

                                            De leur coté, les partis politiques de gauche doivent se déterminer clairement, pour ou contre une candidature de rassemblent pour battre cette droite néo-pétainiste au sens d’Alain Badiou : celle qui brade la République et la protection sociale mise en place au lendemain de la guerre des bourgeois au profit des intérêts des multinationales et en échange de la conservation de leurs privilèges de classe.

                                            Il est utile de rappeler ici cette analyse que fait Bertrand Méheust dans son excellent ouvrage : La politique de l’oxymore, je cite :

                                            « La thèse que je soutiens contre Ferry est que le nazisme fut la version anticipée, paroxystique et donc suicidaire, d’un processus d’appropriation du monde et de la nature humaine que le néolibéralisme contemporain poursuit de manière sournoise, différée mais implacable : un autre jeu sur la matrice des possibles noirs ouverte par la modernité. » (éd. La Découverte, page 133)

                                            Lire l’excellente démonstration dans l’ouvrage : cette thèse éclaire d’un jour nouveau et sans que l’auteur n’aborde en aucune façon ce sujet, le discours officiel relatif à la vaccination H1N1

                                            Tout le monde s’est accordé à dire au lendemain de la 2è guerre mondiale que les Américains avaient « récupéré » les spécialistes nazis des fusées. Mais tout le monde sait aussi que les nazis avaient de grands chimistes et de grands biologistes ...



                                          • Paul Muad Dib 5 octobre 2009 09:27

                                            bon post informatif JL ,merci.....
                                            je remets ici un lien que vous connaissez peut être sur la coopération usa ,3eme reich...
                                            salutations...


                                          • JL JL 5 octobre 2009 09:32

                                            Merci Muad Dib, je connaissais, mais je reverrai cette vidéo quand j’aurai une petite heure devany moi. A consommer par tous, sans modération. Salutations également.


                                          • JL JL 5 octobre 2009 09:26

                                            Ce matin Giscard d’Estaing était l’invité de N Demorand. Il disait que lors de son déplacement en Irlande au début de l’année, il avait démontré aux Irlandais que rien dans le contenu du Traité de Lisbonne ne justifiait leurs craintes, et que c’est pour cela qu’ils ont voté oui.

                                            Quelques minutes après, répondant à la question des différences entre les deux traités (Lisbonne et le TCE), il déclarait que le Traité de Lisbonne c’était la même chose mais illisible.


                                            • lechoux 7 octobre 2009 13:05

                                              On mesure le degré d’évolution des peuples par sa capacité à se faire asservir par plus vil que lui.


                                              • lechoux 7 octobre 2009 13:06

                                                Pardon,
                                                On mesure le degré d’évolution d’un peuple par sa capacité à se faire asservir par plus vil que lui.

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