Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > Une Suisse unie démocratique mais re-centrée

Une Suisse unie démocratique mais re-centrée

Depuis quatre ans un des sept membres du gouvernement suisse était aussi le chef de l’opposition, Christoph Bocher, le leader charismatique de l’UDC, l’Union démocratique du centre, le parti le plus à droite de l’échiquier politique. Hier, contrairement à tous les pronostics fait ces derniers jours Blocher n’a pas été reconduit par le parlement suisse au profit d’une de ses camarades de parti, la non-candidate, Eveline Widmer-Schlumpf, qui vient d’accepter le job ce matin après une nuit de réflexion. C’est un petit séisme chez nos voisins. Pourquoi ?

Petit tour des réalités politiques suisses.

La Suisse est gouvernée par un exécutif de sept membres, le Conseil fédéral. Ce conseil est élu tous les quatre ans par le Parlement qui réunit deux chambres. Les chambres ont été élues par le peuple cet automne. Le vote du peuple a fait pencher la balance à droite, l’UDC avec 29 % des voix est à un niveau historique pour un parti en Suisse. Parti anti-européen et xénophobe, L’UDC s’est distingué dans la campagne par son affiche montrant un mouton noir exclu de Suisse par un troupeau de moutons blancs.

Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de la collégialité, ses membres doivent défendre les positions prises par le collège des sept. Les membres se partagent les postes ministériels en fonction de leur goûts et compétences. Le président est choisi pour un an selon un tournus, il ou elle a un simple rôle de représentation. En 2007, la présidente était Micheline Calmy-Rey, une socialiste valaisanne francophone.

Les sept membres couvrent tout l’échiquier selon une formule qualifiée de magique. De gauche à droite, 2 socialistes, 2 PDC (démo-chrétiens à la Bayrou), 2 radicaux (droite bon teint), 1 UDC. Depuis 2003, suite à un glissement à droite du vote populaire, une jeune et brillante conseillère PDC, Ruth Metzler, a été remplacé par l’UDC Blocher. Blocher est devenu ministre de la Justice.

Christoph et Evelyne

Christoph Blocher, milliardaire, 67 ans, fils de pasteur, il est le septième de onze enfants. C’est le leader charismatique de l’UDC. On peut dire qu’il n’est pas totalement représentatif de l’UDC historique qui est avant tout un parti de paysans conservateurs. Blocher est plus à droite. Comme Le Pen en France, il est volontiers border-line sur des thèmes comme le racisme et l’immigration. Il laisse, par exemple, entendre que les Africains sont paresseux. Pourtant, dans un monde de l’image et de l’efficacité, il tire les scores du parti vers le haut et le succès appelant le succès...

Désignée mercredi par le Parlement à la place de Blocher, Eveline Widmer-Schlumpf, sa camarade de parti, est peu connue. Grande argentière du canton des Grisons, le canton trilingue au sud-est du pays, elle est appréciée pour ses compétences au-delà de son canton et de son parti. Fille du conseiller fédéral Léon Schlumpf (de 79 à 87), elle a 51 ans, trois enfants. On la trouve dans l’aile modérée de l’UDC.

La conjuration de la gauche et du centre

Visiblement une alliance PS Verts et PDC s’est montée en coulisse ces deux dernières semaines qui a amené la bonne centaine de voix du premier tour pour Evelyn. Quelques radicaux fatigués de Blocher ont fait le reste au deuxième tour, 125 voix pour sortir le zébulon de la politique suisse. On murmure qu’Eveline Widmer-Schlumpf avait été approchée avant par le PDC ou le PS, c’est assez probable et bien dans l’esprit du système. A noter que les verts qui ont gagné 8 sièges, de 12 à 20, réclamaient aussi un siège sans espoir.

Le Parti socialiste ne fait que rendre la monnaie de sa pièce. Par quatre fois, les partis dits bourgeois (les trois autres) ont forcé le PS à renoncer à son choix. En 59, 73 et 83 déjà le candidat du parti est refusé au profit d’un outsider non-candidat. En 93, Christiane Brunner, syndicaliste genevoise jugée trop à gauche, se voit refuser une place au conseil au profit de Francis Mattey, socialiste neuchâtelois, qui, sous la pression, ne prend pas le job. Du coup Ruth Dreifuss est choisi contre sa collègue Brunner et devient la première conseillère fédérale socialiste.

Les raisons de l’éviction

Ces quatre dernières années Blocher s’est opposé à ses collègues et n’a pas toujours joué le jeu collégial du consensus et de la bonne entente entre conseillers. Son parti faisait des pressions jugées excessives et on soupçonnait qu’elles puissent être téléguidées par lui. Comme dit un commentateur : « On ne peut pas jouer au FC Zurich et au Grasshopper (l’autre club de foot de Zurich) ». Pendant ces quatre années, les tensions avec Micheline Calmy-Rey (PS) et Pascal Couchepin (Radical), deux fortes personnalités, ont été très dures.

La menace de l’UDC de passer dans l’opposition si leur furher n’était pas réélu n’a pas été appréciée par certains députés. Il se dit aussi que Blocher a fait trop de politique et pas assez de bon travail à la justice.

Aucun doute que les Suisses sont attachés à leur formule politique originale. On retrouve le modèle magique du Conseil fédéral à tous les niveaux des institutions dans les cantons et communes. C’est un système un peu lourd. Trouver un consensus peut prendre du temps, mais quand ça marche les décisions sont solides et faciles à appliquer. Mais, pour cela, il ne faut pas de têtes qui dépassent trop. Celle de Blocher était trop haute, on l’a coupée symboliquement.

C’est dans le ventre de la courbe de Gauss que les Suisses veulent être gouvernés, ni trop à droite, ni trop à gauche. Une démocratie représentative du peuple et des cantons qui partage le pouvoir. On aime ou on n’aime pas, mais c’est ainsi depuis bien longtemps.

Inconvénient : contrairement au système autrichien où Jörg Haider a fait rapidement la preuve de l’impraticabilité de ses idées, la formule suisse ne permet pas de facilement tester les idées des extrêmes.

Et après ?

Si on écoute l’UDC qui, hier, a mis une pression énorme pour qu’Eveline Widmer-Schlumpf refuse le poste, ce sera le chaos. Ils parlent de rentrer dans l’opposition, de mettre le feu... En 93, le PS avait tenu un discours assez proche et sans conséquence... On verra bien. Je parierais plutôt pour un retour au calme avec des coups de gueule un peu plus appuyés qu’avant du leader populiste, peut-être un mouvement derrière lui, et sans doute des propos encore plus border-line...

Et un Conseil fédéral qui gouvernera au centre, prenant tranquillement en compte les préoccupations des électeurs UDC ou Verts qui ont manifesté assez clairement leurs intentions. Des conseillers au train de vie modeste, en apparence du moins, qui continueront de prendre le tramway pour circuler quasi incognito dans la Berne fédérale. Une manière plus paisible de faire de la politique que dans certain pays proche... mais ça c’est une autre histoire.


Moyenne des avis sur cet article :  4.69/5   (26 votes)




Réagissez à l'article

72 réactions à cet article    


  • dup 13 décembre 2007 12:20

    Fuhrer .. collegialité .. que de beaux adjectifs pour dire « manque de couilles » .Celui qui se fond pas dans le moule de la bien pensance doit être éjecté. Les moutons de panurge doivent sauter tous ensemble. Celui qui reste sur le pont détruit la collégialité. La nuit des long couteaux .On voit de quel coté sont donneurs de leçons de démocratie. Il sera plus utile dans l’oppostion .Pour l’instant il y en aucune en Suisse.


    • impertinent3 impertinent 13 décembre 2007 13:31

      Avant d’écrire des aneries, vous devriez étudier un peu l’histoire !

      La Suisse existe depuis 1291. Sans doute avant, mais il n’existe plus de traces écrites de traités antérieurs. C’est donc le pacte de 1291 qui est considéré comme constitutif de la Suisse.

      1948, c’est la date de la constitution qui régit actuellement la Suisse (constitution assez fortement remaniée en 1870).

      Quant à l’éviction de C. Blocher, je crois que les suisses ne peuvent que s’en féliciter.

      Il est vrai qu’il a de qui tenir, l’antisémitisme et l’extrême-droite, c’est une affaire de famille. Son grand-père, Eduard Blocher(1870-1942) fut un fervent partisan de la séparation entre Suisse romande et alémanique. Germanophile, comme le général Wille en 1914, pour lutter contre l’entrée de la Suisse dans la SDN en 1920, acceptée par une majorité de Romands, il devient cofondateur de la Volksbund für Unabhängigkeit der Schweiz, association qui défend la neutralité suisse, non sans une phraséologie antisémite. Ce théologien passionné de sciences naturelles publie à Stuttgart en 1923, Die Deutsche Schweiz in Vergangenheit und Gegenwart, ouvrage de darwinisme social où il distingue trois races en Suisse, dont une dominante, établie en Suisse alémanique, l’homo europeanus, qui, comme chacun sait, est un blond aux yeux bleus...

      Son père, un pasteur fondamentaliste, devant lequel les fondamentalistes US paraissent de biens timides personnages.

      L’un de ses frère, pasteur, s’est fait révoqué pour sa dureté et ses prêches jugés excessifs sur la prédestination et l’antisémitisme.

      Lui-même, en privé, ne se gêne pas de propager des idées et des blagues douteuses, salissant juifs, africains, asiatiques, bref, tout ceux qui ne sont pas européens.

      En ce qui le concerne, on aimerait bien savoir comment, de fils de pasteur désargenté, il a pu devenir milliardaire. Comment, comme vice-directeur d’une entreprise, simple salarié à la mort du propriétaire, W. Oswald, chargé par la veuve de vendre l’entreprise, il se trouve à la fois le vendeur et l’acheteur, avec, bien entendu, un prix plus que favorable à l’acheteur. Et d’où venaient les fonds ? Les journalistes, enquêtant, se heurtent toujours à : « c’est le secret des affaires ». Mais, plus de 27 ans après, y-a-t’il secret qui tienne ? M. C.Blocher a-t-il quelque chose à cacher ? Serait-il bien moins blanc que ce qu’il veut bien laisser croire ?


    • Zalka Zalka 13 décembre 2007 14:30

      Si je comprend bien éjecté les noirs comme le préconisait Bloch, il n’y avait pas de problème. En revanche, c’est quasiment criminel de l’éjecter lui du gouvernement ?

      qu’il y a-t-il d’anti-démocratique dans le fait d’élire une personne plutot qu’une autre ?


    • DW 15 décembre 2007 10:25

      La constitution actuelle date du 18 avril 1999, elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2000. Les versions précédentes dataient de 1874 et de 1848.(http://www.admin.ch/ch/f/rs/c101.html)


    • Parpaillot Parpaillot 15 décembre 2007 15:46

      @Impertinent :

      Vous écrivez :

      « 1948, c’est la date de la constitution qui régit actuellement la Suisse (constitution assez fortement remaniée en 1870). »

      Les dates sont erronées !

      La première Constitution Fédérale date de 1848 (et non pas de 1948), alors que la Suisse venait de connaître la « Guerre du Sonderbund ». Cette première Constitution Fédérale est l’élément fondateur de la Suisse moderne, fondement de l’Etat fédéral. C’est en 1874 qu’a vu le jour la nouvelle Constitution.

      Cordialement !


    • drzz drzz 13 décembre 2007 12:50

      Ha ha ha !

      Vopus devriez plutôt noter, comme me l’ont annoncé les lecteurs de mon blog, que la stabilité suisse est finie, et que le pays va basculer dans une guerre civile au niveau politique.

      Cette manoeuvre illégitime (l’UDC avait gagné les élections) a mis un point final à la Suisse, un autre pays créé de toutes pièces en 1848 par les grandes puissances pour jouer le rôle d’Etat-tampon.

      Comme la Belgique, autre pays qui implose.

      Bye Bye la Suisse. On vous regardera vous auto-détruire à la télévision. smiley


      • Laurent 13 décembre 2007 13:19

        Dire que la Suisse va sombrer dans le chaos est complètement stupide, et montre une ignorance totale du fonctionnement des institutions et des mentalités suisses.

        Concrètement, il va se passer quoi ? On aura une ambiance plus sereine au sein du gouvernement, mais sa ligne politique ne va pas changer significativement (pour rappel, Mme Widmer-Schlumpf est une femme de droite, qui va appliquer une politique de droite !)

        Au niveau du parlement, l’UDC risque d’être tenté par une politique plus axée sur la confrontation que sur le consensus, mais c’est déjà plus ou moins ce qu’on a.

        Il risque par contre d’y avoir des remous au sein du parti, une minorité relativement significative risquant de ne plus se retrouver dans les gesticulations de la tête du parti. Blocher est loin de faire l’unanimité, même au sein de son propre parti !

        Dans tous les cas, on va revenir très rapidement à la stabilité.


      • pierrot 13 décembre 2007 22:55

        @ drzz

        franchement, je crois que plus con on meurt !

        La Suisse c’est l’équilibre. Les dernières votations ont donné l’UDC vainqueur. C’est le peuple qui en a décidé ainsi.

        Maintenant Blocher part du Conseil Fédéral remplacée par une femme du même parti.

        Et Alors ?

        Notre Conseil Fédéral n’est pas là pour jouer « la politique » comme vous le faite en France. Il est là pour gérer le pays. Et pour l’instant il le fait. Ce n’est pas parfait certes (et que n’importe quelle démocratie nous jette la première pierre pour voir) mais c’est bien. Et si cela ne va pas, le peuple sait le leur faire comprendre. Nous sommes libres...nous, d’intervenir à tout moment et c’est valable pour tout citoyen.

        Alors pour les leçons, tu t’instruis et tu repasses.

        Point à la ligne.


      • faxtronic faxtronic 14 décembre 2007 09:56

        Certainement, drzz est le pire con de l’histoire du monde. C’est meme un neo-con.


      • dom y loulou dom 19 décembre 2007 12:47

        la suisse au contraire est de nouveau ce qu’elle a toujours été, un pays de concordance et ce ne sont pas les petits fachos outre-frontière qui vont voir la suisse fédérale s’écrouler. Les extrémistes de l’UDC ont le droit maintenant de compter leur minorité complète dans le pays et même si ça se trouve dans leur propre parti. Ils n’ont pas compris (et comme tous les cervelets en mouvement ne comprendront sans doute jamais...) que ce n’est pas juste un hurlant qu’on devient majoritaire... celà était peut-être vrais du temps des dinosaures... mais en politque ça lasse assez vite et maintenant s’ils ne le comprennet toujours pas ce sera la police qui se chargera de leurs débordements, s’il devait y en avoir.

        Ces messieurs nous annonçaient la fin de la suisse avec l’UDC... on se le rappelle sans autres. Maintenant que leur leader s’est fait savonner par son propre parti (oui car s’il n’y avaut eu de discension grave au sein même de l’UDC - dont la majorité ne veut pas être observée comme une bande de fachos irrécupérables...) alors ils hurlent à la fin de la suisse, encore.

        Mais ce que ces messieurs-dames des extrêmes (qui nous sortent par les oreilles) ne comprennent toujours pas est que la grande majorité a heureusement compris que ces types ne défendent en rien tout ce qui fait la suisse, sa tradition de paix, du savoir-faire et du compromis, mais au contraire, ont infiltré le conseil fédéral pour le saboter. Monsieur Blocher en paye le juste prix.

        Et la suisse a retrouvé toute sa force, le centre est de nouveau bien là. Le temps des ventres mous est terminé, les extrémistes UDC n’ont qu’à bien se tenir.

        Et les extrémistes de l’étranger auront beaucoup de mal à comprendre l’habitude de la concordance helvétique.

        Et qui, au sein de l’UDC aurait le droit d’être mécontent, avec deux des leurs au conseil ? Seuls ceux qui ne savent rien de la démocratie, ceux qui depuis toujours ne votent même pas, n’aiment pas réfléchir... eh bien qu’ils retournent à leur bière de comptoir et leurs carnozets envinés où ils sont entre eux et sûrs de ne pas croiser un africain. Ils ont cru qu’en votant UDC ils plébiscitaient forcément Blocher, il n’en est strictement rien et s’ils ne savent même pas comment la démocratie fonctionne ils peuvent toujours apprendre... car la grande majorité du pays aime sa démocratie directe. Les grandes gueules qui aiment terroriser leurs concitoyens pour faire croire qu’ils remplissent le pays peuvent aller se cacher, ils sont certains maintenant de leur minorité et tout le monde en est ravi sauf eux. Le vent tourne toujours un jour. Et en l’occurence tout le monde en suisse respire mieux depuis, tout le monde en a sa claque d’entendre des gros cons déblatérer des âneries comme s’ils étaient investis de la vérité suprême et ne se rendent même pas compte à quel point les citoyens en sont arrivés à les trouver grossiers.


      • yralim yralim 13 décembre 2007 12:57

        Article bien fait, bien documenté et surtout clair, qui démonte bien le foctionnement du système fédéral helvètique. Cette démocratie n’est pas la notre, c’est une démocratie de petits pas, de réunions, de consensus, qui ne permet pas l’émergence de fortes personnalités (ils en ont de la chance nos voisins de ce point de vue là). Ce type de fonctionnement est aussi la condition de l’unité d’un Etat composé de nations différentes tant par leur langue que par leur religion. Ce n’est pas forcément quelquechose qui est transportable dans un autre contexte. On peut dire que malgré bien des problèmes latents (le fossé des rosti), c’est une réussite qui a perpétué la confédération depuis des Siècles.

        Personnellement je trouve que la place qu’a prise l’extrême droite, et le comportement de Blocher au conseil fédéral constituent une tache sur ce modèle de modération, et je me réjouis de la réaction des parlementaires. il n’y a aucune raison pour que cela remette en cause l’équilibre des institutions.


        • drzz drzz 13 décembre 2007 13:00

          « Ce type de fonctionnement est aussi la condition de l’unité d’un Etat »

           smiley smiley

          D’ailleurs maintenant 1/3 des électeurs ne sont plus représentés au gouvernement et deux représentants n’ont pas de parti !!

          Quelle unité, vraiment ! Quelle unité et quelle concordance ! smiley

          On lit de ces choses du AgVox


        • vieuxcon vieuxcon 13 décembre 2007 13:08

          drzz si je comprends bien 66% de la population s’y retrouve. Voyez-vous, la démocratie existe en Suisse est elle est le ciment de ce Pays. C’est par ce qu’elle est si forte que le pays se porte bien.

          Vous savez bien que Blöcher était en train d’introduire le chaos. Grève chez les fonctionnaires, grève chez les ouvriers du bâtiment pour qui qui un illuminé de Zoug ami de Blôsher a supprimé toute convention.

          Je peu comprendre que vous soyez déçu, mais croyez moi c’est un plus pour la Suisse, même vu de l’étranger


          • m148 m148 13 décembre 2007 14:22

            Bonne nouvelle que l’éviction de C.Blocher.

            Le chantage qu’imposait l’UDC aux autres partis du style « Elisez Blocher ou nous passons dans l’opposition » était inacceptable. Beau courage politique.

            Petit détail pour l’auteur : Micheline Calmy-Rey est genevoise ,et non valaisane.


            • JoëlP JoëlP 13 décembre 2007 14:45

              En fait Calmy-Rey est née en Valais mais vous avez parfaitement raison elle a fait sa carrière politique à Genève et est donc au conseil fédéral comme « genevoise ».

              Merci pour la précision. Frontalier de Genève, je suis tout marri de cette erreur smiley


            • japarthur 13 décembre 2007 15:44

              @ drzz,

              Vous ne devez rien connaître à la Suisse pour écrire autant d’âneries en si peu de phrases.

              « Vous devriez plutôt noter, comme me l’ont annoncé les lecteurs de mon blog, que la stabilité suisse est finie, et que le pays va basculer dans une guerre civile au niveau politique. »

              Une guerre civile au niveau politique... concept intéressant mais indéfini...

              « Cette manoeuvre illégitime (l’UDC avait gagné les élections) a mis un point final à la Suisse, un autre pays créé de toutes pièces en 1848 par les grandes puissances pour jouer le rôle d’Etat-tampon. Comme la Belgique, autre pays qui implose. »

              a. L’UDC est sortie en tête des dernières élections avec un peu moins de 30% des voix (voir votre dernier message).

              b. La manoeuvre est d’autant moins illégitime que l’accord entre les partis gouvernementaux - dit « formule magique » - prévoit le respect de la proportionnalité dans la répartition des sièges au gouvernement. Ce qui a été respecté.

              c. La Suisse n’a pas été créée en 1848. On prend comme référence la date de 1291. En 1848 a été adoptée la nouvelle constitution qui a établi ce que l’on appelle « la Suisse moderne ».

              d. Les situations suisse et belges sont très différentes.

              « Bye Bye la Suisse. On vous regardera vous auto-détruire à la télévision. »

              Votre sollicitude nous touche beaucoup.

              « D’ailleurs maintenant 1/3 des électeurs ne sont plus représentés au gouvernement et deux représentants n’ont pas de parti !! »

              a. Le premier point n’est pas un scandale (les partis gouvernementaux n’ont jamais représenté l’ensemble des élus).

              b. A l’heure qu’il est, les deux conseillers fédéraux UDC le sont encore. Ils ont été exclus du groupe parlementaire, mais pas du parti.

              « Quelle unité, vraiment ! Quelle unité et quelle concordance ! »

              La rupture de la concordance est le fait de M. Blocher qui, en 2003, a exigé sa propre élection. Comme indiqué ci-dessus, la formule magique concerne les partis, pas les individus (comme le parti socialiste l’a appris à ses dépends quatre fois dans le passé). Si l’UDC oublie cette règle, c’est elle qui se met hors-jeu.


              • drzz drzz 13 décembre 2007 15:58

                J’ai été faire mes devoirs rien que pour vous. J’ai fait quelques recherches sur le net et j’en ai déduis :

                1. L’UDC avait axé sa campagne sur la réelection de son leader

                2. L’UDC est le premier parti de Suisse

                3. En octobre, l’UDC a fait le meilleur résultat depuis 1919 en Suisse = victoire spectaculaire

                4. Le Parlement a été créé pour entériner les décisions du peuple

                Il n’y a donc AUCUNE raison pour le leader en question ne soit pas réélu. C’est une manoeuvre anti-démocratique, un coup tordu de politique - très grossier d’ailleurs - comme en voit en Thaïlande et en Amérique du Sud.

                M’est avis que les gens qui ont voté massivement pour ce parti ne vont pas se laisser faire.

                ça va swinguer chez les petits, très petits, magouilleurs de toujours que sont les Suisses.

                Allez, je vous laisse avec votre or volé.


              • mangyu 13 décembre 2007 16:09

                @drzz qui dit « Il n’y a donc AUCUNE raison pour le leader en question ne soit pas réélu. »

                Vous connaissez bien mal la politique suisse. Le Conseil Fédéral n’est pas la réunion des leader de partis mais un gouvernement. Il n’y a aucune raison pour que le conseil fédéral d’un parti soit le leader de celui-ci. C’est meme assez incompatible étant donné que dans un tel gouvernement de concordance, il est de mise de mettre de coté son parti pour travailler à 7 de manière efficace.

                Vous faites aussi une erreur amusante en prétendant que tout électeur de l’UDC est un électeur de Blocher. Encore une notion assez peu helvète. Celle-ci n’aime gère le star-system dans la politique.


              • pierrot 13 décembre 2007 22:57

                @ mangyu

                Juste deux mots : Bien vu !


              • Laurent 14 décembre 2007 01:23

                drzz, désolé de vous le dire, mais vous parlez de choses que vous ne connaissez pas, et ça vous fait dire un nombre impressionnant de bêtises...

                Je vais répondre point par point.

                1) L’UDC (Union Démocratique du Centre) avait axé sa campagne sur la réelection de son leader, M. Blocher, au sein de l’exécutif.

                Oui, c’est tout-à-fait vrai. Et alors ? La question posée aux électeurs lors des élections fédérales étaient : « qui choisissez-vous pour vous représenter à Berne ? », et pas « qui voulez-vous au conseil fédéral ? » C’est l’UDC qui a tenté de transformer cette élection en plebiscite pour M. Blocher, mais ça n’a *jamais* été le but d’une élection fédérale de choisir le gouvernement.

                2) L’UDC était alors le premier parti de Suisse.

                Oui, mais sans majorité absolue. Ce qui signifie que quoi qu’il arrive, il devront composer avec les autres partis.

                3) En octobre, l’UDC a fait le meilleur résultat depuis 1919 en Suisse = victoire spectaculaire

                Ok, c’est vrai

                4) Le Parlement a été créé pour entériner les décisions du peuple

                C’est faux. Le parlement est là pour représenter le peuple, ce qui est sensiblement différent. Les candidats sont élus sur la base d’un programme, et leur rôle est de défendre ce programme.

                Dans tous les cas, on est hors-sujet, vu que le but du scrutin n’a jamais été de choisir le gouvernement. Je me répète, mais c’est l’UDC qui a lancé ce mensonge !

                5) Il n’y a donc AUCUNE raison pour le leader en question ne soit pas réélu.

                Et si, il y a des tas de raisons. D’abord, mais je l’ai déjà dit : les élections fédérales sont là pour élire un parlement, parlement qui est ensuite complètement souverain pour élire le gouvernement. Le parlement avait parfaitement le droit de ne pas élire M. Blocher, dire que c’était un vote anti-démocratique, c’est cracher sur la constitution Suisse.

                Ensuite, et là aussi, je l’ai déjà dit : l’UDC est peut-être le premier parti suisse, mais n’a pas la majorité absolue (jusqu’à nouvel avis, 30%, ça ne fait pas une majorité !). Ça signifie que, quoi qu’il arrive, ils doivent obtenir un minimum de soutien de la part d’autres partis. L’attitude et l’arrogance de M. Blocher et de la direction de l’UDC a provoqué un sentiment de rejet de la part de plusieurs partis importants, en premier lieu le PDC et le PS.

                Enfin, et là, je rejoins (pour une fois) M. Couchepin, un poste de conseiller fédéral est difficilement compatible avec un rôle de leader de parti. Il ne s’agit pas, comme certains l’ont dit ici, de couper les têtes qui dépassent. Mais être un conseiller fédéral est d’abord un membre du gouvernement avant d’être un membre d’un parti. Ça signifie :
                - respect de la collégialité (une décision du gouvernement doit être défendue, même si elle n’est pas conforme à la ligne de son parti)
                - capacité à construire un consensus, ce qui signifie faire parfois (souvent) des concessions par rapport à la ligne du parti. Dans un gouvernement qui cherche à représenter la plupart des tendances politiques, c’est absolument nécessaire.

                Un leader de parti, au contraire, doit défendre clairement et dans tous les cas la ligne de son parti (c’est en général sur cette base qu’il est élu) C’est très difficilement conciliable avec une position au sein du gouvernement.

                M. Blocher a annoncé qu’il compte diriger l’opposition, je n’ai qu’une chose à dire : c’est sa place, et il n’aurait jamais dû la quitter.

                Bref, tout ça pour dire : cette non-élection est avant tout un retour à la normale, et annonce plutôt une stabilité retrouvée. Pour ceux qui soutenaient M. Blocher : il est, avec la direction de l’UDC, le principal responsable de ce qui lui arrive, et ne peut s’en prendre qu’à lui-même. On ne gouverne pas avec seulement 30% des voix, il avait besoin d’un soutien externe, et, pendant toute la compagne et les semaines qui ont précédées cette élection, il a voulu faire cavalier seul contre tous en se croyant intouchable. Le parlement l’a clairement et sèchement remis à sa place.


              • drzz drzz 13 décembre 2007 15:53

                J’adore le titre « une Suisse unie et recentrée »

                Unie = 1/3 des électeurs sont désormais en-dehors de l’exécutif

                Recentrée = pour la gauche, comment gagner une élection en magouillant quand on n’a pas pu gagner par les urnes.

                En français, ça s’appelle un coup d’Etat. smiley


                • JoëlP JoëlP 13 décembre 2007 16:36

                  @connaisseurs Merci aux fins connaisseurs de la politique suisse de recadrer le débat. @Drzzz Votre parti-pris vous amène à l’exagération smiley Pour le titre, c’est un jeu de mot sur UDC smiley


                • vieuxcon vieuxcon 13 décembre 2007 16:28

                  drzz arrêtez de déverser votre fiel. Je suis en Suisse 15 jours par moi et je peu vous dire que L’UDC avait fait une campagne avec des moyens 10 fois supérieur aux autres partis. Cette intoxication majeure par l’argent à porté ces fruits, puisque l’UDC a progressé. Mais celà n’en fait aucunement le parti majoritaire en Suisse.

                  On ne peu que se satisfaire, que ce pays pour lequel un cliché bien français voudrais que ce ne soit que le pays de l’argent, ait démontré que ce n’était pas son moteur.

                  Le moteur de la Suisse, c’est le respect de l’autre (surtout s’il est Suisse bien sur). Mais la haine n’y a pas sa place, et le clivage droite gauche non plus.

                  Les grand partis gouvernent à tour de rôle (Y compris l’UDC qui a sa représentante). L’ensemble du conseil a choisi de ne pas porter à sa tête un personnage, qui prône la haine, qui préfère l’argent à son voisin, qui se préfère lui à tout autre.

                  En ça la Suisse est différente de la France. Elle a respecté le vote des électeurs puisque Eveline Widmer-Schlumpf représentera l’UDC. Bien sur c’est une femme. Est-ce cela qui vous dérange ?

                  La Suisse, vient une fois de plus, de nous donner une leçon de démocratie. Car si l’UDF avait eu le courage de dire tout haut, ce que chacun sait au sein de se parti : c’est à dire que Nicolas Sarkozy, est un illuminé avide, un traitre qui pour tracer son chemin à vendu tout ses pairs les uns après les autres, changeant d’alliance sans vergogne, modifiant sa stratégie au grès de ses amours, (d’ailleurs y avait il amour ou simplement intérêt personnel, seule Claude Chirac pourrait nous le dire), si l’UDF avait eu le courage de lui barrer la route, aujourd’hui sa suffisance ne se verrait pas humiliée par Kadhafi, et avec lui la France entière, devant toute la presse internationale.

                  Il faudra un jour que notre président réponde de ses actes devant une coure de justice. La Suisse s’est évité cela !


                  • drzz drzz 13 décembre 2007 16:42

                    J’ai cru comprendre que la nouvelle élue avait été exclue de son parti ?? smiley


                  • drzz drzz 13 décembre 2007 16:44

                    Et alors, un parti n’a pas le droit d’avoir de l’argent ?

                    C’est vraiment du foutage de gueule !

                    La gauche et le centre suisse ont voulu remporter une victoire de magouilles alors qu’ils venaient de perdre la seule compétition autorisée DANS LES VRAIES DEMOCRATIES : celles des urnes.

                    Mais bon, au pays de l’or volé aux Juifs, c’est pas le droit qui doit vous étouffer.

                    A LIRE http://leblogdrzz.over-blog.com/article-14581624.html


                  • Laurent 14 décembre 2007 01:31

                    @drzz

                    « J’ai cru comprendre que la nouvelle élue avait été exclue de son parti ? »

                    Non, pas du tout. Elle a été exclue du groupe parlementaire, mais reste membre à part entière de l’UDC (seules les sections cantonales ont la possibilité d’exclure des membres, et l’UDC Grison la soutient à 100%)

                    Que signifie cette exclusion du groupe ? Pas grand chose en fait. Simplement, le groupe se réuni avant chaque séance de l’assemblée, pour donner les mots d’ordre aux représentants. Mme Widmer-Schlumpf et M. Schmid (qui est dans la même situation) ne seront simplement pas invités à ses réunions, et ne pourront donc pas défendre leur position devant les membres de leur parti (en tout cas pas officiellement)


                  • brieli67 13 décembre 2007 16:30

                    d’apprendre et de lire sous peu

                    la position de PARPAILLOT sans oublier celle de Piffard qui met son nez partout de préférence dans la merdre.

                    Parpaillot voulait du temps des coups de pattes ovins nous adresser par le prochain Swissair Ziegler.

                    A ses frais Australie ou Afrique du Sud ou Argentine


                    • Tweety 13 décembre 2007 16:33

                      drzz,

                      Vous connaissez quelque chose à la politique suisse ? Sans doute pas.

                      Madame Evelyne Widmer-Schlumpf a été élu par le peuple lors des dernières elections législatives. Si vous considérez qu’elle n’est pas une vrai UDC et qu’elle ne représente pas son parti, comme le fait son parti, alors enlevez les voie qu’elle a récolté. Si on enlève toute les voie récolté par ceux qui ne sont pas considéré comme vrai UDC, on arrivera à moins de 20% pour l’UDC, et l’UDC ne sera plus le plus grand parti de Suisse.

                      Et quand bien même, comme vous le dites, 29% des electeurs suisses serait « exclus » de l’executif (avec quand meme 2 représentants sur 7...) 45% des electeurs francais ne sont pas du tout représenté en france, 49.9% aux Etats-Unis, etc, etc...

                      La gauche a gagné les elections ? c’est le PDC (Parti Démocrate Chrétien, parti de centre droit chrétien) qui a orchestré cette manoeuvre tout ce qu’il y a de plus démocratique. Le peuple en Suisse vote très très souvent, pour des initiatives populaires, des référundum, ou des lois. Parfois, il doit voter pour elire le parlement. Le conseil fédéral, lui, n’est pas choisi par le peuple, mais par les parlementaires mandaté par le peuple. Et le peuple n’a jamais voté pour élire Christophe Blocher.


                      • drzz drzz 13 décembre 2007 16:41

                        J’ai consacré un article à ce propos :

                        Petit rappel des faits :

                        1. L’UDC (Union Démocratique du Centre) avait axé sa campagne sur la réelection de son leader, M. Blocher, au sein de l’exécutif.

                        2. L’UDC était alors le premier parti de Suisse.

                        3. En octobre, aux élections, l’UDC avait remporté 29.9% des suffrages, triomphant avec le plus haut score depuis 1919, date de lancement du système de comptage moderne des votes dans le pays.

                        Si nous nous risquons à faire de la logique, vous me direz que le leader en question a été réélu sans encombres, selon les désirs clairement exprimés par le peuple. Elémentaire, mon cher Watson ! smiley

                        Hé bien non ! Le Parlement suisse (créé à l’image de son confrère américain), créé pour entériner les décisions du peuple, comme il est de coutume dans une démocratie, a décidé au contraire qu’il n’appréciait pas M. Blocher et a proposé une illustre inconnue à la place. Un peu comme si Arthur de l’UMP des Yvelines avait été nommé Président suite à la victoire de Nicolas Sarkozy. smiley

                        Ce n’est pas une blague belge, mais une blague suisse ! smiley

                        http://leblogdrzz.over-blog.com/article-14581624.html


                        • Gazette bleue 13 décembre 2007 17:46

                          C’est traditionnel en Suisse, on n’aime pas les grandes gueules, les têtes qui dépassent. C’est vrai dans tous les domaines et en particulier pour tout ce qui touche à la vie publique. C’est ainsi qu’un certain nombre d’hommes politiques parfois intelligents, compétents et travailleurs, mais au verbe un peu haut ou abrupt (Furgler il y quelques années), sont passés à la trappe. Cette règle non écrite s’applique donc une fois de plus à l’encontre de Blocher qui, indépendamment de ses options politiques diversement appréciées, avait le mérite d’appeler un chat un chat et de s’attaquer clairement et sans détour aux problèmes qu’il abordait (à sa façon, certes...). C’est assez rare dans la vie politique suisse où l’on finasse souvent beaucoup avant de se cantonner à des demi-mesures alambiquées. On a tendance à y privilégier une mauvaise décision dans le consensus plutôt qu’une bonne décision qui en froisserait quelques uns.

                          Le cas Blocher n’est pas une exception, ce n’est pas le premier homme de droite dure à tendance xénophobe et ce n’est pas non plus la première grande gueule à se faire virer.

                          Cependant ce qui pose problème, c’est qu’après son succès dans les urnes (il est le leader incontesté du parti UDC qu’il a transformé en premier parti du pays avec près de 30% des voix) il a été évincé par des manœuvres de couloir de ceux-là même qui avaient perdu les élections, à savoir la coalition PS-Verts, qui ne lésine jamais à donner des leçons de démocratie tous azimuts. Comme quoi il y a la théorie et la pratique, les grands principes pour les discours et la magouille pour les actes. Un tour de passe sur la démocratie, si le vote du peuple déplait à la classe politique. Voilà un belle leçon de démocratie !


                          • vieuxcon vieuxcon 13 décembre 2007 18:03

                            drzz et gazette bleue. Tournés et retournés les chiffres dans tous les sens si vous le voulez. 29,9% des suffrages n’ont jamais fait une majorité. Votre courant et votre façon de penser son minoritaire à 70% .

                            Voilà la réalité telle qu’elle est sortie des urnes et de la démocratie. L’UDC si elle est conduite par blosher, est incapable de mener des alliances majoritaires. Ce n’est pas moi qui le dit se sont vos urnes. L’argent n’a pas réussi le coup d’état que vous auriez souhaité. La démocratie c’est de l’admettre.


                            • sophia 13 décembre 2007 18:44

                              je serai moins « calé » que certains sur l’historique de la suisse *. mais pour posséder la double nationalité et travailler en suisse je sais comment cela se passe. c’est le royaume de l’hypocrisie, du non dit, tout le monde est beau et gentil, mais derriere le rideau par beaucoup de côtés c’est pire que chez nous. l’éviction du conseiller ne m’étonne absolument pas et pour la suite il n’y aura pas de grand chambardement, la politique suisse, trés particulière, continuera son petit bonhomme de chemin. démocratie by by.


                              • jrr 13 décembre 2007 21:43

                                Comme le relevait Suzette Sandoz (droite libérale), l’éviction de Christoph Blocher révèle surtout la lâcheté ignoble des petits magouilleurs socialistes et centristes. On pourrait y ajouter le double-jeu de Couchepin, qui vole le peuple suisse par l’intermédiaire de ses petits copains les assureurs-maladie.

                                En Suisse, il est d’usage de couper toutes les têtes qui dépassent pour pouvoir s’en mettre plein les poches sans être dérangé. La médiocratie des Calmy-Rey et autres petits comploteurs carriéristes vivant du lobbying des empoisonneurs publics n’étonne plus.

                                Reste que Christoph Blocher, ce politicien de génie que ses adversaires politiques tentent de faire passer pour un raciste, notamment, pourra finalement être plus utile à la Suisse dans l’opposition. Il en a les moyens, personnels et financiers. Christoh Blocher, un géant politique poignardé dans le dos par des nabots. Le peuple Suisse, qui a plébiscité Christoph Blocher lors des dernières élections,se rappellera de ce déni de démocratie.


                                • Basebou Basebou 13 décembre 2007 22:46

                                  L’éviction de Christophe blocher était on ne peut plus souhaitable. Le petit Führer de l’UDC ne respectait pas nos traditions politiques, à savoir le dialogue et le respect. Il y a quatre ans, le centre-droit lui avait donné une chance de montrer qu’il respectait nos traditions politiques en lui donnant la plus haute charge politique du pays, celle de conseiller fédéral. Blocher s’est moqué d’une règle d’or du Conseil fédéral : la collégialité. tout en étant au conseil fédéral, il a mené une politique d’opposition et de tension permanente. la dernière campagne de l’UDC était d’une rare violence. ma famille est suisse depuis des siècles, mais depuis quelques années, il faut dire que l’UDC pourrit le climat en Suisse. A coups de millions, elle entretient un sentiment xénophobe malsain qui a finit par la faire devenir premier parti de Suisse. Avec 29% des voix aux dernières élections fédérales, l’UDC a droit à deux sièges au Conseil fédéral selon le vieux principe dit de la formule magique qui veut que les principaux partis politiques soient représentés au Conseil fédéral selon leurs résultats électoraux. Il doit donc y avoir logiquement 2 conseillers fédéraux UDC au conseil fédéral. Mais il n’est dit nulle part que Mr blocher doit y figurer. En élisant une UDC intelligente et compétente à sa place, le parlement a fait preuve de sagesse et de respect envers nos traditions politiques. Il est clair que les 29% d’électeurs qui ont voté UDC voulaient Blocher au Conseil fédéral, mais une grande partie des 71% des autres électeurs n’en voulaient pas. Le Parlement a donc agi avec sagesse. Nous n’avons pas besoin de führer ou de duce en Suisse. Nous avons besoin de sérénité, de confiance en l’avenir, de solidarité, pas d’une réthorique xénophobe, conservatrice et haineuse Vive la Suisse, vive la démocratie suissse


                                  • JoëlP JoëlP 13 décembre 2007 23:08

                                    Ce qui m’ennuie avec ceux d’entre vous qui crient au déni de démocratie et pointent les manœuvres de couloir (à vrai dire j’ai moi aussi utilisé le mot de conjuration entendu sur la RSR hier soir) c’est que je doute que vous ayez protesté quand un ou une meneur(euse) du PS se sont fait évincé.

                                    Il faut être juste, contrairement à ce que dit drzz, le parlement n’est pas une chambre d’enregistrement du vote populaire, il a toute latitude pour choisir l’exécutif qui lui convient. C’est ce que la majorité à fait mercredi.

                                    On peut accuser le système suisse de faciliter la tâche des mollachus mais pas de ne pas être aussi démocratique que le notre qui encourage un Zébulon à 53% à jouer les vedettes des médias, à se montrer avec les riches, à contrôler la presse, à recevoir les tyrans... C’est bien simple, depuis quelque temps, j’ai envie de faire comme Johnny : me faire suisse... ou à défaut belge.


                                    • jrr 13 décembre 2007 23:21

                                      ... entre « Zébulon » et Christoph Blocher, je vois plusieurs points communs :

                                      - Intelligence supérieure
                                      - ... mise au service d’un idéal public désintéressé
                                      - ... éloigné de l’illusion socialo-communiste...
                                      - ... ennemie des profiteurs médiocres qui représentent 90% de la classe politique.

                                      Pour les nuls ( = 50% de la population), c’est donc l’ennemi public No 1...


                                    • jrr 13 décembre 2007 23:27

                                      ... Christoph Blocher ayant été destitué par 122 voix contre 115, ou quelque chose de cet ordre... la roulette russe !

                                      A part ça, je trouve qu’il faut du cran pour affronter tout ça en temps réel, face aux médias et aux piteuses jubilations des comploteurs de l’ombre...


                                    • jrr 13 décembre 2007 23:33

                                      ... et des hyènes pseudo-socialistes... sans parler des charognards « centristes »...


                                    • Basebou Basebou 13 décembre 2007 23:52

                                      Mon pauvre jrr, votre haine dégouline de chacun de vos messages... Voilà l’archétype de l’électeur blochérien, fanatique et haineux. Les 71% d’électeurs qui n’ont pas voté UDC ont en marre de cette minorité d’UDC qui ne peut pas s’exprimer sans agresser tous ceux qui ne se plient pas à leur diktat. Les chemises brunes, non merci ! Je veux retrouver le pays que j’aime, la Suisse, modèle démocratique, qui règle ses problèmes en discutant et en s’asseyant autour d’une table. Marre de cette bande de fanatiques UDC, qui vomissent leur haine à longueur de messages comme jrr. On a trop donné la parole à ces extrémistes, on les a trop laissé faire leur petite loi... Il est temps de rétablir la démocratie dans ce pays et d’en finir avec le diktat de l’UDC, à savoir que 29% des électeurs, soit ceux qui ont voté UDC, croient qu’ils peuvent définir à eux seuls ce que ce pays doit faire ou ne pas faire. Presque les trois quarts des électeurs de ce pays n’ont pas voté pour l’UDC et il était temps qu’on s’en souvienne !!!

                                      Merci le parti socialiste, merci le PDC, merci les Verts, merci une partie des radicaux et des libéraux, bref, tous ceux qui n’ont pas voté pour « Blhorreur »


                                      • Basebou Basebou 14 décembre 2007 18:06

                                        @ Anuck.

                                        Vous avez mal compris le sens de mes propos. Quand je dis qu’on a trop laissé la parole à l’UDC, c’est qu’ils ont dépensé des dizaines de millions pour leur campagne et qu’on a vu leur propagande dans tous les médias. Un matraquage sans précédent en Suisse, que seul ce parti financé par quelques milliardaires pouvait se permettre.

                                        Quand les partis les plus riches peuvent mener une campagne sans commune mesure avec les autres partis, où est la vraie démocratie. Tous les partis devraient avoir les mêmes moyens financiers pour mener campagne. Or là, le déséquilibre était proprement stupéfiant !!!!

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès