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Accueil du site > Actualités > Europe > Union Européenne : claquer la porte ou « renégocier les traités » ? En (...)

Union Européenne : claquer la porte ou « renégocier les traités » ? En débattre sans tabou !

POUR UN « INDEPENDANTISME » CONSEQUENT

Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, auteur de Patriotisme et internationalisme

La tonalité des discours de Jean-Luc Mélenchon sur l’UE se fait de plus en plus dénonciatrice, et c’est heureux : avec de francs accents républicains, l’ex-candidat Front de gauche aux présidentielles de 2012 dénonce avec vigueur la domination du grand capital, de Berlin et des USA sur l’UE ; dans la dernière période, il a vigoureusement fait le lien – contrairement aux états-majors du PCF-PGE et de la CGT ! – entre la loi El Khomri et le diktat que Bruxelles a adressé à la France en matière de dérégulation du marché du travail.

Toutefois une différence de taille, dont doivent fraternellement débattre les forces progressistes, sépare la position claire du PRCF, que résume l’expression quatre sorties (de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme), de la position que défend jusqu’ici Jean Luc Mélenchon. Disant cela nous n’avons pas principalement en vue les divergences traditionnelles qui opposent les réformistes aux révolutionnaires au sujet de la rupture révolutionnaire avec le capitalisme : il serait bien vain en effet de demander à JLM. de devenir subitement marxiste-léniniste en affirmant, comme le PRCF n’a cessé de le faire, qu’aucune alternative au délitement de la nation ne peut émerger « si l’on craint de marcher au socialisme  » (Lénine) : un socialisme qui implique toujours la conquête du pouvoir par la classe ouvrière, la mise hors d’état de nuire du grand capital et des forces contre-révolutionnaires et la socialisation des grands moyens de production. Sur ce plan, le PRCF se tourne tout naturellement vers les forces vraiment communistes de notre pays où qu’elles militent, vers la classe ouvrière en lutte (Goodyear, Air France…) et vers les syndicalistes « rouges » qui ont compris la nature 100% régressive du turbo-capitalisme actuel : reconstruire un parti communiste de combat relève en effet exclusivement de la responsabilité des militants communistes qui doivent réapprendre à militer ensemble, indépendamment du PCF dont la direction n’est plus qu’un satellite de l’UE (laquelle subventionne le PGE présidé par P. Laurent) et qu’une force d’appoint consentante du PS (cf la proposition liquidatrice de P. Laurent de dissoudre ce qui reste du PCF dans les « primaires » cambadéliennes**…

Ne demandant pas plus au président-fondateur du Parti de Gauche de devenir communiste que nous n’accepterions qu’il exigeât l’inverse de nous, nous interpellons donc très cordialement J.-L.M. à propos de sa « sortie des traités européens ». A nos yeux cette proposition d’apparence radicale qui vise à « refonder » l’UE, ne peut suffire ni à « accrocher » la classe ouvrière – force motrice incontournable d’une éventuelle rupture progressiste – ni à fédérer notre peuple face à la tenaille mortifère de l’U.M.-Pen-S ni à permettre, si elle était mise en pratique suite à l’accès au pouvoir de la vraie gauche, de consolider le changement et de contrer l’inévitable contre-offensive fascisante de la réaction.

Le PRCF : EN SORTIR AU PLUS TÔT POUR NE PAS « Y RESTER » !

BRISONS-LES-CHAINES-DE-L-UNION-EUROPEENNE200Quelle est alors la proposition stratégique du PRCF ? Elle part d’une idée simple qu’il est inutile d’être marxiste pour partager : c’est en effet Jean-Jacques Rousseau qui a démontré dans le Contrat social que la souveraineté du peuple est inaliénable, qu’on n’a pas à la négocier, qu’elle s’affirme d’emblée dans toute sa force irruptive… ou qu’elle n’est rien. Sœur jumelle de la souveraineté populaire, la souveraineté de la nation ne se négocie pas : elle se prend. Sortir de l’UE, de l’euro, de l’OTAN, ces trois carcans supranationaux et atlantiques majeurs dont dérivent tous les autres carcans qui nous strangulent, ne saurait donc, dans le principe même, faire l’objet d’une négociation ; le simple fait de négocier sur ce point signifie déjà que la France… n’existe pas, qu’elle dépend d’autrui pour… être indépendante et qu’elle se situe au mieux comme une province récalcitrante de l’Empire européen en passe de devenir « Union transatlantique » ; en clair, que feue la République française fondée par Robespierre et refondée par le CNR n’est qu’un pays mineur dénué de dignité nationale. Or on ne peut pas plus être « semi-indépendant » qu’on ne saurait se dire à moitié vierge… Au contraire, proclamer que «  le peuple souverain s’avance  » sans demander ni quémander, à l’image PRCF affiche départementales UE vallsde la Marianne de Delacroix entourée de l’ouvrier combattant, de l’intellectuel en armes et du Gavroche juvénile, c’est prendre pleinement au sérieux l’insoumission, l’insubordination, en un mot l’indépendance politique du peuple et de ses composantes combatives : travailleurs salariés en lutte, intellectuels progressistes, jeunesse en rébellion, mais aussi paysans et artisans se fédérant sous les emblèmes conjoints du drapeau tricolore et du rouge bonnet phrygien. Annoncer ici et maintenant que l’on est disposé à claquer la porte de l’UE atlantique, c’est appeler les forces du travail et du progrès au combat sans merci, c’est s’interdire d’avance les pitoyables palinodies d’un Tsipras, les dérisoires « NON Podemos » à répétition d’un Iglesias, c’est renoncer pour l’avenir, non pas au noble engagement écologique, mais aux alliances sans avenir avec les euro-fédéralistes « verts » ; c’est aussi couper court au sempiternel rabattage indécent vers le PS hollando-maastrichtien cher à l’état-major PCF uniquement préoccupé de sauver ses postes parlementaires en cautionnant la primaire socialiste…

DE L’EURO-RENEGOCIATION A L’ENLISEMENT

VIe république - union europenneSupposons à l’inverse qu’une fois élu le candidat des Français insoumis engage une sortie des traités, MAIS PAS de l’euro, de l’UE et de l’OTAN, bref, qu’il propose de fait la « renégociation des traités » européens dans le cadre de l’UE. Le voilà aussitôt pour de longs mois à la merci des tenanciers de l’euro, donc dans l’incapacité de décider vraiment du budget national toujours soumis de fait à la BCE (c’est-à-dire à Merkel). Le voilà menacé d’être entraîné à tout moment dans les aventures belliqueuses de l’OTAN (c’est-à-dire des impérialistes en chef Trump ou Clinton). Le voilà dans l’incapacité de stopper aux frontières les capitaux et les grandes fortunes achevant de migrer vers le Panama et de stopper le remboursement de la « dette » aux marchés usuriers. Car pour tout cela, il faut des instruments (politiques, économiques, militaires, diplomatiques…) NATIONAUX tant il est vrai qu’il vaut mieux partir armé pour la guerre qu’attendre la bataille pour s’armer. Impuissance aussi à (re-)nationaliser franchement – sans indemnités pour les gros actionnaires pillards – les secteurs stratégiques de l’économie, banque, grande industrie, grande distribution, infrastructures, et impuissance à interdire les délocalisations qui, bien évidemment, s’accélèreraient du jour au lendemain ou même tout simplement, à protéger notre langue nationale phagocytée par le tout-anglais « transatlantique » puisque toute mesure de protection linguistique ou culturelle se heurtera d’emblée à d’énormes amendes européennes (au nom du « marché unique ») et au déclenchement d’alertes juridiques devant les instances supranationales.

Voilà au contraire le nouveau pouvoir progressiste, après plusieurs mois de « renégociation » des traités (si renégociation il y a !), non pas en train d’agir et de changer la vie comme l’attendraient légitiment les dizaines de millions de Français qui vivent mal, mais en passe d’organiser un référendum sur le résultat de la négociation avec, en fait d’action… une nouvelle campagne électorale sur les bras : c’est en réalité ce que se propose de faire, sur les bases de droite qui sont les siennes, M. David Cameron en Grande-Bretagne et ce que – au service d’une politique ultraréactionnaire diamétralement opposée à ce que propose J.-L. Mélenchon – a récemment proposé Marion Le Pen à la matinale de France-Inter. Rappelons en outre que le 29 mai 2005, le peuple français a dit non à la constitution supranationale et non pas « renégociation des traités fondateurs ». Bien plus que reconstituer la mortifère UE sur d’improbables bases progressistes, la sortie de l’UE appellerait tout au contraire à reconstituer la nation républicaine une, laïque, indivisible et sociale : ce qui ne devrait pas effrayer un partisans conséquent de la 6ème République.

FRANCHISE MOBILISATRICE

plan A plan B sortie de l'UE europe PRCFCertes, J.-L. Mélenchon garde sous le coude un « plan B » qui est la sortie pure et simple de l’euro et de l’UE si Berlin, dont on a mesuré le sens du dialogue d’Athènes à Madrid, ne nous écoutait pas. Mais outre que, dans les rapports de forces inter-impérialistes actuels, la mastodontesque « République de Berlin », soutenue par Washington se fait un malin plaisir d’humilier ceux qui veulent négocier avec elle DANS LE CADRE PIEGEANT de l’UE/Euro/OTAN, ne voit-on pas que ce plan B risque fort de venir trop tard, d’être torpillé de cent façons par la partie la plus modérée de la gauche populaire encline à « renégocier » l’euro, bref, d’intervenir totalement à contretemps et quand notre pays aura déjà été mis financièrement à genoux par la conjonction de l’euro-cartel bruxellois et des forces oligarchiques qui détruisent au quotidien notre pays de l’intérieur ?

europe sociale PCFOn peut certes se dire que, tactiquement, il peut être utile de prouver aux Français progressistes qui en doutent encore, que la rupture vient de l’UE et non de la France et qu’en réalité, la « sortie des traités » mène automatiquement à la sortie tout court. Mais si tel est le cas, soit on ne le dit pas, et dans ce cas on cultive l’équivoque, la division, les flottements, et à l’arrivée, la décomposition du camp progressiste ; soit on le proclame : dans ce cas, il n’y a pas de plan A et de plan B, et la classe ouvrière n’étant pas plus sotte que l’oligarchie, il faut se préparer et la préparer au combat immédiat : ce qui est toujours plus simple si l’on dit la vérité que si on l’entoure de cent codicilles démoralisants. Non seulement ce positionnement FRANC ET DIRECT ne nuirait pas au rassemblement populaire majoritaire mais il créerait le choc de franchise dont les couches populaires ont besoin pour s’engager, élargir les luttes sociales et entraîner les couches moyennes ; car jusqu’ici, ces dernières donnent le ton à gauche en conduisant le camp progressiste à céder au FN le terrain de la radicalité patriotique (mensongère !) sans pour autant tenir efficacement le terrain du progrès social et des coopérations internationales.

UNILATERALISME PROGRESSISTE

Regardons d’ailleurs les pays sud-américains de l’ALBA : ont-ils réclamé la renégociation des traités néolibéraux et supranationaux qui les enchaînaient à Wall Street ? Nullement, ils ont recouvré unilatéralement leur souveraineté par des actes de lutte, par des mesures sociales immédiates, par la mise en place de coopérations internationales d’Etat à Etat étrangères à « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (Maastricht). Et si certains pays latino-américains ont reculé récemment devant l’offensive conjointe de la droite ultra et de Washington, est-ce parce qu’ils sont trop restés fidèles à ce programme de rupture ou parce qu’au contraire, faute parfois d’une influence encore suffisante des partis communistes locaux, la classe laborieuse n’a pas pu (encore) prendre franchement la tête des processus de rupture ? Progrès social, démocratie populaire de masse, indépendance nationale, coopération internationale, tout cela nécessite la confrontation avec le grand capital et c’est pourquoi – nous le disons en tant que communistes sans forcer quiconque à aller jusque là, c’est l’expérience qui tranchera – les processus de rupture franche avec l’ordre néolibéral euro-atlantique ou autre ne peuvent avoir selon nous qu’un débouché révolutionnaire.

DIALOGUER POUR RASSEMBLER

Lettre ouverte aux personalités pétition prcf euro europeCela signifie-t-il qu’il faille rompre les ponts entre ceux qui, de manière conséquemment républicaine, comme le PRCF, usent du slogan « pour s’en sortir, il faut en sortir ! (de l’UE atlantique) » – et les républicains non communistes qui cheminent à petits pas vers ce mot d’ordre – tant il devient difficile à quiconque, expérience mille fois faite de la nocivité de l’UE -, de défendre l’introuvable « Europe sociale » des gauches réformistes, ou l’impossible et chauvine « Europe à la française » du « souverainisme » droitier ? Nullement ! Ce que nous proposons plutôt, non seulement au citoyen Mélenchon mais à tous ceux qui veulent construire le FR.A.P.P.E (Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique) pour rouvrir à la France la voie du progrès, c’est de débattre ensemble, fraternellement et publiquement, sur le « comment » de l’émancipation populaire : faisons en sorte que toutes les occasions soient bonnes, luttes revendicatives et civiques, résistances anti-impérialistes, mobilisations antifascistes et antiracistes, Nuits et jours debout, échéances électorales diverses, pour OUVRIR ENFIN PUBLIQUEMENT LE DEBAT SANS TABOU et SANS EXCLUSIVE sur la rupture franche avec l’UE atlantique et son funeste euro.

Georges Gastaud est secrétaire national du PRCF

www.initiative-communiste.fr

*ainsi que les communistes qui se satisfont trop vite du mot d’ordre de « sortie des traités supranationaux »…

**Olivier Dartigolle, porte-parole officiel du PCF, évoquant même un changement de nom de son parti…).

http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/union-europeenne-claquer-porte-renegocier-traites-debattre-tabou/

 


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20 réactions à cet article    


  • exocet exocet 19 avril 14:49

    PPPPROUT !
    du caca, cet article de révolutionnaires en peau de lapin, écrit par un qui gagne surement plus de 4 a 5000 euros par mois......


    • taktak 20 avril 09:39

      @exocet
      Troll. Finkie fait des émules. Et comme souvent les ânes reprennent en coeur ses brillants arguments. Gnagnangan la bas, ppprout caca popo ici. Ca vole bas très bas !

      Je ne sais pas combien gagne l’auteur. mais au prix de la médiocrité, de la vulgarité et du troll stupide, exocet gagne au la main.


    • straine straine 19 avril 17:10

      J.-L.M prépare déjà la campagne électorale de macron ?  smiley


      • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 20 avril 04:54

        @straine Où voyez-vous JLM là-dedans ? Il s’agit d’un article du PRCF.

        Attention, la paranoïa peut tourner à l’idée fixe, voire des hallucinations.


      • vip (---.---.108.13) 20 avril 09:05

        @straine

        jl melenchon est deja sur le depart !

        La majorite de leurs electeurs en ont soupe de leurs traitrises politicardes, ce qui ne semble pas les gener.

        Ils remettent les couverts tous les cinq ans, il y a bien encore quelques gogos qui reprendront de la rata


      • straine straine 20 avril 09:42

        @Danièle Dugelay
        Première phrase de l’article :
        ’La tonalité des discours de Jean-Luc Mélenchon sur l’UE se fait de plus en plus dénonciatrice, et c’est heureux : avec de francs accents républicains’
        Deuxième paragraphe :
        ’Toutefois une différence de taille, dont doivent fraternellement débattre les forces progressistes, sépare la position claire du PRCF, que résume l’expression quatre sorties (de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme), de la position que défend jusqu’ici Jean Luc Mélenchon.
        [...] il serait bien vain en effet de demander à JLM. de devenir subitement marxiste-léniniste en affirmant, comme le PRCF n’a cessé de le faire, qu’aucune alternative au délitement de la nation ne peut émerger « si l’on craint de marcher au socialisme »’
        Troisième paragraphe :
        ’Ne demandant pas plus au président-fondateur du Parti de Gauche de devenir communiste que nous n’accepterions qu’il exigeât l’inverse de nous, nous interpellons donc très cordialement J.-L.M. à propos de sa « sortie des traités européens ».’
        etc de etc ....
        ’diamétralement opposée à ce que propose J.-L. Mélenchon’
        ’Certes, J.-L. Mélenchon garde sous le coude un « plan B »’ ..... etc de etc .... smiley


      • Alren Alren 19 avril 19:39

        Je lis dans la presse d’aujourd’hui que les conservateurs allemands veulent placer une conservateur allemand à la tête de l’UE après la fin du mandat de Mario Draghi : il va devenir évident que renégocier quoi que ce soit avec ces gens-là paraîtra à l’évidence impossible et que la France devra quitter la galère mortelle en cas de réelle alternance politique.

        Cela sera d’autant plus facile à faire si la GB a voté ’’oui’’ au Brexit auparavant.


        • Ar zen Ar zen 20 avril 10:03

          @Alren

          De la BCE pas de l’UE ! La BCE fonctionne comme la Bundesbank, rien d’étonnant, par conséquent, à ce qu’ un Allemand la prenne en main après un Goldman sachs’ boy. Tous ces gens qui défendent, contre vents et marées, l’intérêt des peuples contre l’intérêt particulier de certains nantis. L’UE c’est la paix, c’est la croissance, c’est le plein emploi. Heureusement que la France en fait partie sinon notre situation serait encore pire. Il n’y a qu’à examiner les cas de la Norvége et la Suisse en voie de sous développement pour s’en convaincre.

          Pour votre information, l’actuel président de la BCE est en poste depuis le mois de novembre 2011 et son mandat est de 8 ans. Il sera donc remplacé pour novembre 2019. N’anticipons donc pas, comme disait Matusalem lorsqu’on lui parlait de la retraite des vieux.

          Le débat sur la sortie de la France de l’UE est banni des médias. Il est interdit d’y faire allusion. Il est interdit de l’envisager. Parce que l’UE c’est « la solution » et que sortir c’est la bérézina, voire l’apocalypse, qui attend la France. Il paraîtrait même qu’en cas de sortie de la France de l’UE le nombre de chômeurs pourrait atteindre les 6 millions. Que la France pourrait être envahie par la Russie. C’est à faire peur !


        • sls0 sls0 19 avril 23:44

          Pour modifier un traité il faut un consensus, vous y croyez avec 28 membres ?
          En théorie on peut modifier un traité tout comme on peut toucher le gros lot du loto mais il ne faut pas trop compter dessus.


          • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 20 avril 04:50

            @sls0 Pourquoi voulez-vous que le peuple français et ses nouveaux dirigeants respectent des traités signés par la France alors qu’Israël ne respectent pas depuis des décennies les résolutions de l’ONU ? Puisqu’on les traités, nous n’en avons rien à faire, le consensus des 28 membres, on s’en fiche.

            Ces traités sont immoraux, puisqu’ils ont été acceptés soit en mentant au peuple sur les véritables objectifs, soit par un déni du suffrage universel, soit par des gouvernants qui sont à l’évidence des traîtres au service d’autres intérêts que ceux de la France et des Français.


          • Ar zen Ar zen 20 avril 05:57

            @Danièle Dugelay

            Pourquoi respecter les traités ? Parce que c’est écrit dans la constitution ! Article 55 de la constitution.

            " ARTICLE 55.

            Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie."

            Alors Danièle Dugelay, puisque la France est liée à de très nombreux pays par des traités, pouvez nous dire quels sont ceux qui vont être respectés et ceux qui ne le seront pas ? Vous avez une bien curieuse idée du respect de la constitution.

            Il faut bien avoir à l’esprit que ne pas respecter la constitution c’est entrer en dictature. C’est le mot qui convient très exactement. Si le gouvernement fait ce qu’il veut, il n’y a plus de limite. Et vous venez parler de traités immoraux ? Ils ont été ratifiés tout à fait légalement dans le respect des règles constitutionnelles. Seriez vous pour la mise en place d’une dictature ? Si vous n’êtes pas d’accord avec vos « représentants », changez les !


          • Ar zen Ar zen 20 avril 07:58

            L’auteur écrit : « la classe ouvrière force motrice incontournable d’une éventuelle rupture progressiste ».

            La question est bien de savoir s’il existe aujourd’hui en France une « conscience de classe » ? Où sont-ils les ouviers ? L’industrie textile a disparu en France. L’industrie métallurgique a disparu en France. L’industrie automobile prend le même chemin. Quel est le pourcentage de syndiqués en France ? 1,7 million sur 22,5 millions de salariés, y compris les retraités ?

            Selon les sociologues il n’existe plus de conscience de classe en France. Il n’existe plus que 2 classes : la classe moyenne et les nantis. La classe moyenne se sont ceux qui se comprennent comme n’étant pas des exclus. Un smicard se pense dans la classe moyenne puisqu’il n’est pas au RSA. Une coiffeuse se pense dans la classe moyenne. Un serveur de restaurant également, tout comme un agent de sécurité. Un policier également, un professeur des écoles aussi. Et l’infirmière, et l’employé de banque et le professeur de lycée et le cadre moyen ? Voilà la classe moyenne en France. Dans de telles conditions comment imaginer une lutte des classes. Ce concept est totalement dépassé et incongru.

            Une idéologie marquée n’a strictement aucune chance aujourd’hui en France de fédérer autour d’elle. Le FN avec 6 millions d’électeurs verra toujours s’élever devant lui le célèbre « front républicain ». Les partis de gauche, tous dispersés, ne voudront jamais se fédérer pour un premier tour. Au second ils auront quitté la scène politique pour laisser la place au « front républicain ».

            La seule solution pour sortir de ce piège à rats est de se rassembler autour d’un projet « hors » clivage, un nouveau CNR. Sans cela nul espoir. C’est une véritable utopie que de penser qu’une idéologie donnée puisse recueillir le suffrage de la majorité du peuple de France. Il faut un projet hors clivage pour rassembler le peuple, proposer une démocratie « directe » au sein de laquelle tous les sujets, même clivants, seront discutés, acceptés ou refusés par la majorité. Il fait accepter que se soit à la majorité de décider du chemin qu’elle veut suivre.

            L’oligarchie a tout pour elle : l’argent et les médias. Elle est « organisée ». Le peuple, lui, est désorganisé, sans porte-voix, sans budget, divisé par de nombreuses idéologies. Sans un nouveau CNR nous sommes certains de voir l’oligarchie continuer à dominer le peuple divisé et à lui sucer le sang.

            La division et la désorganisation font le jeu de l’oligarchie.

            Alors M. Gasteau, vous le convoquez ce nouveau CNR ?


            • taktak 20 avril 11:20

              @Ar zen

              L’auteur écrit : « la classe ouvrière force motrice incontournable d’une éventuelle rupture progressiste ».

              La question est bien de savoir s’il existe aujourd’hui en France une « conscience de classe » ? Où sont-ils les ouviers ? L’industrie textile a disparu en France. L’industrie métallurgique a disparu en France. L’industrie automobile prend le même chemin.

              Selon le dernier recensement il y a en France 6.9 millions d’ouvriers et 8.8 millions d’employés pour 30.4 millions d’actifs. La classe ouvrière représentent toujours plus de la moitié de la population actives en france. Les professions intermédiaires et cadres c’est 40% de la population, les agriculteurs 1.5%, les artisans commercants et chef d’entreprise 6%. 

              mais au regard des évolutions sociologiques il est certain qu’une bonne partie des professions intermédiaires, voir des cadres puissent être en fait inclus dans la classe ouvrière, au sens de classes des prolétaires relevant directement de la production.

              par ailleurs, ce n’est pas parce que la très large majorité des 6,5 millions de chômeurs font partie de la classe ouvrière qu’il faut les exclure de cette statistique

              Surtout, il est indéniable que près de 90% de la population fait partie de la classe des travailleurs, du prolétariat. Le salariat c’est 87% de la population

              Quel est le pourcentage de syndiqués en France ? 1,7 million sur 22,5 millions de salariés, y compris les retraités ?

              L’OSCE indique un taux de syndicalisation en France de 7.7%. soit effectivement à peu près 1.7 millions de syndiqués (hors retraités). Les centrales syndicales donnent elle un chiffre d’environ 2.5 millions de syndiqués (y/c les retraités) correspondant au même taux.

              Ce qui est sûr c’est que d’environ 19% jusqu’au début des années 1980, le nombre de syndiqué a été divisé par deux sous Mitterrand. A mesure des renoncements politiques, de la mutation du PCF etc. Ce qui est effectivement caractéristiques d’une baisse de la conscience de classe.

              Cependant, il est notable de constater également une baisse encore plus importante dans le même temps des effectifs des partis politiques. Il y aurait selon les propres chiffres des principaux parti politique moins de 450 000 adhérents à un parti politique. Soit moins de 1% des 49 millions de français de plus de 18 ans.

              Selon les sociologues il n’existe plus de conscience de classe en France. Il n’existe plus que 2 classes : la classe moyenne et les nantis. La classe moyenne se sont ceux qui se comprennent comme n’étant pas des exclus. Un smicard se pense dans la classe moyenne puisqu’il n’est pas au RSA. Une coiffeuse se pense dans la classe moyenne. Un serveur de restaurant également, tout comme un agent de sécurité. Un policier également, un professeur des écoles aussi. Et l’infirmière, et l’employé de banque et le professeur de lycée et le cadre moyen ? Voilà la classe moyenne en France. Dans de telles conditions comment imaginer une lutte des classes. Ce concept est totalement dépassé et incongru.

              Votre raisonnement est un double sophisme. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas conscience des classe qu’il n’y a pas lutte des classes. C’est juste que le résultat de cette lutte n’est pas le même : c’est le renforcement de l’exploitation de la classe des travailleurs.

              Ce n’est pas non plus parce qu’une bonne partie de la classe des travailleurs, et parmi elle de la classe ouvrière ne se pense plus que comme faisant partie de la classe moyenne qu’il n’y a plus de classe ouvrière. Et par ailleurs, les sondages le prouvent, si 60% déclarent se penser de la classe moyenne, 30% se pensent toujours des classes populaires.

              Une idéologie marquée n’a strictement aucune chance aujourd’hui en France de fédérer autour d’elle. Le FN avec 6 millions d’électeurs verra toujours s’élever devant lui le célèbre « front républicain ». Les partis de gauche, tous dispersés, ne voudront jamais se fédérer pour un premier tour. Au second ils auront quitté la scène politique pour laisser la place au « front républicain ».

              Votre affirmation est totalement péremptoire. C’est la simple affirmation du TINA : il n’y a pas d’alternative. mais le fait est que si l’on parle de faire de la politique c’est bien le verbe faire qui est intéressant, car la politique c’est aussi de pouvoir changer les choses, évoluer, construire un futur. 

              le système va droit dans le mur, sur le plan économique, politique, écologique. Et la majorité des gens qui refusent désormais de voter le sait très bien. C’est donc au contraire en proposant des solutions qui permettent d’échapper aux causes des problèmes que l’on peut rassembler et fédérer très largement. Certainement pas en proposant d’interdire toute alternative à une idéologie marquée qui est celle aujourd’hui du parti unique LR PS FN, la dictature des banques et des multinationale, une idéologie marquée qui a un nom le capitalisme.

              La seule solution pour sortir de ce piège à rats est de se rassembler autour d’un projet « hors » clivage, un nouveau CNR. Sans cela nul espoir. C’est une véritable utopie que de penser qu’une idéologie donnée puisse recueillir le suffrage de la majorité du peuple de France.

              Le CNR, comme le Front Populaire d’ailleurs, ont propulsé la France dans le progrès, la modernité et le développement, justement en s’appuyant sur une idéologie marquée. Une idéologie entièrement centrée sur le monde du travail, c’est à dire la très très très large majorité de la population.
              la situation actuelle est la preuve de ce que vous dites est faux : la majorité de la population rejette aujourd’hui le parti unique maastrichien, le parti de la dictature de l’europe de l’oligarchie capitaliste.
              Par ailleurs, il est illusoir de penser rassembler les français uniquement par une campagne électorale. C’est par le mouvement social, à l’image de celui puissant en cours contre la loi travail et pour les droits des travailleurs, comme les nuit debout etc que l’on peut rassembler des millions de nos concitoyens, pour s’organiser avec l’aide d’un parti de la classe des travailleurs puissant dans un nouveau front populaire, un nouveau CNR

              Il faut un projet hors clivage pour rassembler le peuple, proposer une démocratie « directe » au sein de laquelle tous les sujets, même clivants, seront discutés, acceptés ou refusés par la majorité. Il fait accepter que se soit à la majorité de décider du chemin qu’elle veut suivre.

              L’oligarchie a tout pour elle : l’argent et les médias. Elle est « organisée ». Le peuple, lui, est désorganisé, sans porte-voix, sans budget, divisé par de nombreuses idéologies. Sans un nouveau CNR nous sommes certains de voir l’oligarchie continuer à dominer le peuple divisé et à lui sucer le sang. La division et la désorganisation font le jeu de l’oligarchie.

              Tout dépend de ce que vous appelez clivage. Refuser de mettre en cause la domination de classe de l’oligarchie, nier la lutte des classes, c’est effectivement clivant pour la classe des travailleurs, pour le peuple, et le meilleur moyen de rester sous la dictature de la classe capitaliste.

              C’est bien au contraire comme vous le démontrer l’unité et l’organisation de la classe des travailleurs - sur une base de classe donc - qui permet d’effacer les clivages pour écarter l’oligarchie du pouvoir et construire un pouvoir réellement démocratique. Remplacer la dictature de l’oligarchie par la dictature du prolétariat, c’est à dire le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple. Au fond Arzen vous faites ici un constat vieux de plus d’un siècle, celui de la nécessité de construire et d’organiser le parti de la classe des travailleurs. C’est l’objet du manifeste du parti communiste que je vous invite à lire.

              Cela dit, une fois cette proclamation faites, reste la question pratique de l’action, ici, aujourd’hui et tout de suite. Et elle passe non par la construction d’un large front dont les objectifs concrets sont évidents : sorties de l’UE, de l’euro et de l’OTAN par la voie du progrès social et démocratique.

              Alors M. Gastaud, vous le convoquez ce nouveau CNR ?

              Je ne sais pas si le mot convocation est le bon, ni si un « CNR » est le fait d’un seul homme.
              Ce qui est sûr c’est que le PRCF, le mouvement politique qui a pour secrétaire nationale Georges Gastaud - propose effectivement de se rassembler pour faire front. C’est bien expliqué par la tribune ci dessus.
              Surtout dans les actes, le PRCF n’a eu de cesse que de prendre des initiative pour fédérer ce front, pour un nouveau CNR.

              A l’image de la table ronde du 2 avril dernier, réunissant un large arc républicain autour de cet objectif.
              Pourquoi vous ne le rejoindriez pas cher Arzen ?


            • fred.foyn Le p’tit Charles 20 avril 08:07
              Union Européenne : claquer la porte...Rien d’autre..On ne discute pas avec des mafieux...on les élimine... !

              • vip (---.---.108.13) 20 avril 09:09

                @Le p’tit Charles

                c’est avant qu’il aurait fallu qu’ils s’ opposent, pas apres la construction du machin


              • fred.foyn Le p’tit Charles 20 avril 09:43

                @vip....2005...le NON l’emporte.. !


              • Parrhesia Parrhesia 20 avril 08:09

                S’il s’agit de renégocier les actuels traités contre-européens pour restaurer les bases du communisme, autant continuer à être vampirisé par les mondialistes... Le résultat sera le même, mais pour l’instant c’est quand même moins douloureux que les purges staliniennes ou les camps de la mort nazis !!!

                D’autre part, et bien que le temps joue de plus en plus efficacement contre des peuples de moins en moins libres, il est clair qu’aussi longtemps que nous ne serons pas encore occupés physiquement par les troupes de l’OTAN sous le regard vigilant de Big Brother, il nous restera une petite chance de nous reprendre politiquement et intellectuellement

                Mais comment utiliser ce sursis laissé à notre société pour faire enfin comprendre qu’en s’alliant avec l’OAS, le Mossad, la CIA et les communistes pour saper de Gaulle et le gaullisme, la société « frônçaise » s’est trompée !!!

                Ou plutôt, la société « frônçaise » a été trompée, comme elle continue à l’être de plus en plus par des antiennes subversives manipulées depuis l’étranger, comme le fut radio Paris pendant la seconde guerre mondiale !

                Et pourtant la preuve a été faite qu’entre l’asservissement par le communisme et l’asservissement par le mondialisme et le capitalisme exclusivement financier, il existe une possibilité de progrès socio-économique pour tout et pour tous sous la forme du capitalisme industriel régulé. Cette même forme de gouvernance qui a déjà abouti à la prospérité de l’État (suppression du système importé de la dette - restauration de la puissance économique) et à la prospérité de sa population (par la restauration du confort social et par l’instauration de la participation !)

                Mais il est vrai qu’en Frônce, les émules de la gôche ont un autre point commun avec ceux de l’UMP et de la droatte en général : Quelle que soit l’ampleur des conséquences de leurs conneries et de leurs trahisons, ils ne se trompent jamais !!!

                Il n’y a qu’à voir le résultat…


                • vip (---.---.108.13) 20 avril 08:54

                  @Parrhesia

                  le nouveau theme de campagne du pcf, sortir de l’europe ?

                  Et s’ ils sortaient eux definivement de toutes les instances politiques, cela ferait place au renouveau ?


                • Parrhesia Parrhesia 20 avril 10:47

                  @vip

                  J’ignore franchement si cela pourrait suffire à faire place au renouveau, mais en tout cas, cela y contribuerait ...

                  Bonne journée à vous.


                • miha 20 avril 15:44

                  Pour paraphraser Jean-Luc Mélenchon : prévoir un plan B au lieu de passer directement à la sortie de l’UE, c’est avoir un béret à la main en proposant d’abord le plan A, c’est à dire demander la permission de renégocier les traités.
                  On ne négocie pas avec cette organisation anti-démocratique, anti-sociale, ... fumier sur lequel poussent les partis xénophobes un peu partout en Europe.

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