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Accueil du site > Actualités > Europe > Union européenne : plan B comme... belge

Union européenne : plan B comme... belge

Il y a un peu plus d’un an, les partisans français du non au projet de Constitution européenne, le socialiste Laurent Fabius en tête, affirmaient que la Commission de Bruxelles disposait d’un plan B en cas de rejet de cette première mouture par les électeurs. Les Européens attendent toujours et les nonistes n’ont offert aucun projet alternatif pour l’UE.

A deux semaines du sommet de Bruxelles qui fera le point sur le devenir institutionnel de l’Union, les parlementaires européens auditionnent des chefs de gouvernement des Vingt-cinq. Ce mercredi, leur premier invité était le Belge Guy Verhofstadt.

Cinquante ans après le lancement de l’Union, le temps est venu d’opérer un choix définitif. Dans son discours au Parlement, le premier ministre d’un des six pays initiateurs de la construction européenne n’y a pas été par quatre chemins pour dénoncer l’immobilisme actuel des dirigeants du Vieux continent qui ne leur permet pas de répondre aux formidables défis mondiaux de l’époque.

Pour Guy Verhofstadt, le processus de ratification de la Constitution, déjà approuvé par quinze Etats membres, doit se poursuivre, en dépit des refus français et néerlandais. Une fois le quorum de vingt ratifications atteint, les vrais Européens se compteront et aviseront, estime-t-il.

Le chef du gouvernement belge plaide aussi pour la poursuite de l’élargissement et pour la transformation rapide de l’actuelle Union en véritable fédération européenne, où la règle de l’unanimité serait abolie ou au moins limitée au strict minimum. Selon lui, il faut d’urgence renforcer la coordination des politiques économiques et sociales pour assurer l’avenir de la prospérité européenne dans le contexte de la mondialisation.

Le discours du dirigeant libéral belge a été chaudement accueilli par les parlementaires européens, et tout spécialement par le chef du groupe socialiste, l’Allemand Martin Schultz. Ce qui montre que le débat européen n’oppose pas les libéraux aux sociaux, mais les fédéralistes et les nationalistes, nostalgiques de leur splendeur passée.

A l’adresse de ces derniers, Guy Verhoftadt a rappelé ce commentaire cruel de son prédécesseur, le socialiste Paul Henri Spaak, signataire pour la Belgique du traité de Rome de 1957 ratifié par l’Allemagne, la France, l’Italie et les pays du Benelux :

L’Europe n’est encore composée que de petits pays. La seule distinction pertinente qui demeure réside dans le fait que certains pays le comprennent et que d’autres refusent encore toujours de le reconnaître.

Cinquante ans plus tard, l’heure de la lucidité sonnera-t-elle ?

Cliquez sur ce lien pour lire le discours intégral de Guy Verhofstadt


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65 réactions à cet article    


  • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 11:42

    Bonjour monseur Herthogue,

    Pour une fois je suis globalement d’accord avec vous (et Guy VerVerhofstadt). Je nuancerai quand même votre propos.

    Le débat n’oppose pas uniquement les fédéralistes au natonalistes, il oppose aussi ceux qui font passer le débat gauche-droite avant le débat sur le fédéralisme.

    On ne peut évidemment pas qualifier Besansnot ou Fabius de « nationalistes » mais ce sont des gens pour qui la question fédérale est accessoire, c’est ce qui les opposent à Bayrou par exemple.

    C’est en cela je pense que les « nonistes » de gauche ont tout faux. Croire que le débat gauche-droite peut être efficace alors que l’Union est loin d’être complète est illusoire. Il faut d’abord construire un cadre fédéral (le TCE en était encore assez loin mais c’était tout de même un progrès), seul permettant des réelles combats idéologiques. Ensuite les querelles gauche-droite sur le modèle social et autre pourront reprendre.

    PS : Mais plus important encore que la constitution, il faudrait construire des partis politique européens cohérents : Le PSE et le PPE n’ont malheureusement pas cette vertu !


    • Marsupilami (---.---.229.194) 1er juin 2006 11:59

      Ouaf !

      Oui, très bon article. Et je suis complètement d’accord avec ton commentaire. Que va-t-il se passer ? Pour l’instant, tout est remis à 2008...

      Houba houba !


    • Mathieu (---.---.212.160) 1er juin 2006 12:18

      Rien de bien nouveau ! Un énième artcile qui nous raconte que les oui-istes sont des gens dynamiques qui ont tout compris et les nonistes des immobilistes qui ont tout faux. Aigreur quand tu nous tiens...


      • Cordialement (---.---.201.234) 1er juin 2006 13:28

        Bonjour,

        C’est triste, mais je partage cet avis. J’en suis tellement attristé que je n’ai même pas envie de structurer mon intervention. Donc, en vrac :

        • N’y avait-il que le « non » des nationalistes ?
        • N’y avait-il que le « non » des « nonistes de gauche » « qui font passer le débat gauche-droite avant le débat sur le fédéralisme » ?
        • Si le vote avait eu lieu à l’assemblée plutôt que par référendum, le « non » l’aurait-il emporté ?
        • Quelles conclusions en tire-t-on ?
        • Découpe-t-on un pays en deux quand sa population est divisée sur une question ?
        • Pourquoi veut-on le faire pour l’Europe ?
        • C’est quoi cette expression de « vrais Européens » ?
        • La question du référendum était-elle « êtes-vous un vrai Européen ? »
        • La question du référendum était-elle « voulez-vous de l’Europe ? »

        Cordialement


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 13:45

        « N’y avait-il que le »non« des »nonistes de gauche«  »qui font passer le débat gauche-droite avant le débat sur le fédéralisme«  ? »
        - De quoi nous ont parlé les « nonistes » des gauche. Du marché libre et non faussé, de la directive Bolkenstein, du plombier polonais, de la partie III du TCE... Bref que de sujet éconmiques et sociaux et non institutionnels. C’est là le véritable problème de ce non de gauche. Le fédéralisme n’a pas été au centre de leur campagne et c’est bien dommage. D’ailleurs que propose les leader du « non » de gauche... rien d’institutionnel, une Europe sociale. La n’était pas le problème. L’Europe sociale doit se construire au parlement pas dans ce texte qui fixe un cadre institutionnel ainsi que le rapport entre les états.


      • Mathieu (---.---.212.160) 1er juin 2006 13:51

        Anthony, effectivement les hommes politiques en faveur du non ont dit plein de conneries, tout comme ceux en faveur du oui d’ailleurs. Mais il ne faut pas confondre ces hommes politiques qui militaient pour le non et ceux qui ont voté non.

        La chance qu’on avait avec de référendum c’est que pour une fois nous n’avions pas à voter pour un homme ou un parti et les promesses qui vont avec mais pour un texte bien précis. Donc les gens n’ont pas forcément voté par rapport à ce que disaieint les hommes politiques, certains ont voté par rapport à leur lecture du TCE (qu’ils aient voté oui ou non)


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 14:06

        Honnetement, je ne veux pas prendre l’ensemble des français pour des abrutis, mais quel pourcentage des votants a lu le texte en entier, article par article ?

        Et qui a lu les traités anterieurs pour comparer ?

        Les français ont majoritairement voté (oui ou non) en fonction de leur craintes, de leurs espérances, ou de leurs illusions...


      • faxtronic (---.---.127.82) 1er juin 2006 14:11

        Tu ne peux pas demander a toute la population de voter en leur ame et conscience. Peux tu toi-meme prevoir toutes les consequences d’un acte historique. Toi meme tu as vote certes avec ton intellect, mais aussi et surtout avec ta foi en l’europe (ne le nie pas, j’ai aussi lu le texte plusieurs fois sans pouvoir en faire la synthese exhaustive et discerner toutes les consequences, et a la fin, j’ai vote oui par foi). La population suit les leaders, cela fut, cela est cela sera toujours ainsi. Les francais n’ont pas foi en l’europe telle qu’elle existe.


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 14:17

        Bien sur que j’ai voté avec ma foi en l’Europe. Je m’incluais dans mon propre commentaire. J’ai voté par espérance !!


      • faxtronic (---.---.127.82) 1er juin 2006 14:21

        Et bien ceux qui ont vote non ont vote pour les memes raisons que toi !! Non pas par ignorance ou crainte, mais par esperance. Car ils n’esperent plus rien de l’europe telle qu’elle est.


      • faxtronic (---.---.127.82) 1er juin 2006 14:22

        www.ukip.org, quand dites vous ? Doit-on s’en inspirer ?


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 14:37

        J’ai du mal à considérer le repli identitaire comme une espérance. Mais peut-être que cela est possible ?

        Le 2ème problème de ce « non » de gauche, c’est le manque de réalisme. J’ai voté oui aussi parce que je pensais qu’avec le rapport de force actuelle en Europe (pas uniquement le gauche/droite mais surtout le Fédéraliste/Europe=libre-marché) on ne pouvait obtenir guère mieux que ces quelques avancées.

        L’histoire de la construction européenne nous montre que celle-ci s’est construite par petites touches successives quasi homéopathiques. Et à voir le resultat, on peut dire que cette méthode fonctionne bien (PAC, marché unique, monnaie commune, parlement démocratique, suppression des frontières...). C’est le principe « d’une union toujours plus étroite » qui prevaut depuis le traité de Rome.

        S’il ne faut jamais perdre son idéal, il faut toujours avoir à l’esprit qu’aucune construction saine et viable ne s’est faite en un jour. Le chemin est encore long avant d’atteindre l’objectif fédéraliste, et le rejet du TCE, est me semble-t-il un obstacle malheureux sur ce chemin.


      • Bob Marone (---.---.186.201) 1er juin 2006 15:14

        « Bref que de sujet éconmiques et sociaux et non institutionnels. »

        Ben justement, si cette constitution n’avait traité que d’institutionnel et des droits fondamentaux, elle serait passée sans problèmes. Elle a malheureusement été pourrie par des « sujets économiques » qui n’avaient pas leurs places dans un tel document. Ce qui en a fait une bible épaisse du néolibéralisme au lieu d’une constitution de quelques articles comme ça à toujours été le cas auparavant.

        Pour le plan B, c’est normal qu’il n’y en a pas : affreux nonistes, vous avez cassé notre beau jouet. Et n’allez pas compter qu’on va vous en refaire un autre ! De toutes façons, c’est nous qui décidons.

        Facile de dire qu’il n’y a pas de plan B quand on décide de tout...


      • Cordialement (---.---.201.234) 1er juin 2006 15:27

        Monsieur Meilland,

        Je suis parfaitement d’accord sur l’existence de ce « non » des « nonistes de gauche » « qui font passer le débat gauche-droite avant le débat sur le fédéralisme ». De la même manière, je suis persuadé que certains ont voté « non à la Turquie et au plombier Polonais » ce jour là. Mais mon propos n’est pas là, il s’agit plutôt d’une interrogation sur les autres raisons qui ont poussé à voter non, complètement occultées.

        Vous soulignez qu’une part problablement importante de la population n’a pas lu le TCE et pour cause, c’est illisible pour le citoyen lamda. Pour ma part, j’aurais volontier voté oui à ce traité s’il avait été plus clair, plus court, plus flexible, plus orienté sur le fédéralisme justement, etc. Bref, s’il avait un peu plus ressemblé à une constitution.

        Mais systématiquement, quand on aborde le sujet du TCE, le « non » est forcément contre la construction européenne. Il est forcément irraisonné. Il est forcément l’expressions de peurs primales. Je ne dis pas que ceci est totalement faux, je dis que ce n’est pas totalement vrai. Alors comprenez que je sois un peu irrité d’apprendre qu’il fallait voter oui pour être un « vrai Européen ».

        Cordialement.


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 15:31

        Vous illustrez parfaitement ce que je dis. Vous avez rejeté le traité pour la partie III que vous jugez « néoliberale ». C’est illogique, car la partie III, c’est une réorganisation de l’ensemble des textes qui existent déjà et qui sont en application. Cette politique que vous fugtigez, restera inchangée. C’est en fait les parties I et II sur les valeurs et les institutions de l’Union que vous rejetez par votre atittude irrationnelle.

        Vous refusez de faire évoluer le cadre institutionnel de l’Union sous pretexte que les politiques actuellement menées ne sont pas votre tasse de thé. C’est assez infantile. Ainsi vous refusez d’obtenir de nouvelles armes pour vous battre pour vos idéaux. Résultat, vous affaiblissez l’Europe politique sans pour autant remttre en cause le système économique. Pire, vous faites le jeu des partisans de l’Europe zone de libre échange.

        C’est en cela que le « non » de gauche pose un problème de cohérence.


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 15:41

        le message précédent s’adressait à Bob Marone

        Cordialement.

        Si vous faites parti des quelques peronnes ayant voté non à cause du manque de fédéralisme dans le TCE mes commentaires ne vous été pas adressés.

        Mais ne pensez-vous pas quand même (et l’histoire de la construction européenne le montre) qu’il est pour l’instant impossible d’obtenir une constitution purement fédérale au vu des rapport de force actuels.

        François Bayrou, qui est probablement le plus fédéraliste de nos hommes politique de premier plan, aurait certainement préféré comme vous et moi une constitution 100% fédérale, mais le réalisme doit aussi jouer dans cette construction européenne, il a donc appelé naturellement à voter oui.

        Voilà tout mon point de vue. Idéalisme et réalisme doivent pouvoir s’articuler pour pouvoir progresser.


      • zen (---.---.83.57) 1er juin 2006 15:46

        Faxtronic , very good question, I feel exactly like you..


      • Mathieu (---.---.212.160) 1er juin 2006 15:51

        Donc la partie 3 en plus de n’avoir rien à faire dans une constitution, était inutile puisque que l’on vote oui ou non le résultat était le même, si c’est c’est pas une incohérence ! 1/3 de la constitution qui est incohérent, ça donen pas envie de voter pour !

        De plus même si la partie 3 est déjà appliqué via les précédents traités, doi-sje vous rappeler que l’on ne nous a pas demandé notre avis ? cette fois-ci, on avait la possibilité de donner notre avis sur cette 3ème partie. Et voter non c’est demander une constitution sans cette partie, c’est donc loin d’être incohérent.

        Enfin les deux premières parties ne donnait pas assez de pouvoir au peuple (via le parlement) pour rendre cette constitution acceptable.


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 15:55

        « www.ukip.org, quand dites vous ? Doit-on s’en inspirer ? »

        - J’ai regardé un peu leur site, et cela ne fait que confirmer le fait que le « oui » était la meilleure solution.

        voilà la charte du parti :

        The UK Independence Party is committed to withdrawing Britain from the European Union. As the debate on the new Constitution has now made clear, the EU agenda is complete political union with all the main functions of national government taken over by the bureaucratic institutions of Brussels.

        UKIP believes that this is not only bad for Britain’s economy and prosperity, but it is an alien system of government that will ultimately prove to be totally unacceptable to the British people. UKIP would replace Britain’s membership of the European Union with the kind of agreements on free trade and co-operation that we thought we had signed up to when we first joined what was then called the European Community..

        Sur la dernière phrase je ferais (referais) ce petit commentaire. Dans le traité de Rome, il est dit, clairement, en préambule, que le but de la communauté européenne est « une union toujours plus étroite ». Alors personne ne peut prétendre, à part cette bande d’abrutis britannique, que le but de la communauté (et maintenant celui de l’Union) était une zone de libre échange et de coopération !!!


      • faxtronic (---.---.127.82) 1er juin 2006 15:58

        Oui certes, le rejet de la constitution implique tout sauf ce qui a implique son rejet. Mais bon c’est comme ca. Il s’agit enfin d’un grand puzzle rassemble en un seul texte. Chaque morceaux a ete avale avec foi en europe, et quand le Tout est apparu, il y a eu rejet. Si cela avait ete seulement la partie 1, elle aurait ete acceptee :

        Question : pourquoi s’acharner alors sur la partie 2 et 3 alors qu’elle sont par defaut ??? Parce que l’on a jamais vu un plebiscite apres 50 ans d’exercice. Voter pour la partie 1, et ne votons pas pour 2 et 3 qui ont deja ete vote ? Ou alors la partie 2 et 3 n’avait pas d’abord ete vote, ce qui est faux ? ou alors nos dirigeants europeens nous on fait voter un texte invotable, car deja vote, et donc le referendum est nul et non avenu ? Ou alors ceux sont des cretins masochistes ?

        Est-ce que ce referendum serait tout simplement anticonstitutionnel, car mettant au vote des textes deja votes et irrevocable dans le cadre du referendum ???


      • faxtronic (---.---.127.82) 1er juin 2006 16:00

        C’est vrai. Guy Verhofstadt est arrogant et raciste !


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 16:11

        C’est assez vrai ce que vous dites faxtronic.

        A moins de sortir de l’Union ou de convaincre l’ensemble des états membres de supprimer les traités en vigueur, il est impossible de modfier la partie III du TCE. Ces deux hypothèses étant improbables (impossible en fait) le vote référundaire pour un tel texte est une redondance. On demande on peuple de voter pour quelque chose qui a déjà était ratifié depuis longtemps.

        Mais poussons plus loin le ridicule. Certains voudraient qu’on revote pour un TCE ne contenant que les parties I et II, puisque c’est majoritairement la partie III qui est rejetée. Pourquoi pas ? Mais cela ne changerait rien puisque la partie III est dans les fait la seule qui existe actuellement via l’ensemble des traités de l’UE.

        C’est peut-être la solution que va choisir le conseil européen. Une constitution réduite à la partie I et II. Et des traités internationaux regroupant les articles de la partie III. Puisque le statut de la constitution et des traités seront les même, la finalité ne changera pas.


      • Cordialement (---.---.201.234) 1er juin 2006 16:17

        Bonjour,

        Je suis à nouveau assez d’accord avec le dernier commentaire de Monsieur Mathieu ci-dessus et en particulier sa remarque sur la partie 3 tu TCE.

        Monsieur Meilland,

        S’il est vraiment impossible pour l’instant d’avoir une constitution 100% fédérale, pourquoi en voter une vérouillée par la double unanimité ? Si nous n’avons pas encore les moyens de faire une vrai constitution maintenant, faisons-là plus tard ! Moi aussi je la veux cette construction européenne. Je n’ai pas voté oui, certes, mais je n’ai pas non plus voté non pour cette raison.

        « Je vous invite à manger chez moi Monsieur Dupont, de la blanquette de veau et des brochettes de sauterelle ! Vous n’aimez pas les sauterelles ? Tant pis, on ne mangera rien dans ce cas ». :)

        Cordialement.


      • faxtronic (---.---.127.73) 1er juin 2006 16:22

        Evidemment mon assertion sur guy verhofstadt ne s’applique que vis a vis du terme « vrai europeen » vis a vis d’un vote democratique. Ceci dit le dirigeant belge dit souvent des choses pas trop debile. Ce qu’il ya de bien avec agoravox, c’est que l’on ecrit des trucs qui se retrouve hors contexte apres hors zone, et donc hors contexte.


      • Mathieu (---.---.212.160) 1er juin 2006 16:25

        Alors pourquoi l’avoir intégrée puisqu’elle ne sert à rien cette fameuse partie ?


      • faxtronic (---.---.127.73) 1er juin 2006 16:28

        Je pense aussi que c’est la solution de l’imbroglio génére par ce referendum. Etant en parti redondant, il suffit de voter que sur les parties non-redondantes (institutionnelles) qui elles sont acceptés en majorité, cela etant suffisant pour obtenir les memes traité que le reste de l’europe, tout en accordant que le fait que la majorité des français et des nééerlandais (et surement de la population europeenne d’ailleurs qui n’a pas pu s’exprimer)(55%) ne sont plus d’accord sur les traités anterieurs et qu’il faut corriger le tir.


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 16:30

        « S’il est vraiment impossible pour l’instant d’avoir une constitution 100% fédérale, pourquoi en voter une vérouillée par la double unanimité »
        - C’est un faux problème. tous les traités actuels ont été votés à l’unanimité, et les prochains le seront aussi. C’est le cas dans beaucoup de pays fédéraux pour modifier la constitution (ex : Canada).

        « Si nous n’avons pas encore les moyens de faire une vrai constitution maintenant, faisons-là plus tard ! »
        - Ne pensez-vous donc pas qu’il faut avancer, faire des compromis, plutôt que d’attendre la solution miracle. Chaque petite modification (structurelle) de l’Union modifie nos comportements, nous rends plus Européens, et permet ainsi de nouvelles modifications. Aurions-nous du refuser le marché commun parce qu’il n’était pas unique, le marché unique parce que la monnaie commune n’existait pas encore. Prenons donc l’exemple de l’Euro. Je pense qu’il est réellement en train de modifier notre vision de l’Europe. Il rapproche les peuples et permettra certainement de nouvelles avancées. C’est comme cela qu’il faut construire l’Union, progressivement. Le TCE avait plusieurs mérites sur ce plan là (président permanent, décision à la majorité sur pas mal de sujets, ministre des affaires étrangères, initiative populaire de loi...) mais le plus important peut-être c’était cette simple et pure évocation du mot contitution. Adopter une constitution, ça nous aurait intrinsequement rendu plus européens.


      • faxtronic (---.---.127.73) 1er juin 2006 16:31

        Ben je sais pas pourqoui on a intégré cette fameuse partie, peut-etre que les redacteurs attendait un plebiscite des acquis de l’UE.... C’est raté. Ou alors il y a des details dans la partie 3 qui sont differents des traités anterieurs, et franchement la manoeuvre serait tellemnt souranoise de la part des conventionnels qui n’avait pas mandat pour, pour mettre en place une guillotine place de l’europe.


      • Mathieu (---.---.212.160) 1er juin 2006 16:53

        « C’est un faux problème. tous les traités actuels ont été votés à l’unanimité, et les prochains le seront aussi. C’est le cas dans beaucoup de pays fédéraux pour modifier la constitution (ex : Canada). »

        Les traités actuels ont été ratifiés par des chefs d’Etats, pas par la population, ça fait une nette différence. Si la constitution est adoptée, il sera pratiquement impossible d’y apporter des modifications et au mieux ça prendrait des années.


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 16:55

        Les traités actuels ont été ratifiés par les parlements, en aucun acs un chef d’état ne peut ratifier un traité international


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er juin 2006 16:58

        Les chefs d’états ont signé les traités, c’est leur prérogative en tant que pouvoir executif, mais c’est au pouvoir législatif de ratifier par la suite les traités.


      • Mathieu (---.---.212.160) 1er juin 2006 17:03

        Vous avez raison, je me suis mal exprimé. Mais la différence reste la même. Pour cette constitution, nous avions la possibilité de choisir (du moins en France) contrairement aux anciens traités.


      • jean (---.---.105.89) 2 juin 2006 08:35

        té vraiment nul antony demande a les gens qui on pas pu voté et que les gouvernement en pris pour des illetré cé ce que tu fait aussi


      • parkway (---.---.18.161) 2 juin 2006 11:41

        votre position, m. meilland, est tout à fait compréhensible.

        Mais le problème des gens qui ont voté non, c’est effectivement le manque de confiance en ceux qui ont pondu ce TCE.

        Ces gens là nou dirigent depuis des lustres e ton voit bien aujourd’hui les résultats économiques et moraux, ben oui moraux !

        l’affaire guy drut est la goutte d’eau qui fait déborder la coupe pleine des scandales gauche-droite ;

        Pourquoi devrions-nous croire en ces gens-là ?

        la partie III du TCE est remplie de mots d’espoir que nous ressassent les politiques depuis 35 ans, ce sont des espoirs qui sonnent creux et qui désespèrent.

        pourquoi n’avoir pas prévu et établi des lois obligeant les pays du tce à appliquer des droits sociaux ?

        Ben, parce que ça coûte cher ! et comme on est dans une logique de fric,ça n’intéresse pas ces messieurs.

        on devrait leur faire un chèque en blanc ?

        Et puis, répétition, si on avait fait voter par référendum un TCE bien clair pour tout le monde, il n’y aurai aujourd’hui pas 15 adhésions ;

        le fait que ce TCE ne soit pas clair a été voulu par Giscard qui est « une élite de la nation », un être méprisant au possible, qui sait tout et qui décide pour les crétins que nous sommes ! moins on en sait, mieux ces gens là se portent !

        Vous voudriez que je sois d’accord avec lui et sa clique, la chiracaille ?

        Ensuite, le TCE et l’OMC c’est kif-kif : le but est de tout rentabiliser, y compris l’éducation et les soins, qui sont par définition pas rentables.

        le service public coûte cher, vrai, mais lorqu’il sera remplacé par le privé, seuls nos braves nantis pourront en profiter pleinement !

        c’est toujours la même rengaine ! on n’en sortira jamais !


      • Erik (---.---.190.194) 15 juin 2006 13:04

        Une constitution est une loi fondamentale. Introduire des textes de traités est une manière de betonner ces traités. Nous méritons tous une constitution avec des principes un peu plus élevés que ce qui étaient inscrit dans cette « constitution ». Par exemple, la reconnaissance des droits des minorités, toujours refusés en Belgique.


      • faxtronic (---.---.127.73) 1er juin 2006 13:29

        Quelle serait le cout de notre (la france) sortie de l’europe par rapport au cout en y restant. Les britanniques ont calculés que le benefice etait assez marginale.

        En prenant tout (cout, subvention, amendes, tension sociales et politiques,....) et considerant qu’etant dans l’OMC, l’impact sur le commerce ne sera pas si fort, je me demande si la France n’a pas interet à sortir de l’Europe ?

        C’est peut etre une question tabou, mais je la pose tout de même. Peut-être que la France peut tirer un bénéfice quelconque de l’Europe ?


        • Jiji (---.---.120.247) 1er juin 2006 13:58

          Quelquepart, le fait que l’europe reste figée après le refus français était presque bénéfique pour la France, démontrant que l’europe est bloquée sans l’appuis de la France. Si aujourd’hui sa marche reprend sans nous, nous serons en mesure de nous demander quelle place reste-t-il pour notre pays.
          Ainsi, soit la France reprend le train en marche en regrettant son refus, et l’europe se sera habitué à faire sans l’hexagone, soit la France reste à l’écart et j’aimerai bien en connaître les conséquences... peut-être faudra-t-il alors se rapprocher des américains, fédérer les restes de la francophonie ou rejoindre le Common Wealth :). Idéalement, il faudrait sans doute qu’une nouvelle constitution soit établie, mais j’ai malheureusement peur que la dizaine de pays l’ayant ratifiée soit motivée par un retour arrière...


          • faxtronic (---.---.127.82) 1er juin 2006 14:06

            C’est une erreur je pense de considerer l’europe comme un endroit ou la france peut faire avancer ses propres pions ou non. Je suis comme toi, je me demande si :
            - La France ratifie de force la constitution, au risque de voler en eclat (cependant si les francais retrouve foi en europe, cela serait le mieux)
            - La France reste en europe, mais ne ratifie pas le traite constitutionnel (Est-ce possible)
            - La France quitte l’europe (Pourquoi pas ?)

            La question pour ma part est : est-ce que les francais ont foi en l’europe telle qu’elle existe ? Si oui, ok, si non on s tire. Point barre.


          • parkway (---.---.18.161) 2 juin 2006 11:53

            moi je suis d’accord avec faxtronic quitte à former une nouvelle union plus restreinte et plus viable.


          • moniroje (---.---.246.62) 1er juin 2006 14:11

            A lire cet article, mais d’autres médias européens nous en informaient, il est manifeste que le fameux plan B dont parlait les partisans du Non, en particulier MG Buffet, n’a jamais existé que dans leur imagination et n’a servi que d’attrape-nigauds pour dire Non au gouvernement français en place.

            Manifeste aussi que le Non de la France ne fait pas le poids devant les Oui des autres états européens et que cette constitution à l’arrêt reprendra son cours, peut-être modifiée pour la forme, histoire de rallier sans les vexer les anciens Nonnistes.

            En attendant, ce Non nous permet de continuer dans le libéralisme dont on ne voulait pas ; et les Buffet et Besancenot et Fabius ont complètement oublié qu’ils nous avaient promis ce plan B ; aujourd’hui se profilent les élections présidentielles, miam, miam !!!

            J’étais un partisan du Non ; j’ai voté blanc en écoutant ces chefs d’orchestre et aujourd’hui, j’ai la satisfaction de ne pas être responsable de ce libéralisme qui perdure grâce au Non ; et je crains que la Constitution (dont l’Europe doit se doter) ne soit plus libérale, mitonnée par les 25 que celle mitonnée par Giscard avec l’aval des 15.

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