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Accueil du site > Actualités > Europe > Va-t-il y avoir un soulèvement en Suisse ?

Va-t-il y avoir un soulèvement en Suisse ?

Ce que vous allez lire ici vous ne le lirez nulle part ailleurs. Tout simplement parce que l’information est cadenassée en Suisse par une presse monopolistique, avec d’un côté deux grand groupes de presse financés par l’économie privée et de l’autre une radio-télévision d’Etat, qui tous veulent cacher que la Constitution de la Suisse est en train d’être violée d’une manière extrêmement grave et jamais vue dans ce pays.

Le 9 février 2014 le peuple suisse est allé aux urnes et a voté deux nouvelles dispositions constitutionnelles qui exigent le retour du contrôle migratoire, la mise en place de contingents, et le retour à une indépendance totale de cet aspect face à Bruxelles.

Il faut savoir que la Suisse est depuis maintenant plus de 15 ans sujette au plus haut taux migratoire de toute l’Europe, entre 3 à 5 x supérieur aux taux moyens des pays de l’UE. Des Suisses se retrouvent sans emplois car mis en concurrence avec des migrants qui font de la sous-enchère salariale, des Suisses se retrouvent à dormir dans leur voiture ou face à des loyers exorbitants car les autorités n’ont strictement rien fait en matière de logement pour absorber ce qui est un véritable choc migratoire. De même les infrastructures publiques, routes, services médicaux, prisons, etc. sont désormais saturées et leurs coûts ne cessent d’exploser.

Le 9 février 2014 les Suisses ont donc demandé que la migration soit à nouveau régulée et limitée dans leur pays à fin de retrouver l'équilibre. Deux dispositions ont été introduites pour ça dans leur Constitution.

 

Mais, problème.

Le 27 septembre 2016 la première chambre de leur parlement appelée Conseil national a tout simplement violé la Constitution en refusant de mettre en place la loi d’application de ces deux dispositions constitutionnelles exigeant le retour du contrôle migratoire, des contingents et l’indépendance face à Bruxelles. Cette chambre a refusé d’appliquer la Constitution et a par-là littéralement confisqué la volonté du peuple.

En Suisse c’est le peuple le souverain, le parlement a ici confisqué la souveraineté du peuple. Il n’a pas à transformer ou refuser ce que le peuple a décidé. C’est extrêmement grave.

En cette semaine du 28 novembre 2016 c’est à la deuxième chambre du parlement, appelée Conseil des Etats, de valider ou refuser cette violation de la Constitution faite par la première chambre. Selon les premières intentions déclarées par les parlementaires de cette deuxième chambre ils devraient confirmer la violation de la Constitution.

 

C’est du jamais vu en Suisse !

 

D’où cette Lettre sur la loyauté adressée ce jour aux autorités de mon pays et qui selon les premiers commentaires suscite une pleine et entière approbation de nombre de mes concitoyens.

 

Une lettre pour vous faire une idée de comment raisonnent politiquement les Suisses et leur démocratie directe et de ce qui est en train de s’y passer.

 

 

LETTRE SUR LA LOYAUTÉ

 

Adressée,

Au Conseil des Etats,

Au Conseil fédéral,

Au Tribunal fédéral,

Au Chef de l’Armée représentant les autorités militaires,

 

 

Genève, le 28 novembre 2016.

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

En date du 21 septembre 2016 le Conseil national, chargé en tant que première chambre du parlement de mettre en place une loi destinée à appliquer les nouvelles dispositions constitutionnelles votées par le peuple suisse en matière migratoire le 9 février 2014, articles 121a et 197 ch. 11, a refusé à sa majorité d’appliquer leurs textes pourtant clairs.

Ces textes stipulent que la Suisse doit retrouver une pleine autonomie de sa politique migratoire, mettre en place des contingents, et renégocier et adapter les accords internationaux qui seraient contraires, et donc de fait dénoncer l’accord de libre-circulation des personnes conclu avec l’Union européenne.

Or dans son vote le Conseil national n’a appliqué aucun des éléments précités. Ce Conseil a donc violé de manière délibérée à la fois notre Constitution et la volonté du peuple suisse telle qu’exprimée lors du vote le 9 février.

Si je vous écris aujourd’hui, en ma qualité de citoyen helvétique mais aussi d’observateur attentif depuis plus de deux décennies des questions de nos rapports avec l’Union européenne, c’est que ce qui vient de se passer est extrêmement grave et représente un point de non-retour si le Conseil des États devait valider le vote du Conseil national et l’inscrire ainsi dans l’ordre juridique de notre pays.

Je suis choqué par ce qui vient de se passer.

Ce que je vois dans la violation constitutionnelle du 21 septembre au Conseil national, c’est la pierre de touche, l’acte final d’un coup de force qui ne dit pas son nom, qui semble anodin parce que son processus est long et ne fait pas éclater de carreaux, mais qui n’en reste pas moins un coup de force.

Dans notre pays c’est le peuple le souverain. C’est sur cette idée que s’est construit notre pays, c’est sur cette condition que les Suisses de 1848 ont accepté de s’engager à accomplir des obligations militaires et servir un pays. C’est un contrat qui est aujourd’hui violé. Nos pères et nos mères doivent se retourner dans leurs tombes.

Après ce vote du 21 septembre je me suis dit que quelque chose allait se passer. Que les Suisses après deux décennies de manipulations sur ces questions, allant de la tentative en 1999 de ce même parlement d’empêcher les Suisses de voter sur les accords de libre-circulation avec l’Union européenne, puis les chiffres faux de gain de PIB attribuable à la libre-circulation annoncés par la Conseillère fédérale Doris Leuthard durant la campagne de 2009 sur la prolongation et l’extension de l’accord de libre circulation [chiffres faux et surévalués de 5 fois et que personne n’a vus et qui en dit long sur la maîtrise du dossier dans ce pays], je me suis dit que là, avec cette violation de la Constitution, on arrivait au summum de l’humiliation et du mépris pour le peuple de ce pays, que quelque chose devait se passer.

Mais rien.

Non pas parce qu’il n’aurait existé aucune colère chez les citoyens suite à cette violation. Mais parce que les médias helvétiques, la Radio Télévision Suisse en premier ont pour ainsi dire passé sous silence cette violation de la Constitution en l’édulcorant à son maximum, en faisant appel à des termes de marketing comme « application light » pour cacher un acte qu’ils ne voulaient pas faire connaître. Alors qu’une vidéo citoyenne sur cette violation de la Constitution vue plus de 24'000 fois en Suisse-romande manifestait la colère d’une partie de la population, la RTS la passée sous silence, alors qu’elle donna pleine et immédiate audience aux réactions négatives sur les réseaux sociaux au lendemain du vote du 9 février, et bien qu’en nombre ces réactions étaient de beaucoup inférieures et moins sérieuses que la colère d’une partie des citoyens aujourd’hui. Il n’y eut rien parce que ceux dont c’est le métier d’informer le peuple lui ont caché cette violation, comme ils refusent de parler de la colère de ceux qui ont compris, la réalité n’en subsiste pas moins.

Je fus choqué comme nombre de mes concitoyens de voir que la principale porte-parole de cette violation de la Constitution au Conseil national, Cesla Amarelle, la semaine suivante se présentait souriante et la mine glorieuse comme candidate à l’Exécutif du Canton de Vaud. Dans ce pays on peut violer la Constitution, on peut marcher sur la volonté clairement exprimée du peuple et ensuite se présenter en riant à une élection de première importance. Je fus choqué de voir le Conseiller d’Etat vaudois Pascal Broulis énoncer des choses totalement fausses sur les ondes de la RTS sur la libre-circulation, faire peur aux gens, et ensuite le dénier lorsqu’on lui demande de se rétracter. Ce que j’ai vu c’est une classe politique forte de son impunité qui se croit désormais tout permis.

Nous avons vu l’imposteur no1 qui est contre la volonté du peuple venir nous dire qu’il y a une marge d’interprétation dans ce qu’a voulu le peuple. Puis l’imposteur no2 venir nous dire que puisqu’il y a une marge d’interprétation on peut transformer la substance du texte des nouvelles dispositions. Puis l’imposteur no3 venir en invoquant la démocratie nous proposer de ne transformer le texte qu’à moitié pour arranger les choses. C’est vraiment prendre les gens pour des imbéciles ! Le texte des articles 121a et 190 ch. 11 est clair, absolument clair.

Comme d’autres j’avais envie de taper du poing sur la table et de dire maintenant ça suffit ! C’est assez ! Il faut arrêter !

Mais que faire ?

Que faire face à une majorité de la classe politique qui s’assied sur les décisions du peuple, se congratule la semaine suivante, et dont la RTS leur sert de portevoix ?

Des citoyens alors me demandèrent que faire. Mais il n’y a rien à faire ou presque ou alors au prix de moyens titanesques dont bien peu d’entre nous disposent.

Le constat est ici que l’on se trouve désormais aux limites de notre système politique. Le parlement peut violer la volonté claire du peuple, s’asseoir dessus, traiter la Constitution comme un vulgaire bout de papier. Parlement il peut s’ériger en souverain à la place du peuple, et le peuple ne peut rien faire, aucune voie juridique directe ne lui est ouverte contre ceux qui usurperaient de son pouvoir. Le système a clairement atteint ses limites et le constat est alors extrêmement inquiétant.

Car si le système a atteint ici ses limites c’est parce qu’il était conçu pour fonctionner sur un rapport de confiance. Aucune mesure prévue pour contrer rapidement un parlement qui viole la Constitution, aucune voie de droit ouverte contre des politiciens qui mentent. Le système était conçu selon l’idée que l’on pouvait avoir confiance envers des parlementaires et des autorités politiques, juridiques et militaires qui respecteraient la Constitution et son peuple et se comporteraient de manière loyale.

Ce qui vient de se passer, la violation du 21 septembre par le Conseil national est extrêmement grave car elle marque de manière irrémédiable et constitutionnelle la rupture du rapport de confiance, un passage vers un système qui n’est plus gouverné par le respect.

Et c’est pour cela que Vous, Conseil fédéral, Tribunal fédéral, autorités militaires, Conseil des Etats, êtes concernés par cette violation de la Constitution. Ce qui se passe n’est plus de l’ordre du strictement juridique, vous ne pouvez pas simplement regarder ailleurs et dire la violation du Conseil national éventuellement demain du parlement n’est pas de mon ressort ni de mes compétences, je m’en lave les mains.

C’est même exactement le contraire. Chacun d’entre vous est au poste qu’il occupe parce qu’il s’est vu confier une responsabilité publique, une responsabilité non seulement professionnelle mais aussi politique, éthique et morale.

Nous vivons dans un État de droit, dans lequel la Constitution doit être respectée. L’entier de l’État de droit est gouverné et soumis à un principe sans lequel il deviendrait vide de sens et ce principe est celui de la Bonne Foi, autrement dit l’assurance et la promesse que chacun d’entre nous où qu’il soit, quelque poste qu’il occupe, doit se comporter de manière loyale envers les autres.

Et là on n’y est plus !

Nous sommes face à des parlementaires qui savent que le peuple ne peut guère agir contre eux et contre leurs décisions, et qui en profitent. C’est le règne de la déloyauté absolue.

Si Vous, Conseil fédéral, Tribunal fédéral, autorités militaires, Conseil des États, ne dites rien, n’élevez pas publiquement la voix, n’agissez pas pour empêcher que cette violation de la Constitution soit entérinée par le Conseil des États alors vous serez tous complices, une complicité dont la responsabilité est immense et probablement historique.

Car alors les uns et les autres vous n’aurez plus aucune autorité morale, ne pourrez plus revendiquer le principe de la Bonne foi, le rapport de confiance dans l’autre et la loyauté dans les comportements. Vous ne pourrez plus revendiquer êtres des personnes loyales envers notre système. Vous serez les fossoyeurs de la cohésion nationale.

La responsabilité ne s’arrête pas qu’au droit, la responsabilité politique d’ailleurs n’a aucune existence légale. Vous devez savoir que si demain des citoyens remettent en cause les institutions de ce pays alors vous en serez les premiers responsables. Qui viole de manière délibérée la Constitution ou soutient une telle violation ou se tait n’a plus aucun crédit, n’a plus aucun droit moral à le revendiquer.

Le droit et les institutions sont comme la monnaie, ils n’ont de valeur que tant qu’on y croit, l’argent monnaie ne vaut que tant qu’on lui accorde crédit, passé cette croyance ce n’est qu’un vulgaire morceau de papier.

Votre responsabilité est ici abyssale. Nous ne manquerons pas de vous rappeler qu’un jour cette question de la violation de la Constitution vous a été posée.

Cette violation, qui se présente dans la longue litanie des manipulations concernant la libre-circulation des personnes en Suisse est un franchissement du Rubicon, elle annonce un changement de valeurs, donc un changement des comportements et un changement de paradigme. Vous en serez les seuls responsables. C’est vous qui aurez violé la Constitution en premier ou n’aurez rien dit lorsqu’elle se déroulait sous vos yeux.

Que direz-vous demain à ceux qui par malheur s’en prendraient à nos institutions ou à nos valeurs communes, voir même à votre liberté, alors que le 21 septembre 2016 le Conseil national violait notre Constitution et nos droits politiques d’une manière jamais vue dans toute notre histoire. Vous direz ils n’ont pas le droit ? Et vous/eux aviez-vous le droit ? De quel côté étiez-vous ?

Que direz-vous à quelque poste que ce soit à ce délinquant qui vous rira au nez lorsque vous lui parlerez du respect de la loi alors que vous-mêmes avez violé le texte le plus fondamental de notre société, la Constitution. Que direz-vous lorsque les devoirs envers la communauté seront tournés en ridicules parce que plus personne ne se sentira concerné par aucun contrat envers les autres et parce que vous l’aurez transformé en un texte vide de sens et de valeur. Le premier qui viole un contrat est celui qui le détruit. Un texte violé est un texte sans valeur.

Peut-être ces choses ne vous parlent plus, mais ce n’est pas parce que les réalités premières vous sont invisibles qu’elles ont cessé d’exister. Le respect de la parole donnée est quelque chose qui existe toujours dans notre pays, prenez garde que ceux dont vous aurez méprisé et écrasé la confiance ne vous en demande un jour le compte.

Cette violation est extrêmement grave, car de même que de l’autre côté de l’Atlantique vient de se manifester une césure que vous ne croyiez pas possible, vous-mêmes en soutenant la violation de la Constitution par le Conseil national agrandissez le fossé qui s’est déjà considérablement aussi creusé chez nous. Un trou gigantesque entre ceux qui respectent la Constitution et les lois et ceux qui n’hésitent plus à les violer ouvertement sans aucune retenue et au grand jour.

Ne croyez pas que cette violation va rester anodine, le schisme va devenir abyssal, le fossé infranchissable, la communauté irréconciliable, relisez vos manuels d’histoire.

Vous en serez responsables.

A la base de notre existence politique commune il y a un contrat, un contrat social, votre premier devoir à tous est de le défendre et non de le détruire. Notre pays est fondé sur des valeurs précises, dont celle du respect de l’autre et du respect du peuple, c’est le sens de notre démocratie directe, de cette recherche d’équilibre qui de toujours a été l’une de nos forces.

En violant de manière éhontée notre Constitution, en violant de manière aussi méprisable la volonté du peuple et en la confisquant c’est plusieurs siècles de constructions de nos valeurs que vous détruisez en à peine quelque mois, et cela pour satisfaire prétendument aux exigences des grandes nations qui nous entourent et d’intérêts qui ne sont jamais que particuliers. On ne peut faire pire en matière de scélératesse, mépriser plus le sens des valeurs.

Le 21 septembre le Conseil national a violé la souveraineté du peuple mais en plus dans un domaine qui concerne la souveraineté de la Suisse. Le 9 février le peuple suisse a demandé le retour de l’autonomie migratoire, cette demande a été mise à la corbeille par le Conseil national. C’est tout simplement inimaginable.

Que croyez-vous que devient un pays dont le parlement viole sa Constitution, confisque la volonté du peuple, pour satisfaire aux exigences des grandes nations qui l’entourent et qui exigent qu’il n’ait plus de frontières et lui interdisent de contrôler sa migration ?

La souveraineté n’est pas qu’un mot, elle est liée à des éléments juridiques fondamentaux qui s’ils disparaissent détruisent la souveraineté en même temps. Un pays sans Constitution et sans frontière, donc sans maîtrise migratoire, est un pays qui n’existe pas. En un seul vote le Conseil national a réussi le tour de force de confisquer la parole du peuple, détruire le crédit de nos institutions, pour satisfaire aux exigences de grandes puissances qui veulent supprimer nos frontières. En d’autres époques ces gens auraient été jetés du haut d’un rocher.

A ce point je dois alors vous dire que si le vote du Conseil national devait être entériné par le Conseil des États, alors je considèrerais pour ma part que je dois aussi changer. Qu’il ne serait plus naturel pour moi de respecter les règles et les autorités de ce pays par respect pour ses valeurs et ses institutions. Mais au contraire que je devrais désormais considérer que le respect de ces règles découle de ce que j’y suis forcé et non par respect, une différence qui fait alors toute la distinction entre un pays de démocratie directe, un État de droit, et une dictature où le rapport de l’individu que je suis avec l’Etat relèvera d’un Etat qui devient totalitaire et que vous aurez mis en place.

Libre à vous de savoir selon vos propres sens des valeurs si tout cela vous indiffère.

Vous devez toutefois savoir une chose, c’est que les valeurs qui ont porté ce pays jusqu’à ce jour, cette manière que nous avions reçues de nos pères de toujours chercher l’arrangement, de ne pas recourir à la violence ou à la force pour régler nos différends, de faire attention à l’autre sans doute plus qu’ailleurs, une manière et un respect cherchant l’équilibre et qui était notre éthique, c’est la violation du 21 septembre qui l’aura fait disparaître, qui en aura tiré le fil de la destruction.

La disparition de ces valeurs, et donc de ce qui a fait le ciment de la Suisse, c’est Vous qui historiquement en serez responsables si le viol du Conseil national devait être entériné par la deuxième chambre du parlement au Conseil des Etats le 16 décembre. Parce que vous l’aurez voulu ou parce que vous n’aurez rien fait.

 

C’est vous qui aurez fait disparaître le principe de loyauté dans ce pays.

 Vous qui aurez détruit le pacte fondamental qui est à la base de notre communauté.

 

Tout cela pour des intérêts qui ne sont que particuliers et pour satisfaire aux pressions d’une construction politique, l’Union européenne, qui n’est même pas une démocratie.

Votre responsabilité devant l’histoire de notre pays est abyssale. Car alors vous aurez détruit la Suisse.

 

Michel Piccand

 

Questions et demandes au Conseil fédéral. 

Par la présente je vous demande lors de votre prise de position sur cette lettre de bien vouloir également répondre aux questions suivantes :

- Concernant l’erreur de 2009 et les chiffres faux propagés par la Conseillère fédérale Doris Leuthard sur les gains obtenus par la libre-circulation des personnes, chiffres surévalués d’un facteur 5, comptez-vous informer un jour la population et rectifier cette fausse information, et vous en excuser ?

- Comptez-vous entreprendre quelque chose pour empêcher la présente violation de la Constitution ?

- Il est avéré aujourd’hui que la RTS oriente l’information en matière de libre-circulation des personnes, quelle mesure envisagez-vous de prendre pour y remédier et dans quel délai ?

 

Questions et demandes au Tribunal fédéral.

L’article 1 du Code civil suisse indique que lorsque le juge constate une lacune il doit faire oeuvre de législateur et fabriquer la loi qui manque. Cette disposition est un des fondements de notre droit.

Un système politique qui déclare que le peuple est le souverain mais qui ne comporte aucun moyen d’action direct pour contrer le parlement lorsque ce dernier viole la Constitution ou refuse d’appliquer la volonté populaire, est manifestement un système qui comporte une lacune.

Le Tribunal fédéral pourrait-il envisager d’ouvrir par voie jurisprudentielle un accès aux citoyens pour contrer directement les actes du parlement lorsque celui-ci viole manifestement la Constitution ou refuse d’appliquer la volonté claire du peuple ?

 

 

LIEN EXTERNE DE CETTE LETTRE LIBRE DE DROIT QUE VOUS POUVEZ UTILISEZ ET REPRODUIRE SANS AUCUNE LIMITATION AUTRE QUE DE LA REPRODUIRE DANS SON INTEGRALITE ET AVEC SA SIGNATURE :

https://lc.cx/otkw

 


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79 réactions à cet article    


  • baldis30 30 novembre 10:52

    bonjour

    bah il n’y a pas qu’en Suisse où les autorités violent la volonté populaire exprimée par référendum ....

    Cela me rappelle quelque chose dans un pays frontalier de la Suisse .... mais quoi .... ... bien qu’un mot revienne à mon esprit comme une rengaine ... Lisbonne Lisbonne !


    • Paul Leleu 30 novembre 19:32

      @baldis30


      moi ce qui me fait marrer, c’est tous ces entrepreneurs « patriotes » qui embauchent sans vergogne des immigrés sans-papiers, et laissent au chômage leurs « frères de race »... et ces propriétaires « bien de chez nous » qui demandent des loyers exorbitants, et préfèrent louer leur appartement à de riches étrangers saisonniers qu’à des citoyens du cru... 

      quant au désengagement de l’état sur les infrastructure, la santé, les administrations... ben... il faut faire de l’investissement public et embaucher des fonctionnaires... 

      pas étonnant que les parlementaires bourgeois s’opposent au vote du peuple... mais à ce tarif, je ne suis même plus sûr que les premiers à faire dégager soient les migrants exploités et vidés de pays en guerre... mais chacun peut bien penser ce qu’il veut... peut-être que quand on aura viré l’oligarchie les migrants auront envie de retourner dans leur beau pays où les copains de nos parlementaires anti-démocrates foutent aussi un bazar sans nom...

    • hervepasgrave hervepasgrave 2 décembre 07:27

      @Paul Leleu
      Bonjour,
      Que rajouter de plus a tes propos.Pour ma part c’est clair et net ,une solidarité entre nous .J’ai eu un peu peur quand tu disais « leurs frères de race » mais tu finis ton article avec « les migrants auront envie de retourner dans leur beau pays » c’est tout a fait cela.Remise en ordre des choses .Ce n’est pas chacun chez soi,"mais l’image que le racisme est crée par le bordel de ses irresponsables par ce qu’ils nous imposent. Pour que nous nous entre déchirons. C’est cela le comble ! c’est que bien trop de personnes puissent imaginent cela, ne serait ce qu’une fraction de seconde.
      C’est bien comme cela qu’il faut voir les choses et les dires et redire encore et encore.pour que cela rentre un jour dans nos cerveaux délavés


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 30 novembre 11:13

      Sous enchère salariale ...

      Je ne sais pas j’ai reçu hier une proposition à plus de 110 000 euros de salaire annuel pour venir travailler à Genève. Heureusement pour les suisses, je suis un peu bloqué pour 2/3 ans sur Paris sinon je crois que je m’y serais intéressé de plus près ! Sur paris c’est 45 ke max pour le même boulot et les loyers sont pas moins chers qu’en suisse loin s’en faut !

      Si ils proposent plus de 110 ke à un français, je me demande combien ils payent les suisses ! 200ke ? lol smiley


      • lsga lsga 30 novembre 15:03

        @_Ulysse_

        Oui, c’est le véritable problème de la Suisse, et non pas l’immigration. Les niveaux de vie et les monnaies doivent tendre à s’uniformiser. Avoir de petites enclaves telles que la Suisse ou Monaco ou le Lichenstein (bref, des repères de l’oligsarchie financière) avec un niveau de rémunération sans commune mesure avec ses voisins limitrophes n’est physiquement pas possible.


      • _Ulysse_ _Ulysse_ 30 novembre 15:15

        @lsga

        Je suis pas d’accord avec votre interprétation.
        Il y a 40 ans il n’y avait pas cet écart là. C’est simplement que la suisse n’est entré ni dans l’UE ni dans l’euro ce qui lui a permis de continuer à se développer économiquement là où les pays autour comme la France ne font que s’appauvrir.


      • Petit Lait 30 novembre 15:17

        @lsga

        B’in oui quoi, nivelez moi tout ça par le bas ! Il est impensable que votre voisin ne soit plus riche que vous, enfin ! 


        La meilleure, c’est quand même : « bref, des repères de l’oligsarchie financière »... La réussite des autres vous insupporte tellement que vous vous voyez obligez de les affubler de l’insulte suprême : « oligarchie financière »... 



      • lsga lsga 30 novembre 17:12

        La physique : vous connaissez ? Les lois de la thermodynamique des fluides, tout ça...




      • Petit Lait 30 novembre 17:33

        @lsga

        Isga, ce que vous nous racontez-là, c’est tous le principe de la mondialisation, qui l’eu cru ?

      • lsga lsga 30 novembre 17:48

        @Petit Lait
        Tout à fait, dans un marché non régulé, les mouvements de capitaux et de population respectent les lois fondamentales de la physique des fluides. 

         
        Dresser des murs pour tenter de contrer ces mouvements est une stratégie qui ne peut fonctionner que si les différences entre l’intérieur et l’extérieur de l’enceinte ne sont pas trop importante. Sinon, vous êtes obligés de dresser des murs toujours plus hauts et plus épais. 
         
        C’est tellement simple à comprendre. Ajoutez-y que dans la réalité économique, aucun système n’est complètement coupé des autres : la Suisse échange toujours avec le reste du monde. Donc, si les différences entre la suisse et les pays limitrophes sont trop fortes, tout moyen d’échange entre la Suisse et le reste du monde sera l’objet naturel des forces d’équilibration. 

        Par exemple : si la Suisse coupe tout flux migratoire avec le reste du monde mais conserve un tel niveau de rémunération, ses prix à l’exportation s’envoleront provoquant à termes une implosion de la coquille suisse. 

        Bien entendu, une administration socialiste mondiale, scientifique et démocratique, permettrait de gérer ce genre de problématique (en réduisant les écarts de niveau de vie à l’échelle mondiale).  

      • bob de lyon 30 novembre 17:58

        @_Ulysse_

        De quel salaire parlez-vous : brut, net, quels sont le montant des charges ?…

        Vous avez probablement raison mais comparez et démontrez en deux colonnes France/Suisse, pour estimer l’écart réel.

        Ensuite évaluez quels sont vos droits en tant que travailleur étranger.

        Je suis ignorant de tout cela mais j’aimerais savoir.

        Merci.


      • escoe 30 novembre 18:01

        @lsga Tout à fait, dans un marché non régulé, les mouvements de capitaux et de population respectent les lois fondamentales de la physique des fluides.

        Manifestement vous ne comprenez pas mieux l’économie que la mécanique (et pas la thermodynamique) des fluides. La notion de viscosité vous dit-elle quelque chose ?


      • Petit Lait 30 novembre 18:06

        @lsga

        « une administration socialiste mondiale » : là je suis mort de rire... entendons nous bien, c’est bien le mot « socialiste » qui me fait mourir de rire.... a-t-on déjà quelconque administration socialiste arriver à quelque succès que ce soit, sans déraper sur un coupage de tête effréné ? En même temps, ça semble vous connaître, le coupage de tête !


      • lsga lsga 30 novembre 18:07

        @Petit Lait
        couper les têtes de manière effrénée est un très grand succès. 


      • lsga lsga 30 novembre 18:17

        @escoe

        la viscosité, c’est l’homme à l’état féodal. 
        La mondialisation, c’est précisément la fluidification du Capital : les bourgeois, au lieu de posséder des industries bien physiques et bien visqueuses, possèdent pour des temps courts des actions dans des entreprises. 
         
        Je vois bien qu’avec ta viscosité tu veux dire qu’on ne peut pas mélanger des nègres et des blancs. C’est simplement faux, et surtout sans aucun rapport avec le fait qu’une forte différence de niveau de vie entre des zones géographiques proches provoquent nécessairement des mouvements migratoires. 

      • Petit Lait 30 novembre 18:25

        @bob de lyon


        Vous pouvez déduire environ 12% d’un salaire brut suisse pour connaitre le net, et y rajouter environ 15% pour connaître le coût total...... 

        Par contre, il vous faudra payer votre assurance maladie en plus.....

      • Paul Leleu 30 novembre 19:37

        @_Ulysse_


        il est possible que la « prospérité » suisse tiennt surtout aux « services bancaires » qu’elle offre off-shore en plein coeur de l’UE... 

        disons que les trafics ne prospèrent qu’aux portes des grandes villes... 

        le jour où l’UE s’arrête et que les banques criminelles sont contrôlées , je pense que la Suisse et ses citoyens peuvent finir comme un pays sous-développé... Les valets devraient se méfier de la faillite de leurs maîtres... 

      • adimante adimante 30 novembre 23:25

        @Paul Leleu

        Votre vision de l’économie suisse est assez déformée. Une des qualités reconnues à la Suisse est au contraire la très grande diversité de ses secteurs de production et la grande diversité de ses pays de débouché dans le monde entier, ce qui lui assure probablement une bonne résistance lors des crises économiques.

        Si le secteur financier représente une part supérieure en général aux autres pays, environ 10 % de tous les emplois en Suisse, le secteur des PME est extrêmement important. Le pays produit à peu près de tout sauf des automobiles et des motos. Ses avions, pilatus, par exemple sont quasiment sans concurrence, de même dans son secteur machine et mécanique extrêment pointu, de produit de niches allant des instruments chirurgicaux, de dentisterie, des implants, etc.

        En matière de pays sous-développé il y a pire... demandez à votre dentiste où il achète ses fraises et pourquoi ?

        Vous y rajouterez que la Suisse possède la première entreprise agro-alimentaire du monde, nestlé, et qu’elle figure parmi les premières nations d’industrie chimique ou pharmaceutiques produisant des médicaments... Je vous laisse les montres pour une autre fois...

        Vous y rajouterez une chose que chaque petit suisse apprend à l’école et qui dans le monde tel qui commence à être pourrait nous positionner comme un des probables premiers producteurs d’or bleu, l’eau.

        Les petits Suisses apprennent à l’école que la Suisse est le château d’eau de l’Europe, les grands fleuves de l’Europe sont considérablement alimentés par les neiges qui se déposent sur nos cîme qui contrairement à d’autres pays alpins sont encore immaculées d’une neige propre et non souillée par les suies des transports routiers comme au Mont-Blanc ou au Brenner.

        La raison est que les Suisses pour conserver propre leur environnement naturel ont construit et payé de leur propre poche un des ouvrages les plus chers du monde, plus de 20 milliards pour un tunnel ferroviaire à plat sous les alpes à fin que les camions européens traversent la Suisse sur des trains et non sur la route, cela s’appelle le ferroutage et pour conserver propre notre environnement naturel.

        En matière de pays sous-développé il y a pire....

        Déjà les chinois, les indiens, etc. qui ont compris que nous avions fait un effort hors du commun pour préserver notre environnement alpin agrémenté de condition de sécurité unique au monde, air pur et hôpitaux high tech juste à côté, nous y envoient leurs enfants pour leur permettre asphyxiés par leurs excès de reprendre leur souffle...

        Dans un monde où des spécialistes disent qu’il ne boivent plus l’eau des grandes villes européennes ayant vu ce qu’il faut y ajouter comme additifs pour la rendre consommable, je vous laisse imaginer la valeur de l’eau à la source... juste à la sortie des glaciers...

        De même ce château d’eau qu’est la Suisse retient derrière ses barrages des terawats d’électricité sous forme d’eau et productible sans aucun déchet et instantanément, 60% de l’électricité de la Suisse est d’origine hydraulique et sans déchet, et le le pays est exportateur...

        Pourquoi dire tout cela ?

        Tout simplement parce que cela à avoir avec la demande d’arrêt migratoire des Suisses.

        Sans doute plus qu’ailleurs les gens sont ici très sensibles aux notions d’équilibre. C’est tout petit, sauf si on met les montagnes à plat et rajoute les km des vallées les unes aux autres, c’est si petit qu’un déséquiilibre se contamine immédiatement aux autres, nous n’avons sauf l’eau aucune ressource naturelle, ni guyanne, ni polynésie, la moitié du territoire ressemble l’hiver à des conditions du pôle nord à cause de l’altitude, peu de terrains plats, etc.

        La gestion de nos équilibres y devient donc plus qu’ailleurs une condition de survie que beaucoup d’entre nous ont en eux de manière plus ou moins consciente.

        Je ne parierai donc pas trop à votre place sur l’avenir sous-développé de la Suisse...

        Quant à l’histoire de maitres et de valet si vous connaissiez l’histoire de la Suisse vous sauriez que seuls nos politiciens se sont parfois courbé devant les puissances de l’Europe cela n’a jamais été le cas du peuple.




      • Petit Lait 1er décembre 08:49

        @adimante

        Malheureusement, vous perdez votre temps... certaines personnes croient encore que la marmotte emballe les chocolats pour de vrai... Ils ont dû voire une fois dans leur vie un épisode de Heidi et imprimé cette image de la Suisse sans jamais la réactualiser.... 

        Ou alors, devant la déconfiture de leur pays, ils trouvent plus simple d’y voir un responsable extérieure comme la Suisse. Après tout, c’est bien ce qu’essaye de leur faire croire les deux derniers gouvernements.... 

      • _Ulysse_ _Ulysse_ 1er décembre 10:56

        @bob de lyon

        En l’occurrence c’est très probablement du Brut, les chasseurs de têtes parlent toujours en salaire brut.

        Pour mieux répondre à votre question étant consultants indépendant et en connaissant qui travaillent en suisse les tarif sont en gros 2 à 3 fois supérieurs aux prix sur Paris. J’en ai déjà parlé quelque fois avec ma copine mais elle est pas très intéressée pour le moment, dommage.
        Même si j’ai des salariés sur paris, je serait prêt à revendre ou liquider ma société si je peux multiplier le prix de ma prestation par 2,5 en moyenne.


      • _Ulysse_ _Ulysse_ 1er décembre 11:01

        @Paul Leleu

        La partie bancaire explique effectivement en partie la différence mais en partie seulement.
        L’économie suisse ne dépend pas que ce secteur disons qu’il apporte du beurre dans les épinards mais il ne doit pas expliquer plus de 30% de l’écart qui existe entre la France et la suisse.

        La suisse est quand même un « vrai » pays avec une certaine population et une production assez diversifiée.

        Un exemple d’un pays totalement artificiel c’est le Luxembourg, là bas un instituteur est payé 35 000 euros par mois smiley . Et le pire c’est que les luxembourgeois sont pas généreux du tout comparés aux suisses. Quand ils recrutent un ingénieur français ils les recrute à 30% au dessus des salaires parisiens. Je connais quelqu’un qui a travaillé là bas pour en gros 3500 euros net par mois quand ses collègues luxembourgeois touchaient 80 000 euros par mois !

        Laissez moi vous dire qu’on obtient pas la nationalité luxembourgeoise facilement smiley.


      • hervepasgrave hervepasgrave 2 décembre 13:45

        @Petit Lait
        Bonjour,
        Ce n’est pas le fait de niveler soit par le bas ,ni par le haut d’ailleurs ,mais bien la valeur d’un travail. La seule chose qu’il faudrait remettre dans l’ordre est bien celle de la valeur du travail ! des conséquences sur la vie qui doit y être associer.Pas ce que beaucoup trop de gens défendent a savoir le temps.Qui est qu’une aberration des plus dégueulasse et totalement injuste et injustifiable.mais l’usure des gens.Alors que les deux commentateurs du dessus pleurent cela me fait doucement marrer.Car s’il fallait construire un société avec cela ? ce serait encore pire que ce qu’il critique et déplore je ne le crains ! C’est sacrément édifiant,mais cela ne m’inquiète pas plus ils font partie d’un ensemble gangréné,alors en rajouter une couche, ne m’étonne même plus !


      • rogal 30 novembre 11:17

        « Un système politique qui déclare que le peuple est le souverain mais qui ne comporte aucun moyen d’action direct pour contrer le parlement lorsque ce dernier viole la Constitution ou refuse d’appliquer la volonté populaire, est manifestement un système qui comporte une lacune. » On ne saurait mieux dire. Et si les tribunaux ne suffisent pas pour combler la lacune, il reste au peuple suisse le choix entre se soumettre et imposer sa volonté ; ce en changeant de Parlement et, si ça ne suffisait pas, par tout autre moyen.


        • Gasty Gasty 30 novembre 17:57

          @rogal

          Il n’y a pas de lacunes, mais un groupe de mafieux qui se sont assis aux bons endroits.


        • Bracam Bracam 5 décembre 01:53

          @rogal
          A vrai dire, le peuple – qui est-il, je vous le demande – ne peut être, comme je le pressens dans la manière dont vous le citez, cette entité qui par magie fonctionnerait dans le sens que nous souhaitons personnellement. C’est pourtant ainsi que nous sommes tentés de nous l’imaginer lorsque nous en appelons à son arbitrage, avec l’idée qu’il porterait nos idées (de justice, de progrès, de condamnation d’autorités félonnes). Or, quoi qu’en dise Adimante, les outils dits démocratiques sont bien entre les mains du « peuple » ici plus que dans bien des pays. La culture révolutionnaire par contre peut être considérée comme absente de ce pays, qui si elle existait serait si fragmentée par les différences culturelles et politiques qui découpent la Suisse en 26 Cantons, des milliers de clochers, trois (4 avec le Romanche) langues nationales et une mixité d’origines remarquable que toute hypothèse de soulèvement est en fait inconcevable. Nous sommes un pays du consensus parmi les plus exemplaires, capable de voter des augmentations d’impôts, des restrictions graves de la liberté individuelle, l’augmentation de l’âge de la retraite, le refus de vacances et autres plaisanteries civiques extraordinaires.


          En ce qui concerne la question du soulèvement à venir, je me permets de relater un entrefilet de mon « organe de presse » local, paru samedi 3/12, qui nous apprend que le gouvernement est sur le point de transformer la vignette autoroutière annuelle que tout automobiliste empruntant l’autoroute doit coller de manière inamovible sur son véhicule, auto, moto, remorque (mais pas trottinette). Il s’agit d’un petit autocollant carré annuel donc, au principe de distribution simple, coûtant 40 francs suisses (environ 37 €), donnant libre accès au réseau autoroutier. Le contrôle se fait « à vue » par la police, ce n’est pas sa tâche principale évidemment. Quel est le taux de fraude ? Mystère. 

          Ce système simple ne conviendrait donc pas, sachant que la technologie qui nous asservit toujours plus permet de faire bien mieux. La vignette est chez nous un remarquable lieu de conflit entre un gouvernement qui veut à tout prix l’augmenter et une population qui commence à ne plus supporter la coupe en règle par la taxe dont elle se sent victime. Les autorités donc prévoient de mettre en place une vignette « électronique », dont je n’ai pas compris l’exact principe. Ce qui est annoncé, et sûr, c’est le dispositif de contrôle prévu, retrouvons ici la question du possible sentiment révolutionnaire du peuple dont nous parlions : des dispositifs de surveillance vidéo devraient être installés sur les autoroutes (et pourquoi pas sur les routes par la suite, dans les villes et villages), qui filmeraient TOUS les véhicules passant sous leur objectif, et amenderaient à la seconde le contrevenant à la vignette. Cela coûterait certes des millions, mais quand on aime réprimer et contrôler, on ne compte pas l’argent de la populace. 

          Comme il se doit, les autorités prétendent que les images seraient effacées dans un délai X, en l’absence de contravention. Et c’est là que c’est beau à mon avis, puisqu’un tel dispositif est de nature à contrôler toujours plus de monde de manière toujours plus sophistiquée, sous les prétextes que l’on voudra y rajouter au gré des besoins de contrôle de la population. Un boulevard ouvert pour la reconnaissance faciale également. Et comme nous sommes un peuple peureux aussi, mal informé, confiant par aveuglement dans la loyauté des gouvernants, le dispositif de contrôle qui devient de plus en plus inquisiteur peut servir demain à tuer dans l’oeuf le plus petit mouvement de contestation, si la pente anticonstitutionnelle suivie par nos autorités s’aggrave. Ceci est vrai en France sans aucun doute également, voir l’état d’urgence qui semble devenir la nouvelle règle.

          Comme il se doit, j’entends dire que si on n’a rien à se reprocher et autres fadaises autoritaires (le Suisse aime punir son semblable déviant), y’a pas de problème, et quelques définitives condamnations pour paranoïa. La grenouille dans sa casserole sur le feu tarde à en sortir, et fini cuite. Mais ça, c’est le monde animal, nous sommes si évolués, nous...

        • _Ulysse_ _Ulysse_ 30 novembre 11:17

          « 
          J’aimerais vous proposer un poste sur Genève dans le domaine »software developpement« pour une grande administration.

          Ce projet pourrait-il vous intéresser ?
          Ils recherchent une personne qui »sorte du lot« .

          En effet, leur environnement technique (J2EE, maven, Spring, Web services, etc..) est relativement complexe.

          Il me semble qu’un profil comme le vôtre pourrait vivement les intéresser.

          Le salaire est supérieur à 110 000 euros.

          Je suis à votre écoute si ce projet peut s’inscrire dans votre situation actuelle.

          Meilleures salutations. »

          Mail d’un chasseur de tête d’une société suisse BAPM


          • zzz999 30 novembre 13:19

            @_Ulysse_

            Si vous alliez fumer vos pétards ailleurs ?


          • _Ulysse_ _Ulysse_ 30 novembre 13:23

            @zzz999

            Je sais pour un français c’est sur à croire et pourtant smiley .

            C’est comme ça la France est un pays pauvre comparé à la suisse.


          • Cadoudal Cadoudal 30 novembre 15:40

            @_Ulysse_

            Les Suisses sont des jaloux.

            Nous en France on a le RER avec plein de richesses dedans :

          • Paul Leleu 30 novembre 19:39

            @Cadoudal


            alors que la Suisse accueille dans ses banques tout l’argent des africains milliardaires et de nos dirigeants occidentaux, qui organisent l’immigration ici...

            La Suisse est un pays de vendus... ce sont les valets du système financier international... et le jour où l’Europe sombre, la Suisse fera bien grise mine. 

          • lloreen 1er décembre 12:09

            @_Ulysse_

            « Mail d’un chasseur de tête d’une société suisse BAPM ».

            Ce qui me dérange dans le concept c’est le mot « chasseur de tête ».Cela me fait penser au jivaros.

            Et franchement, la monnaie de singe...,même eux n’en ont pas besoin.’


          • Alibaba007 Alibaba007 2 décembre 01:51

            @Paul Leleu  « et le jour où l’Europe sombre... »



            Ça n’est pas l’Europe qui sombre, c’est le monde capitaliste outrancier qui arrive au bout de sa limite...

            ...et qui dans sa folle course aux profits faciles, grâce à la dérégulation obtenue par la corruption des hommes politiques et le contrôle des principaux médias, accélère encore les choses tant il est devenu avide de profits à court terme. Le mur épais du krach économique sur lequel on fonce à toute allure, se rapproche de plus en plus. Il devient alors évident pour tous que le choc va être terrible...


             smiley



          • Bracam Bracam 5 décembre 02:03

            @Paul Leleu
            Vous voyez, ce genre de propos se lit à pleins fourgons nauséabonds sur internet. Je ne défends pas les banques d’hier en Suisse, mais informez-vous, je vous prie, sur les mesures auxquelles elles se conforment aujourd’hui, forcées certes par des pays puissants dont les financiers ne respectent pas forcément les mêmes principes. Je crois que nous sommes nombreux en Europe à rire encore (si l’on peut dire) des déclarations de dirigeants ayant prétendu, dans l’ordre, avoir mis fin aux paradis fiscaux et décidé de mettre au pas notre ennemi la finance. La Suisse pays de vendu, c’est injurieux pour des millions de personnes, dont on vient de tenter d’expliquer que la volonté en principe garantie par la Constitution était méprisée. 


          • Attilax Attilax 30 novembre 11:33

            Bienvenue dans le club très ouverts des pays « démocratiques » systématiquement trahis par leurs représentants et par leurs médias. La Suisse semblait y avoir un peu échappé jusqu’à présent grâce à sa constitution, mais apparemment, c’est fini. En France, on devrait avoir l’habitude, mais vous allez voir : on n’arrive pas à s’y faire,et la colère monte, monte... Le réveil va être dur, à mon avis.


            • Habana Habana 30 novembre 12:37

              @Attilax
              La colère monte mais le Français reste un gros neuneu !

              On bafoue ses droits et ses choix, on spolie son vote, on le méprise, on lui écrase la gueule et on le prend ouvertement pour un con mais il adore ça !
              Il remet et il remettra le même bulletin dans la même urne à chaque élection pour cautionner ce système Mafieux crasseux !
              C’est sans espoir pour 2017, je vous le dis !

            • Fergus Fergus 30 novembre 13:02

              Bonjour, Attilax

              « vous allez voir : on n’arrive pas à s’y faire, et la colère monte, monte... Le réveil va être dur, à mon avis. »

              Cela ressemble à un copié-collé de commentaires déjà lus dès le début du mandat de... Sarkozy.

              Or, je prends le pari que c’est un président dans la continuité de la politique conduite depuis des décennies qui sera élu en mai 2017, et cela avec un taux de participation d’au minimum 75 %.

              J’espère me tromper...


            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 30 novembre 13:59

              @Habana

              Bonjour,

              Et en plus on lui fait payer 2 euros pour aller voter. Je pense que les politiciens ont confondu les urnes avec les parcmètres !


            • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 30 novembre 14:50

              @Fergus

              je pense que vous vous trompez sur le taux de participation. Mais 75 % ( sur les 18 % de votants) sera peut-être le score obtenu dès le premier tout par le candidat dont vous parlez (Bayrou ????????).

            • zzz999 30 novembre 13:18

              HA HA HA, le gouvernement Suisse va être terrifié à la lecture de cette lettre.....qui finira comme bien d’autres à la poubelle.....bienvenue en dictature 2.0 comme chez nous !

              Une seule chose à peu près sûre : ici comme chez vous personne ne bougera !


              • adimante adimante 30 novembre 14:07

                @zzz999


                Vous oubliez une chose, les Suisses ont les droits politiques d’une démocratie directe.

                 

                Il n’est pas contestable que notre Constitution est ici violée, cela a été confirmé hier par un des maîtres du droit constitutionnel suisse Pr. Etienne Grisel, auteur de certains de nos principaux traités de droit constitutionnel et administratif et qui lui, bien qu’en désaccord sur la restriction migratoire demandée par le peuple suisse, a déclaré que si ces dispositions ne sont pas appliquées ce sera rien moins pour lui qu’un Coup d’Etat…

                 

                Maintenant imaginez ce qui suit.

                Chaque parlementaire qui entre en fonction en Suisse jure au premier jour dans une cérémonie solennelle de respecter et d’appliquer la Constitution. La loi actuelle ne prévoit pas de sanction s’il viole ce serment.

                Mais que croyez-vous par exemple qu’il arriverait à ces parlementaires si demain le peuple suisse introduisait dans sa Constitution une disposition qui alors serait d’application directe, donc sans besoin de passer par le parlement, et qui dirait.

                 

                Article xxx nouveau de la Cst fédérale.

                Condition d’éligibilité  au parlement suisse.

                Les personnes ayant violé la Constitution fédérale ou étant ou ayant été reconnues parjures ne peuvent être élues à aucune fonction politique en Suisse.

                 

                La carrière de ces politiciens qui ont violé la Constitution sera tout simplement terminée. Et ce n’est ici qu’un exemple, les dimensions du jeu sont un tout petit peu différentes…

                Ne croyez pas que le peuple suisse n’ait aucun moyen de réagir.

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