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Vers un État Européen ?

Le 7 juin prochain, 492 millions d’électeurs provenant des 27 États membres de l’Union Européenne sont appelés aux urnes pour élire les 785 députés européens qui les représenteront au Parlement de Strasbourg.

Cette élection permet de nous prononcer sur la direction dans laquelle nous souhaitons que l’Europe aille dans l’avenir.

Le 7 juin, le second plus grand électorat du monde, derrière l’Inde, s’exprime. Avec le Conseil de l’Union européenne (réunion des ministres nationaux) et la Commission européenne (nommée), le Parlement européen forme le pouvoir législatif des institutions européennes. Cette élection est importante puisque environ 80% des lois des pays sont issues de directives supranationales venant de Bruxelles.

Cette élection permet de nous prononcer sur le futur que nous voulons pour notre Europe. Souhaitons-nous un approfondissement de l’intégration de l’Europe pour aller vers l’Europe politique ? Europe fédérale ou Europe confédérale ? Souhaitons-nous une Europe ultra-libérale ou Europe régulée ?

Tels sont aujourd’hui les enjeux de la construction européenne. Et tels seront les enjeux du vote du 7 juin.

Depuis 2005 et la non-ratification du traité instituant une constitution pour l’UE par la France et les Pays-Bas, l’Europe est à nouveau bloquée dans sa marche en avant vers l’Europe politique. Après l’échec de l’Europe politique fédérale en 1954 avec la CED (Communauté Européenne de Défense), l’échec de l’Europe politique des Etats souhaitée par de Gaulle en 1962, cette dernière tentative d’union politique, avec cette fois une constitution et un président européens, ne suffit pas encore à convaincre une majorité de citoyens. Cet énième blocage est une conséquence du système des prises de décision à l’unanimité : un seul pays peut empêcher d’avancer ceux qui le souhaitent. Avec le Traité de Lisbonne de 2007 proposé par la France, un redémarrage semble possible. 

Historiquement, la perspective d’un Etat fédéral européen supranational a souvent été évoqué et pensé. Mais elle a du mal à s’imposer. Les Etats-Unis d’Europe furent imaginés pour la première fois au XIXe siècle, cités dans le journal Le Moniteur, puis repris ensuite par Victor Hugo. Cela est à nouveau réclamé au XXè siècle par Churchill (mais sans la GB) en 1946, puis par Jean Monnet quand il fonde en 1955, le Comité d’action pour les États-Unis d’Europe. Depuis un demi-siècle, la défense et la sauvegarde des souverainetés nationales étaient les causes des refus d’une telle perspective. Depuis 2005, en plus de celles-ci sont apparues les raisons sociales, totalement laissées de côté depuis le début de la construction européenne où on avait décidé de se concentrer sur ce qui marchait et faisait consensus : l’économie. Ainsi a-t-on institué une zone de libre-échange, sans taxation douanière, où les capitaux et les personnes circulent sans entraves. Le capitalisme et l’économie de marché règnent donc en maître sur l’Europe, comme dans le monde entier. Ce système a montré certaines limites : on peut y voir des riches s’enrichirent et des pauvres s’appauvrirent, des patrons ayant échoué partir à la retraite avec des chèques dont le montant dépasse l’imagination (les « parachutes dorés »), des entreprises délocaliser dans des pays où la main d’œuvre est moins chère pour faire plus de profits, laissant sur le carreaux des centaines d’ouvriers européens.

Les consciences anti-libérales et anti-capitalistes, réclamant une Europe plus sociale et plus protectrice, ont ainsi vu leur audience augmenter. Ces revendications ont participé en grande partie à la victoire du Non en France et aux Pays-Bas en 2005, et sont très présentes dans la campagne actuelle, notamment de la part des partis d’extrême gauche, très présents en France, ou encore en Allemagne avec Die Linke.

S’il convient bien sûr de tout faire pour limiter les excès du capitalisme, nous ne pourrons certainement jamais les supprimer totalement, à moins de changer de système économique. Mais tout autre système économique a toujours créé davantage de misère et de pauvreté dans l’Histoire. Alors quoi d’autres ? Telle est la question à laquelle ne savent pas répondre ceux qui veulent changer le système… L’enjeu est donc de trouver un juste milieu afin que l’Europe soit compétitive dans la « guerre » économique mondiale. Les citoyens européens ne doivent pas être mis en concurrence les uns avec les autres, et l’Europe doit se protéger de la concurrence déloyale de pays comme la Chine qui ne respectent pas les mêmes contraintes sociales et environnementales.

L’Europe doit donc présenter une alternative crédible à la vision américaine conservatrice et ultra-libérale. Ce serait l’économie sociale de marché, justement prévue dans la constitution européenne mais qui n’avait pas convaincu car trop abstrait.

L’objectif apparaît d’uniformiser au maximum les politiques fiscales, énergétiques, sociales et écologiques, un peu à la manière de l’OCDE, mais au niveau de l’UE.

La reprise de la construction européenne est réclamée par tous les gouvernements d’Europe. Pour faire face à la mondialisation, les « petites » nations européennes doivent en effet s’unir politiquement pour former un Etat continent, capable de contrebalancer les USA, Chine, Inde, Japon, Brésil.

Mais pour être à la hauteur de ces pays, ne doit-on pas nous résoudre à constituer un Etat fédéral ? Nous devons comprendre qu’un petit pays (géographiquement) ne peut plus s’en sortir seul et peser dans la compétition mondiale, et donc qu’il doit consentir à abandonner une partie de sa souveraineté à un Etat supranational. Jean Monnet, un des pères fondateurs de la Communauté économique européenne après la guerre et grand défenseur du fédéralisme, ne croyait pas en la coopération intergouvernementale ; pour être efficace selon lui, il fallait fédérer : « il faut attaquer les souverainetés nationales » disait-il. Attention attaquer les souverainetés ne veut pas dire attaquer les nations. Nous devons rester avec nos particularismes culturels nationaux. Mais il faut voir plus loin que ses propres frontières ! Il faut voir maintenant jusqu’aux frontières européennes. Il faut se voir dans une culture plus grande et un projet plus grand que notre seul pays : l’Europe.

Déjà sur nos passeports, il est écrit Union européenne puis la nationalité du pays : cela est une preuve du fait que nous appartenons dorénavant à un ensemble commun qui dépasse nos nations ancestrales. Nous sommes maintenant compatriotes avec tous les européens. Unifier et rassembler, telle est la belle idée de l’Europe ! Au-delà des nations, il y a l’Europe ! Et l’Europe, c’est la paix.

Comme le pensait le Général de Gaulle, la France est une grande puissance, une puissance qui, c’est un fait, est en Europe ; la France ne peut donc être forte que dans une Europe forte. L’avenir de la France, comme de toutes les nations européennes, c’est l’Europe. Rappelons la phrase de l’un des grands précurseurs de l’idée d’union européenne, le Comte Richard Coudenhove-Kalergi (1894-1972), au début du XXe siècle : « Unification ou écroulement ». Le fédéralisme est un moyen de lutter contre les nationalismes qui ont fait tant de mal à notre continent : « le nationalisme, c’est la guerre » (François Mitterrand).

Nous n’aurons jamais un Etat fédéral à l’image des Etats-Unis d’Amérique compte tenu de l’Histoire des pays européens, et afin de ne pas faire disparaître les nations qui existent. Il n’y a en effet aucun rapport entre la conscience nationale de l’Etat du Nebraska et celle de la France par exemple.

Si l’on en reste à une simple coopération entre Etats, ceux-ci n’auront de cesse de se préoccuper avant tout que de leurs intérêts nationaux. Pour que l’Europe fonctionne, il faut dépasser ces intérêts nationaux pour réfléchir aux intérêts européens. C’est pour cela qu’il faut généraliser les décisions prises à la majorité qualifiée. Aujourd’hui, elles sont prises à l’unanimité, ce qui bloque les prises de décision : un seul Etat peut bloquer l’ensemble du continent. Il faut un véritable chef de l’exécutif européen qui n’aurait pas à s’occuper aussi de son propre pays, comme c’est le cas des chefs d’Etat et de gouvernement qui se succèdent à l’heure actuelle à la présidence de l’UE tous les six mois. Ce président de l’Europe serait au-dessus des enjeux nationaux et pourrait arbitrer et mener une politique à long terme, en collaboration avec les présidents nationaux. Mais ses compétences seraient surtout économiques et diplomatiques, le reste des pouvoirs (police, éducation, justice) restant aux mains des pays avec leur propre gouvernement.

Avec lui, il conviendrait donc de donner une personnalité politique à l’Europe afin qu’elle puisse s’exprimer d’une seule voix à travers le monde, et afin que l’Europe soit visible à l’étranger, mais aussi et surtout par ses propres citoyens ! En effet, l’opacité de l’Europe ne favorise pas la confiance en l’Europe des citoyens. Aujourd’hui, qui connaît le nom du président du Parlement et des commissaires ? Du coup, nous arrivons à des taux d’abstention très importants quand arrivent les élections européennes ; on prévoit environ 60% d’abstention la semaine prochaine ! C’est terrible pour l’Europe !

A terme, le président de l’Europe devrait être élu au suffrage universel direct. Il mettrait ainsi fin au système actuel des présidences tournantes tous les six mois qui nuit à cette visibilité du pouvoir exécutif européen. De plus, ce fonctionnement empêche l’engagement de politiques sur le long terme.

Pour imaginer un Etat politique, il faut aussi une armée européenne : nous devons mettre en place une armée européenne pour défendre le territoire et intervenir là où l’on menace nos intérêts et nos valeurs. Nous devons mettre en commun nos armées nationales et partager nos dépenses en matière de défense. Tout le monde y gagnerait. Chaque pays conserverait quand même une part d’armée nationale. Concernant la question épineuse de la dissuasion nucléaire, elle doit être au service de l’Europe, comme c’est déjà le cas, mais doit rester nationale : le Bouton reste entre les seules mains de la France et de la Grande-Bretagne.

Quand l’armée européenne existera, l’union politique suivra car il faudra bien un pouvoir pour diriger et encadrer cette armée européenne. C’est ce que veut dire Christophe Barbier quand il dit « en démocratie, le civil s’impose au soldat ».

Dans ce processus, ce sont les pays aux armées puissantes qui doivent recouvrer leur mission pionnière en matière de construction européenne.

Avec le Traité de Lisbonne, la France a repris un rôle, son rôle moteur dans la relance de la construction européenne. Le Traité de Lisbonne est centré sur les mécanismes de décisions institutionnels. Il propose aussi de stopper tout élargissement à d’autres partenaires tant que la réforme des institutions permettant de s’adapter aux douze nouveaux Etats membres depuis 2004 n’a pas été effectuée. En effet, l’Europe continue de fonctionner comme s’il y avait toujours 15 pays ! Ce qui provoque sa paralysie. La prochaine étape était la ratification de ce traité par tous les pays. La France fut parmi les premiers pays à le ratifier début 2008. La République Tchèque, qui préside l’UE ce semestre, l’a ratifié le 6 mai dernier.

Ce n’est qu’une fois les institutions européennes réformées, que l’Europe pourra de nouveau avancer et faire de plus grands pas. Il faudra aussi réécrire une nouvelle constitution européenne.

Pour renforcer le sentiment européen, il faut faire retentir l’ « Ôde à la joie » partout en Europe bien plus souvent. Et pas seulement le 9 mai. Beaucoup trop de personnes aujourd’hui ne savent même pas que l’Ôde à la joie de Beethoven est l’hymne européen ! Hymne européen depuis 1972, il doit devenir autant familier pour les européens que leur hymne national.

Un des principes de l’Europe est de partager et défendre, sur un territoire défini, des valeurs communes. La belle idée de nation peut donc être envisagée dans sa dimension continentale. Dans le respect des nations européennes qui composeraient ce super Etat, les pays européens pourraient consacrer l’ « Europe Unie des Etats »[1].

Continuer la construction européenne, une Europe intégrée, est donc essentiel : c’est aller dans le sens d’un monde multipolaire, seul garant de son équilibre. Un monde où l’Europe ne risquera pas d’être « mangée » par les autres pôles, que ce soit au niveau économique dans le cadre de la mondialisation, ou au niveau des décisions politiques internationales majeures.

Pour prendre en main notre destin européen, nous, citoyens européens, devons aller voter le 7 juin.



[1] Cité par Christophe Barbier dans l’Express du 22/03/07, p.7


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62 réactions à cet article    


  • non666 non666 30 mai 2009 09:29

    Quelques erreurs :

    Contrairement a ce que vous ecrivez , le parlement europeen n’"est pas le pouvoir legislatif de l’Europe, il n’est meme pas une seconde chambre de plein pouvoir.

     

    C’est le conseil de l’Europe, reunion des executifs des paysx membres qui est à la fois l’executif et le legislatif de l’union. 
    Le parlement n’est bien souvent qu’un organe consultatif et une soupape de securité pour servir d’argument à une democratie maintenue.
    La comission a le triste role de premier minsitre anonciateur de mauvaises nouvelles et de chef de la bureaucratie europeenne.

    Les chefs d’etats et de gouvernement decident donc de tout, puis transferent le bébé à la comission qui fait les annonces.
    Ensuite chacun chez eux , nos chefs de gouvernements prennent des postures, bombent le torse, fustigent « Bruxelles » en montrant du doigt la comission.....

    Les elections qui viennent ne changeront RIEN car tout est fait pour ne surtout pas parler de la responsabilité des partis traitres qui nous ont imposé le TCE-bis (traité de Libonne ) « malgrès nous » et notre NON clairement exprimé.
    Il n’y a pas de choix sur le type d’Europe car ils sont TOUS d’accord entre eux aussi bien les partis socialistes que les conservateurs.


    • Reinette Reinette 30 mai 2009 13:24

      IL sera particulièrement intéressant d’observer au cours des mois et des semaines qui viennent, lesquels parmi les actuels députés vont passer de l’autre côté de la barrière et trouver un emploi de lobbyiste au service de l’industrie.

      Après les dernières élections, en 2004, Elly Plooij van Gorsel, le vice-président sortant du parlement européen est devenu consultant senior pour la firme de lobbying Blueprint Partners, très peu de temps après avoir quitté ses fonctions.

      Les deux anciens députés britanniques David Bowe (travailliste) et Nick Clegg (libéral-démocrate) ont rejoint les rangs de la société de lobbying GPlus Europe (M. Clegg est depuis retourné à la politique et est devenu le Pt du parti social-libéral.)

      Pat Cox, l’ancien président du parlement européen a intégré le géant des relations publiques APCO ainsi que la firme de conseil basée à Bruxelles European Integration Solutions. Pat Cox est aussi conseiller de Microsoft, Pfizer et Michelin.

      Quant à l’ex-député allemand Rolf Linkohr, il a créé le Centre for European Energy Strategy (CERES), un think tank spécialisé dans le conseil en lobbying pour les grandes firmes énergétiques, y compris l’industrie nucléaire.



      Ces exemples ne constituent que la la partie émergée de l’iceberg. Les lobbyistes n’étant pas recensés individuellement dans le registre de représentants d’intérêts de l’Union européenne, ne parlons donc même pas d’une obligation d’y mentionner l’exercice passé de fonctions publiques (ce qui est obligatoire aux États-unis où il existe des règles d’enregistrement des lobbyistes ayant force de loi.)


    • Reinette Reinette 30 mai 2009 13:28

      Le parlement européen n’a actuellement aucune règle pour prévenir les conflits d’intérêts liés au passage du public au privé, à la différence des États-unis où les membres de la Chambre des Représentants ne peuvent exercer la fonction de lobbyistes pendant les deux années qui suivent la fin de leur mandat. Quant au personnel de la Chambre et du Sénat, ils doivent attendre un an avant de pouvoir exercer une influence auprès de leur ancien employeur...


      En ce qui concerne les membres du parlement élus en 2004, le passage au privé a en fait déjà commencé quand la finlandaise Piia-Noora Kauppi a accédé à la direction du lobby de l’industrie bancaire de son pays. Kauppi a bénéficié du fait qu’il n’y a aucun délai de décence légal (ni d’ailleurs la moindre règle) pour qu’une députée passe au privé.

      Le secrétaire général du parlement, Julian Priestley, a rejoint l’EPPA (European Public Policy Advisers) un cabinet de consultants pour les affaires publiques basé à Bruxelles. Après plus d’une décennie passées dans le service le plus puissant du parlement, il dirige désormais cette société qui fait du lobbying entre autres au service des géants de l’industrie chimique comme Bayer CropScience, Cheminova et Syngenta. Les bureaux d’EPPA sont situés Place du Luxembourg, à moins de 100 m de l’entrée du Parlement.

      Ingo Friedrich (député européen chrétien démocrate allemand depuis 1979) ne se représente pas, mais restera à Bruxelles en tant que lobbyiste. Friedrich travaillera pour le Sénat économique de l’Europe (EES), un groupe hybride rassemblant des politiciens et des hommes d’affaire allemands. Il travaillera également pour le le lobby des contribuables en Europe (TAE), une coalition qui semble bien être inspirée par la croisade des Républicains américains contre le « big government ». TAE a des liens avec la néo-conservatrice Heritage Foundation et l’European Resource Bank, qui favorise le développement en Europe de think tanks du type « marché libre » à la mode américaine.


    • Marianne Marianne 30 mai 2009 14:09


      Pas d’accord avec vous sur l’absence de pouvoir du parlement européen. Les exemples suivant montrent le contraire. le parlement peut s’opposer au directives de la commission, à condition de compter dans ses rangs suffisamment de députés voulant le faire...

      1°) La commission européenne et les gouvernements nationaux voulaient faire passer la durée maximum du temps de travail à 65h voire 72h. Grâce à la mobilisation des syndicats européens et à l’action des députés du groupe de la Gauche unie européenne (GUE), groupe où siégeront les élus du Front de gauche) cette directive scélérate a été repoussée par le Parlement européen.

      2°) Avec la directive service (ex-Bolkestein) malheureusement votée par le Parti socialiste européen, et les jurisprudences de la Cour européenne, une entreprise française pourra s’immatriculer administrativement en Irlande, et soumettre ainsi ses salariés français au droit du travail irlandais. L’action du mouvement social européen et des députés du groupe GUE, ont permis de sortir du champ d’application de la directive, la formation, la santé, la culture. Gagnons maintenant l’abrogation totale de cette directive.

      3°) Délocalisations au nom du respect de la concurrence, la commission européenne veut interdire les clauses de sauvegarde qui conditionneraient l’obtention d’une aide d’État par une entreprise privée au maintien de l’activité et de l’emploi sur le territoire national. En fait, la Commission européenne voudrait des aides d’État contribuant au financement des délocalisations.

      4°) Palestine Les candidats du Front de Gauche aux élections européennes s’engagent avec vous, lorsqu’ils seront élus, à empêcher la signature de tout accord entre l’Union Européenne et l’Etat d’Israël, tant que ce dernier ne respectera pas toutes les résolutions de l’ONU en faveur du peuple palestinien. Cela implique bien sûr, le démantèlement des colonies, la destruction du mur et la naissance d’un Etat Palestinien souverain.

      Les dérives atlantistes de l’Union européenne sont en marche.

      La politique économique de l’Europe est tournée vers la satisfaction d’intérêts privés faisant peu de cas des droits des travailleurs et louchant sur les services publics de tous les pays d’Europe. 

      Les textes successifs - Traité de Maastricht, Traité de Lisbonne - visant à définir la politique économique et monétaire de l’Europe sont des outils de dérégulation généralisée des acquis sociaux et des services publics de la France et d’autres pays, avec en ligne de mire le moins-disant social.

      Le TCE qui a été rejeté par les français le 29 mai 2005 se voulait le texte politique fondateur de cette Europe vassalisée par les intérêts des firmes multinationales. Les libéraux représentants ces empires financiers voulaient inscrire dans le marbre d’une constitution le principe de « concurrence libre et non faussée »,

      Sous des airs de liberté absolue, la « concurrence libre et non faussée » est un principe économique au-dessus de tous les autres qui vise à relèguer les Etats à un rôle de figurants.dans la gestion des affaires européennes et au nom duquel ces derniers ne pourraient même plus faire valoir leur droit d’intervention dans tel ou tel secteur (énergie, télécoms, services postaux... puis hôpitaux, écoles, police ?) 

      Le champ étant alors libre pour les appétits privés...

      Un an après le NON au TCE, voici ce que déclarait dans l’International Herald Tribune, le président de la Commission européenne, le très atlantiste José Manuel Barroso, réaffirmant ces objectifs dans le langage « politiquement correct » de l’Union européenne. affirmait que l’Union européenne doit « s’adapter » au monde globalisé et aider à la stabilisation de l’étranger proche en le « démocratisant » (faisant ici allusion au pays d’Europe de l’Est). 

      Voir ici : Poursuivre le TCE sans le TCE
      http://www.voltairenet.org/article131050.html
       
      Est-ce ce modèle économique que nous voulons, dont les français et les autres peuples d’Europe ont besoin ? L’ampleur de la crise actuelle du capitalisme est là pour nous montrer les dégâts humains et environnementaux qu’il a déjà produit. Et les économistes les plus libéraux nous vantent aujourd’hui la capacité de résistance de la société française par rapport à la plupart des autres pays européens.

      Résistance toute relative quand on compte jour après jour les milliers de licenciements prononcés dans les entreprises touchées et les milliers de personnes qui se retrouvent au chomage. Mais résistance quand même, car le modèle français qu’est en train de détruire minutieusement Sarkozy résiste mieux parce qu’il a les atoûts que sont les services publics, le code du travail (bien mis à mal il est vrai), les accords salariaux, les retraites, son système de protection sociale... 

      Il ne faut pas détruire ces biens communs et ces droits, mais au contraire les renforcer.
      La voie de l’avenir pour les peuples est dans la coopération, le soutien mutuel et dans le respect des droits fondamentaux de tous les êtres humains et non dans la compétition, l’exploitation et .la guerre. 

      L’enjeu de ces élections est donc de cet ordre : est-on pour la mise en concurrence de « tous contre tous » ou pour la coopération, la satisfaction des besoins de tous ? 

      Pour une Europe sociale, démocratique, pacifiste, de coopération, je voterai donc Front de gauche le 7 juin prochain.

      http://www.frontdegauche.eu/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=98&Itemid=115&limitstart=20


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 31 mai 2009 01:59

      Rien a ajouter, sauf... à quand un président le la Communauté élu au suffrage universel ?


       nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/119-la-planche-a-desseins/

      Pierre JC Allard

      P.S : Juste pour réflexion, je ne suis pas si naïf ...

    • L'enfoiré L’enfoiré 31 mai 2009 18:27

      Pierre,
      Un président au Suffrage Universel ? Cela ne peut marcher que si les Etats européens avaient la même population. Avez-vous une idée comment ont été désignés les différents présidents qui se retrouvent sous le lien ci-dessus ? 


    • Traroth Traroth 31 mai 2009 19:42

      Ca veut dire que la voix d’un Maltais doit compter plus que la voix d’un Allemand parce que son pays est moins peuplé ? Ce n’est pas l’idée que je me fais de la démocratie.


    • L'enfoiré L’enfoiré 31 mai 2009 20:09

      Tratoth,
      La réponse est dans un de mes autres commentaires plus bas.
      La démocratie est loin d’être le mouvement qui protège la minorité.
      Elle fonctionne bien à petite échelle, avec des entités rigoureusement identiques, mais pas quand les cultures, les frontières ont séparé celles-ci. Il faut avouer le reconnaitre. 


    • Traroth Traroth 31 mai 2009 21:44

      Dans l’hypothèse où on créerait une fédération européenne, le système actuel où les décisions sont prises par les gouvernements n’a plus lieu d’être. A partir de là, il est nécessaire que les citoyens soient directement consultés pour des élections à l’échelon européen. Et là, je ne vois pas de raison de ne pas appliquer la règle : 1 homme, 1 vote.


    • Reinette Reinette 1er juin 2009 00:24

      Pas d’accord avec qui ? Marianne


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juin 2009 07:33

      Bien d’accord et, comme vous le dites, tout commencerait avec un président élu au suffrage universel. Mais encore faudrait-il que quelqu’un puisse apparaître qui aurait la stature du poste. Le système actuel a pris bien soin que personne n’ait cette crédibilité et il y aura des volontaires pour dénoncer la culte de la personalité si une tête se démarque ...

       
      Heureusement, avec l’internet, une réputation se bâtit vite... et ces élections 2009 vont sans doute passer le message que, si une personnalité charismatique démocratique ne se manifeste pas, c’est une personnalité non-démocratique qui soulèvera l’intérêt.


      Pierre JC Allard




    • dup 30 mai 2009 11:15

      L’Europe doit donc présenter une alternative crédible à la vision américaine conservatrice et ultra-libérale. Ce serait l’économie sociale de marché, justement prévue dans la constitution européenne mais qui n’avait pas convaincu car trop abstrait

      j’a hésité de répondre à cet article imbecile et mondialiste . Excusez mon ton vif , mais quand je lis des conneries comme ci dessus , j’ai le choix entre les larmes ou le fou rire.
      Ne savez pas GRAND NAIF qu’il est planifié de faire un bloc unique des états europeens et des usa. C’est pas une alternative , c’est une dissolution pure et simple de l’europe .

      http://www.dailymotion.com/tommeight/video/x44tc1_pierre-hillard-europe-et-nouvel-ord_politics

      quelle insulte à 1000 ans de cultures , de langues , de diversité. Pour vous tout cela n’est rien . Savez vous ce qui va se passer si ce projet de satan se réalise  ?
      ce sera la guerre de tous contre tous. les peuples vont fomer des frontières informelles : ghetos entre riches et pauvres , mafias diverses , eclatement éthnique , pauvreté et corruption comme jamais vus. Feodalités et dictatures,guerres civiles . On revient 1000 ans en arrière par la pensée ’compétitive’. Les hommes quand ils sont déconnectés du procéssus de vie et de décision font ce que l’on appelle une démission interne. Cela veut dire qu’ils sont toujours d’accord ,mais qu’ils se foutent de tout . Si c’est tout ce qu’on vous apprend dans les universités c’est pas étonnant qu’il en sort des tordus et des pervers . J’espère que vous êtes jeune ,car vous pourrez savourez longtemp les conséquence de vos choix.


      • Mmarvinbear mmarvin 30 mai 2009 13:11

        « quelle insulte à 1000 ans de cultures , de langues , de diversité. Pour vous tout cela n’est rien » : en quoi la poursuite de la construction européenne est elle une insulte au passé de chaque pays ? Vous regrettez peut-être le temps béni des Invasions de l’Antiquité ? Des guerres continuelles entre frères des royaumes mérovingiens ? Des raids vikings ? De la Reconquista, couronnée par l’expulsion des juifs espagnols ? De la guerre de 100 ans ? Des guerres nées des rivalités entre Bourbons et Habsbourg ? Des guerres de 7 ou de 30 ans ? Des guerres de conquête napoléoniennes ? De celles de 1870, de 1914 et de 1939 ?

        "ce sera la guerre de tous contre tous. les peuples vont fomer des frontières informelles : ghetos entre riches et pauvres , mafias diverses , eclatement éthnique , pauvreté et corruption comme jamais vus"  : je veux pas te plomber le moral, mais les divisions et les rivalités sociales, elles ont toujours existé, quel que soit le pays et quelque soit l’époque. Je vois pas en quoi l’Union européenne pourrait faire pire.


      • Mmarvinbear mmarvin 31 mai 2009 01:11

        « la communauté européenne a précisément été créée pour éCRASER toute aspiration à l’autonomie des peuples. »  : Je suis un gros naïf. Je croyais que la CEE avait été crée pour fonder un marché commun, ce afin de lier les économies des différents pays membres afin qu’elles n’aient plus de raison valable de se faire la guerre...

        « c’est en cela que l’idée d’en faire une construction confédérale, en démocratie directe, était valable... » . C’est quoi, la démocratie directe pour toi ? Je demande parce que le principe recouvre tellement de choses qu’on s’y perd...

        "Vous ne voyez pas que cette europe des technocrates ne sert qu’à tous nous pucer, nous enfermer sous un même label et gommer toutes nos qualités pour nous vendre aux marchands d’armes ?«  : Heu non, ça c’est le rôle de TF 1...

         »L’europe citoyenne était le suel moyen de trancender cette machinerie infecte qui donne toutes ces économiesà une guerre qui n’a PLUS AUCUNE ARGUMENTATION pour continuer !!!«  : De quelle guerre parles-tu ? il y en a tellement...

         »elles furent toutes orchestrées par les mêmes Bilderberg, habsbourgs et autre triste sires devenus un empire baquier«  : Un délire antisémite. Tu me rassures, je croyais que tu étais de gauche...

         »Parce que vous aimez croire que ces médias vous montrent une quelconque vérité quand ils empilent connerie après connerie et que les frasques de Rihamm^nna et de son boy-friend sont plus importantes que les millions de morts africains ??" : Qui c’est celui la ???


      • Axel de Saint Mauxe Nico 30 mai 2009 11:21

        Les députés européens n’ont aucun pouvoir pour inféchir l’orientation de la construction européenne (fédéralisme ou coopérations thématiques)... ce n’est donc pas l’enjeu « officiel » de cette élection.

        Il n’en reste qu’effectivement, il y a un enjeu « officieux » : faire passer un message sur l’opinion des citoyens à propos de la construction européenne...

        C’est en ce sens « officieux » que j’irai voter dimanche 7 juin.


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 30 mai 2009 11:29

          « A terme, le président de l’Europe devrait être élu au suffrage universel direct. Il mettrait ainsi fin au système actuel des présidences tournantes tous les six mois qui nuit à cette visibilité du pouvoir exécutif européen. De plus, ce fonctionnement empêche l’engagement de politiques sur le long terme. »

          Cela aurait surtout l’avantage de rétablir l’égalité du scrutin ; actuellement les petits Etats sont surreprésentés, un député français au PE représente 800 000 habitants, un député luxembourgeois ou maltais 80 000 habitants seulement.

          http://laconnaissanceouverteetsesdetracteurs.blogspot.com


          • L'enfoiré L’enfoiré 31 mai 2009 18:19

            Courouve, Donc, vous approuvez qu’un petit Etat n’ait jamais rien à dire. Et si on coupait la France en régions ? Cela changerait non et réduirait l’écart. En fait, les régions sont plus proches des réalités des hommes.


          • Bois-Guisbert 30 mai 2009 11:37


            Le problème - rédhibitoire ! - de l’Europe, c’est qu’elle n’a pas d’existence « tripale ». C’est juste un cerveau éléphantesque, froid, prosaïque et mesquin, qui prétend s’imposer par la Raison et la démarche intellectuelle.

            Avec ça, on ne va nulle part, historiquement parlant. L’école pourrait commencer par enseigner aux enfants la grandeur de notre continent en comparaison avec la médiocrité des autres. Ce serait un excellent début...


            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 30 mai 2009 11:44

              Enseigner les réalisations de notre continent, de notre culture gréco-latine suffirait ; la comparaison se fera ensuite d’elle-même.


            • Bois-Guisbert 30 mai 2009 14:43

              « Enseigner les réalisations de notre continent, de notre culture gréco-latine suffirait ; la comparaison se fera ensuite d’elle-même. »

              Vous faites quand même, parole d’agnostique, trop bon marché du formidable patrimoine architectural, pictural, musical, plastique, mobilier, etc., etc., etc., inspiré par le christianisme.


            • HELIOS HELIOS 30 mai 2009 16:49

              la «  »beauté du continent«  » alors que presque 30% de la population est allogène ? vous plaisantez, j’espère !


            • Bois-Guisbert 30 mai 2009 19:45

              la « »beauté du continent« » alors que presque 30% de la population est allogène ? vous plaisantez, j’espère !

              Vous confondez avec les Etats-Unis. En Europe, nous nous battons pour ne pas connaître semblable abaissement du niveau qualitatif de la population.


            • franck2009 30 mai 2009 13:09

              Bla bla bla, bla bla bla.....je ne participerais plus à un scrutin européen.

              Vous pouvez écouter ’ l’hymne à la joie ’ en boucle, je plains seulement vos voisins d’être obligés de subir ce mauvais morceau de musique, tout juste bon à figurer dans une anthologie du pompiérisme. Bien à l’unisson de cette Europe répugnante du fric et des mercantils. J’imagine bien cet hymne retentir dans tous les endroits publics décrits dans ’ Le meilleur des mondes ’ d’ A.Huxley .

              Article traversé de part en part par le vide des slogans, et des promesses faites aux imbéciles. 





              • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 30 mai 2009 13:14

                Non à l’oligarchie technocratique, non à l’Europe transnationale des mercantis.

                Vive la démocratie, vive la France.

                Typhon


                • Reinette Reinette 30 mai 2009 13:16

                  de gauche à droite dans l’échiquier politique, du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)... d’Europe écologie, du Parti socialiste (PS), du Mouvement démocrate (MoDem), de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) ...)


                  Certains de ces partis sont, comme le montre le tableau, affiliés à des partis européens tels que la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL), les Verts/Alliance libre européenne, le Parti socialiste européen (PSE), l’Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ADLE), le groupe du Parti Populaire Européen et des Démocrates Européens (PPE/DE) et le parti Libertas.



                  À Washington, le lobby financier n’a pas lésiné à la dépense pour que soient adoptées des règles permettant de faire sauter la banque. Différence notable : à Bruxelles, pour arriver au même résultat les lobbyistes sont payés par la Commission européenne.

                  En Europe, il est impossible d’ignorer le rôle du lobby de la finance à Bruxelles. Et il n’y a pas besoin de creuser très profond pour prouver que les établissements financiers s’y sont vu accorder des privilèges d’un genre inaccessible même à leurs homologues américains.

                  Aucune difficulté pour accéder aux décideurs. La porte avait été laissée grande ouverte depuis des années, et pour parler net la Commission européenne ne manque jamais d’inviter chaleureusement le secteur financier à la table quand des décisions politiques doivent être prises.

                  Et malgré le désastre financier, la crise économique et le profond embarras des grandes banques dû à leurs erreurs, rien n’indique à ce stade que cet état de fait va changer.


                  • Reinette Reinette 30 mai 2009 13:18

                    EN EUROPE

                     ? Combien l’industrie de la finance a-t-elle dépensé en lobbying auprès de la Commission, des ministres et du parlement dans la capitale de l’UE ? Et bien c’est difficile à savoir.

                    Comparées aux règles américaines sur la transparence et au registre des lobbyistes à Washington, les règles européennes dans ce domaine font pâle figure.
                    En effet, dans l’UE, l’inscription au « registre des porteurs d’intérêt » se fait sur la base du volontariat et la plupart des firmes financières ont d’ailleurs fait le choix de ne pas même y inscrire le volume insignifiant d’informations requis.

                    Cerise sur le gâteau, les règles sont suffisamment mal faites pour permettre à un éléphant de passer inaperçu dans un magasin de porcelaine. Ainsi, si on consulte le registre, on apprendra juste que la Fédération européenne des banques (EBF), l’un des principaux lobbies du secteur bancaire, « dépense plus d’un million d’euros » par an en lobbying. Impossible donc de savoir sur la base du registre si la somme s’élève à 10, 50 ou seulement 1,1 million ni à quoi elle est utilisée...

                    À toutes les étapes du processus de décision sur la régulation financière - dans lequel c’est la Commission qui joue le premier rôle - , celle-ci a invité les plus grandes firmes et les associations commerciales de l’industrie financières à peser sur les politiques suivies par le biais de groupes consultatifs spéciaux.


                    Ces « groupes d’experts  » étaient composés de représentants de grandes banques, de géants de l’assurance et du monde interlope des entreprises financières plus spécifiques. Ce mode d’influence est étonnamment bon marché : TOUS les divers frais de voyage et de séjour sont assumés en de nombreuses circonstances par la Commission - Leur rôle est très politique et ils sont actifs tant dans le développement de grands plans que de petites mesures...


                    • Reinette Reinette 30 mai 2009 13:41

                      « Un dialogue permanent entre les mondes des affaires et de l’éducation s’impose pour s’assurer que les programmes répondent aux besoins des employeurs, mais aussi faire en sorte que les idées de nos jeunes étudiants soient plus facilement transformées en valeurs économiques et sociales. » José Manuel Durão BARROSO

                      Le Pt de la Commission européenne a aussi donné sa conception de l’éducation au XXIè siècle : « Donner à chaque jeune une chance de développer ses talents et capacités pour nous aider à construire une Europe compétitive. »
                      José Manuel Durão Barroso, Inspiring future generations, European Round Table of Industrialists, Bruxelles, 2 octobre 2008. Voir en ligne


                      UNE VISION UTILITARISTE qui pourrait parfaitement sortir d’un memorandum écrit directement par l’ERT - la Table ronde des industriels européens est un des lobbies les plus puissants à Bruxelles, réunissant les 45 dirigeants des plus grandes firmes européennes (Total, BASF, Nestle, E.ON, Shell, Renault...) liste en ligne sur le site de l’ERT

                      L’ERT a détaillé ses propositions le 2 octobre 2008, lors d’une réunion « multi-parties prenantes » qui s’est tenue à Bruxelles. On peut télécharger le programme sur le site de l’ERT


                      Environ, une centaine de représentants du monde des affaires, de l’Université et gouvernementaux assistaient à l’événement, et notamment le Pt de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso et le Commissaire européen pour la science et la recherche, Janez Potočnik.

                      Les journalistes n’étaient pas autorisés à assister aux discours et aux débats, devant se contenter d’un communiqué de presse diffusé à la fin de la journée...

                      « Les mondes des affaires et de l’éducation sont deux univers qui ne se connaissent pas bien. Nous préférons que ce premier contact ait lieu dans une certaine intimité » a expliqué la porte-parole de l’ERT, Abigail Jones.

                      Né aux États-unis pendant la Ière Guerre mondiale, ce programme est aujourd’hui soutenu par plus de 100 transnationales dominantes (Coca-Cola, Microsoft, Toyota, McDonald’s, Citigroup, ExxonMobil, EDF, Ernst & Young...), des gouvernements (États-unis, Suisse ...), la fondation Soros, la Banque mondiale et la Commission européenne.voir la liste complète sur le site de JA-YE

                      NOKIA, par exemple, organise des « camps de l’innovation » pour des jeunes de 14 à 19 ans en partenariat avec Junior Achievement Young Enterprise(JA-YE) et se vante d’avoir touché 2,6 millions d’enseignés dans 40 pays en 2007.

                      Siemens distribue gratuitement sa « boîte d’éveil Siemens », du matériel éducatif pour les maternelles pour initier les enfants d’âge préscolaire (3 à 6 ans) à l’électricité et l’énergie. Le géant allemand de l’électronique a aussi produit des CD-ROMS pour les adolescents qui ont tous été légitimés par l’Association allemande de pédagogie. Voir en ligne sur le site de la fondation Siemens




                      • Daniel Roux Daniel R 30 mai 2009 13:58

                        Toujours la même rengaine. On fait comme si...

                        Comme si l’Europe était un espace démocratique,
                        Comme si les peuples étaient associés à quoique ce soit,
                        Comme si nous n’avions pas dit NON NON ET NON à l’orientation libérale et à la casse des services publics,
                        Comme si l’entrée des anglais, imposée par les USA, n’avaient pas gâché définitivement une chance historique de créer une alternative économico-sociale à la folie américaine,
                        Comme si les hommes politiques mis au pouvoir par des modes d’élections pervers représentaient réellement les citoyens,
                        Comme si ces mêmes hommes n’étaient pas que les serviteurs de leurs riches sponsors,
                        Comme si ils n’étaient pas nos ennemis de classe.

                        Et vous voudriez faire comme si nous adhérions sous prétexte que nous allons voter ?

                        Seule satisfaction, les sondages (pour ce qu’ils valent) annoncent un score anti-sarko de plus de 70%. Le Petit Timonier mis en minorité va t-il dissoudre l’Assemblée pour rétablir la démocratie en France ?

                        Le PS n’étant même pas capable de s’engager publiquement pour le démantèlement des LOIS SARKOZISTES et de reconnaitre ses erreurs sur le traité de Lisbonne, j’irai voter pour le FRONT DE GAUCHE. Au moins eux s’engagent à tout faire pour tenter de freiner l’appauvrissement programmé des peuples européens au profit unique des riches actionnaires des multinationales.


                        • Reinette Reinette 30 mai 2009 15:34

                          voter pour le FRONT DE GAUCHE. Au moins eux s’engagent à tout faire pour tenter de freiner l’appauvrissement programmé des peuples européens au profit unique des riches actionnaires des multinationales (Daniel R)



                          Le front de gauche, c’est qui
                           : M.G. Buffet et Melenchon


                          1) Buffet = PC, s’allie au PS à la moindre occasion (exemple, parmi d’autres élections régionales de 2004 dans 14 autres régions, le PCF fait liste commune avec le PS ... dès le premier tour) sauvons le peu qu’il nous reste grâce au PS !


                          2) Melenchon = ex-PS, en 2005 ont voté OUI au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe (Melenchon attend 2009 = 4 ans ? pour sortir du PS !)


                        • Marianne Marianne 30 mai 2009 18:04

                          Reinette,

                          Mélenchon a fait campagne pour le NON au TCE et a quitté le PS pour fonder le Parti de gauche justement pace qu’il était en désaccord avec l’approbation par ce parti de cette constitution et du Traité de Lisbonne :

                          http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=22716


                        • Reinette Reinette 30 mai 2009 22:35

                          Marianne, bonsoir

                          Mélenchon a quitté le PS quatre ans après le referendum.

                          4 ans étonnant ?

                          (j’ai eu l’occasion de discuter avec lui quelquefois, en 2003 je lui avais demandé quand il allait quitté le PS)

                          bon c’est vrai, vaut mieux tard que jamais

                          cordialement


                        • xray 30 mai 2009 16:31

                           

                          Le piège européen :
                          Le piège est fermé définitivement. Il ne s’ouvrira plus. Vous pouvez voter pour ce qu’il vous plaira. Cela n’a plus aucune importance. 

                          Par sa disparité d’intérêts nationaux, l’Europe est ingérable. 
                          On peut même affirmer inconstructible. 
                          Les hauts fonctionnaires le savent très bien mais ils gagnent à se taire. 
                          Pour ceux qui détiennent le pouvoir, la seule échappatoire est de pourrir la vie du plus grand nombre. On peut compter sur les élus européens pour s’y employer. 


                          Le bourbier européen 
                          http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2009/05/09/le-bourbier-europeen.html 

                          Les 12 impasses de la construction européenne 
                          http://www.u-p-r.fr/ 

                          Un Rabbin appelle à voter pour la liste anti sioniste.
                          http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2009/05/08/un-rabbin-appelle-a-voter-pour-la-liste-anti-sioniste.html 

                          La dictature de l’image
                           
                          http://echofrance37.wordpress.com/ 

                          La niche à chien fait de la résistance.
                           
                          (Par nature, les fonctionnaires sont toujours à la recherche de quelque chose à voler.) 
                          http://echofrance23.wordpress.com/ 

                          Qu’elle soit matérielle ou cérébrale, 
                          La misère est le fondement de la société de l’argent. 


                          • L'enfoiré L’enfoiré 31 mai 2009 19:25

                            Xray,
                            Rien ne sert de le constater, il faut en rechercher les raisons.
                            Gratter un peu, il n’y a pas que le social et là je suis tout à fait d’accord.
                            Une petite dissertation là-dessus, là on rentrerait dans le vif du sujet.
                            Merci d’y réfléchir.


                          • xray 30 mai 2009 16:32

                             

                            Le poulailler européen 

                            Europe construction 
                            Par sa disparité d’intérêts nationaux, l’Europe politique est ingérable. On peut même affirmer inconstructible. 
                            Les hauts fonctionnaires le savent très bien mais ils gagnent à se taire. 

                            Pour ceux qui détiennent le pouvoir, la seule échappatoire est de pourrir la vie du plus grand nombre. On peut compter sur les élus européens pour s’y employer. 

                            Ils ne construisent rein du tout ! (Ils sont incompétents en tout domaine.) 
                            Tout ce que l’on voit de l’Europe ne son que des images. 

                            Il faut se méfier des images. 
                            Les images masquent des fonctionnaires incompétents, intouchables,  payés à prix d’or pour ne rien faire et toujours à la recherche de quelque chose à voler. 

                            Les fonctionnaires intouchables sont au service d’un pouvoir qui gagne à pourrir la vie du plus grand nombre. Le pouvoir est entre les mains de ceux qui contrôlent le capital de la Dette publique. 

                            Pour la France, le capital de la Dette publique est de cinq fois le budget net de l’
                            État. 


                            Le bourbier européen 
                            http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2009/05/09/le-bourbier-europeen.html 

                            Les 12 impasses de la construction européenne 
                            http://www.u-p-r.fr/ 

                            Un Rabbin appelle à voter pour la liste anti sioniste.
                            http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2009/05/08/un-rabbin-appelle-a-voter-pour-la-liste-anti-sioniste.html 



                            • finael finael 30 mai 2009 17:05

                              Mais que vous apprend on en Histoire ?

                              Un « Etat » européen, et puis quoi encore !

                              Le dernier qui ait plus ou moins existé date du IXème siècle, de Charlemagne.

                              Depuis les destinées de chaque région ont divergé. Des états-nations sont nés (le dernier en date étant l’Allemagne qui ne date que de 1871) et l’évolution actuelle tend plutôt à la destruction de ces états-nations par les puissances financières transnationales.

                              Talleyrand et Metternich envisageaient déjà vers 1815 une Europe sans guerres. Des penseurs affirmaient en 1913 qu’une guerre entre états européens « n’était plus possible ».

                              On sait ce qu’il advint !


                              • L'enfoiré L’enfoiré 31 mai 2009 19:30

                                Finael,
                                Merci pour ce rappel historique. Mais la CE ne date ni de 1815, ni de 1913.
                                Cela date juste d’après la 2ème guerre.
                                Qu’avons nous eu comme guerre en Europe à part une guerre économique ?
                                Celle contre la Serbie n’était pas vraiment une guerre interne à l’Europe ou je me trompe.


                              • finael finael 2 juin 2009 18:33

                                Un peu de patience !


                              • Reneabel 30 mai 2009 17:16

                                L’Europe était une belle idée, un grand projet.Voir ce qu’on en fait est triste. Un grand machin aux frontières floues... mais un ensemble alignés sur l’OTAN et, donc, voué à un ultra-libéralisme irréversible (une Europe « sociale » est irréalisable dans un tel contexte).
                                Une erreur a été d’étendre l’Europe avant de l’approfondir. Il eut fallu que les nations fondatrices se rapprochent et se dotent d’une constitution et proposent, ensuite, aux autres européens de les rejoindre... Au lieu de cela, on a préféré éte ndre-étendre... et fabriquer un traité de Lisbonne (une Constitution bis...) sans demander aux peuples ce qu’ils pensaient. Cela fait penser à la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf ! A la fin : ele éclate...
                                Autre

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