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Accueil du site > Actualités > Europe > Viktor Orban soutenu par Helmut Kohl ?

Viktor Orban soutenu par Helmut Kohl ?

« La construction de l’Europe n’est pas une utopie, c’est quelque chose très concret qui veut préserver la paix. L’idée de l’Union Européenne est née justement en réponse à des utopies dangereuses qui ont fait faillite au XXe siècle. » (Viktor Orban, novembre 2014).



L’information aurait pu être un poisson d’avril mais ce n’est pas le cas. Le magazine allemand "Bild" a consacré le 4 avril 2016 un long article à l’ancien Chancelier Helmut Kohl à l’occasion de ses 86 ans (il les a eus le 3 avril). À cette occasion, il a révélé que Helmut Kohl soutenait le Premier Ministre hongrois Viktor Orban et qu’il le recevrait chez lui à LudwigsHafen-Oggersheim la semaine prochaine, le 19 ou le 20 avril 2016.


Une polémique en pleine crise des réfugiés

Cette nouvelle a créé la polémique tant en Allemagne qu’en Europe en général, même si cette information ne semble pas être parvenue jusqu’aux médias français (je peux me tromper mais à ma connaissance, personne ne semble pour l’instant s’en être intéressé en France), alors que, par exemple, le Ministre luxembourgeois des Affaires Étrangères et européennes et de l’Immigration et de l’Asile, Jean Asselborn (du Parti ouvrier socialiste luxembourgeois, il est à ce poste depuis le 31 juillet 2004 et a obtenu la Grand-Croix de l’ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne en décembre 2010), a vivement réagi contre cette invitation du Chancelier de la Réunification.

Ce n’est pas la première fois que Helmut Kohl, dans sa retraite, a rencontré Viktor Orban, il l’a fait déjà en 2000 et en 2006. Mais cette rencontre et ce soutien inattendus (et inespérés) interviennent à un moment clef de l’histoire européenne. Confrontée depuis plusieurs années à un flux migratoire très fort en raison de l’exil de centaines de milliers de personnes venant de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan et d’autres pays fortement touchés par les troubles islamistes en Afrique et au Proche- et Moyen-Orient, l’Europe cherche un moyen à la fois d’assumer ses responsabilités de solidarité et d’humanisme et d’organiser le mieux possible l’accueil pratique des réfugiés.

Or, la Chancelière allemande, Angela Merkel, chef de la CDU (le parti qu’avait dirigé Helmut Kohl aussi), mettant tout son poids politique dans le dossier (le vide politique en Allemagne l’a beaucoup aidée), a pris la tête de ceux qui voulaient d’abord mettre en priorité les obligations humanitaires devant les conséquences sociales et économiques qui en découleraient forcément au sein des peuples.

Viktor Orban, au contraire, a pris la tête de ceux qui refusaient cette entrée massive de réfugiés, prétextant souvent l’incompatibilité de l’islam et de l’esprit européen avec l’héritage chrétien. Pour cela, il a été le premier à remettre le contrôle aux frontières en Hongrie, et même à ériger une clôture de quatre mètres de haut pour empêcher l’entrée des réfugiés sur le territoire hongrois. Une mesure historiquement dramatique quand on sait que la Hongrie a bénéficié de nombreuses mesures d’accueil de la part de ses voisins européens lors de l’insurrection de Budapest et qui fut l’un des premiers pays à avoir provoqué la chute du mur de Berlin. Il y a vingt-cinq ans, on abattait les murs et depuis un an, on en érige de nouveaux en plein cœur de l’Europe.

Rappelons en effet que le 4 novembre 1956, douze jours après le début de l’insurrection contre la dictature communiste, les troupes soviétiques entrèrent à Budapest et attaquèrent la Hongrie. Environ 2 500 Hongrois furent tués en six jours et 200 000 se réfugièrent vers l’Ouest, la plupart en Autriche. L’Autriche a immédiatement accepté de porter secours aux réfugiés hongrois. Pour ces derniers, l’Autriche était une nation de salut pour leur vie. Aujourd’hui, près de soixante ans plus tard, la Hongrie traite les réfugiés syriens de manière scandaleuses.

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Viktor Orban a même annoncé le 24 février 2016 l’organisation d’un référendum (« sur la question des quotas obligatoires de répartition ») pour faire approuver par le peuple hongrois la fermeture des frontières aux réfugiés syriens et irakiens, qui devrait probablement être un succès pour le gouvernement hongrois. Prenant le leadership des pays anti-immigration, et trouvant de solides alliés au sein du nouveau gouvernement conservateur polonais issu des élections législatives du 25 octobre 2015, Viktor Orban fait en ce moment une tournée européenne pour convaincre ses homologues européens. Lorsqu’il viendra en Allemagne, il ne rencontrera pas Angela Merkel mais son ancien mentor, Helmut Kohl.


Les idées européennes de Helmut Kohl

Selon Helmut Kohl, Viktor Orban est « un Européen cœur et âme » dont l’ancien Chancelier a vanté et a « toujours défendu » la politique « contre diverses critiques ». Si Helmut Kohl, qui vient de l’inviter, est un ami, c’est parce que Viktor Orban est un homme politique qui a participé aussi à la libéralisation de l’Europe centrale et orientale en la libérant du joug soviétique.

À l’occasion de la parution, le 5 novembre 2014, du livre de Helmut Kohl "Aus Sorge um Europa" ("Par Souci de l’Europe"), Viktor Orban avait exprimé ses vues proches de celles de l’ancien Chancelier : « Avec M. Kohl, je suis convaincu que les valeurs les plus importantes de l’Europe sont les nations… En Europe, les nations sont la réalité, les États-Unis de l’Europe, c’est l’utopie. (…) Car il y a des racines nationales millénaires, et les couper équivaudrait à un suicide. ». Il se disait aussi d’accord avec Helmut Kohl qui s’inquiétait de la bureaucratie de Bruxelles : « Nous ne voulons pas une institution mammouth indépendante bureaucratique et centralisée. ».

Néanmoins, comme le rapporte Jörg Haas dans son analyse du livre de Helmut Kohl le 11 décembre 2014 : « L’ancien Chancelier allemand continue de penser qu’avec l’euro, l’unification européenne est devenue "irréversible" (p. 77) et qu’il s’agit d’une condition préalable à l’union politique. Cependant, il s’inquiète du fait que l’UE et ses États membres se sont trop préoccupés d’eux-mêmes ces dernières années et qu’à cause des erreurs du passé, la confiance et le courage dont l’Europe a cruellement besoin pour progresser lui font défaut. Selon H. Kohl, cette situation est très préoccupante car une simple association de pays hostiles à l’idée de transférer une partie de leur souveraineté au niveau européen pourrait être la proie des "fantômes du passé", à savoir le nationalisme et la guerre (p. 95). Dans le même temps, il comprend que les appels à créer les "États-Unis d’Europe" aient pu alimenter la crainte d’une centralisation excessive. Il soutient qu’il n’aspire pas à des États-Unis sur le sol européen, mais à de la diversité, de la subsidiarité et de la tolérance. (…) Il en appelle au retour aux valeurs et à la vision des pères fondateurs de l’Union Européenne, et souligne, dans ce contexte, le rôle crucial du leadership politique. (…) Il termine en faisant part de son espoir de voir un jour les citoyens de toute l’Europe parler d’une "Europe des patries au sein d’une patrie européenne commune" (p. 119). ».


Viktor Orban, jeune "prodige" de la politique hongroise

Député de Hongrie depuis le 2 mai 1990, Viktor Orban a cofondé l’Alliance des jeunes démocrates (Fidesz) le 30 mars 1988 et a réclamé très vite des élections libres tout en participant à la réhabilitation d’Imre Nagy le 16 juin 1989 (à 26 ans, il était alors déjà un orateur très charismatique). Il est le président du Fidesz (l’actuel parti au pouvoir) du 18 avril 1993 au 29 janvier 2000 et depuis le 17 mai 2003. De 1992 à 2000, il fut vice-président de l’Internationale libérale, et vice-président du PPE (le Parti populaire européen, qui regroupe notamment la CDU et Les Républicains) jusqu’en 2012. Il faisait partie des personnes à fort potentiel repérés par Helmut Kohl.

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Et effectivement, son potentiel était élevé. Après les élections législatives du 24 mai 1998 où son parti gagna 148 sièges sur 386, Viktor Orban fut nommé Premier Ministre de Hongrie à l’âge de 35 ans, du 6 juillet 1998 au 27 mai 2002, puis après une période dans l’opposition, il gagna les élections législatives du 25 avril 2010 (le Fidesz a obtenu 263 sièges sur 386) et les élections législatives du 6 avril 2014 (133 sièges sur 199), et est ainsi redevenu Premier Ministre depuis le 29 mai 2010. Parlant très bien l’anglais, il est aussi l’ami du Premier Ministre britannique David Cameron et de l’ancien président du PPE, le Français Joseph Daul.


Infléchir ou encourager ?

La nouvelle secrétaire générale du SPD (parti de la grande coalition avec la CDU), Katarina Barley, élue à cette fonction au congrès du SPD du 11 décembre 2015, ne doute pas de la ferveur européenne de Helmut Kohl (qui est « un Européen convaincu ») et pense même que sa rencontre avec Viktor Orban serait un moyen d’infléchir la position de ce dernier sur la crise des réfugiés et sur la liberté de la presse en Hongrie.

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Mais pour Angela Merkel, après la rencontre, il y a six mois, entre Viktor Orban et Horst Seehofer, le président de la CSU bavaroise très opposé à la politique en faveur des réfugiés (Ministre-président de la Bavière depuis le 27 octobre 2008 et Président de la République fédérale d’Allemagne par intérim du 17 février 2012 au 18 mars 2012), cette nouvelle rencontre demeurera un camouflet, un véritable affront.

Elle n’a certes plus besoin de ce parrain encombrant que certains croyaient même à l’agonie en juillet 2015 (hospitalisé en soins intensifs le 2 juin 2015 à Heidelberg, il a regagné, après vingt-quatre semaines d’hospitalisation, son domicile de Ludwigshafen-Oggersheim en octobre 2015 et il est aujourd’hui très diminué, ayant du mal à parler et à déglutir) mais cette rencontre réduira à nouveau la marge de manœuvre d’Angela Merkel dans une Europe trop crispée pour mettre en pratique les idées humanistes de l’héritage chrétien de l’Europe dont se réfèrent paradoxalement des personnalités comme Viktor Orban pour expliquer leur opposition à l’accueil des réfugiés.

Les crises économiques ont toujours eu cette conséquence de l’avancée dans les peuples du repli sur soi et du refus de l’autre. Les véritables hommes (ou femmes) d’État sont ceux qui sont capables de rester sur les fondamentaux …et de s’y tenir.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (14 avril 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Helmut Kohl.
Angela Merkel.
La crise des réfugiés.
La Réunification de l’Allemagne.
La Hongrie d’Imre Pozsgay.
La Hongrie d’Arpad Goncz.
La Hongrie de Viktor Orban.
L’héritage chrétien.
La construction européenne.

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15 réactions à cet article    


  • Phalanx Phalanx 14 avril 17:05

    Article de propagande. Vos «  »réfugiés«  » sont pour leur grande majorité des envahisseurs qui n’hésitent pas à utiliser la violence pour forcer leur entrée dans des pays qui ne leur doivent rien. Ils viennent pour la plupart prendre ce qu’il y’a prendre sur la terre que nos ancêtres ont enrichis.


    Il n’ya pas à leur en vouloir, c’est réaction bien normale, ce qui est impardonnable c’est la lacheté et la traitrise des dirigeants européens.

    Viktor Orban est une lumière dans le crépuscule de l’Europe. 

    Pour votre parallèles historiques douteux, les hongrois se sont réfugiés chez leur voisins européens, pas en Arabie Séoudite ou en Turquie. Ce fait renforce donc son affirmation de bon sens que l’Islam est incompatible avec l’esprit Européen (ce n’est pas une tare).

    Et si vous êtes tant que ça préocupé par les valeurs humanistes de votre héritage Chrétien (que vous nous ressortez que pour mieux le détruire), voila quelques suggestion :

    - N’allez pas bombardez des pays qui ne vous ont rien demandé (même au nom de la démocratie, des droits de l’homme ou pour sauver les bébés phoques)
    - Ne promettez pas l’entrée gratuite de notre pays a des gens de l’autre coté de la mer (comme ça il ne se jette pas à l’eau pour tenter leur chance)
    - Si un pays est en guerre aidez les (vrais) réfugiés en construisant des zone sécurisés aux frontières.
    - Ne préparez pas le génocide des européens, tot ou tard ils se rendront compte de votre traitrise et des rivières de sang couleront.

    Conclusion : c’est votre idéologie folle furieuse qui répand souffrance et mort à travers le monde, ne rejetez pas la faute sur les patriotes.
     

    • Ouallonsnous ? 15 avril 17:02

      @Sylvain Rakotoarison

      « Les véritables hommes (ou femmes) d’État sont ceux qui sont capables de rester sur les fondamentaux …et de s’y tenir. »

      Il est vrai, mais les véritables journalistes aussi, et ces véritables fondamentaux ne sont pas ceux de la désinformation !


    • lloreen 14 avril 17:57

      La construction européenne est un vide abyssal, sans queue ni tête, ni fondement ni but.
      Une bulle, comme toutes les autres,, initiée par ceux qui ont de tout temps cherché le moyen de vivre confortablement de la sueur, des idéaux et des rêves de ceux qui ont été obligés de « gagner leur vie »...
      Plutôt de que construire des châteaux de sable, ces pseudo élites auraient eu depuis belle lurette l’ occasion de contribuer à une amélioration des conditions de vie de leurs concitoyens, comme les médecins, les chercheurs, les ingénieurs, les architectes, les jardiniers, les agriculteurs et j’ en oublie,bref, tous ceux qui se sont fixé pour but de contribuer à embellir la vie et le cadre de vie.

      Tous ces « constructeurs européens » ont cherché et trouvé leur sinécure, celle de leurs amis, amis de leurs amis, famille et belle-famille pour des décennies.
      Il n’ y a pas à chercher loin dans l’ histoire, pour retrouver ce genre d’ exemple, ils sont légions.

      Tous les peuples , sur le territoire européen ou ailleurs ont toujours vécu en bonne entente en règle générale et si tensions et agressions il y eut, c ’est parce que certains se sont mis en tête de s’ occuper de ce qui ne les regardait pas loin de chez eux et souvent au détriment de ceux qui y étaient.

      Il y a eu des exemples de réussites, notamment en Allemagne où de nombreuses communes se sont regroupées en fédérations pour conclure des accords et des traités entre elles.
      C’ était le cas jusqu’ en 1914, date à laquelle cette réussite qui en contrariait certains fut torpillée par l’ agression du territoire allemand, occasionnant une ribambelle de conflits qui perdurent de nos jours.

      Ce canevas de « construction européenne » est une idée commerciale. La meilleure preuve en est que toutes les « avancées » l’ ont été pour les poches d’ une minorité à la recherche d’ intérêts personnels, tout cela aboutissant à l’ émergence de holding et de cartels qui s’ assoient sur le droit fondamental des peuples à disposer d’ eux-même en les soumettant par la contrainte de la pseudo-dette, donc par le racket à accepter des conditions abusives issues du droit commercial sans aucune légitimité pour le faire.

      Il ne reste lus qu’ à inventer la « construction galactique » lorsque la bulle de la « construction européenne » éclatera.
      Certains sont déjà dans les starting blocks...
      http://www.droit-technologie.org/actuality-1771/le-luxembourg-invente-le-droit-minier-extraterrestre-et-ce-n-est-pas.html
      Quant à la « Belgique » (alias des corporations privées régies par le code commercial uniforme), elle a flairé le bon filon aussi.
      http://www.droit-technologie.org/actuality-1110/la-belgique-se-dote-d-une-legislation-sur-les-activites-spatiales-pou.html

      Toutes ces bulles auront eu le mérite d’ attirer l’ attention des populations sur tous les leurres inventés par quelques marchands pour s’approprier de façon totalement illégitime de ce qui appartient à tous et à personne en particulier.

      Depuis 2014, il existe la cour internationale de justice à Vienne qui a pour rôle d’ appliquer le droit naturel et la loi commune, de défendre et d’ assurer le respect des droits fondamentaux , inviolables et inaliénables des êtres humains face aux abus de droit commis par des sociétés commerciales,« républiques » et autres ONG (« ministères », « police » ,... qui bafouent les droits reconnus par la déclaration universelle des droits de l’ homme.
      https://www.iccjv.org/

      De nombreux cantons en Suisse et des communes étrangères (Tchéquie, Slovaquie, Italie) sont déjà déclarés pour se placer sous sa juridiction et intenter des procès en justice pour crimes contre l’ humanité.
      Une plainte y a déjà été enregistrée contre l’ ONG régie par le CCU (code commercial uniforme) « république autrichienne » pour crimes contre l’ humanité .
      https://www.iccjv.org/case-icc-2015-1201-2-dh

      Canton de Berne
      https://www.iccjv.org/startupbern
      Canton de Schaffhausen
      https://www.iccjv.org/startupschaffhausen

      Déclaration auprès de la CPI de la Hague.
      https://www.iccjv.org/istgh

      Quant à l’ Allemagne, elle est depuis le 4 avril 2016 une fédération suite à la réactivation des communes de la part de collectifs citoyens souverains. Cela n’ est qu’ un début.
      Il n’ y a besoin ni de « représentants » grassement payés, ni de politiciens corrompus pour agir dans le but de retrouver la souveraineté des peuples.

      Quant à la France, un collectif citoyen s’ est rassemblé et a crée le conseil national de transition de France ,qui est de fait le seul organe juridique légitime en France, promulgué le 18 avril 2015 et déclaré à l’ ONU le 29 septembre 2015, reconnu par l’ OTAN et l’ ONU.
      http://www.conseilnational.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=69

      Les peuples partout sur le territoire européen sont en train de prendre leur destin en mains et ce ne sont pas les ONG « république », « ministère », « police », « cour d’ appel »...régies par le CCU et enregistrées en tant que telles auprès de la SEC américaine (security & exchange commission) qui y changeront quelque chose même si elles déploient leurs stratagèmes pour s’ y opposer.


      • Alren Alren 15 avril 16:32

        @lloreen

        C’était le cas jusqu’ en 1914, date à laquelle cette réussite qui en contrariait certains fut torpillée par l’agression du territoire allemand.

        En 1914, c’est le Kaiser d’Allemagne Guillaume II qui voulait la guerre pour abattre la Russie tsariste, puissance montante et alliée de la France avec laquelle elle pouvait prendre en tenaille son pays.

        En 1939, c’est Hitler qui a déclenché la Seconde guerre mondiale en faisant tirer par un cuirassé allemand contre le port de Dantzig.

        La vie pacifique entre pays d’Europe avant 1914 n’existait pas partout : une terrible guerre par le nombre de morts déchirait les Balkans en 1912.


      • sls0 sls0 14 avril 22:51

        Je ne partage pas les idées de Viktor Orban mais je partage encore moins les idées de l’oligarchie de Bruxelles.
        Comme Helmut je suis un européen*, l’Europe que j’envisageais à disparue avec le traité de Lisbonne.
        Peut être que l’Europe d’Helmut a aussi disparue.

        Helmut à son âge ne doit plus trop faire attention à la bienséance ou bienpensance, il peut être lui même.
        Avec l’âge vient parfois la sagesse, la sagesse n’aime pas les extrêmes, les « j’ai raison parce que je suis d’un bord ».

        *Je suis originaire des Flandres, quand on regarde son histoire, en fonction du début pris en compte, elle a changé 13 à 15 fois de nationalité, ceci parfois après des batailles et des guerres. Plus de deux millénaires de conneries peuvent rendre l’Europe attirante et changer 13 fois de nationalité relativise la notion de nationalité, ce qui n’a pas empêché grand-père, père et oncle de s’être battu pour la France.

         


        • Parrhesia Parrhesia 15 avril 10:26

          >>> Aujourd’hui, près de soixante ans plus tard, la Hongrie traite les réfugiés syriens de manière scandaleuses.<<<

          Et Vlan !!

          Nous revoici avec une piqûre de rappel nous replaçant le cas des réfugiées syriens en alibi de l’immigration massive qui nous est imposée par les mondialistes !!!

          Cela en devient ridicule !

          Peuples de la nouvelle contre-Europe, êtes vous en mesure de chiffrer le pourcentage exact de réfugiés qui sont véritablement syriens dans la masse de migrants qui vous est imposée maintenant quotidiennement par le nouvel ordre mondial ???

          Oui, vraiment r i d i c u l e ... et manipulateur !!!


          • Pierre Pierre 15 avril 11:58

            « ...l’Europe cherche un moyen à la fois d’assumer ses responsabilités de solidarité et d’humanisme et d’organiser le mieux possible l’accueil pratique des réfugiés. » Le meilleur moyen de d’assumer ses responsabilités est de cesser d’armer et de soutenir les islamistes armés. Il faudrait commencer par penser ainsi.

            « ...la Hongrie a bénéficié de nombreuses mesures d’accueil de la part de ses voisins européens... » Il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. Il faut relire l’histoire aussi. La Hongrie a fait partie des pays qui ont envahi l’Union soviétique en 1941. Onze ans après le guerre et en pleine guerre froide, il était inacceptable pour l’Union soviétique de voir la Hongrie rejoindre le camps occidental. La Hongrie a connu l’occupation musulmane jusqu’en 1718. Elle sait ce que c’est et elle n’a pas de leçon à recevoir de l’Union européenne et de la France en particulier qui était d’ailleurs alliée à l’Empire ottoman à cette époque. Les Hongrois sont un peuple souverain dont le pays a perdu de grands territoires suite au partage de l’Europe qui a suivi la Première Guerre mondiale. Elle veut rester homogène chez elle et c’est son droit. Cela vient d’où cette idéologie que les peuples, les cultures et les religions doivent se mélanger ? On voit bien que c’est source de problèmes là où cela se pratique. 
            « ...on en érige de nouveaux en plein cœur de l’Europe. » Non ! Aux frontières de l’Europe.
            « ...les idées humanistes de l’héritage chrétien de l’Europe... » Réunir humanisme et héritage chrétien est un oxymore. C’est l’un ou c’est l’autre. 
            En tout cas, bravo à Helmut Kohl pour sa vision juste de l’Europe.

            • Phalanx Phalanx 15 avril 13:57

              @Pierre

              Sans Christianisme il n’y aurait jamais eu d’humanisme. 

              On voit aujourd’hui que le Gauchisme est une totale dégénérescence du Christianisme institutionnel (catéchisme, inquisition, glorification du prochain/autre, culpabilité, auto sacrifice...)

            • Pierre Pierre 15 avril 14:52

              « Sans Christianisme il n’y aurait jamais eu d’humanisme. » C’est exact sauf que l’humanisme est une réaction au christianisme. L’humanisme met l’être humain au premier plan alors que le christianisme y met Dieu. Les valeurs humanistes et les valeurs chrétiennes sont bien des valeurs européennes mais elles ne fusionnent pas. 

              Le gauchisme tel qu’il est au pouvoir en France est à la fois une dégénérescence du marxisme, de l’humanisme et du libérialisme, Il rejette les valeurs chrétiennes qui sont pourtant respectées par la majorité des Français. 



              • Phalanx Phalanx 17 avril 18:26

                @Pierre

                Le Christianisme a préparé le terrain pour l’Humanisme.

                Les gens, complètement incultes, oublient la révolution mentale que fut le Christianisme. En évoluant , ce dernier a permis le capitalisme et l’humanisme.

                Valeur révolutionnaire commune à ces 3 isme : l’individu. 



              • Zolko Zolko 15 avril 16:01

                Difficile de savoir par où commencer, tellement cet article est nul :
                 
                1) Angela Merkel a violé je ne sais combien de traités Européens, sans concertation avec les autres pays Européens, Viktor Orban n’a fait que les appliquer.
                 
                2) Il ne s’agit pas de réfugiés Syriens mais de migrants de partout : il y a entre 1/3 et 1/4 de Syriens parmi les flux migratoire. Les autres sont das Pakistanais, des Marocains, des Africains, Iraniens, et même Albanais.
                 
                3) les murs que la Hongrie a démoli étaient des murs d’enfermement, comme ceux de la bande de Gaza actuellement, qui empêche aux habitants de sortir. Les frontières qui s’érigent en ce moment sont des barrières de protection qui empêchent des gens d’entrer. C’est la différence qu’il y a entre les fenêtres d’une maison et les barreaux d’une prison.
                 
                4) l’Autriche-Hongrie a été un pays unique pendant des siècles, alors quand les réfugiés (des vrais) Hongrois sont arrivés en Autriche, ils ont été considérés comme des cousins. Qu’avons-nous en commun avec des Afghan ou des Irakiens ?


                • Zolko Zolko 15 avril 16:11

                  au fait :
                   
                  « les idées humanistes de l’héritage chrétien de l’Europe »
                   
                  vous avez un peu oublié de préciser quels sont ces idées humanistes chrétiennes de l’Europe. Moi, ce que j’ai appris dans mes cours d’histoire - mais je n’écoutais pas beaucoup, c’est vrai - c’est : les 2 guerres mondiales ayant fait des dizaines de millions de morts, l’esclavage de dizaines de millions d’Africains, des guerres coloniales dans le monde entier, le massacre des protestants par les catholiques, l’inquisition, l’extermination des Indiens d’Amérique ...
                   
                  C’est ça qu’il faut préserver ? Ou pensez-vous plutôt aux mensonges de la guerre contre l’Irak, contre la Libye et la Syrie, ou alors le coup d’état en Ukraine ?


                  • Ouallonsnous ? 15 avril 17:17

                    « les idées humanistes de l’héritage chrétien de l’Europe » devraient déboucher sur le recensement des besoins du plus grand monde pour diriger l’économie !

                    Même si cela a des relents de communisme,qui effarouchent vos intellects formatés par la propagande anglo-yankee, nous serons surs d’arriver à un résultat satisfaisant pour la majorité des humains, car si ont y réfléchit bien, cela est bien plus proche de la doctrine chrétienne originale que la peur viscérale que les entités colonialistes anglo-yankees ont du partage des biens et des richesses pour le bien du plus grand nombre  !


                    • Ouallonsnous ? 15 avril 17:52

                      @Sylvain Rakotoarison

                      Vous feriez bien de méditer ces lignes qui datent de 1914 ;

                      « Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes  et vous savez très bien si vous le faites, qu’elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico.

                      Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »

                      (John Swinton, rédacteur en chef du New York Times, à l’American Press Association – 1914.)…

                      Mesurez vous le « sur place » effectué par la liberté d’expression depuis un siècle, que ce soit de l’autre coté de l’Atlantique où dans notre vieille Europe et nouvelle UE depuis un siècle ?

                      Quelle conclusion en tirez vous ?


                      • raymond 15 avril 18:51

                        Persuadé qu’il était mort, apparemment il n’en est pas très loin.

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