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Accueil du site > Actualités > Europe > Zone euro : la leçon démocratique grecque

Zone euro : la leçon démocratique grecque

N’en déplaise à Nicolas Sarkozy, la décision du Premier ministre grec de soumettre le plan d'aide européen décidé le 26 octobre dernier à l'approbation de ses concitoyens est un bel exemple de démocratie.

Berceau de la démocratie, la Grèce en rappelle la définition à ceux qui l’avaient oublié : l'exercice du pouvoir sur le peuple par le peuple. Les partenaires européens de la Grèce n’ont pas, comme on peut le lire ici ou là, à se sentir trahis. Car de toute évidence, le plan de secours pour la Grèce et la zone euro adopté difficilement le 26 octobre dernier n’est pas viable sans un consentement minimum des principaux intéressés à savoir, les peuples condamnés à l’austérité.

Il ne s’agit pas de céder à un quelconque populisme mais si le vieux continent une spécificité qui lui donne toute sa valeur et sa place dans la mondialisation, c’est la notion de démocratie.

Si les autorités allemandes semblent déplorer ce choix de recourir à un référendum, il ne faut pas oublier que le flottement dans les décisions prêté à la Chancelière tient au fait qu’elle a, à l’inverse de son homologue français, constamment rendu compte devant son parlement.

Le coup d’éclat grec met au grand jour le talon d’Achille de la construction européenne : des avancées technocratiques et économiques qui ont, sur la base d’une pseudo élite éclairée, fait les choix à la place des peuples.

La situation actuelle constitue un retour de manivelle pour des institutions européennes qui ont toujours remis aux calendes grecques la mise en place d’une europe politique c’est-à-dire pleinement démocratique.

L'incompréhension voire la consternation qui prédomine chez les décideurs de la zone euro au lendemain de l’annonce de la décision du Premier ministre grec George Papandreou témoigne du fossé qui s’est creusé entre les opinions publiques et les dirigeants sur la question européenne.

Certes, comme le clame l'opposition grecque, la décision du chef du gouvernement socialiste est porteuse d'instabilité d'ici à l'organisation du scrutin mais on ne voit pas comment il aurait pu passer outre une opinion publique nationale qui considère le plan de Bruxelles comme une atteinte à la souveraineté de leur pays.

A juste titre, le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb, estime que le référendum équivaudra à un vote sur l'appartenance du pays à la zone euro. Mais ce choix et ses lourdes conséquences n’appartiennent qu’au seul peuple grec.

Joint au téléphone par RTL, le socialiste Pierre Moscovici, ancien ministre des affaires européennes, a estimé que, "les Grecs ont le droit de choisir leur destin !" avant d'ajouter que "derrière tout ça, il y a un procès qui peut être fait, c'est celui de l'Europe elle-même, de ses tergiversations, de ses incertitudes (...) cela fait tout de même 18 mois qu'on pressure ce pays, ses dirigeants (...) il est donc assez logique qu'à un moment donné Georges Papandréou cherche une forme de vaccination populaire".

Même son de cloche pour Jean-Luc Mélenchon qui a rappelé sur France Info "qu’il y a eu 13 grèves générales en Grèce et chacune a réclamé un référendum". "Georges Papandréou savait qu'il ne pourrait pas tenir plus longtemps sans consulter le peuple grec". "C'était un minimum de démocratie" a jugé le leader du Front de Gauche.

Sans surprise, Christian Estrosi pour l’UMP évoque à l'opposé "une décision incompréhensible". "Quand on sait le mal que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont eu à faire adopter ce plan courageux, je déplore cette décision qui me paraît totalement irresponsable de la part du Premier ministre grec". "Lorsque l'on est en situation de crise et que d'autres veulent vous aider, il est insultant de tenter de sauver sa peau plutôt que prendre ses responsabilités".

Le FN par la voix de Florian Filippot, directeur de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, se réjouit de la décision pour une autre raison. En bon nécrophage, il plaide en faveur "d’une fin organisée et concertée de l'expérience malheureuse et ratée de l'euro".


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61 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 2 novembre 2011 09:09

    Bonjour, Marc.

    Vous avez raison pour la question posée, mais la réponse sera celle du peuple souverain et non celle d’un petit groupe d’individus qui s’est accaparé tous les droits de décision sans même un mandat des députés européens.


  • Fergus Fergus 2 novembre 2011 15:56

    @ Marc.

    « Soviétique » ? Comme vous y allez ! C’est donc ainsi que vous voyez la consultation du peuple, appelé aux urnes lorsque la société est bloquée ? Nous ne partageons effectivement pas la même conception de la démocratie.

    Bonne journée. 


  • Traroth Traroth 2 novembre 2011 16:29

    Oui demander son avis au peuple, et ne pas considérer que sa réponse est la bonne ou la mauvaise, mais simplement ce qui doit être fait, très soviétique, tout ça !

    Gélone et ses anathèmes idiots toujours renouvelés...


  • Traroth Traroth 2 novembre 2011 17:03

    Examinons le scénario suivant : la Grèce quitte l’euro, rétablit la drachme, déclare qu’elle ne remboursera pas la dette libellée en euros et se finance désormais auprès de sa banque centrale. Elle en profite pour rétablir des barrières douanières en fonction de la situation sociale, fiscale et environnementale des pays exportateurs.

    Quel est le risque, pour la Grèce, exactement, par rapport à la situation actuelle ?


  • perlseb 2 novembre 2011 19:11

    C’est peut-être le retour heureux d’une forme d’autarcie. Soit les grecs choisissent le libéralisme et perdent toute souveraineté, acceptent l’austérité jusqu’à en mordre la poussière et vendent l’ensemble de leurs biens publics aux étrangers (fin de l’état grec en tant que tel), soit les grecs reprennent le pouvoir et forcément devront se débrouiller tout seul.

    A mon avis, ils ont tout intérêt à rechercher l’autarcie. D’ailleurs, être libre c’est souvent avoir une forme d’autonomie. Ils reviendront à une forme de moyen-âge pour certains, mais à une société bien moins destructrice à mon avis. Que j’aimerais que le pétrôle soit déjà hors de prix en France (plus d’avions, plus de voitures) : on mangerait du local non toxique (fin des tracteurs et de l’agriculture qui nous empoisonne). Mais les gens préfèrent être dans un bureau à brasser de la paperasse (c’est moins salissant) et bouffer du poison, allez savoir pourquoi... Il paraît que c’est ça le progrès, même si on doit baisser son pantalon pour rembourser une dette odieuse.


  • appoline appoline 3 novembre 2011 11:59

    Il faudrait déjà expliquer aux grecs les implications de leur décision d’une part et d’autre d’ailleurs mais faudrait il que les dirigeants le sachent. Quant aux pseudo élites qui donnent des leçons de morale ou du moins qui tentent de les donner, arrivent-ils déjà à différencier leur main gauche de leur main droite, j’ai quelques doutes.


    Quant à Moscovici, n’oublions que la merde récurrente qui envahit allègrement les couloirs des diverses assemblées et autres ministères et plonge la France dans un marasme sans nom, est due en grande partie au passage socialiste à l’Elysée et leur racolage éhonté du nombre de voix, la moindre des choses, serait de ne pas trop la ramener.

  • Fergus Fergus 2 novembre 2011 09:07

    Bonjour, Henry.

    Cette condamnation de l’initiative de Papandréou par les Sarkozy, Merkel et consorts, est symptômatique de la confiscation du pouvoir par une poignée d’individus. Peut-être sommes-nous à un tournant de l’histoire politique de continent avec ce retour annoncé de la parole du peuple souverain, quelles que soient les conséquences du choix.


    • Jánošík Jánošík 2 novembre 2011 16:51

      .........est symptômatique de la confiscation du pouvoir par une poignée d’individus.

      Et de leurs medias, i-tele, BFM, etc....  A voir le tele crochet en Grece aupres de quidams dans la rue, pas un qui pige la decision de papandreou ! Pourtant !!! 

      Ttristement risible ces laquais ...


    • bigglop bigglop 2 novembre 2011 18:53

      Bonjour Fergus et à tous,

      Si nous revenions aux fondamentaux :

      « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le indispensable des devoirs »

      Article 36 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 24 juin 1793



    • Gabriel Gabriel 2 novembre 2011 09:21

      Démocratie = « Pour le peuple et par le peuple ». Ces gens là ont oublié qu’ils sont nos employés, et que leurs décisions doivent être la décision du peuple, ne leur en déplaise. Mais ces employés sont devenus malhonnêtes et ils ont confondu pouvoir et délégation de pouvoir. Ils volent leurs employeurs, c’est-à-dire l’état, les citoyens. Nous devrions donc les pouvoir les mettre dehors avec un passage par la case prison. Le référendum devrait être l’outil de toutes les grandes décisions et le non respect de son résultat par les élus devrait être sévèrement sanctionné.


      • Fergus Fergus 2 novembre 2011 15:58

        Bonjour, Gabriel.

        Entièrement d’accord, et notamment avec la dernière phrase.

        Cordialement.


      • 1Direct 1Direct 2 novembre 2011 09:36

        Grecs : Le choix ? Oui ... de la corde. (Ou : Le jeu du pendu)


        Je suis ulcéré d’entendre les discours et commentaires des dirigeants de l’Union Européenne et en premier la France et l’Allemagne.


        Si nous les écoutons, en dehors des discours de façade, on se rend compte qu’aucun ne pense aux grecs mais uniquement à leurs intérêts.

        Les grecs ? Ils s’en foutent.

        La preuve :

        - Il veulent faire annuler le projet de référendum.

        - Si il n’y arrive pas le duo France-Allemagne veut dicter la question.

        - Que la réponse soit oui ou non, quelque soit la question, le seul résultat sera uniquement que les grecs auront choisi la corde et la main qui les asphyxiera !

         

        En conclusion d’un coté ce sera la corde du partie de Droite qui les a mis dans ce merdier de l’autre ce sera la France et surtout l’Allemagne qui a annoncé, grosse erreur, sa mise sous tutelle.

         

        Transposons nous à la place des grecs.

        Peut on imaginez que les Français, pas nos gouvernants, puisse accepter la mise sous-tutelle de fait par l’Allemagne.

        Ne riez pas, sous le pseudo d’Union Européenne, c’est peu ou prou ce que l’Allemagne, avec la pré-correction de nos budgets et une pénalisation des dérapages budgétaires, ce qui se passe de façon masquée. 

         

        La question n’est pas ici de savoir si on est pour ou contre le fédéralisme, pour ou contre la mise sous tutelle des grecs, la seule question qui prévaut pour les grecs comme pour tout pays, est que les peuples donnent leur approbation à priori et non à postériori comme souvent.

         

        Drôle de façon de pratiquer la démocratie et la liberté de choix des peuples. Ce ne sont devenue que des caricatures. La plus belle démonstration est que le seul argument qui est opposé aux demandes qu’ils ne veulent pas est de dire c’est dans les lois, les traités mais dés que cela les arrangent ils passent outre (quitte à additionner les amendes de Bruxelles) ou changent ces mêmes textes à leurs convenances.

         

        Encore une preuve ?

        Les rachats de dettes des pays par la B.C.E. !

        Une interdiction inscrite dans le « marbre » de la constitution européenne.  smiley :->


        • Taverne Taverne 2 novembre 2011 12:18

          Tout cela est aux antipodes de l’esprit de l’UMP, héraut du populisme ou du droit du peuple à s’abuser lui-même.


          • xray 2 novembre 2011 15:44


            Le piège européen


            Dès l’instant où l’on a parlé de construire l’Europe, on pouvait observer que les plus acharnés à « construire l’Europe »  étaient les plus incompétents en tous domaines. On aurait dû se méfier. 

            Par sa disparité d’intérêts nationaux,  l’Europe est ingérable. 
            On peut même affirmer inconstructible. 
            Les hauts fonctionnaires le savent très bien mais ils gagnent à se taire. 
            Pour ceux qui détiennent le pouvoir, la seule échappatoire est de pourrir la vie du plus grand nombre
            On peut compter sur les élus européens pour s’y employer. 

            Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
            http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 



            • Fergus Fergus 2 novembre 2011 16:04

              Bonjour, Xray.

              L’Europe est non seulement constructible, mais aussi gérable. Encore faut-il, pour cela, arrêter de mettre la charrue avant les boeufs et stopper la fuite en avant libérale.

              L’Europe a un avenir, mais redéfini sur des bases progressistes et un transfert des décisions sur un pouvoir central autre que la Commission car issu des votes du Parlement européen, lui-même investi de pouvoirs réels de contrôle et de censure de l’exécutif européen.


            • Caveman Caveman 2 novembre 2011 16:23

              Une Europe unie, c’était une belle idée sur le fond, mais unir les Européens par la force, sans tenir compte des avis des peuples , ça frise la dictature !

              Robert Schuman doit se retourner dans sa tombe !


              • Bovinus Bovinus 3 novembre 2011 14:43

                Votre commentaire révèle que vous ne comprenez pas grand-chose à la politique ou l’histoire, et ignorez par ailleurs qui était Robert Schuman, et pour qui il travaillait. Par ailleurs, le terme de dictature que vous employez ne s’applique pas au cas présent ; il conviendrait plutôt de parler d’empire. Mais sur le fond, votre intuition vous oriente dans la bonne direction. Persévérez !


              • Traroth Traroth 2 novembre 2011 16:31

                Les réactions d’indignation face à la décision des Grecs d’organiser un référendum me rappellent Baroin en train de déclarer, au moment des révélations de Wikileaks, que la transparence, c’était le totalitarisme...


                • Yvance77 2 novembre 2011 17:04

                  Salut,

                  D’un autre côté, je me demande si cette décision n’a pas été téléguidé par Merkel et Pipole 1er avec la duplicité de Papandréou. Face aux caméras on fait mine de... et en loucedé on se frotte les mimines.

                  Les deux premiers ne voyant pas comment forcer la Grèce à quitter l’Euro(pe) et le dernier à se refaire la virginité d’une jeune mariée pas encore consommée. Là si c’est le peuple qui décide, cela rendra la valda facile à gober

                  Je sais c’est tordu... mais Dieux seul sait de quoi ils sont capables... ces incapapbles !!!


                  • lloreen 2 novembre 2011 17:17

                    Espérons que le gouvernement grec ne dispose pas de l’équivalent de notre article 49-3 de la constitution...pour contrer le résultat du referendum comme cela a été le cas en France en 2005 !

                    Les français avaient voté non à l’adoption du traité de Lisbonne par 53% de voix lors du referendum.
                    Suite à quoi, le président a fait usage de l’article 49-3 pour faire voter le parlement (nos « représentants »...) qui s’est empressé de remettre le vote des français en cause en votant oui...
                    La suite, on la connaît !


                    • thomas1789 2 novembre 2011 17:19

                      Arretez avec votre monde de bisounours :

                      le role d’un politique, c’est de prendre des decisions impopulaire dans les moment difficiles, et parfois contre l’avis du peuple

                      En france, tout le monde et d’accord pour reduire le deficit, sauf quand ca les conernent. Du coup, greve, mouvement social, et reculade du gouvernement, et donc pas de decalage du probleme....

                      Un referedum c’est pareil, la reponse va forcement etre non, et donc dedouanement des politiques, et crise aggravé.

                      Quand la france sera a court de ressources pour se financer, j’aimerais bien voir ce que vous allez dire....


                      • Bovinus Bovinus 3 novembre 2011 14:46

                        Vous, c’est à l’économie que vous ne pigez rien.


                      • thomas1789 2 novembre 2011 17:22

                        et je rajoute, faire un referendum dans ces conditions est tout sauf democratique... hypocrite serait le meilleur terme : les politiques on failli, mais ils ont trouvé un moyen de ne pas assumer le plan d’austerité necessaire.

                        Quel manque de panache...


                        • lloreen 2 novembre 2011 17:23

                          traroth
                          Vu ce que j’ai écrit ci-dessus, la réaction de Baroin est tout à fait dans le ton...
                          Vous ne voudriez quand même pas que le peuple grec se mette dans la tête qu’il a quelque chose à dire, si ?
                          Peut-être qu’après les islandais qui ont déféré les responsables de la catastrophe devant les tribunaux, « nos » politiciens commencent à prendre peur.....

                          La réaction de Baroin reflète la pensée unique tyrannique de ces dictateurs au pouvoir.C’est la preuve même de leur parasitisme.
                          J’ espère de tout coeur que les grecs prendront exemple sur les islandais ! Et que nous serons les prochains à suivre le mouvement !


                          • logan 2 novembre 2011 17:24

                            Il faut éviter de passer d’un extrême à l’autre comme si à chaque nouvelle décision on faisait table rase du passé.

                            Papandréou ça reste quand même celui qui a soumis le peuple Grec à la dictature de la finance, de l’UE et du FMI depuis 3 ans. Donc si aujourd’hui il concède un référendum, ce n’est pas vraiment une « leçon de démocratie », c’est surtout une concession face aux mouvements de grèves générales répétées par un gouvernement aux abois tiraillé d’un côté par sa soumission aux autres dirigeants européens et qui de l’autre à chaud pour son cul parce que les citoyens mécontents deviennent de plus en plus menaçants.
                            Donc loin d’être des donneurs de leçon de démocratie, on voit surtout que ce sont des lâches et que la peur a changé de camp.

                            On peut se réjouir de ce référendum et espérer. Mais il convient quand même d’attendre un minimum avant de sauter de joie et de crier à la leçon démocratique. Papandréou n’est pas un démocrate, les grecs ne sont donc pas à l’abri d’un coup tordu. Et surtout le peuple grec peut être majoritairement de l’avis de Papandréou, on ne peut pas savoir. On a déjà vu plusieurs fois des peuples s’écraser et se faire avoir par la propagande de l’UE, comme par exemple les irlandais.


                            • Doiteau Doiteau 2 novembre 2011 17:24

                              CRISE FINANCIERE EUROPEENNE : LA GRANDE ERREUR DE SARKOZY

                               

                              Contrairement aux critiques formulées à l’encontre du premier ministre grec ayant pris la décision d’avoir recours au référendum sur l’accord européen, je pense que Georges Papandréou a pris une sage décision car le peuple doit avoir le droit de choisir son destin.

                               

                              L’accord européen conclu après presque deux ans de tergiversation, n’était composé que d’artifices financiers. De plus, il n’était pas crédible pour les marchés financiers, la preuve, c’est que la bourse de Paris avait terminé en baisse de 3,16 % le 31 octobre 2011, la veille de l’annonce du référendum.

                               

                              J’ai fait part de mon indignation, depuis des mois, que la politique qui nous est actuellement imposée par nos dirigeants conduira les peuples à la révolte, c’est bien la situation qui allait se produire en Grèce, voire même dans d’autres pays.

                               

                              La grande erreur de Sarkozy est de vouloir imposer à tout prix la dictature des financiers et tous les dirigeants et les représentants de l’UMP seraient bien inspirés de se rappeler qu’une des valeurs fondamentales de leur parti c’est le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, célèbre phrase du général De Gaulle.

                               

                              Gérard Doiteau

                              Adhérent UMP

                              HANDICAP ET CITOYENNETE

                              http://etsinousaussi.typepad.fr/et_si_nous_aussi_les_pers


                              • lloreen 2 novembre 2011 17:39

                                thomas1789
                                Le monde des bisounours c’est celui des banksters, pour l’instant.
                                C’est le petit monde des nids douillets le long de rivieras de la méditerranée ou d’ailleurs où le soleil brille, le champagne coule à flots,où les grosses cylindrées ronronnent dans les allées des parcs, où les femmes passent leur temps entre le salon de beauté, les clubs équestres, les green et les hommes se la coulent douce entre les bras des call girls de luxe...entre deux rendez-vous « d’affaire » (chacun comprendra ce qu’il veut sous ce concept fumeux).
                                Le monde des bisounours c’est celui des arnaqueurs de tout poil qui squattent partout où ils flairent un business juteux.

                                Vous n’avez jamais dû mettre les pieds dans une usine derrière une machine en 3X8, vous !
                                Pour parler d’un monde des bisounours.

                                Ne pas vouloir être dégradé au rang d’un esclave, c’est rêver d’un monde de bisounours...
                                Laissez-moi vous dire une chose.
                                Quand les gens qui ont votre type de raisonnement auront la tête remise à l’endroit, peut-être qu’effectivement il sera possible à certains de se créer un monde de bisounours.
                                Vous n’êtes pas obligé d’en faire partie, mais ceux à qui se monde plairait on tout autant le droit d’y aspirer que vous de le refuser.
                                Apparemment la tolérance n’est pas votre fort.


                                • thomas1789 2 novembre 2011 18:15


                                  je vois, d’est qu’on est pas d’accord, on est intolerant ! ;)

                                  Enfin, a part ca, ais je dis que les banquier n’etaient pas des profiteurs, ou que la vie en usine etait super ? Non

                                  Je dis juste, qu’un etat qui vie au dessus de ses moyens, c’est normal qu’il ai une dette, et ca n’a rien a voir avec les banquiers (qui se sucrent bien au passage, c’est sur !)

                                  J’aimerais bien dire que mon banquier est un salaud qui se dore sur la croisette, et qu’un referendum interne a decidé qu’il ne serait pas remboursé, mais que je garde la maison qu’il a pour l’instant bien voulu me financer... Ca serait super, ca , non ? Ca ressemble un peut au scenario grec ?


                                • Mylène 2 novembre 2011 17:42
                                   thomas1789 : assumer le plan d’austérité nécessaire ?? et votre pseudo « 1789 » ?? changez en mon cher ! vous n’avez pas l’air d’en connaitre le symbole, surtout à un moment ou l’Europe frise les extrêmes ! Ben oui, les grecs ne sont pas le grec Papandréou, quoique vous pensiez c’est le peuple grec qui le met au pied du mur, et nous français devrions avoir honte de leur enlever ce droit au référendum qu’on nous a volé en 2005 tout simplement ! la dessus, Lepen peut parfaitement en faire son cheval de Troie et tant pis pour le bon en arrière sur les années 30 ... vous n’avez pas peur ???

                                  http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1128641-la-democratie-devaluee?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

                                  CONTREPOINTUn référendum faussé

                                  « On leur donne de l’argent, on efface la moitié de leur dette, mais les Grecs refusent tous ces cadeaux par un référendum ? On dirait une farce absurde », déplore Mladá Fronta DNES, qui anticipe une faillite définitive de la Grèce dans les prochains mois. « La réalité économique ne se soumettra pas au diktat de l’Etat, ni à un plébiscite ou un référendum. La situation économique existe, elle peut seulement être masquée, repoussé, niée ou falsifiée. »

                                  Aujourd’hui, « la dette impersonnelle » de l’Etat grec, que personne ne veut assumer, est devenu « un politikum », un objet que l’on utilise à des fins politiciennes, estime le quotidien tchèque. « Les Grecs ont désormais une seule solution : falsifier les résultats du référendum selon le désir de Bruxelles. »


                                  • thomas1789 2 novembre 2011 18:22

                                    Ah oui, desolé d’avoir revé de politiques visionnaire et pas focalisé sur leur reelection, et donc sur l’approbation constante du peuple au detriment du moyen et long terme (qui a mon avi est la cause principale de la crise de la dette)

                                    Combien de decisions impopulaire sur le coup on ete prise dans l’histoire, et salué ensuite ?


                                  • Mylène 2 novembre 2011 18:42

                                    Thomas : l’approbation constante du peuple 

                                    je ne crois pas à ce « constat », je crois en une forte propagande pour accepter ce qu’on nous mettait dans les pattes... il y a une émission très intéressante sur LCP, titré « ils ont VOULU le pouvoir »...

                                  • thomas1789 2 novembre 2011 18:53

                                    Mylene : oui, c’est probablement le cas, la propagande permet aussi d’obtenir cette approbation de la rue. D’ailleurs la difference entre propagande et explication est parfoie faible....


                                  • mike gallantsay 3 novembre 2011 01:31

                                    « Combien de decisions impopulaire sur le coup on ete prise dans l’histoire, et salué ensuite ? »

                                    Ben oui... Combien ?
                                    Vous avez des exemples précis ?


                                  • lloreen 2 novembre 2011 17:53

                                    Ce referendum doit être une entourloupe, vu que l’eurogendfor a déjà pris ses quartiers en Grèce.
                                    L’eurogendfor étant la milice privée des eurodictateurs de l’union européenne, dont le chef est Herman van Rompuy, que personne n’a élu, mais ce genre de détail ne les démange pas....et ne les empêche pas d’édicter leurs lois illégitimes, contraires à la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen.

                                    Voilà un aperçu de ce qu’est l’eurogendfor (créée par Alliot-Marie...)
                                    http://www.dailymotion.com/video/xgbm9o_eurogendfor-police-militaire-nouvel-ordre-mondial_news

                                    Il manque plus que les agents provocateurs infiltrés agressent leurs copains l’eurogendfor pour qu’aussitôt ils décrètent la loi martiale...Un beau petit scénario, non ????

                                    J’espère que les grecs resteront tranquillement chez eux, au bord de la plage ou dans la nature au lieu d’aller bosser et qu’ils auront compris qu’on leur tend un piège en cherchant à les affronter directement !


                                    • lloreen 2 novembre 2011 17:56

                                      l’eurogendfor débarque en Grèce...Cela ne présage rien de bon...

                                      http://soleilvert1.blogspot.com/2011/10/leurogendfor-est-debarquee-en-grece-le.html


                                      • adeline 2 novembre 2011 19:01

                                        Merci de cette information Lloreen, cela aura un avantage , même si ce seront les Grecs qui vont tester cette chose, l’avantage de la révéler et de bien montrer aux gens qui « dorment » le vrai visage du monde qui nous dirige, à quand la coupure du net ?


                                      • lloreen 2 novembre 2011 18:05

                                        « selon le désir de Bruxelles »
                                        Exactement.Il faudra que Bruxelles comprenne qu’il n’est pas à l’abri d’un scénario à l’islandaise....Et que les citoyens n’ont rien à faire de parasites qui s’autoproclament présidents et directeurs, car ils sont les larbins aux ordres des banksters.

                                        En ce qui me concerne j’ai déclaré la guerre à mon banquier et j’ai gagné la paix de l’esprit.
                                        Que du cash et retrait dès le premier jour où l’argent est crédité à mon compte.
                                        Je voulais exiger que mon employeur me paie en liquide mais il refuse, car il est obligé (vous comprenez mieux ?) de passer par une banque...Au moins ce n’est pas de mon argent qu’il créera de l’intérêt.Et pour les quelques euros que me rapporterait la somme sur un livret, je les lui offre gracieusement .Qu’ils lui servent à payer la dorure de son cercueil...ou les lifting sa dulcinée.


                                        • lloreen 2 novembre 2011 18:34

                                          « un état qui vit au-dessus de ses moyens »
                                          Qui est-ce qui décide de ses moyens ?
                                          Parisot ?
                                          Tout le monde au turbin et la retraite c’est encore trop beau, mais il ne faut pas le dire comme cela.Juste faire comprendre que la retraite, c’est rêver d’un monde de bisounours...
                                          Fion ? (oui, je sais, ça ne s’écrit pas comme cela, mais c’est ce qu’il m’inspire)
                                          « La France est en faillite » !On vire un fonctionnaire sur deux, mais ceux qui ont le cul le plus largement étalé sur les fauteuils de la République et qui coûtent le plus cher sont inamovibles....
                                          Avec lui, effectivement, le « monde des bisounours » pour les besogneux, ce n’est pas demain la veille...
                                          Sarkozy ?
                                          Et son Sarko 1 ?
                                          « La France est en failllite », mais comme les cons ne « volent » toujours pas, la République entretient encore à grands frais une flotte aérienne....

                                          C’est vrai que le monde des bisounours est encore loin avec des engeances pareils.

                                          Mais les dindes et les vautours ne sont pas près de disparaître.


                                          • logan 2 novembre 2011 18:44

                                            pourquoi serions nous notés AAA si la france était en faillite ? ces menteurs se contredisent sans arrêt


                                          • Lorelei Lorelei 2 novembre 2011 19:31

                                            l’ue fait honte au monde, ils ont l’air tous choqués que le mot démocratie soit appliquée et pourtant c’est à nous de voter, où pas, je reve du jour où pas un chat ne se déplacera pour voter un de ses vendus, pour leurs signifier la porte

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