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A Villeurbanne, Jean-Paul Bret se prépare pour un second mandat...

Lorsqu’on disait à Charles Hernu que sa ville de Villeurbanne était la banlieue de Lyon, il voyait rouge ! Et il avait raison. Selon l’architecte Roland Castro, Villeurbanne tient sa particularité de son « quartier des gratte-ciel », imaginé au début du XXe siècle, et qui a structuré très fortement l’identité des habitants de cette ville. Totalement collée à Lyon, reliée par le métro et le complexe universitaire de la Doua, Villeurbanne a su conserver sans complexe son image populaire liée à une histoire faite de couches d’immigration successives.



Friches industrielles
Mais si elle est forte par son identité, la ville de Villeurbanne est évidemment moins gâtée que sa voisine. Plus populaire, coupée en deux par le boulevard périphérique, elle a aussi traversé des crises sociales et perdu récemment de nombreuses entreprises à forte main-d’oeuvre. Les usines Baly et Bayard, mais aussi les "moulins de Strasbourg" ont quitté la ville, laissant derrière elles de nombreuses friches industrielles.
Des rivalités apaisées
Toujours acquise à la gauche (alors que Lyon était traditionellement à droite), Villeurbanne a vu se succéder à sa tête plusieurs maires socialistes, et a été longtemps dominée par la très forte personalité d’Hernu, l’ex-ministre de la Défense de François Mitterrand. Après sa mort, le PS local n’a pas été à l’abri des conflits internes, mais la prise des pouvoirs locaux et régionaux a permis à chacun de trouver une place. Bernard Rivalta président du Sytral (transports en commun lyonnais), Jean Jacques Queyranne maire de Bron, ministre puis président du Conseil régional, c’est finalement Jean-Paul Bret qui a accédé au poste de maire et qui, petit à petit, a imposé sa marque sur la deuxième ville du rhône.
Le pôle cinéma et audiovisuel
Arrivé à la mairie en 2001, l’ex-député a tout de suite décidé de laisser sa place à l’Assemblée nationale à Nathalie Gautier (décédée depuis) et de se consacrer à la gestion de la ville. Plutôt gestionnaire et peu adepte des coups publicitaires, il a joué de la synergie avec les villes voisines pour installer 60 stations velo’v, obtenir le passage du tramway, le réaménagement de lieux publics importants et surtout la restructuration des lieux délaissés par de grandes entreprises comme le siège d’infogramme en début de mandat. C’est ainsi par exemple qu’est né "le pôle cinéma et audiovisuel", qui comprend des studios de production, de création de décors et de montage.
La "poussée vers l’Est" du Grand Lyon
Devenu rapidement premier vice-président du Grand Lyon, Jean-Paul Bret se félicite d’avoir contribué à la "poussée vers l’Est" de la communauté urbaine avec l’installation d’activités de recherche sur des terrains préemptés par le Grand Lyon.
"L’ouverture, oui, mais sur un projet, pas sur des débauchages..."
Lors d’une conférence de presse il vient d’annoncer que les candidats du Parti socialiste, qui seront définis officiellement le 29 novembre prochain, mèneraient une campagne "à l’échelle de l’agglomération, car les enjeux d’agglomération seront très présents dans le prochain mandat". Il se dit par ailleurs disposé à ouvrir son équipe aux membres du MoDem, en se basant sur "un projet accepté par chacun et non sur le débauchage individuel".
Une équipe qui devrait aussi s’ouvrir à des personalités issues des différentes communautés présentes à Villeurbanne. Lorsqu’il était député, Jean-Paul Bret s’était beaucoup engagé auprès de la communauté arménienne pour que la France reconnaisse le génocide. En créant dans la ville un centre baptisé "Mémoire et société", il compte aussi mettre en lumière toutes les communautés qui ont participé à l’identité de la ville.
Bruno Rebelle, un "technicien", très compétent et "austère"
Interrogé sur l’arrivée dans son entourage de Bruno Rebelle, l’ex-conseiller pour l’environnement de Ségolène Royal qui avait fait l’objet d’une polémique avec les RG, Jean-Paul Bret a indiqué qu’il avait vu en lui une personnalité lyonnaise compétente et "plutôt austère". L’ancien président de Vétérinaires sans frontières s’est vu confier une mission d’études sur un sujet très particulier : l’évaluation du projet de restructuration du quartier Gratte-Ciel Nord et l’adaptation de ce projet aux norme HQE (Haute qualité environnementale).
www.lyonenfrance.com

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