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Accueil du site > Actualités > Info locale > Biffins de Belleville : l’innovation ou la misère

Biffins de Belleville : l’innovation ou la misère

Alors que les rues d'Espagne s'agitent après celles de Tunis et d'Athènes, à Paris les riverains de Belleville et la maire du 20ème arrondissement ont manifesté ensemble le 20 mai au soir pour exiger l'évacuation du "marché de la misère" de Belleville. Analyse.

Allégorie de la Madone des Biffins
 

La tension monte à Paris sur le Boulevard de Belleville. Depuis deux mois, une bonne centaine de vendeurs à la sauvette, les « Biffins », sont revenus s'installer sur le terre plein central entre les métros Couronnes et Belleville. En fin d'après midi et jusqu'au coucher du soleil, ils vendent à même le sol toutes sortes d'objets, vêtements, chaussures, chargeurs pour téléphones, café moulu, abat-jours, sacs à dos... Des occasions pour la plupart trouvées dans les poubelles ou échangées à leurs voisins, ou pour certains tombées du camion. Excédés par le bruit, la foule et les détritus qui parsèment le paysage urbain, plusieurs riverains de Belleville ont monté une association et demandent que la police intervienne. La maire du 20ème, Mme Calandra (PS), semble les entendre.

L'histoire se répète

Un an plus tôt, Sauve qui peut ! L'intervention de la préfecture à la demande du maire du 19ème, cette fois (Le boulevard de Belleville Couronne jouxte les deux arrondissements), avait réussi à faire décamper les malheureux. Coursés par la police, on avait retrouvé les vendeurs à la sauvette en marge des puces de Saint Ouen ou de Montreuil. Quelques semaines plus tard, porte de Montreuil, des riverains « excédés » à leur tour ont dit leur ras le bol. Nouvelle manche du chat et de la souris, intervention de la mairie et de la police, et voilà les biffins repartis à Saint Ouen ou allés tenter leur chance porte de Bagnolet... Jusque sur les passerelles piétons qui enjambent le périph, attisant la curiosité des automobilistes.

La prospérité ou la biffe !

Mais en ces temps de grande prospérité économique pour certains et de vache maigre pour d'autres, la misère est apparemment (très) tenace. Pour preuve ces « travailleurs informels », comme on les appelle sous d'autres latitudes, ont fini par revenir à Belleville. On les a laissé faire (aurait-on pu faire autrement, d'ailleurs ? Les policiers s'avouent démunis), jusqu'à cette réunion houleuse au conseil de quartier de Belleville, le 10 mai, où la maire du 20ème a proposé d'organiser la manifestation de ce soir.

Pas question d'autoriser les biffins, leur activité est trop miséreuse ! Déclarait la maire PS, oubliant qu'il n'y a pas de travail pour cette partie de la France et qu'en conséquence, la biffe est probablement pour ces gens-là la moins mauvaise des misères alors même qu'elle soulage, juste un peu, les dépenses d'assurance vieillesse ou d'aide sociale en attendant, peut-être, une réforme plus radicale...

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Porte de Montmartre

Biffe : morceau de chiffon

Aux marges des puces ou à Belleville, la population des biffins étonne toujours par sa pyramide des âges. De fait, les vieux et les très vieux sont en force : c'est la France pauvre et urbaine de la bricole jusqu’à 70 piges facile. Plus qu'une raison de vivre, on lutte pour un gagne-pain et, pour certains pour un peu de dignité : la biffe, activité aussi vieille que la métallurgie, constitue un travail avec ses techniques propres et donne naissance, osons le terme, à un réseau social.

Bien sûr, il y a des produits volés, des jeunes qui pourraient faire autre chose, un peu d'insécurité. Oui les Roms et les Chinois sans papier, terreau rêvé pour les politiciens en quête de boucs émissaires, ont remplacé les Espagnols ou les ritals des années 50. Ainsi va la vie, plus tenace que toutes les Marine. Selon une enquête très complète, menée en août 2008 par l'association ADIE sur les biffins de Montmartre, une majorité de ces vendeurs informels n'a pas d'autre activité possible que la biffe, pour un ensemble de raisons qui n'est pas difficile à concevoir : niveau de qualification et persistance élevée du chômage, par exemple.


 

Le carré des biffins à Porte de montmartre

Est-ce ce constat qui a poussé la mairie du 18ème à expérimenter un espace de vente légal pour les biffins ? Non, affirme le collectif Sauve qui peut de la Porte Montmartre, pour qui la solution trouvée est le résultat d'une pression citoyenne locale, qui a su fédérer habitants, biffins et commerçants, tous motivés par l’humanité et l’intelligence, plutôt que la démagogie et les solutions expéditives. Un « carré des biffins » a donc vu le jour, sous les auspices de la mairie et de la concertation : une centaine de places pour les Biffins, où ils peuvent exercer sous certaines conditions en étant accompagnés par une association. Depuis, cet espace légal facilite indéniablement la vie d'une centaine de travailleurs pauvres... Même si certains biffins septuagénaires refusent le dispositif et continuent la biffe 30 mètres à côté. Là, devant les portes fermées du collège de la porte Montmartre, aucun riverain ou presque, pour les empêcher de travailler.

Faut-il faire la même chose à Belleville ?

A Belleville, les lieux sans habitants sont plus rares. Le dialogue et la concertation sont présents, depuis notamment cette réunion débat organisée par plusieurs associations locales au centre social du bas Belleville, en mai 2010. Depuis, il y a eu un peu d'« agit prop » vis-à-vis de la mairie taxée d’indifférence, et un collectif s'est créé : il rassemble des militants associatifs, des habitants et des élus politiques. Son objectif, contribuer à une solution concertée à partir d'un constat partagé simple :

1. la solution policière, parce qu’elle déplace au lieu de résoudre, est irresponsable,

2. Les Biffins n'ont pour la plupart pas d'autre travail possible que la biffe.

Une fois ce double constat fait et mise de côté une hypothétique révolution du système, la nécessité d'un combat commun émerge : il s'agit de construire avec toute les « parties prenantes », riverains, mairies, commerçants et biffins, la moins mauvaise des solutions possibles.

 

Post Scriptum - Mardi 20 mai vers 21hoo, je passais sur le boulevard pour voir. Seuls restaient quelques tas de vêtements, un vendeur de café et des glaneurs. J'alpaguais un vieil homme avec un sac Ikéa plein à rabord et un caddie.

- Vous avez pas vu une manifestation ?

- Non, rien du tout.

- Vous avez bien travaillé aujourd'hui ?

Il mit un temps à comprendre ma question et pour cause : c'était un acheteur.

S'ensuivit une longue discussion, impossible à résumer. Je dirai seulement que M. M se décrit comme un algérien de "bonne famille". Originaire de Tizi Ouzou, il s'est installé en France en 1974, avec son père, pour créer une affaire d'import export de montres à Besançon. Soixante, soixante-dix ans ? L'homme, qui a la double nationalité et se déclare écologiste avant l'heure, semble avoir une santé de lion et une dent contre le fisc. Sa fille est Marseille, lui, divorcé, vit à Paris dans une sorte de "grange" comme il dit. Au marché des biffins, il vient souvent chiner. Il aime chercher la bonne affaire mais ce n'est pas un vice, assure-t-il. Il s'agit de trouver des occasions qui feront la joie de ses proches, quand il les leur offrira à l'occasion d'un retour au pays.

Est-ce raisonnable de combattre la biffe ? "Chassez le naturel, il revient au galop !", répond-il avant de donner un euro à au jeune homme, venu nous aborder pour proposer sans succès sa maigre cargaison : un pack de café Carte noire plus deux autres d'une marque concurrente, tous de la meilleure qualité et à un prix très raisonnable.

Article repris de mon blog :

http://lien-social.blogspot.com/2011/05/les-biffins-de-belleville-linnovation.html


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15 réactions à cet article    


  • Georges Yang 23 mai 2011 12:59

    A force de vouloir une ville propre, comme en Suisse on en oublie la dimension humaine. La biffe à Belleville ne pose qu’un seul problème, celui des voleurs à la tire,
    Les biffins ne sont pas malhonnêtes pour la plupart, mais ils ne peuvent s’opposer aux voleurs par peur des représailles.
    Le mieux serait de tolérer sans autoriser et d’infiltrer quelques flics en civils jamais les mêmes pour protéger les acheteurs et les passants de pickpockets comme devant les GL et le Printemps. Mais les habitants sont pauvres aussi et n’intéressent que peu les pouvoirs publics.


    • UMP_POUR_ RICHES_DE_FRANCE 23 mai 2011 13:54

      Je reste extrêmement touché par votre article qui me rassure beaucoup. La vrai peur qui me tue lentement tous les jours, c’est quand des gens qui savent comme vous se taisent. Les capitalistes vont tuer nos sociétés. Nous ne deviendrons des incultes. Nous courrons derrière des Iphone ou Facebook , tout ce qu’on veut , des produits capitalistes peints comme des solutions miracles pour nous rapprocher, alors qu’ils nous manipulent, nous divisent. Ces capitalistes ont détruit nos universités. Alors que des suicides, il ya en a France Telecom, à Renault, mais aussi il y en a dans les universités où des professeurs se suicident, on ne le dit pas. Ils nous cachent tout et préfèrent fomenter les complots dans des pays arabes pour nous dire voila nos systèmes sont bons, mêmes les autres veulent devenir comme nous.

      Ce qui me fait peur, c’est surtout la décadence intellectuelle. Il n’y a pas une plus grande perte dans une société que la régression des intellectuelle. Nous avons les mêmes visages dans toutes les chaines de TV qui nous mentent tous les jours.

       J’ai même une théorie personnelle pour expliquer le problème. En effet, ayant lu des auteurs du 18eme et du 19eme siècle, j’ai l’impression que l’intelligentsia de l’humanité s’est arrêté au 19eme siècle. Pourtant même si ce siècle été un temps de la barbarie capitaliste avec les guerres mondiales capitalistes, au moins des génies intellectuels avaient réfléchi pour nous préparer à l’avenir. Seulement l’avenir, c’est les capitalistes qui le façonnent indépendamment de nos volontés


      • cameleon29 cameleon29 23 mai 2011 14:51

        Rappelez vous les JO en Chine et toutes ces barricades qui cachaient la misère à ne pas montrer au monde, des dépenses démesurées alors que l’on crève de faim juste à coté.....

        Voyez le festival des « nœuds » papillons à Cannes, explosion de luxe et apparemment hors problèmes mondiaux.....

        Les exemples sont nombreux.

        Les pauvres doivent etre cachés car cela pollue l’atmosphère des nantis !!

        Souvenez vous que la misère ne se montre pas en public et certains doivent déja penser à comment masquer cette pauvreté grandissante !!


        • cameleon29 cameleon29 23 mai 2011 14:55

          J’oubliais de dire qu à l’énoncé de la richesse de DSK rapport au prix que va lui couter cette sale histoire, je me demande comment on fait pour nous affirmer que cet homme soit de gauche et si on rajoute son rôle au FMI c’est la honte dans toute sa splendeur....


        • platon613 24 mai 2011 11:01

          Quelle est la différence entre la Grèce et les États-Unis ? En fait, pas grand-chose...

          Le monde regarde unanimement vers la Grèce et l’Europe. En revanche, la situation désespérée de la dette des Etats-Unis, ne relève pratiquement aucune attention. Pourtant le pays est menacé par une faillite de l’Etat le 2 Août...

          USA : Banqueroute d’Etat en août ?

          http://www.news-26.com/econmie/568-usa-banqueroute-le-2-aout.html


        • wesson wesson 23 mai 2011 15:11

          Bonjour l’auteur et merci pour votre article,
          cette manif anti-biffin, c’est la démonstration de ce que d’aucun ont appelé la gentryfication des quartiers populaires.

          Des bourgeois bohèmes en quête d’authenticité populaire se sont plu à aller habiter dans ces quartiers naguère populaire, pour en capter l’authenticité. Mais ce qui au début est charmant devient à la longue lassant, et le bohème du début laisse la place au bourgeois qui ne peut plus voir ce peuple de pauvres.

          Et c’est comme cela que meurent l’authenticité de ces quartiers populaires, qui petit à petit se transforment en banlieue proprette mais sans vie, ou juste une fois par an pour se donner bonne conscience...

          Et j’entends déjà les bobos du quartier me dire « ben t’as qu’à y habiter toi si ils te plaisent tellement ». Justement pas !


          • llecuyer llecuyer 23 mai 2011 20:23

            @ Wesson : merci pour votre message. Mais je ne suis pas sûr que cela soit des bobos comme vous dites qui actuellement fassent pression pour mettre fin au marché (même si ils sont un bouc émissaire comode). A ma connaissance, ce sont des habitants, des commerçants, de toutes « étiquettes ».
            D’ailleurs, plusieurs riverains sont à la fois contre ce marché et pour une solution autre que policière. 


          • wesson wesson 23 mai 2011 22:07

            Vous avez certainement raison, car vous connaissez visiblement bien ce quartier, peut-être même y habitez-vous, alors que moi je vis dans une campagne à 40 bornes de Toulouse. Ceci dit, il y a énormément de vide-grenier dans le coin à la saison qui ressemblent à s’y méprendre à de la biffe ou de ce que j’ai pu en voir lors d’un de mes voyage en région parisienne. En tout état de cause, vide grenier ou biffe, c’est le reflet des difficultés que rencontrent les petites gens.

            On peut comprendre l’exaspération d’une population d’un quartier si c’est en permanence jour de marché, aussi bien que l’on comprends que finalement c’est sans solution ou presque. Donnez un boulot convenable, ou à défaut de quoi à vivre à un biffin, ça serait un préalable pour faire disparaitre le coté misérable de la chose.


          • quebre 25 mai 2011 23:12

            @Wesson. La comparaison avec un vide-grenier est un peu abusive. Disons que comme vous le précisez dans votre seconde partie de message, il faut imaginer un vide-grenier tous les jours.
            Je connais plus le marché des biffins à côté des Puces de Montreuil que celui de Belleville, simplement parce que c’est mon chemin pour aller travailler. Quand le marché des Biffins avait lieu à côté des immeubles, en le voyant, on pouvait vite se rendre compte que les riverains en aient marre, et là, croyez-moi, ce ne sont pas ces boucs-émissaires de bobos qui crèchent là ; le marché se tient samedi, dimanche et lundi ; ça traficote beaucoup, tous les mètres, on vous propose des clopes, des portables, même des vélos. C’est noir de monde, depuis assez tôt le matin, et les vendeurs s’installaient jusqu’au seuil des immeubles. Après le marché, il est souvent de coutume d’abandonner ce qui n’est pas vendu, en le cassant ; donc il y a un monceau d’ordures. A rajouter que les WC municipaux étant en nombre limité par rapport aux badauds, ça pue l’urine. Imaginez cela à vos fenêtres.
            Voilà, cela est dit pour qu’un minimum d’empathie soit accordé aux plaignants. Ca n’aide pas à résoudre le problème des Biffins. Vous parliez de la tradition populaire. Je crois bien qu’on est loin de la tradition initiale où les Biffins étaient dans les Puces même, leur nombre a explosé, ils ont alors été relégués aux confins. C’est la misère qui croit, que les miséreux subissent en premier, dont certains non miséreux subissent indirectement, et que tout le monde, dont vous et moi, ne souhaite subir ni directement ni indirectement.


          •  C BARRATIER C BARRATIER 23 mai 2011 16:26

            Il est apparemment impossible d’arrêter ces ventes sauvages. Un marché à priori de pauvres. Leur problème est qu’ils ne s’organisent pas, c’est chacun pour soi. S’ils laissaient propre, - après tout, pourquoi payer le ramassage de leurs détritus,- ils seraient mieux acceptés. Et ce serait un bon endroit pour la police pour faire des vérifications.
            Mais commen peut on refuser de tolérer les petites ordures de ces petits commerçants et en même temps tolérer la saleté des chiens (je devrais dire de leurs maîtres). a cet égard la mairie pourrait examiner de près le comportement des pétitionnaires en matière de propreté dans la rue.


            • Loatse Loatse 23 mai 2011 18:04

              L’adjoint communiste, il est complètement à côté de ses pompes !!! Qu’est ce qu’il propose comme alternative ? prendre sa carte du pc, participer à des manifs, coller des affiches.. encore faut il pouvoir avoir de quoi au moins se nourrir pour s’investir de la sorte !

              Qu’est ce qu’on leur reproche à ces biffins ? le bruit ? j’ai plutôt l’impression qu’on n’entend que la circulation automobile plutôt dense..

              Les déchets laissés après ces « puces sauvages » ? Mettre des containers poubelle et responsabiliser les marchands en échange de tolérance du marché c’est pas la mer à boire..

              Mais il semblerait que le noeud du problème soit plutôt cette misère (pourtant existante en france) affichée sous le nez de ceux qui ont la chance d’avoir qui, un travail, un logement, qui une retraite décente..

              Curieusement, ces descentes de polices confisquants les pauvres effets de ces marchands à la sauvette me rappele l’histoire de ce jeune tunisien qui ne trouvant pas de travail après ses études, vendaient des fruits sans licence pour pouvoir vivre... Le même manque de compassion, d’humanité est en train de gangrener notre société...






              • nilasse nilasse 23 mai 2011 19:35

                il y a un truc culturel en france de vouloir cacher les choses et se donner l’impression qu’elles n’existent pas. les aristocrates du 18eme siècle ont déjà commis cette erreur. tout ça n’est que le reflet d’une misère grandissante. pourquoi s’attaquer a la pauvreté quant on peut s’attaquer a une cible beaucoup plus facile,les pauvres. s’attaquer au symptôme plutôt qu’a la cause est vieux comme le monde. les puissants et les décideurs ne sont pas très fort pour se remettre en question et se dire que le problème est peut être du a leur incompétence. ce genre de marchés a la sauvette ne vont qu’aller en s’amplifiant.


                • Annie 23 mai 2011 20:49

                  C’est drôle que l’on puisse appeler cela des « ventes sauvages ». En Angleterre, elles sont totalement institutionnalisées, réglementés, et les voleurs à la sauvette sont poursuivis.
                  Cela dit, j’ai fait il y a trois ans les puces de St Ouen, et j’ai été choquée par ces vendeurs au marge de ce marché qui tentaient de vendre pour l’un une flacon de shampoing, pour l’autre une paire de chaussures éculées. Choquée par tant de misère qui ne devrait pas exister dans des pays qui se disent civilisés.


                  • platon613 24 mai 2011 11:01

                    Quelle est la différence entre la Grèce et les États-Unis ? En fait, pas grand-chose...

                    Le monde regarde unanimement vers la Grèce et l’Europe. En revanche, la situation désespérée de la dette des Etats-Unis, ne relève pratiquement aucune attention. Pourtant le pays est menacé par une faillite de l’Etat le 2 Août...

                    USA : Banqueroute d’Etat en août ?

                    http://www.news-26.com/econmie/568-usa-banqueroute-le-2-aout.html


                    • platon613 24 mai 2011 13:09

                      Voici la misère...

                      La Grèce exhorte le FMI à régler le prochain paiement de son aide. Lorsqu’on lui a demandé ce qui arriverait si la Grèce ne reçoit pas la nouvelle tranche d’aide, Papaconstantinou a déclaré : "Les paiements du pays s’arrêteront ... les salaires, les pensions - toutes les dépenses publiques, rien ne se produira."

                      http://www.news-26.com/econmie/569-la-fin-de-la-grece.html

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