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Comment Paris a sacrifié la BA 128

Cela fait maintenant deux ans que l’annonce surprise de la fermeture de la Base Aérienne 128 a été annoncée (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/restructurations-militaires-en-lorraine-une-nouvelle-saignee/). Aujourd’hui, l’heure du départ a sonné pour les unités et les commandements qu’elle abrite.

La base aérienne était pourtant la copie conforme de ce qui était souhaité dans le livre blanc des restructurations militaires (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/24/plaidoyer-pour-la-defense-de-frescaty/). Il y avait les aspects instruction, entretien, renseignement et état-major. Il y avait également un aspect foncier et environnemental, ainsi qu’une liaison avec la vie civile. Il est invraisemblable que la base ait été sacrifiée au dernier moment, alors que les hommes en provenance de Dijon pour le commandement des forces aériennes françaises finissaient à peine de s’installer. Les plus hautes instances avaient en effet estimé que c'était plus simple et efficace ici que là-bas. Ces mêmes instances ordonnaient ensuite qu'on les réexpédie vers Dijon et qu'on prive notre base de la moitié de ses avions pour préserver Luxeuil (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/02/26/restructurations-militaires-demonstration-par-labsurde/), fief d’un ponte de l’UMP. Idem pour Evreux, qui accueille officiellement depuis le 1er septembre le groupe de télécommunications, l'escadron électronique aéroporté et l'équipe technique matériels qui étaient jusqu'à présent à Frescaty. Il a fallu réaliser plus de 80 millions d'euros de travaux d'équipements pour ce transfert effectué sous des prétextes parfois fallacieux comme l'entretien des Transall Gabriel. Des hangars ont même été rénovés puis chauffés alors qu'ici tout été opérationnel. En outre, 30 millions d’euros avaient été investis ces dernières années pour mettre à niveau la BA 128 de Metz-Frescaty, des radars à la fibre optique jusqu'au mess ! Des chantiers pour le compte de la force aérienne ont même été terminés en 2010, c’est-à-dire après la décision du transfert pour respecter les contrats avec les entreprises ! C'est dire si la mesure a été hâtive et improvisée. Les hélicoptères sont partis à Orange, ce qui a à nouveau coûté 10 millions d'euros pour les transferts de simulateurs et la remise en état de l'hébergement. La compagnie d'infrastructure en opération s’est quant à elle envolée pour Bordeaux, tout comme le 13ème Régiment de Dragons Parachutistes de Dieuze (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/03/10/restructurations-militaires-a-dieuze-le-compte-ny-est-pas/). Un pillage en règle. Si bien qu’aujourd'hui la base va se retrouver sur le dos du contribuable messin.

Voilà une histoire qui a coûté plus de 100 millions d’euros aux contribuables. Voilà une histoire qui n’a rien fait avancer au niveau opérationnel et qui prive l’agglomération messine de 80 millions d’euros de retombées économiques par an. Tout cela pour faire des économies !


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9 réactions à cet article    


  • sto sto 14 novembre 2011 16:29

    Avons nous encore besoin de nos militaires, a part pour harasser d’anciennes colonies ?? non. Ben supprimons l’armee.


    • Ptetmai 14 novembre 2011 17:03

      Encore un mort en Afghansitan pour la défense .... des actionnaires et des cadres supérieurs des compagnies pétrolières ; sans oublier les vendeurs d’armes et de mercenaires, et même de matériexu et services de reconstruction des dégâts.

      Oui, on peut se passer d’une bonne partie des trois armes. 

      Mais on peut aussi créer un service civil obligatoire pour y bénéficier de certaines vertus de,la conscriptions et pour rendre des services que rend parfois l’armée ; y compris en mer. 

      C’est pas les possiblités de recycler sans surcoût les militaires de presque tous les rangs qui manquent


      • Groupe BLE Lorraine BLE 14 novembre 2011 18:02

        Il reste juste l’hélico de la gendarmerie. C’est pourquoi certains pensent que la base aérienne pourrait abriter un centre pour ces appareils, puisque tout est prêt sur place. De même, pourquoi ne pas rationaliser certains régiments locaux en les regroupant sur Frescaty ?


        • raymond 14 novembre 2011 20:09

          toute fermeture de base militaire est une bonne chose


          • morice morice 15 novembre 2011 09:24

            faudrait se faire à l"idée mon vieux qu’on en a plus les moyens ,tout bêtement !


            • mortelune mortelune 15 novembre 2011 13:50

              Des gens capables de tuer et de mourir sans savoir au fond pourquoi ,sont des gens dangereux pour les civils. L’armée est la première chose que met en place un pouvoir quel qu’il soit pour protéger ce pouvoir. Dans un pays qui n’est plus démocratique les soldats ne protègent que les intérêts des richissimes et des politiques qui leur servent de valets. 

              Cordialement,

              • Groupe BLE Lorraine BLE 10 février 2012 20:05

                Le Groupe BLE Lorraine estime qu’une partie de la BA 128 devrait être aménagée en musée de l’aéronautique. Ce serait en effet un juste retour pour la terre qui a par exemple vu naître Pilâtre de Rozier, le premier qui a réussi le rêve d’Icare en s’envolant dans un ballon chauffé à l’air chaud (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/06/17/la-lorraine-terre-daventures-et-daeronautique/).


                • Groupe BLE Lorraine Groupe BLE Lorraine 8 mai 2013 14:06

                  La société Ecomouv’est en cours d’installation sur l’ancienne Base aérienne 128 de Metz-Frescaty. Chargée par l’Etat français de collecter l’écotaxe, cette entreprise, créée par l’Italien Autostrade (70 %), Thales (11 %), la SNCF (10 %), SFR (6 %) et Steria (3 %), a déjà créé 120 emplois dans l’agglomération messine et vise les 230 salariés à terme. Le personnel sera principalement affecté au centre d’information et d’assistance, dont la mission est de renseigner et d’accompagner les transporteurs. Le centre de traitement des anomalies et le centre d’édition, qui s’occupera des relations avec les sociétés de transport routier, se partageront le reste des employés.

                  Les transporteurs devront s’acquitter de l’écotaxe pour leurs poids lourds de 3,5 tonnes et plus qui emprunteront les routes non concédées, c’est-à-dire les départementales et les nationales. Soit 15 000 kilomètres de bitume qui devraient rapporter près d’un milliard d’euros à la France. L’argent pourra être utilisé pour entretenir les routes, en partie dégradées par les camions, et en créer de nouvelles. L’idée est également de reporter les semi-remorques vers les autoroutes et les grands axes qu’ils ont de plus en plus tendance à délaisser pour éviter les péages.

                  Pour ne pas perdre les camions dans la nature, Ecomouv’a mis au point, avec Thales, une technologie basée sur le traquage. D’ici octobre, date d’entrée en vigueur finale de l’écotaxe, chaque véhicule circulant en France devra être équipé d’un boîtier GPS (Global Positioning System). Cette balise dialoguera en continu avec la base Ecomouv’de Metz. Les déplacements des poids lourds y seront cartographiés et transformés informatiquement en impôts en fonction des tronçons traversés. Les transporteurs seront ensuite prélevés, soit par le biais d’un abonnement souscrit auprès de sociétés qui délivrent des cartes de paiement, soit par un système de prépaiement. Ils seront également contrôlés sur les routes par des portiques fixes (172) et mobiles (110) dotés de caméras et de capteurs capables de lire les plaques minéralogiques, de comptabiliser les essieux et de mesurer la longueur des attelages.


                  • Groupe BLE Lorraine Groupe BLE Lorraine 15 novembre 2013 21:34

                    La BA 128 est un cadeau empoisonné. Regorgeant de foncier, l’agglomération n’avait pas besoin de ces 400 hectares supplémentaires qui pourraient lui coûter cher. Avant même de penser aux travaux de requalification, la collectivité va en effet devoir débourser chaque année 1,5 million d’euros en frais de gardiennage et d’entretien du site. Six millions d’euros sont déjà inscrits au budget pour ce seul poste. Une goutte d’eau dans l’océan des dépenses qui se profilent.

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