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Des origines de la Bataille de Verdun

Le 25 février 1916, soit quatre jours après le début de l’offensive allemande sur Verdun dans le Bois des Caures, la prise du Fort de Douaumont, considéré comme le mieux armé et le plus puissant de la place forte délaissée, créa une véritable onde de choc en France. Les Allemands n’étaient plus qu’à cinq kilomètres de la ville. Les Poilus devaient coûte que coûte résister. L’enfer ne faisait alors que commencer. La boucherie humaine de la Bataille de Verdun dura dix mois et fit plus de 300 000 morts et plus de 400 000 blessés. Mais pourquoi Verdun ?

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Soldats français à l’assaut sortent de leur tranchée pendant la Bataille de Verdun

Début 1916, la population allemande, soumise au rationnement, commençait à douter sérieusement de l’issue du conflit. Falkenhayn, Chef d’état-major allemand, exigeait une grande victoire qui pousserait alors la France à engager des pourparlers de paix. Cela permettrait également de redorer le prestige de la dynastie impériale. Il décida pour cela de « saigner à blanc » l’armée française. Son choix se porta sur Verdun plutôt que sur Belfort pour des raisons à la fois militaires et symboliques. Falkenhayn savait que le commandement français ne s’attendait pas à une offensive sur Verdun. Il n’ignorait pas non plus, grâce à ses réseaux de renseignement, que la place forte était très affaiblie depuis le décret d’août 1915. En outre, la configuration du terrain lui était favorable. Verdun formait en effet un saillant dans les lignes allemandes, si bien que les artilleries du Kaiser pouvaient pilonner des deux côtés. Par ailleurs, l’état-major allemand ne pensait pas s’exposer à une contre-attaque française en raison de la faiblesse des communications entre Verdun et l’arrière. Enfin, Verdun est un lieu hautement symbolique pour les Allemands. En 843, le fameux Traité de Verdun avait partagé en trois l’empire carolingien. Louis le Germanique avait ainsi reçu la Francie orientale, communément appelée la Germanie, acte fondateur de l’Empire allemand.

Deux tiers des soldats français combattirent à Verdun. La France y engagea au total 259 régiments d’infanterie sur les 330 que comptait alors son armée. Il était impossible de convaincre les Français que Verdun ne valait pas le prix de sa défense, tout comme il était devenu impossible de convaincre l’opinion publique allemande que Verdun ne valait pas le prix de sa conquête. Aussi, plus les premiers résistaient, plus les seconds s’acharnaient à faire tomber ce qui était devenu un symbole. C’est la raison pour laquelle les combats se transformèrent peu à peu en un massacre absurde qui dura dix mois. Au total, 60 millions d’obus furent tirés pendant la bataille, dont deux millions rien que pour la seule journée du 21 février 1916 !


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22 réactions à cet article    


  • julius 1ER 25 février 08:27

    SO WHAT ????????????????



    •  une prière pour les 1000 FUSILLES POUR L EXEMPLE ET QUI NE PARLAIENT PAS LE FRANCAIS

       !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      bourreaux. : petain nivelle et une bande de generaux seniles !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


      • Groupe BLE Lorraine Groupe BLE Lorraine 25 février 13:13

        La Bataille de Verdun a commencé le 21 février 1916 à 6h45 exactement dans le Bois des Caures. En deux jours, 70 000 obus se sont abattus sur les lieux et deux millions sur le front. Un général qui se trouvait dans les Vosges et un soldat basé dans l’Aisne, tous deux situé à 150 km, disent avoir entendu ce grondement permanent avec des coups de caisse claire. De son côté, un aviateur a dit avoir vu une nappe de flammes en continu. Sur les 1 200 soldats français présents, seulement 100 survécurent. La bataille impensable, qui marque encore les esprits contemporains, venait de débuter. 


        • bakerstreet bakerstreet 25 février 14:00

          Curieux de vouloir écrire un tel article sans en donner la principale cause, surtout quand on en fait le titre. Les origines de cette bataille sont liées à l’incompétence du maréchal Joffre, dont on se demande pour quelle raison étrange notre pays porte tant de noms de rues à son nom. Ce type aurait du passer au conseil de guerre, ou du moins être destitué. Joffre en dehors de toutes les conneries lennfifantes qu’il fit prit une décision grave : Désarmer les forts et les casemates, très bien conçues, et imprenables, autour de Verdun, pensant qu’une attaque ne pouvait se produire à cet endroit, bien que plusieurs membres de son état major, tentèrent de le mettre en garde. La suite on la connait.....

          Maréchal Joffre

          • bakerstreet bakerstreet 25 février 14:08

            @bakerstreet

            « Le 15 décembre 1915, le général Gallieni met en garde Joffre :

            « Toute rupture du fait de l’ennemi survenant dans ces conditions engagerait non seulement votre responsabilité mais celle du gouvernement ! »

            — J. Gallieni, 15 décembre 1915

            Le généralissime trouve scandaleux que de telles craintes circulent sans son consentement75. Le 5 août 1915, le GQG avait trouvé nécessaire de désarmer en partie les forts de la Meuse pour y transférer les canons sur la Somme. Il ne manque pas de rappeler à Gallieni qu’il a, lui seul, la conduite des opérations. À ceux qui trouvent cela risqué il répond : « Mais non ! Les Allemands n’attaqueront pas dans ce secteur ! ». Le lieutenant-colonel Émile Driant, député et commandant des 56e et 59e bataillons de chasseurs à pied, est l’un de ceux qui sont réputés alarmistes : Joffre menace de le déférer en Cour martiale76.

            De son côté, Falkenhayn se rend compte que la situation est critique pour l’Allemagne, dans les domaines militaire comme économique : il faut « saigner » l’ennemi à tout prix. Dans un premier temps, il choisit Belfort, puis redoutant la réaction helvétique, il se concentre sur Verdun. C’est une place forte stratégique française mais qui manque de communications : il sait qu’une partie du chemin de fer est de l’autre côté du front, les renforts français n’arriveront que par une petite voie au compte-gouttes. En parallèle, la 2e armée s’engagera en Champagne et la 3e sur la Somme. L’attaque est lancée le 21 février 191676.

            Joffre et Foch, très occupés à la préparation de l’offensive sur la Somme, sont totalement pris au dépourvu. Les Allemands bombardent Verdun sans arrêt pendant trois semaines. Lefort de Douaumont est pris le 23 février et en quelques jours, les pertes françaises sont hallucinantes : 25 000 soldats hors de combat, 150 pièces d’artillerie détruites, une bande de7 km perdue. Pourtant les Poilus tiennent le coup. À son tour, le fort de Brabant est pris le 24 et le général Herr, responsable de la région fortifiée, est débordé. Le général Langle de Cary, qui commande le groupe d’armées du Centre, ordonne le repli sur la rive gauche de la Meuse. Le généralissime reste calme et ordonne fermement de ne pas abandonner la rive droite de la rivière76. »  Sources wilkipéridia 

            Joseph Joffre — Wikipédia

          • Henry Canant Henry Canant 25 février 15:39

            @bakerstreet
            Joffre muta ailleurs Pétain qui s’opposait à une offensive, préférant la défensive pour y mettre la ganache Nivelle.


          • gogoRat gogoRat 25 février 14:56

             Les petits enfants des poilus (ça aide à apprécier les témoignages) se soucient du souvenir de Verdun ... et pas que ... et osent se faire une opinion (voire même, qui sait ? une conviction) sur les origines, les causes, de la non-der-des-der ... ou sur les ’mérites’ catéchisés des élites officiellement estampillées et d’un élitisme procédurier porté aux nues par diverses propagandes.
             

             


            • Hervé Hum Hervé Hum 25 février 15:08

              Vous donnez l’origine d’un fait de guerre, dans la guerre elle même, donc, vous ne parlez pas des origines de la bataille, qui sont celles de l’origine de la guerre, mais restez sur le conséquences des origines de la guerre, qui se divise souvent en différentes batailles.

              Si c’est pour dire les mêmes conneries que les médias officiels, je ne vois pas l’intérêt, la propagande officielle étant déjà assez pénible à supporter quand on est instruit des origines de la guerre. Car le but de toutes ces commémorations, c’est de parler des conséquences et jamais des causes, puisqu’elles remontent toujours à des intérêts particuliers placés comme de l’intérêt général.

              Pour le résumer avec la formule d’Anatole France

              « on croit mourir pour sa patrie et on meurt pour les industriels » ou les financiers.

              La voilà, l’origine de la bataille de Verdun, envoyer se faire tuer toute la « racaille » française qui avait des velléités d’équité économique et sociales.

              Et si vous cherchez les origines des guerres actuelles, vous trouverez les mêmes raisons.
               
              Le reste, c’est pour distraire les nenfants comme vous...


              • bakerstreet bakerstreet 25 février 16:05

                @Hervé Hum
                On peut considérer toujours considérer les causes d’un événement, à petite, à moyenne, et à longue portée. Ce qui est vrai de l’histoire humaine l’est tout autant pour nous. Pour quelles raisons quelqu’un par exemple va t’il faire le djihad ?..On peut s’en tenir à des spéculations familiales, sociétales, ou loucher vers le politique, avec toutes les ramifications de la crise. Les causes interagissent entre elles. On peut effectivement analyser les causes de la guerre de 14, en les mettant en relation avec une ambiance politique de revanche et de conquête, les lier à une logique de domino des blocs, les attacher à la guerre de 71, etc...

                Reste que rien n’était écrit, qu’il aurait suffi de peu pour que cela ne se fasse pas, chacun pensant que l’autre bluffait. ...Après, il n’est pas honteux de conjoncturer, à l’intérieur de cet événement, de la bêtise notoire de certains dirigeants et de leur incapacité, ne serait-ce que pour leur permettre de ne pas s’en tirer à si bon compte avec l’histoire, malgré leurs galons de maréchaux. Et puis l’histoire n’a pas de parenthèses, qu’il serait honteux d’exploiter et de mépriser, la meilleure façon de les ramener sur le devant de la scène. Tout ce que l’on n’interroge pas, à toutes les raisons d’être recréer. Après, c’est sûr que cet article ne va pas loin en puissance de tir !..Mais tout événement historique est intéressant, et les enfants en feront toujours profit.

              • Hervé Hum Hervé Hum 25 février 16:30

                @bakerstreet

                Certes, mais il convient alors de toujours de préciser à quel niveau on porte son regard, sa critique.

                Ici, l’auteur parle des origines de la bataille à l’intérieur de la guerre et non de ce qui explique pourquoi la bataille a eut lieu, car là, on touche à la raison de la guerre.

                Vous voyez la différence ? Elle est simple, mais fait face au déni des gens, à leur incapacité à faire face à la réalité, celle qui veut que ceux qui les gouvernent n’ont aucun scrupule à envoyer des millions d’êtres humains se faire massacrer pour uniquement conserver leur position dominante.

                Alors, ils préfèrent voir le marteau, plutôt que la main.

                en attendant, Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences, car l’épistémologie des raisons des guerres tournent toutes ou presque autour de la propriété de l’environnement économique.

                Hier comme aujourd’hui. Mais là, peu sont ceux qui acceptent de le voir en face, car ils ne veulent pas de ses implications, ils pensent qu’il suffit de l’oublier pour que le problème soit résolu.

                Tenez, je pari que vous êtes un patriote, un souverainiste !


              • bakerstreet bakerstreet 25 février 17:11

                @Hervé Hum

                « Tenez, je pari que vous êtes un patriote, un souverainiste ! »

                C’est pour me provoquez ?..Je ne vois pas trop ce qui dans mon écrit de 10 lignes a pu vous mettre en tête une tel diagnostique ! Non merci, ça va je ne suis pas malade. Ceci dit, il est vrai que beaucoup de soldats à cette époque furent des patriotes. Nous sommes les produits d’une pensée, d’une génération, et celle ci fut élevée dans la revanche, dans la notion de patrie qui aboutit en 14 comme en 39 à une union sacré, avec ce qu’à suppose d’esprit tétanisé. J’ai assez lu la dessus, pour me faire un petite opinion des choses, entre les mémoires du soldat Barthas, et celles de Giono, de Junger ou de Remarque, sans oublier le Celine du voyage....Qui n’était pas patriote en 14 ? ...Certains, bien sûr, mais pas tant que ça...Il y eut bien une fébrilité à en découdre, la violence de la guerre ayant été occulté par une longue période de paix, chacun étant persuadé de toute façon que cela n’allait pas durer longtemps..Il aurait été bon d’étudier la guerre de sécession, afin d’en tirer profit, mais les temps étaient au bourre dedans...
                La question n’est donc pas liée à ma personne, et à mes opinions, mais aux faits, qu’on ne peut occulter, ou tordre à sa convenance, selon sa volonté. Les faits sont dérangeants pour notre conscience moderne, nous qui avons décidé ensuite que le colonialisme était une barbarie, par exemple, Mais même à l’époque Jaurès défendait le colonialisme ( n’allez pas interprétez pour autant que je défend le colonialisme)...J’adore l’histoire car j’aime la société, la politique, les mœurs, et l’histoire est à la rencontre de tout cela, avec la nécessite de nous mettre la tête à l’envers, car quand nous nous confrontons au passé, nous abordons d’autres continents dans notre propre pays. 
                Aucun tiroir ne me rebute, je n’ai pas de pudeur pour visiter un fort, je ne l’ajuste pas une pensée impérialiste, ou je ne sais quoi, qui me ferait bâillon et obstacle. Les lieux de mémoire me parlent, comme les vieilles maison. L’image possède des neurones miroirs. Forcément, avec un grand père qui fit comme tant d’autres Verdun, mon histoire personnelle se trouve elle aussi impliquée. Après tout il serait mort là bas, que je ne serais pas vivant pour conjoncturer. J’y suis revenu pour de rire pendant mon service militaire si l’on peut dire ainsi. Tout de même je me souviens d’une marche de cent kms avec tout un barda sur le dos au travers du chemin des dames et de ses rallonges ; c’était novembre, un stage commando où il pleuvait, un sergent pervers pour nous faire avancer à toute allure, mes pieds n’existaient plus sous les ampoules. C’était une sorte de voyage hallucinant, noir et blanc, et j’avais l’impression que j’avais mon grand père à mes cotés. Même s’il n’avait jamais été si proche, j’avais hâte comme les autre d’arriver à ce mémorial que nos voyions au loin entre les trous d’obus jamais bouchés depuis la grande canargue. 
                La dedans un ancien poilu avec une jambe en moins nous avait fait visiter le musée des horreurs, en nous disant qu’on avait bien de la chance, nous qui tenions à peine debout. C’était bien vrai. Il me semblait que je touchais d’un demi doigt la douleur et la souffrance impalpable de ceux qui étaient morts tout autour.

              • lermontov lermontov 25 février 17:20

                @ Hum

                C’est encore plus grave, il est charlie à donf.


              • eric 25 février 17:24

                @Hervé Hum

                Cela me parait emminement contestable. Les causes economiques. Le plus souvent, les guerres « durables »coutent largement plus qu’elle ne rapportent. En general, les personnes et organisations qui on de l’argent y sont opposees parce qu’il est a peu pret toujours plus facile, plus confortable et moins risque de gagner de l’argent en temps de paix qu’en temps de guerre. Les raisons ideologiques l’emportent presque toujours, Dans un de ses ouvrages E Todd montre qu’il n’y avait pas grand chose a gratter en afghanistan, et que l’amerique a quasiement decide de bombarder pour forcer les filles locales a retirer leur voile. Jusqu’au bout, en 14, les « capitalistes »qui avaint des interets croises, on fait des pieds et des mains pour eviter la guerre. Dans la victoire en chantant, le film d’Annaud,, on a une bonne illustration des fondements du conflit. L’instit francais a voulu prouver a l’instit prussien, que malgre 1870, il n’etait pas plus bete que lui. Du reste, lors d’a peu pret toutes les guerres ou interventions militaires que nous avons connu depuis lors, a l’exception de Kolwesi et de la lybie 1, ce sont des gouvernements de gauche, plus oumoins hostiles par principe aux interets prives, qui nous ont mene a la guerre c’est vrai en 14, en 40, en indochine tant au depart qu’a la fin, a madagascard, en algerie, et ...a la fin, cela ne peut pas etre entierement un hasard


              • gogoRat gogoRat 25 février 17:29

                @Hervé Hum

                ’le but de toutes ces commémorations, c’est de parler des conséquences et jamais des causes,’

                 ça fait penser au dilemme de la fin et des moyens :
                ’En logique, un dilemme est un raisonnement comprenant deux prémisses contradictoires, mais menant à une même conclusion, laquelle par conséquent s’impose’

                 2 prémisses : la fin / les moyens ... alors que ce qui s’impose dans le vécu, c’est le chemin suivi, dans sa durée.

                 Les causes autant que les conséquences seront toujours interprétées sous l’angle privilégié par celui ou celle qui parle. Ce qui s’impose, dans la chair des lignées humaines, c’est la façon dont les choses se sont passées, dans le détail.
                 Là où, longtemps après les faits, d’aucuns voudraient suspecter dans la population des réticences imputables à d’hypothétiques tares psychologiques ou idéologiques, les souvenirs, les effets palpables des traumatismes vécus, n’ont même pas besoin de mots pour prouver le bon sens qu’ils suivent et pour continuer leur bonhomme de chemin.
                 Toutes les dictatures cherchent à effacer le passé, ou à le redessiner ; les commémorations n’ont pas de but à poursuivre, elles doivent tout simplement préserver la vie du souvenir.


              • bakerstreet bakerstreet 25 février 18:00

                @eric
                Une guerre a rarement quelque chose d’inéducable, hormis sans doute celle de 40, mais qui ne fut que la conséquence et la continuité de celle de 14....Il aurait peut être suffi que le pistolet de Princip, l’assassin de l’archiduc à Sarajevo s’enraye, pour que l’on passe à coté de l’accident. La crise de missiles de 62 en tout cas aurait pu très bien aboutir à la troisième guerre mondiale. C’était moins une. Toute la pensée des années 50 et même de l’immédiat après guerre s’est construite sur cette quasi évidence : Le confit atomique allait arriver...Il suffit de lire les mémoires d’Orwell pour s’en apercevoir. L’équilibre est ouest, fut en fait une marche d’équilibriste au bord du vide....Pour l’Afghanistan, il serait tout de même bon de lier les événements à l’invasion soviétique, et ce qui s’ensuivit, au niveau des talibans, et de la carte pakistanaise truquée, au lieu de consulter her professor Todd, un peu imbu de lui même et de ses vues fumeuses....


              • Hervé Hum Hervé Hum 25 février 22:56

                @bakerstreet

                Le dilemme est grand, entre retenir de l’évènement toute la sacralité du sacrifice des hommes et des femmes, ou bien regarder en amont, toute la manipulation des patriotes à les envoyer se massacrer entre eux pour assurer la domination d’un système économique.

                Ce que rappelle Eric est exact, mais pour les tenants du pouvoir, il faut marquer l’imaginaire collectif au fer rouge, c’est à dire, qu’il soit convaincu de l’horreur du principe économique qu’on veut interdire.

                C’est que l’enjeu est la domination idéologique de l’environnement économique.Autrement dit,

                Pour que cela fonctionne dans le sens du propriétaire économique sur le prolétaire économique, il faut que ce dernier accepte ce principe de domination et donc, s’y soumette. Car tout le principe de la richesse économique repose sur la servitude de la masse à la minorité, propriétaire de l’environnement économique. Sans cette servitude, aucune richesse matérielle d’envergure n’est possible. C’est impossible ! Et quand il s’agit de commander aux autres, l’appétit vient en mangeant.

                Mais qui dit que les principes ou règles du jeu doivent dépendre de quelques uns, pour leur profit personnel, au lieu de principes universels, c’est à dire, au dessus de tous les humains ?

                Car en fin de compte, si tant est que nous nous inspirons de la nature, c’est que nous considérons que celle-ci est mû par des principes au dessus de tous les êtres vivants.

                le principe de la loi du plus fort et du plus apte.Mais aussi, du plus chanceux !

                Soit, mais appliqué à l’esprit humain, son intelligence et sa conscience, la notion de plus fort est elle celle de la force physique ? intellectuelle ? ou encore, du plus responsable ? ou machiavélique ?

                Chaque époque choisit ses valeurs propres.

                Quoiqu’il en soit, peu importe ce qu’il en coûte en destruction, tant que le système survit, car on reconstruit toujours avec le même principe d’exploitation d’une majorité par une minorité et ses conséquences en terme d’injustice économique et sociale (l’écart de richesse est plus ou moins constant d’une époque à l’autre !). L’intérêt du désordre au Moyen Orient, est l’insécurité et la demande qu’elle suscite. C’est le principe du pompier pyromane.

                Peu importe les faits, tant qu’on peut manipuler les consciences par le contrôle de la mémoire historique, où les raisons profondes qui ont conduites les nations et leurs citoyens à s’entretuer par millions, sont soigneusement occultés ou travesties. Souvent avec la relation de causalité inversée, par exemple, la victime est présenté comme le coupable.

                QUest ce qu’il faut retenir de Verdun selon l’histoire officielle ?

                Terrible bataille sanglante où des centaines de milliers de braves hommes sont morts ou blessé au champ d’honneur, pour défendre leur chère patrie.

                Jolie conte pour enfant, mais pour des adultes ???


              • julius 1ER 26 février 10:35

                @Hervé Hum


                 sur Avox il y a eu plusieurs articles sur Verdun, celui-ci est le moins bon et de plus écrit par un collectif !
                s’il faut se mettre à plusieurs pour écrire un truc aussi insignifiant ... quelle cata !!!

                déjà ils auraient dû commencer par la fin pour situer Verdun dans la durée de ce conflit meurtrier ...c’eût été bien plus pertinent !!

                au niveau de l’analyse 60 millions d’obus tirés pendant la bataille sur une surface de quelques centaines de klms/carré cela situe le niveau d’une guerre industrielle quand à la logistique qu’il faut employer ainsi que les immenses moyens mis en oeuvre pour cela .....

                 ce qui laisse bien peu de place aux clichés et autres idées romanesques et romantiques (tel l’article de radkoarison aussi sur Verdun et de l’épopée du colonel Driant !!!

                Verdun n’ a été qu’une étape dans une machinerie industrielle que l’oligarchie de l’époque a mis en place pour exterminer la racaille ouvrière qu’il convenait de museler en les envoyant se faire massacrer au front et là aussi les ’actionnaires " de l’époque jouaient ’gagnant-gagnant sur deux tableaux...

                 plus de revendications ouvrières puisque les hommes étaient au front pour se faire hâcher !!

                et remplacés dans les usines par des femmes payées à coup de lance-pierre !!

                d’ailleurs la preuve en est que même si l’on connaît le phénomène, l’on a très peu développé ce thème de la condition ouvrière effroyable des femmes dans les usines et de toutes ces pathologies liées au travail forcé !!!!

                en définitive 100 après, ce genre de problématique n’est toujours pas abordé de manière critique et surtout pas de manière à bien percevoir les tenants et les aboutissants de là-dite problématique .....

                et pourtant Dieu qu’il y a matière et surtout quelle résonance avec ce qui se passe actuellement quand aux différents conflits et l’implication industrielle inhérente ..ex 30% du PIB américain dans l’armement
                plus de 4000 milliards de dollars dépensés entre l’Irak et l’Afghanistan ??????

                décidément l’humain ne comprend rien en dehors de son intérêt personnel immédiat !!!!

              • bakerstreet bakerstreet 26 février 12:27

                @Hervé Hum

                En ayant une lecture purement marxisante du phénomène, ou encore militaire, stratégique, politique de 14, et plus amplement du phénomène de la guerre, on se met des œillères, on veut vérifier sur le terrain ses propres vues de l’esprit. Vous prenez Marx, comme filtre, je peux vous proposez Freud ! Qui a raison ?....Quel est le vainqueur ? En faut il aussi un dans cet exemple de rhétorique ?....L’impérialisme, pour cette guerre de 14 ?...Un peu court, en rapport avec l’histoire humaine, dans laquelle une seule explication est une vue simpliste de l’esprit pour tenter de comprendre des phénomènes divergeant et complexes . ...Vous ne trouverez aucun vainqueur dans cette boucherie , hormis sans doute de l’autre coté de l’atlantique, par ricochet. On ne peut séparer cette guerre des autres d’ailleurs, tant elle fait intervenir les mêmes motifs éternels, liés à l’esprit de conquête, la xénophobie, la jobarderie, l’esprit de toute puissance du désir : Bref la grosse connerie de mâles dominants sûr de leur force et de leur droit ; et cela à tous les échelons, du capitaine d’industrie au simple troufion, au moins dans les premiers mois...Et même après, car il y a une sourde fatalité, une acceptation, dans ces millions d’hommes qui vont à l’abattoir sans broncher, acceptant le sacrifice. 
                Vraiment, rien de nouveau dans cette guerre...Les fils de bourgeois vont aussi à la boucherie, amoureux d’idéaux qu’on juge désuets, tout comme la fine fleur de l’aristocratie française se fit haché menu à Azincourt...Il existe encore des idéaux de chevalerie dans les têtes, en 14 ; totalement désuets je vous l’accorde. Mais tout cela vient de si loin dans l’histoire des hommes. On avait bien encore chargé au sabre à la bataille de Sedan 40 ans plus tôt. Ils vont se faire hacher menue à la mitrailleuse lourde, c’est vrai, mais le patriotisme existe, et l’esprit de sacrifice, et cet esprit va perdurer encore d’ailleurs quelques années dans le ciel, avec par exemple cette histoire du baron Van Richtaufen, dit le baron rouge....
                Ce qui est nouveau, ce n’est pas l’homme éternel de connerie, mais la capacité formidable des armes, qui va mettre tout le monde d’accord. Plus de beau duel à l’épée, la mort artisanale et supposée héroïque. Je ne vous apprend rien. Impossible à Verdun de faire un trou sans déterrer un homme. Une tonne de bombe sur chaque mètre cube ! Ca arrête les envolées lyriques ! On enterre l’europe ! On n’enterre ses hommes, ses valeurs, et son économie. Que des perdants ! On mettra malgré longtemps à s’en rendre compte, croyant qu’on avait gagné la guerre, refusant d’admettre que tout cela sera mort pour rien. 
                Comme toutes les guerres d’ailleurs. Mais celle ci aura poussé la preuve au point extrême, indiscutable. Il y a dans l’homme au delà un bon fond pourri, névrotique, une attirance vers le vide, le thanatos, sur fond de testostérone. 
                Même Rimbaud partira vendre des armes, se préparant une saison en enfer. Il pleurera sa jambe en moins, comme tant d’autres, mais il sera trop tard. Voilà ce que c’est Verdun, la mort industrielle à l’étal, des morts si nombreux que les généraux qui les commandent n’en connaissent même pas le nombre. Des politiques derrière qui balbutient, qui sont tétanisés, terrifiés que ça continue, et terrifiés que ça s’arrête, qu’on leur demande des comptes. On ne voit rien de rien dans ce merdier, on a tué l’idée de civilisation. Hitler 20 ans plus tard panachera l’oeuvre à un niveau inédit. Depuis, nous sommes des survivants

              • Hervé Hum Hervé Hum 26 février 13:55

                @bakerstreet

                Quand quelqu’un me dit que je prend un illustre personnage comme filtre, je considère cela pour une insulte, la pire de toutes à mon sens. Quand Marx dit vrai, je le cite, quand j’estime qu’il dit une connerie, je l’écrit aussi.

                Idem pour Freud ou n’importe qui d’autre. Je me reconnais aucun maitre, sauf le principe de relation de causalité, mais ce qu’il y a de bien avec lui, c’est que ce n’est pas un humain !

                Quasiment toutes les guerres sont liés à cette appropriation de l’espace commun pour se rendre maître du temps de vie d’autrui, pourtant, on l’oubli sitôt l’avoir dit. Pourquoi ? Parce que nous sommes noyés par la quantité de moyens mis en oeuvre pour y parvenir.

                Ainsi, ce que vous écrivez sur l’évolution de l’art de la guerre, n’a rien à voir avec la cause de la guerre, mais sa conséquence, car nous sommes là dans le fait de guerre. Autrefois ils avaient le sens de la chevalerie, parce que les conditions les y poussaient, puis, cet esprit à disparut, parce que les conditions ont évolués, mais rien à voir avec la cause elle même ! Même chose du passage de la guerre en mode artisanal au mode industriel, vous ne parlez pas des causes, mais de l’évolution des moyens. Et de fait, on s’aperçoit que la cause reste identique depuis le début de la colonisation de la terre, c’est à dire, de sa mise en servage. Seuls les moyens ont évolués en fonction de l’évolution de la technique et conséquemment, de la société, mais la cause reste strictement la même (je vous défi de me démontrer le contraire).

                Pour moi, c’est là technique (involontaire) sophiste, consistant à faire oublier les causes pour ne voir que les conséquences et ainsi, pouvoir même changer les causes (dissociation de relation de causalité). Alors, on ne voit plus la propriété économique comme cause, mais uniquement des causes particulières, comme celle de dire que la raison de la guerre de 14 est dû à l’assassinat de l’archiduc ! Très bien pour des enfants, mais des adultes instruits et conscients comme vous ?

                Bref, autant je suis d’accord avec Julius 1er, autant je trouve vos commentaire comme des tentatives de détourner l’attention.

                Reste le dernier argument censé tuer l’adversaire... La nature humaine !

                Mais à ce que je sache, la nature humaine ne se résume pas à son caractère le plus agressif, violent, manipulateur, parasite et charognard, en fait, la majorité sont plutôt pacifiques, calmes, honnêtes, travailleurs et empathiques et ce, malgré une propagande allant dans le sens de l’égoisme et de la guerre.


              • bakerstreet bakerstreet 26 février 17:03

                @Hervé Hum
                Je me méfie toujours de toute explication simpliste, ou borgne, ou affiliée à un point de vue dominant et personnel. C’est tout de même vous qui proposez une grille de lecture liée à l’économie et à la domination, en rapport avec Marx....Moi je pense que c’est beaucoup plus complexe, et que si vous tenez là un instrument d’analyse, il faut le superposer avec bien d’autres, pour approcher d’une vérité relative, ce que d’ailleurs dit Marx.....Vous me caricaturez en disant en me faisant prétendre que la cause est cet archiduc..... Je ne prétend pas savoir comment les choses auraient évolués, et personne ne peut le prétendre, mais il est évident, pour un organisme que comme une société, il n’y a pas de déterministe absolu, et qu’un fait anodin peut engendrer effectivement dans certaines circonstances des catastrophes...Intéressez-vous à l’histoire, soyez modeste, au lieu de plaquer vos certitudes, et vous découvrirez que cette guerre n’était pas inéluctable, personne ne voulant vraiment en découdre, bien que beaucoup avaient des avantages à le faire. Et cela, contrairement à 39, où tous ont voulu l’éviter, mais où un y tenait absolument....Il y a toute une palette de nuances entre le noir et le blanc qui se déclinent. De la même façon, les hommes ne sont pas passés en un tour de main, de la période romantique et guerrière, la conception de la nation, de la cité, où l’art de la guerre pour les hommes était la grande affaire, ainsi qu’un code s’y affiliant, à notre société qui n’est d’ailleurs pas plus pacifiée, mais plus pudique et hypocrite, extériorisant ses champs de batailles et de conflits...Néanmoins nous avons pacifié nos mœurs, nous ne nous battons plus en duel, nous ne plastronnons plus sur la place du village avec une cocarde « bon pour le service », même si les foules se massent dans les stades...

                Des codes de virilité et de chevalerie, il reste en 14 des usages et des codes, qu’on le veule ou non ....Les causes, dites vous...Tellement multiples, liées la vanité, la toute puissance du désir, et ce depuis que Cro Magnon a réglé son compte à Néanterdal, Abel à CaIn....Quand on n’en a pas de raison, on la trouve : ..Richelieu disait « Donnez moi l’écrit d’une dizaine de lignes d’un homme racontant sa journée, je me fais fort de trouver dix raisons de le pendre ! »...La fontaine ne dit pas autre chose dans « le loup et l’agneau », et G.Bush a appliqué les mêmes sophismes quand il a attaqué l’Irak...Bien sûr, l’impérialisme est présent, la toute puissance de ceux qui pensent que leur heure est arrivée, parce qu’ils ont les bonnes cartes en main. Et cela, la plupart du temps, en toute irrationalité, dans le long terme. Car je pense là qu’on est d’accord, la guerre ne génère que de la catastrophe, et ceci à une échelle aberrante et démultipliée depuis cette fameuse guerre de 14 de la fin du monde. La guerre des gaules et celles que nous racontait Hérodote est bien loin. Il ne s’agit plus de cités, mais de pays, avec des conséquences incalculables qui mettent maintenant l’espèce humaine en jeu...Voilà, je pense donc que la cause principale de la guerre est l’homme : Une tautologie. Cet imbécile bourré de testostérone n’a guère évolué depuis l’age de pierre, et les conséquences deviennent de plus en plus terrible, car il a choisi de développer son intelligence dans les techniques. Il ne faut pas circonscrire la guerre à ces batailles, mais voir que le champ de lutte et de conquêtes sans retenues, s’applique envers tout ce qui l’entoure, tout ce qui lui résiste : Guerre contre la nature, contre les animaux, contre les éléments naturels. L’homme a déclaré la guerre au monde. Il commence juste à s’apercevoir qu’il ne peut pas se passer de ceux qu’il avait accroché la peau au mur....Pour 14, lisez Stefan Zweig par exemple. Son journal « le monde d’hier », où il parle de ce monde d’avant 14, une sorte d’europe avant l’heure, où les frontières étaient ouvertes, où les progrès sociaux étaient constants...Quand la guerre éclate, il ne veut pas y croire, ainsi que les autres intellectuels qu’il connait....La mort de l’archiduc, il en avait pris connaissance, mais personne n’y avait accordé d’importance, quelques semaines plus tôt...Avant qu’une logique des blocs se confirme, personne ne voulant se dédire, jouant au poker menteur...... Bien sûr elle aurait pu être évité, si l’on avait invité inintelligence, si Jaurès peut être n’était pas mort, si......

              • caius 26 février 08:32

                « Par ailleurs, l’état-major allemand ne pensait pas s’exposer à une contre-attaque française en raison de la faiblesse des communications entre Verdun et l’arrière. » J’ai la conviction que meme si les allemands avaient percé, l’offensive se serait enllisée au bout de quelques jours comme à Caporetto où les austro-allemands ne purent exploiter suffisamment leur percée suite à l’étirement de leurs lignes de ravitaillement.


                • gogoRat gogoRat 26 février 21:05

                  Quelques réactions/réponses, ici, incitent encore une fois, à considérer, dans ce chef-d’œuvre du
                  fameux mathématicien/philosophe
                  , cet extrait (pages 9,10) :

                  • ’Si, à la fin de la guerre, l’organisation scientifique, qui avait été créée pour libérer des hommes pour le combat et la production de munition, avait été préservée, et si les heures de la semaine avaient été diminuées par quatre, tout se serait bien passé.
                    Au lieu de cela le vieux chaos a été rétabli ; ceux à qui on demandait de travailler ont dû travailler de longues heures, et les autres en ont été quittes pour se voir affamés par le chômage.’

                   Qui ose encore ne pas s’interroger sur les phénomènes (sans oublier l’infecte rasade de gnôle à l’éther impérieusement prescrite, gratuitement, avant chaque assaut ... ) qui ont poussé autant de ’pigeons’ à aller se faire empaler et déchiqueter à coup sûr dans l’ambiance la plus démentielle possible ?
                   Statistiques de l’égalité en droit parmi ceux qui ont pris des risques entre 14 et 18 ? (morts ou éclopés !)

                   Qui ose encore ne pas s’interroger sur les phénomènes qui continuent, maintenant encore, à pousser les pigeons et tourterelles de la dernière pluie à aller signer des contrats de subordination (à tous maquereaux/maquerelles privés/publiques couverts par la complicité étatique active dûment légitimationnée ) sous prétexte de jouer à une égalité des chances en lieu et place de l’égalité en droit prétendue ?
                   Statistiques de l’égalité en droit parmi celles et ceux qui ont pris et prennent des risques aujourd’hui ? (chômeuses, chômeurs, RSA-istes, invisibilisés ... !)

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